mercredi 12 avril 2017

FN : collage au verre pilé !

Les bêtes féroces de l'OAS et du SAC sont de retour ! 

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Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 avril 2017, à Vaudry (près de Vire en Normandie), les 11 panneaux d’affichage officiel installés à côté de la mairie se sont retrouvés entièrement recouverts d’affiches du Front National. Tout comme ceux situés au Pont de Vaudry. 

Destiné à la campagne présidentielle officielle qui a démarré ce lundi 10 avril, chaque panneau doit accueillir l’affiche d’un des 11 candidats. Dans l'illégalité la plus complète, le FN s'est accaparé la totalité des emplacements.

Une colle mélangée à du verre pilé a d’ailleurs été utilisée afin de dissuader ceux qui voudraient retirer les affiches à la main. Mais elles auraient été enlevées par la suite. Là aussi, l'illégalité de la méthode utilisée dans les années 60 par l'OAS, puis plus tard par le SAC, est complète tant elle représente des risques de blessure. Idem pour le collage de lames de rasoir aux 4 coins des affiches.

Décidément, les nouveaux colleurs FN sont bien les héritiers des anciens fachos.

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dimanche 9 avril 2017

La "Team Ambiance" de Macron !

Les « fans » de Macron, payés en liquide (littéralement) pour applaudir et crier des slogans dans ses meetings

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Mais d’où vient la ferveur des fans de Macron, cet OVNI politique lors de ses meetings ? Cette question se pose de plus en plus et à cela, une vidéo postée par la chaîne YouTube Rewind y répond.

 Il s’avère que les « fans » de Macron, présentés généralement derrière lui lors de ses meetings se voient donner des consignes d’applaudissements et de slogans par le staff d’Emmanuel Macron par le biais de l’application téléphonique Telegram où ces consignes sont envoyés en temps direct aux protagonistes. « Tapez des pieds » ; « On lève les drapeaux » ; « N’hésitez pas à vous lever, ça va monter tout seul ! N’ayez pas peur de la foule ! »

Appelée « Team Ambiance » celle-ci a été infiltrée par Christophe Geoffroy, un Français de 38 ans qui a expliqué à la RTS  s’être "étonné par l'ambiance terriblement artificielle" des meetings de Macron et en particulier celui de Lille en mi-janvier.

 A la fin du meeting, pour fêter la prestation et remercier gracieusement la Team Ambiance, le staff de Macron invite l’ensemble des « fans » à aller dans des boîtes de nuit.

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samedi 18 mars 2017

Fillon, successeur pour la Françafrique ?

C’est désormais presque officiel, les costumes de luxe de François Fillon auraient bien été payés par Robert Bourgi. Mais que vient donc faire dans cette galère ce célèbre porteur de valises et intermédiaire historique de la Françafrique ? 

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Plutôt discret ces derniers temps après avoir beaucoup œuvré, sans succès, pour l’élection de Jean Ping à la Présidence du Gabon, l’avocat franco-libanais Robert Bourgi apparait soudainement dans la campagne présidentielle française. Ce serait lui, rapporte le quotidien Le Monde, qui aurait "offert" 13.000 euros de costumes de chez Arnys à François Fillon.

L’affaire, révélée par le Journal du Dimanche est une nouvelle épine, de taille, dans le pied du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle française. Une récente perquisition de police dans les locaux d’Arnys, d’où viennent les costumes, aurait permis de confirmer que Robert Bourgi serait bien le généreux donateur.

Né en Afrique, au Sénégal, Robert Bourgi a longtemps été le conseiller africain des politiques français du RPR et de l’UMP (Chirac, De Villepin et Sarkozy, qui l’a décoré de la Légion d’honneur en septembre 2007) avant de se rapprocher de François Fillon en 2012.

La question qui se pose maintenant est de savoir quel est le sens de ce "cadeau". Les députés doivent déclarer au déontologue "tout don ou avantage d’une valeur supérieure à 150 euros dont ils ont bénéficié (...) en lien avec leur mandat". Ce que conteste François Fillon qui a déclaré "Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors ? (cela n’a) rien à voir avec la politique. ".

Robert Bourgi, qui est surtout connu pour son riche carnet d’adresses de nombreux dignitaires africains et pour ses talents de porteurs de mallettes remplies d’argent d’Afrique vers la France, comme il l’avait raconté il y a quelques années déjà eu JDD a une version un peu différente "J’ai payé à la demande de François Fillon (...). Et sans d’ailleurs en avoir le moindre remerciement depuis" rapportait le JDD citant l"ami généreux" qui souhaitait rester anonyme.

Il va maintenant falloir que les deux hommes s’expliquent, soit il s’agit d’un cadeau désintéressé entre ami, soit la justice française peut imaginer, en raison du passif africain de Robert Bourgi, que cet argent viendrait d’Afrique et le lien avec un financement occulte de campagne électorale ne serait pas loin. (selon "Afrik.com")

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vendredi 7 octobre 2016

Alain Juppé, lui aussi, courtise les roitelets africains

La Françafrique ? Juppé pas plus innocent que Sarkozy

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Nous sommes en mai 2003. Alain Juppé préside encore l’UMP. Mais il a une épée de Damoclès sur la tête. Depuis quatre ans, il est mis en examen dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris et le procès approche. Cameroun, Gabon, Sénégal, Mali… En ce mois de mai, le fidèle compagnon du président Chirac visite quatre pays africains à la tête d’une imposante délégation de l’UMP.

Des chefs d'Etat grands prophètes

À Libreville, Omar Bongo Ondimba le reçoit chaleureusement – en présence de l’avocat franco-libanais Robert Bourgi – et lui dit : « Tu sais Alain, la politique est faite de hauts et de bas. Je suis sûr que tu n’es responsable de rien et que tu t’en sortiras. »

Puis il s’apprête à s’envoler pour Dakar à bord de l’avion personnel du président sénégalais. « En montant dans l’avion, raconte Bourgi, qui est du voyage, Juppé a la surprise de tomber sur Karim Wade, le fils du chef de l’État sénégalais, qui a fait le déplacement Dakar-Libreville exprès pour le patron de l’UMP. »

Et à Dakar, Abdoulaye Wade le rassure : « C’est l’avocat qui vous parle, monsieur Juppé. Je sais que vous êtes en train de payer pour quelque chose dont vous n’êtes pas coupable. Quoi qu’il arrive, je suis certain que vous servirez de nouveau votre pays. » Dix-huit mois plus tard, en décembre 2004, l’ex-Premier ministre français est condamné à quatorze mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité. Beaucoup de Français croient que sa carrière politique est terminée. Wade et Bongo, non. L’avenir va leur donner raison.

Cette année, alors que Sarkozy flirte avec Ouattara, Juppé fréquente le Maghreb. À Alger, début février, il a eu droit à un tête‑à-tête de quarante-cinq minutes avec Abdelaziz Bouteflika, qui lui a demandé des nouvelles de la santé de Jacques Chirac. À Tunis, il a aussi été reçu par le président, Béji Caïd Essebsi. À Rabat, en mai, en l’absence du roi qui était en voyage, il a été accueilli par Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement. À chaque fois, comme son principal adversaire, le maire de Bordeaux saisit l’occasion de ces déplacements pour rencontrer de nombreux électeurs potentiels. Au Maroc, environ 50 000 Français sont inscrits sur les registres consulaires.

Acoquiné avec Paul Biya

Alain Juppé, lui, a moins d’audience que Sarkozy, mais ne semble pas en faire un complexe. Depuis la visite de Paul Biya dans sa ville de Bordeaux, en juillet 2009, l’ancien Premier ministre soigne sa relation avec le Cameroun. Comme il connaît le poids de la Côte d’Ivoire, il a pris la peine, en octobre 2015, d’appeler Alassane Ouattara pour le féliciter de sa réélection.

Un coup politique en préparation

Dans l’état-major de Juppé, on envisage très sérieusement, en cas de victoire à la primaire, une mini-tournée africaine en décembre ou janvier prochains. Dans cette hypothèse, Juppé fera étape à Abidjan, puis à Dakar, où il tentera un coup politique : prononcer un discours à l’université Cheikh-Anta-Diop, à l’endroit précis où, en juillet 2007, Nicolas Sarkozy a reproché aux Africains de "ne pas être entrés dans l'Histoire". Un discours qui avait fait grand bruit.

Dans le camp Juppé, on associe volontiers Sarkozy aux derniers soubresauts de la Françafrique. Un proche du maire de Bordeaux lâche : « Juppé est pour que les choses passent par les circuits diplomatiques ordinaires, pas par les officines. » À deux mois du scrutin, les coups commencent à pleuvoir. Et vu d'Afrique, Sarkozy et Juppé, c'est blanc bonnet et bonnet blanc.

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mardi 6 septembre 2016

Bygmalion s'invite à la campagne des présidentielles

Une casserole parmi d'autres ...

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle des mis en examen, dont Nicolas Sarkozy, pour le délit de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012, dans l'affaire Bygmalion, a appris l'AFP lundi de source proche de l'enquête. "Le parquet demande le renvoi de tous les mis en examen" qui sont au nombre de quatorze dans cette affaire, a précisé cette source.

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samedi 22 décembre 2012

Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy refusés

7925A6BDFC1295C76F572F865EA2C_h498_w598_m2C’est une autre mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Le site du hebdomadaire L’Express rapporte vendredi 21 décembre que, selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le président sortant a dépassé le montant des dépenses autorisées pour sa campagne en 2012. En effet, le CNCCFP a réintégré certaines dépenses antérieures à sa déclaration de candidature, le 15 février 2012, et a décidé en conséquence de rejeter ses comptes. Ces dépenses concernent notamment des réunions publiques organisées avant cette date.   

L’ex-chef de l’Etat avait déclaré un total de dépenses de 21 339 664 euros. Mais en comptabilisant ces dépenses antérieures, il aurait dépassé 22 509 000 euros, le montant maximum pour un candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle.

Nicolas Sarkozy a aussitôt décidé de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel pour contester ce rejet, selon le député Philippe Briand qui fut son trésorier de campagne. 'Le montant du dépassement est peu significatif (1,6%) et ne saurait à lui seul entraîner le rejet du compte. Il provient par ailleurs d'un mode de calcul de la commission que nous contestons', explique-t-il.

Si la décision de la CNCCFP est confirmée, son parti, l’UMP, sera sanctionné : il recevra 11 millions d’euros de moins sur le montant total des aides publiques auxquelles il a droit. Dans l’histoire de la Ve République, un seul candidat avait vu ses comptes rejetés : il s’agit de Jacques Cheminade pour sa campagne de 1995.

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mardi 3 avril 2012

Match nul : 3 - 3

Trois signataires pour Eva Joly : Jean-Marc Riebel, conseiller régional, maire de St-Maurice, jean-Pierre Piela, maire de Breitenbach, Jean-Michel Bass, maire de Lalaye.

 Trois signatures pour François Bayrou : Rémy Antoine-Grandjean, maire d'Urbeis, Roland Mangin, maire de Steige, Jean-Georges Hirschfell, maire de Triembach-au-Val. 

  • NB : les 3 signataires pour Eva Joly ont aussi, au 2ème tour des cantonales de 2011, signé un tract en faveur du candidat UMP !

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jeudi 17 novembre 2011

François Hollande à Strasbourg

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mardi 31 mai 2011

Arnaud Montebourg, candidat aux primaires du PS

arnaud-montebourg-banques« L’affaire Dominique Strauss-Kahn » est désormais une affaire judiciaire. Dominique Strauss-Kahn clame son innocence et, comme tous, je souhaite qu’il puisse la démontrer. Mais si les faits devaient être avérés, alors ils seraient très graves, au devant de la loi comme au devant des valeurs que nous portons.

 Pour notre part, loin du tumulte new-yorkais où l’on parle de millions de dollars, il nous faut reprendre le chemin de la politique, du monde ordinaire, de l’école qui ne fait pas réussir assez d’enfants, de la mutation écologique de nos modes de vie, des banques qui ne prêtent plus aux artisans, de la mondialisation qui éreinte les travailleurs, des diplômés-chômeurs qui n’ont que les stages et les petits boulots comme horizon, du nouveau modèle social que je propose d’inventer.

 La gauche du courage

Au fond, cette situation rappelle à ceux qui l’avaient oublié que, dans la vie, il n’y a pas d’homme providentiel pour venir nous sauver. Il ne faut jamais rêver de vainqueurs faciles, surtout quand ils sont désignés par les sondages. Au bout, il n’y a que des déceptions. L’antidote contre la déception, ce sont les primaires. Avec raison, les Français regardent d’un mauvais œil les appels à suspendre les primaires, ou les exhortations à se ranger comme un seul homme derrière un leader de sondage ou une légitimité de parti. Quelque soit la violence du choc vécu collectivement, elle ne doit pas nous conduire à nous réfugier derrière une candidature traumatisée qui fait office de faux recours. Il en est ainsi dans les états-majors politiques et médiatiques, mais cela n’a rien à voir avec la vraie vie. Dans la vraie vie, il faut discuter et convaincre pour pouvoir emporter l’adhésion des centaines de milliers de gens qui prendront peut-être part aux primaires des 9 et 16 octobre. Rien n’est tout fait d’avance, rien ne tombe du ciel, rien ne se passe du débat et du combat. Le même combat que chacun mène tous les jours, contre un grand frère oppressant dans une cité de banlieue, contre des actionnaires qui abusent de leur pouvoir, contre un ex-conjoint qui n’assume pas ses responsabilités… Si nous refusons les nôtres, si nous restons dans notre bulle stérile des politiques et des médias, nous serons balayés. La vie n’est pas facile. Pourquoi la politique le serait-elle ? Pour ma part, je ne suis pas de la gauche de la facilité, je suis de la gauche du courage, celle qui remonte ses manches, qui bat la campagne, qui produit des idées, et qui avance avec une farouche détermination, comme tout un chacun dans la société ou dans sa propre vie. Cet esprit, celui des primaires, est le seul moyen de reprendre place au cœur de la société et de faire passer la France à gauche. Réussir la primaire pour gagner la présidentielle. Si nous escamotons les primaires d’une manière ou d’une autre, la coupure avec les Français sera définitive et nous serons défaits à l’élection présidentielle.

 La querelle des anciens et des modernes

Reprendre place au cœur de la société, mais pour dire quoi ? Qu’il faut être prudent et que l’on ne peut pas tout promettre ? Ou peut-être que la politique de Nicolas Sarkozy est injuste, et s’en tenir là ? Que si nous étions au pouvoir, nous serions de meilleurs gestionnaires de l’effondrement, avec un peu plus de justice sociale ? Non. Ce n’est pas mon ambition, ni ma vision de la gauche et de ses valeurs. Si nous offrons le visage de gestionnaires du moindre mal, les Français se tourneront vers la droite et d’autres 21 avril sont à prévoir. Pourtant, ainsi que l’écrivait Albert Camus, « au cœur de l’hiver, j’ai découvert un invincible été ». Cet invincible été, c’est celui de la réinvention. Puisque « l’homme providentiel » de certains n’est plus là, alors les lignes vont pouvoir bouger, l’horizon se dégager. Il y a aura d’un côté ceux qui choisissent le repli sur l’appareil ou la prudence craintive, ceux qui ont peur des idées neuves et du débat, ceux qui ressortent toujours la vielle boîte à outils socialiste, sans y croire eux-mêmes. L’absence de DSK détermine une nouvelle configuration politique : c’est la querelle des anciens et des modernes. Je serai de l’autre côté, celui des idées neuves, des sujets orphelins que la gauche ne traite plus : face au bilan désastreux de la mondialisation, je propose une stratégie de démondialisation, c’est-à-dire une protection écologique et sociale de nos industries. Et puisque cette protection doit se faire à l’échelle européenne, elle est de nature à redonner de la vigueur à une Europe enfin utile aux citoyens. Face à la crise financière, je propose la mise sous tutelle des banques. Face à la pression destructrice sur le travail, je propose le capitalisme coopératif. D’un côté ceux pour qui le monde n’a pas changé et moi, pour qui la crise financière a emporté notre modèle économique et social issu de l’après-guerre. Aujourd’hui, il nous faut inventer le nouveau modèle social français. Si le projet du parti socialiste est un socle, un rez-de-chaussée, je vous propose un premier étage refait à neuf, avec vue sur la mer !

(blog de Arnaud Montebourg)

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samedi 28 mai 2011

Lettre ouverte d'un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

internet-http-web-politique-gauche-db67ePour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez. Et faites tourner !

Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Arnaud Mouillard : HernCaptainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots,Cycee : bahbyccDominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvellesJean Renaud Roy @jr_royjeandelaxr : Le jour et la nuit, Jon : @blogiboulga, Juan :SarkoFranceJules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers,Melclalex : A Perdre la raisonMrsClooney : La femme de George (s) Nicolas :Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Nicolas : Technoscopie.infoRichard Trois : Richardtrois, Rimbus :Rimbus le Blog, Romain Blachier : Lyonnitudes, Romain Pigenel : VariaeRonald :Intox2007Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… Stef :Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez (députés, maires, sénateurs, responsables de parti, etc). N’hésitez pas à nous envoyer leur réponse. Vous pouvez pour commencer retrouver les mails de vos députés en cliquant ici. Et faites tourner !

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