jeudi 26 juillet 2018

Algérie : un blogueur emprisonné et en gréve de la faim

Soutiens pour la libération de Merzoug Touati

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Le blogueur algérien Merzoug Touati, condamné à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère » pour un entretien avec un diplomate israélien, a débuté une nouvelle grève de la faim, a annoncé, mercredi 18 juillet, Reporters sans frontières (RSF), réclamant un « réexamen » de son cas. Depuis le 8 juillet, « Merzoug Touati a cessé de s’alimenter (…) pour protester contre sa condamnation qu’il juge injuste », indique l’ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué. Il « réclame l’annulation de sa peine, sa libération ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires », poursuit RSF qui continue de dénoncer « la disproportion » de cette peine.

Merzoug Touati, 30 ans, avait été condamné en mai en première instance à dix ans de prison pour avoir entretenu « avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels », crime passible de vingt ans de prison.

Sa peine a été réduite à sept ans en appel le 21 juin. Il lui est reproché d’avoir publié sur son blog un entretien vidéo avec un porte-parole du ministère des affaires étrangères d’Israël, Etat que ne reconnaît pas l’Algérie.

Lors de ses deux procès, la cour avait écarté le chef d’incitation à « s’armer contre l’autorité de l’Etat » – passible de la peine de mort – et deux autres crimes et délits d’atteinte à la sûreté de l’Etat, dont était accusé le blogueur pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook. Depuis son arrestation et incarcération en janvier 2017, Merzoug Touati a mené plusieurs grèves de la faim.

« Merzoug Touati proteste aujourd’hui au péril de sa vie », souligne RSF, qui « rappelle que les autorités algériennes sont responsables de la vie de Merzoug Touati et demande à la justice de réexaminer au plus vite le cas de ce blogueur injustement puni pour avoir exercé son droit informer. »

L’Algérie figure à la 136e sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par RSF, qui estime que « la liberté de l’information (…) demeure fortement menacée » dans le pays.

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vendredi 25 mai 2018

Algérie : Amnesty International demande la libération d'un blogueur

Le blogueur Merzoug Touati est en détention depuis plus d’une année à Béjaïa (Bougie). Ce jeune homme risque une condamnation à mort pour «espionnage».

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Une accusation infondée, estime Amnesty International (AI) dans un communiqué rendu public hier : «Cette accusation est forgée de toutes pièces sur la base de publications en ligne.» L’ONG souligne que cette affaire ne fera que «ternir un peu plus le bilan de l’Algérie en termes de droits humains». L’organisation rappelle, dans ce sens, que Merzoug Touati «est inculpé de charges liées à un message publié sur Facebook et à une vidéo publiée sur YouTube qui, selon les autorités, ont encouragé les troubles civils».

Une charge qui ne tient pas la route, selon la même source : «Amnesty International a examiné les pièces judiciaires qui répertorient à titre de ‘‘preuves’’ les commentaires publiés par Merzoug Touati avant que son compte Facebook et son site internet ne soient supprimés. Elle a conclu qu’ils ne contenaient ni incitation à la violence ni appel à la haine, et que ses publications entraient dans le cadre de la liberté d’expression en lien avec son travail de journaliste citoyen.»

Pour AI, Merzoug Touati est «un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exprimé ses opinions pacifiques». «Chaque jour que Merzoug Touati passe en prison est un jour de trop et entache un peu plus le bilan de l’Algérie en termes de droits humains.

Il est absurde qu’un post exprimant une opinion pacifique sur Facebook puisse entraîner une condamnation à mort», affirme AI dans son communiqué. Merzoug Touati, lit-on dans le même communiqué, «incarne les rêves brisés d’une génération dans un pays où la liberté d’expression est régulièrement mise à mal»

A la veille du procès, Amnesty appelle les autorités algériennes à «libérer immédiatement ce prisonnier d’opinion dans l’attente de son procès pour ses publications en ligne». Il est à rappeler que Merzoug Touati, détenu depuis le 22 janvier 2017, se trouve actuellement à la prison d’El Khemis, à Béjaïa. Il a observé au moins trois grèves de la faim pour protester contre le prolongement de sa détention.

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vendredi 18 mai 2018

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Merci, monsieur le maire,

mirabeau

Grâce à vous, la fréquentation de mon blog a encore augmenté, passant de 825 consultations la veille à plus de 1200. Je n'en attendais pas tant, mais, lors de cette réunion de conseil municipal,  le contenu de vos propos était si dense que la presse écrite a eu un peu de place pour rendre compte d'un événement mineur.

Je rajouterai juste que, lorsque vous m'avez ordonné de sortir, je vous ai conseillé d'appeler la gendarmerie, car il est évident que comme Honoré-Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, qui en 1789 a refusé de sortir de la Salle du Jeu de Paume, je n'allais pas quitter cette si intéressante réunion, car je n'ai commis aucune infraction là où vous, maire de Villé, en voyiez une. Mais lundi soir, la mairie ressemblait plus à une "salle de paumés" qu'à celle qu'occupaient Mirabeau et ses amis politiques à la Révolution Française.

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mercredi 24 mai 2017

Le ministre de la justice est un mis en examen

François Bayrou sera jugé début 2019 ! 

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Le nouveau garde des Sceaux François Bayrou est mis en examen depuis novembre 2016 pour "diffamation publique" et la date de son procès - auquel il ne sera pas tenu d'assister - a été fixée ce vendredi à 14 heures devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a révélé RTL. Le procès se déroulera le 10 janvier 2019.  «M. Bayrou sera présent», a indiqué son avocat Mario Stasi.

Une attaque en réunion publique

Les propos visés par la plainte remontent à septembre 2015: en pleine séance publique du Conseil communautaire à Pau-Béarn-Pyrénées, le maire de Pau avait mis en doute l'honnêteté et le fonctionnement de l'association El Sistema France, qui aide les enfants défavorisés en leur apprenant la musique classique et qui recherchait des subventions.

 "Vouloir se faire de l'argent sur une expérience artistique, qui tient à la musique et aux enfants des milieux qui n'y ont pas accès, je trouve ça tellement énorme et scandaleux que je ne comprends même pas ceux qui essaient ainsi de nous obliger à participer à leur enrichissement", avait attaqué le leader du MoDem en audience publique.

L'association avait déposé plainte pour diffamation.

En cas de diffamation, rappelons que la mise en examen est automatique. Mais rappelons aussi que le ministre de la justice est un justiciable comme les autres, notamment comme tous ces blogueurs poursuivis souvent par des élus, dont 95% sont innocentés, les cautions pour frais de justice étant avancées par le plaignant. Au cas où le ministre de la justice ou l'association plaignante voudrait en connaître le montant à payer, ils pourraient toujours s'adresser au maire de Villé qui les conseillera aisément.

En tous cas, l'affaire n'est pas parue assez grave au président de la république pour refuser la nomination de François Bayrou comme garde des sceaux. Et elle risque fort de tourner  à la vaste blague, sauf pour l'association plaignante si elle est déboutée.

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dimanche 30 avril 2017

Le blog de Frédéric Faravel, militant socialiste

Ne pas reculer pour mieux sauter en 2022 !

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 Comme en 2002, la gauche sort éliminée du premier tour de l'élection présidentielle ; à une différence près... le score total de la gauche est bien plus catastrophique (à peine 28%, le pire jamais cumulé à une présidentielle), comme le laissait imaginer les reniements et les échecs du quinquennat de François Hollande (qui sur les questions européenne, économique et sociale aura fait l'exact contraire de ce à quoi il s'était engagé devant les citoyens). Par sa politique, il aura fracturé la gauche, durablement peut-être, il aura également inscrit les rapports de la gauche socialiste et des Français sous le signe de la défiance, durablement sans doute.

Pourtant un temps, avec la réussite (inespérée) de la primaire de la gauche et l'élan réel de la campagne interne de Benoît Hamon, avec ensuite la dynamique de fond de Jean-Luc Mélenchon, on a pu espérer que la gauche saurait se reconstruire et retrouver enfin le sens de son projet et de ses valeurs. Las, on ne dira jamais assez à quel point leur incapacité partagée à s'accorder et se rassembler place aujourd'hui la gauche et surtout la France dans une impasse.
J'espère que désormais l'intelligence prévaudra et que pour les élections législatives la gauche saura se rassembler sur la base des projets de ses deux candidats pour qu'un groupe parlementaire d'opposition fort puisse combattre les politiques de faillite économique et de régression sociale qui s'annoncent.

Car si le réactionnaire François Fillon est heureusement écarté, les projets portés par Emmanuel Macron sont du point de vue économique, social et européen à la fois dans la continuité libérale, mais aggravés, de François Hollande et dans une certaine convergence avec les propositions de François Fillon.

Tout le monde connaît mon opposition viscérale à l'extrême droite et à Marine Le Pen, comme à son père auparavant et à tous leurs séides ; je ne confond pas la droite et l'extrême droite, même si depuis Nicolas Sarkozy la droite s'est donnée beaucoup de mal pour nourrir la confusion. Cependant, ce soir, j'ai bien plus peur qu'auparavant car deux courses vers l'abîme nous sont présentées : le nationalisme xénophobe et le libéralisme technocratique... Emmanuel Macron propose de poursuivre en l'aggravant la politique de François Hollande qui a échoué et qui a été rejetée au point que celui-ci a renoncé à se représenter. Il propose même des orientations que la droite réactionnaire partageait (autonomie des établissements scolaires, parmi tant d'autres) ou n'osait pas imaginer (déconstruction de l'assurance-chômage).
Ces politiques ont fait prendre 5 points au Front National en 5 ans, il lui a permis d'atteindre plus de 27% aux élections régionales. On imagine ce que pourraient donc être les conséquences de la perpétuation de ces politiques. Enfin le profil présenté par Emmanuel Macron, fait de libéralisme éculé, de technocratie sourde et d'indifférenciation politique droite-gauche, propose une incarnation presque parfaite à l'argumentation du FN sur l'UMPS ou LRPS.

En conscience, je ne peux soutenir une personnalité et une politique qui serviraient de marchepied à Marine Le Pen en lui permettant une nouvelle progression qui lui apportera la victoire en 2022 avec sans doute une majorité parlementaire à la clef. Je ne veux pas soutenir  quelqu'un qui permettra à l'extrême droite d'arriver en meilleure position plus tard. On ne peut pas combattre l'extrême droite avec quelqu'un qui nourrira sa dynamique.
Si donc il faudra faire battre Marine Le Pen et son programme de haine le 7 mai, jamais il ne faudra donner la moindre caution à l'orientation de celui qui sera sûrement élu. Dès aujourd'hui, nous devons nous mobiliser pour dénoncer l'extrême droite comme les libéraux lors des élections législatives et engager une opposition frontale à leurs projets dans le prochain hémicycle de l'Assemblée Nationale.

Nous devons maintenant construire une nouvelle gauche qui soit capable de conjuguer toutes ses cultures et d'offrir une espérance et un projet neuf qui a pu parfois, même imparfaitement, émerger des campagnes de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon ou Arnaud Montebourg. Cette nouvelle gauche devra combattre tout à la fois la voie du libéralisme technocratique dépolitisé, la droite radicalisée qui n'hésitera pas à dériver encore, et enfin l'extrême droite en lui opposant un projet politique et culturel puissant et diamétralement différent.
Voila comment nous ferons reculer durablement l'extrême droite ; voila comment nous ferons renaître l'esprit de la République sociale.

Frédéric FARAVEL
membre des instances nationales du PS
membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du PS

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lundi 10 octobre 2016

Blog international

Visiblement, ce blog est lu dans le monde entier (même parfois en Corée du Nord et de plus en plus en Chine). Mais voilà mieux ! mes articles intéressent même des journaux africains, et notamment "L'éléphant déchaîné" de Côte d'Ivoire qui est l'équivalent de notre Canard Enchaîné national. Et même, mon article est annoncé à la Une de ce bi-hebdomadaire !

edEt revoici l'article dans sa présentation africaine : 

sarkouattara

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vendredi 22 juillet 2016

Diffamation : instrumentalisation de la justice !

Poursuivi 12 fois, jamais condamné, enfin un procès

justice

Christophe Grébert, conseiller municipal d'opposition de Puteaux, est un habitué des convocations chez un juge d'instruction, des relaxes et des nullités des poursuites à son encontre par la maire Joëlle Ceccaldi, ex-suppléante du député Nicolas Sarkozy ! Mais enfin un procès va avoir lieu car le blogueur poursuivi a porté plainte contre la maire.

Harcèlement et instrumentalisation de la justice !

Voici la déclaration de Christophe Grébert devant la 17ème chambre du Tribunal de Paris où la maire a fait annoncer  par son avocat qu'elle se désistait d'une 13ème plainte contre lui : 

"Monsieur le Président,

Pour cette affaire qui ne sera pas jugée, le maire de Puteaux a déposé plainte en 2013. A deux reprises, en 2014 et 2015, Joëlle Ceccaldi a obtenu le report de ce procès. J'ai donc été poursuivi durant 3 ans pour rien.

Le maire de Puteaux se désiste à la veille de l'audience de jugement. Je rappelle au tribunal que c'est la seconde fois devant la 17ème chambre que le maire de Puteaux se retire ainsi.

Le maire explique ce désistement dans un communiqué de presse repris par le Parisien des Hauts-de-Seine  : la justice lui aurait donné raison.  Ainsi, Monsieur le Président, vous m'auriez condamné, sans m'entendre et me juger. Ma mise en examen par le Procureur de la République suffisait sans doute au maire de Puteaux. 

Ce communiqué de Presse de Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été doublé d'un texte publié dans le journal municipal de Puteaux. La municipalité y affirme que j'ai été condamné à verser 5.000 euros à Joëlle Ceccaldi. Ce qui est faux.

Le maire de Puteaux instrumentalise l'institution judiciaire.

Je souhaite que la Justice se saisisse de ces faits. J'ai par conséquent déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le tribunal de Nanterre."

Un procès aura lieu dans quelques mois. Juste retour de manivelle, car il n'est pas acceptable que des élus, fussent-ils maires, se permettent tout sans avoir à répondre de leurs actes. Y aurait-il chez nous aussi l'un ou l'autre élu tenté par l'expérience ?

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samedi 27 février 2016

Encore un blogueur poursuivi en justice

Cela ne se passerait pas comme ça à Villé

"La fille du maire de Puteaux porte plainte parce-que je suis passé deux fois dans sa rue !"

puteauxJe sors du commissariat de Puteaux, suite à une plainte déposée contre moi par Emilie Laviec-Franchi, la fille du maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi et la soeur du conseiller départemental de Puteaux Vincent Franchi. Elle m'accuse d'avoir emprunté sa rue à 2 reprises en 1 semaine

Elle explique dans sa plainte qu'elle a peur pour ses 3 enfants en bas âge et qu'elle envisage de consulter un médecin pour le traumatisme subi. Cette plainte fait suite à la diffusion d'un reportage sur France 4 sur la piétonnisation de la rue Saulnier. J'ai expliqué à la police que j'ai effectivement répondu à une interview dans la rue, que par ailleurs le chef de la police municipale de Puteaux était - comme par hasard - présent à ce moment là et que par conséquent la fille du maire était parfaitement protégée, et qu'enfin j'habite le quartier (rue Voltaire) et qu'il m'arrive donc de passer fréquemment par la rue Saulnier.

Je ne sais pas si cette plainte aura une suite. Mais il est étrange d'avoir à se justifier sur ses déplacements dans sa propre ville.

Vous rendez-vous compte de l'état d'esprit de cette famille qui va jusqu'à mentalement privatiser un espace public, une rue, où pour - ici - le bon plaisir de la fille, certaines personnes n'auraient pas le droit de circuler, sous peine de menace de convocation au commissariat et peut-être au tribunal. 
Nous ne sommes plus loin de la dictature.

Christophe Grébert

 

C'est ce que raconte sur son blog "Mon Puteaux" Christophe Grébert, conseiller municipal de Puteaux et blogueur bien connu. Voici la présentation du sujet évoqué pour justifier la plainte : 

À quelques encablures du fief des Balkany, autre commune, même mœurs : favoritisme et dérapages sont les deux piliers de la politique municipale. Dernièrement c’est une rue que Mme la Maire décide à la surprise générale de rendre piétonne sans qu’aucune utilité ne soit avérée et sans concertation au conseil municipal : coup de chance, sa fille vient d’acheter un grand appartement dans cette petite rue devenue si calme… À Puteaux, on est maire de père en fille, les frères sont adjoints, les enfants sont servis…bref la famille c’est sacré. Un élu Modem dénonce et va porter avec François lundi la casserole décernée à Mme la Maire par l’association anti corruption Anticor.

 

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samedi 13 février 2016

RN 59 : la récupération politicienne commence

L'action des élus qui se limite à la publication d'un courrier au moment d'un accident grave est des plus déplorables. La récupération politicienne évidente se limite à la règle suivante : pour 1 mort, on est attristé, pour 2 morts on déplore et on se dit solidaire, et pour 3 morts on fait semblant de péter un câble ! C'est ainsi, qu'alors que les victimes ne sont pas encore enterrées, que le conseiller départemental  LR, maire de Sélestat, Marcel Bauer, et le conseiller régional LR Charles Sitzenstuhl, publient des lettres qu'ils ont envoyées à un ministre. Histoire de faire semblant de s'occuper d'un dossier.

 Marcel Bauer, champion du copié / collé

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La meilleure des deux lettres envoyées (et publiées dans les DNA du 12/2) est incontestablement celle de Marcel Bauer : un copié/collé très sélectif des articles de ce blog ! Merci, cher Marcel, grâce à toi l'audimat du blog va encore monter (1126 personnes avaient déjà consulté mon article du 9 février dernier).

Merci aussi, cher Marcel, de consulter régulièrement ce blog. Mais à part ça, ta mémoire est très sélective et quand on copie, il faudrait tout copier et non seulement ce qui t'arrange.

Tu as certes participé à la marche silencieuse du 18 juillet 1998, et je t'en félicite. Tu étais parmi les rares élus présents (avec le maire de Breitenbach Jean-Pierre Piela et le député Dumoulin).

Ce que tu oublies de dire, c'est que le 3 décembre 2003, tu as voté sans broncher au Conseil Général le transfert des fonds prévus au Contrat de Plan pour le contournement de Châtenois vers Mertzwiller. Il n'y avait pas eu de morts sur la RN 59 ce jour-là.

Tu oublies de dire que tu n'as pas bronché non plus, ni même alerté ton député, lorsqu'en 2008, le gouvernement Sarkozy-Fillon a retiré les routes du contrat de projet, condamnant du même coup la réalisation du contournement de Châtenois et le tronçon Val de Villé - Lièpvre.

Tout comme tu n'as pas bronché en 2013 lorsque le tronçon Val de Villé - Lièpvre n'a pas été inscrit au nouveau contrat de plan 2014 - 2020.

Tout comme tu n'as pas bronché lorsque pour le contournement de Châtenois, tes chefs de file LR, Philippe Richert et Guido Kennel ont promis à Alsace-Nature (malgré les plans de la DUP que je veux bien te transmettre au cas où tu ne les aurais pas reçus, ou si tu les as perdus) de ne réaliser qu'une 2x1 voie inutile, et lorsque le 7 septembre 2013 le Préfet du Bas-Rhin a annoncé cette scabreuse nouvelle au Conseil Général du Bas-Rhin réuni en assemblée plénière. 

Alors, arrête ton char, Marcel, tu as perdu une roue !

Sitzenstuhl : aucune connaissance du dossier

sitzenstuhl

Le petit nouveau du paysage LR de Sélestat veut lui aussi se faire un nom. Alors de l'audace, toujours de l'audace, quitte à dire des banalités, voire des bêtises. Ainsi, il ne sait pas que la RN 59 a été classée en grand axe interrégional en 1976, lors de l'ouverture à la circulation routière du tunnel Maurice Lemaire (voir le schéma d'aménagement régional publié à cette date par le conseil régional présidé par l'ancien ministre André Bord). Cher Charles, votre président de région Philippe Richert a certainement encore ce document dans ses tiroirs. Alors, nous raconter que c'est depuis 15 ans que les élus et les habitants attendent, c'est se moquer du monde : cela fait 42 ans, et il a déjà fallu 25 ans pour réaliser le tronçon du tunnel à Lièpvre.

Par ailleurs, les études pour une nouvelle route à la place du tronçon accidentogène Val de Villé - Lièpvre où au moins 8 tracés ont été présentés aux élus et à la population, elles en sont où ? Pourquoi n'en parlez-vous pas ? Pourquoi en restez-vous au réaménagement de la route actuelle, impossible à réaliser tant les points noirs sont nombreux ?

Et avez-vous lu le CPER 2014 - 2020 ? Vous y trouvez toute la programmation. Même pas la peine d'interroger un ministre. Mais demandez plutôt à vos amis LR à la Région s'ils comptent un jour inscrire le projet au budget. Alors vous voulez quoi ? Vous faire de la publicité ?

Dans ce cas, vous pourriez aussi écrire au nouveau ministre à l'aménagement du territoire Jean-Vincent Placé, pour évoquer l'économie des vallées, sujet qui ne vous effleure même pas alors qu'il relève de la compétence du nouveau Conseil Régional ! Que prévoyez-vous donc pour le Danielsrain et sa soi-disante "zone industrielle interdépartementale" submergée par les gravats du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines depuis 2006 ? Créer des entreprises dans les vallées, c'est pourtant aussi faire baisser le trafic sur cette route. Renseignez-vous donc, Mr. Sitzenstuhl, avant de raconter n'importe quoi !

L'utilisation des morts pour des ambitions personnelles n'a jamais honoré personne.

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lundi 14 décembre 2015

Diffamation : retour à l'envoyeur

Un ancien maire pris à son propre jeu 

diffamation

Le 29 novembre 2012, je publiais un article sur ce blog intitulé Vous avez dit "diffamation". L'affaire se passait à Lièpvre, où l'ancien maire annonçait à son conseil municipal qu'il portait plainte contre un blogueur de sa commune. Mais pendant qu'il faisait cette déclaration fracassante, le blogueur, après plusieurs convocations à la gendarmerie, recevait un courrier du procureur de la république qui lui annonçait que la plainte était classée "sans suites". Autrement dit, la belle requête du maire de Lièpvre atterrissait dans un panier à papier du côté du tribunal.

Patatras, pour le maire qui avait réussi à faire de la publicité pour son opposant, au point qu'en 2014, le maire, battu aux élections municipales, se retrouve conseiller d'opposition, et le blogueur premier adjoint du nouveau maire.

Au  dernier conseil, ce dernier présente un projet de règlement intérieur. L'ancien premier magistrat s'y oppose pour un soupçon de "diffamation". Juste retour de manivelle pour cet ancien maire si prompt à aller en justice ? 

De façon générale, beaucoup de blogueurs ont eu affaire aux petits potentats locaux qui ont peur de perdre un peu de pouvoir face à l'expression libre des blogs et qui espèrent assécher financièrement leurs auteurs. Et en même temps, ils font payer leurs propres frais de justice par la commune, donc le contribuable. Il n'en reste pas moins vrai que la plainte en diffamation reste très souvent l'arme du petit politicien faible, qui ne fait peur à personne. (ci-dessus extrait des DNA du 12/12/2015 concernant le CR du conseil municipal de Lièpvre).

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