dimanche 7 octobre 2018

Maroc : le port du voile toujours à l'ordre du jour

Polémique après l’escapade amoureuse d’un ministre de Mohammed VI en France

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Au Maroc, la polémique a pris une autre tournure après l’escapade amoureuse d’un ministre du gouvernement, filmé, main dans la main, avec une fille, en France.

Les images ont fait le tour de la toile dans le royaume, au point de soulever une polémique sans précédent. Notamment sur la différence d’âge et surtout sur le fait que la femme « n’était pas voilée ». Poussé jusqu’à ses derniers retranchements, le ministre en question a été contraint de s’expliquer. Selon le site Bladi.net, dans une interview accordée au site arabophone Al3omk, le ministre issu du Parti Justice et Développement n’a pas cherché à démentir cette relation. Il a confirmé sa liaison avec cette jeune femme qui est sa « fiancée ».

Le ministre, regrettant que l’on s’attaque à sa vie privée, précise que cette vidéo date de juillet dernier, un mois après leur fiançailles. Ajoutant rendre toujours visite à sa famille lors d’évènements, notamment religieux, le ministre lance : « Nous sommes fiancés, avec tout ce que cela implique au niveau légal, social et religieux ». Et d’ajouter : « Ce n’est un secret pour personne et les membres de ma famille sont au courant ».

À la question de savoir comment se fait-il que lui, ministre, issu d’une formation islamiste, se promène avec sa fiancée qui ne porte pas le voile, la réponse du dignitaire est sans appel. Le ministre qui affirme vivre depuis quelques années une relation conflictuelle avec son épouse, et dont le divorce n’est pas encore définitivement prononcé, a en effet rétorqué que le voile n’est pas un critère de religiosité ou une preuve de bonne conduite.

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mardi 4 septembre 2018

Maroc : quand le roi se mêle de justice ?

Mohammed VI derrière le retrait de l’avocat Dupont-Moretti dans l’affaire du chanteur Saâd Lamjarred ?

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Le célèbre ténor du barreau français, Maître Éric Dupont-Moretti ne sera désormais plus en charge de la Défense de Saâd Lamjarred, le chanteur marocain mis en examen en France dans plusieurs affaires de viols et de violences. Un coup dur pour la vedette marocaine qui peut être interprété comme l’abandon de son soutien par le roi Mohammed VI, qui lui avait pourtant proposé de faire appel à Dupont-Moretti.

Eric Dupont-Moretti n’est plus l’avocat de Saad Lamjarred, le chanteur marocain inculpé pour un viol dans la nuit du 25 au 26 août 2018 dans la ville de Saint-Tropez. Dans une déclaration au journal marocain Le360,  Eric Dupond-Moretti a confirmé ne plus s’occuper du chanteur marocain, mais sans préciser les raisons de son retrait.

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On sait cependant que le ténor du barreau français est aussi l’avocat de Mohammed VI et qu’il est donc au service du roi du Maroc et que c'est le roi en personne qui avait proposé les services de Dupont-Moretti au chanteur. Il s'était même proposé pour payer les frais et honoraires. L'avocat était connu pour défendre des personnalités d'origine maghrébine, telles le footballeur Karim Benzema.

Son retrait du dossier s’apparente donc à un lâchage de Saad Lamjarred par le Palais, et à une interférence du pouvoir politique dans une affaire relevant de la justice française. Très curieusement, on n'entend ni Macron, ni la ministre de la justice protester contre cette ingérence d'un souverain étranger dans une affaire d'une justice qui se veut indépendante de tout pouvoir politique.

On rappellera qu’en octobre 2016, le chanteur avait été mis en examen et écroué à Paris pour viol aggravé et violences volontaires aggravées. A la veille d’un concert qu’il devait donner, une jeune femme de 20 ans avait porté plainte contre lui, affirmant qu’il l’avait agressée dans une chambre d’hôtel. Saad Lamjarred avait été remis en liberté et placé sous bracelet électronique, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Paris le 13 avril 2017, alors qu’il avait comme conseils Maîtres Eric Dupont-Moretti et Jean-Marc Fedida.

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samedi 21 avril 2018

Que deviennent les églises désaffectées au Maroc ?

Des cessions apaisées

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Lors des années de protectorat, les chrétiens du Maroc avaient construit par leurs propres moyens (séparation de l’église et de l’Etat oblige) des églises dans le pays. La «Résidence» française accordait la construction de ces lieux de culte sur des terrains appartenant aux pouvoirs publics.

Dès 1956 et un peu plus tard dans les années 70, un grand nombre de chrétiens quittèrent le Maroc laissant derrière eux ce patrimoine religieux. A partir de là les autorités diocésaines se séparent de la majorité des églises édifiées dans les années du protectorat.

Dans ce contexte, l’archevêché propose aux autorités marocaines que «les églises quand elles ne sont pas démolies, soient réservées à des activités spirituelles, sociales ou culturelles». Dans ce cadre, l’Eglise des Roches Noires à Casablanca est devenue une mosquée, celle de Safi accueille les personnes handicapées, celle de Khouribga est un musée d’OCP, et l’Eglise Saint Antoine de Maarif est un centre culturel.

Et tout se passe sans accroc...

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lundi 19 février 2018

Prisonniers étrangers en France

Algérie championne, Maroc vice-champion

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Selon le ministère français de la Justice, 1954 ressortissants algériens sont actuellement détenus en prison par la France, contre 1895 personnes originaires du Maroc. L’information, révélée cette semaine, a été rapportée par Le Figaro, ce vendredi 16 février 2018.

Le ministère français de la Justice précise toutefois que « la fiabilité des informations ne permet pas de détailler les prévenus des condamnés ». Sur une population carcérale estimée à 69 077 personnes, 14 964 ressortissants étrangers sont au total détenus actuellement dans les prisons françaises. Il se trouve toutefois que les ressortissants algériens représentent la nationalité la plus représentée parmi les détenus emprisonnés en France, suivis de près par les Marocains (1895 détenus). Ensuite viennent les Roumains (1496 détenus) puis les Tunisiens (1002 détenus). 10 apatrides, 43 personnes dont la nationalité n’est pas renseignée et 23 dont elle est inconnue sont par ailleurs présents dans la liste des détenus en France par ressortissants.

En 2008, indique Le Figaro, le ministère français de la Justice révélait qu’il y avait 11 140 détenus étrangers en 2007, représentant 19,2% de l’ensemble des détenus. Jusqu’en 2007, le nombre de ressortissants étrangers détenus en France a en réalité diminué depuis son pic de 1993, lorsqu’ils étaient estimés à 15 322 détenus, soit 31,1% de l’ensemble.

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vendredi 5 mai 2017

Séance de travail ou repas d'adieu ?

Maroc : les détails de la visite de Mohammed VI

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François Hollande a eu un invité de marque, ce mardi 2 mai 2017 à l’Élysée. Il s’agit du roi du Maroc Mohammed VI qui a effectué une visite privée à dimension politique et culturelle, apprend la Présidence française, dans un communiqué.

Après un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le chef de l’Etat français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie de quelques personnalités, notamment les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi.

Etaient également présents les écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, l’islamologue Rachid Benzine, le comédien Jamel Debbouze, le judoka Teddy Riner entre autres. L’Élysée a précisé que François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le terrorisme et le réchauffement climatique, d’autant que, au mois de novembre 2016, le Maroc a organisé la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris.

Autre ordre du jour de cette rencontre qui a eu lieu à quelques semaines de la fin de la magistrature de Hollande, le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

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mardi 24 mars 2015

Le Maroc démantèle une nouvelle cellule djihadiste liée à l'EI

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Les autorités marocaines ont annoncé le démantèlement d’une nouvelle cellule terroriste liée à la mouvance djihadiste Etat Islamique (EI) et qui s’apprêtait à commettre des attentats de grande envergure sur le territoire national.

Après le terrible attentat de Tunis qui a coûté la vie à 23 personnes la semaine dernière, le Maroc allait, lui aussi, être visé par des attentats de grande ampleur sur son territoire. Selon les autorités, les djihadistes liés à l’EI s’apprêtaient à mener des attaques contre des « personnalités politiques et militaires ».

La date de cette opération, menée par le tout récent Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCIJ), n’a pas été précisée, tout comme le nombre d’interpellations. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur marocain, elles ont eu lieu dans de nombreuses villes : Agadir et Taroudant (Centre-Ouest), Marrakech, Boujaad (Centre), Tiflet (Nord-Ouest), Tanger (Nord), Aïn Harouda (région de Casablanca) et la petite ville de Laâyoune, dans la région de l’Oriental.

D’après les observateurs, les terroristes affiliés à l’EI qui ciblaient également des sites hautement touristiques,  voulaient à l’image de l’attentat de Tunis, déstabiliser le secteur du tourisme au Maroc, un des principaux piliers de l’économie du pays. Par prudence, le royaume avait dès l’annonce de l’attentat terroriste à Tunis, élevé au plus haut degré sa vigilance terroriste.

L’organisation terroriste EI avait déjà par le passé menacé le Maroc et plus particulièrement les militaires et policiers appartenant aux équipes « Hadar », des unités chargées de la surveillance dans les principaux lieux publics et touristiques du royaume. Les membres de l’Etat Islamique avaient en effet menacé les autorités sécuritaires marocaines de leurs intentions de s’emparer des armes de service des agents de Hadar afin de commettre des attaques terroristes.

Plusieurs caches appartenant à ces terroristes ont par ailleurs été découvertes. La majorité d’entre elles contenaient les armes à feu et les munitions qui allaient être utilisées pour commettre les attentats terroristes.

(selon "Agence Afrique")

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dimanche 19 octobre 2014

Côte d'Ivoire : Formation touristique au Maroc

L'Europe, et notamment la France, accueillent souvent des étudiants étrangers en partenariat avec notamment des pays sous-développés. Certains pays émergents, comme le Maroc, en font de même. Mais que deviennent ces étudiants lorsqu'ils rentrent au pays, alors qu'ils devraient participer au développement de leur pays ? Voici l'histoire parue dans le dernier numéro de "L'éléphant déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire. Reportage signé de la journaliste Mahi Mikeumeuné.

marocNB : pour bien lire l'article, agrandissez le texte (zoom) ou lisez en PDF : Maroc1

 

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lundi 27 août 2012

Arnaques : le Maroc aussi

arnaque_sur_internet_300x195Traditionnellement, beaucoup de gens pensent que les arnaques sur internet proviennent de Côte-d’Ivoire, mais comme l’on relevé des journalistes d’Envoyé Spécial (France 2), le Maroc est également au centre de ces escroqueries.

Les arnaques sur internet visent délibérément les Français et le but de l’escroquerie et d’obtenir toutes les informations nécessaires d’une carte de crédit : numéro, date d’expiration, cryptogramme, etc…. La méthode employée est souvent aussi simple qu’efficace, elle consiste à ferrer la victime.

Pour ce faire, via de faux comptes mail, l’escroc commence par jouer au client sur les sites de vente de particulier à particulier. Il contacte un vendeur en se faisant passer pour intéresser uniquement dans le but d’obtenir une adresse mail valide. Comme ces sites de vente utilise PayPal comme moyen de paiement, via une fausse adresse mail. il met la pression sur le vendeur, devenu victime, et lui demandant de fournir ses coordonnées bancaires sinon son compte sera bloqué… Ce qui est communément appelé « l’hameçonnage » de la victime.

Souvent, prise de panique, la victime ne contrôle pas bien l’émetteur du mail et envoie toutes les informations de sa carte de crédit ! Dès lors, le mal est fait…

Selon les cas, typiquement dans certains quartiers de Rabat, il est possible de trouver de ces références de cartes de crédit en vente par des dealers spécialisés en la matière. Pour 20 ou 30 euros, il est possible d’acheter le « précieux » sésame qui ouvre l’accès au paiement sur le compte d’une innocente victime française.

Il est alors possible d’utiliser les informations des cartes de crédit escroquées pour typiquement faire des achats sur internet, que cela soit réserver un hôtel, ou acheter du matériel. Les escrocs font justes attention à ne pas se faire livrer la marchandise chez eux en utilisant des complices qui se chargent de la récupérer en France avant de l’acheminer au Maroc pour la revendre au marché noir dans les souks.

Les escrocs, par ces méthodes frauduleuses, avouent se faire mensuellement plusieurs milliers d’euros sur le dos des victimes principalement françaises !

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