vendredi 4 mai 2018

Sarkozy et Ouattara, les ambassadeurs de Bolloré au Rwanda ?

Un vrai carrousel de rencontres dites d'amitié

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Le 15 janvier dernier, Nicolas Sarkozy effectuait un voyage au Rwanda en compagnie d'hommes d'affaires français identifiés clairement comme membres du groupe Vivendi-Bolloré. D'ailleurs le nouveau "mis en examen" y était représenté par son propre fils Cyrille.

Et cette visite s'est terminée par "un saut de puce" à Abidjan, capitale de Sarkozie en Afrique occidentale. Evidemment, l'effet du pur hasard... Pourtant, à Kigali, les discussions ont tourné autour des opportunités d'investissements français dans plusieurs secteurs économiques où le pays recèle d'importantes potentialités, notamment dans les infrastructures, la logistique, mais aussi le tourisme d'affaires et l'hôtellerie. De quoi intéresser très fortement Bolloré, notamment en matière de routes et chemins de fer. Ne vient-il pas de décrocher le marché des voies de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou et Ouagadougou - Lomé !

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Et Ouattara dans cette affaire ? Il se doit évidemment servir de guide pour expliquer à Kagamé le bien-fondé de la démarche de Sarkozy, l'homme qui passe la plupart de ses réveillons de Nouvel An à Assinie ou à Mougins. Le tout bien sûr, pour les intérêts supérieurs de Bolloré.

Et les affaires sont les affaires, qu'importent les pratiques pour arriver au pouvoir dans son pays. Et celui qui a sur sa conscience le massacre de Duékoué dans l'ouest ivoirien est sans-gêne pour aller se recueillir sur les tombes des victimes du génocide rwandais de 1995. Les peuples et leur souffrances, ce n'est pas l'affaire des dirigeants. Juste utilisés, même à titre posthume, dans l'intérêt très financier de quelques-uns. La honte !

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samedi 31 mars 2018

Sarkozy : les Africains mieux informés que les Français

Voici, l'article paru le mardi 27 mars, concernant notre ex-président, dans "L'Eléphant Déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire correspondant à notre "Canard Enchaîné". Il est vrai que Nicolas Sarkozy a toujours été un grand ami du président Ouattara, que la force Licorne a aidé à porter pouvoir. Et ceci, sans ingérence dans la politique intérieure de ce pays africain ? Non bien sûr, ce n'est pas ça la "Françafrique".

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lundi 26 mars 2018

Sarkozy et ses prétendues preuves dans l'affaire libyenne

Un livre qui sort au très mauvais moment pour l'ancien président

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Sarkozy ayant traité de tous les noms le clan Kadhafi sur TF1, il est donc logique de trouver des preuves ailleurs. La question à se poser : comment Kadhafi, grand ami de Sarkozy en 2007, en est devenu le premier ennemi en 2001 ? Quel processus de désintégration a conduit l’ex-Jamahiriya à une situation aussi préoccupante ? Personne ne l’a encore décrit, mais les deux scènes suivantes nous apprennent comment le drame s’est noué, en décembre 2007. Elles sont dans un livre de Philippe Bohn intitulé Profession : agent d’influence, qui vient de paraître à Paris, chez Plon. L'auteur n'est autre que le directeur du groupe industriel "Airbus Group" (ex-EADS), fin connaisseur de l'Afrique, aujourd'hui directeur de "Air Sénégal", ami proche de Nicolas Sarkozy. Son épouse a même siégé au sein du conseil municipal de Neuilly lorsque Sarkozy en était le premier magistrat.

« Homme de l’ombre », inconnu du grand public, il relate avec talent et souci de la vérité des scènes dont il fut le témoin. Je ne résiste pas au plaisir de vous en donner à lire deux, croustillantes, dont le mérite est de mettre en évidence l'origine du mal qui se répand dans les pays africains du Sahel.

2007 : La "shopping list" du guide libyen, invité à l'Elysée !

 La première se déroule à Paris, fin 2007, à la veille de la très longue visite que rendra le colonel Kadhafi à Nicolas Sarkozy, élu président de la République française au mois de mai précédent. Philippe Bohn relate l’étonnante scène à laquelle il a assisté : « Je suis chargé presque secrètement de convoyer Saadi Kadhafi à l’Élysée, le vendredi 7 décembre à 20 heures, dans le bureau du secrétaire général Claude Guéant. Dans le bureau de Guéant, nous ne sommes que quatre à avoir pris place autour d’une table basse : Saadi Kadhafi, émissaire mandaté par son père, l’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-ma­jor particulier du président de la République, le secrétaire général de l’Élysée et moi-même. Ambiance studieuse. Avec Saadi, nous allons, dans un saisissant dialogue, finaliser la “shopping list” du Guide pour sa visite officielle.

Guéant attaque en se tournant vers moi :

— Alors, Philippe, on commence par quoi ?

— Peut-être par les Rafale, monsieur le secrétaire général ?

— Ah, c’est généreux de votre part, ce n’est pas votre maison. Bon, alors, on en met combien ?

Je me tourne vers Saadi qui intervient.

— 14.

Guéant reprend, en s’adressant à Édouard Guillaud :

— Très bien, amiral. Vous notez, 14 Rafale, et maintenant ?

J’annonce :

— Les hélicoptères Tigre ?

Guéant à nouveau :

— Là, c’est chez vous. Cher Saadi, quels seraient vos besoins ?

À l’issue de cette réunion, une liste de possibles achats d’armements par la Libye est établie. »

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En mars 2011, Sarkozy déclenche la guerre qui allait conduire à la chute et à la mort de Kadhafi.  Ce dernier reproche au président français  de ne pas honorer les commandes passées ce soir-là par son fils, qu’il avait mandaté pour cette mission. Estimant, comme il l’a dit lui-même, que « Kadhafi se moque de lui », Sarkozy embrigade le Royaume-Uni, puis les États-Unis, et lance les avions de la République française contre les faibles armées de Kadhafi ; ces dernières sont déjà aux prises avec l’insurrection inspirée par « le printemps arabe ». Nicolas Sarkozy veut la mort, au moins politique, du colonel Kadhafi.

Guerre déclarée et dialogue secret

Après avoir reçu et choyé Mouammar Kadhafi, il est clair que Nicolas Sarkozy veut la mort, au moins politique, du colonel qui règne sur la Libye depuis quarante-deux ans. Nous sommes en août 2011, Sarkozy est proche du but. Affolé, le même Saadi Kadhafi appelle à la rescousse le même Philippe Bohn, qui raconte dans son livre cette deuxième scène tout aussi étonnante que la première.

« — Philippe, C’est moi, Saadi.

On est attaqué de partout mais ça va. Inch’Allah. Tu peux venir à Tripoli ? C’est urgent. Il faut que je te voie. J’ai un message à transmettre et il me faut un ami de confiance pour parler […].

La route de Tripoli passe par la petite île de Djerba en Tunisie. Le tourisme est en berne. L’avion est vide […] Lorsque l’avion se pose à Djerba, la nuit est déjà tombée. Saadi m’a indiqué que je serais accueilli par des hommes à lui. […] Deux Mercedes aux plaques gouvernementales libyennes patientent, moteur tournant. […] Une escorte fortement armée nous suit dans un second véhicule. Protection dérisoire face aux bombardements des avions de la coalition. […] Dans le sens Djerba vers Tripoli, la voie est libre. Au poste frontière, aucune formalité. Le voyage a visiblement été balisé en amont. […] Après quelques heures de route, rythmées par des arrêts à des barrages toujours tenus par les troupes loyalistes, nous sommes à Tripoli. Nous nous rendons directement au Corinthia, hôtel emblématique de la capitale libyenne. C’est mon point de chute habituel. En cette période troublée, il n’y a pas foule. […] Le bar est désert. Aucun convive au restaurant principal. Personne non plus dans les fauteuils et banquettes qui encadrent les ascenseurs. Saadi m’attend dans l’une des suites des étages supérieurs. Les retrouvailles sont chaleureuses.

"Si l’offensive continue, vous allez mettre des terroristes au pouvoir. Comment peut-on arrêter tout ça ? me demande-t-il, inquiet. Avec l’accord de mon père, je suis prêt à m’engager et à venir parler en personne avec les Français. Car si l’offensive continue, vous allez mettre des terroristes au pouvoir. […] Toi tu peux parler à Sarkozy. Il peut encore sauver ce pays. Et tu es ma garantie de confiance. "

Paris ne donnera pas suite à la proposition de dialogue de Saadi, restée secrète jusqu’à ce livre.

Philippe Bohn conclut son récit : « Après quelques tergiversations, Paris ne donnera pas suite à la proposition de dialogue de Saadi, restée secrète jusqu’à ce livre. La chute de Tripoli est imminente et l’heure n’est plus à la conciliation. Il est cependant accordé au fils Kadhafi un couloir de sécurité pour qu’il puisse s’échapper vers le Niger où il trouvera refuge. » Alors la parole de Sarkozy plutôt que celle de la "bande d'assassins" du clan de "l'illuminé" Kadhafi. Et si on retenait finalement celle de ses amis ?

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mercredi 21 mars 2018

Sarkozy en garde-à-vue

Ce que ni Mitterrand, ni Chirac, ni Hollande n'ont réussi, Sarko le fait.

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L’ancien président de la république Nicolas Sarkozy est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les soupçons de financement illégal concernant sa campagne présidentielle de 2007. Selon Mediapart et le Monde, Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce mardi matin dans le cadre de l’enquête sur le financement libyen de la campagne de 2007. Il est entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. L’information a été confirmée par une source judiciaire auprès de l’agence Reuters.

C’est « la première fois que Nicolas Sarkozy est entendu à ce sujet depuis l’ouverture d’une information judiciaire en avril 2013 », ajoute le Monde. Cette enquête a été confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris, dont Serge Tournaire, qui a déjà renvoyé l’ancien président devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Nicolas Sarkozy est entendu par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, près de Paris.

Sa garde à vue peut durer 48 heures. Il pourrait être présenté aux magistrats à l’issue de sa garde à vue afin d’être mis en examen. Les magistrats étudient la piste d’un possible financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, il y a plus de dix ans, par la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions. Dans la même affaire, l'homme d'affaires français Alexandre Djouhri, proche de Sarkozy, a été interpellé début janvier à Londres, avant d'être libéré sous caution. L’ex-président français, qui a quitté le pouvoir en mai 2012, a toujours formellement démenti les faits allégués notamment par un autre homme de réseaux, le franco-libanais Ziad Takieddine.

Décidément, Sarkozy réussit à aller là où ni Mitterrand, ni Chirac, ni Hollande n'ont jamais mis les pieds.

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samedi 10 mars 2018

La guerre Bouygues - Bolloré se déplace vers l'Inde

Le très opportun voyage de Macron

bollor_Décidément, quand les frères capitalistes ennemis se disputent, Sarkozy et Macron ne sont jamais bien loin. C'est la raison, semble-t-il, notamment du voyage en Inde de notre président.

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Il est vrai que Bouygues était installé dans ce pays depuis 2016, suite à une visite d'un certain Nicolas Sarkozy qui a certes visité le musée Gandhi à New Delhi le 13 avril de cette année (ça c'est pour les medias) mais qui avait aussi mis en avant Bouygues pour la réalisation de deux condominiums à Bombay. 

Alors aujourd'hui, que va faire le nouveau concurrent en Inde, si ce n'est soutenir le concurrent Bolloré. Car, comme par hasard, après l'Afrique où vient de séjourner Sarkozy (Rwanda, Côte d'Ivoire) en compagnie du fils Bolloré, après le passage de Macron et Bouygues pour la construction du métro d'Abidjan, et que Bolloré, en compensation, avait obtenu la construction de lignes de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou - Lomé, voilà que le partage français se déplace vers l'Inde. L'équilibre Bouygues - Bolloré va être rétabli, car l'opérateur français va obtenir la concession pour l'aménagement et l'exploitation du terminal portuaire de Tuticorin, juste en face du Sri Lanka (port qui est en plein développement). Il est vrai que Bolloré, en matière portuaire, est un fin connaisseur, puisqu'après l'Afrique (Côte d'Ivoire, Cameroun) le voilà qui après avoir investi dans deux plates-formes portuaires au Bangladesh (Chittagong, premier port de ce pays, et Payra) se retourne vers le voisin indien qui est sur le point de ravir à la France la cinquième place du développement mondial.

Alors, c'est logique : le "made in China" va petit à petit être remplacé par le "made in India", pour des raisons de coût de la main d'oeuvre. La Chine est devenue trop chère dans ce domaine ! Alors, vive l'Inde aux salaires de misère qui va enrichir un peu plus le tandem Bouygues - Bolloré et autres gros capitalistes, au détriment des ouvriers locaux qui resteront pauvres d'entre les pauvres. Et nos gouvernants passés et actuels soutiennent cette politique d'exploitation des peuples.

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mercredi 24 janvier 2018

Nicolas Sarkozy de retour en Côte d’Ivoire

Que cachent toutes ces visites éclair de Nicolas Sarkozy ?

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Nicolas Sarkozy a effectué une visite à Kigali (Rwanda) le 15 janvier 2018 avant de gagner Abidjan le lendemain. Ces visites express de l’ancien président dans la capitale soulèvent bien des interrogations. Serait-il devenu le nouveau ministre des affaires étrangères de Macron ? Le Drian a-t-il été viré ? Ou veut-il saboter la politique de Macron au moment où ce dernier réunit des chefs d'entreprise à Versailles ?

On sait que l’ancien chef d’État français Nicolas Sarkozy entretient un lien de confiance avec le président Alassane Ouattara. Il est régulièrement venu en Côte d'Ivoire depuis l'accession de ce dernier au pouvoir et a même décroché d'importants contrats pour certains industriels français.

L’ex-président français a même été coopté par le Chef d'État ivoirien pour le renforcement de la coopération entre Abidjan et Doha (capitale du Qatar). Et lors de la crise postélectorale de 2011, l'ancien locataire de l'Élysée avait fait intervenir les troupes françaises de l'opération Licorne (destinées à protéger les expatriés européens) en soutien aux forces pro-Ouattara pour déloger le président Laurent Gbagbo. Voir donc l'ex-président régulièrement aux côtés du président ivoirien passe mal aux yeux de l'opposition ivoirienne et des milieux politiques français.

Mardi 16 janvier 2018, Nicolas Sarkozy a effectué une visite éclair à Abidjan. Le jet privé à bord duquel il voyageait a atterri dans la capitale ivoirienne très tôt dans la matinée. Il a eu un tête-à-tête à la présidence avec son ami Alassane Ouattara avant d’être rejoint par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko et Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence.

Si l’on ignore concrètement l’objectif de cette rencontre, il apparaît qu’elle avait pour but de connecter les chefs d'entreprises français aux dirigeants ivoiriens pour la signature de contrats d'affaires. À noter que la veille, Nicolas Sarkozy avait rencontré le Président Paul Kagamé à Kigali (Rwanda). Il était accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires français, dont Cyrille Bolloré, fils de l'industriel français bien connu (le grand à droite sur la photo). Bolloré ! Voilà un nom français qui revenait souvent en Côte d'Ivoire au temps de Sarkozy président, remplacé par Bouygues -semble-t-il- sous l'ère Macron. Et si cette visite était tout simplement un épisode de la guerre franco-française pour contrer Bouygues qui vient de remporter, avec l'appui de Macron, le juteux marché pour la construction du métro d'Abidjan ?

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mercredi 11 octobre 2017

Plainte contre Sarkozy à la CPI pour crimes de guerre et contre l'humanité

L'assassinat de Kadhafi : un règlement de compte personnel

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Au total, une quinzaine d'activistes et d'associations de la société civile africaine comme « Y en a marre » ou encore « le Balai citoyen » sont réunis à Bamako pour former un Front panafricain de la société civile. Leur première action ? Une plainte à la CPI contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir provoqué l'intervention en Libye qui a débouché sur la mort du colonel Kadhafi.

Le Front international de la société civile panafricaine (Fispa) est composé de jeunes activistes de la nouvelle société civile du continent. Le Front veut défendre l’Afrique, la démocratie, la dignité et les droits de l’homme.

Première action déclenchée, une plainte devant la Cour pénale internationale déposée samedi contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy. L’activiste guinéen Elie Kamano, membre du Fispa, explique pourquoi : « Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines. Voilà pourquoi nous adhérons à ce combat. »

Et quand on sait que le colonel Kadhafi a été assassiné en 2011, pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’introduire une plainte ?

Réponse de Simon Kouka, artiste rappeur sénégalais et membre du mouvement « Y en a marre » : « Beaucoup de gens se sont offusqués, mais il n’y a eu aucune action et cette action, je crois, arrive à son heure pour dire : il est temps. Ce que nos dirigeants n’ont pas réussi, à nous de le réussir. Pour aussi la dignité africaine, car c’est un président africain qui a été assassiné », souligne-t-il.

Le très populaire artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly est le parrain de ces jeunes activistes africains. Ils pensent que l'assassinat du colonel Kadhafi était un règlement de compte personnel, et cet assassinat a déstabilisé tout un continent.

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vendredi 22 septembre 2017

Côte d'Ivoire : le départ peu reluisant du dernier sarkozyste

Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire depuis le 17 avril 2012 (nommé dans les derniers jours du quinquennat de Nicolas Sarkozy), était devenu la véritable "voix de son maître" auprès du président ivoirien Alassane Ouattara. Au point que ce dernier s'est souvent mêlé des affaires françaises pour maintenir à son poste son ami fidèle. C'est bien souvent que Georges Serre s'est retrouvé à Assinie à la résidence secondaire de Ouattara. Il n'en est pas moins vrai que son attitude  lors de son récent pot de départ n'est pas digne d'un diplomate de son rang. Et le "canard" ivoirien "L'éléphant déchaîné", premier journal satirique de Côte d'Ivoire, n'a pas omis de le relever.

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dimanche 2 juillet 2017

Macron devant le Congrès à Versailles : un discours entre 200.000 et 600.000 €

Point d'indice gelé, sauf pour Jupiter !

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Ce lundi 3 juillet, le président de la République s'exprimera devant les parlementaires pour une réunion extraordinaire par son caractère rarissime mais aussi sur le plan financier. Emmanuel Macron a prévu de tenir un discours à Versailles devant les 577 députés et les 348 sénateurs réunis en Congrès lundi prochain. Une réunion qui a un coût, comme le rapporte Paris Match jeudi 29 juin, citant les dépenses engendrées par ce discours. "Outre les aménagements des lieux, il faut aussi sécuriser le site, y acheminer les parlementaires, les accueillir", précise ainsi le site du magazine.

C'est notamment ce coût que dénonce le groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée. Jean-Luc Mélenchon et ses troupes vont donc boycotter le Congrès. "La violence que nous avons subie ne peut pas rester sans réplique, nous la retournons contre ceux qui nous la font subir, a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon jeudi. Nous nous rebellons et nous n'irons pas" à Versailles. Le groupe LFI rejoint la décision de deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, qui avaient annoncé dès mercredi qu'ils n'iraient pas à la réunion de l'Assemblée et du Sénat en Congrès pour écouter le chef de l'État. 

Lorsque Nicolas Sarkozy avait lui aussi réuni le Congrès en juin 2009, le discours avait coûté 400.000 € selon Bernard Accoyer, beaucoup plus selon les socialistes qui tablaient, quant à eux, sur 600.000 €. 

Quant à François Hollande, qui avait réuni les parlementaires à Versailles au lendemain des attentats de novembre 2015, il avait tenu un Congrès "low-cost", à 200.000 euros, en supprimant les collations pour les parlementaires et en optant pour de l'eau, plutôt que d'autres options plus coûteuses.

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mercredi 8 février 2017

Après le plan B (Berezina) de Fillon, le plan B (Bygmalion) de Sarkozy

Bientôt le procès !

sarko

Le juge Serge Tournaire a ordonné le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy et de treize autres protagonistes dans l'enquête sur ses dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012 et les fausses factures de la société Bygmalion, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L'ancien chef de l'Etat a été renvoyé en procès pour financement illégal de campagne électorale, le juge lui reprochant d'avoir dépassé sciemment le plafond des dépenses électorales, alors fixé à 22,5 millions d'euros.

Après Jacques Chirac, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est la deuxième fois qu'un ancien chef de l'Etat est renvoyé en procès sous la Ve République.

C'est "le magistrat instructeur premier saisi" du dossier, Serge Tournaire, qui a "le 3 février 2017 ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel", selon la source judiciaire. Cela signifie que l'autre juge saisi, Renaud van Ruymbeke, n'a pas signé cette ordonnance, un élément dont les mis en examen pourraient se saisir pour contester leur renvoi.

L'enquête, ouverte en 2014, a porté sur un vaste système de fausses factures destiné à dissimuler le dépassement du plafond des dépenses autorisées.

Outre Nicolas Sarkozy, le juge a ordonné le renvoi en procès de treize autres protagonistes, en visant les délits de faux ou usage de faux, abus de confiance ou recel, escroquerie ou complicité et complicité de financement illégal de campagne. Parmi eux, d'anciens cadres de l'ex-UMP, comme Eric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle, comme son directeur Guillaume Lambert ou Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société de communication Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Tous sont soupçonnés d'avoir participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour imputer à l'UMP environ 15 millions d'euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. 

Jérôme Lavrilleux et plusieurs cadres de Bygmalion avaient révélé cette fraude. Les autres protagonistes ont contesté leur participation aux faits.

Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude aux fausses factures. Mais il est soupçonné d'avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu'il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. Le candidat avait été destinataire de notes des experts-comptables l'alertant sur ce risque. L'ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses. Son avocat vient d'annoncer qu'il va faire appel.

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