mercredi 3 octobre 2018

Frais bancaires : "60 millions de consommateurs" révèle !

Des pratiques illégales !

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Les frais bancaires génèrent, selon 60 millions de consommateurs, 6,5 milliards d'euros chaque année. D'après l'association, certaines banques profitent largement de leurs clients en les surfacturant discrètement...

Dans une enquête réalisée avec l'Union nationale des associations familiales (Unaf), 60 millions de consommateurs révèle la pratique adoptée par certaines banques. "Elle consiste à prendre en référence le solde de fin de journée du compte bancaire pour traiter les opérations débitrices des dernières vingt-quatre heures".

Autrement dit, si le compte termine la journée dans le rouge, ce ne sont pas que les opérations effectuées à partir du moment où le compte est en négatif qui seront facturées, mais toutes celles de la journée !...

"Simple et... très rémunérateur", d'après l'association, les Caisses d'épargne ont notamment mis en place cette procédure en 2017... Des pratiques similaires ont également été constatées au Crédit mutuel.

"Prélever des frais d'incident sur une opération qui ne provoque pas d'incident, cela s'appelle une facturation sans objet. C'est donc une pratique illégitime et, selon notre interprétation, illégale", insiste 60 millions de consommateurs. L'association a lancé un appel à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution afin qu'elle se penche sur ce cas...

Les frais bancaires bientôt limités ?

Au début du mois de septembre, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire était intervenu sur BFM TV à propos des frais bancaires... Il souhaite notamment que les frais d'incidents bancaires soient moins impactants, notamment vis-à-vis des plus pauvres : "Certains qui ont peu de revenus, pas de salaire, peuvent payer jusqu'à 400, 500, 600 euros de frais bancaires. C'est inacceptable". Il souhaite donc plafonner à 200 euros par an les frais des plus fragiles...

Selon une étude Panorabanques.com parue mi-juillet, six Français sur dix se retrouvent dans le rouge au moins une fois par an. Dans le détail, 24% sont à découvert une fois par mois, 20% une fois par trimestre et 16% une fois par an... (selon Actu-Orange)

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jeudi 10 septembre 2015

Banquiers millionnaires

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En Europe, rien qu'au Luxembourg, terre d'accueil de dirigeants industriels, politiques et autres, seize banquiers sont millionnaires sur un an, selon le dernier rapport de l’Autorité bancaire européenne (EBA), publié hier. Leur nombre a grimpé de dix unités, entre 2010 et 2013, peut-on observer dans le document. Ces banquiers ayant gagné plus d’un million d’euros au Grand-Duché représentent 0,06 % des effectifs totaux du secteur, selon les calculs de l’EBA. 

Sur l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, l’institution a comptabilisé 3 178 banquiers millionnaires en 2013, un chiffre en recul de 10 % sur un an. Le plus gros contingent se trouve au Royaume-Uni (2 086), puis en Allemagne (397) et en France (162). Ils sont neuf en Belgique. 

En termes de pratiques de rémunération, la part des bonus (le variable) s’est réduite. Elle est passée en moyenne de 2,20 à 1,27 fois la part fixe entre 2012 et 2013 pour leurs collaborateurs gagnant plus d’un million d’euros dans les banques luxembourgeoises. 

Cela entre dans le cadre du plafond européen sur les bonus mis en œuvre à partir de 2014, qui impose un rapport maximal entre parts variable et fixe à 200 % au maximum. Le ratio moyen du bonus par rapport au fixe en Europe étant de 1,8 fois, selon l’EBA. À noter également que la quasi-totalité de ces «suprabanquiers» (94 %) sont considérés comme du personnel ayant une incidence significative sur le profil de risque de leur institution. 

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lundi 22 avril 2013

Sauvez les banques !

BankenrettungToutes les banques dites françaises ont des succursales au sein des « paradis fiscaux », des « places offshore » ou des espaces dits de « réglementation limitée ». La quasi totalité des entreprises d’une taille conséquente et d’activité « globale » disons, pour faire simple du CAC 40 et bien au delà, utilisent aussi ces mêmes places ; possèdent des sociétés écran à la périphérie des pays où elles investissent, et mettent en place des montages juridiques qui « noient » la responsabilité fiscale et pénale en créant des identités tout aussi multiples en délocalisant, via les sièges sociaux multiples de leurs sociétés multiples. Les banques et les entreprises ont par ailleurs des « intérêts croisés », et des participations aux conseils d’administration qui le sont autant. Les centres de compensation, situés dans des espaces de juridiction limitée permettent par ailleurs de faire communiquer les flots financiers, servent de garantie (elles aussi multiples) et permettent, par des transvasements d’actifs, des bilans toujours en équilibre, ou, si les places financières l’exigent des « profits » ou des « pertes » à volonté. Par ailleurs, le secteur financier offre à ses clients les plus aisés ces mêmes facilités, soit au niveau d’une participation privilégiée aux structures ci-dessus, soit à celui de leurs services extra territorialisés. Enfin, les paradis fiscaux, les ports francs, les places offshore et inshore-offshore proposent directement des produits, des participations et des services à ces mêmes « clients fortunés » par des publicités directes ou via les banques, les conseils juridiques ou des commerciaux. Tout un secteur juridique au sein de pratiquement tous les pays, n’est voué qu’à cela.

Ce fonctionnement, systémique et bien rôdé, constitue ce que communément on pourrait appeler « mécanisme de plus-value de la rente ». Que l’activité primaire soit commerciale, de service, agricole ou industrielle elle vise in fine cette « cuve commune » où les « profits primaires » échappent au fisc et profitent à des « loyers de l’argent » se situant bien au-delà d’une rentabilité « communément admise ». A travers le marché obligataire (qui est en soi une lessiveuse de milliers de milliards par le fait même que tout « appel obligataire » efface les identités précédentes des fonds), et toute une autre série de produits financiers dont les « one » ou « special purpose companies » des fonds dissimulés intègrent l’économie formelle via les besoins des dettes souveraines et du privé.

Ainsi, les notions même de blanchiment, de fraude fiscale, de spéculation sur les dettes des uns et des autres sont intimement liées. Et pour le dire plus clairement encore, quiconque fraude le fisc à travers les paradis fiscaux ou les places offshore ne planque pas simplement ses capitaux mais participe à la spirale de la dette et de ses bénéfices… 

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mercredi 5 septembre 2012

Harcèlement créancier

recouvrement_impayesUn organisme, une banque, une maison de crédit, un opérateur, une assurance ou autre, estime que vous leur devez de l’argent. Vous n’êtes pas d’accord et vous contestez. Votre créancier mandate un cabinet de recouvrement. Et le harcèlement commence. Appels téléphoniques et correspondances quotidiennes avec menaces, chantage et intimidation. Ils vont demander votre condamnation au tribunal, ils vont venir saisir vos meubles en votre absence, ils vont bloquer vos comptes, ponctionner votre salaire et même s’en prendre à votre entourage, parents, enfants, etc. Cet enfer est une réalité pour des millions de nos concitoyens. Pourtant, il y a plusieurs choses qu’il faut savoir. D’abord, ces démarches sont illégales. Si vous devez réellement de l’argent, votre créancier n’a qu’une possibilité : mandater un huissier pour qu’il fasse valider la créance auprès du tribunal d’instance. Le cas échéant, il obtient une ordonnance portant injonction de payer. Ensuite, il vous présente ce document. Vous avez un mois pour faire opposition. Ce que vous faites. Puis le juge vous convoque et vous pourrez lui exposer vos arguments. Pour obtenir une telle ordonnance, l’huissier doit avoir un dossier en béton, sans vice de forme. En réalité, il est très rare qu’un créancier puisse fournir un tel dossier. Comme il est sûr de se faire débouter par le juge, alors il utilise des moyens illégaux comme ceux que je viens d’exposer. Si vous êtes la cible d’un de ces organismes, je vous conseille de lui faire adresser la lettre suivante en recommandé avec accusé de réception.


Messieurs,

Vous m’avez prévenu que l’organisme XXX vous a mandaté pour recouvrir une certaine créance.

Cette somme étant l’objet d’une contestation de ma part, j’use de mon droit de demander l’arbitrage de l’autorité judiciaire.

Il appartient donc à cet organisme de solliciter le juge d’instance aux fins d’obtenir une « ordonnance portant injonction de payer ». 

Le cas échéant, dès que celle-ci me sera signifiée par voie d’huissier, et en fonction des éléments présentés, je me réserve le droit, soit de payer, soit d’y faire opposition dans le délai d’un mois. 

Le juge d’instance ou de proximité me convoquera en audience et je pourrais alors lui exposer mon point de vue, documents à l’appui.

Le juge pourra alors valablement trancher sur la validité de ladite créance ou non.

Il n’y a pas d’autres procédures. Je vous demande donc expressément de cesser vos relances et d’informer l’organisme qui vous a mandaté de ma position.

A partir de la date de réception de cette lettre, toutes relances de votre part, tant par courrier que par téléphone, seront considérées comme du harcèlement et de l’intimidation. Je n’hésiterai pas à porter plainte pour ce motif, ce qui hypothèquera sérieusement vos chances d’obtenir la validation de la dette par les voies judiciaires.

Je vous prie de croire, messieurs, en l’expression de mes sentiments respectueux. 

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mercredi 6 janvier 2010

Un bug prive 20 millions d'Allemands de leur carte bancaire

carte1Depuis le 1er janvier environ 20 millions de cartes EC sur 45 millions et 3,5 millions de cartes de crédit sur 8 millions émises par ces établissements ne permettent plus de retirer de l'argent aux guichets automatiques en Allemagne et à l'étranger, selon un communiqué de la fédération DSGV (Deutsche Sparkassen- und Giro Verband). La panne provient d'un "problème retardé de l'an 2000", certaines puces électroniques de cartes ne reconnaissant pas la nouvelle année 2010, explique le communiqué, précisant que cela ne cause toutefois aucun problème de sécurité. Il est également impossible de payer dans de nombreux magasins avec les cartes concernées, ajoute la DSGV, qui espère un rétablissement total du paiement en magasin pour les cartes EC "d'ici lundi prochain". La veille, la commission bancaire ZKA avait déjà annoncé que de nombreux instituts étaient concernés par la panne, dont des banques privées comme Postbank et Commerzbank, sans pouvoir indiquer l'ampleur du problème.  Dans un pays où le chèque n'est guère utilisé! Un concepteur de cartes va se faire voler dans les plumes !

Posté par jl boehler à 00:29 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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