lundi 21 août 2017

Nord du Mali : la force Barkhane accusée !

Barkhane a tenté, le 13 août dernier, de désarmer les soldats de la plateforme Minusma à Tabankorte. Pourquoi ? Mystère.

Barkhane_696x464Textuellement, le porte-parole de la plateforme, Me Harouna Toureh, écrit dans un communiqué : « Les mouvements Républicains du 14 juin d’Alger tiennent à informer le peuple Malien, le gouvernement de la République du Mali et la médiation internationale des faits graves en cours en ce moment au nord du Mali, plus précisément dans le secteur de Tabankorte, lieu de cantonnement de ces combattants. En effet ce 13 août 2017 aux environs de 17h un convoi militaire de la force française Barkhane quittant Gao s’est installé entre nos positions. Aussitôt un entretien s’est engagé au cours duquel la Force Barkhane a informé les combattants de la plateforme Minusma de sa volonté de procéder manu militari à leurs désarmements. Les combattants de la plateforme ayant résisté à la tentative de désarmement, la force Barkhane fit immédiatement appel à sa force aérienne qui ne tarda pas à intervenir en ouvrant le feu sur les positions de la plateforme en même temps que sa force terrestre.

Il est à signaler que ces tentatives de désarmement forcées de Barkhane sont contraires au principe de traitement égalitaire des parties signataires que prône l’accord pour la paix et à l’article 54 dudit accord ».

Cette tentative en dit long sur les prétentions de la France, fort longtemps suspectée de raviver les braises au nord du Mali. Aujourd’hui, au sein de l’opinion, une question taraude les esprits: Pourquoi le France veut-elle désarmer, singulièrement, la plateforme ? La question a tout son sens dans la mesure où les forces françaises n’ont pas mandat à entreprendre de telle action.

La mission de Barkhane est la lutte contre le terrorisme. 

En la matière, la France a un bilan mitigé maigre, après cinq ans de présence au Mali. Le septentrion malien est le théâtre d’affrontement, et surtout d’activités de groupes des djihadistes.  Les attaques récentes le confirment, tout comme les embuscades quotidiennes et les explosions des mines dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao. Pas plus tard que le lundi dernier, neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lors de deux attaques distinctes contre la Minusma. Une première attaque d’ « hommes armés non identifiés » a visé des camps de la Mission onusienne à Douentza. Bilan : un Casque bleu togolais et un soldat malien ont été tués. Un autre Casque bleu a été blessé.

Le même jour, dans l’après-midi, des hommes armés ont pris d’assaut le quartier-général de la Minusma à Tombouctou. Cinq gardes et un gendarme (tous des Maliens), et un agent civil contractuel de la force de l’ONU ont été tués. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

Six assaillants auraient été abattus lors de la riposte.

Au même moment, les hostilités entre groupes armés rivaux connaissent un regain d’intensité dans les régions du nord. Au cœur de cet embrasement, les groupes rebelles de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) qui tentent de reprendre pied dans ces localités. Aucun recours, y compris aux « barbus », n’est négligé par cette coordination pour atteindre ses objectifs. Ainsi, les rebelles de Kidal ont pu ranger Ménaka et d’autres endroits sous leur coupe. Selon des sources locales, tous les symboles de l’Etat malien sont à ce jour invisible à Ménaka. Ils ont été remplacés par ceux des Mouvements de l’Azawad.

Cet épisode, qui succède à bien d’autres, traduit la fragilité de la situation sécuritaire au nord du Mali qui se dégrade au rythme des agitations des rebelles de Kidal. Ces deniers nourrissent plus que jamais l’ambition d’étendre leur prise sur l’ensemble du Nord. Ils bénéficient à cet effet de l’appui de réseaux à l’intérieur et à l’extérieur du Mali…

 Stratégie de défense de la CMA

Au-delà, pour l’opinion malienne le doute n’est guère permis : la France a toujours été complaisante à l’égard de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Un mouvement qui a pourtant des accointances avec les forces terroristes présentent dans le Nord. Ainsi, ils piétinent le cessez-le-feu, sans que ni la Minusma ni la France ne la rappelle à l’ordre.

A la veille de la prise de Ménaka, les forces de la Minusma et de Barkane auraient été avisées du mouvement des troupes de la CMA vers cette localité. Mais, elles sont restées de marbre.

De l’avis de nombreux Maliens, la tentative de désarmement de la plateforme s’inscrit dans la même logique de sabotage du processus de paix et de protection de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad. Sinon pourquoi vouloir désarmer ce mouvement, alors que les rebelles de Kidal sont toujours en armes ? S’interrogent ces Maliens. Au-delà, le but visé par la France serait d’imposer l’existence de Kidal comme Etat… Un Etat sous le contrôle des rebelles de la CMA. Ce jeu trouble a été découvert à la suite d’évènements qui ont suivi la libération des régions du nord, en 2013.

Les maliens ne cachent pas leur colère et ne mâchent pas leurs mots.

Dans les colonnes des journaux et/ou à travers des manifestations, des Maliens dénoncent le jeu trouble de la France. La dernière manifestation en date : sit-in des jeunes devant l’ambassade de la France, le 3 août dernier. Ce jour-là, ils étaient une centaine à dénoncer ce qu’ils appellent « la partialité de la France » dans le conflit qui opposent l’Etat malien aux groupes armés. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire « France = Mnla », « Kidal avec un autre drapeau différent de celui du Mali sous les yeux de la Minusma et de la force Serval devenu entre-temps force Barkhane ».

L'attitude du nouveau président Macron visitant ses troupes sans passer par Bamako n'a pas calmé la population.

Aujourd’hui, par complaisance, le pouvoir refuse d’accuser ouvertement Paris de soutenir la rébellion touarègue. Après cette décision unilatérale de la France de désarmer la plateforme, les Maliens espèrent que le pouvoir se réveillera (enfin) de son sommeil profond.

selon Sambou Diarra

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mercredi 9 août 2017

Vol d'armes, à répétition

Et ça continue ...

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En Côte d'Ivoire, depuis un certain temps, les mutineries et les attaques de dépôts  d'armes se reproduisent, parfois de façon très sympathique. 

Ainsi, il était 22 heures, ce 5 août, quand plus d’une vingtaine de véhicules (4×4) vitres teintées ont fait leur entrée dans la paisible ville d’ Adzopé. Les individus garent leurs véhicules devant un maquis, entrent et consomment joyeusement et en quantité avant de s’attaquer à d’autres cibles.

Le commissaire de police alerté vient sur les lieux pour essayer de comprendre qui sont ces joyeux lurons et apprécier la situation. Mal lui en prit car, après une discussion avec les types des 4×4, ce commissaire est bousculé, soulevé puis jeté dans un des véhicules, direction le commissariat où il est ligoté avec ses collègues. Les armes sont récupérées.

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Les hommes de cette colonne de 4×4 se dirigent vers un gérant de dépôt de boissons et prennent son téléphone pour qu’il ne puisse alerter personne.

Le champ est désormais libre, il est plus de minuit, toutes les pharmacies sont cassées. La station Olybia n’est pas épargnée. Des magasins pillés, des véhicules et des armes emportés. Les individus ont fait savoir au gérant du dépôt de boissons qu’ils ne s’en prennent aucunement à la population. À environ 3 heures trente, après plus de cinq heures d'amusements, les hommes quittent la ville tranquillement à bord de leurs véhicules 4×4.

Les autorités commenteront cette seconde attaque d’ Adzopé : "C’est un simple braquage !" Et pourquoi pas : "C'est un banal exercice" ? Curieuse cette nouvelle manie d’attaquer les commissariats de police et de gendarmerie, avant de dévaliser soit les agences du Trésor, soit d’autres magasins !! Peut-être des braquages émergents ? en tous cas très consensuels ! Et bientôt, ces armes gentiment volées après avoir été fournies gratuitement par le tandem Macron - Le Drian, vont-elles se retourner contre nos militaires encore toujours stationnés à Abidjan ?

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On peut d'ailleurs se demander si dans ce pays il ne se prépare pas une nouvelle guerre civile. 

Divorce entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara

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lundi 24 juillet 2017

Représentation féminine chez Macron ?

Les ministres-femmes sont-elles les bonnes à tout faire du président ?

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Lors de l'épisode Villiers-Macron, la ministre avait complètement disparu des radars. Pourtant, c’est elle qui aurait dû porter le clash budgétaire avec Villiers. En tant qu’ancienne secrétaire d’Etat au Budget, responsable des Armées, elle a laissé s’installer un duel président-chef d’état-major, elle était complètement ailleurs. Son rôle, Emmanuel Macron l’a d'ailleurs réaffirmé mercredi en affirmant que François Lecointre "n’aura non pas un budget à défendre, car c’est le rôle de la ministre des Armées, il aura des troupes à défendre, des opérations à mener". Et pourtant, bien présente à Istres, Jupiter ne l'a pas laissé apparaître à une quelconque prise de vue lors de son discours aux militaires. Serait-elle là comme "éventuel fusible" ou comme "bonne à tout faire, notamment cirer les bottes" ? A chacune et chacun de juger. Elle a quand même eu le droit d'annoncer le nom du successeur du démissionnaire Villiers, à savoir le général Lecointre.  Mais on a bien compris qu'elle ne faisait que répéter le nom "soufflé par le chef". 

Et Laura Flessel ?

laura

Ancienne escrimeuse, ministre des sports, à quoi sert-elle ? En ces temps de vacances, elle est en Afrique, très exactement à Abidjan.

 

Ce vendredi s'est ouvert la 8e édition des Jeux de la Francophonie qui se tiendra du 21 au 30 juillet 2017, en Côte d’Ivoire. Cette huitième édition ambitionne de s’inscrire dans un projet de développement et de renforcement de cohésion nationale pour la Côte d’Ivoire, un voeu pieu alors que les militaires rebelles continuent de faire régulièrement parler les armes ces dernières semaines. Macron avait promis à son homologue ivoirien Ouattara d'être présent. Mais les militaires français et les mutins ivoiriens en ont décidé autrement. Les jeux de la francophonie, vous connaissez ? Pas un media français n'en parle. Alors Laura Flessel suffira ! Elle assistera à l’ouverture et accompagnera les premiers pas de la délégation tricolore, décision du chef ! 
Elle profitera de son déplacement pour poursuivre ses échanges avec ses homologues internationaux et les présidents de fédérations afin de poursuivre le développement du réseau d’influence de la France à l’international a-t-elle déclaré. Il faut bien dire quelque chose ! Laura est une bonne palliative du chef, qui lui s'intéresse beaucoup plus au très médiatique Tour de France. Passer à la télé française, c'est plus important ! Et après tout, le chef ira à Assinie (résidence côtière du président Ouattara en Côte d'Ivoire) pour le réveillon de Nouvel An ... en compagnie de l'habitué Nicolas Sarkozy ?
Marlène Sciappa, punie ?

 

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Secrétaire d'Etat à l'égalité hommes/femmes, elle semble avoir une langue qui fourche souvent. Ainsi, elle a annoncé au Sénat que  "les subventions aux associations ne baisseraient pas d'un euro". Oui mais voilà, elles auraient diminué de 25% ! Elle a certes essayé par la suite de noyer le poisson en disant que la baisse se fera sur les budgets de fonctionnement, et pas sur les subventions des associations. Mais les responsables d'associations n'ont pas été dupes et restent très fâchés. Voilà qui n'a pas dû plaire au chef qui 'aime guère la contradiction. 

Et voilà qu'elle dérape encore à propos des chiffres des viols et se fait recadrer par l'Insee. Alors que la secrétaire d'État rencontrait la délégation aux Droits des femmes du Sénat jeudi 20 juillet, elle s'est permis de faire un raccourci sur les agressions sexuelles, révèle Le Lab d'Europe 1. Elle a affirmé tout de go que les viols étaient plus fréquents dans le nord que dans le sud. Selon Le Lab, Marlène Schiappa se sert d'une enquête de l'Insee de 2014 qui fait état de "576 plaintes dans le Nord, dix en Corse dont une sur voie publique". Attention, Marlène, le chef va se fâcher !

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jeudi 20 juillet 2017

Armes offertes, puis volées

Un grand merci, messieurs Macron et Le Drian

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Dès la mi-mai, l'ancien ministre de la défense socialiste, nouveau ministre LREM Jean-Yves Le Drian (le plus rapidement opérationnel) faisait don gratuitement de matériel militaire, d'armes, de véhicules et même d'hélicoptères de combat au gouvernement ivoirien, alors que le président de ce pays Alassane Ouattara était le premier à être reçu par Macron à l'Elysée. Sans compter que dans ce pays que l'armée française était sensée quitter à la fin de l'opération Licorne, less effectifs ont été renforcés, sous prétexte que l'aéroport de Port-Bouët (Abidjan) devait servir de base arrière pour l'envoi de troupes et de matériel vers le Mali-Nord.

La bonne blague ! Voici que cette nuit du 19 au 20 juillet, des tirs ont empêché les abidjanais de dormir, des hommes masqués ont envahi deux casernes d'Abidjan, dans les quartiers de Yopougon et de Cocody, et ont "embarqué" des véhicules, des armes et des munitions. Et ce n'est pas la première fois que cela arrive dans ce pays, où les mutineries sont nombreuses et où le terrorisme a déjà fait bien des victimes.

Alors que ce matériel tombe forcément "en de bonnes mains", Macron annonce une réduction de 850 millions d'€ du budget militaire, limoge l'un des meilleurs généraux ! C'est vrai, il utilise la meilleure méthode pour éradiquer le monde du terrorisme qui le ronge. Avec du matériel vétuste par les réductions militaires, nos soldats vont-ils devoir se battre contre des bandes armées de bon matériel français ? Messieurs Macron et Le Drian, un grand merci, que vos consciences reposent en paix !

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mercredi 19 juillet 2017

Démission

Oui chef ! Merci, chef ! Adieu, chef !

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Le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers, en conflit avec le président Emmanuel Macron au sujet du budget de la Défense, a démissionné mercredi, une semaine après avoir été brutalement rappelé à l'ordre par le chef de l'Etat.

"Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j'ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l'a acceptée", écrit le général de Villiers dans ce communiqué.

Le maintien ou non en poste du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, agitait depuis plusieurs jours les milieux militaires, alors qu'Emmanuel Macron a multiplié les rappels à l'ordre à son égard. Le chef de l'État lui a reproché des critiques sur le budget de la défense.

Bercy a réclamé 850 millions d'euros d'économie cette année aux armées, dans un contexte de serrage de vis budgétaire global en 2017, avec une baisse prévue de 4,5 milliards d'euros des dépenses de l'Etat.

"J'ai toujours veillé, depuis ma nomination, à maintenir un modèle d'armée qui garantisse la cohérence entre les menaces qui pèsent sur la France et sur l'Europe, les missions de nos armées qui ne cessent d'augmenter et les moyens capacitaires et budgétaires nécessaires pour les remplir", déclare le général de Villiers, en rappelant qu'il assumait les responsabilités de chef d'état-major depuis trois ans et demi.

"Dans le plus strict respect de la loyauté, qui n'a jamais cessé d'être le fondement de ma relation avec l'autorité politique et la représentation nationale, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de leur faire part de mes réserves, à plusieurs reprises, à huis clos, en toute transparence et vérité" ajoute-t-il. (selon AFP, ce matin 9h47)

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mardi 16 mai 2017

Fourniture d'armes : ça suffit !

Les relations entre les copains et coquins français et ivoiriens sont au beau fixe

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L’Armée française a offert du matériel militaire aux Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), d’une valeur de 40 millions de FCFA. Ce don a pour objectif d’accompagner la grande muette dans son processus de modernisation. Et bientôt, arriveront des hélicoptères.

De nombreuses questions se posent de part et d'autre. Qui était à la manoeuvre ? Côté ivoirien : le président Ouattara, plus souvent à Paris qu'à Abidjan ? ou Guillaume Soro, le président de l'assemblée nationale, propriétaire depuis la rébellion des 2/3 du matériel de l'armée ? Côté français : Le gouvernement Cazeneuve et son ministre des armées Le Drian, qui a rejoint Macron ? Ou Macron dès son élection ? Et cela augure-t-il de la prochaine Françafrique généreuse qui remplacerait la Françafrique affairiste ? En tous cas, voilà une générosité mal placée, surtout si l'on apprend que dans le matériel à arriver figurent des hélicoptères de combat.

Je  suis persuadé que le nouveau gouvernement se positionnera sur ces fournitures, à moins qu'on continue à nous cacher que d'importantes mutineries ont lieu dans les grandes villes de Côte d'Ivoire, qu'il y a eu des morts, et que la population, bloquée chez elle, meurt de faim.

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lundi 15 mai 2017

En Côte d'Ivoire, la mutinerie continue : toujours rien dans la presse européenne

Une vingtaine de personnes ont été blessées, dont six par balle, dimanche à Bouaké et des habitants frappés à Korhogo (nord), deux grandes villes ivoiriennes toujours contrôlées par des soldats mutins qui ont lancé depuis vendredi un nouveau mouvement de grogne.

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Les mutins, qui réclament le versement de reliquats de primes, tiraient dimanche en l'air à Bouaké (centre), deuxième ville du pays, pour empêcher la population de sortir de chez elle. Ils patrouillaient dans les quartiers, passant parfois à tabac des habitants, selon des témoins.

Une femme et cinq hommes ont été atteints par des tirs dimanche et étaient soignés au CHU de Bouaké, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une quinzaine d'autres personnes, molestées, ont été légèrement blessées et admises à l'hôpital.

Samedi, des mutins impliqués dans ce mouvement avaient tiré sur deux personnes, à Bouaké et à Korhogo, les blessant gravement.

Dimanche, les mutins ont notamment pris position autour du rond-point de la préfecture de police dans le centre-ville de Bouaké, et ont tiré en l'air pour empêcher la tenue d'un rassemblement de protestation contre leurs actions, a constaté l'AFP.

"Les tirs continuent. Les mutins empêchent les gens de sortir", a confié un habitant sous couvert d'anonymat.

Les mutins ont en outre attaqué le siège du Rassemblement des Républicains (RDR, parti du président ivoirien Alassane Ouattara).

"Tous ceux qui étaient présents ont été copieusement tabassés. Il y a eu de nombreux blessés", a déclaré à l'AFP un responsable du parti, Moriba Touré.

"Ils (les mutins) s'attaquent désormais à tout ce qui ressemble de près ou de loin au parti. Nous évitons même de porter des habits à l'effigie du président", a confié Salif Koné, un militant du parti.

A Korhogo (nord), quatrième ville du pays, une situation similaire prévalait. Des habitants ont tenté de manifester mais ont été dispersés par les mutins qui ont tiré en l'air et frappé plusieurs personnes blessant au moins l'une d'entre elles, a constaté un journaliste de l'AFP.

- Habitants frappés, rançonnés -

Dimanche à Bouaké, les mutins contrôlaient toujours les corridors Nord et Sud situés sur le principal axe routier du pays qui relie la capitale économique Abidjan au nord du pays.

La circulation sur cet axe routier stratégique restait difficile: après avoir bloqué la circulation samedi, les mutins rançonnaient dimanche tous les véhicules.

La veille, des négociations avec le commandement militaire de Bouaké ont échoué. Samedi, l'un des mutins avait lancé à l'AFP qu'ils étaient "prêts à en découdre" avec l'armée loyaliste si elle intervenait.

Vendredi, un important dispositif loyaliste avait été déployé à Abidjan, obligeant les mutins d’Abidjan à se retrancher. Mais aucun mouvement d'ampleur de militaires loyalistes n'a été détecté aux abords de Bouaké dimanche.

Une large partie de ces rebelles - qui ont soutenu le président Alassane Ouattara lors de la crise de 2010-2011 contre l'ex-président Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître sa défaite électorale -, a ensuite été intégrée à l'armée. C'est ce contingent de 8.400 hommes qui a lancé la mutinerie de janvier.

Ancienne "capitale" de la rébellion ivoirienne, qui contrôla la moitié nord du pays entre 2002 et 2011, Bouaké a été l'épicentre du mouvement des mutineries en janvier.

Les mutins qui ont lancé ce nouveau mouvement de grogne réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après ces mutineries de janvier qui ont ébranlé le pays.

A l'époque, ils avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) pour chacun d'eux (des sommes importantes pour le pays), et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.

Jeudi, un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats, qui se voulait visiblement un point final à la protestation des forces de sécurité.

Mais cette cérémonie a finalement déclenché un nouveau mouvement d'humeur, alors que ce pays d'Afrique de l'Ouest est durement touché par l'effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

- Selon "Oeil d'Afrique" AFP

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samedi 13 mai 2017

Mutineries en Côte d'Ivoire

Alors que la France marche à coups de petites cuisines électorales, un pays africain est menacé de mutinerie et sombre une fois de plus dans la guerre civile.

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Voici tout ce qui s'est passé la journée de vendredi. La situation militaire est préoccupante. Abidjan, Bouaké, et plusieurs villes sont sous contrôle des mutins. Le point minute par minute. Les soldats mutins se sont rendus maitres ce vendredi de plusieurs casernes du pays et centres du pouvoir.

- Situation militaire très tendue dans le district d'Abidjan où des tirs nourris sont entendus au camp Gallieni près du Plateau. Le camp aux mains des mutins.

- Le camp d’Akouedo-Abidjan, le plus grand camp militaire du pays sous le contrôle des mutins. Des tirs nourris entendus au nouveau Camp militaire d'Akouedo.

- Bouaké toujours sous contrôle des mutins. Les écoles et les commerces ont fermés. Les élèves et les lycéens priés de rentrer chez eux.
Toujours a Bouaké, des mutins circulaient vendredi à bord de camions dans les rues où la plupart des commerces avaient fermé et les différents corridors bloqués.

Le campus universitaire de Bouaké fermé et les étudiants ont déserté les lieux. L'université de Bouaké fermée et le commissariat de police d’Ahougnansousous contrôle des mutins.
- Odiénné, Man, Bondoukou dans la danse où les corridors Nord et Sud sont bloqués par les mutins.
- Tous les corridors de Bondoukou actuellement fermés par les soldats mutins du BSE (Bataillon de Sécurisation de l'Est).

- Rumeur de riposte de la Garde républicaine à Abidjan.

- Tirs nourris à Korhogo au Nord de la Côte d'Ivoire par des soldats mutins depuis la nuit dernière jusqu'au moment où nous mettons sous presse. La frayeur s'est emparée de toute la ville d'Abidjan. Les populations désertent les rues. Le Ministère de la Défense à Abidjan dans le quartier d'affaires du Plateau, centre du pouvoir et des institutions du pays, sous occupation des mutins. Les voies d'accès bouclées avec des barrages érigés à tous les niveaux.

- Le Plateau, cœur du pouvoir ivoirien et siège de la présidence, des ministères, et de l'Etat-major des armées, sous contrôle des mutins. L'Etat-major des armées et le camp militaire Gallieni, sous contrôle des mutins.

- Le drapeau national piétiné par les soldats mutins du Bataillon de Commandement et de Soutien directement relié au Chef d'Etat Major des Armées et situé derrière le Camp Gallieni, en plein coeur de la cité administrative du Plateau (Abidjan), qui ont pris des familles d'anciens militaires en otage.

- Les mutins exigent le reste de leurs 12 millions de Fcfa promis par le Président Alassane Ouattara. Ils menacent de prendre d'assaut le palais présidentiel s'ils n'obtiennent pas gain de cause.

- Le boulevard Nanguy Abrogoua à Abidjan Adjamé bloqué à la circulation par les mutins. La route Adjamé-Plateau fermée à la circulation. Les magasins et commerces ferment. 

Si ce n'est pas la guerre, ça y ressemble.

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lundi 17 avril 2017

La naturalisation de 28 tirailleurs fait polémique en Afrique

Suite à la naturalisation le 15 avril par François Hollande de 27 tirailleurs sénégalais, l’association internationale "Mémoires & Partages" basée à Dakar et à Bordeaux, tient à regretter une mesure politicienne qui ne soulagera qu’une infime partie des requérants. 

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François Hollande avait profité de la visite officielle du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, le 20 décembre dernier pour annoncer son intention de faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais, ces soldats d’Afrique subsaharienne qui ont combattu dans les rangs de l’armée française. « J’ai demandé qu’il y ait des instructions très claires qui soient données pour qu’il y ait toutes les facilités pour leur permettre d’accéder à la nationalité française… C’est eux qui formeront cette demande mais on compte bien marquer la reconnaissance. Il n’y a pas plus belle reconnaissance que de pouvoir accueillir ces anciens combattants dans la nationalité française », a déclaré le chef de l’Etat à l’issue d’un entretien à Paris avec le Président sénégalais Macky Sall, en visite d’Etat à Paris.

"Mémoires & Partages" (M &P) qui avait fait partie des initiateurs d'une pétition en faveur d'une telle mesure, avait aussitôt réagi en décidant d’assister les tirailleurs sénégalais concernés par cette annonce par l’installation d’un guichet dans ses services à Bordeaux pour répertorier, préparer et accompagner les dossiers de demande de naturalisation des tirailleurs sénégalais.

Karfa Sira Diallo, son directeur, qui avait prévenu « des incertitudes qui pèsent sur une annonce aux périmètres et conditions floues », constate « une précipitation certaine dans l’annonce de cette cérémonie de naturalisation par l’Elysée…Et cela n’augure rien de bon pour les nombreux demandeurs qui continuent de se manifester ».

Et Karfa Diallo d’apporter d’autres éléments « Sans qu’il n’y ait eu aucune coordination avec les services du ministère de l’intérieur qui sont restés sourds à nos demandes, malgré la transmission d’une vingtaine de dossiers, l’Etat français annonce que 27 tirailleurs, tirés on ne sait par quel sort, ont bénéficié de cette décision présidentielle avant que François Hollande ne quitte définitivement ses fonctions. Il y a de quoi douter sur la continuité d’une telle mesure dans le climat de xénophobie ambiant qui règne en France ».

Invité par l’Elysée à cette cérémonie, le directeur de Mémoires & Partages qui est en Afrique occidentale pour un plaidoyer déclarant la traite des noirs et l’esclavage crimes contre l’humanité, dénonce « les nombreuses trahisons d’une classe politique française qui, du droit de vote des immigrés aux tirailleurs continue de lâcher en rase campagne les descendants d’immigrés ».

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mardi 11 avril 2017

Au coeur de la légion étrangère française

Chaque année, 10 000 jeunes venus du monde entier se présentent au Centre de sélection et d'incorporation de la Légion étrangère d'Aubagne. Seulement 10% réussiront les tests d'entrée. L'américain Lim, le Malgache Vaifana, les Français Liénart et Revel espèrent faire partie de cette troupe d'élite. Au même moment, à quelques kilomètres de Sper Kunday, en Afghanistan, 250 légionnaires tiennent un poste de combat avancé entourés par des insurgés. Le harcèlement est quotidien.

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