samedi 8 février 2020

«France-Antilles», seul quotidien des Antilles, en liquidation judiciaire

Dernier quotidien des Antilles et de Guyane françaises, « France-Antilles » cesse de paraître. Le journal a été placé en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité sur décision du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, en Martinique. Aucun repreneur n'est venu au secours du quotidien.

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« Chers lecteurs, vous avez peut-être entre vos mains la dernière édition de votre journal France-Antilles, créé en 1965 ». Les mots s'étalaient en Une du quotidien France-Antilles ce jeudi 30 janvier et la prophétie s'est réalisée.

La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane deviennent les seules régions de France sans aucun journal papier quotidien.

« France-Antilles », en difficulté depuis plusieurs années, était en redressement depuis juin 2019. Le journal perdait entre 450 000 et 600 000 euros par mois, pour un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros annuels. Les ventes étaient en baisse. Le journal tirait à 25 000 exemplaires par jour, un peu plus le samedi, jour de publication des avis de décès. Les recettes publicitaires étaient en berne. Les points de vente fermaient. Aux Antilles et en Guyane, la crise de la presse est encore plus violente qu'ailleurs.

« France-Antilles » avait été fondé par Robert Hersant, magnat des médias surnommé « le papivore », juste après une visite de Charles de Gaulle en Martinique, en 1964. Le pouvoir gaulliste en avait longtemps fait une arme de propagande outre-mer. Le journal s'était aussi fait une spécialité des sujets racoleurs. Mais même ses adversaires en étaient venus à le défendre, au nom du pluralisme. France Antilles employait 245 salariés. Seules les trois radios du groupe ont trouvé un repreneur. Le journal papier, lui, est bel et bien mort.

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vendredi 7 février 2020

La perliculture empoisonnée par les microplastiques

L'Ifremer étudie depuis plus d'un an l'impact de la pollution aux microplastiques sur les huîtres perlières des Tuamotu avec le projet MICROLAG. Les premiers résultats sont très inquiétants : les lagons perlicoles des Tuamotu sont très touchés par cette nouvelle forme de pollution qui semble avoir un impact inquiétant sur nos huîtres.

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Après la crise du secteur de la perle dans la fin des années 90, de nombreuses fermes perlières ont été abandonnées, laissant derrière elles les vestiges de leur activité au fond des lagons. Ces structures abandonnées, en plus des bâtiments, sont quasi-exclusivement constituées de plastique. Sous l'effet de la chaleur, du soleil, des vagues et du vent, le plastique se dégrade, conduisant à la formation de fragments de plus petites tailles (moins de 5 mm) : on parle de micro- et nanoplastiques. Cette pollution est aggravée par la pollution plastique issue des activités courantes des populations locales (eaux usées émanant des machines à laver, consommation de matières plastiques diverses, etc.) qui finissent dans le lagon, mais également celle apportée par les courants depuis les grands pays pollueurs de la région (Amérique, Asie)...

Pour déterminer l'importance du phénomène et son impact éventuel sur l’huître perlière, l'Ifremer a lancé le projet MICROLAG (acronyme de MICROplatisques dans les LAGons) se déroulant sur une période de trois ans, dans lequel s'inscrit la thèse du doctorant Tony Gardon. Le jeune chercheur a présenté ses premiers résultats, après plus de deux ans de travail, lors des Conférences de la Recherche qui se sont déroulées jeudi dernier à l'Université. Il y a d'ailleurs remporté un prix de 200 000 francs financé par Europcar pour récompenser la qualité de ses recherches..

QUATRE LAGONS DES TUAMOTU ÉTUDIÉS

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Sur cette photo, les microplastiques trouvés dans un filtre de Tony Gardon lors d'un prélèvement de 150 m3 dans l'atoll de Ahe en 2018, une fois traité et filtré dans le laboratoire de l'Ifremer.

Tony Gardon a étudié quatre lagons perlicoles des Tuamotu. Des prélèvements d’eau ont été réalisés avec des filtres correspondant à la tailles des particules ingérées par l’huître perlière. Ces prélèvements d’eau ont été traités en dissociant les éléments organiques (petits poissons, copépodes, algues, etc.), la nourriture des huîtres, des particules plastiques.

Cette première étude a révélé des résultats très inquiétants : 5 à 8% de toutes les particules de cette taille seraient... du plastique (en détails, "les résultats en termes de concentrations sont de 2.5 à 4.5 particules plastiques par m3 dans les eaux de surface et près de 176 particules par m3 dans la colonne d’eau" explique Tony Gardon). C'est un niveau de pollution proche de celui constaté au large d'Israël, dans la mer méditerranée ! Et au moins 40% de ces plastiques sont les mêmes que ceux utilisés par l'industrie de la perliculture.

Pire, les huîtres perlières sont de grandes filtreuses d'eau. Elles absorbent l'eau, en retirent ce dont elles ont besoin pour se nourrir et recrachent le reste. Elles se retrouvent donc aujourd'hui à manger de plus en plus de plastiques.
DES GONADES TRANSFORMÉES EN GRUYÈRE PAR LES PLASTIQUE

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Pour tester l'effet de ces plastiques sur la santé de notre Pinctada margaritifera, Tony Gardon a mené une expérience avec des micro-billes de polystyrène (6 et 10 µm), très utilisées en laboratoire pour ces expériences. L'impact a été énorme sur les huîtres, surtout à hautes doses : baisse de l'assimilation des nutriments, dérèglements énergétiques chez l'animal, chute de la production de gamètes... "Les gonades deviennent comme un gruyère avec des petits trous, jusqu'à rendre l'huitre incapable de se reproduire" a présenté le doctorant devant un parterre de scientifiques aussi choqué que le public.

Ces premiers résultats ne sont bien sûr que préliminaires, et Tony Gardon a encore beaucoup de travail à effectuer dans les deux ans qui viennent pour bien cadrer le problème. Il est actuellement en train d‘exploiter les résultats d’une longue expérimentation de 5 mois visant à simuler le cycle de production d’une perle, mais cette fois en ayant exposé des huîtres à des conditions réelles c'est-à-dire avec des "microplastiques faits maison qui ressemblent beaucoup plus à ceux trouvés dans les lagons perlicoles". Ainsi, il pourra étudier l’impact des microplastiques sur la santé de l’huître perlière et la qualité de la perle produite dans des conditions réalistes pour appréhender cette menace émergente qui pèse sur la filière perlicole. Et il va enfin devoir s'attaquer à tout un autre pan du problème : les nanoplastiques, des particules de plastiques encore plus minuscules... Et probablement encore plus dangereuses. (selon "Tahiti infos")

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jeudi 30 janvier 2020

A Tahiti, des bus gratuits pour les chômeurs

En marge du comité de pilotage du contrat de ville vendredi matin à la présidence, le ministre en charge de l’Aménagement, Jean-Christophe Bouissou, a indiqué qu’un dispositif de gratuité des transports en commun pour les sans emplois serait mis en place "dans les semaines qui viennent".

tahitiL’un des objectifs du contrat de ville, évoqué vendredi matin à la présidence à l’occasion de son comité de pilotage, est de "lever les freins périphériques pour que les habitants des quartiers accèdent à une formation ou un emploi" en proposant une aide au permis de conduire, ou encore en leur donnant accès aux transports en commun. Présent sur place, le ministre de l'Aménagement, Jean-Christophe Bouissou, a dévoilé « qu’une autre mesure sera renforcée très bientôt". "Elle permettra aux personnes sans emploi de pouvoir bénéficier des transports en communs gratuitement", a indiqué le ministre, comme promis dans le programme de campagne des territoriales du Tapura en 2018. Quant à savoir quand cette mesure sera mise en place, Jean-Christophe Bouissou l’assure : "Tout de suite… Dans les quelques semaines qui viennent."

Bientôt des mesures identiques en Alsace, dans le Centre-Alsace ou dans la vallée de Villé ?

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mercredi 22 janvier 2020

Tahiti est une colonie !

L’ONU refuse de retirer la Polynésie de la liste des Pays à décoloniser

Dans sa résolution annuelle datée du 19 décembre dernier, l’Assemblée générale des Nations Unies refuse la demande du président Edouard Fritch de retirer la Polynésie française de sa liste des Pays à décoloniser.

ONULa résolution annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la situation de la Polynésie française a été adoptée le 13 décembre dernier, a relevé la télévision "Tahiti 1ère". Réinscrite en 2013 sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU dont elle avait été retirée en 1958, la Polynésie française fait chaque année l’objet de débats et d’une résolution aux Nations Unies à New York sur sa situation politique. Si la France refuse toujours de participer à ces débats, le président Edouard Fritch avait demandé « solennellement » le 8 octobre dernier devant la Quatrième Commission des Nations Unies, le retrait de la Polynésie française de la liste des territoires non autonomes.

 Mais dans sa nouvelle résolution du 19 décembre, l’Assemblée générale répond à cette demande en « réaffirmant » la réinscription de la Polynésie française sur sa liste des territoires non autonomes et « prend note (…) des conclusions d’une évaluation indépendante (…) selon lesquelles le territoire ne remplit pas l’ensemble des critères d’autonomie ». Le reste de la résolution demande une nouvelle fois à la France de coopérer aux travaux du comité spécial pour la décolonisation de l’ONU, de faciliter une mission de visite dans le territoire. Le texte « exhorte » notamment la France à « garantir la souveraineté permanente du peuple de la Polynésie française sur ses ressources naturelles ».

Enfin, une nouvelle fois la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU « prie la Puissance administrante d’intensifier son dialogue avec la Polynésie française afin de favoriser la mise en place rapide d’un processus d’autodétermination équitable et effectif, dans le cadre duquel seront arrêtés le calendrier et les modalités de l’adoption d’un acte d’autodétermination ».

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vendredi 10 janvier 2020

Paris 2024 : les J.O., ça se rapproche !

Le surf à Tahiti, c'est officiel !

AFPCe jeudi 12 décembre, le conseil d’administration de Paris 2024 a voté en faveur du site de Teahupoo à Tahiti pour accueillir les épreuves féminines et masculines de surf. Au fil des études approfondies menées ces derniers mois, la Polynésie s’est imposée comme le meilleur choix pour ces ces JO qui se veulent novateurs.

En 2024, une épreuve des Jeux Olympiques aura bien lieu à 15.000km de la ville hôte. Ce jeudi matin, le conseil d’administration de Paris 2024 réuni Boulevard Haussmann a voté en faveur du site de Teahupoo à Tahiti pour accueillir les épreuves féminines et masculines de surf. Après l’équitation à Stockholm lors des Jeux de Melbourne de 1956 (pour un problème d’importation de chevaux), c’est la deuxième fois qu’un sport se déroulera aussi loin de sa base. Le Comité International Olympique (CIO) doit encore valider ce choix le 8 janvier prochain, mais ses réticences semblent s’être envolées la semaine dernière à Lausanne lors de la présentation de ce projet lors de sa commission exécutive.

Quand le comité d’organisation de Paris 2024 a reçu la candidature de Tahiti pour organiser le surf, le projet a d’abord fait sourire face aux quatre autres candidatures métropolitaine que sont Biarritz, La Torche, Hossegor et Lacanau. Mais au fil des études approfondies menées ces derniers mois, la Polynésie s’est imposée comme le meilleur choix pour ces JO qui se veulent novateurs. C’est en substance ce qu’a expliqué Tony Estanguet ce jeudi matin lors du conseil d’administration. Le président du COJO a prévenu les quatre candidatures perdantes dès la fin de la réunion.

Une qualité de vague inégalable en Polynésie

Dans la présentation qui a été faite, il a été indiqué que Tahiti remplissait trois critères importants pour Paris 2024: le meilleur site sportif, une incertitude très limitée concernant la qualité de la vague au mois d’août et le la possibilité d’embarquer les DOM-TOM dans l’organisation des Jeux. L’été dernier, les cinq sites ont été visités par des experts de la fédération internationale et par la direction des sports de Paris 2024 et le site de Teahupoo est arrivé en tête.

Parallèlement à ces visites, des études météorologiques et océanographiques ont été menées par Météo France et Surfline. Elles ont révélé une qualité de vague inégalable en Polynésie. Une donnée importante puisque les épreuves de surf doivent se dérouler sur quatre jours, et qu’en l’absence de vague elles risquaient de ne pas pouvoir aller à leur terme. Selon nos informations, une étude menée à en outre mis en avait le fait que Tahiti avait cinq fois plus de chance de proposer "une vague optimale" à cette période de l’année que les candidatures métropolitaines.

Les athlètes rapatriés à Paris après l’épreuve

Si les athlètes qui sont principalement basés dans cette région du monde et qui seront "rapatriés" à Paris pour la deuxième semaine des Jeux étaient globalement favorables à cette idée, les plus lésés seront les spectateurs. Les quatre sites métropolitains prévoyaient une affluence de 15.000 personnes environ, quand Tahiti n’en propose que 1.500. La vague étant situé à plusieurs centaines de mètre du littoral. Mais là encore le comité d’organisation a assumé ce matin en expliquant que les 4 milliards de téléspectateurs seraient comblés. Les épreuves doivent débuter à 8h du matin localement, soit 20h à Paris.

Enfin, la question environnementale a été centrale dans ce choix. C’est un sujet d’image important pour Paris 2024 qui ne souhaitait pas prendre de risque sur cette question. Mais le COJO a été rassuré par les études sur cette question. L’emprunte carbone des 5 candidatures étaient sensiblement les mêmes, et Teahupoo plutôt dans la moyenne basse dû au faible nombre de spectateurs sur place. Le rapatriement des 48 athlètes et de leur staff à Paris après l’épreuve ayant été pris en compte. (Antoine Arlot, journaliste à RMC)

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samedi 28 décembre 2019

Martinique : un mouvement social qui dure

Bus incendiés le soir de Noël !

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Cinq bus ont été incendiés en Martinique dans la nuit de mercredi à jeudi, nouvelle escalade dans un conflit social impliquant la principale compagnie de bus de l'île dont les salariés sont en grève depuis le 17 décembre.

Les quelques 400 salariés (dont 180 chauffeurs) de la Compagnie Foyalaise de Transport Urbain (CFTU) sont mobilisés depuis que l'autorité qui gère les transports publics de l'île, Martinique Transport, a décidé d'ôter la délégation de service public à l'entreprise qui assure le réseau de bus depuis 2005 dans Fort-de-France et ses communes limitrophes.

Une menace qui pesait depuis un an déjà sur la CFTU et qui prendra effet au 31 juillet prochain alors que le contrat devait courir jusqu'en 2023. 

Si le président de Martinique Transport a promis une garantie de l'emploi aux salariés, les syndicats craignent que leurs avantages soient remis en cause.

Ces derniers jours, ils ont donc mené plusieurs actions, opérations escargots, blocage de l'accès à deux importants centres commerciaux ainsi que de la SARA (Société Anonyme de Raffinerie des Antilles), ce qui a entraîné d'importants retards de livraison dans les 87 stations services de l'île et des pénuries de carburants.

Les grévistes ont également visé les entrées du Grand Port Maritime de Martinique qui a déposé un référé contre la CFTU après l'incendie de trois bus à quelques centaines de mètres seulement de l'appontement en carburants. Deux autres bus ont été incendiés ailleurs.

Jeudi, les grévistes ont accepté de lever leurs blocages devant la SARA et l'une des entrées du port après une rencontre avec le préfet. Les négociations devraient reprendre vendredi matin.(selon AFP)

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jeudi 26 décembre 2019

Manifestations à Mayotte

"On ne va pas supporter ça longtemps" dit le préfet.

mayotteLe préfet de Mayotte Jean-François Colombet a promis lundi, sur la chaîne Mayotte la 1ère, de "s'occuper" des "meneurs", qui depuis plusieurs semaines, sont soupçonnés d'être les responsables des affrontements et violences qui secouent l'île, notamment à Koungou, commune limitrophe du chef-lieu  Mamoudzou.

"On ne va pas supporter ça plus longtemps", a déclaré le préfet, alors que des violences ont lieu quasiment toutes les nuits entre jeunes de bandes rivales de Koungou et Majicavo, mais aussi contre les forces de l'ordre et contre la population, qui se retrouve agressée et rackettée par ces jeunes, notamment lors de barrages improvisés sur la RN1, axe stratégique de Mayotte. 

"Cette situation que nous vivons est inacceptable. Les Mahorais (...) qui respectent la loi ne l'acceptent pas, et je ne l'accepte pas, nous allons donc y mettre un terme", a promis Jean-François Colombet.

Selon lui, "il faut distinguer deux publics parmi ceux qui aujourd'hui troublent l'ordre public". Il y a d'abord "les meneurs, les violents, souvent les plus âgés. Ils ne sont pas très nombreux, une cinquantaine, nous allons nous occuper d'eux", a-t-il assuré.

Sept ont déjà été interpellés "ce week-end", a-t-il précisé: "un Mahorais et six étrangers".

Selon lui, "les jeunes gens (en situation irrégulière, ndlr) qui ont été violents au cours des dernières journées n'ont plus d'avenir à Mayotte, je le dis solennellement. L'Etat gardera la mémoire de tout ce qui s'est passé", a affirmé le préfet.

"A côté, a-t-il poursuivi, il y a tout un tas de gamins, sans doute beaucoup plus fragiles, beaucoup plus manipulés. Il faut qu'on les traite comme ils sont, c'est-à-dire comme des enfants. Quand vous avez face à vous des enfants de 10 ans, vous pouvez pas les traiter comme un enfant de 17 ans ou un jeune majeur violent", a-t-il insisté.

Le préfet "appelle au sursaut les parents, pour qu'ils prennent leurs responsabilités. Un enfant de 10 ans n'a rien à faire avec un parpaing dans la main".

"J'appelle à une mobilisation générale sur le sujet", a encore dit le préfet.

Actuellement, près de la moitié de la population de Mayotte (256.000 habitants au dernier recensement INSEE en 2017) est étrangère, et la majorité est en situation irrégulière en provenance de l'Union des Comores.

(Publié dans "Tahiti.info", mais pas dans les journaux métropolitains. Mais pourquoi, Macron, au lieu d'aller en Côte d'Ivoire avant Noël, n'est-il pas allé à Mayotte ?)

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lundi 16 décembre 2019

N-Calédonie: le FLNKS peine à s'unir en vue du deuxième référendum sur l'indépendance

Les indépendantistes du FLNKS, réunis samedi en congrès, ne sont pas parvenus à s'entendre sur leur vision des futurs liens entre la Nouvelle-Calédonie et la France, en cas de victoire au deuxième référendum sur l'indépendance le 6 septembre 2020, a constaté l'AFP.

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 "Nous on part pour gagner, on ne se pose pas la question du NON", a déclaré à la presse Daniel Goa, porte-parole de la coalition indépendantiste du FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste).       

Un processus de décolonisation progressif est en cours en Nouvelle-Calédonie depuis 1998, date de la signature de l'accord de Nouméa. Il a débouché le 4 novembre 2018 sur un référendum d'autodétermination remporté à 56,7% par les pro-français. Un deuxième référendum aura lieu le 6 septembre 2020 et, si l'indépendance est à nouveau rejetée, un troisième est encore possible d'ici 2022.      

S'ils l'emportent, les indépendantistes souhaitent qu'une "période de transition", dont la durée reste à définir, s'ouvre avec l'Etat pour discuter des contours du nouveau pays.    

Or, deux lignes s'affrontent sur le sujet. L'une portée par le courant de l'UNI (union nationale pour l'indépendance) prône "une indépendance en partenariat" avec la France tandis qu'une ligne plus radicale, notamment incarnée par l'union calédonienne (UC), réfute le terme de partenariat.      

"Quand on parle de partenariat, dans le cadre de la tutelle actuelle, certains de nos militants craignent que les liens avec la France soient privilégiés, sans tenir compte des autres pays qui nous entourent", a expliqué Daniel Goa, également président de l'UC.      
Au cours de "débats intenses et difficiles" jusque dans la soirée de samedi, les différents partis du FLNKS ont tenté sans succès d'harmoniser leur points de vue.      

"La position du partenariat gêne car elle est considérée par certains comme un néo-colonialisme, à l'instar de ce qui se passe dans les pays africains qui ont accédé à leur indépendance", a déclaré Victor Tutugoro, un des chefs de file de l'UNI.       

Mais il considère que c'est "grâce aux discussions que nous ménerons" sur le futur partenariat que l'écueil du néo-colonialisme sera évité.      

"Il n'y a pas une confiance totale entre les uns et les autres. Les débats ont quand même permis de clarifier les positions sur la nécessité d'une période de transition", a également indiqué le leader kanak.      

Compte tenu des divergences, la question d'une stratégie unitaire "qui reste un objectif" en vue du référendum a été renvoyée à de nouveaux échanges en janvier et février.        

Le projet de désignation d'un président du FLNKS, qui en est dépourvu depuis 2001, est elle "restée en suspens".(selon AFP)

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jeudi 12 décembre 2019

Guyane : condamné pour violences conjugales et libéré "par erreur"

Un homme, condamné à de la prison ferme en correctionnelle pour violences conjugales, a été libéré le même jour du centre pénitentiaire de Guyane "par erreur" avant d'être repris mercredi par les gendarmes, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Cayenne. 

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"Il venait d'être condamné à de la prison ferme pour violences conjugales à l'audience de comparution immédiate. Il était en détention provisoire avant sa comparution devant le tribunal. Il y a eu une erreur d'analyse sur sa situation à la prison et il a été remis en liberté", a indiqué le procureur Samuel Finielz, confirmant une information du site Guyaweb.

"Il s'agit d'une erreur du greffe du centre pénitentiaire", a affirmé le procureur.
Quand l'erreur a été décelée, "la victime a immédiatement été avisée et s'est vue remettre un téléphone grand danger", a souligné Samuel Finielz.
Il s'agit d'un téléphone qui permet d'alerter rapidement les autorités judiciaires sans composer de numéro. Utilisé en France métropolitaine depuis 2015, ce téléphone est arrivé en Guyane en 2019.
Le condamné a été interpellé au bout de 24 h de cavale par la gendarmerie, a confirmé le général Stéphane Bras, commandant de la gendarmerie en Guyane.
Il a été reconduit au centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, près de Cayenne. (selon AFP)

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mardi 10 décembre 2019

Deux ans après Irma...

... Saint-Barth connaît une reprise économique éclair

Saint_BarthDévastée par l'ouragan Irma en septembre 2017, la petite île antillaise de Saint-Barthélemy, haut-lieu de la jet set internationale, connaît une reprise économique éclair, et s'attend à une saison touristique record.

Deux ans après le passage de l'ouragan, "le redressement est assez remarquable", apprécie Gilles Genre-Grandpierre, directeur de l'Iedom (Institut d'émission des départements d'outre-mer, filiale de la Banque de France).
Quasiment tous les hôtels de luxe ont rouvert leurs portes et le taux de réservations est au beau fixe. "On attend 20% de plus que pour 2016 qui était un record de fréquentation", se félicite Nils Dufau, président du Comité du tourisme. "Et la saison a commencé plus tôt que d’habitude, dès début novembre". Aux Antilles, la saison touristique s'étend de décembre à avril.
Le taux de chômage, qui avait connu un pic après l'ouragan, est redescendu autour de 4%. 
La Collectivité d'outre-mer, qui n'a ni dette ni emprunt en cours, a terminé l'année 2018 avec 72 millions d'euros de recettes réelles, une baisse de seulement 6% par rapport à l'exercice précédent.
Une performance alors que l'ouragan Irma, de catégorie 5, qui a tué 11 personnes à Saint-Martin, île voisine de Saint-Barth, et endommagé 95% du bâti des deux territoires, est la catastrophe naturelle la plus chère de l'histoire de France. A Saint-Barth, -24 km2 et moins de 10.000 habitants-, les assurances ont versé plus de 830 millions d'euros d'indemnités.
Si l'île, prisée par les célébrités et les grandes fortunes, s'est vite redressée -on ne voit quasiment plus de traces du passage d'Irma-, c'est parce que la Collectivité, les entreprises et nombre de particuliers ont pu engager des fonds pour réparer, sans attendre les assurances.
"Nous avions un excédent de trésorerie qui a été bénéfique. Nous avons repoussé les projets prévus et mobilisé les fonds sur les réparations", explique le président de la Collectivité, Bruno Magras (Les Républicains). 
La chance de Saint-Barth a aussi été la remise en route rapide des usines de traitement des déchets, de production d'eau et de la centrale EDF. "Nos principales infrastructures ont tenu. Ce n'est pas dû au Saint-Esprit mais à la qualité du bâti", dit-il.
La perte de recettes publiques sur la taxe de séjour (-66% en 2018) a été compensée par le boum du BTP dû à la reconstruction. Tout ce qui entre sur l'île, via le port, est taxé à hauteur de 5% de sa valeur ; ces droits de quai ont rapporté plus de 18 millions d'euros à la Collectivité. 
 

"Pas de miracle"

Les taxes sur l'immobilier, principale manne financière de la Collectivité, n'ont été que peu impactées et la crise post cyclonique n'a pas freiné l'enthousiasme des investisseurs.
"Il n'y a pas de miracle. C'est le résultat d'une gestion rigoureuse depuis 25 ans, et le bénéfice des choix de développement touristique effectués il y a des années", commente Bruno Magras.
Depuis onze ans, Saint-Barth est passée de commune de Guadeloupe à Collectivité d'Outre-mer, ce qui lui a permis de récupérer de nombreuses compétences (urbanisme, fiscalité, social, énergie, etc.), et d'améliorer la réactivité administrative. 
Après Irma, les projets de reconstruction à l'identique ont pu se passer de permis de construire. "J'ai fait face à un tollé, mais nous n'avons pas eu de désagréable surprise", assure M. Magras. 
La pression démographique a encore augmenté depuis l'ouragan, mais elle est limitée par une profonde crise du logement. Le prix locatif est estimé à 2.000 euros mensuels… par chambre. Même les bons salaires ont du mal à se loger, et beaucoup de familles qui vivaient sur l'île depuis des années ont dû partir. 
"On perd des gens utiles", reconnaît Bruno Magras. "Mais le coût élevé de la vie et l'absence de logements permettent à Saint-Barth de maintenir un équilibre démographique. C'est égoïste, mais la charité bien ordonnée commence par soi-même".  
La Collectivité prévoit tout de même de construire de nouveaux logements pour les enseignants et le personnel de santé, indispensables pour l'île. (selon AFP)

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