samedi 31 août 2019

Comores : un accord de partenariat avec la France

Un tiers des députés comoriens est contre !

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Plus d'un tiers des députés comoriens ont dénoncé jeudi l’accord de partenariat signé le 22 juillet entre la France et les Comores à l’occasion de la visite à l’Elysée du président comorien Azali Assoumani. 

Douze des 33 députés ont signé une déclaration en ce sens remise à la presse. 

"Les parlementaires de l’Union des Comores considèrent comme nuls et non avenus les accords-cadres signés le 22 juillet 2019 à Paris entre les gouvernements comorien et français et se désolidarisent du gouvernement comorien", indique ce texte. 

Les signataires accusent le président Azali de "piétiner et bafouer" la Constitution des Comores. 

Ils accusent aussi la France de violer la souveraineté des Comores depuis 44 ans "en occupant une partie de son territoire", Mayotte, la quatrième île de l’archipel des Comores, devenue en 2012 le 101e département français mais toujours revendiquée par Moroni. 

Les parlementaires signataires font "du retour de l’île de Mayotte dans son ensemble naturel une priorité nationale.De son côté, le Front démocratique (gauche) a accusé jeudi M. Azali d’avoir "livré les Comores en pâture à la France". 

Le président français Emmanuel "Macron donne 150 millions d’euros qui seront gérés (...) par l’Agence (...) spécialisée dans le blocage du développement des Comores, l’AFD de triste renommée (...). En contrepartie  (...) Azali concède l’occupation de Mayotte", affirme le parti dans un communiqué. 

L’accord, qui a déjà suscité une vague de protestations de l’opposition et de la société civile, prévoit le versement par la France de 150 millions d'euros sur trois ans au profit des Comores, notamment par l'intermédiaire de l'Agence française de développement (AFD).  

Le président Azali s’est pour sa part engagé à mettre en place un programme de lutte contre les traversées illégales entre Anjouan et Mayotte. 

Mayotte subit une forte pression migratoire des îles voisines des Comores dont la plus proche, Anjouan, est située à 70 km de ses côtes.(selon AFP)

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jeudi 15 août 2019

Copie conforme de Rugy !

Un député, discrédité par ses frais de bouche, représente Macron à l'investiture du nouveau président de Mauritanie.

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Pour le représenter à l’investiture du nouveau président mauritanien, Mohammed Ould Ghazouani, le 1er Août 2019 à Nouakchott, Emmanuel Macron a porté son choix sur le député Jean-Jacques Bridey, un de ses soutiens de la première heure totalement plombé aujourd’hui.

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Le député LREM du Val-de-Marne avait été choisi en sa qualité de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée nationale. Cette fonction pouvait effectivement valoir à son titulaire l’honneur de représenter la France et son chef de l’État. Jean-Jacques Bridey n’était pourtant pas le meilleur émissaire pour une telle représentation à haute signification politique.

Jean-Jacques Bridey lâché par les siens

Le 24 juillet 2019, soit une semaine avant son voyage à Nouakchott, l’ancien maire de Fresnes ( Val-de-Marne) avait été désavoué par ses pairs du parti présidentiel. Jean-Jacques Bridey n’a pas été reconduit à la tête de la Commission de la Défense et des Forces Armées. Ils lui ont préféré une députée nîmoise pour lui succéder à la prochaine rentrée parlementaire. 

Ses notes de frais  "astronomiques" 

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Outre les reproches des membres de son propre parti concernant une certaine opacité dans la gestion et le management de la commission de l’Assemblée nationale, notamment en matière de finances et de ses déplacements, Jean-Jacques Bridey avait déjà attiré l’attention de Mediapart et d’Anticor sur son train de vie et ses frais de bouche. Avant le président de l’Assemblée nationale, Francois de Rugy, le homard et les vins d’exception étaient déjà à l’honneur chez le député ex PS du Val-de-Marne (PS qui l'avait qualifié de "bon débarras" lors de son ralliement à LREM).

250 euros la bouteille de vin

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Dans son édition du 29 octobre 2018, le site Mediapart avait épinglé Jean-Jacques Bridey pour « des notes de frais astronomiques » qu’il se faisait rembourser, en 2016-2017, par la Société d’économie mixte de l’aménagement de Fresnes ( SEMAF) qu’il présidait. Mediapart évoquait des remboursements de l’ordre de 2000 euros mensuels.

A titre d’exemples, Mediapart citait des frais bouche tels que 680 euros pour deux couverts dans un grand restaurant parisien, 250 euros pour une belle bouteille de Meursault ou encore 85 euros pour des aiguillettes de homard bleu. Selon Mediapart, des bouquets de fleurs à près de 100 euros ou des frais de parking à Roissy étaient aussi parmi les dépenses facturées à la Semaf. Jean-Jacques Bridey aurait perdu la mémoire sur ses invités ou ses voyages et déclare que Mediapart veut atteindre son honneur car toutes ces dépenses avaient été bien validées par la Semaf. En février 2019, l’association Anticor a saisi le procureur de la République de Créteil pour ces faits.

Une avalanche d’indemnités

Jean-Jacques Bridey a aussi été inquiété, suite à un signalement, pour des faits s’apparentant à de la concussion. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ( HATVP) a saisi la justice. Avant la loi de 2017 interdisant le cumul de mandats, l’élu de la Nation aurait perçu, en 2013, 2014 et 2015, des indemnités pour ces différents mandats ( maire, député président de la Semaf) dont le cumul serait bien au-delà du plafond qui était alors admis par la législation. Le parquet a diligenté une enquête préliminaire sur ces informations. Jean-Jacques Bridey invoque la bonne foi et une possible négligence de sa part et qu’en tout état de cause il rembourserait les sommes indues. 

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En attendant les décisions de la justice, et bien qu’ayant perdu son poste de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées, c’est bien Jean-Jacques Bridey qui a représenté le chef de l’État français à l’investiture du nouveau président mauritanien et eu des entretiens avec lui et son prédécesseur sur les relations franco-mauritaniennes. Mauritanie, pays où sévissent encore la famine et l'esclavage !

Quelques semaines après la démission du ministre d’État, François de Rugy, la désignation de Jean-Jacques Bridey ne manque pas de soulever quelques questions sur certains choix de personnes du président Macron.

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jeudi 1 août 2019

Décès de Armand Jung

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris ce matin le décès d’Armand JUNG.

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Figure de la gauche strasbourgeoise et alsacienne, infatigable débatteur, socialiste de cœur et de convictions, Armand est toujours resté fidèle - dans les victoires comme dans les défaites - à sa famille politique.

Armand JUNG aura marqué durablement un territoire - celui de la Montagne Verte, de l’Elsau et de Koenigshoffen dont il a été le conseiller général ; Il en connaissait chaque habitant, chaque rue, chaque association et n’avait nul autre pareil pour tenir un débat, même au milieu d’une rue, sur une place, pour défendre avec force les dossiers de « son quartier ».

Député de la première circonscription du Bas-Rhin, il aura porté plus particulièrement le dossier difficile de la sécurité routière. Toujours avec détermination et le courage de parfois être à « contre courant ».

Devenu Député honoraire et jusqu’à ces dernières semaines, il demeurait au fait de la vie politique française, en commentateur avisé et éclairé ; il est toujours resté attentif à l’évolution de ce parti qu’il aimait profondément et de la fédération du Bas - Rhin, écoutant et promulguant conseils à la « jeune génération » et notamment après la défaite cuisante de 2017 et lors du congrès d’Aubervilliers ou sur des dossiers déterminants locaux, régionaux ou nationaux.

Je garde moi d’Armand le souvenir de cette campagne un peu « folle » des législatives de 1997 où jeune militante, je prenais pour la toute première fois part à l’organisation interne d’une campagne. J’avais été fascinée (et reste fascinée) par cette capacité incroyable qu’avait Armand d’aller sur tous les terrains, mégaphone à la main, écoutant de la même manière et avec la même attention tous les citoyens. C’est ce souvenir que je garde ce matin de lui.

La Fédération du Bas Rhin du PS perd un grand militant, une figure emblématique du socialisme alsacien.

Au nom de la direction fédérale, au nom de l’ensemble des militants du PS 67, j’adresse à sa femme Martine, à sa fille Aurélie et à son petit - fils, à Eric Elkouby, à sa famille et à ses proches, toutes mes pensées et amitiés sincères.
 
Pernelle RICHARDOT
Première secrétaire Fédérale
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Notons aussi qu'en 1999 Armand Jung, en tant que membre, puis président du Conseil National de la Sécurité Routière, avait soutenu le projet d'inscription de la RN 59 (contournement de Châtenois, études d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé) au Contrat de Plan Etat - Région 2000 - 2006.

Accidents de la route: quelles causes? (interview du 21 juin 2011)

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mardi 6 mars 2018

Le député LREM Eric Alauzet se moque des retraités

"Les retraités d'aujourd'hui font partie d'une génération dorée !" Sans blague ?

alauzetQuel bel argumentaire que celui de ce député LREM qui parle sans réfléchir, au moment où de nombreux retraités voient baisser leur pouvoir d'achat et s'apprêtent à manifester contre des mesures inadmissibles prises par le tandem Macron - Philippe.  Et de trouver même que les "pénalisés" ne sont qu'une minorité. Et d'appeler les retraités à se ressaisir ! Et de trouver que les retraités sont en colère car insuffisamment informés ! Et de trouver que la hausse de la CSG est une mesure de gauche, extrêmement sociale !

Ce monsieur oublie-t-il que souvent ceux qui sont retraités aujourd'hui sont ceux qui, à travers les cotisations sociales, ont contribué à payer les pensions des veuves de guerre (2ème guerre mondiale, Algérie), ceux qui ont payé la vignette dont le produit était destiné aux retraités, produit qui ne leur a que très rarement été reversé. 

Ce monsieur a-t-il déjà oublié qu'élu Les Verts puis EELV, il a trahi la gauche pour rejoindre LREM par opportunisme ! Un vrai défenseur d'une politique de gauche ? J'en doute.

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vendredi 7 juillet 2017

Gustave Steinheil et Jacques-Christophe Dieterlen, deux patrons messidoriens

Aux antipodes des patrons du CAC40, Jacques Christophe Dieterlen et Gustave Steinheil ont laissé dans l'histoire de l'industrie textile le témoignage d'un engagement personnel reposant sur des fondements éthiques totalement étrangers aux capitaines d'industries tant adulés par les médias de notre époque.

ok_Usine_textile_Amickaelb_wiki_ccbysa30_620x310Jusqu’à la fin du 20ème siècle, dans la Haute Vallée de la Bruche à Rothau, Steinheil-Dieterlen, plus couramment appelée Steinheil, était une institution à tel point que ses changements de nom ne furent jamais vraiment intégrés par la population. Cette usine textile n’ayant rien à voir avec Marguerite Steinheil née Japy, la connaissance du président Félix Faure qui sortit par l’escalier de service, doit son existence à l’amitié de deux jeunes gens devenus accessoirement aussi beaux-frères : Gustave Steinheil (1818-1906) et Jacques-Christophe Dieterlen (1818-1875) qui reprirent en 1847 une petite fabrique de tissage et de filature de cotonnades afin de la développer.

Plusieurs articles et quelques ouvrages ont rapporté l’histoire de cette entreprise familiale surmontant plusieurs crises économiques et les déplacements de frontières propres à cette région qui, de 1871 à 1944 firent changer les populations de nationalité à quatre reprises. D’un point de vue purement économique Steinheil(-Dieterlen) fut longtemps synonyme de réussite malgré des contextes difficiles. Mais ce qui en fait l’originalité réside plus dans l’état d’esprit de ses fondateurs : Gustave Steinheil et Jacques Christophe Dieterlen étaient des patrons pour qui action signifiait travail et non dividendes. Tous deux inlassables travailleurs, ils avaient le souci d’améliorer la condition ouvrière. Bien sûr, ce ne furent pas des Jean-Baptiste André Godin dont je parlerai dans un prochain article, mais dans un autre genre, ils se basèrent sur des valeurs, en l’occurrence le protestantisme social, pour donner à leur « gouvernance » une éthique humaniste.

Gustave Steinheil fut longtemps maire de Rothau (1852-1874) et trop brièvement député des Vosges (1871-1872) sous l’étiquette « Républicain de Gauche ». Dès son accession à la tête de l’entreprise, il fit figurer dans ses statuts une obligation de consacrer 10% des bénéfices aux œuvres sociales. Une caisse de secours, alimentée par ces fonds, permettait aux sociétaires malades de bénéficier de soins et de médicaments gratuits ainsi que d’un secours financier chaque jour de maladie. Ce système prévoyait également d’assurer gratuité des soins et des médicaments ainsi que pension de retraite en cas d’accident du travail provoquant une infirmité. Une pension était également prévue pour les femmes devenues veuves suit à un accident du travail de leurs maris. Les jeunes gens effectuant leur service militaire touchaient une prime et les jeunes filles qui se mariaient une dote. Le décès de chaque sociétaire donnait droit à un secours versé à sa famille. Gustave Steinheil entreprit la construction de maisons pour le ouvriers, la création d’un petit hôpital dont il confia la direction aux sœurs diaconesses, la lutte contre l’alcoolisme en distribuant notamment du café chaud et sucré pendant les heures de travail, la lutte contre l’illettrisme en organisant des cours pour adultes avec pour complément une bibliothèque et une société de musique. Il alla même jusqu’à créer un petit orphelinat.

Gustave Steinheil et Jacques Christophe Dieterlen, de par leur attachement au protestantisme, s’accordèrent sans difficultés sur la suppression du travail du dimanche. Si le premier faisait figure de capitaine d’industrie, le second était très proche des salariés. S’habillant modestement il se mêlait à la vie des ouvriers et, lui même père de deux filles et dix garçons nés entre 1846 et 1863 de son mariage avec Julie Émilie Steinheil (1822-1898) en 1842, organisa la création d’une crèche pour les enfants des salariés. Il est rapporté qu’il n’hésitait pas à rendre visite aux ouvriers malades résidant tant à Rothau que dans les villages environnants. Soucieux d’élever les travailleurs à une véritable dignité, il se refusait aussi à faire grand cas de sa personne. La Guerre de 1870 et ses conséquences imposant à ce fils d’immigré wurtembourgeois l’exil au delà de la Ligne Bleue des Vosges, il mourut à Paris usé par le travail et taraudé par le mal du pays. Gustave Steinheil, alors député des Vosges, resta à Rothau quand les deux cantons de la Haute Vallée de la Bruche furent rattachés à l’Alsace et cédés à l’Allemagne lors du Traité de Francfort en 1871. Il y décéda 12 ans avant la réintégration de ces deux cantons à la France, mais cette fois-ci au département du Bas-Rhin.

De l’histoire de ces deux amis qu’un mariage rendit beaux-frères (1842) et qu’une usine fit associés (1847), nous pouvons retenir l’esprit aux antipodes des patrons de Germinal mais bien plus proche de Messidor car si leur entreprise avait pour but la rentabilité, ils ne concevaient pas pour autant son fonctionnement sans redistribution d’une part non néglieable des richesses à ceux qui en sont les forces créatrices. Un exemple à suivre aussi en 2017… (selon "Eurojournalist").

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dimanche 7 juin 2015

Carton rouge pour un député-maire

Le député-maire "Les Républicains" de Sarrebourg Alain Marty va-t-il relancer la guerre entre l'Alsace et la Lorraine ? 

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En effet il vient de se faire flasher sur l'A-4 à la vitesse de 151 kmh, entre Sarre-Union et Sarreguemines, sur une route limitée à 110 kmh.  La brigade rapide d’intervention de Phalsbourg a procédé à ce contrôle. Et pour ce genre d'infraction, les élus parlementaires ne bénéficient pas de l'immunité parlementaire. Et le permis lui a été retiré immédiatement. Ce qui fait débat, c'est le tribunal devant lequel il devra passer en jugement ! En Lorraine à Sarreguemines, ou en Alsace à Saverne ? Vaste débat qui risque de créer un nouveau conflit entre les deux provinces ? Finalement, non, il  sera jugé à Saverne.

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Ce député est d'ailleurs un récidiviste ! Il y a quelques mois, l’homme avait déjà fait l’objet d’un retrait de permis dans les mêmes circonstances, sur la RD955 entre Château-Salins et Sarrebourg. Voilà ce que c'est que de cumuler les mandats ! On est pressé et on met en danger la vie des autres.

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jeudi 30 avril 2015

Réformateur à six ans ?

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On connaît les grands mensonges de Sarkozy qui s'est dit présent à la chute du mur de Berlin, créateur du G-20 et champion de quelques autres grands faits d'armes (il aurait même été présent à la libération de Paris, bien qu'invisible sur toutes les photos car caché par le grand Charles). Et voici que dans les DN du lundi, 27 avril, son élève, le nouveau président du conseil départemental du Bas-Rhin, le sympathique Fredo Bierry, suit son exemple.

Ainsi, il prétend que, tout jeune attaché parlementaire du député Alain Ferry, il fréquentait les réformateurs. Petit rappel : les "Réformateurs" sont un mouvement créé en 1971 par les centristes Jean-Jacques Servan-Schreiber et Jean Lecanuet, mouvement qui a permis aux législatives de 1973 en Alsace l'élection de Jean-Marie Caro  et Adrien Zeller. Bierry avait 6 ou 7 ans, en voilà un homme politique précoce.

Il y a bien sûr eu en 1992 une nouvelle tentative de créer le MDR par Jean-Pierre Soisson, ancien ministre de Giscard d'Estaing, dans le gouvernement de Raymond Barre, puis de François Mitterrand, dans le gouvernement d'ouverture de Michel Rocard. Mais déjà en 1993, date de l'élection du député "sans étiquette" Alain Ferry dont Bierry devint l'attaché parlementaire, la comète MDR avait à nouveau disparu du paysage politique français. Les anciens de la 6ème circonscription se rappellent même que le sans-parti (ou apartide) Ferry, qui était prêt à obtenir le soutien du PS, déposa une plainte au parquet de Paris contre ce même PS pour soutien abusif non demandé (histoire de se faire un peu de publicité gratuite ?). L'orphelin de parti Alain Ferry, ancien membre de la "fédération des élus républicains et socialistes" en tant que maire de Wisches, n'obtint jamais satisfaction auprès de la justice. L'affaire avait été classée sans suites.

Quant à l'élève Bierry, il est aujourd'hui UMP. Et nous, nous sommes comme tous les lecteurs des réseaux sociaux et de ce blog, MDR ! (morts de rire). 

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lundi 6 avril 2015

Les boulettes pascales de nos députés UMP

En cette dernière journée de travail parlementaire avant Pâques, à savoir vendredi 2 avril,  nos députés UMP devaient déjà avoir la tête ailleurs, notamment Bernard Accoyer et André Schneider.

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Tout d'abord Bernard Accoyer, il s'offusque d'être obligé de siéger un vendredi-saint, jour férié seulement en Alsace-Moselle. Quel ignorant ! Il ne sait pas que vendredi-saint est aussi jour férié dans les Antilles françaises et dans les îles du Pacifique, sans oublier la Guyane ! S'il avait demandé la délocalisation de la séance de l'Assemblée Nationale à Strasbourg, Metz ou Papeete, peut-être aurait-il évité de siéger ce jour-là. Pour éviter toute nouvelle boulette à ce député, voici tous les jours fériés sur une partie du territoire national :

- Vendredi Saint : vendredi 3 avril 2015 (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Polynésie Française).
- Abolition de l'esclavage à Mayotte : lundi 27 avril 2015.
- Saint Pierre Chanel : mardi 28 avril 2015 (Wallis-et-Futuna).
- Abolition de l'esclavage en Martinique : vendredi 22 mai 2015.
- Abolition de l'esclavage en Guadeloupe : mercredi 27 mai 2015.
- Abolition de l'esclavage en Guyane : mercredi 10 juin 2015.
- Fête de l'autonomie en Polynésie Française : lundi 29 juin 2015.
- Fête Victor Schoelcher, en Guadeloupe et en Martinique : mardi 21 juillet 2015.
- Fête du Territoire à Wallis-et-Futuna : mercredi 29 juillet 2015.
- Fête de la citoyenneté en Nouvelle Calédonie : jeudi 24 septembre 2015.
- Abolition de l'esclavage à la Réunion : dimanche 20 décembre 2015.
- Saint Etienne : samedi 26 décembre 2015 (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin).

Et pour gagner un jour férié supplémentaire  à l'assemblée nationale, peut-être pourra-t-il demander le déplacement de la fête de l'abolition de l'esclavage à la Réunion, qui tombe un dimanche.

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Quant au député alsacien André Schneider, il reproche à Jean-Pierre Pernaut de situer Strasbourg en Allemagne. Lui au moins n'avait donc pas de raison d'être absent vendredi matin. Pourtant son banc était vide. Peut-être a-t-il siégé au Bundestag à Berlin ?

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Toujours est-il qu'il n'a dû voir que le début et la fin de l'émission de Jean-Pierre Pernaut qui a fait d'abord un reportage sur Strasbourg, et ensuite un reportage en Allemagne. Entre les deux reportages, notre cher député UMP, après une semaine de travaux de forçat, a dû s'assoupir devant son poste de télévision. Bon sang, pourvu qu'il n'ait pas trop souvent ce genre de coups de fatigue à l'Assemblée Nationale, surtout pendant les séances de questions au gouvernement retransmises en direct dans toute la France ! Cela donnerait une très mauvaise image des élus alsaciens.

Mais peut-être André Schneider avait-il accompagné dès 1989 son ami Nicolas Sarkozy à la chute du Mur de Strasbourg ? Il est vrai que ce dernier, venu en tant que Président de la République visiter une des grandes scieries alsaciennes, avait par un regrettable lapsus situé notre province en Allemagne.  Et peut-être aussi se prend-il à rêver de devenir ministre des affaires étrangères dans un prochain gouvernement d'Angela Merkel ? Et peut-être rêve-t-il aussi qu'Angela Merkel désigne Strasbourg comme candidate aux Jeux Olympiques en Germanie en 2024 ? Et peut-être a-t-il vu Jean-Pierre Pernaut non sur TF1, mais sur ARD (1ère chaîne allemande) ? 

Décidément nos élus UMP ont un grand potentiel pour se rendre ridicules, surtout au moment où l'on s'y attend le moins. Qu'ils continuent donc à dormir du sommeil du juste.

 

270px_PortedeBrandebourg_nuitLa porte de Strasbourg (selon André Schneider ?)

strasbourg_cathedrale_de_nuit_661La cathédrale de Berlin (toujours selon André Schneider ?)

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lundi 16 avril 2012

Action commune pour Coop Alsace

point_coopLes inquiétudes que suscite l’avenir du groupe Coop Alsace dépassent les clivages politiques. La preuve : le député-maire UMP de Ribeauvillé Jean-Louis Christ et le député PS Armand Jung, tous deux vice-présidents d’honneur de l’Association régionale de soutien aux Coop d’Alsace, ont lancé hier deux initiatives communes. Ils appellent « toutes les Alsaciennes et tous les Alsaciens effrayés de voir disparaître le groupe Coop » à participer à un « Coop’pique-nique géant » qui aura lieu le dimanche 29 avril de 11 h à 15 h, place Kléber à Strasbourg.

Les fournisseurs du groupe régional de distribution, les agriculteurs, les élus, les représentants des sociétaires et des salariés sont, eux, invités à participer à un colloque sur le thème « Que devient l’économie alsacienne sans le groupe Coop ? » qui se déroulera le vendredi 27 avril de 14 h à 17 h l’espace culturel le Parc de Ribeauvillé.

Ces deux manifestations ont évidemment le même objectif. Il s’agit de s’opposer « à la disparition de la Coop », expliquent MM. Christ et Jung dans un communiqué commun. Pour eux, l’option choisie par le conseil d’administration pour sauver le groupe « est une solution à très court terme. Si elle rassure les banques, elle organise le démantèlement du Coop Alsace et met en péril l’équilibre économique alsacien en renforçant la constitution d’oligopoles sur le marché alimentaire » régional.

Les députés estiment également qu’elle compromettra « le développement de nombreuses entreprises agroalimentaires » et mettra « en péril de nombreux agriculteurs ». Ils redoutent enfin qu’elle fasse « disparaître le fabuleux réseau de magasins de proximité […] fragilisant le développement du territoire et isolant dans la précarité des populations fragiles ». Une telle issue se traduirait, de plus, par « de nombreux licenciements », redoutent les élus. (DNA du 14/4/2012)

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samedi 7 janvier 2012

Alain Ferry, précurseur du "bockelisme"

99352449"Dans six mois, je ne serai plus votre député. (-) Je vous ai beaucoup aimés." Déclaration de notre ex-député à deux titres (1° il ne se présente plus, 2° le Val de Villé change de circonscription) lors des traditionnels voeux de Nouvel An du gratin politique à Molsheim. Mais une déclaration qui n'annonce rien de nouveau puisque Alain Ferry avait déjà confié sa décision lors d'une interview publique dans les annexes de l'Assemblée Nationale en 2009 ! Une interview  pourtant d' Alain Ferry à l'Assemblée Nationale où, en retraçant son parcours politique, il devient brusquement "amnésique", prétendant qu'il n'a jamais été inscrit à un quelconque parti politique ! Ben voyons ! Rafraîchissons-lui la mémoire : élu en 1993, Alain Ferry était alors à la Fédération des Elus Républicains et Socialistes, organisme du PS ! D'ailleurs en 1993, le PS avait soutenu sa candidature, soutien qu'il a refusé en portant plainte auprès d'un tribunal parisien (une plainte qu'il savait ne pas avoir de suite judiciaire). Il voulait les voix mais pas l'étiquette. Il avait de ce fait à subir des soirées de campagne houleuses à Lalaye, puis à Villé, ce qui lui a permis de se souvenir de moi durant ses 20 ans de mandat. Elu, il a passé au MDA, présidé par un autre dissident du PS à savoir le maire de Schiltigheim Alfred Muller. Puis petit à petit, de centriste soi-disant de gauche, il est passé à un centrisme franchement de droite, pour terminer à l'UMP. Cela n'a pas changé la circonscription puisque son prédécesseur Jean-Marie Caro avait utilisé le même stratagème gagnant (pour lui, pas pour la circonscription). En revoyant la video d'Alain Ferry, on voit d'ailleurs toute l'ambiguïté de sa situation : social(iste)? dans sa commune de Wisches où il va même créer une "épicerie sociale", il soutient la politique anti-sociale du gouvernement à Paris ! L'ambiguïté lui colle d'ailleurs tant à la peau qu'il a désigné comme successeur (ou héritier ?) le maire de Molsheim Laurent Furst, ancien secrétaire-fondateur de la section PS de Sundhoffen (68), devenu UMP bon teint, tirant à vue, lors de cette même cérémonie des voeux sur les avancées sociales du gouvernement Jospin (même l'aboyeuse nationale Nadine Morano est plus tendre), lisant des notes qu'il avait dans la poche de sa veste depuis 10 ans (veste qui se retourne donc plus souvent qu'elle ne va au pressing)  ! Pas étonnant dans ces conditions que le seul ministre venu en visite officielle dans la 6ème circonscription de Molsheim-Villé soit un certain transfuge nommé Jean-Marie Bockel !

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