lundi 7 août 2017

Curiosity : cinq ans sur la planète Mars

Le petit robot à six roues, de 900 kg, de la taille d'un petit 4x4, a parcouru 17 km depuis son arrivée le 6 août 2012.

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Les équipes internationales qui pilotent le robot Curiosity ont célèbré dimanche les cinq ans de la mission martienne. Initialement prévue sur deux ans, elle vise à évaluer l'habitabilité de la planète rouge et à préparer les futures missions habitées, vers 2033.

Emmené par la Nasa, ce programme fait aussi intervenir des ingénieurs du Cnes, l'agence spatiale française et plusieurs scientifiques français dont les Toulousains de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie, chargés d'opérer la caméra laser ChemCam embarquée sur le rover américain.

Déposé par une sonde dans le cratère de Gale, après neuf mois de voyage, le robot mobile à six roues, de 900 kg, de la taille d'un petit 4x4, a parcouru 17 km depuis son arrivée le 6 août 2012. Ses déplacements sont pilotés à distance par les opérateurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, depuis la Californie.

Pour réaliser ses analyses, le rover martien s'appuie sur dix instruments embarqués, dont deux franco-américains. C'est le cas de la caméra laser ChemCam (Chemistry Camera) qui a été en grande partie imaginée et conçue à Toulouse par les équipes du Centre national d'études spatiales (Cnes) et de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap).

Hissée sur le mât du robot Curiosity, cette caméra chimique permet de réaliser à distance des tirs sur le sol et les roches pour connaître leur composition.

 Mars a été habitable 

curiosity«Le rover vise un échantillon et ChemCam envoie un faisceau laser très puissant, jusqu'à sept mètres, qui va provoquer une étincelle sur la roche. La lumière émise, différente selon le type de roche, va être utilisée pour une analyse spectrale», explique Olivier Gasnault, co-responsable des opérations scientifiques de ChemCam et chercheur à l'Irap.

«Cet instrument permet des mesures à distance, ce qui évite de déplacer le robot et donne un aperçu rapide de son environnement. En cinq ans, nous avons procédé à un peu plus de 480 000 tirs», précise le chercheur. En fonction de l'analyse des données, de futures cibles de roches sont choisies.

«Dès la première année, Curiosity a trouvé un ancien lac dont on pense que l'eau était compatible avec une vie microbienne. Ce lac et ceux qui ont été découverts par la suite, tous asséchés, sont restés suffisamment longtemps pour que la roche se transforme partiellement en argile attestant d'un environnement adéquat pour l'émergence de la vie. Cela confirme que Mars a été une planète habitable il y a 3 milliards d'années», explique Olivier Gasnault.

Reconduite deux fois

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Le robot Curiosity longe actuellement une crête de 6 km de long à la base du mont Sharp, une montagne de sédiments consolidés en roches. Plusieurs couches géologiques, témoignant d'un changement climatique sur la planète rouge, y ont été repérées par les satellites. L'objectif dans les prochains mois est de permettre au rover de gravir cette crête pour aller explorer la zone argileuse qui se trouve derrière.

«Nous voulons comprendre les différences entre les roches argileuses visibles par satellite, qui attestent de l'altération des roches en présence d'eau dans le passé et d'autres matériaux argileux, découverts par le rover, pour appréhender, à partir d'une géologie locale, l'histoire globale de la planète Mars», précise Olivier Gasnault.

Prévue pour durer 23 mois, la mission Curiosity dans laquelle la Nasa a engagé plus de 2,5 milliards de dollars, a déjà été reconduite deux fois. La mission suivante, appelée Curiosity 2 ou Mars 2020, consistera à rechercher des traceurs biologiques, c'est-à-dire des traces de vie ancienne, à la surface de la planète rouge. (Selon "L'essentiel luxembourgeois")

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lundi 26 septembre 2016

Surréaliste !

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Le plus grand radiotélescope du monde est entré en service ce dimanche dans le sud-ouest de la Chine. Dans le cadre d'un projet faramineux, l'ambition de cette installation est, selon Pékin, de détecter une vie intelligente extraterrestre.

Appelé par les scientifiques Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), le télescope a commencé à fonctionner vers midi, a annoncé l'agence "Chine nouvelle". Le FAST, qui présente une ouverture sphérique d'un diamètre de 500 mètres, couvrant une surface équivalente à 30 terrains de football, est installé dans une zone rurale de la province du Guizhou (sud-ouest), entre trois collines karstiques.

Plus de 10.000 habitants déplacés

L'installation, dont la construction avait commencé en mars 2011, a coûté 1,2 milliard de yuans (165 millions d'euros) et dépasse nettement en dimension le radiotélescope d'Arecibo, située dans l'île de Porto Rico, qui a un diamètre de 305 mètres. Le directeur général de la Société chinoise d'astronomie, Wu Xiangping, avait déclaré l'an passé à “Chine nouvelle” que le haut degré de sensibilité du FAST allait “aider à rechercher de la vie intelligente en dehors de notre galaxie”.

Près de 10.000 habitants résidant dans un rayon de cinq kilomètres autour du dispositif d'écoute ont été réinstallés plus loin pour laisser place au télescope. (selon M6)

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vendredi 29 juillet 2016

Comète Tchouri : le petit robot Philae est mort

Afin de préserver l’énergie de la sonde Rosetta, qui s’éloigne de plus en plus du Soleil, l’Agence spatiale européenne a décidé de couper définitivement le contact avec le robot Philae à la surface de Tchouri.

philae

Dans l’optique de préserver l’énergie de la sonde Rosetta, qui s’éloigne de plus en plus du Soleil, l’Agence spatiale européenne a décidé de couper définitivement le contact avec le robot Philae à la surface de Tchouri. En clair, le lien avec le petit robot Philae, envoyé sur la comète Tchouri par l’Agence spatiale européenne (ESA) a été définitivement rompu. L’ESS, qui n’est autre que le module servant à la communication entre Philae et la sonde Rosetta en orbite autour de Tchouri, a été désactivé ce mercredi 27 juillet 2016, à 11 heures. C’est ce qu’a annoncé le CNES, l’agence spatiale française. Selon les scientifiques, cette décision se justifie par la nécessité de préserver l’énergie de Rosetta, car la sonde se trouve maintenant trop loin, à 520 millions de kilomètres, de sa seule source d’énergie : le Soleil.

Et même si ses panneaux solaires sont les plus grands jamais envoyés dans l’espace, avec notamment 35 mètres d’envergure, ils ne suffisent plus à couvrir tous ses besoins en énergie. Le peu d’énergie restante sera désormais réservé au fonctionnement des instruments scientifiques et aux manœuvres orbitales de fin de mission, précise le CNES.

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vendredi 11 mars 2016

Découverte : cette galaxie très lointaine jamais observée

Située à plus de 13,4 millions d’années-lumière de la Terre, la galaxie GN-z11 est apparue au bout de la lunette optique du télescope spatial Hubble.

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La galaxie GN-z11, située à plus de 13,4 millions d’années de la Terre, donc la plus lointaine jamais observée, a été observée au bout de la lunette optique du télescope spatial Hubble.

Selon une information révélée ce lundi 7 mars 2016 par Europe 1, c’est une première en astronomie qu’une galaxie très lointaine ait été observée à l’aide du télescope spatial Hubble.

Des informations révélées par la Nasa qui précise que la galaxie GN-z11, située à 13,4 milliards d’années lumières de la Terre, indique qu’il s’agit là d’un miracle ou presque, rendu possible par la vitesse « soutenue » des étoiles de cette galaxie, responsable de l’intensification de leur luminosité dans l’espace.

En activité depuis les années 1990, le télescope Hubble révèle des images d’excellente qualité permettant d’aller jusqu’à déterminer la taille de l’objet céleste observé. Il y a 13,4 milliards d’années-lumière, GN-z11 était 25 fois plus petite et 100 fois plus légères que la Voie Lactée. Selon les astronomes, elle représente pour le moment la plus veille galaxie jamais observée.

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vendredi 4 mars 2016

Un satellite observe le soleil depuis 5 ans

Solar Dynamics Observatory (SDO) est un sac plastique d'observation du soleil lâché par la NASA le 11 février 2010. Sa mission est de transmettre des informations à la Terre dans le but de mieux connaître le Soleil et son champ magnétique. Grâce a ses instruments ce laboratoire spatial est capable d'enregistrer des images d'une résolution native de 4096x4096 pixels avec différents traitements. La vidéo publiée par la NASA a été réalisée grâce à 200 milliards d'images représentant 2600 Terra-octets de données enregistrées tout au long des 1826 jours que ce sac plastique observe sur notre étoile.

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jeudi 11 décembre 2014

Rosetta : l'eau de nos océans ne vient pas des comètes

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Trois mois mois après avoir atteint la comète Choury, un mois après y avoir posé le robot Philae, Rosetta livre sa première surprise. Si l’eau de la Terre vient bien de l’espace, ce ne sont pas les comètes qui l’ont apportée. Les résultats présentés à l’Université de Berne sont formels.

« Nous nous attendions à des surprises. Ce résultat exceptionnel ne manquera pas d’attiser le débat sur la question de la provenance de l’eau sur la Terre », a dit mardi Matt Taylor.

Le chef scientifique de la mission Rosetta à l’Agence spatiale européenne (ESA), s’exprimait à l’Université de Berne, dont l’Institut de physique a conçu, fabriqué et testé l’expérience Rosina, un ensemble de deux spectromètres de masse et d’un capteur de pression qui « sniffe » les gaz s’échappant de la comète pour en déterminer la composition.

Et si le résultat tombe aussi vite, c’est qu’il a sauté aux yeux des scientifiques. Il est publié ce 10 décembre dans la revue scientifique de référence « Science » : l’eau qui forme le gros de la masse de Choury (sous forme de neige et de glace) est trois fois plus riche en deutérium que celle qu’on trouve sur Terre. A l’évidence, ce n’est pas le même liquide.

Trop loin, trop froid

La différence vient donc du deutérium. De quoi s’agit-il ? Alors que l’atome d’hydrogène, le plus simple et le plus abondant dans l’univers, est formé d’un proton et d’un électron, l’atome de deutérium contient en plus un neutron.

Pour que les molécules d’eau (faites d’hydrogène et d’oxygène) se chargent en deutérium, il faut qu’elles se forment à des températures très basses, celles qui règnent justement aux confins glacés du système solaire, où croisent les comètes. Pratiquement, plus une comète s’est formée loin du Soleil, plus elle contiendra de deutérium.

La surprise n’est pas totale. En 1986, les analyses (déjà effectuées à l’Université de Berne) des données livrées par la sonde Giotto après son passage à proximité de la fameuse comète de Halley avaient montré des concentrations de deutérium deux fois plus élevées que celles de l’eau terrestre.

De l'eau partout !

L’eau est littéralement plus vieille que le monde. Elle se trouvait déjà en immenses quantités dans le nuage qui a donné naissance au Soleil et aux planètes. Aujourd’hui, sous forme gazeuse, liquide ou solide, elle est encore présente partout dans le système solaire, du fond des cratères de Mercure aux satellites glacés de Saturne et de Jupiter.

Et bien sûr, la Terre primitive en avait déjà. Mais dans les dernières phases de sa formation, notre planète est devenue tellement chaude que l’eau s’est évaporée dans l’espace. Puis elle est revenue, apportée par le bombardement massif de petits corps célestes que les planètes ont subi il y a 3,8 milliards d’années – et dont témoigne encore la face criblée d’impacts de la Lune.

Alors, si ces petits corps célestes qui ont rempli les océans n’étaient pas des comètes, ce ne pouvaient être que des astéroïdes.

La différence ? Les astéroïdes sont beaucoup plus proches de la Terre, l’essentiel d’entre eux tournant entre Mars et Jupiter. Aujourd’hui, la chaleur du Soleil les a littéralement « cuits » et ce ne sont plus que des cailloux, mais à l’origine, ils étaient eux aussi gorgés d’eau.

En outre, comme le relèvent les auteurs de la publication dans « Science », il est possible que la Terre, malgré la fournaise dans laquelle elle est née, ait pu conserver aussi une partie de son eau originelle. Notamment enfermée dans la roche, puisqu’on trouve des molécules d’eau jusque dans les réseaux cristallins d’une pierre aussi dure que le granit.

Et la vie ?

« Rendez-vous pour une prochaine publication sur les molécules pré-organiques » a dit Kathrin Altwegg, de l’Université de Berne, investigatrice principale de l’expérience Rosina.

Car si elle disqualifie les comètes comme source de l’eau terrestre, la découverte faite par son équipe internationale ne remet pas en question l’hypothèse que les « briques » fondamentales de la vie puissent être venues de l’espace.

Depuis longtemps, les spectromètres captent la trace de ces longues chaînes de carbone et d’hydrogène dans les nuages interstellaires où naissent les étoiles et les planètes. Et comme l’eau, elles sont aussi partout dans notre système solaire, y compris dans les comètes et les astéroïdes.

Autant dire que les scientifiques vont encore au-devant de belles découvertes à partir des données de la sonde Rosetta, qui va continuer à tourner autour de sa comète au moins jusqu’à l’été prochain.

(extrait de Rue 89)

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dimanche 28 août 2011

Une étoile aspirée par un "trou noir"

Le satellite Swift de la NASA a capturé le 28 mars dernier un phénomène aussi impressionnant qu'esthétique. Un trou noir situé dans une galaxie très lointaine a été prise en pleine ingestion d'une étoile qui passait par là. Grâce à une modélisation des informations reçues par le satellite, la NASA a pu reconstituer ce qu'il s'était passé en images de synthèse.

On peut donc voir l'étoile se faire littéralement aspirer par le trou, avant de provoquer une véritable explosion. La galaxie en question était si loin que le rayonnement de l'explosion a voyagé 3,9 milliards d'années avant d'atteindre la Terre. La dite explosion s'est produite dans la constellation de Draco, et a offert au satellite un phénomène extraordinaire et magnifique.

Découvrez l'explosion d'une étoile dans un trou noir en vidéo en cliquant ci-dessous :  

Posté par jl boehler à 03:25 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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