mardi 19 février 2019

Guadeloupe : la folle ardoise laissée par une ancienne ministre de Balladur

Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre du gouvernement Balladur, souvent appelée "la dame de fer des Antilles" ou "la reine-mère de Guadeloupe", quitte la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbes avec une facture de 55 millions d'euros d'impayés.

lucette1

Elle abandonne la vie politique en laissant une comptabilité en piteux état. À 89 ans, Lucette Michaux-Chevry, qui doit comparaître en juin devant le tribunal correctionnel pour une affaire de favoritisme dans un dossier de transports publics, a démissionné de la présidence de la communauté d'agglomération grand Sud Caraïbes. Et la "dame de fer" de la Guadeloupe laisse derrière elle 55 millions d'euros de factures impayées, comme l'explique le quotidien Le Parisien. La dette de la communauté d'agglomération s'élève à près de 75 millions d'euros. Une situation alarmante pour une administration qui ne doit gérer "que" 80.000 habitants.

La masse salariale (environ 14 millions d'euros) pèse sur la santé financière de la structure, qui emploie 456 agents. Un document dressé par la direction générale des finances publiques conseille à la collectivité de "retrouver une sincérité budgétaire". Le nouveau président, qui sera élu en fin de semaine, devra de toute urgence adopter des mesures de redressement budgétaire, sous peine "d'impacter l'économie de la Guadeloupe toute entière", selon une source proche du dossier interrogée par Le Parisien.

L'ancienne ministre déléguée de l'Action humanitaire et des Droits de l'Homme sous le gouvernement Balladur de 1993 à 1995 a démissionné pour "protéger" sa famille. Et, si sa carrière politique semble désormais terminée, les procédures devant les tribunaux risquent encore de durer.

  • Ci-dessous : extrait du "Canard enchaîné".

canard_michaux_chevry_1024x621

Posté par jl boehler à 00:04 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 18 février 2019

En Guyane : la Montagne d'or

Le tribunal administratif annule l’arrêté préfectoral autorisant la Compagnie Montagne d’ Or à exploiter de l’or alluvionnaire.

guyaneRien à voir avec le projet de méga-mine industrielle, le 13 décembre 2017, Patrice Faure, le Préfet de Guyane avait autorisé CMO à ouvrir des travaux d'exploitation d'or alluvionnaire sur le territoire de la commune de Saint-Laurent du Maroni. Aujourd’hui la justice annule l’autorisation.
 La justice a donné raison à Guyane Nature Environnement et Maiouri Nature Guyane, deux associations de protection de l’environnement, qui avaient sollicité l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet de la Guyane a autorisé la société Compagnie Minière Montagne d'Or (CMO) à ouvrir des travaux d'exploitation d'or alluvionnaire. Le jugement en date du 11 février 2019 a retenu deux motifs d’annulation.
D’une part : le tribunal a estimé que les travaux d'exploitation d'or alluvionnaire autorisés et le programme d’extraction industrielle envisagée dans le même secteur, connu sous le nom de projet « Montagne d’Or », situés à proximité immédiate l’un de l’autre, constituaient en fait un seul projet d’exploitation minière. Dans ce contexte, l’étude d’impact du programme d’exploitation alluvionnaire aurait dû comporter une appréciation des impacts de l’ensemble des travaux susceptibles d’affecter le secteur Montagne d’Or. Ainsi, le caractère partiel de l’étude d’impact n’a pas permis à l’autorité environnementale puis au préfet de la Guyane de disposer d’une vue précise et cohérente des enjeux et effets du projet dans son ensemble.
D’autre part : le tribunal, se fondant sur la jurisprudence de la cour de justice de l’Union européenne et du Conseil d’Etat, a jugé que l’autorité environnementale, en l’espèce un fonctionnaire de la direction de l’environnement, de l’aménagement du logement (DEAL) de Guyane, en charge de donner un avis sur le programme d'exploitation d'or alluvionnaire en cause, ne disposait pas de l’autonomie requise par rapport à Patrice Faure, préfet de la Guyane, signataire de l’arrêté en litige. (Source : Tribunal Administratif de Cayenne)

macron_guyane_6069284

Posté par jl boehler à 09:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 7 février 2019

Manifestation à Mayotte

"Ras le bol des prises de parole de Macron" 

macron

"... Fait semblant de nous entendre" !

Le "journal de Mayotte" rapporte que durant cette manifestation du 5 février, deux accessoires étaient indispensables : le sifflet et le parasol. Les manifestants ont voulu faire le maximum de bruits pour ’atteindre les fenêtres’ du vice-recteur. Ils protestent contre les conditions de travail et indemnitaire des enseignants. Les seuls points communs entre la mobilisation à Mayotte et celle en Métropole sont la date (5 février), et "un ras le bol des prises de parole de Macron qui fait semblant de nous entendre".

En France, c’est la CGT qui a lancé un appel à mobilisation touchant plusieurs secteurs publics. A Mayotte, l’éducation nationale a relayé le mot d’ordre. Toujours selon le média local, pas facile de donner un nombre exact quant aux manifestants. En effet, plusieurs groupes sont éparpillés, mais en somme, les enseignants ont globalement répondu présents. Toutefois, un décompte par syndicat va être réalisé. "C’est une manifestation satisfaisante de l’Education Nationale, avec une configuration différente de la métropole, mais avec le même objectif de dénoncer la politique de Macron", affirme Henri Nouri, SNES- FSU.

Les revendications

Les revendications habituelles sont toujours d’actualités : prise en compte de l’ancienneté générale des services pour les agents qui ont commencé à la collectivité de Mayotte, indexation à 53%, moyens insuffisants en Réseau Education Prioritaire (REP), Indemnité générale des services. "A la suite du mouvement de mars 2018, les promesses n’ont pas été tenues, notamment sur les moyens supplémentaires en poste dans les collèges", indique-t-il, et "nous comptons 27 élèves par classe, c’est 3 de plus que la moyenne de REP".

Posté par jl boehler à 00:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 5 février 2019

Nouvelle-Calédonie : la mangue gagne en goût et en variétés

Star de l’été, la mangue est en pleine récolte. La production commerciale est toujours limitée sur le Caillou, mais elle a gagné en qualité.

Mangue_steph4

Le Kopéto d’un côté, le Koniambo, de l’autre, le lagon à l’horizon… Depuis l’exploitation de Stéphane Soury-Lavergne, la vue est exceptionnelle, mais l’agriculteur, originaire de La Foa et installé à Pouembout depuis presque dix ans, se concentre sur la terre qu’il a sous les pieds. C’est qu’il y a à faire. Plusieurs hectares d’ananas, de grandes parcelles maraîchères, où se croisent pastèques, concombres ou melons, des ignames et des patates douces un peu plus loin… À chaque fois, un effort pour s’interdire les produits chimiques - certifiée responsable, l’exploitation est à deux pas du bio - et beaucoup de travail pour relever le défi de l’eau, les systèmes de goutte-à-goutte courant sur plusieurs kilomètres sous le paillage. Les manguiers eux, « mobilisent de la terre, mais ne coûtent pas grand-chose en entretien, explique le cultivateur. J’ai voulu en faire parce que c’est un arbre résistant : après quatre ans de grosses sécheresses, j’en ai perdu très peu ». La Broméliade, sa société, alimente depuis la fin novembre les étals du Grand Nouméa, via la Coop1, dont Stéphane est le vice-président et devrait produire jusqu’au mois de mars. Il peut compter sur dix hectares de manguiers, soit près de 2000 arbres, dont une bonne partie a les branches chargées en ce début janvier. Stéphane le sait : comme les letchis, la saison des mangues est attendue avec impatience en été. Et pour conquérir le consommateur, « il faut des produits qui attirent tout de suite l’œil ».

 Ronde ou oblongue, rouge, jaune ou verte…

Car comme les letchis, les mangues causent, chez les Calédoniens qui n’ont pas la chance d’avoir un jardin, bien des frustrations. « C’est un fruit qui est facile à trouver chez les amis ou sur les bords de route, alors les consommateurs les trouvent souvent trop chers en magasin, note un technicien de la chambre. C’est que l’effort a surtout été fait sur la qualité : les mangues qui se vendent aujourd’hui sont bien plus belles et plus bonnes qu’il y a dix ou quinze ans ». Une affaire de variétés. A Pouembout, Stéphane Soury-Lavergne découpe, non sans fierté, un fruit bien rouge, au noyau fin et à la chair sans fibres. « Celle-là, c’est une Irwin, ma préférée, mais chacun a son goût pour les mangues, sourit-il. Et puis, tous les arbres n’ont pas la même résistance. C’est pour ça que j’ai planté différentes variétés : pour ne pas mettre tous les œufs dans le même panier ». Nam Doc Mai, verte et jaune à la forme oblongue, Tommy Atkins, ronde et tachetée, les grosses Van Dyke, Labbé sur les hauteurs… La production calédonienne brille par sa diversité mais le marché est loin de la saturation. Produire plus pour faire baisser les prix ? Oui, mais à condition d’accompagner et d’organiser le zonage de la production, estiment les spécialistes. « La mangue, ça marche bien dans les coins secs. Quand il fait humide pour la floraison, il y a des maladies, et les fleurs coulent », reprend Stéphane Soury-Lavergne. Quant aux mouches de fruits, les pièges ne suffisent pas. « Il faut que le pied reste propre, ne pas laisser de fruits à terre », explique le spécialiste. Or, beaucoup de mangues tombent : « Pour produire un kilo, il faut en jeter un ». Les chutes, Stéphane les confie à son frère Yann, qui valorise les joues et la pulpe pour les restaurants, glaciers ou transformateur. « Il y a d’autres débouchés, mais il faut que chacun développe ses idées », note l’agriculteur, qui espère à terme produire 20 tonnes par hectare. Un travail de longue haleine : certains de ses manguiers, âgés de neuf ans, ne produisent pas encore.

Selon Charlie Réné - "Nouvelles calédoniennes"

Posté par jl boehler à 04:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 30 décembre 2018

Conditions carcérales inadmissibles

L'Etat condamné pour des conditions de détention dans une prison en Guyane

guyane"Une atteinte à la dignité humaine" : le Conseil d'État a condamné l'État pour les conditions de détention d'un prisonnier dans le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, en Guyane, a-t-on appris mardi.

 Un recours avait été déposé par Christophe B., incarcéré à la maison d'arrêt du 24 mai 2011 au 6 août 2013. Il a été détenu "dans des cellules collectives sous-dimensionnées pour le nombre d'occupants, dépourvues d'un apport de lumière naturelle suffisant, privées d'un système d'aération adapté au climat de la Guyane et dans des conditions d'intimité et d'hygiène notablement insuffisantes", indique la plus haute juridiction administrative, dans une décision datée du 3 décembre, dont l'AFP a obtenu copie. 
    
"Les effets cumulés de ces éléments (...) constituent une épreuve qui excède les conséquences inhérentes à la détention", ajoute le Conseil d'État. "Ils caractérisent des conditions de détention attentatoires à la dignité humaine constitutives d'une faute engendrant un préjudice moral qu'il incombe à l'État de réparer".

L'État est donc condamné à verser 5.500 euros à Christophe B. Ce dernier a été détenu dans des cellules d'environ 12m2, prévues pour deux personnes, mais accueillant en fait trois prisonniers. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a visité en septembre la prison de Rémire-Montjoly. "Ce qui frappe, (...) c'est la surpopulation carcérale et les conditions de détention", avait-elle alors déclaré. La garde des Sceaux a ensuite confirmé qu'une nouvelle prison serait construite en Guyane, à Saint-Laurent-du-Maroni, afin de "diminuer la surpopulation carcérale" dans la prison de Rémire-Montjoly.

Selon les statistiques de la direction de l'administration pénitentiaire, le taux de surpopulation à la maison d'arrêt de Rémire-Montjoly s'élevait début octobre à 144%, avec 422 détenus pour 293 places. 

Plus de 70.700 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises en octobre, pour 60.000 places.

Posté par jl boehler à 00:38 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 27 décembre 2018

Terres australes et antarctiques françaises : l'archipel de Crozet

Sur l'île aux Cochons, dans l'archipel subantarctique de Crozet, dans les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) la plus grande colonie de manchots royaux au monde aurait fondu de 88% en 35 ans.

crozet

 "Une réduction énorme"
Entre le début des années 1980 et aujourd'hui, "la colonie a décliné de 88%, passant d'environ 500.000 couples reproducteurs à 60.000 couples", selon cette étude publiée dans Antartic Science. Dans la mesure où l'on estime qu'un couple reproducteur représente quatre individus (le couple et deux jeunes), cela signifie qu'il resterait environ 240.000 manchots royaux sur l'île.

"C'est une réduction énorme", a déclaré vendredi à l'AFP Henri Weimerskirch, chercheur CNRS et premier auteur de l'étude parue cette semaine. "Si les causes de la disparition de ces manchots pourraient être environnementales, le mystère reste entier", souligne le CNRS.

Connue depuis les années 1960, cette colonie se trouve dans la réserve naturelle des Terres australes françaises (TAAF). Dans les années 1980 elle était considérée comme la plus grande colonie de manchots royaux au monde. Mais en raison de son isolement et de son inaccessibilité, il n'y avait pas eu d'évaluation récente de cette colonie depuis des décennies.

crozet1Le manchot royal (Aptenodytes patagonicus) a un ventre blanc, un bec noir et une tache orange sur le côté de la tête. Il est un peu plus petit que le manchot empereur. Les chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/Université de la Rochelle) ont utilisé des images haute résolution prises par satellites pour mesurer les changements de taille de la colonie depuis la dernière visite de l'île par une équipe scientifique en 1982. A l'époque, la colonie comptait 500.000 couples reproducteurs, soit une population de plus de 2 millions d'individus.

Des images satellitaires

Pour évaluer les surfaces occupées par les manchots entre 1960 et aujourd'hui, les scientifiques ont mesuré sur les images satellitaires les bords de la colonie année après année et se sont rendus compte que celle-ci diminuait au profit d'un retour de la végétation.

"L'élément déclenchant" a été sans doute un épisode climatique majeur dans l'océan Austral lié au phénomène El Niño en 1997. Celui-ci aurait affecté temporairement les capacités de recherche de nourriture des manchots royaux, comme cela a été observé sur une colonie dans une autre île de l'archipel de Crozet et aux Kerguelen. "Mais ces colonies se sont ensuite stabilisées (...), alors que celle de l'île aux cochons a continué à décliner", relève le scientifique. "C'est étonnant. Il s'est passé quelque chose en plus sur cette île. Il faudrait aller sur place pour comprendre",ajoute-t-il.

Plusieurs facteurs ont pu jouer : une très forte densité rend la compétition plus rude entre les individus, surtout lorsque la nourriture manque. Ce qui peut accentuer le déclin. Autre hypothèse avancée : une maladie comme le choléra aviaire.

"Jusqu'à cette étude, dans tout l'océan austral, la population de manchots royaux était estimée à 1,5 million de couples reproducteurs". Cette mauvaise nouvelle venant de l'île aux Cochons "signifie qu'on a perdu un tiers de la population globale de manchots royaux", souligne le chercheur.

crozet2

Posté par jl boehler à 04:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 13 décembre 2018

COP 24 à Katowice (Pologne)

Climat : négociations difficiles pour les petites îles du Pacifique

_les

Katowice, Pologne | AFP | mardi 11/12/2018 - Les dirigeants d'Etats insulaires particulièrement vulnérables au changement climatique ont lancé mardi un appel à l'action urgente, à quelques jours de la fin de la COP24 où les négociations pour donner vie à l'accord de Paris font face à de nombreux obstacles. 

"J'ai peur pour l'avenir de mes enfants et celui des générations futures. Il est évident que nos efforts actuels ne sont pas suffisants" pour limiter le réchauffement à +1,5°C, objectif idéal de l'accord de Paris, a déclaré le Premier ministre des Iles Cook Henry Puna, à la COP24 en cours à Katowice. 
"Nous devons tous agir maintenant, et rapidement, mais je dois souligner que cela requiert une forte volonté de notre part à nous, dirigeants", a ajouté le président de Kiribati, Taneti Maamau.
Quelque 200 pays sont réunis depuis début décembre notamment pour finaliser les règles d'application du pacte climatique de 2015 qui vise à limiter le réchauffement à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle. Des règles nécessaires pour libérer le potentiel de cet accord historique. 
Après l'alerte rouge lancée récemment par les scientifiques du Giec, beaucoup de pays attendent également de cette 24e Conférence climat de l'ONU un engagement de la communauté internationale à réhausser ses ambitions en matière de réduction des gaz à effet de serre. 
Mais dans un contexte géopolitique compliqué, la bataille du week-end entre la majorité des délégations d'un côté et de l'autre Etats-Unis, Arabie saoudite, Russie et Koweit qui ont refusé d'"accueillir favorablement" le rapport du Giec, est interprétée comme un signe négatif. 
"Mon inquiétude est exacerbée par le fait que cette COP n'a pas encore pu trouver un consensus pour saluer ce rapport (...) simplement parce que certains ne veulent pas accepter la dure réalité qu'il dépeint", a dénoncé le chef de gouvernement des îles Cook. 
"Que Katowice soit un moment d'espoir pour les générations futures plutôt qu'une fin, liée à un héritage d'égoïsme, de déni et d'ignorance", a plaidé son homologue des îles Samoa, Tuilaepa Lupesoliai Sailele Malielegaoi. 
Aucun compromis sur la façon de faire référence au rapport du Giec n'a pour l'instant émergé. 
Les négociations sur les règles d'application de l'accord de Paris semblaient également toujours buter mardi sur des questions liées à la transparence (comment les États rendent compte de leurs actions, leurs financements, leurs résultats) ou le degré de flexibilité accordé aux pays les plus pauvres, selon des observateurs. 
"Le travail n'est pas terminé, loin de là. De nombreuses divisions politiques demeurent", a déclaré la responsable climat de l'ONU Patricia Espinosa. 
"Le moment du consensus et du compromis est venu, pour le bien de tous", a-t-elle lancé aux ministres réunis en session plénière, espérant un accord d'ici la fin de la COP24 prévue vendredi.
Face à ces difficultés, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres devait faire son retour à Katowice, un retour non prévu à son programme, selon une source onusienne. (extrait de "Tahiti-infos" du 12/12/2018)

Posté par jl boehler à 00:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 28 novembre 2018

Le chlordécone, pesticide de Martinique et de Guadeloupe

De 1972 à 1993, plus de 300 tonnes de chlordécone ont été déversées sur la Guadeloupe et la Martinique. Ce pesticide très toxique a créé une véritable crise sanitaire et environnementale. Et même s'il n'est plus utilisé depuis 25 ans, il est toujours présent dans la chaîne alimentaire. Aujourd'hui, la Martinique et la Guadeloupe possèdent les deux plus hauts taux de cancers de la prostate au monde et un taux de naissances prématurées 4 fois plus élevé que la moyenne nationale.

chlord_cone1

Posté par jl boehler à 03:57 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

vendredi 23 novembre 2018

Mayotte : la loi de 1905 ne s'applique pas !

Le département de Mayotte subventionne les pèlerinages à La Mecque

mayotte

En France, la laïcité est apparemment à géométrie variable, comme le rappelle Le Figaro ce 21 novembre. Ainsi, par son histoire, l'Alsace-Moselle, par exemple, n'applique pas la loi 1905 mais un concordat avec l'Etat, datant de l'époque napoléonienne. C'est le cas aussi de certains départements d'outre-mer comme Mayotte. Le décret Mandel de 1939 permet en effet à des DOM d'être exclus de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. Le quotidien rappelle que «le conseil départemental peut aider les pèlerins à accomplir le hadj (pèlerinage à La Mecque) tout en respectant la laïcité».

En 2018, Mayotte aurait d'ailleurs accordé près de 70 000 euros de subventions à quatre associations encadrant ces pèlerinages en Arabie saoudite. «Le département ne finance pas le culte, nous ne faisons que de l'accompagnement», justifie auprès du Figaro Hadadi Andjilani, chef de cabinet du président du conseil départemental.

Cette subvention aurait été votée le 11 juin 2018, «pour la prise en charge des billets d'avion, le transport interurbain, l'hébergement de l'équipe d'encadrement des pèlerins», selon Hadadi Andjilani. Celui-ci évalue le coût du voyage à 4 500 euros par personne et assure que la subvention permettrait de rembourser moins de la moitié de cette somme. D'après le département, dont les chiffres ont été publiés par le journal, 648 mahorais musulmans ont fait le pèlerinage cette année. «Ils ne parlent pas l'arabe, ne savent pas s'orienter à La Mecque, donc c'est obligatoire de leur fournir des guides et des infirmiers», souligne auprès du Figaro Saïd Maanrifa Ibrahima, président de l'Aspel, l'une des associations bénéficiaires de la subvention.

Il explique en outre le bien-fondé, selon lui, de ce financement : «C'est comme s'il y avait un groupe de jeunes qui voulait aller visiter la tour Eiffel : ils auraient besoin d'un accompagnement pour ne pas se perdre dans le métro ! Et si, un jour, des catholiques sollicitaient le département pour aller à Lourdes, pas de problème, nous ferions pareil.»

Posté par jl boehler à 03:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 22 novembre 2018

Blocages des "gilets jaunes" à La Réunion : premier résultat

Le président de la région Didier Robert annonce le gel pour trois ans des taxes sur les carburants : "La taxe spéciale sur la consommation de carburant en vigueur sur l'île n'augmentera pas dans les trois prochaines années, comme prévue initialement".

16196311Dans un entretien accordé au "Journal de l'île", le président du conseil régional de La Réunion annonce, mardi 20 novembre, qu'il a obtenu de l'Etat le gel pour trois ans de la taxe spéciale sur la consommation de carburant. Didier Robert explique que cette taxe en vigueur à La Réunion mais pas en métropole n'augmentera pas en 2019, 2020 et 2021 comme prévue initialement. La région a voté en décembre dernier l'augmentation de cette taxe, à la demande de l'Etat qui souhaitait que cette taxe spéciale sur la consommation de carburant soit alignée sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, en vigueur en métropole. Le président du conseil régional affirme avoir accédé à "une revendication des gilets jaunes" après "une vraie négociation" avec l'Etat, entamée depuis samedi dernier, précise-t-il.

Posté par jl boehler à 01:48 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,