jeudi 4 octobre 2018

Une affaire Naomi à Paris ?

Décès d'une nonagénaire :

le Samu n'est pas intervenu, une enquête est ouverte.

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Elle avait 96 ans. Le Parisien révèle mercredi 3 octobre qu'une enquête a été ouverte pour éclaircir la cause du décès d'une nonagénaire mardi à Paris.

Selon le quotidien local, la vieille dame, victime d'un malaise vers 12h45, est parvenue à alerter sa gardienne d'immeuble avec son téléphone portable. Celle-ci a contacté le Samu qui n'a envoyé personne sur place, selon les informations du ParisienLa police est arrivée au domicile de la nonagénaire et a constaté son décès. Les agents ont dit au Samu "leur étonnement de leur non intervention". Ils en ont ensuite informé le parquet qui a ouvert une enquête. 

Que s'est-il vraiment passé dans l'appartement ?

Selon Le Parisien, l'opératrice du Samu aurait indiqué qu'une ambulance arrivait avant que le médecin régulateur ne reprenne la communication. Il aurait demandé à la gardienne de prendre le pouls de la victime. Celle-ci, sans formation de secouriste et en situation de stress, n'aurait pas réussi. Le médecin aurait conclu à la mort de la vieille dame, affirme Le Parisien.

L'AP-HP a expliqué sa décision sur Twitter. "Devant les signes cliniques présentés", le médecin régulateur a diagnostiqué "un arrêt cardio-respiratoire" et a pris la décision "de ne pas engager de manœuvre de réanimation sur la patiente de 96 ans". L'assistance publique s'est aussi défendue auprès du Parisien : "Le médecin régulateur prend l'appel de quelqu'un qui n'est pas secouriste. Et cherche la stratégie la plus adaptée ".

Si une personne n'arrive pas à mesurer votre pouls par ignorance, c'est que vous êtes mort. Incroyable mais vrai !

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jeudi 20 septembre 2018

Le capitalisme s’auto-dévore au niveau mondial

Après la dégringolade de la bourse de Shanghai, les bourses du monde suivent le pas. En perdant en une journée les bénéfices réalisés en une année. On prend les paris - ce seront nous qui épongerons ces pertes.

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Il fallait s’y attendre – les bourses ne peuvent pas éternellement gagner de l’argent qui vient de nulle part. Et depuis le début de la semaine, c’est la dégringolade. Shanghai, Wall Street, Paris, Francfort, Tokyo – partout, les indices boursiers ne cessent de baisser. La compassion pour ces pertes reste toutefois limitée – même si, comme toujours, ce seront les citoyens et citoyennes qui devront régler l’ardoise. On nous dira une nouvelle fois que les spéculateurs-investisseurs soient «indispensables au système» et cela suffira comme justification pour injecter des milliards et des milliards dans ce système financier et boursier corrompu.

Le CAC 40 à Paris, le DAX à Francfort; Dow Jones et le NASDAQ à New York, les bourses à Athènes, Tokyo, Shanghait – toutes ont vécu un debut de semaine que l’on doit qualifier de «krach».

Les «traders» sont restés bouche bée devant les courbes sur leurs écrans qui montrent  les transactions effectuées par ordinateur sans aucune intervention humaine, mais pour une fois, ces automatismes n’ont pas généré de l’argent, mais ils en ont brûlé. On estime que le début de cette semaine aura coûté 3 billions d’euros à l’économie mondiale. Est-ce que le capitalisme tel qu’on le connaît, toucherait à ses limites ?

Si les responsables ne pouvaient pas trouver le moyen pour faire payer les autres, selon la bonne vieille devise «on privatise les bénéfice et on socialise les pertes», on pourrait même s’en frotter les mains. Car ce système boursier n’est autre qu’un casino géant où des boutonneux sortant des grandes écoles peuvent parier des sommes inimaginables sur des bénéfices ou des pertes. Tant que ce système fonctionne, «les marchés» sont heureux, encaissent des fortunes sans produire quoi que ce soit, sans donner de vraies impulsion à l’économie réelle, mais dès que la bourse tousse quelque part dans le monde, tout le monde en tombe malade.

Le meilleur moyen pour éviter ces «catastrophes boursières», serait de les abolir. Il est inconcevable que des start-ups n’ayant jamais gagné le moindre cent, soient évaluées plus fort que des entreprises industrielles vieilles de centaines d’années. Ce système est profondément malade et corrompu, et constitue peut être le plus grand fléau de notre époque. Combien de temps encore allons-nous accepter que ce soient ces «marchés» qui décident du bien-être de peuples entiers ? (selon "Euro-journalists")

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jeudi 19 avril 2018

Grèves : et maintenant le métro ! et les syndicats de l'énergie !

La CGT-RATP dépose un préavis

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Concrètement, cette grève a débuté ce mercredi, 18 avril à 20h00 et se terminera samedi, 21 avril à 7h00. Pour justifier cette grève, le syndicat évoque la répression des droits "enfants malades", l'augmentation de la CSG, le gel des salaires, les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail. La CGT met aussi l'accent sur le démantèlement du service public et ses conséquences néfastes en matière de transports. L'UNSA a déposé un préavis pour permettre aux agents de participer à la manifestation prévue ce jour.

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 La CGT annonce 3 dates pour les coupures de courant, et ce n'est qu'un début !

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a annoncé mercredi son intention de faire grève jusqu'à la fin juin pour "un nouveau service de l'électricité et du gaz", avec des actions comprenant "des coupures ciblées" d'entreprises.

La fédération énergie souhaite mettre en œuvre la "convergence des luttes", a expliqué à l'AFP Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie, alors que la CGT organise au niveau national une journée de mobilisation interprofessionnelle jeudi.

Des assemblées générales vont se tenir mercredi et jeudi avec les salariés, lors desquelles seront mises "en débat des interventions sur l'outil de travail", a-t-il dit. 

Ces actions peuvent être "des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale", a-t-il avancé, citant Carrefour en exemple, ou encore "des actions de baisse de production de l'électricité et de gaz qui peuvent commencer dès mercredi soir".

"Des actions en direction des usagers pour ceux qui ont subi des coupures d'énergie" sont également envisagées, ainsi que "des basculements d'heures pleines en heures creuses" pour faire baisser la facture des usagers, a-t-il ajouté.

Fin mars, la FNME-CGT avait annoncé appeler à la grève à partir du 3 avril et jusqu'au 28 juin, soit sur la même période que la grève à la SNCF.

Pour rouler, les trains "ont besoin d'énergie, donc on a aussi des actions à mener en ce sens", a averti M. Menesplier, alors que le quatrième épisode de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire a débuté mardi soir.

Mais la fédération énergie porte également ses revendications propres. Alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), déterminant la trajectoire énergétique de la France pour 2019-2023, est actuellement "débattue publiquement, on souhaite se faire entendre et peser dans le débat", a expliqué M. Menesplier.

Il faut "commencer par faire un bilan de la déréglementation énergétique qui depuis quasiment 20 ans (...) n'a apporté que des effets dévastateurs tant pour les salariés que pour les usagers", a-t-il déclaré.

D'autres "temps forts" sont prévus les 24, le 26 avril, le 1er mai, les dates suivantes restant encore à déterminer.

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mardi 21 novembre 2017

Manifestations contre la vente de migrants comme esclaves en Libye

On aurait aimé voir le président de la République à la tête de la manifestation parisienne. Hélas, il n'est ni Spartacus ni Toussaint Louverture, ni-même Victor Schoelcher. Il est à la fois Rothschild et Trump ! 

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 Manifestation devant l'ambassade de Libye à Paris

Affrontements et gaz lacrymogène à Paris

+DE 30 MILLES MANIFESTANTS AFRICAINS A PARIS CONTRE L'ESCLAVAGISME EN LIBYE

Les "noirs" marchent sur les champs Elysées contre l'esclavage en Libye

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mardi 5 septembre 2017

Paris capitale du pétrole ?

La place Vendôme

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La place Vendôme, située dans le 1er arrondissement de Paris, se trouve au nord du jardin des Tuileries, au sud de l'Opéra Garnier et à l’est de l’église de la Madeleine.

Typique de l'urbanisme classique français, c'est une des places de Paris les plus célèbres et considérée comme l'une des plus luxueuses du monde. Son architecture est due à Jules Hardouin-Mansart qui conçut en 1699 un plan d'urbanisme strict auquel devaient se conformer les propriétaires des immeubles. Une grande partie des façades est classée monument historique. En son centre, se trouve la colonne Vendôme édifiée en 1810, abattue par les communards, reconstruite ensuite.

Elle a été appelée place Vendôme dès le 17ème siècle. C'était plus anciennement la place Louis le Grand et, à l'origine, la place des Conquêtes. On lui a donné le nom de place des Piques pendant la Révolution. Elle fut nommée place Internationale en 1871, pendant la seconde Commune de Paris, durant laquelle la colonne Vendôme fut détruite par les communards, qui y voyaient un symbole de la tyrannie et du militarisme de Napoléon. Avant de devenir un lieu central pour la joaillerie que l'on connait de nos jours, la place Vendôme est, avec la rue de la Paix, l'épicentre de l'élégance parisienne durant un demi siècle, comptant nombre de couturiers ou modistes.

L’hôtel de Bourvallais, situé au n° 13, abrite le ministère de la Justice.

Son nom lui vient du vaste hôtel de Vendôme, sur l'emplacement duquel on construisit la place, et qui avait été bâti pour César de Vendôme , fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrée.

Place des sultans et émirs

La prestigieuse Place Vendôme "écrin de l’élégance parisienne" est aujourd'hui, par ses luxueux hôtels, propriété de riches étrangers : les hôtels de Coëtlogon et d’Orsigny appartiennent au sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, souverain depuis 1968 de l’Etat du même nom, les hôtels Crozat et de Gramont appartiennent désormais au milliardaire égyptien Mohamed Al Fayed, tandis que l’hôtel Lambert de l’île St-Louis appartient à l’émir du Qatar... Il n'y a pas que le PSG qui intéresse les rois du pétrole. Et n'oublions pas que Dominique Ouattara, épouse du président de Côte d'Ivoire, possède près de 200 hôtels à Paris.

Et ce brave Nicolas Hulot, richissime ministre de l'écologie, qui s'imagine un Paris sans pétrole en 2040, il n'est pas au bout de sa peine...

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samedi 22 avril 2017

Tati en danger : 1700 emplois menacés !

Mobilisation des salarié.e.s de Tati, dont les 1700 emplois sont menacés par la mise en vente de leur enseigne. Cette revente a lieu au moment où la loi Travail, qui facilite les licenciements en cas de reprise d’entreprise, entre tout juste en application. 

Lettre au PDG de Tati

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Monsieur Xavier Biotteau,

Vous êtes le patron du groupe Eram et vous possédez (encore) les magasins Tati que vous êtes sur le point de vendre. Les magasins Tati, la plupart des citoyennes et citoyens les connaissent pour leurs produits à bas prix. Tati, ce sont aussi 1700 emplois partout en France. 90 emplois sont directement menacés dans le Tati Barbès, à Paris.

Monsieur Biotteau, nous sommes inquiets. Aucune garantie n’a a ce jour été donnée pour la sauvegarde des emplois. Cette annonce a lieu au moment où la loi de Myriam El Khomri, qui facilite les licenciements en cas de reprise d’entreprise, entre tout juste en application. Alors que près de 6 millions de personnes sont au chômage ou en sous-emploi, la perte de 1700 emplois serait une catastrophe pour les familles concernées.

Votre groupe a bénéficié du CICE, aide directe de l’Etat français, à hauteur de 20 millions d’euros. Monsieur, pouvez-vous nous assurer que la sauvegarde des emplois sera une des conditions de la reprise ?

Merci d’avance de votre réponse,

Hakim BENCHALAL, TATI Stains – Fouzia BEKHEDDA, TATI Aubervilliers -Brigitte BONGOLO, TATI Stains – Nicole COGER, TATI Barbès – Hakima DJELLOUAH, TATI Stains – Armelle FLOQUET, TATI Nancy -Amparo ISIDORO, TATI Barbès – Mohamed ISSAC, TATI Sevran – Zahia NEBBACHE, TATI Stains -Sandrine PORTEMER, TATI Barbès – Yann PRIGEANT, TATI Clichy – Mélissa SABLON, TATI Italie 2 – Djaffar ZENNADI TATI Argenteuil

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Cette action est soutenue par Caroline De Haas, initiatrice de la pétition « Loi Travail, non merci » et Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris. Ils sont tous les deux candidats aux législatives dans le 18ème arrondissement de Paris. 

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jeudi 16 juin 2016

A propos des inondations à Paris

Le "club Danton" dénonce un manque de volonté politique permanent

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Pour ceux qui ont été inondés la crue de 2016 a été une épreuve mais cette crue n’a in fine eu que des effets mineurs sur la capitale et la zone aval. Gageons qu’elle va faire couler beaucoup d’encre mais que peu de décisions fortes et pérennes seront prises.

Le niveau atteint à Paris en 2016 est de 6m50 : il est loin des niveaux atteints lors des grandes crues précédentes : 7m32 en 1924, 8m62 en 1910, et même 8m96 en 1658.

Et rien ne prouve que le niveau record de 9 mètres soit le maximum possible. Si l’évaporation des océans augmente par rapport à ce qu’elle était au siècle dernier, les précipitations peuvent augmenter et générer des crues de plus grande ampleur. Le concept de crue centennale ne veut pas dire grand-chose. En 2004, la Vltava a envahi Prague avec un niveau inconnu depuis 500 ans. Pour une ville pourtant beaucoup plus petite que Paris, il a fallu six mois pour remettre une partie du métro en route.

Avec des hauteurs d’eau de 8 à 9 mètres, la décrue peut durer trois ou quatre mois pendant lesquels toute l’activité du Grand Paris sera interrompue. La zone impactée ne sera en effet pas réduite à Paris intramuros mais débordera largement sur une partie de l’agglomération parisienne. L’OCDE pense que cinq millions d’habitants seraient impactés, que les coûts directs pourraient aller jusqu’à 30 milliards et les coûts indirects jusqu’à 58 milliards.

Les quatre réservoirs existant de 800 millions de m3 permettent une réduction de niveau de 70 cm, c’est-à-dire que la crue de 1910 serait de 8 mètres. Le creusement des bassins du projet de la Bassée le long de la Seine (500 millions de m3) permettrait de diminuer la hauteur de quelques dizaines de centimètres supplémentaires mais cela reste totalement insuffisant pour protéger Paris.

En d’autres termes, depuis 1910 on n’a pratiquement rien fait pour protéger Paris de ces crues dont le coût pourrait pourtant être astronomique. Le « petite » crue de 2016 va coûter probablement plus de 2 milliards. Et le coût varie exponentiellement en fonction du niveau atteint.

Par ailleurs, si la décrue dure trois au quatre mois, on serait obligé d’évacuer plus d’un million d’habitants et autant de véhicules. Où ces habitants iraient-ils ?

En cas d’inondation majeure, étant donné qu’on ne se chauffe plus au bois et que le gaz et l’électricité seraient probablement coupés, on ne voit pas comment 2 à 5 millions de personnes pourraient être chauffées et alimentées. On ne connait pas non plus l’effet de l’envahissement des carrières souterraines sur la tenue des immeubles, même récents.

Enfin, cette dernière crue nous laisse une confiance limitée en « Vigicrues » dont les prédictions de niveau sont passées en moins de 10 jours de 4m50 à 5m50 puis à 6m30 pour finir à 6m50 ! Quand on connaît la différence majeure en termes d’impact entre 4m50 et 6m50 on apprécie le manque total de précision de ces prédictions.

La question que doivent se poser nos décideurs politiques est de savoir si on peut se passer de vraiment protéger Paris.

Après la crue de 1910, un des projets examinés a été celui d’un canal de fuite dans le sud de Paris qui court-circuiterait les méandres de la Seine. Il avait été écarté car il ne protégeait pas l’aval.

Ce type de canal de fuite est courant aux USA et aurait un débit supérieur à la Seine car il aurait une pente 3 à 4 fois plus grande avec une longueur 4 à 5 fois inférieure à la longueur de la Seine à Paris. Depuis 1910, on a beaucoup construit au sud et nous ne voyons plus cette hypothèse dans les études de l’OCDE.

Pourquoi alors ne pas envisager des canaux de fuite dans d’autres villes en aval ?

Quelques élus devraient se déplacer à Los Angeles pour voir de tels ouvrages.

Evidemment, comme d’habitude Ségolène Royal s’est gargarisée sur la prévention des crues à Paris alors que la France n’a pratiquement rien fait depuis 1910, si ce n’est de construire quelques barrages capables de diminuer la hauteur des crues de quelques dizaines de centimètres sur un niveau total tout à fait inconnu.

Une crue centennale dans les années à venir est tout à fait possible. Et même en considérant que la probabilité d’un tel événement est faible, son coût potentiel astronomique devrait nous inciter à dépenser ce qu’il faut pour traiter le problème. Il y a bien d’autres dépenses bien moins essentielles.

Il est un peu dérisoire de constater que notre e défense consiste en 50 000 moellons stockés pour protéger les entrées de métro. Mais de quelle utilité seront-ils lorsqu’on aura 10 à 20 mètres d’eau au-dessus des galeries du métro ? Les fuites aux joints et les bouches d’égout auront vite fait de remplir les tunnels du métro si la crue dure quelques semaines. Ce sont surtout des « parpaings psychologiques » qui rassurent peut-être mais ne protègent rien.

Et Anne Hidalgo ferait bien de se préoccuper avant tout des parisiens plutôt que de dilapider leur argent en subventions aux associations de tous poils, en aide aux pays africains, ou en organisation de manifestations soi-disant culturelles qui n’intéressent qu’une poignée de bobos de sa connaissance.

Se rend-elle seulement compte des dégâts physiques et psychologiques de quelques mois d’inondation sur des millions d’habitants ? Apprécie-t-elle les dizaines de milliards nécessaires à la reconstruction et à la remise en état de la capitale ?

Mais non, Parisiens, dormez tranquilles, vous vous débrouillerez tout seuls lors de la prochaine grande inondation.
CLUB DANTON

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mardi 3 mai 2016

Journée du 3 mai en direct

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  • 14h10 : Quelques pétards éclatent mais sinon, c’est très calme sur la place. Slogans "Tous les flics sont des bâtards", "Paris debout soulève-toi". Unité spontanée contre la répression policière. Une partie des gens partent.
  • 14h La base de la CGT vient se mélanger quand il y a des attroupements, face à la barrière policière "Pétain, reviens, t’as oublié tes chiens !" On sent que la base de la CGT a aussi envie d’en découdre ! Vision d’horreur : La CFE-CGC (syndicat des cadres) est présente mais a mis un fil tout autour d’eux avec des mecs de sécu privée tout autour. Ils se font chambrer par la CGT et traité de "traîtres". Slogans : "Tout le monde déteste la police", "Que fait la police ? ça crève les yeux !", "Qui sème la misère récolte la colère"
  • 13h50 : Quelques lycéens arrêtés parce que portant des masques à gaz pour se protéger des différentes grenades, lacrymogènes envoyées régulièrement par les forces de l’ordre depuis le début du mouvement pour le retrait de la loi Travail.
  • 13h : Le secrétaire général de la CGT , Philippe Martinez, prend la parole. Pas de grandes annonces, il a néanmoins répété que la CGT continuera jusqu’au retrait et a dénoncé les violences policières. Finalement ça passe à peu près. Par contre personne n’a pu entendre William Martinet, président de l’Unef : il s’est fait huer aux cris de "Unef, Medef, même combat". 
  • 12h35 : 3000 personnes rassemblées aux Invalides. Un drone dans les airs.
  • 12h20 : La CFE-CGC (cadres et techniciens), dont le syndicat de porcs Alliance fait partie, se sont auto-parqués dans un coin de la place, derrière des barrières infranchissables à qui ne possède pas la carte du syndicat, et les syndiqués ont ordre de ne pas parler aux passants.
  • 12h00 : rassemblement intersyndical Place des Invalides et prises de paroles.
  • 11h20 : Départ de Montparnasse. Pas mal de flics dans le quartier, mais ils restent plutôt discrets.
  • 11h00 : Manifestation de Montparnasse aux Invalides.
  • 10h30 : Les manifestants ont été prestement virés par les flics de Brigade d’intervention.
  • 9h30 : Une centaine de manifestants  issue de Nuit  Debout s’assoit pacifiquement devant l’assemblée nationale. 

Et pendant ce temps, une vingtaine de députés débattent de la loi El Khomri ! Quel sérieux, quel intérêt pour les 540 ou 550 absents ! Courage, fuyons !

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jeudi 19 novembre 2015

Le "cerveau" a-t-il été abattu à Saint-Denis ?

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Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats du 13 novembre, ferait partie des terroristes tués ce mercredi 18 novembre lors d'un assaut du RAID et de la BRI à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), selon Claude Moniquet. L'ancien membre de la DGSE et expert en contre-terrorisme était l'invité de RTL Soir. Il s'appuie sur trois sources différentes, deux en France, une en Belgique, dans les milieux sécuritaires. 

Alors que les enquêteurs pensaient dans un premier temps qu'il se trouvait en Syrie, Abdelhamid Abaaoud était la cible de l'opération policière démarrée à 4h30 ce matin. Des vérifications sont en cours pour savoir si le jihadiste belge, surnommé Abou Omar al-Baljiki, se trouvait dans l'appartement ciblé. Sept personnes ont été interpellées ce matin. Cinq d'entre eux sont suspectés d'être des terroristes ou des potentiels terroristes. Les deux autres sont suspectés d'être leurs complices.

En plus d'Abdelhamid Abaaoud, les enquêteurs traquent toujours Salah Abdeslam, 26 ans, soupçonné d'être l'un des tireurs qui ont mitraillé vendredi les terrasses de cafés et restaurants parisiens, avec son frère Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser. L'homme est activement recherché, notamment en Belgique, où les attaques ont été organisées selon les autorités françaises. (selon RTL)

  • Confirmation ce jour à 13 h : Le procureur de Paris confirme que le cerveau Abdelhamid Abaaoud a été abattu à Saint-Denis ! 

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dimanche 15 novembre 2015

Vendredi soir, rue de Charonne

Il  est difficile de décrire tous les attentats de ce vendredi soir. Voici les événements au 92, rue de Charonne, qui a fait 19 morts. 

561x360_fleurs_bougies_devant_restaurant_belle_equipe_rue_charonne_cible_attaque_terroristeDes traces de sang au sol et des impacts sur la devanture des restaurants La Belle équipe et Sushi maki, le périmètre de sécurité vient à peine d’être levé en ce début de samedi après midi devant le 90 rue de Charonne (11e arrondissement de Paris), que des centaines de personnes affluent sur les lieux de l'un des attentats de ce vendredi soir, où 19 personnes ont perdu la vie. Le front appuyé sur le rideau de fer baissé de La Belle équipe, un homme sèche ses larmes. C’est Mohammed Idir Taouil, le propriétaire des murs. « Avant-hier, j’étais avec la patronne du restaurant, mais aujourd’hui elle est morte, comme plusieurs personnes qui travaillaient là. C’étaient des gens bien. Pourquoi les terroristes sont venus faire un carnage ici ? Parce que c’était une brasserie bien placée entre Bastille et Nation ? », interroge-t-il désespéré.

« Ça n’a pas duré plus que trois minutes »

Tout aussi bouleversé André, qui habite rue de Charonne, était dans cette même rue quand les terroristes sont arrivés : « Au début, j’ai cru à des pétards et puis j’ai bien compris qu’il s’agissait de rafales de kalachnikov. Je me suis plaqué le long du mur et j’ai attendu qu’ils s’en aillent pour aller porter secours aux victimes. Quand je suis arrivé devant La belle équipe, ce que j’ai vu était atroce. Toutes les personnes qui dînaient en terrasse étaient à terre et le trottoir était couvert de sang. Un garçon tenait une fille entre ses bras pour tenter de la maintenir consciente. Les pompiers sont arrivés 10 minutes plus tard ». Pour lui, « les terroristes avaient certainement préparé l’attentat. Car ils ont agi très vite et méthodiquement ». Jean-Luc a lui aussi assisté au carnage : « Je sortais de la rue d’en face quand j’ai vu deux hommes tirer. Les clients en terrasse se sont tous effondrés par terre et les gens criaient. Ça n’a pas duré plus que trois minutes. J’ai vu ensuite les terroristes reprendre leur voiture et redescendre la rue de Charonne ».

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Un carrefour propice à la fuite

Catherine, une habitante du quartier, a aussi besoin de raconter ce qu’elle a vécu la veille : « Quelques minutes après la tuerie, je me suis rendue sur place car je connaissais deux serveurs de La belle équipe et je craignais qu’il fasse partie des victimes. Mais heureusement, ils ne travaillaient pas ce jour-là. La plupart des victimes au sol, principalement des jeunes, ne bougeaient plus. Seules quelques personnes étaient encore conscientes », déclare-t-elle. Quand au choix de ce lieu par les terroristes, Catherine estime qu’il n’a pas été visé en raison d’une quelconque connotation : « Le restaurant "La Belle Equipe" est fréquenté par des jeunes de toutes origines et de tous les styles. Ce lieu a été repéré parce que ça terrasse était souvent bondé. Et parce qu’il est situé à un carrefour, qui permettait aux terroristes de partir rapidement », estime-t-elle.

Une heure plus tard, la foule autour des deux restaurants a doublé, ainsi que les cierges et les bouquets. Marie, des roses à la main est venue aussi rendre aux victimes : « Ces gens étaient venus pour partager un moment de convivialité, finalement ils sont morts ensemble ». (selon "20 minutes").

Un terroriste recherché

Seul l'un des terroristes de la rue de Charonne   est à l'heure actuelle en fuite. Les autres ont actionné leur ceinture d'explosifs. Français habitant à Bruxelles, il est a réussi à partir avec une Seat noire retrouvée un peu plus tard. Il est très activement recherché.

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