mardi 16 mars 2021

Loups noirs : Jean Macé l'a échappé belle

Dans la presse locale du 21 février 2019, le dernier survivant des auteurs d'attentats sous le sigle "Loups noirs" se dit choqué par la profanation du cimetière de Quatzenheim et par la référence qui y a été faite à ce groupe d'extrême-droite dont il fut le chef.

Ainsi il explique  qu’ils ont soigneusement évité en leur temps les lieux de culte et en veut pour preuve un épisode peu connu de leurs nombreux méfaits : « On avait en vue de plastiquer le monument de Macé à Beblenheim. Quand on a su qu’il y avait les cendres en dessous on a dit, on n’y touche pas (-) On ne touche pas à des choses pareilles. »

Hé oui ! même les pires méchants loups, surtout parmi ces nonagénaires où Alzheimer a eu le temps de faire des ravages, peuvent se transformer en gentils et innocents agneaux qui prétendent n'avoir jamais fait de mal à une mouche.

Et pourquoi vouloir plastiquer le monument d'un sympathique titi parisien, fuyant la dictature napoléonienne, républicain, féministe et laïque, membre de la franc-maçonnerie, devenu président de la Ligue de l'Enseignement, venu habiter à Beblenheim et disant de son village d'adoption qu' "il n'avait d'allemand que le nom" ? insulte suprême pour quelques vieilles têtes brûlées de bas étage ?

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jeanmac_1Qui connaît vraiment Jean Macé (1815-1894) en Alsace ? Qui s’en souvient sinon la charmante commune viticole de Beblenheim près de Colmar, où ce grand républicain et militant de l’enseignement laïc, authentique gamin de Paris, passa une grande partie de sa vie, de 1851 à 1870, et où ses cendres reposent depuis 1946.

C’est que la réputation de Jean Macé est quelque peu sulfureuse. Non pas que cet homme vertueux eût mené une vie scandaleuse, mais avoir été républicain et laïc, franc-maçon et déiste, féministe et anticlérical dans l’Alsace d’avant 1870 dénote un peu. Notre province a davantage la réputation d’être alors plus noire que rouge, plutôt conservatrice dans les campagnes surtout. L’Alsace au temps de Napoléon III reste une province rurale : la majorité de la population y habite. En 1870, seuls 25% des Alsaciens résident en ville. Ils seront majoritaires en 1914.

Le cas Macé

On n’ est pas toujours responsable de sa réputation. D’autres s’en chargent volontiers.  La plupart des historiens d’Alsace au XIXe siècle sont prêtres. Excellents historiens certes, le plus souvent, mais non pas moins marqués par leur formation et leur appartenance à l’Eglise pour qui les idées professées par un Macé sont, au mieux, dangereuses et, au pire, diaboliques.  Ils lui firent donc une réputation en le vilipendant ou en l’ignorant. Comme s’il n’avait jamais existé. Vous avez beau le chercher dans le Dictionnaire de biographies alsaciennes de l’érudit abbé Edouard Sitzmann, paru en 1909, vous ne le trouverez pas. Et pour cause !

Le temps heureusement a passé. Jean Macé est devenu fréquentable. On aime aujourd’hui rappeler qu’il créa, en Alsace, les premières bibliothèques communales. Et pour se donner une bonne conscience laïque, on présente volontiers l’Alsace comme étant la terre natale de la Ligue de l’Enseignement. C’est d’ici qu’il lança son appel visant à sa création, en 1866. L’Alsace, en l’occurrence, se limitant surtout à Beblenheim où sa mémoire est vivante et les traces de sa présence nombreuses.

Un monument, à l’entrée du village, vous y accueille. C’est là que ses cendres ont été réunies. A la mairie, la salle du conseil dispose d’une charmante bibliothèque. Elle est historiquement la plus ancienne bibliothèque communale d’Alsace. Elle date de 1862. Durant l’été, une belle exposition pédagogique rappelle son histoire mais surtout celle de Jean Macé.

Secret de bibliothèque

Comme toute bibliothèque, elle recèle quelques secrets. On y a trouvé en 2003, dans une grande enveloppe, un tablier. Pas n’importe quel tablier, mais un tablier maçonnique. Celui que porte le compagnon maçon en séance.  C’est un bel ensemble de soie écru brodé, bordé d’un ruban de soie bleu-ciel. On y distingue aisément quelques symboles connus : Le temple, les deux colonnes, des branchages d’acacia, l’étoile et la lettre G qui symbolise le deuxième degré maçonnique : celui de compagnon.

La découverte fut à la fois inattendue et bienvenue. Hormis les livres, on dispose de peu de choses concernant la présence physique de Macé à Beblenheim. Quelques diplômes, des décorations, quelques manuscrits autographes et des cartes d’abonnement pour les voyages en train que faisait Macé. Un tablier maçonnique c’est autre chose. Cela interroge. Cela vous donne envie d’en savoir plus. Mais qui donc est ce singulier personnage ?

L’enfant du peuple

Un parisien d’origine modeste, né à Montmartre, le 22 août 1815. Son père était « chargeur de voiturettes », sa mère s’occupait des travaux domestiques ; Un étudiant brillant, boursier au collège Stanislas à Paris jusqu’au bac, qui découvrit, après quelques années d’errance, le socialisme de Charles Fourier. Il en fut un de ses prédicateurs, se transformant pendant quelque temps en conférencier ambulant ; Un journaliste d’occasion qui trouva dans l’organe « La République » son bonheur idéologique et son gagne-pain quotidien. Son destin aussi quand en 1850, on l’envoie en Alsace, à Beblenheim pour faire un reportage sur le « Petit Château », un pensionnat de jeunes filles dirigée par Mademoiselle Coraly-Léopoldine Verenet, franc-comtoise d’origine, fille d’un pharmacien lettré de Montbéliard.

Le chemin de Beblenheim

La rencontre aurait pu être un échec. Tout opposait les deux personnes. D’un côté, un enfant du peuple, républicain fervent, qui venait d’épouser une fille d’origine humble comme lui, analphabète de surcroit, à qui il enseigna la lecture et l’écriture ; de l’autre, une femme d’origine bourgeoise, dont l’établissement à Beblenheim était surtout ouvert aux jeunes demoiselles bourgeoises et fortunées. Il fit la classe durant un jour. Le courant passa. On se séduisit mutuellement, on sympathisa. À l’heure du départ, la directrice Coraly Verenet l’invita « à recommencer chez elle la classe un jour, le cas échéant ».  Invitation prémonitoire ? Peu de temps après, le parisien Macé, après la fermeture du journal « La République » par les troupes du prince-président Louis Napoléon, quitta la capitale, avec son épouse, dans la nuit du 31 décembre 1851 pour prendre la route de …Beblenheim ! Il y resta vingt ans, prolongeant sa collaboration jusqu’à Monthiers dans l’Aisne quand l’école s’y installa après avoir quitté l’Alsace devenue allemande après 1870.

La pédagogie inventive d’un professeur de demoiselles

« Le professeur des demoiselles », comme il se désignait lui-même, expérimenta en Alsace une pédagogie active du coeur et de la raison, fondée sur l’amour et la confiance, adaptée à la nature, ne négligeant ni l’éducation physique ni la travail manuel, intégrant les contes, les fables et les pièces de théâtre sans oublier les sciences par une approche concrète aux antipodes de l’abstraction, péché mignon de l’enseignement en général. Cela donna, entre autres, cette merveilleuse « Histoire d’une bouchée de pain » sous la forme d’une lettre à une petite fille sur la vie des hommes et des animaux que l’imprimeur Hetzel, son ancien camarade de collège, publia gracieusement en 1863. C’est à Beblenheim aussi qu’il tint la revue pédagogique La Ruche et collabora au Magazin d’éducation et de récréation de Hetzel et de Jules Verne.

Bibliothèques communales et caisse de crédit

En 1862, Macé y créa à la première bibliothèque communale d’Alsace n’hésitant pas à forcer amicalement la main au maire de la commune en lui offrant, en cadeau de nouvel an, une douzaine de livres pris à son cabinet de travail avec, sur chacun d’entre eux, la mention « Bibliothèque communale de Beblenheim ». Il n’y avait plus qu’à la créer.  L’idée se répandit. La Société des bibliothèques du Haut-Rhin, patronnée par le préfet Odent et présidée par l’industriel philanthrope Jean Dollfus de Mulhouse, est lancée à son initiative en 1863. Trois ans plus tard, 83 bibliothèques communales étaient recensées dans le Haut-Rhin.

Beblenheim, grâce à Macé, ouvre son premier crédit mutuel en 1865. Il s’agit de la  première caisse de crédit mutuel en France, vingt ans avant la naissance des Caisses Raiffeisen dans l’Empire allemand !

Le père de la Ligue de l’enseignement

La Ligue de l’Enseignement reste son œuvre maitresse.  S’inspirant de l’exemple de la Ligue de l’Enseignement belge, Macé lance dans le journal l’Opinion Nationale, le 15 novembre 1866, un appel pour constituer, sur le plan français, une Ligue de l’Enseignement dont le but est de « provoquer l’initiative individuelle en faveur du développement de l’instruction publique, en fondant des cours publics pour adultes, des écoles pour les enfants là où les besoins se feront sentir…»

Cet appel recueillit rapidement une grande audience. Il est vrai que Macé n’avait pas hésité à envoyer 80 000 bulletins et circulaires dans toute la France à partir de Beblenheim. Au printemps 1868, le Bulletin national de la Ligue de l’Enseignement recensait 5319 adhérents, dont une forte majorité en région parisienne et en Alsace.  Ils seront 20 000 en 1870.

A Colmar, les adhérents étaient au nombre de 535, moins d’un an après le démarrage de la section. C’était une des plus importantes associations de la ville. La plupart des acteurs du groupe local appartenaient à la famille libérale, républicaine et laïque, qui se recrutait essentiellement parmi les milieux protestants et juifs. Professionnellement, négociants et commerçants étaient les plus nombreux. Les fondateurs de la Chambre de commerce y étaient en totalité. Les avocats, les « propriétaires » et les fonctionnaires formaient le reste du groupe. L’organisation de cours, la tenue de conférences et surtout la constitution d’une bibliothèque constituèrent l’essentiel de l’activité de l’association colmarienne qui ne survécut pas au rattachement de l’Alsace à la France

Une notoriété tardive

Macé connut tardivement la notoriété. Ses idées avaient fait des émules. Les lois Ferry, de 1881 et 1882, introduisant l’obligation scolaire, la gratuité de l’enseignement et la laïcité doivent beaucoup à la philosophie et à l’action de la Ligue de l’Enseignement. Jean  Macé devint sénateur à vie en 1883 mais ne profitant guère de l’éternité sénatoriale,  mourut un an plus tard.

Contrairement à la réputation qui lui fut faite, Macé, quoique favorable à un enseignement neutre, abordait avec prudence le problème de la laïcité. Pour autant, son engagement maçonnique fut constant. Initié en 1866 à la loge de la Parfaite Harmonie de Mulhouse, il fréquenta la loge de la Fidélité à Colmar avant de rejoindre la loge Alsace-Lorraine à Paris après 1870. Le tablier maçonnique retrouvé à la mairie de Beblenheim témoigne de cette appartenance. Il fera l’objet, grâce à l’opportun soutien de la Fondation du Patrimoine, d’une prochaine restauration. Il viendra, par la suite, enrichir la liste des objets exposés à Beblenheim qui rend fidèlement à Jean Macé tout ce que celui-ci lui a donné, se souvenant de ce qu’il écrivit au soir de sa vie :  «  Beblenheim! Mon coeur se serre quand se remuent en moi les souvenirs attachés à ce mot. Jour béni entre tous les jours de ma vie fut celui où ma course errante me porta dans ce village d’Alsace qui n’avait alors d’allemand que le nom». (Blog de Gabriel BRAEUNER, historien)

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dimanche 7 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire

Le groupe d'extrême droite Génération identitaire, proche du Rassemblement national, a été dissous mercredi en Conseil des ministres, après des années de polémiques et d'actions musclées notamment contre l'immigration et l'islam, "des menaces" qu'il appelle à combattre.

identitairesLa procédure avait été lancée mi-février par Gérald Darmanin, après une énième action, fin janvier, de l'association contre des migrants dans les Pyrénées. Action qui avait "scandalisé" le ministre et donné lieu à une enquête préliminaire pour provocation à la haine raciale.

Aussitôt, le RN avait dénoncé une procédure "politique" et "une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales". Dans la foulée, Génération identitaire avait organisé le 20 février à Paris une manifestation pour protester contre sa dissolution annoncée.

Clément Martin, un des porte-parole de l'association dont le siège est à Lyon, a prévenu que GI allait déposer un recours "pour excès de pouvoir" devant le Conseil d'Etat. "Sur l’aspect purement juridique, nous sommes plutôt confiants. La question est de savoir si le Conseil d’Etat va faire de la politique ou va faire du droit", a-t-il dit à l'AFP. Il a évoqué également un "référé suspension" et le dépôt de deux QPC (questions prioritaires de constitutionnalité).

Le ministre de l'Intérieur a annoncé la dissolution mercredi du mouvement dans un tweet, faisant valoir que Génération identitaire "incit(ait) à la discrimination, à la haine et à la violence".

"Autant qu’un crime politique contre la démocratie, une faute morale contre le peuple français", a réagi sur Twitter Gilles-William Goldnadel, un des avocats de GI, tandis que Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen, a estimé dans un tweet que "cette dissolution arbitraire sign(ait) l'asservissement de la France aux mots d'ordre mondialistes". 

Pour sa part, SOS racisme s'est "félicité", dans un communiqué, de la décision du Conseil des ministres.

"Milice privée"

Le décret de dissolution pointe du doigt les incitations "à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion". "Par sa forme et son organisation militaires", GI "peut être regardée comme présentant le caractère d'une milice privée", y justifie M. Darmanin.

Le décret fait également état des "liens avec des groupuscules d'ultradroite dont (GI) reçoit un soutien logistique et qui défendent une idéologie appelant à la discrimination, à la violence ou à la haine au nom de théories racialistes ou suprémacistes".

Il y est encore noté que l'association a reçu des dons de Bredon Tarrant, le tueur des mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande) où il avait assassiné 51 personnes en mars 2019.

Lors de son audition, en avril 2019, par la commission d'enquête parlementaire sur les groupuscules d'extrême droite, l'ancien directeur de Tracfin (organisme public chargé de l'action contre les circuits financiers clandestins) Bruno Dalles avait affirmé que Brendon Tarrant était "membre bienfaiteur" de GI.

"Par cette décision, nous mettons fin aux activités parfois violentes d'un groupe qui avait depuis fort longtemps coupé les ponts avec la République", a fait valoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, en rendant compte des travaux du Conseil des ministres. "Génération identitaire ne défendait plus des idées, il était le bras armé de l'extrémisme et la xénophobie", a-t-il ajouté.

Créée en 2012, l'association qui revendique 2.800 adhérents, présente "l'immigration et l'islam comme des menaces que les Français doivent combattre" et entretient "délibérément la confusion entre musulmans, immigrants et islamistes ou terroristes", selon le ministère de l'Intérieur.

Il rappelle que son "acte fondateur" avait été l'occupation spectaculaire du toit d'une mosquée en construction à Poitiers en 2017, accompagnée de slogans hostiles aux musulmans. Cinq militants de GI ont été d'abord condamnés en 2017 mais relaxés en juin 2020 en appel pour ces faits, jugés prescrits.

En 2019, GI avait occupé le toit de la caisse d'allocations familiales de Bobigny et déployé une banderole "De l'argent pour les Français, pas pour les étrangers". Pour ces faits, 19 militants ont été condamnés en mars 2020 à des peines d'un à trois mois de prison avec sursis.

A l'actif également de l'association, l'agression de supporters turcs lors de l'Euro 2016 de football en France.

La dissolution de Génération identitaire intervient alors que le ministère de l'Intérieur a obtenu, ces derniers mois, celle de trois associations proches de la mouvance islamiste (CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine) dans le sillage de l'assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, et de celle du groupe ultranationaliste turc des "Loups gris".

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mardi 23 février 2021

Des journalistes de la télévision publique ARD expulsés manu militari

En Allemagne, l'ARD c'est l'équivalent de TF1. L'AfD correspond au RN (ex-FN).Une équipe de journalistes de la télévision publique ARD a été expulsée manu militari d'une réunion du parti populiste AfD organisé samedi après-midi à Fribourg-en-Brisgau dans le cadre de la campagne électorale pour les élections au Landtag du 14 mars. Dans la journée déjà, les mêmes journalistes avaient eu maille à partir avec le candidat de l'AfD du secteur de Weil am Rhein, lequel avait refusé de commenter sa récente condamnation par la justice allemande pour avoir aspergé de gaz lacrymogène un cycliste. L'AfD a reproché à l'ARD de vouloir faire du "sensationnalisme ". Les autres médias présents à la réunion ont pu travailler normalement.

Afd

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dimanche 11 octobre 2020

Chez nos voisins vosgiens

La France Insoumise demande au département de porter plainte contre Eric Zemmour après ses propos sur les migrants mineurs isolés. 

« Zemmour a déclaré : « les migrants mineurs isolés sont des voleurs, violeurs et assassins ». Après ces propos abjects et sans fondement, douze départements, l’Aude, le Lot et Garonne, la Haute-Garonne, le Finistère, la Haute-Vienne, la Loire Atlantique, le Gers, Les Landes, les Pyrénées orientales, la Gironde, le Tarn et nos voisins de Meurthe et Moselle ont ou vont, et d’autres vont suivre, porter plainte contre l’éditorialiste d’extrême droite.

Nous demandons au Conseil Départemental de prendre ses responsabilités et de porter plainte contre Zemmour car ces propos sont antirépublicains, ils incitent à la haine raciale et à l’obscurantisme. Le Conseil Départemental des Vosges est majoritairement de droite mais nous ne voulons pas croire qu’il adhère à ces propos d’extrême-droite et humainement intolérables qui ne font qu’attiser les divisions au sein des habitants de notre département.

Ces jeunes, ces enfants sont parfaitement intégrés dans leur milieu de vie et suivent des parcours d’insertion exemplaires.

Le polémiste a parfaitement conscience de ces propos et n’a éructer ses propos que pour faire le « buzz ». Nous ne pouvons pas laisser faire de tels agissements qui sont contraire à la bonne marche de notre société. Nous ne devons pas accepter la banalisation de ces comportements qui ne pourront que nuire et diviser dans cette période déjà si compliquée. » (La France Insoumise des Vosges)

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mercredi 18 décembre 2019

Un salut nazi dans un ancien camp de concentration

Le parquet d’Anvers a ouvert une enquête pour incitation à la haine et/ou négationnisme après la visite d’un groupe d’extrême droite au fort de Breendonk, ancienne prison politique nazie devenue lieu de mémoire située dans le nord de la Belgique.

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Cet été, un groupe d’extrémistes de droite aurait visité le fort de Breendonk et un membre du groupe aurait salué Hitler”, rapporte le département de Malines du parquet d’Anvers dans un communiqué. L’enquête fait suite à une plainte reçue par la police et à un article paru dans le quotidien belge néerlandophone De Morgen.

Le journal a publié la photo d’un homme, identifié comme un membre de la section flamande du groupe d’extrême droite Right Wing Resistance, faisant le salut nazi lors d’une visite en août au fort de Breendonk, exploité comme un camp de concentration par le régime nazi pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et devenu un mémorial après guerre.

C’est une gifle au visage des victimes et de leurs proches. La moitié des personnes déportées ici n’ont pas survécu à la guerre”, a réagi le conservateur du Fort, Dimitri Roden, cité par l’agence de presse belge Belga.(selon AFP)

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dimanche 6 octobre 2019

Extrême-droite et racisme dans la vallée

A Steige à la veille de la fête de la montagne !

Une fois de plus, les fachos ont frappé dans la vallée. Je ne rappellerai pas ici les exactions d'un temps passé qui a vu le Val de Villé être le berceau des tristemennt célèbres "loups noirs", ni à différentes dates, les graffitis haineux racistes ou anti-sionistes. Je ne ferai qu'un constat : la bête hideuse n'est pas morte.

steige

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vendredi 6 septembre 2019

Bolsonaro s'en prend à l'ancienne présidente du Chili et fait l'apologie de Pinochet

Le père de Michelle Bachelet, actuelle haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU et ex-présidente du Chili, est mort en prison sous la dictature chilienne.

bachelet

Les ennemis du président brésilien s'accumulent. Jair Bolsonaro a ouvert une nouvelle polémique mercredi en faisant l'apologie du régime Pinochet pour rejeter les critiques de Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits de l'homme à l'ONU et ex-présidente du Chili, personnellement marquée par la dictature. 

Jair Bolsonaro a dénoncé mercredi "l'ingérence, de la ligne Macron de l'ONU dans les affaires intérieures et la souveraineté" du Brésil. Une attaque envoyée en réaction à la déclaration de Michelle Bachelet qui a déploré un "rétrécissement de l'espace démocratique" au Brésil sous sa présidence d'extrême droite.

Jair Bolsonaro a accusé sur Twitter Michelle Bachelet de défendre "les bandits qui attaquent nos courageux policiers civils et militaires" alors qu'elle s'était inquiétée des exécutions extra-judiciaires par les forces de l'ordre. Le président brésilien l'a ensuite attaquée personnellement sur Facebook : "Elle oublie que le Chili n'est pas devenu un (nouveau) Cuba communiste grâce à ceux qui ont eu le courage de renverser la gauche en 1973, et que son père était un de ces communistes".  

Le père de Michelle Bachelet, Alberto Bachelet, un général d'aviation, est mort à 50 ans en prison, où il a été torturé, un an après le coup d'État d'Augusto Pinochet. 

Le Chili choqué

Les remarques sur Pinochet ont choqué au Chili où le président Sebastian Pinera a indiqué, dans une déclaration publique : "Je n'adhère en aucun cas à l'allusion faite par le président Bolsonaro concernant une ex-présidente du Chili, et en particulier sur un sujet aussi douloureux que la mort de son père". 

"Ces derniers mois, nous avons observé un rétrécissement de l'espace civique et démocratique, caractérisé par des attaques contre les défenseurs des droits de l'homme, des restrictions imposées au travail de la société civile", avait déclaré Michelle Bachelet à Genève. Elle avait aussi fait état d'une "augmentation" du nombre des personnes tuées par des policiers au Brésil, soulignant que cette violence touchait surtout les Afro-Brésiliens et les habitants des favelas. 

Le ministère des Affaires étrangères du Brésil a dit avoir reçu "avec indignation" ces commentaires et a demandé à ses services d'éviter "les précipitations, mensonges et citations inappropriées au moment de commenter la politique intérieure d'un pays démocratique comme le Brésil". Ces attaques interviennent trois semaines avant que Jair Bolsonaro ne prononce le premier discours de l'assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre à New York. (Selon "L'express")

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vendredi 17 mai 2019

Des néo-nazis dans l'armée américaine

Une armée américaine dans laquelle les néo-nazis s'infiltrent sans difficulté depuis que le manque d'hommes a poussé les recruteurs à revoir à la baisse leurs critères de sélection !

naziDes néo-nazis dans l’armée américaine ? Cela semble impossible… C’est pourtant bien le cas. D’ailleurs, si des néo-nazis ont intégré l’armée, les membres de gangs américains rejoignent également ses rangs. C’est en tout cas ce qu’affirme Matt Kennard, auteur d'un livre sur le sujet "Comment l'armée américaine a recruté des néo-nazis, des membres de gangs, et des criminels pour combattre dans la guerre contre le terrorisme". La présence de ces personnes pour le moins peu recommandables au sein des forces américaines s’explique par la difficulté des recruteurs à trouver de nouveaux soldats.

Depuis maintenant plus d’une dizaine d’années, les métiers de l’armée n’attirent plus les citoyens américains, et pour cause. La guerre contre le terrorisme n’a pas vraiment été soutenue par les Américains, puisque seuls deux tiers des citoyens estiment en effet qu’elle était nécessaire. Or les guerres menées par l’Administration Bush en Afghanistan et en Irak ont été très demandeuses d’hommes. Le problème : seul un Américain sur trois satisfaisait aux critères physiques et mentaux de recrutement de l'armée selon les standards opérés avant les attentats du 11 septembre. Autant dire que les recruteurs ont dû baisser leurs critères de sélection, une porte ouverte à l'arrivée des néo-nazis !

Les néo-nazis, qui aiment se battre et se plier à une discipline stricte, se fondent ainsi particulièrement bien au sein de l'armée. Beaucoup de groupes néo-nazis encouragent d’ailleurs même leurs membres à s'engager afin d'améliorer leurs techniques de combat et le maniement d'armes avant une éventuelle "guerre raciale".

Et même une fois qu’ils ont intégré l’armée, ces soldats néo-nazis ne cachent pas leurs idées. C’est notamment le cas de Forrest Foggarty qui a assuré devant la presse se battre au moins deux fois par mois avec d’autres soldats rien que parce qu’il est nazi. "Je suis complètement ouvert là-dessus", explique-t-il ainsi, ajoutant que lorsqu’il servait à Bagdad, "les gens savaient [qu’il était nazi], même les personnes haut placées". L’ancienne petite amie de Forrest Fogarty avait d’ailleurs envoyé à l’armée des photos de lui à des réunions du groupe National Alliance, l’une des plus importantes organisations néo-nazies aux Etats-Unis. Et lors d’une de ses permissions, Forrest Fogarty s’est même rendu à Dresde en Allemagne pour donner un concert devant 2 500 skinheads, tous frais payés par l’armée. Mais rien, l’armée n’a rien fait si ce n’est convoquer le soldat Fogarty devant un comité où sa seule défense a été de dire que son ex-petite amie n’était qu’une "connasse rancunière". Cela a suffi à l’armée qui a laissé Forrest Fogarty continuer de servir. Son cas est loin d’être isolé.

S’il est difficile de quantifier le nombre de néo-nazis au sein de l’armée américaine étant donné que les militaires les mettent dans le même sac que les membres de gangs, les associations pour la suprématie des blancs donnent leurs propres chiffres. Ainsi, le National Socialist Movement assure que 190 de ses membres ont intégré l’armée quand le groupe White Revolution en revendique 12. Quant au FBI, il a indiqué que 203 vétérans avaient provoqué des incidents liés à une idéologie néo-nazie. Les recruteurs font donc désormais preuve d’un vrai laxisme. Quand ils avaient pour ordre de refuser l'entrée à des Américains arborant par exemple le tatouage d'un groupe ou d'une association potentiellement dangereuse, les difficultés à trouver de nouveaux soldats pour la guerre en Irak les ont poussés à regarder de l'autre côté, à ignorer certains détails.

Matt Kennard  explique ainsi que les accusations contre les néo-nazis sont rarement prises au sérieux par le centre d'enquête de l'armée américaine. D'ailleurs, le nombre de renvois de soldats pour mauvaise conduite a baissé de façon considérable entre 1998 et 2006 de 2 560 à 1 435. Des normes laxistes qui ont également facilité l'entrée de personnes appartenant à divers gangs américains. Le sergent Jeffrey Stoleson, cite par Matt Kennard, estime même que les membres de gangs composent jusqu'à 10% du nombre total de soldats et se trouvent à tous les niveaux de l'armée. Et gare à ceux qui dénoncent des comportements douteux de ces nouveaux soldats, ils sont généralement mis de côté et qualifiés de "balance".

Matt Kennard explique par ailleurs que cette baisse des standards de recrutement de l'armée a exacerbé les défauts d'une institution pourtant déjà bien mise à mal. Ainsi, il n'y a que 500 psychologues pour une armée composée de plus d'un million de personnes. Or, selon les études, les soldats américains sont bien plus affectés par des troubles de stress post-traumatiques, qui désignent des troubles anxieux sévères qui se manifestent à la suite d'une expérience vécue comme traumatisante, que les soldats européens par exemple. Ainsi, le taux de soldats américains affectés par le syndrome de stress post-traumatique atteint 30% quand celui des Britanniques qui se sont battus en Irak s'élève à 4%, et celui des Allemands ayant servi en Afghanistan à 2%.

L'entrée de membres de gangs et de néo-nazis dans l'armée n'est pas le seul problème. Le taux de femmes soldats violées a grimpé en flèche. Une femme servant dans l'armée a en effet plus de chance d'être violée par un autre soldat que d'être tuée par un coup de feu ennemi. Autant dire que l'armée américaine a une nouvelle guerre à mener. Cette fois, c'est un ennemi intérieur qu'elle doit combattre, un ennemi qu’elle a elle-même laissé entrer.

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dimanche 28 avril 2019

Hayange : le maire RN (ex-FN) ne lâche pas le Secours populaire

Le maire RN d’Hayange (Moselle) a demandé mardi à la justice (une fois de plus) l’expulsion du Secours populaire d’un local municipal,  nouvel épisode d'un bras de fer judiciaire, qui l’oppose depuis trois ans à l’association.

hayange

Fabien Engelmann avait saisi le tribunal de grande instance de Thionville en référé pour obtenir le départ de l’association, installée depuis 2005 dans un local municipal, qui avait alors été mis à sa disposition par la mairie socialiste.

« Je n’accepte pas de travailler avec des associations qui utilisent l’image de leur association pour faire de la politique et qui occupent sans droit ni titre, ni assurance, des locaux municipaux », a expliqué l’élu.

Les responsables du Secours populaire « parlent d’un bail oral mais en 2016 je leur ai envoyé un courrier par lettre recommandée pour leur demander de quitter ce local qu’ils occupaient illégalement. Même si dans leur esprit il y avait un bail oral, il n’y en a plus depuis 2016 », argue le maire.

Depuis trois ans, Fabien Engelmann reproche à l’antenne locale du Secours populaire d’être « une succursale du Parti communiste » et de faire de la « propagande pro-migrants ».

En décembre 2017, un juge des référés du tribunal de grande instance de Thionville avait ordonné à la commune frontiste de rétablir dans le local du Secours populaire le gaz et l’électricité, coupés depuis un an.

Une décision confirmée en appel à Metz un an plus tard, contre laquelle Fabien Engelmann s’est pourvu en cassation.

«Cela devient du harcèlement et de l’acharnement»

« Les juges de Metz ont précisé dans leurs conclusions que la Ville aurait dû demander une expulsion avant de couper le gaz et l’électricité, c’est chose faite », a expliqué lundi Fabien Engelmann.

« Cela devient du harcèlement et de l’acharnement. C’est vraiment vouloir la mort du Secours populaire de Hayange », estime pour sa part la présidente de la section locale du Secours populaire, Anne Duflot-Allievi.

« En trois ans, il nous a tout fait voir : on a perdu des denrées dans les congélateurs, on a passé un an et demi dans le froid. Il a fallu que les bénévoles et les bénéficiaires soient courageux pour qu’on continue à fonctionner », ajoute-t-elle.

Le Secours populaire d’Hayange a, selon sa présidente, environ 1 000 bénéficiaires réguliers.

Sur le site « mesopinions.com », une pétition contre son expulsion a recueilli près de 35 000 signatures.

La décision est attendue le 7 mai. En tous cas voilà un élu du même courant politique que celui fréquenté autrefois par Nathalie Loiseau (LREM aux européennes), et plus récemment par Florian Philippot, député (RN, puis "Les Patriotes"), de Lorraine, venu soutenir Engelmann à Hayange. 

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mercredi 20 février 2019

Une maison nazie en toute impunité !

Keerbergen (Belgique) : toujours plus ostensible !

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Des aigles de la Wehrmacht. Les lettres "SS" visibles depuis la voie publique. "Mijn Kamp", traduction en néerlandais de "Mein Kampf" ("Mon combat" titre du livre d'Hitler) écrit sur la cheminée ainsi qu'une croix gammée. Sur la Varensweg, à Keerbergen dans le Brabant flamand, une maison affiche très clairement les orientations idéologiques de son propriétaire.

L'existence de cette "maison nazie" a été rendue publique en 2014 par le journal "La Capitale". Cinq ans après, malgré un procès-verbal dressé par la police locale pour apologie du régime national-socialiste, la décoration de cette demeure en briques rouges n'a toujours pas changé.

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Pire, comme a pu la constater la RTBF sur place, des éléments rappelant le régime allemand entre 1933 et 1945 ont été rajoutés. Toujours plus ostensibles! Comme ce totem effectuant le salut hitlérien à l'entrée, une étoile jaune comme celle que les Juifs devaient porter pendant l'occupation, d'autres croix gammées noires sur fond blanc et rouge pendues en hauteur sur les arbres du jardin...

Sur la voie latérale, on peut lire "Het adelaarnest", le nid d'aigle en français, la résidence alpine d'Adolf Hitler. Cette maison ne passe absolument pas inaperçue. Le propriétaire, Georges Boeckstaens, 76 ans, ancien caporal de l'armée, ne cache pas son admiration pour le Führer.

Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l'antisémitisme (LBCA), ne comprend pas l'impunité dont jouit Georges Boeckstaens. "Je suis très choqué que ces inscriptions soient là depuis autant d'années", soupire-t-il. "Malgré la médiatisation, on se rend compte que d'une part, ce propriétaire a pu constater qu'il y avait une totale impunité le concernant. Ensuite, depuis, la personne a rajouté des symboles. C'était déjà très choquant en 2014. Ça l'est encore plus en 2019. Nous attendons de la justice qu'elle applique la loi notamment celle contre le négationnisme et la promotion du régime nazi. Cette maison symbolise le Troisième Reich. Nous demandons que ces signes soient retirés de la façade et que le propriétaire soit tenu responsable de ses actes et qu'il encourt les peines prévues par la loi.

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