samedi 24 juin 2017

Gérard Collomb, plus proche des identitaires que des humanitaires

En visite à Calais ce vendredi, le ministre de l'Intérieur s'est lâché sur les migrants pour le plus grand bonheur de Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite, qui lui propose ses services.

collomb

En visite à Calais, suite à la mort d’un chauffeur routier dans un accident consécutif à un barrage dressé sur l’autoroute par des migrants, Gérard Collomb s’est lâché sur les migrants.

Ironisant, tout d’abord, sur les accusations de violences policières qui étaient « tout à fait excessives » au regard de la « douceur légendaire » des migrants, il a affirmé que les forces de l’ordre agissaient avec « beaucoup d’humanité » face à des gens « enkystés ». Le ministre de l’Intérieur - censé représenter la « gauche » d’un gouvernement « progressiste » - propose donc de « renforcer la sécurité avec l’arrivée de deux compagnies de forces mobiles supplémentaires pour éviter que de nouveaux campements ne se forment ».

Annonçant la présentation « dans les quinze jours » d’un plan sur la question migratoire, Gérard Collomb a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de centre d’accueil à Calais : « Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps », a-t-il déclaré.

Jacques Toubon, défenseur des droits, s’est, pour sa part offusqué sur RTL qu’on ne respecte pas « l’obligation légale – et non morale - précise-t-il, de leur donner accès à leurs droits fondamentaux, ne serait ce que manger et boire ! » Mais le ministre de l'Intérieur ne s’en émeut pas, préférant dire aux associations humanitaires « qu'il y a peut-être d'autres lieux que Calais où elles pourront déployer leur savoir-faire ». Parce que, selon lui, « le vrai problème, ce sont les routes de passeurs qu’il faut couper pour pas qu’on ait ces flux d’immigration qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de la migration économique ».

Une position saluée par Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite qui « sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’État ». Vantant son action « Defendre l'Europe » qui « vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux d’ONG complices de ramener les migrants en Europe », le groupuscule proche du Front national propose même ses services au ministère ! « Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures », peut-on lire dans un communiqué.

« Quand aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, on s'aperçoit que beaucoup de députés sont Front national, cela veut dire qu'il y a un vrai problème », a osé Gérard Collomb. Mais flirter avec leurs orientations idéologiques n’en pose aucun…

selon POLITIS

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samedi 17 juin 2017

Abject et inhumain

 Assassinats en mer !

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Des membres de groupes européens identitaires d'extrême droite ont collecté plus de 50.000 euros en moins de trois semaines pour mener des opérations de sabotage de sauvetage de migrants en Méditerranée. 

C'est le mouvement français raciste et xénophobe Génération identitaire qui a lancé l'idée sur internet via un site et une campagne promettant de "défendre l'Europe".

Des paroles qu'il ne faut pas prendre à la légère venant de ceux qui ont déjà tenté en mai dernier de bloquer le départ du navire L'Aquarius, le bateau de l'ONG SOS Méditerranée, en Italie alors qu'il s'apprêtait à partir pour une mission de sauvetage humanitaire en Sicile  D'autres actions de ce genre sont en effet prévues pour cet été. 

Rappelons que grâce à l'aide humanitaire, 6.000 personnes ont pu être sauvées de la noyade, rien que cette année. 

  • NB : lire le communiqué du 9/6/2017 de la LICRA : LICRA

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mercredi 7 juin 2017

Le FN a-t-il changé ?

Le parti n'aime toujours pas les "Banania" !

banania

Sur les 573 candidats que présente le Front national aux législatives, une centaine poste, aime ou partage des contenus homophobes, antisémites, islamophobes ou racistes.

En janvier 2016, Marine Le Pen a nommé Jean-Lin Lacapelle «secrétaire national aux fédérations et à l’implantation». Avec une mission: sillonner la France pour écarter des législatives les candidats dont le profil sulfureux et les propos outranciers donneraient une mauvaise image du parti. Dans chaque circonscription, le candidat «me fait parvenir un dossier», explique-t-il au Figaro. «Si le candidat est impeccable», la validation est enclenchée. «S'il y a des doutes, le dossier est étudié plus sérieusement. Ceux qui doivent être écartés le sont.» C'est raté.

Voici les épinglés alsaciens : 

Il partage un photomontage sur le lobby juif !

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Grégory Stich, candidat Front national dans la 2e circonscription du Haut-Rhin et conseiller régional dans la région Grand Est.

Fait d'armes: Grégory Stich a partagé un visual en 2014 sur sa page facebook laissant entendre qu'il existe en France un «lobby juif», accompagné de photos de Manuel Valls et François Hollande portant des kippas. Cette «vérité» fait partie d'un triptyque évoquant, outre le «lobby juif», la «théorie du genre» et «l'immigration-invasion». Grégory Stich a également partagé un visuel homophobe mêlant sur fond de drapeau français plug anal, logo du Parti socialiste détourné, et une nouvelle devise: «LGBT, Genderité, Va te faire enculer».

Virée du conseil municipal pour des propos discriminants

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Christelle Ritz, candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin, responsable du FN à Mulhouse.

Fait d'armes: En 2012, Christelle Ritz démissionne du conseil municipal de Mulhouse après une séance houleuse. L'opposition l'accuse d'avoir tenu, sur son compte Facebook, des «propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration», comme le rapportaient les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Une activité que ne renie pas complètement la responsable du FN de Mulhouse. Sur son compte Facebook, elle like par exemple une photo publiée en mai 2016 accusant les réfugiés de toucher «11,45€ par jour (sans obligation de nettoyer [leur] merde)».

Obsédé par les Femen qui seraient des prostituées du pouvoir

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Sylvain Marcelli, candidat dans la 6e circonscription du Haut-Rhin. Quand on regarde les photos qu’il a likées ces dernières années, on constate qu’il a pu être un peu obsédé par les Femen : il a liké une caricature parlant d’elles comme des "prostituées du pouvoir" et satanistes soutenues par le milliardaire George Soros. Il a aussi liké une photo de Dieudonné avec Alain Soral, sur la page d’Égalité et Réconciliation. Contactée par mail par BuzzFeed News, il n'a pas donné de réponse.

Salut nazi

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Julia Abraham, candidate dans la deuxième circonscription du Bas-Rhin, épinglée en 2013 par Rue89 pour ses fréquentations avec des radicaux d'extrême droite. Et notamment avec Baptiste Coquelle qui avait posé en faisant un salut nazi. À l'époque, elle avait affirmé ne pas le connaître. Présente à la réunion publique de Villé le 3 décembre 2016, elle a brillé par son discours haineux envers les réfugiés parlant notamment d' "invasion musulmane".

Venu des Ardennes faire son marché à Villé

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Guillaume Luczka, 29 ans, candidat dans la 2e circonscription des Ardennes (qui a fourbi ses armes en Alsace) et patron local du FN, s'est rendu à "La Traboule", en marge d'un congrès du FN à Lyon, le bar où se retrouvent les identitaires à Lyon. Une erreur selon lui: «Je regrette ma présence ce soir-là, mais je ne veux pas être rattaché à ces gens-là.» Et pourtant il est venu, en tant que conseiller régional du Grand-Est à la réunion publique de Villé citée plus haut, à l'appel d'un tristement célèbre guitariste identitaire de Neubois.

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dimanche 7 mai 2017

Après l'OAS, voilà le retour des barbouzes !

Après Dupont-Aignan, Nicolas Miguet rejoint le F-Haine ! 

DSCF0474Expédition nocturne dans le Val de Villé de quelques barbouzes vétérans rêvant de coups d'éclats électoraux ? Toujours est-il que les panneaux d'affichage (officiels et sauvages) ont été recouverts de ce chiffon illégal, qui se revendique d'un rassemblement des contribuables français, groupuscule dirigé par un certain Nicolas Miguet qui tente depuis 1981 à chaque élection présidentielle de réunir désespérément les 500 signatures nécessaires à sa candidature ! Il en a obtenu 15 cette année. 

Il vient en réalité, comme Jean-Marie Le Pen, des milieux poujadistes. Mais ce sinistre personnage, apparaissant souvent comme un gourou, s'est surtout illustré par son palmarès judiciaire :

En 1997, il est interdit de gérer une entreprise pour cinq ans pour fraude fiscale et faillite douteuse.

En 1999, il est condamné en appel à huit mois de prison avec sursis pour « banqueroute, escroquerie et faux en écriture ».

Le 29 avril 2003, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 7 500 euros de dommages-intérêts, pour avoir diffamé Jacques Cheminade, candidat concurrent aux présidentielles de 2002. Le tribunal relève la « mauvaise foi caractérisée » de Nicolas Miguet affirmant sans preuve dans son journal que M. Cheminade « anime un mouvement classé comme secte […] et plusieurs fois mis en cause par la justice », qu'il a « un très lourd casier judiciaire comme profession de foi ». Ce casier a été présenté vierge au tribunal par Jacques Cheminade.

En novembre 2003, une information judiciaire à son encontre fait suite à une plainte contre X avec constitution de partie civile de l’ancienne direction d'Eurotunnel. Elle porte sur les délits présumés de « diffusion de fausses nouvelles » et de « manipulation de cours » à but spéculatif. Ceci fait suite aux conseils d'achats donnés à ses clients alors qu'il revendait ses titres au même moment.

En février 2004, il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, à 10 000 euros de dommages-intérêts pour des propos diffamatoires et injurieux tenus entre août et octobre 2003 à l'égard du directeur général d'Eurotunnel, Richard Shirrefs.

Le 6 juillet 2005, le tribunal de grande instance de Paris le condamne à verser 6 000 euros de dommages-intérêts au PDG du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault pour diffamation et insultes sur son service de conseils boursiers par téléphone.

Le 18 janvier 2007, la cour d'appel de Rouen le condamne comme dirigeant de la société anonyme « Nicolas Miguet », à six mois de prison avec sursis, trois ans de mise à l'épreuve et 15 000 euros d'amende pour fraude à la TVA. En 1999, il avait soustrait 151.165 € à l'État par application illégale de taux de TVA réduit (5,5 % et 2,1 %) au lieu du taux normal (20,6 %).

Le 26 février 2007, le Conseil constitutionnel met en garde les élus contre de « faux documents officiels » envoyés par Nicolas Miguet dans plusieurs départements préconisant notamment d'envoyer les parrainages à une adresse du VIIIe arrondissement de Paris « RF République Française - Opération parrainage 63 bd de Courcelles 75008 Paris » qui est l'adresse du RCF dirigé par N. Miguet. Un candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, annonce des poursuites pour diffamation, ce « guide officiel » contenant de fausses informations sur sa carrière politique.

Le 6 mars 2007, la brigade de répression de la délinquance aux personnes, sur instruction du parquet, place M. Miguet en garde à vue. Il est mis en examen pour « tentative de détournement d'acte ou de titre remis à une personne dépositaire de l'autorité publique » et « fabrication, vente, distribution d'imprimés officiels de nature à causer une méprise dans l'esprit du public ».

Le 13 janvier 2011, Nicolas Miguet est condamné à 500 000 euros d'amende par l'Autorité des marchés financiers. Ceci fait suite à une plus-value de 133 338 €, réalisée sur les titres de la société Le Bélier. L'AMF lui reproche d'avoir acheté en mars 2009 environ 60 000 actions au prix de 1 euro environ, d'avoir ensuite conseillé à l'achat ce titre dans sa publication La Bourse, et d'avoir revendu ces actions 5 euros environ en avril. Le principal grief fait par l'AMF est le manque de loyauté vis-à-vis de ses clients : « Considérant qu’en diffusant, sans faire état du conflit  d'intérêts dans lequel il s’était placé, des appréciations dont il ne pouvait ignorer qu’elles étaient de nature à induire en erreur ses lecteurs et auditeurs et les exposer à des pertes s’ils venaient à suivre ces recommandations, M. Nicolas Miguet, qui a tiré profit de cette situation, a manqué à la loyauté qu’il devait à ses lecteurs et gravement méconnu des principes essentiels de l’information financière ».

Nicolas Miguet a fait appel mais, par un arrêt du 15 mars 2012, la cour d'appel de Paris l'a débouté de l'ensemble de ses demandes. En janvier 2014, il appelle à la manifestation Jour de colère. Sa participation à cette journée a été rappelée tout au long des municipales parisiennes, Miguet apportant son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet. Patrick Klugman, avocat de SOS racisme et conseiller de Paris PS, dénonce ainsi les « fiançailles » de la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, avec l'homme d'affaires Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français (RCF) qu'il qualifie d'« affairiste en affaires et poujadiste en politique ». Miguet dément un accord avec NKM comme son appartenance au mouvement du Jour de colère.

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vendredi 21 avril 2017

La « Marine Le Pen » allemande jette l’éponge

Frauke Petry subit exactement le sort qu’elle avait réservé au fondateur du parti « AfD » Bernd Lucke – elle s’est faite désavouer. Maintenant, elle déclare prendre sa retraite.

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Lorsque l’extrême-droite ne sait pas si elle doit adopter des positions d’extrême-droite ou d’ultra-droite, elle a un problème. Et ce genre de problème est généralement l’occasion pour les extrémistes parmi les extrémistes de tenter un « putsch ». Frauke Petry , la chef de l’AfD, avait réussi le sien lorsqu’elle avait éjecté de son parti, le fondateur de l’AfD, Bernd Lucke. Mais sa joie n’était pas de longue durée – maintenant, ce sont les ultra-extrémistes qui ont eu raison d’elle. Dans la course à la nomination pour les élections législatives au mois de septembre, Frauke Petry s’avoue vaincue et ne sera pas candidate, « ni à titre individuel, ni dans une équipe de candidats ». Comment doit-on comprendre cette évolution ?

Frauke Petry, c’était la « Marine Le Pen allemande ». Tristement célèbre pour des propositions comme celle de tirer sur des réfugiés qui tenteraient de franchir clandestinement la frontière allemande, le reste de son parti estimait qu’elle n’était pas assez radicalement à l’extrême-droite. Ce sont les vieux hommes du parti, souvent avec un passé dans le parti NPD, qui prennent maintenant les commandes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, mais l‘extrême-droite allemande glisse encore davantage vers la droite, se rapprochant ainsi de mouvements comme la « Pegida » qui porte la violence xénophobe dans les rues allemandes. Si Frauke Perty avait récemment essayé d’imiter sa collègue française en tentant de dédiaboliser son parti, cette nouvelle orientation n’était pas du goût des vieux hommes du parti qui eux, défendent des positions ouvertement antisémites, xénophobes et « völkisch », utilisant sciemment une terminologie des nazis, cherchant des votes parmi cette frange de la population qui rêve toujours d’un « Reich » de 1000 ans.

Au niveau électoral, le retrait frustré de Frauke Petry risque d’affaiblir davantage ce parti qui, après un essor fulgurant, commence déjà à s’effriter. Désormais, ce ne seront plus que les électeurs à tendance néo-nazi qui voteront pour l’AfD et les « électeurs de protestation », nombreux, se rabattront certainement sur des partis de la droite bourgeoise.

Dès qu’il faut discuter contenus, l’extrême-droite a un vrai problème. Fort en slogans, l’AfD peine à présenter un programme politique digne de ce nom – mais pour les électeurs, il ne suffit plus d’être simplement contre tout. L’AfD, c’est le parti qui est contre le monde politique, contre les étrangers, contre les médias, contre l’Europe, mais comme dans d’autres pays, ces extrémistes n’ont aucune idée comment diriger un pays.

Après le mauvais score de l’ami néerlandais de Frauke Petry, Geerd Wilders, et après le mauvais score aux élections régionales en Sarre, l’AfD a perdu sa dynamique. C’est rassurant que ce parti s’auto-dévore, car les électeurs n’apprécient pas ce genre de manque d’orientation politique. Maintenant que les vieux qui rêvent d’un 4e Reich prennent les commandes, l’AfD s’auto-disqualifie aux yeux des électeurs et ceci est donc une bonne nouvelle. Il faut croire que sur l’échiquier politique en Allemagne, il n’y a pas vraiment de la place pour des formations qui défendent des idées proche des néonazis. Tant mieux ! (selon "Eurojournalist")

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dimanche 16 avril 2017

Le SMS le plus cher du monde : 31000 €

Un assistant parlementaire du FN payé 31 000 € pour un SMS ?

marine

Laurent Salles, assistant parlementaire du député européen Louis Aliot -le vice-président du Front national et compagnon de la présidente- de juillet 2014 à février 2015, n’aurait échangé qu’un seul SMS avec son "employeur" au cours de cette période.

Selon l'Obs, hormis cet échange du 5 septembre 2014 à 14h38, aucun courrier, ni même aucun e-mail entre l’assistant et le député n’a été retrouvé par les enquêteurs qui soupçonnent des emplois fictifs du FN au Parlement européen.

Trahi par une "badgeuse"

Par ailleurs, l’analyse de la "badgeuse" installée au siège du parti, à Nanterre, montre que, lors de sa dernière semaine de travail comme assistant parlementaire, Laurent Salles s'est présenté au bureau tous les jours entre 9 heures et 23 heures. Louis Aliot n’a été présent dans les locaux que deux journées au cours de ce laps de temps.

Laurent Salles, rémunéré au total 31 000 euros pour ses fonctions au sein du Parlement, était également, en même temps, conseiller municipal à Suresnes, s’était présenté aux élections cantonales en 2015, et figurait dans l’organigramme du FN comme assistant de Yann Maréchal-Le Pen, une des filles de Jean-Marie Le Pen.

Le cas de cet employé est examiné comme une vingtaine d’autres dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en décembre dernier par le parquet de Paris, pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

Dans cette procédure, Marine Le Pen, en pleine campagne présidentielle, a refusé d’être entendue.

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samedi 4 mars 2017

Char de Sundhouse, un coup monté !

Des français de souche avec siège social en Inde !

fdesouche

Les premiers à diffuser l'information concernant l'affaire sur internet ont été les responsables du blog "François Desouche" ou "fdesouche", d'origine identitaire et d'extrême-droite. Le créateur de ce blog est un certain Pierre Joris Sautarel bien connu dans les milieux du FN et de Marine Le Pen ! Car, il est l'ancien webmaster du site du FN, candidat-suppléant FN aux législatives de 2007 en Seine-et-Marne. 

Fdesouche, c’est lui. Inconnu du grand public, Pierre Sautarel n’en est pas moins le principal animateur du site le plus connu de la «fachosphère». Ancien membre du kop Boulogne au Parc des Princes, passé par le FN et le Mouvement national républicain de Bruno Mégret, Sautarel a aussi été salarié du FN de 2006 à 2011, participant à la cellule Internet du parti. C’est en 2005 qu’il a lancé fdesouche: le site, qui se présente aujourd’hui comme une compilation anxiogène de faits divers liés à l’islam et à l’immigration, revendique un million de visites par mois. 

Pourtant, ce blog professionnel déclare son siège social à New-Delhi en Inde, avec un propriétaire du nom de Tilak Raj. Très certainement d'origine française, voire alsacienne. Mais au FN rien ne nous étonne plus : ne vient-il pas d'envoyer une délégation reçue par un ministre en RDC (République Démocratique du Congo). Il se dit d'ailleurs lui-même originaire de Lakhnau, la capitale de l’Uttar Pradesh où les musulmans représentent 20 % de la population. Il aurait 35 ans et habiterait un appartement de New-Delhi.

Les raisons de cette fourberie ?

Jusqu'en 2009, ce blog était d'ailleurs hébergé en Suède, avant de rejoindre l'Inde. On peut se demander l'intérêt de ces sièges sociaux à l'étranger pour un mouvement qui se veut nationaliste.

La raison est simple à trouver. Elle est d'ordre juridique. Le blog fdesouche fait régulièrement l'objet de poursuites judiciaires. Ainsi, le 1er février 2012, Pierre Sautarel est mis en examen pour diffamation publique contre l'association France Terre d'Asile et son président Pierre Henry. Nouvelle poursuite en mars 2012, où il est poursuivi par Arek Dahmani, président de l'université de Toulon. En juillet 2015, il fait l'objet de nouvelles plaintes, de la part de Pierre Bergé, co-propriétaire du journal Le Monde. Il fait l'objet de perquisitions. Bien sûr, Pierre Sautarel sait qu'avec des sièges sociaux le plus loin possible de la France, ces affaires traînent en longueur, ou, carrément, n'aboutissent pas.

Ah si Marine Le Pen, dont l'immunité au parlement européen vient d'être levée, pouvait bénéficier d'un statut de parlementaire pakistanais  ou nord-coréen ! Voilà qui l'arrangerait bien !

Les relais locaux

Il est évident que ce blog, qui réclame depuis 2009 recevoir 80000 visiteurs/jour, a des correspondants locaux. Le "char de Sundhouse" a été organisé ouvertement par un restaurateur du village, tout comme le "sabotage" de la réunion publique concernant les réfugiés à Villé a été annoncé et organisé par un triste personnage du Val de Villé, qui se cache derrière le pseudo très français de "Karl Hauffen", auteur d'un autre site d'extrême droite "Riposte laïque" avec siège social à Genève en Suisse (comme par hasard ?).

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jeudi 2 mars 2017

Le carnaval de l'extrême-droite à Sundhouse

Le char de la honte 

fdesouche1Sundhouse, un petit village du Ried, fête toujours carnaval le lundi avant mardi-gras. Ce lundi, 27 février, le défilé de chars se serait bien déroulé, si un char à propagande électorale de l'extrême-droite FN ne s'était mêlé avec son idéologie nauséabonde à la fête. Une initiative (tolérée par les autorités locales ?) qui a dû indisposer plus d'un. Certains spectateurs sont même partis écoeurés. Espérons que ce char ne se présentera pas à une autre cavalcade, les confettis pourraient bien être remplacés par des oeufs pourris.

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dimanche 26 février 2017

La bête hideuse et haineuse est toujours présente

L'horreur cotoie la banalité du quotidien. Pour voir où mènent les idées haineuses de l'extrême-droite, une visite du camp de concentration de Dachau est recommandée.

dachauTout semble si normal. Le long des murs gris du mémorial, la circulation sur la Vieille Route des Romains est dense. Un parking. Payant. Un McDo. Un supermarché de bricolage. Des maisons construites dans les années 60. Un arrêt de bus. La vie. Tout semble si normal. A cent pas du lieu d’un des plus horribles crimes contre l’humanité. Rien n’est normal. A Dachau.

A Dachau, petite ville aux portes de Munich, le camp de concentration fait presque office d’une attraction touristique. Le parking est payant pendant les mois d’été, 3 € pour les voitures et motos, 5 € pour les camping cars. Qui l’eut cru qu’un camp de concentration puisse encore rapporter de l’argent en 2017 ? L’idée que les descendants des victimes de la barbarie nazie doivent s’acquitter d’un droit de stationnement pour se recueillir à l’endroit où leurs proches ont été torturés à mort, est insupportable.

Tout est normal dans la petite ville de Dachau, même ce site qui matérialise le mal absolu et qui fait, en quelque sorte, partie du paysage. A Dachau, on vit avec son camp de concentration qui se situe entre des quartiers populaires, un centre de loisirs et une église. Mais comment peut-on vivre dans un appartement avec vue sur les miradors et les barbelés ? Cette normalité est aussi choquante que l’endroit, c’est « la banalité du mal », comme disait Hannah Arendt.

« On n’était pas au courant », telle était l’excuse des générations précédentes, de ces générations qui ont vécu l’époque des nazis et Dachau est la preuve que c’est faux. Un camp de concentration niché au coeur de la petite ville bavaroise, des miradors que personne ne pouvait ignorer, un four crématoire qui tournait quasiment sans cesse. Probablement, dans les années 30, la présence du camp était déjà aussi « normale » qu’aujourd’hui. A Dachau, on a appris à s’arranger avec une horreur indescriptible.

L’époque nazie est révolue, mais on le sent – la bête n’est pas morte. A Dachau, il manque quelque chose. Le regret visible. L’aveu d’une culpabilité collective. On s’attend à ce que la promesse « jamais plus ça » soit proposée aux visiteurs. On espère une volonté tangible de surmonter ce passé par un présent engagé contre la haine, le racisme, le mal. Mais Dachau reste muet. Une ville coincée dans sa banalité.

Est-ce que les gens à Dachau sont fiers d’être des Dachauiens ? Comment disent-ils, lorsqu’ils voyagent à l’étranger, d’où ils viennt ? Est-ce que cette normalité dachauienne ne constitue pas un deuxième mépris des victimes du nazisme ?

On aurait aimé que Dachau soit autrement en 2017. On aurait imaginé cette ville comme un haut-lieu de la lutte contre le fascisme, comme un centre mondial de la sensibilisation contre la barbarie, pour la paix, pour l’entente entre les peuples et les religions et les sexes et tout le monde. Nous sommes tous les juifs, les musulmans, les noirs, les blancs de quelqu’un. Et là où les horreurs de l’humanité se répètent, elles se répètent dans la même normalité, la même froideur.

Mais Dachau se trompe. Son auto-absolution et transformation en « ville normale »  est venu trop vite. Car ce que représente Dachau, est en train de se réveiller. En 2017, un peu partout en Europe, une extrême-droite défendant des idées proches de celles des nazis, sort de ses cachettes. En 2017, elle voudrait à nouveau interner des gens à cause de leur religion, de leurs convictions politiques, de la couleur de la peau. En cette année 2017, au moment d’aller voter, il convient de penser à Dachau. Au Struthof. A Theresienstadt. A Auschwitz. A Buchenwald. A Treblinka. S’opposer à tous ceux qui défendent à nouveau cette haine, n’est pas l’expression d’une opinion politique, mais un devoir civique.

Personne ne devrait s’amuser à jouer avec le feu. On ne peut tout simplement pas voter pour des formations qui aimeraient raviver l’horreur de ces camps. Chaque vote pour une telle formation politique constitue une nouvelle insulte aux victimes du nazisme. Il est temps de se réveiller. (selon Eurojournalist).

Dachau, Struthof : des points de détail, selon Le Pen ?

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vendredi 24 février 2017

Une délégation du FN reçue par un ministre de la République Démocratique Congolaise

C’est le journal télévisé de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) qui a présenté cette rencontre. Une délégation du Front National (FN) a été reçue par le ministre congolais, Lambert Mende. Mais qui sont ces personnes qui font campagne pour le parti de Marine Le Pen dans les capitales africaines? 

RDC

« Une délégation du Front National, parti cher à Marine Le Pen a été reçue par le ministre Lambert Mende. Au menu, la politique actuelle de ce parti en pleine course à la présidentielle française. » annonce la journaliste de la télévision nationale. A l’image, quatre hommes font leur entrée dans le bureau du ministre. Accueilli par le chef des lieux, sourires aux lèvres, les visiteurs du jours sont heureux de leur opération. 

A l’issue de l’entretien, la parole est donnée à l’avocat Frédéric Joachim. « Il était question d’assurer par la communication, une meilleure souveraineté de votre pays,  et d’armer suffisamment votre pays contre les forces obscures, mondialistes qui tendent à essayer de le partager, en le divisant à la fois contre lui-même et en le présentant de façon erroné dans les médias mondiaux et les institutions internationales. » explique le juriste. Pour ces ambassadeurs du FN, la France risque de connaître également « une partition par manque de souveraineté. » Rien que ça. 

Sur les questions internationales, le Front National, loin des obligations d’Etat a toujours eu un discours de vérité. Oui, la République Démocratique du Congo fait l’objet depuis plusieurs décennies de tentatives de balkanisation.  Oui, l’image de la RDC à l’international n’est pas au beau fixe. Oui, le Congo vit une crise institutionnelle sans précédent. Oui, l’Afrique « économique » pèche dans son développement tant son poumon [RDC] ne réussit pas à se stabiliser et à donner des gages de sécurité aux investisseurs internationaux. Mais est-ce qu'un parti politique victime d’un plafond de verre dans son propre pays peut aider un Congo  malade? 
Avocat de Jean-Marie Le Pen 

Ces visiteurs du jour n’ont rien d’une représentation politique. Contacté par Œil d’Afrique, le service de communication du Front National s’est étonné de cette information. « Aucune délégation du Front est en mission au Congo. Monsieur Frédéric Joachim est l’avocat de Jean-Marie Le Pen [fondateur du parti], mais celui-ci n’est plus membre du parti. » explique notre interlocuteur.  

Un autre personnage sulfureux était également convié. Lorrain de Saint-Affrique, ancien conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen, il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en 2012 lors de l’élection présidentielle. Une trahison qui l’a brouillé avec le fondateur du FN. 

Contacté par le quotidien Œil d’Afrique, Lambert Mende s’interroge : « Avons-nous été floués? » Puis il  explique tout de même les raison de la visite. « Je m’intéresse comme tout le monde à la politique française mais, je ne suis pas un expert du Front National. Je voulais savoir ce que ces gens voulaient me dire. Il n’y a rien de spécial à cela. Ils ont rencontré d’autres autorités au Maroc avant d’arriver ici. » dit le ministre congolais. 

Le journaliste d'Oeil d'Afrique s'interroge aussi : "Alors que le débat présidentiel en France donnera encore une large place aux questions liées à l’immigration, les porteurs de mallettes sont déjà en mission sous couvert de causes « nobles » afin d’aider l’Afrique à sortir de la crise énergétique, de la mauvaise gestion et pourquoi pas du terrorisme.  Cette visite devrait attirer l’attention des autres capitales qui ont pour l’heure échapper à ceux qui témoignent leur amour aux africains uniquement tous les cinq ans.

Mais au fait qu'est venue chercher cette délégation ? L'argent que le père prêtera à sa fille ? Après le Sarkoton en Côte d'Ivoire, verra-t-on les congolais de Kinshasa invités à participer au Lepenneton ? Décidément, même au FN l'argent n'a ni odeur ni ... couleur. Dommage que le journaliste n'ait pu voir ce qu'il y avait dans les mallettes citées.

Posté par jl boehler à 00:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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