vendredi 12 avril 2019

Séance plénière du Conseil Départemental

On y parle de la vallée de Villé, malgré l'absence de la conseillère !

cd67

Il est en effet question, lors de la séance plénière du 4 avril, de la création de la Maison des Aînés et des aidants, sur le périmètre des communautés de communes de Sélestat, du Ried de Marckolsheim et de la Vallée de Villé. Et le rapport n° CD/2019/006 a été voté à l'unanimité !

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mercredi 13 mars 2019

La conseillère ne peut être au four et au moulin !

Compte-rendu de la réunion départementale du 4 mars !

C'est du rapide ! La vitesse d'arrivée des infos cantonales déteint avec les lenteurs du bulletin municipal. Notre conseillère se promènerait-elle toute la nuit, de boîte aux lettres en boîte aux lettres ? Ou n'informerait-elle que quelques privilégiés ? En tous cas, elle nous livre déjà des résultats de la réunion de la commission permanente du CD. Elle prétend avoir obtenu : 

- 256.840 € pour le collège de Villé ! Oui, mais voilà, il s'agit de la simple reconduction budgétaire en 2019 pour des travaux prévus depuis 2018. Ce montant ne figure d'ailleurs pas dans le compte-rendu de la délibération évoquée.

- 3.500 € pour un photocopieur (toujours au collège), ça fait cher la machine.

- 30.000 € à Décibulles (là encore il s'agit non d'une décision, mais d'une reconduction systématique) ! 

En réalité, notre chère conseillère était absente ce jour-là à Strasbourg. Et pour couronner le tout, elle n'a même pas donné procuration à l'un de ses "amis politiques" (en a-t-elle encore ?). Tout comme elle était absente le même soir au conseil municipal de Villé. On ne peut quand même pas lui demander d'être à la fois au four et au moulin. C'est sûr, aux prochaines élections elle se prononcera pour le non-cumul (des absences) de mandat.

CDJusqu'à maintenant, elle n'a réussi qu'à parler du Champ du Feu et de sa navette. Aussi est-il étonnant qu'elle n'ait même pas tenu à soutenir son collègue d'Obernai pour le développement du même lieu, côté Le Hohwald. 

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Enfin, soit ! je vais quand même publier ci-dessous le papier qu'elle fait distribuer dans le canton. Tout le monde appréciera.

canton1

canton2

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lundi 11 février 2019

Au CD 67, on a tenu compte de mon blog

J'avais dit il y a un mois, à propos de la publication devenue régulière depuis un certain temps, que, dans le nouveau canton de Mutzig/Villé, notre vallée était peu servie. Il a suffi que je le dise pour que, dans le catalogue de distribution des subventions, la vallée soit mieux servie. Comme, depuis décembre, la commission permanente ne semble pas avoir siégé, il devait s'agir d'un simple oubli qui vient donc d'être rectifié. Sinon, il faudra définitivement croire que ce sont les absences de notre représentante qui profitent à la vallée. Mais, au fait, pourquoi tous les citoyens du canton ne reçoivent-ils pas cet intéressant document ? Resterait-il bloqué dans certaines mairies ?

lettre1

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samedi 9 février 2019

Les absences de la comtesse

Y a-t-il des pauvres dans la vallée de Villé ?

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La dernière séance plénière du conseil départemental 67 a eu lieu lundi 4 février, avec deux points à l'ordre du jour :

- Vote pour une collectivité européenne d'Alsace.

- Démarche de lutte contre la pauvreté.

Une fois de plus, la conseillère départementale de la vallée a brillé par son absence. Si l'on peut comprendre aisément que le premier point dépasse largement son niveau politique, on peut se poser des questions quant à sa conception de la représentation pour le deuxième : n'y aurait-il plus de pauvres dans la vallée ?  Ou notre élue ne serait-elle plus que la conseillère des riches, un peu comme notre président de la république qui apparaît lui aussi comme le représentant des riches, voire des très riches ?

Après sa "glorieuse prestation" lors de la réunion de bilan à mi-mandat, on aurait pu envisager qu'elle se ressaisisse dans l'enceinte strasbourgeoise du CD. Hélas, elle est restée au niveau de ses présences aux réunions à mi-mandat : présente de corps à Villé (mais pas d'esprit), absente à Saâles, Schirmeck et Muzig ! Avec une présence sur quatre, elle est devenue "madame 25%" ! Mais peut-être ne touche-t-elle que le 1/4 de son indemnité ?

  • Ci-dessous : extrait du PV de la réunion plénière du 4 février 2019.

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schirmeck

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mercredi 6 février 2019

Bierry maire de Strasbourg ?

Spécialiste des zones de montagne !

bierry

Lors d'une réunion publique à Villé, à propos d'un bilan à mi-mandat du conseil départemental 67, la représentante des vallées n'a pas su répondre à ma question concernant les zones de montagne. Pas plus d'ailleurs que le président Bierry qui s'est limité à un commentaire succinct : "Il manque un peu de volonté politique aux élus locaux." Histoire de dire: "Ce n'est pas moi, c'est les autres." Quant à la volonté politique, il faut reconnaître qu'il en a ! Comme le rapportent les DNA du lundi 4 février, il aurait même la volonté de s'attaquer à la mairie de Strasbourg.

Qu'est-ce à voir avec les zones de montagne ? Si ce n'est que Strasbourg, avec la flèche de sa cathédrale, possède le point le plus élevé de la plaine d'Alsace. A défaut de réussir à faire classer en zone de montagne les villages de Neubois, Neuve-Eglise ou Saint-Pierre-Bois, il réussira à y faire classer la capitale européenne et même l'ensemble de la C.U.S., pour le plus grand plaisir du président Robert Hermann qui n'en attend pas tant.

Et peut-être se voit-il même un avenir du côté de Paris, où il aurait déjà envoyé en mission l'un ou l'autre de ses collaborateurs (ou collaboratrices) les plus proches, histoire de tâter le terrain ? Après tout, la tour Eiffel et la butte Montmarte pourraient aussi justifier un classement de la capitale en zone de montagne.

Les agriculteurs des places Kléber et Gutenberg, comme ceux des Champs Elysées, seraient ravis de toucher des primes européennes à ce titre.

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vendredi 1 février 2019

Très haut débit en Grand Est (fibre optique) : où en est-on ?

Des réunions d’information pour les habitants ?

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Voilà l'information publiée en date du 31/1/2019 qu'on trouve sur le site officiel de la région Grand Est :

L’ouverture commerciale du réseau très haut débit Rosace se poursuit sur le territoire alsacien, dans le cadre du plan Très Haut Débit initié par la Région Grand Est et les Départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Des réunions publiques d’informations se tiendront  :

dans le Haut-Rhin :

  • Muespach-le-Haut – Salle Polyvalente – rue du stade –  le mercredi 6 février à 19h00 pour les habitants de Knoeringue et Muespach-le-Haut.
  • Hausgauen – Salle communale – Le Thalbach – 3, rue du vignoble – le jeudi 7 février à 19h00 pour les habitants de Hausgauen, Hundsbach et Willer.
  •  Raedersheim – Salle Polyvalente – 12, rue de Merxheim – le mercredi 27 février  à 19h00 pour les habitants de Raedersheim.

dans le Bas-Rhin :

  • Wimmenau – Salle Polyvalente – rue du stade – le lundi 4 février à 19h00 pour les habitants des communes de Bosselhausen, Buswiller, Kirrwiller, Ringendorf, Printzheim et Wimmenau.
  • Mittelschaefffolsheim – Salle communale – 7, rue principale – le mardi 5 février à 19h00 pour les habitants de Olwisheim et Mittelschaeffolsheim.

Ces réunions publiques permettront d’informer les habitants et les professionnels sur les modalités de raccordement de leurs logements ou entreprises à la fibre optique et de présenter les offres des différents fournisseurs d’accès internet. A ce jour, le réseau Rosace permet l’accès aux offres de 9 FAI (Fournisseur d’accès à Internet) grand public et de 15 FAI destinés aux professionnels. Organisées conjointement par l'entreprise Rosace et chaque maire, elles associeront les représentants de la Région Grand Est, de chaque Département et de l’EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale), s’il cofinance le projet. D’autres réunions seront organisées au fur et à mesure de l’achèvement des travaux de connexion des villages alsaciens.

Et dans la vallée de Villé ?

Annoncée depuis 2013, la fibre optique n'a pas encore été réalisée ! Même si l'entreprise Rosace effectue actuellement quelques travaux préparatoires. Pour la commercialisation, on repassera !

A noter que les premières réunions publiques ont lieu à Wimmenau, là où habite l'ancien président du Conseil Général, puis du Conseil Régional, Philippe Richert, une chose expliquant très certainement l'autre. Dans le Val de Villé aucune réunion d'information ne semble encore prévue. On a les élus qu'on mérite, avec les résultats que l'on constate ! Même lors de la dernière réunion publique de nos élus départementaux, le sujet n'a pas été abordé.

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jeudi 24 janvier 2019

Bilan départemental, réunion de Saâles !

Disparue dans le col de Steige ?

Décidément, les disparitions de notre dame du canton de Mutzig/Villé sont très fréquentes. Après sa sortie ratée du lundi précédent à Villé, le président Bierry l'aurait-il renvoyé définitivement dans ses foyers ? ou se serait-elle perdue dans les virages glissants du col de Steige ? A moins qu'elle n'ait été retenue à une commission permanente de massif (où elle est vice-présidente) du côté de Metz, Nancy ou Epinal, ou à une autre de l'ANEM (peut-être même à Forcalquier, chez la nouvelle tête forte montagnarde Castaner). En tous cas, notre cher Fredo a tenu (malgré un mal de gorge ?) la réunion de Saâles tout seul, sans sa Frédérique ! Il paraît que ce n'était pas plus mal.

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sa_les* A lire ci-dessous l'extrait de presse du 23/1 relatant la réunion de Villé :

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* Et l'adhésion du CD à l'ANEM (association nationale des élus de montagne) sans y porter un quelconque souhait de ses électeurs, ça sert à quoi ? sinon à dépenser une partie de 14.000 € de façon inutile ? - voir délibération du CD ci-dessous :

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mercredi 23 janvier 2019

Conseil départemental : sans blagues ?

La comcom va payer pour la bibliothèque départementale.

Depuis deux mois, les conseillers départementaux de notre nouveau canton de Mutzig/Villé publient les montants des "aides" accordées dans leur circonscription électorale. Ils oublient de dire ce qu'ils facturent à notre vallée ! Et tous, y compris nos deux représentants, ont voté cette dépense en réunion plénière. On croit rêver ! Le tout sous prétexte de participation "culturelle" alors que les mêmes conseillers départementaux suppriment les mêmes aides culturelles aux voyages scolaires au collège !  Du grand "n'importe quoi" !

Mais peut-être quelques voix vont-elles s'élever du côté de la comcom ? On peut toujours espérer.

* Ci-dessous : extrait des délibérations du CD du 13/12/2018 !

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samedi 19 janvier 2019

La RN 59 au débat des conseillers départementaux

Quand le président Bierry découvre !

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Dès son discours d'introduction, le président Bierry a abordé le dossier de la RN59 et notamment du contournement de Châtenois. Mais la seule réponse que j'aurais aimé entendre c'est : "Quelle structure ? Une 2x2 voies ou une 2x1 voies ?" et accessoirement : "Qu'en est-il du tronçon Lièpvre - Val de Villé ?" Mais voilà, comme le député Herth la semaine précédente aux voeux de la municipalité de Villé, Frédéric Bierry n'a pas apporté d'éclaircissement à ce sujet.

J'ai donc reposé la question, apportant même des précisions. En effet, cela fait 18 mois que l'enquête parcellaire a eu lieu, et on n'a toujours pas de résultat officiel à ce sujet. J'ai alors rappelé que les seuls acteurs de la RN59 qui étaient dans les starting-blocs, c'étaient les avocats de certains riverains. Le président Bierry a reconnu qu'il pensait le dossier plus avancé de ce côté, et il a promis d'interroger le préfet à ce sujet. Dont acte.

Le lendemain de cette réunion, on apprenait qu'à Châtenois, il subsistait un sérieux problème pour réaliser l'expropriation : une dizaine de terrains de la future emprise du contournement étaient "sans propriétaire connu". La commune doit donc entamer une procédure de récupération de ces terrains. Une procédure qui est longue et qui remet aussi en cause le calendrier des travaux.

Et je n'ose imaginer la menace qui plane sur l'enquête environnementale que nos chers "amis d'Alsace-Nature"  veulent renvoyer devant le tribunal administratif. Ces chers "amis" ont d'ailleurs déjà mobilisé les huissiers de justice pour compter les orchidées, alors que les usagers en sont à 110 morts depuis que le projet de rénovation de la RN 59 a été lancé (1976).

J'ai rappelé aussi l'ampleur du trafic à Châtenois : 25.000 véhicules/jour ! Alors que tous les experts s'accordent pour dire qu'à partir de 17.000 véhicules/jour, il est nécessaire de passer à une 2x2 voies. Et les usagers, notamment les 58% d'actifs qui quittent nos vallées le matin et y rentrent le soir pour des raisons professionnelles, attendent des réponses. L'information sur l'enveloppe financière mise à disposition dans le cadre du contrat de projet 2014 - 2020 n'est pas une réponse suffisante. Surtout que les montants qui y figurent n'ont pas été augmentés depuis 2000 et l'inscription au contrat de plan 2000 - 2007.

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vendredi 18 janvier 2019

Suite du débat avec nos conseillers départementaux

Après la "fameuse réunion très houleuse concernant l'accueil de migrants à l'ancienne gendarmerie de Villé" de novembre 2017, j'ai tenu à revenir sur un sujet : l'accueil des "mineurs étrangers isolés". Voici d'ailleurs le sujet tel que je l'avais traité il y a quelque temps :

Dans la banlieue strasbourgeoise, un vieux château accueille des enfants isolés migrants.

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Le Château d'Angleterre, au nord de Strasbourg, en pleine campagne, un vieux manoir qui servait déjà de pavillon de chasse aux nobles exilés d'Angleterre. Depuis 1909, il est devenu une dépendance de l'orphelinat du Neuhof (autre œuvre sociale de Strasbourg). Il est alors réservé aux « mauvais garçons » et sert de maison de correction. Aujourd'hui, il accueille trois types de jeunes de 13 à 21 ans : des jeunes ayant une vie familiale difficile, placés par un juge pour enfants, des jeunes délinquants et des « mineurs étrangers isolés » ayant perdu leurs parents en cours de migration.

« L'EEP assure depuis 1949 une mission de protection de l'enfance pour des mineurs en situation de danger. La structure peut accueillir, 36 adolescents en internat, 24 en accueil de jour et accompagner 4 adolescent en placement à domicile. Ils sont âgés de 13 à 21 ans et sont confiés soit par ordonnance du juge des enfants, soit par le Service de protection de l’enfance. Il est aussi conventionné pour l’accueil de 50 Mineurs Non Accompagnés et 50 Jeunes Majeurs hébergés en appartements collectifs extérieurs. »

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En ce moment, l'association accueille 32 jeunes migrants, dans ses différentes structures (3 centres dont le Château d'Angleterre Bischheim, un centre à Breitenbach-Kreutzweg et un autre à Urbeis-Climont). J'ai pu en rencontrer quelques-uns : afghans, pakistanais, soudanais, ivoiriens ou sénégalais.

Le directeur de l'accueil m'a indiqué : « Tous ces jeunes que nous recevons sont en grand désarroi. Ils vivent un conflit intérieur, entre leur attachement à leur pays d’origine, leur famille, et l’avenir qu’ils peuvent avoir en France. Parfois ils ont été envoyés là par leurs proches, parfois ils ont fui un conflit… Ils n’ont pas choisi d’être sur cette route et ils ont tous vécu des histoires traumatisantes pour leur âge. C’est pourquoi nous avons dans notre équipe une psychologue et que la première étape de l’accueil commence par un point de leur situation personnelle. Ensuite, nous les aidons à se scolariser, à disposer de papiers en règles, à parler français, etc. Nous stoppons leur migration, et avec un peu de chance, ils se taillent un avenir en France. Ainsi, nous avons un jeune apprenti, qui sera très probablement embauché par la SNCF. »

J'ai moi-même pu discuter avec certains. L'un des jeunes ivoiriens, 16 ans aujourd'hui, m'indique que sa famille a quitté Bouaké en 2010, lors de la crise post-électorale. Ils ont passé par le Burkina-Faso, le Niger, la Libye, où le père a disparu (certainement vendu comme esclave). La maman, avec ses 3 enfants, est partie vers les Balkans, avant de disparaître en Méditerranée. Il est le seul survivant. Il est arrivé en Allemagne en 2015, où il a pu faire une demande de réfugié, qui n'a pas abouti. Il est parti il y a 3 mois vers Strasbourg avec deux de ses camarades africains, mais il s'est fait « ramasser » par la police qui l'a acheminé vers ce château d'Angleterre. Il aimerait aller à Paris où il a de la famille (un oncle et des cousins). Mais l'administration lui refuse ce déplacement.

Ici, il est un peu perdu. Certes il parle parfaitement le français, et il participe à un atelier de menuiserie. Mais les autorités veulent le renvoyer en Côte d'Ivoire où il ne connaît plus personne. Son pays n'est plus en guerre, l'administration française le classe en « réfugié économique », donc « expulsable ». Cette même administration se réfugie aussi, selon le directeur, derrière la législation européenne : « On ne peut faire une demande de réfugié, or ces jeunes ont déjà déposé une requête en Allemagne. » Après la perfide Albion, voilà la perfide Europe ! A Calais, elle empêche d'aller en Angleterre les anglophones d'Afghanistan, du Pakistan, de Syrie, et le long de la frontière allemande, elle interdit aux francophones d'Afrique de l'Ouest, si chère aux Bolloré, Bouygues ou Vinci, de se rendre en France !

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Et lorsqu'ils ne sont pas rejetés, ils sont intégrés dans des « centres de rééducation » réservés normalement aux jeunes délinquants. Ils sont mis à disposition de municipalités où ils doivent travailler dur, dans les travaux forestiers ou agricoles, punis bien qu'innocents. Alors beaucoup de ces jeunes, conduits ici par la police, surtout pendant les week-ends, se restaurent, se reposent, puis repartent à l'aventure. Certains retournent bien malgré eux du côté allemand du Rhin, car au moins ils peuvent travailler et gagner quelque argent. Même si ce ne sont que des « Eurojobs » (payés 1 € par heure) et des emplois très précaires. Et il se chuchote de plus en plus que la nouvelle « loi Macron » concernant les migrations, devrait permettre de jeter en prison les jeunes mineurs. 

Ci-dessous : extrait du journal "L'Alsace" du 18/4/2018.

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Lors du débat de lundi, Mr. Bierry a pu apporter des précisions : le département cherche de plus en plus des familles d'accueil pour ces jeunes. Alors que normalement, pour des enfants placés le département doit dépenser 90 €/jour, l'Etat ne fournit pour les jeunes migrants que 300 €/mois. D'où certaines difficultés. Cependant, Mr. Bierry relève un côté positif : la plupart de ces jeunes cherche à s'intégrer positivement. L'échange sur ce sujet a été des plus intéressants.

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