mercredi 11 octobre 2017

Plainte contre Sarkozy à la CPI pour crimes de guerre et contre l'humanité

L'assassinat de Kadhafi : un règlement de compte personnel

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Au total, une quinzaine d'activistes et d'associations de la société civile africaine comme « Y en a marre » ou encore « le Balai citoyen » sont réunis à Bamako pour former un Front panafricain de la société civile. Leur première action ? Une plainte à la CPI contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir provoqué l'intervention en Libye qui a débouché sur la mort du colonel Kadhafi.

Le Front international de la société civile panafricaine (Fispa) est composé de jeunes activistes de la nouvelle société civile du continent. Le Front veut défendre l’Afrique, la démocratie, la dignité et les droits de l’homme.

Première action déclenchée, une plainte devant la Cour pénale internationale déposée samedi contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy. L’activiste guinéen Elie Kamano, membre du Fispa, explique pourquoi : « Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines. Voilà pourquoi nous adhérons à ce combat. »

Et quand on sait que le colonel Kadhafi a été assassiné en 2011, pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’introduire une plainte ?

Réponse de Simon Kouka, artiste rappeur sénégalais et membre du mouvement « Y en a marre » : « Beaucoup de gens se sont offusqués, mais il n’y a eu aucune action et cette action, je crois, arrive à son heure pour dire : il est temps. Ce que nos dirigeants n’ont pas réussi, à nous de le réussir. Pour aussi la dignité africaine, car c’est un président africain qui a été assassiné », souligne-t-il.

Le très populaire artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly est le parrain de ces jeunes activistes africains. Ils pensent que l'assassinat du colonel Kadhafi était un règlement de compte personnel, et cet assassinat a déstabilisé tout un continent.

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vendredi 22 septembre 2017

Côte d'Ivoire : le départ peu reluisant du dernier sarkozyste

Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire depuis le 17 avril 2012 (nommé dans les derniers jours du quinquennat de Nicolas Sarkozy), était devenu la véritable "voix de son maître" auprès du président ivoirien Alassane Ouattara. Au point que ce dernier s'est souvent mêlé des affaires françaises pour maintenir à son poste son ami fidèle. C'est bien souvent que Georges Serre s'est retrouvé à Assinie à la résidence secondaire de Ouattara. Il n'en est pas moins vrai que son attitude  lors de son récent pot de départ n'est pas digne d'un diplomate de son rang. Et le "canard" ivoirien "L'éléphant déchaîné", premier journal satirique de Côte d'Ivoire, n'a pas omis de le relever.

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dimanche 2 juillet 2017

Macron devant le Congrès à Versailles : un discours entre 200.000 et 600.000 €

Point d'indice gelé, sauf pour Jupiter !

jupiter

Ce lundi 3 juillet, le président de la République s'exprimera devant les parlementaires pour une réunion extraordinaire par son caractère rarissime mais aussi sur le plan financier. Emmanuel Macron a prévu de tenir un discours à Versailles devant les 577 députés et les 348 sénateurs réunis en Congrès lundi prochain. Une réunion qui a un coût, comme le rapporte Paris Match jeudi 29 juin, citant les dépenses engendrées par ce discours. "Outre les aménagements des lieux, il faut aussi sécuriser le site, y acheminer les parlementaires, les accueillir", précise ainsi le site du magazine.

C'est notamment ce coût que dénonce le groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée. Jean-Luc Mélenchon et ses troupes vont donc boycotter le Congrès. "La violence que nous avons subie ne peut pas rester sans réplique, nous la retournons contre ceux qui nous la font subir, a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon jeudi. Nous nous rebellons et nous n'irons pas" à Versailles. Le groupe LFI rejoint la décision de deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, qui avaient annoncé dès mercredi qu'ils n'iraient pas à la réunion de l'Assemblée et du Sénat en Congrès pour écouter le chef de l'État. 

Lorsque Nicolas Sarkozy avait lui aussi réuni le Congrès en juin 2009, le discours avait coûté 400.000 € selon Bernard Accoyer, beaucoup plus selon les socialistes qui tablaient, quant à eux, sur 600.000 €. 

Quant à François Hollande, qui avait réuni les parlementaires à Versailles au lendemain des attentats de novembre 2015, il avait tenu un Congrès "low-cost", à 200.000 euros, en supprimant les collations pour les parlementaires et en optant pour de l'eau, plutôt que d'autres options plus coûteuses.

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mercredi 8 février 2017

Après le plan B (Berezina) de Fillon, le plan B (Bygmalion) de Sarkozy

Bientôt le procès !

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Le juge Serge Tournaire a ordonné le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy et de treize autres protagonistes dans l'enquête sur ses dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012 et les fausses factures de la société Bygmalion, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L'ancien chef de l'Etat a été renvoyé en procès pour financement illégal de campagne électorale, le juge lui reprochant d'avoir dépassé sciemment le plafond des dépenses électorales, alors fixé à 22,5 millions d'euros.

Après Jacques Chirac, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est la deuxième fois qu'un ancien chef de l'Etat est renvoyé en procès sous la Ve République.

C'est "le magistrat instructeur premier saisi" du dossier, Serge Tournaire, qui a "le 3 février 2017 ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel", selon la source judiciaire. Cela signifie que l'autre juge saisi, Renaud van Ruymbeke, n'a pas signé cette ordonnance, un élément dont les mis en examen pourraient se saisir pour contester leur renvoi.

L'enquête, ouverte en 2014, a porté sur un vaste système de fausses factures destiné à dissimuler le dépassement du plafond des dépenses autorisées.

Outre Nicolas Sarkozy, le juge a ordonné le renvoi en procès de treize autres protagonistes, en visant les délits de faux ou usage de faux, abus de confiance ou recel, escroquerie ou complicité et complicité de financement illégal de campagne. Parmi eux, d'anciens cadres de l'ex-UMP, comme Eric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle, comme son directeur Guillaume Lambert ou Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société de communication Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Tous sont soupçonnés d'avoir participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour imputer à l'UMP environ 15 millions d'euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. 

Jérôme Lavrilleux et plusieurs cadres de Bygmalion avaient révélé cette fraude. Les autres protagonistes ont contesté leur participation aux faits.

Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude aux fausses factures. Mais il est soupçonné d'avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu'il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. Le candidat avait été destinataire de notes des experts-comptables l'alertant sur ce risque. L'ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses. Son avocat vient d'annoncer qu'il va faire appel.

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lundi 30 janvier 2017

Trois casseroles au prix d'une !

Même les Belges s'y mettent !

Le_futur_president_de_la_commission_d_enquete_belge_sur_le_Kazakhgate_veut_entendre_Sarkozy_Fillon_et_GueantL’affaire dite du "Kazakhgate" pourrait connaître des rebondissements en France. Francis Delpérée, député belge et probable futur président de la commission d’enquête parlementaire sur le "Kazakhgate", a en effet déclaré ce jeudi 24 novembre que plusieurs personnalités françaises pourraient être prochainement entendues dans le cadre de cette affaire de corruption internationale. 

Invité de Bel-RTL ce jeudi, Francis Delpérée a affirmé : "C’est à la commission de décider quand elle tiendra ses premières réunions. Elle va certainement établir une liste de personnes qui vont être interrogées : des Belges, mais pourquoi pas aussi, bien sûr, des personnalités étrangères.  Sarkozy, Fillon, Guéant…"

A l'époque des faits, Nicolas Sarkozy était président de la République française, François Fillon Premier ministre et Claude Guéant ministre de l'Intérieur.

Le député belge Francis Delpérée concède, toutefois, que la commission ne pourrait pas forcément contraindre ces personnalités à venir témoigner. "Je n’ai pas non plus un peloton de gendarmerie, ni un bataillon de parachutistes pour faire venir X ou Y", a-t-il admis. 

Le but de la commission d’enquête est, notamment, d’établir les circonstances ayant permis l’adoption par la Belgique, au printemps 2011, d'une loi élargissant le champ d'application des "transactions pénales", rappelle la RTBF ce jeudi. Cette loi avait permis au milliardaire belgo-kazakh Patokh Chodiev de voir les poursuites judiciaires à son encontre être abandonnées. Il était suspecté, avec deux autres hommes d’affaires, de "faux", d’"association de malfaiteurs" et de "blanchiment" d’argent dans le cadre de transactions immobilières au Kazakhstan.

L’entourage de Nicolas Sarkozy, à l’époque président de la République française, est suspecté d’avoir influencé l’adoption rapide de la loi belge afin de permettre aux personnes poursuivies de voir les poursuites à leur encontre abandonnées contre une "transaction pénale". Les enquêteurs soupçonnent l’État français d’avoir fait pression pour aider Patokh Chodiev, proche du président kazakh. Un mois après l’adoption de la loi en Belgique, un contrat sur la vente de 45 hélicoptères par la France au Kazakhstan avait été conclu.  (selon "le Lab politique - Europe 1")

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mercredi 21 décembre 2016

Ouattara veut aider son ami Sarkozy à reconquérir son siège de président de la république

Une amitié inébranlable de trente ans

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Après les primaires de la droite, le sort de Nicolas Sarkozy semblait scellé. Mais c'était sans compter sur l'aide que n'oublierait pas de lui apporter son ami ADO (Alassane Dramane Ouattara) qui est un vrai spécialiste de la stratégie électorale dans son pays, la Côte d'Ivoire. Et les législatives du dimanche 18 décembre viennent encore de le prouver.

Et ADO vient de courir au chevet de son ami Nicolas pour lui proposer un plan B. Et pourquoi ne pas appliquer en France ce qui marche si bien en Côte d'Ivoire ? Visiblement pas au fait des pratiques africaines, Sarko s'est pourtant laissé séduire. Certes, il a évalué à un million de personnes à transporter et se demandait où les trouver. Surtout s'il fallait aussi leur donner une dizaine d'Euros pour les amener à voter dans le bon sens et payer un nombre important de cars à faire sillonner à travers la France au printemps prochain.

Et ce diable de Ouattara a encore trouvé la solution. "Tu as des migrants dont personne ne veut ! Même l'Allemagne en accueille 1 million, alors pourquoi pas la France." Alors pourquoi ne pas amener ces migrants dans l'hexagone pour un jour ou deux, leur donner une carte d'électeur et un bulletin de vote, contre un "salaire" de 30 € par vote. Chaque migrant pourrait se faire un pécule en votant plusieurs fois, histoire de pouvoir payer un passeur qui l'amènerait à Calais et en Angleterre.

L'affaire pourrait marcher, mais elle a été ébruitée. Et le FN serait prêt a faire de la surenchère en offrant un repas gratuit par vote aux migrants. Mais là aussi, Ouattara propose une solution à son ami : "Laisse courir le bruit que le repas du FN consiste en une simple soupe au lard de cochon." On verra au mois de mai 2017 si l'affaire aura marché, si Sarkozy pourra bénéficier de l'immunité présidentielle ou s'il devra retourner à la case prison, grâce aux bons conseils de son ami africain (Une affaire qui pourrait bien paraître dans un prochain "Le Rigofa"). 

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jeudi 1 décembre 2016

Fillon truqueur de comptes ?

François Fillon passe pour un Premier ministre modeste, obnubilé par les déficits publics et soucieux de limiter les dépenses de l'Etat. A la différence d'un président plus flamboyant, Fillon joue au maximum la carte d'un Premier ministre rigoureux, voire austère. Mais dans son édition du 3 juin 2009, le Canard Enchaîné révèle que François Fillon a agrandi son appartement de fonction pour loger son épouse et trois de ses enfants. De 78m² du temps de Raffarin, l'appartement du Premier ministre est passé à 309 m² dont 213 m² pour la partie privative. Mais ce n'est pas tout, le Premier ministre se targue d'avoir baissé les dépenses de fonctionnement de Matignon. En réalité, les frais de personnels, comme les voyages, sont assurés par d'autres administrations.

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La surface du logement de fonction de Fillon a triplé

René Dosière, député apparenté socialiste et spécialiste des dépenses du pouvoir exécutif, a demandé aux services de Matignon quelle était la superficie de l'appartement du Premier ministre. Un an plus tard, il a enfin obtenu une réponse de la part du directeur de cabinet de Matignon : "M. Fillon dispose d'un appartement de 7 pièces, pour une surface totale de 309,72 m², pièces de réception comprises. La partie strictement privative est de 213,73 m²". Or, selon le Canard Enchaîné, l'appartement du Premier ministre du temps de Raffarin ne mesurait que 78,40 m². 
Comment expliquer que la surface du logement de fonction ai triplé ? Interrogé par le Canard, un collaborateur du Premier ministre avoue qu'il annexé un bureau de 26 m². Mais l'hebdomadaire remarque que ça ne suffit pas pour expliquer le triplement de la surface : "C'est un secret, ne le répétez pas : Fillon s'est agrandi pour loger son épouse et trois de ses enfants".

Les employés de Matignon sont payés par d'autres administrations

Le manque de transparence concerne également la gestion des dépenses de personnels de Matignon. Au 1er janvier 2008, 40 des 62 membres du cabinet du Premier ministre étaient payés par des administrations extérieures. Leurs salaires n'entrent donc pas dans le budget de Matignon, que Fillon se vante d'avoir diminué. Parmi ces membres de cabinet, certains sont mis à disposition par le Conseil d'Etat, d'autres par le Sénat. Une partie des autres fonctionnaires de Matignon (secrétaires, chauffeurs, gardes-du-corps) est également prise en charge par d'autres organismes. 
François Fillon a présenté un budget de crise pour 2008. Mais, en réalité, le nombre de fonctionnaires dont le salaire est pris en charge par des institutions extérieures a augmenté. Au 1er juillet 2008, 49 des 70 membres du cabinet ne sont pas payés par le budget de Matignon (contre 40/62 six mois plus tôt). Même constat pour les fonctionnaires en service à l'Hôtel de Matignon : 230 étaient rémunérés par d'autres (contre 185 six mois plus tôt).
Comme l'Elysée, Matignon s'était engagé à davantage de transparence. Si la transition doit être progressive, car entraînant une hausse immédiate du budget, il apparaît que Matignon a fait exactement l'inverse l'année dernière en augmentant son personnel mis à disposition. Ce petit tour de passe-passe a permis à Fillon de présenter un budget de rigueur en temps de crise.

François Fillon voyage sur les crédits du ministère des Affaires étrangères

Dernier poste de dépense caché de Matignon : les voyages du Premier ministre. Le budget de l'Elysée entre 2007 et 2008 est passé d'environ 30 millions d'euros à plus de 100 millions d'euros car Nicolas Sarkozy a rapatrié toutes les dépenses de l'Elysée dans son budget et cessé l'hypocrisie qui consistait à financer une partie des dépenses de l'Elysée par d'autres ministères (depuis, on a vu que certaines dépenses étaient camouflées par les services de Nicolas Sarkozy). Les voyages de Nicolas Sarkozy coûtent 20 millions d'€ et apparaissent désormais sur le budget de l'Elysée, et non plus sur le budget du ministère des Affaires étrangères.
Matignon n'a pas cru bon de faire la même chose. Aucun des déplacements de François Fillon n'est payé par le budget de Matignon comme le révèle le Canard Enchaîné : "Les vols à l'étranger sont pris en charge par le ministère des Affaires étrangères. Selon les connaisseurs, la facture dépasse pourtant allègrement le million par an".
Autrement-dit, là encore, le coût des voyages du Premier ministre échappe au budget de Matignon, Fillon peut ainsi afficher un budget de rigueur en temps de crise. ("Le Canard Enchaîné" du 2 juin 2009)

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lundi 10 octobre 2016

Blog international

Visiblement, ce blog est lu dans le monde entier (même parfois en Corée du Nord et de plus en plus en Chine). Mais voilà mieux ! mes articles intéressent même des journaux africains, et notamment "L'éléphant déchaîné" de Côte d'Ivoire qui est l'équivalent de notre Canard Enchaîné national. Et même, mon article est annoncé à la Une de ce bi-hebdomadaire !

edEt revoici l'article dans sa présentation africaine : 

sarkouattara

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jeudi 6 octobre 2016

Sarkozy et Ouattara, de vieux amis

L'amitié nouée pour des intérêts communs

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Mai 2012 :  Nicolas Sarkozy qui est au fond du gouffre. Au lendemain de la victoire de François Hollande, le président vaincu est un homme seul et meurtri. Or qui vient le voir dès 9 heures du matin à l’Élysée ? Alassane Ouattara, cet ami de longue date qui avait  déjà fait l'honneur en son temps à son ami Nicolas de se marier à la mairie de Neuilly. Celui-ci le console en lui disant que ce n’est pas fini.

Comme ses homologues gabonais et sénégalais, le président ivoirien sait qu’il ne faut pas insulter l’avenir. Les faits vont lui donner raison. Aujourd’hui, il confie : « Je suis bluffé par la détermination de Nicolas. » Officiellement, la Françafrique est morte, mais le candidat à la primaire de la droit garde de solides amitiés dans le club des chefs d’État africains.

Logiquement, c’est en Côte d’Ivoire, chez Alassane Ouattara - son ami de 25 ans - que Nicolas Sarkozy a fait son unique déplacement africain de l’année. En mars dernier, il a été reçu à Abidjan avec tous les honneurs, a qualifié son hôte de « grand homme d’État » et en a profité pour rencontrer quelque deux mille expatriés susceptibles de voter à la primaire de novembre. N'oublions pas cependant que Sarkozy et son épouse Carla ont passé le réveillon de Nouvel An 2015 à Assinie, où ce cher Alassane a son domaine, et qu'en retour le président Ouattara et son épouse française Dominique Nouvian ont réveillonné à Mougins (06), puis qu'au mois d'août le couple Sarkozy-Bruni a invité Ouattara et son épouse française Dominique Nouvian, adhérente au RPR et maintenant à LR, au Cap-Nègre dans le domaine de Carla.

On peut se poser la question du but de ces rencontres, si l'on sait qu'en politique les intérêts priment sur les amitiés. Côté Sarkozy, Alain Joyandet, l’ancien secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie, élabore un projet Afrique en compagnie de la Franco-Sénégalaise Coumba Dioukhané, qui vient d’être nommée secrétaire nationale à la coopération et au développement au parti Les Républicains (LR). Elle est réputée proche d’Alassane Ouattara. Pierre Régent, le jeune conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, est aussi une tête pensante.

Autres conseillers très écoutés, Jean-Marc Simon, ex-ambassadeur à Bangui, Libreville et Abidjan, et Bruno Joubert, l’ancien « Monsieur Afrique » de l’Élysée, aujourd’hui à la Cour des comptes. Officiellement, Robert Bourgi n’est plus dans le circuit, mais l’avocat franco-libanais continue d’organiser les audiences de Sarkozy avec des personnalités africaines.

Après un financement de campagne par le libyen Kadhafi en 2007, s'acheminerait-on vers un financement ivoirien en 2017, surtout si l'on sait que le président de la Côte d'Ivoire doit sa place à un certain Nicolas Sarkozy qui en 2011 a fait intervenir la force Licorne pour chasser un certain Laurent Gbagbo, apparu comme membre de l'Internationale Socialiste. Et le Sarkoton s'était déjà bien développé du côté d'Abidjan à l'époque de l'invalidation des comptes de campagne de Sarkozy avec un passage en Côte d'Ivoire d'un grand nombre de personnalités UMP (Copé, Rachida Dati, etc...). La collecte ne semble pas s'être limitée aux adhérents expatriés du parti.

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vendredi 30 septembre 2016

La guerre secrète Hollande - Sarkozy a commencé en 2012

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Le journalisme d'investigation ne semble plus le bienvenu sur Canal+ depuis que la chaîne a été reprise en main par Vincent Bolloré, l'un des présents au Fouquet's en 2007 et qui prêtait son yacht à Sarkozy. Un nouveau documentaire a été déprogrammé par la direction des programmes de la chaîne cryptée le 28 septembre. Cette enquête intitulée Hollande-Sarkozy, la guerre secrète devait être diffusée en seconde partie de soirée dans le magazine "Spécial Investigation".

"Nous en avons été avertis dimanche matin", explique au Monde Luc Hermann, un des dirigeants de l'agence Premières Lignes, qui a produit ce documentaire réalisé par Jules Giraudat et Eric Mandonnet. "La direction du magazine nous a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un acte de censure, mais aucune raison de cette déprogrammation ne nous a été avancée", dit-il.

Stéphane Haumant, responsable de "Spécial Investigation", confirme cette déprogrammation, mais assure qu'il ne s'agit "pas d'une question de contenu", écrit le journal. D'ailleurs, "le service juridique de la chaîne, qui a visionné le documentaire cet été, a donné son feu vert pour la diffusion", indique Le Monde. En attendant, aucune date de diffusion n'est reprogrammée, selon le journal

Ce documentaire, fruit de plusieurs mois d'enquête, décrit les coulisses de la guerre de communication que se livrent le chef de l'Etat et son prédécesseur, explique le journal, qui évoque les coups bas fomentés, les rumeurs répandues et les cabinets noirs à pied l'œuvre. Avant ce documentaire, d'autres auraient fait les frais de la censure : d'abord celui baptisé "Evasion fiscale, une affaire française", consacré au Crédit mutuel, puis un autre sur l’Olympique de Marseille, diffusé à l'antenne, mais inaccessible sur les plateformes de replay de la chaîne.

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