mardi 16 octobre 2018

Macron soutient les riches : une réalité

Quand l'enfumage gouvernemental profite aux banques !

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lundi 27 août 2018

Le gouvernement va virer à gauche ? tiens, tiens...

... en ne revalorisant pas les aides sociales !

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Le gouvernement envisagerait de faire des économies en ne revalorisant pas certaines allocations, selon le journal Les Échos du vendredi 24 août.

La décision devrait être annoncée dans les prochains jours. Pour boucler son budget de l'an prochain, l'exécutif planche actuellement sur une nouvelle coupe dans les dépenses.

Selon Les Échos, le gouvernement prévoit ne pas augmenter certaines aides, ou ne les revaloriser que partiellement. Chaque année, les différentes aides versées par l'État sont réévaluées en fonction de l'inflation. Sans revalorisation, elles resteraient au même montant, même s'il n'y aurait pas de baisse réelle pour les bénéficiaires. Alors que les fruits et légumes augmentent de 5 à 6 % ! 

À l'inverse, Edouard Philippe et ses ministres auraient définitivement écarté l'option d'une suppression pure et simple des allocations familiales pour les foyers plus riches, précise le quotidien économique. Cette possibilité avait été plusieurs fois évoquées durant l'été.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a affirmé vendredi en marge d'un déplacement à Cognac que "le programme du président de la république sera respecté, y compris au niveau de la revalorisation des prestations sociales". Farceur, va. Virer à gauche avec une nouvelle politique de droite, c'est bien l'ambiguïté du macronisme. Pour faire des cadeaux aux riches, on prend aux pauvres.

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lundi 8 janvier 2018

Un régime corrompu et menteur qui ne dit pas son nom

Côte d’Ivoire : « Près de 300 détenus politiques croupissent dans les geôles ».

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« Près de 300 détenus politiques croupissent dans les geôles ivoiriennes, civils et militaires, et notre culture du pardon ancrée dans nos traditions s’accommode mal d’un tel acharnement  », a déclaré la présidente de l’URD, invitant les Ivoiriens à la réconciliation et les autorités d’Abidjan à faire davantage pour ramener la cohésion sociale dans le pays.

« Des milliers d’Ivoiriens sont encore en exil et n’envisagent pas leur retour parce qu’ils ont peur d’être persécutés ou harcelés. Des fonctionnaires et non des moindre restent toujours sans affectation (ambassadeurs, préfets, fonctionnaires des finances publiques) alors que leurs capacités mises au service du pays seraient un atout supplémentaire pour la nation qui a besoin des bras de tous ses enfants pour se développer  », a déploré Danielle Boni Claverie.

7 ans après la prise du pouvoir par le Président Alassane Ouattara, ajoute-elle, deux camps sont toujours face à face et l’un d’entre eux reste toujours indexé, celui des pro Gbagbo, alors qu’il ne devrait plus y avoir qu’un seul camp, celui des Ivoiriens réconciliés.

« J’ajoute qu’il serait irréaliste de ne pas associer le Président Laurent Gbagbo à tout processus de réconciliation alors que 46% de la population, si l’on en croit les chiffres de la CEI, le soutenait en 2010 », a-t-elle soutenu, avant d’enfoncer : « Les Ivoiriens sont las, les Ivoiriens sont fatigués, les Ivoiriens sont nostalgiques d’une Côte d’Ivoire apaisée, fraternelle avec des valeurs fortes où l’exemplarité jouerait un grand rôle.  »

La présidente de l’URD a dit que le temps est désormais venu de tourner le dos à plusieurs maux qui minent la société ivoirienne, notamment, le mensonge politique, la corruption et la méchanceté. (selon "Afrik.com")

  • NB : URD = Union Républicaine pour la Démocratie (Côte d'Ivoire).
  • CEI = Commission Electorale Indépendante de Côte d'Ivoire.

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lundi 31 juillet 2017

Le gouvernement empêche la construction de 12 000 HLM

Un décret rédigé en catimini ! 

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A quoi joue le nouveau gouvernement ? Après le coup de rabot sur les APL, c’est au tour du budget alloué à la construction de logements sociaux de trinquer. Dans son décret n°2017-1182 du 20 juillet publié au Journal Officiel du 21 juillet 2017, le Premier ministre Edouard Philippe et son ministre de l'Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin, procèdent à l’annulation de 184,9 millions d’euros en autorisation d’engagement et 130,5 millions d’euros en crédit de paiement sur le programme "Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat" de la mission "Egalité des territoires et logement." (voir document à la fin de l'article)

Une perte sèche, selon l’Union sociale pour l’habitat qui représente quelques 730 organisations HLM. Par cette décision, c’est 12 000 logements sociaux en PLAI, c’est-à-dire à très faible loyer, qui ne sortiront jamais de terre. "Ce sont maintenant les logements très sociaux qui sont dans le "viseur de Bercy"", enrage Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat. De son côté, l'adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, ironise sur les choix du gouvernement sur Twitter : "Il est temps de revenir à la raison, de prendre la mesure des difficultés des familles les plus modestes et d’ouvrir une réelle concertation dans l’intérêt des politiques de solidarité afin d’assurer des conditions de logement et des conditions de vie décentes à tous nos concitoyens", ajoute-t-il dans un communiqué. Le décret ayant déjà été publié au Journal Officiel, pas sûr que les organismes HLM ou le personnel associatif aient les moyens de faire pression pour un retour en arrière.

Et au même moment, le président Macron annonce "qu'il n'y aura plus personne dans la rue à la fin de l'année !"

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mercredi 26 juillet 2017

La démacronisation est en marche

Baisse des APL : Robert Hue lâche Macron 

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Soutien d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier secrétaire du Parti Communiste Français dénonce la baisse des aides aux logements décidée par le gouvernement.

La baisse des APL n'en finit pas de faire couler l'encre. Cette fois, c'est l'ancien premier secrétaire du Parti Communiste Français Robert Hue, soutien d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle, qui a pris sa plume pour dénoncer la baisse des aides au logement. Dans un communiqué du mouvement des progressistes, sa nouvelle formation politique, Robert Hue dénonce une mesure "particulièrement indécente", conjuguée à l'annonce de la baisse de l'impôt sur la Fortune (ISF), qui "touchera des familles et des jeunes dont on connaît bien les difficultés".

"Fidèle à son profond attachement à la justice sociale, le Mouvement des Progressistes s’insurge contre cette décision et souhaite qu’une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron – hausse du pouvoir d’achat, protection des classes sociales les moins favorisées – soient véritablement mises en oeuvre", a averti le sénateur du Val-d'Oise.

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mardi 25 juillet 2017

Le Drian avale des couleuvres

Vers une démission de Le Drian ?

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La question n'est déjà plus de savoir s'il va démissionner, mais quand. La démission du général de Villiers a été un nouvel épisode du désenchantement de l’ancien ministre de la Défense du président Hollande. Si Jean-Yves Le Drian a salué le « grand soldat » qu’est l’ ancien chef d’état-major des Armées, en revanche la nomination du général Lecointre l’a laissé de marbre. 

Un Le Drian meurtri

Le Breton a peu apprécié le discours du président Macron à l’hôtel de Brienne, le 13 juillet. Il a été meurtri par les discours contre les pratiques anciennes du ministère de la Défense vis-à-vis de Bercy et, notamment, les attaques contre son ancien directeur de cabinet, Éric Lewandowski. Le premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et celui des comptes publics sont issus du parti Les Républicains et ne sont pas réputés pour être des amis de l’ancien ministre préféré du président Hollande. Les économies demandées au ministère des Armées, qui n’est plus chargé seul de la Défense, sont aussi une stratégie visant à mettre la lumière sur les faveurs du hollandisme envers les militaires et de leur ancien ministre. Bercy tient sa revanche. Les échanges entre Darmanin et Le Drian doivent être très différents de ceux qu’avaient jadis Jean-Yves Le Drian avec Michel Sapin.

La revanche des diplomates

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De même au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian mesure l’hyper présidence d’Emmanuel Macron. Les diplomates prennent aussi leur revanche sur les militaires. La politique étrangère est, plus que jamais, définie à l’Élysée avec Philippe Étienne, le conseiller diplomatique, et Franck Paris, le conseiller Afrique. Ces deux diplomates sont des spécialistes de l’Europe et de l’Afrique, aussi le ministre des Affaires étrangères se trouve souvent cantonné dans un rôle de porteur de messages. Jean-Yves Drian est aussi sous la surveillance rapprochée de son dircab, Emmanuel Bonne, spécialiste du Proche et Moyen Orient qui vient du Liban où il etait ambassadeur mais qui avait été aussi, jadis, un collègue apprécié d’Emmanuel Macron, à l’Élysée. Il n’est pas sûr que ce nouveau rôle ministériel convienne à l’ancien « duc de Bretagne ».

Entre deux

Sur ses terres bretonnes, Jean-Yves Le Drian a également beaucoup perdu de son aura. Son ralliement précoce au candidat Macron a déçu les socialistes bretons, légitimistes envers le président Hollande. Le Drian n’est plus des leurs, d’autant qu’il n’est plus le président du conseil régional. Lâché par les socialistes, il n’est pas devenu pour autant un leader macroniste. La place est prise. Richard Ferrand tisse sa toile pour devenir le nouveau « duc de Bretagne », sans égards pour Jean-Yves Le Drian qui commence à s’interroger sur sa place dans un tel gouvernement. Homme de caractère et en bon Breton, le Lorientais ne mangera pas son chapeau très longtemps.

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dimanche 4 juin 2017

Ferrand ferré ?

La trahison, un défaut héréditaire ?

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Le 27 juillet 1214, le roi de France Philippe (Auguste, pas Edouard) gagne la bataille de Bouvines. Le comte Ferrand, fut fait prisonnier et enfermé avec des chaînes dans la tour du Louvres, pour haute trahison. Il semble que son descendant Richard Ferrand risque un sort identique ? 

En tous cas, les affaires ternissent de plus en plus l'image de Macron, de son gouvernement, de son ministre. Question de plus en plus d'actualité : va-t-il démissionner ? Certes, comme Fillon, il prétend n'avoir rien fait d'illégal. Mais l'étau se resserre. 

Cette fois, la justice se saisit de l'affaire Ferrand. Le procureur de la République de Brest (Finistère) a annoncé, jeudi 1er juin, l'ouverture d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires. Dans un premier temps, ce même procureur avait pourtant estimé, après avoir "procédé à une analyse juridique pour déterminer s'il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête", qu'il n'y avait pas matière à poursuivre.

Alors, comment expliquer ce revirement ? Le procureur Eric Mathais se justifie en évoquant désormais "des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause Richard Ferrand (...), révélés par différents organes de presse"

Le flou du montage immobilier

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Dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l'ouverture d'une enquête. Alors que l'actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d'une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d'administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l'unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n'existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n'a acheté les locaux qu'ensuite, alors qu'elle avait déjà la certitude de les louer. 

Mais l'avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un "enfumage" de la part du ministre : "La vraie question, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d'un bien largement fructifié. Là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position." 

Le flou dans la sélection immobilière

C'est Libération qui s'interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres : "16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu".

Mais Libération note que ces prix n'intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l'intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse.

L'emploi de sa compagne et de son ex-femme

Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n'a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d'acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même "au tournant des années 2000".

Quant à l'ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l'aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d'Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a "conçu des installations sonores et visuelles", entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d'illégal, souligne Le Monde, d'autant que le couple a divorcé en 1994.

L'emploi à l'Assemblée Nationale du compagnon de celle qui lui a succédé à la Mutuelle de Bretagne

Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l'attention du Monde : jusqu'en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n'est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d'elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. "Echange de bons procédés ?", s'interroge Le Monde.

Richard Ferrand est en tous cas en train de s'embourber et d'enfoncer avec lui dans les sables mouvants tout le gouvernement.

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jeudi 12 mai 2016

Du rififi chez les pseudo-socialistes

Macron et Valls, les frères ennemis, se chamaillent en public à l'Assemblée Nationale

Cela doit être joyeux en conseil des ministres, entre Simplet et Grincheux !

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jeudi 28 janvier 2016

Démission de Christiane Taubira

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, en désaccord avec l’exécutif sur le projet de déchéance de nationalité des auteurs d’actes de terrorisme, a remis sa démission au président François Hollande, a annoncé la présidence mercredi.

taubiraLa démission de la ministre âgée de 63 ans, caution de gauche au gouvernement de Manuel Valls et honnie par la droite qui l’accuse de laxisme, intervient alors que le Premier ministre doit présenter ce mercredi aux députés le texte définitif du projet de réforme constitutionnelle sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité.

Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir (…) Pour le dernier mot à l’éthique et au droit, a commenté Christiane Taubira sur Twitter.

François Hollande et Christiane Taubira ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui (mercredi) en commission des lois, écrit l’Elysée dans un communiqué.

Elle est remplacée par Jean-Jacques Urvoas, 56 ans, ex-rocardien et proche de Manuel Valls, spécialiste des questions de sécurité, qui présidait jusqu’à ce jour la commission des lois à l’Assemblée nationale.

Manuel Valls doit défendre mercredi matin devant la commission des lois la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande après les attentats de novembre. Celle-ci prévoit la constitutionnalisation de l’état d’urgence, décrété le 13 novembre et dont l’exécutif envisage par ailleurs la prolongation pour trois mois.

Le texte prévoyait aussi initialement l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français et condamnés pour crime terroriste, une mesure instituant une différence de traitement entre Français qui a fracturé la gauche. Dans le texte qui sera présenté mercredi, le gouvernement a supprimé toute référence aux binationaux tout en étendant la déchéance de nationalité aux auteurs des crimes les plus graves.(selon AFP)

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vendredi 5 avril 2013

Outrage à la République (vu par un journaliste africain)

ALeqM5gjraI2UnE9KnVJcWElzeb49NYD8QLa France, pays dans lequel séjourne en ce moment notre président, est secouée depuis quelques jours, par un « immense scandale ». Et pour cause, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, qui a démissionné le 19 mars après sa mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », a avoué, le mardi 2 avril devant un juge d’instruction, après plusieurs mois de déni, qu’il possède un compte non déclaré logé dans une banque en Suisse. Les aveux de l’ex-ministre ont provoqué une véritable onde de choc dans toute la France politique. Le président François Hollande qui tentait de se donner l’image de chef d’une « République exemplaire », a dû accuser, mercredi 3 mars, une heure de retard sur son voyage officiel de 48 heures au Maroc. C’est qu’il enregistrait, dans les locaux de l’Elysée, une déclaration d’urgence, pour donner sa position sur l’affaire Cahuzac. Et le chef de l’Etat français qui a dénoncé « la faute intolérable » de son ex-ministre en parlant d’ « outrage à la République », a annoncé trois mesures qui devraient, selon lui, permettre de donner un peu de crédibilité aux hommes politiques : « (…) D’abord, renforcer l’indépendance de la justice. C’est le sens de la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette réforme sera votée au parlement dès cet été. Elle donnera aux magistrats, les moyens d’agir en toute liberté, en toute indépendance, contre tous les pouvoirs. Ensuite, lutter, de manière impitoyable, contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés et assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires (…) Enfin, les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public. »
Mais les mesures annoncées par François Hollande n’ont trouvé aucune grâce aux yeux de son opposition qui a déjà oublié la mise en examen de Nicolas Sarkozy, le « frère » du président Ouattara, pour « abus de faiblesse ». Jean François Copé, le chef de l’UMP, a demandé, ni plus ni moins, la démission du gouvernement et du Premier ministre. Non sans s’interroger si l’exécutif français pouvait ignorer les mensonges de l’ancien ministre du budget. Soit le président Hollande « ne savait rien et c'est quand même extrêmement grave parce que cela signifie que luimême fait preuve d'une certaine candeur», soit « il savait et cela veut dire qu'il a menti aux Français». A-t-il ajouté.
L’ex-ministre du Budget, submergé par le remords, avait fait aussi sur son blog, ces pathétiques aveux : « A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français, j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus. J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées et notamment la dernière que je n’ai pu mener à bien. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence. »
Mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale et pour blanchiment de fonds », Jérôme Cahuzac risque jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 375.000 à 750.000 euros.
Mais vu d’ici, ce qui arrive à cet homme dont la carrière politique s’effondre ainsi pour avoir détenu un compte non déclaré en Suisse et sur lequel se trouvent six cent mille euros, environ 400 millions de FCFA, ne peut que soulever cette simple question : « C’est tout » ? C’est pour si peu qu’il y a tant d’histoires en France ? Alors que posséder un compte dans un paradis fiscal et sur lequel roupille l’argent généralement mal acquis est un sport national pour les dirigeants politiques et autres ministres de notre pays ? Combien sont-ils, les membres du gouvernement actuel de Côte d’Ivoire qui ne possèdent pas un compte non déclaré aux services d’impôt, hors de la Côte d’Ivoire ? Pas nombreux, pour ne pas dire aucun ! Mais qui cela émeut dans ce pays ? Le chef de l’Etat ivoirien peut-il lutter contre cette pratique ? Cela supposerait que lui-même n’est pas concerné. Ce qui n’est pas évident. Or l’exemple doit venir de la tête. François Hollande l’a dit : c’est « intolérable de posséder à l’étranger, un compte non déclaré aux services compétents de l’Etat». Ce qui suppose qu’il n’en possède pas lui-même. Evidemment ! Mais cette affaire française a le mérite de permettre aux populations africaines, celles qui continuent de survivre aux détournements de fonds publics, de conflits d’intérêts et autres politiques sans vision de nos dirigeants, de découvrir le fossé qui sépare leurs pays, des pays de démocratie et de droit. Dans lesquels un ministre peut s’exprimer sans citer toutes les quarante-cinq secondes,
le nom de « son excellence monsieur le président de la République ».
Bref, le scandale politique, comme l’a écrit Patrick Appel-Muller du journal «L’Humanité », est énorme. « L’homme qui tenait entre ses mains le budget de la France, qui pilotait l'administration fiscale et traquait les fraudeurs était lui-même un malfaiteur, auteur depuis plus de vingt ans d'évasions de capitaux et de dissimulation de ressources».
Ce passage ne vous rappelle pas l’histoire des biens immobiliers, comptes bancaires dans des paradis fiscaux et autres conflits d’intérêts d’un ministre de Ouattara, révélée par un certain « Eléphant Déchaîné » ?
C’est vrai que cela n’a entraîné d'autre conséquence pour ce ministre qu’une promotion dans le gouvernement… sans préjudice de la moindre enquête judiciaire.
A.T. - Côte d'Ivoire - "L'éléphant d'échaîné".

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