dimanche 19 août 2018

Lorraine : Il raille Macron depuis le sommet d’un haut-fourneau

"Qu'ils viennent me chercher !"

kolia2_665x450Kolia, le chanteur du groupe Roots intention crew (RIC), rebondit sur l’affaire Benalla à sa façon :  « Qu’ils viennent me chercher », chante t-il depuis le sommet d’une haut-fourneau (85m !)  à Uckange, en Lorraine, région dont il est originaire.

On ne sait plus comment parler de l’affaire Benalla en France… Certains ont trouvé la solution : il suffit de chanter ! Kolia, la voix du Roots intention crew, publie un clip depuis le haut-fourneau d’Uckange, où il chante façon Emmanuel Macron : « Qu’ils viennent me chercher ». Le chanteur est perché au dessus du gueulard, où il évolue avec habilité, « j’ai les pleins pouvoirs, qu’ils viennent me chercher ! ». Il faut dire que l’escalade fait partie des show du Roots intention Crew, où le trio déchaîné a tendance à grimper de la scène au chapiteau pendant les concerts.

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jeudi 12 juillet 2018

Automobilistes belges et luxembourgeois mal accueillis en France

L’aire la plus répugnante de France se trouve sur l’A31

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Toilettes bouchées, robinets fermés, poubelles ouvertes aux quatre vents… La première aire de repos que les étrangers découvrent en arrivant en France par l’A31, à Entrange, est insalubre. Le problème dure depuis des années. Écœurant.

Thionville Porte de France mérite-t-elle encore son appellation d’aire de repos? C’est à en douter.

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Depuis des années, cet arrêt censé soulager les automobilistes qui arrivent en France par l’A31 offre un spectacle pitoyable. Et encore, si on ne parlait que d’équipements vieillots, de panneaux d’information d’un autre âge, de parking défoncé et de carreaux de carrelage manquant, cela passerait…

Le vrai problème de la première aire de repos du pays, c’est son caractère franchement insalubre. Du genre à vous faire plier bagages en deux temps trois mouvements. Après, on pourra toujours sortir les rames pour vanter les charmes de la France et de la Moselle…

Où est l’hygiène ?

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La reprise des migrations estivales vers le sud, depuis le début de la semaine, ne fait qu’amplifier le problème. En attendant, les touristes vont de haut-le-cœur en vaines invectives en découvrant l’ampleur des dégâts.

Du côté des femmes, les portes des toilettes ne ferment plus. Le sol semble ne pas avoir été nettoyé depuis des lustres, les semelles s’y accrochent comme à du chewing-gum. Les excréments s’accrochent aux parois des blocs WC, les murs transpirent de graffitis mal faits. Évidemment, il ne faut pas compter y trouver la moindre feuille de papier. « Cet endroit est absolument atroce ! Quelle honte ! », lâchent deux valeureuses touristes belges après à avoir tenté l’expérience. « Bonne chance mais si j’étais vous, je me retiendrais encore un peu… » Tout est dit.

Chez les hommes, ça n’est pas mieux. En réalité, c’est même pire : un des deux urinoirs est bouché depuis des jours, un liquide désormais verdâtre déborde jusque sur le sol. On patauge, c’est à vomir. Après un temps d’hésitation, cet autre touriste belge se ravise franchement. « Je vais plutôt aller derrière un arbre au fond du champ. Au moins, je ne risque pas d’attraper une maladie ! C’est étrange de trouver un endroit aussi sale ici… » Eh bien malheureusement si.

selon "Le Républicain Lorrain"

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mercredi 30 mai 2018

Le site mérovingien d'Audun-le-Tiche

Trois raisons pour visiter ce site près de la frontière luxembourgeoise !

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1. Un site unique dans le Grand Est

Mise au jour dès la fin des années 1960, la nécropole mérovingienne d’Audun-le-Tiche composée de plus de deux cents sépultures datées du VIIe siècle mais également des vestiges d’un fanum (temple) et d’un puits votif gallo-romains, est le plus grand site mérovingien mis au jour et ouvert au public dans le Grand Est.

Depuis 2016, le site qui comprend également le calvaire créé par les mineurs de fer en 1952, est classé monument historique.

Même si les collections, des milliers d’objets (armes, bijoux, etc.) retrouvés dans les sépultures attendent encore un lieu d’exposition adéquat ( lire ci-dessous ), la visite du site soigneusement entretenu par les bénévoles de la Société d’archéologie et d’histoire locale audunoise ( Sahla ) offre une première approche des us et coutumes des civilisations du VIIe siècle. La visite est aussi désormais enrichie par un support multimédia avec, par exemple, une vidéo des fouilles dans les années 1970.

2. Un voyage dans l’histoire locale

Les visites proposées par les membres bénévoles de la Sahla ne s’arrêtent pas à l’histoire antique autour de la nécropole. L’association accompagne également des balades commentées à la découverte de tout le patrimoine d’Audun-le-Tiche de l’époque gallo-romaine à l’histoire contemporaine.

Trois parcours à travers les siècles sont possibles pour découvrir, entre autres, les traces d’un aqueduc gallo-romain, du château des Malberg daté du Moyen-Age, de la faïencerie Boch (née en 1748) ou du puits de la mine Saint-Michel (creusé en 1902)…

3. C’est gratuit et ouvert à tous

Jusqu’au mois d’octobre, les visites guidées sont proposées gratuitement, sur réservation auprès de la Sahla ; elles s’adressent à tout public y compris scolaire.

Le site de la nécropole sera également ouvert au public à l’occasion des Journées de l’archéologie, les 16 et 17 juin, de 14 h à 18 h.

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jeudi 1 mars 2018

Chez les anciens mineurs lorrains : la hausse de la CSG passe mal

"On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle."

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Chez Suzanne et Denis, au café Cyrano, à Moyeuvre-Grande, ancienne cité minière où mes parents se sont mariés, d’habitude on ne parle pas beaucoup de politique. Mais là, Claudy, Jean-Luc, André, Fernand et les autres font une exception. « Parce que vous nous posez la question, et aussi parce que ça nous touche vraiment », prévient Fernand. « Ça devient dur pour nous, pour tout le monde. » Avec ses deux mains, l’ancien représentant en habillement, qui touche 1 480 € par mois, mime le geste d’une prise dans un étau. « On gratte sur tout. On fait aller. Moi je marche beaucoup. Jusqu’à Clouange, ou Jœuf, à pied. À 89 ans ! »

Entre deux traits d’humour, autour d’un petit noir ou d’une petite mousse, à l’heure de l’apéro, vendredi, ils évoquent la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG), perceptible sur leur pension, depuis le 1er février.

Jeannot aime les images. « On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle. Tout est passé au travers », assure l’ancien mineur et chauffeur de taxi. Pour lui, la baisse représente 25 € prélevés par mois. « On n’a jamais vu un truc pareil. On a cotisé toute notre vie. Même la caisse d’assurance maladie rembourse moins. »

Ils restent philosophes. Finalement, ils n’ont pas vraiment le choix. « On ne va pas lever le poing quand même ! », rit Jean-Marie, quand un téléphone sonne. « Réponds, c’est peut-être Macron qui t’appelle ! » Fou rire général.

Ils sont retraités de la sidérurgie, souvent, depuis plus ou moins longtemps. Et ont le sentiment unanime que ce n’était vraiment pas sur leur feuille, à eux, qu’il fallait taper. Jean-Marie a arrêté de travailler depuis trois ans. « Moi, je faisais partie de la dernière promotion d’apprentis dans la sidérurgie. Ensuite, j’ai bossé au Foyer Sonacotra, jusqu’à 62 ans. Il a fallu que je travaille quatre années supplémentaires pour avoir une retraite à taux plein. Les groupements paient le minimum. Et là, ça me fait 240 euros en moins par an. »

Pour Jean-Marie, 76 ans, « c’est 30 € de moins par mois ». « Rien que pour moi. Ma femme aussi, évidemment ! » Un apprentissage à la campagne, puis un passage par la métallurgie et la chaîne de fabrication Bata ne paient pas tant que ça. « Heureusement que je ne cours plus, j’aurais même plus de quoi m’acheter une paire de baskets ! », plaisante Jean-Marie avant de relancer, l’air un peu grave. « C’est quand même la première fois que quelqu’un touche aux retraites… »

Une première, mais ils s’y attendaient, plus ou moins. Et chacun a un avis bien tranché. « C’était dans son programme de campagne, à Macron. Il faut trouver ceux qui ont voté pour lui. Mais quand on pose la question, y a jamais personne ! », sourit Christian. « Il y a quand même des aberrations. De qui se moque-t-on ! », grogne André. Claudy, 74 ans, l’ex-sidérurgiste, gagnait 2 000 €. « Ça me fait 40 € de moins. Enfin… avec l’augmentation du gaz et de l’électricité, ça fait quand même beaucoup. Il faudra bien que je les économise quelque part. Pas sur la pêche, parce que j’aime vraiment ça. Mais peut-être sur d’autres sorties. »

Malgré tout, ça rigole beaucoup autour du bar. Et le petit détour quotidien, au Cyrano, personne n’envisage de le supprimer. Pour le plus grand plaisir de Suzanne qui est formelle : « Ma clientèle, elle est vraiment très belle. »

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samedi 6 janvier 2018

Un radar « fou » flashe à tout-va en Moselle

Le radar installé sur la RN4, au sud du département, se déclenche si les automobilistes roulent à 70 km/h. Le tronçon est portant limité à 90km/h.

radar

Depuis quelques jours, le radar de chantier implanté sur la portion de route en travaux pour la mise à deux fois deux voies de la RN4 entre Saint-Georges et Héming au pays de Sarrebourg, flashe tout ce qui passe. Ou presque. Plusieurs centaines d’automobilistes en ont déjà fait les frais.

Sur ce tronçon, la vitesse est limitée à 90 km/h en raison des travaux en cours. Le problème, c’est que le radar se déclenche dès 70 km/h dans le sens Nancy-Strasbourg.

Payer avant d’être remboursé

Un piège pour les automobilistes, en infraction malgré eux, destinataires de contraventions indues leur intimant de débourser 68 euros. Selon la Dreal Grand-Est, consciente du problème, « ces contraventions dans le sens Nancy-Strasbourg seront annulées, le temps qu’un nouveau réglage de la machine soit fait ». En clair, il faut s’acquitter de l’amende, et envoyer dans la foulée un autre courrier avec un RIB pour être remboursé. En attendant, il vaut mieux lever le pied à l’approche de ce gigantesque chantier routier du sud-mosellan…

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dimanche 4 décembre 2016

La RN 59 au palmarès des "routes les plus abîmées"

"40 millions d'automobilistes" a dressé un état des routes françaises et publié un palmarès des "routes les plus abimées". Route à 2x2 voies côté lorrain, et pourtant ... la RN59 figure à ce palmarès, notamment pour ses entrées à Lunéville.

lun_villeSortie de 2x2 voies vers Lunéville - Chef d'oeuvre réalisé par le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle - 

«En allant vers Baccarat (54), la chaussée est dégradée sur une dizaine de kilomètres : trous, macadam avec des raccords, sensations de rouler sur de la tôle ondulée… », témoigne Hervé S, usager de la N59 à Lunéville.

« 47 % des accidents de la route comportent des facteurs se rapportant à l’infrastructure », rappelait en 2002 le projet de loi relatif à la sécurité des infrastructures et systèmes de transport.

En Meurthe-et-Moselle, où le réseau s’étend sur 8181 km, en 2015, le Département a dépensé 41,4 millions d’euros pour l’entretien de la voirie routière. Soit 55 euros par habitant. Routes déformées, accotements en miettes, marquage au sol quasi invisible… Et les usagers pointent toujours trois routes particulièrement délabrées : la D172 à Gorcy, la D156 à Audun-le-Roman et la N59 à Lunéville.

lun_ville1Entrée dans Lunéville par la RN 59 (en 3 voies - Dès les contournements réalisés, les services départementaux ne se préoccupent plus des anciens tracés.

 

En Alsace, malgré quelques travaux, les usagers considèrent la route inadaptée au trafic, bordée d'arbres très proches de la route (datant de l'époque des diligences), aménagée dans le Haut-Rhin de glissières dangereuses pour les motards, avec un tracé à l'ombre entraînant de nombreuses périodes de verglas, entrecoupée d'accès peu signalés en moyenne tous les 50 mètres. A noter aussi les nombreux poids-lourds voyant leurs bâches déchirées par les branches d'arbres non élagués.

  • Bientôt sur ce blog : Bierry et Straumann prennent en otages les usagers de la RN59 !

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dimanche 2 octobre 2016

Engelmann provoque un nouveau conflit

Le maire de Hayange veut expulser une oeuvre caritative 

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«Ne pas y penser, continuer à travailler, pratiquer la solidarité… » Une dizaine de bénévoles du Secours populaire français (SPF) s’activent encore cette semaine dans les locaux de l’association hayangeoise. Empiler les sacs de farine et de café pour les distributions alimentaires, trier les vêtements du vestiaire social, trouver de quoi dépanner en urgence une jeune mère seule, démunie avec trois enfants, la réconforter et l’orienter… Un seul mot d’ordre : « Continuer, sans se poser de questions, pour les bénéficiaires, près de 400 familles aidées l’année passée. » Difficile pourtant d’oublier que le SPF est en sursis à Hayange. Le maire, Fabien Engelmann (FN), a mis en demeure l’association de quitter les locaux mis à disposition par la Ville depuis plus de dix ans. Les bénévoles sont sommés de tout déménager avant le 1er octobre, ce dimanche donc.

Engelmann, descendant de pieds-noirs, n'aime pas les migrants

Pour le premier magistrat frontiste, il ne s’agit que de « la suite logique » d’un conflit qui l’oppose à la présidente et au trésorier de l’antenne locale du SPF. « Nous ne souhaitons pas travailler avec des gens qui politisent leur discours », martèle Fabien Engelmann. Le maire n’a pas digéré le témoignage de la présidente locale, Anne Duflot Allievi, au quotidien Libération regrettant que le goûter de Noël de la Ville ne soit pas accessible aux enfants de migrants. Pire encore, la présidente et le trésorier seraient des « anarcho-communistes » qui ont participé à l’organisation d’un repas de fête solidaire aux côtés d’ Hayange Plus Belle Ma Ville, association opposée au FN, et feraient « la promotion » des migrants.

L’intervention des instances départementales du SPF rappelant l’indépendance totale de l’association n’a pas convaincu le maire. Faute d’avoir obtenu l’élection d’un nouveau comité - « une simple proposition », se défend Fabien Engelmann, contre tout soupçon d’ingérence – il maintient sa décision de retrait du local.

Discrète depuis plusieurs mois pour tenter d’apaiser les choses, la présidente fait part aujourd’hui de son désarroi. « On ne veut pas rentrer dans une bataille politique. A moi, le maire ne peut rien enlever, mais ce sont les bénéficiaires qui souffriront. »

« La décision est prise, point barre », répète Fabien Engelmann. Manière aussi d’envoyer un message clair pour éviter que « d’autres associations ne s’amusent à faire de la politique ou à salir l’image de la majorité municipale. »

Pour le premier magistrat, l’affaire semble déjà pliée et la réflexion est ouverte quant à l’avenir du local libéré. « Nous sommes déjà en contact avec d’autres associations. » Parmi lesquelles Fraternité française, une association caritative pilotée par le FN, qui trouverait là une bien belle occasion de s’implanter en Lorraine. « Pour l’heure, on est en attente. »

Les bénévoles du SPF n’étant pas prêts à faire leurs cartons, leur déménagement imposé pourrait bien être une nouvelle affaire hayangeoise portée sur le terrain judiciaire. 'selon Le Républicain Lorrain)

L'affaire est loin d'être terminée, elle ne fait au contraire que commencer, au détriment des habitants d'une ville sinistrée par la fermeture de ses hauts-fourneaux.

Qui est Fabien Engelmann ?

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Fabien Engelmann est d'ascendance pied-noire. Ses grands-parents sont des rapatriés d'Algérie, installés dans la vallée de la Fensch dans les années 1960. Curieux comportement donc de s'en prendre aux réfugiés. Il se dit végétarien et défenseur de la cause animale.

La carrière de Fabien Engelmann débute aux espaces verts de la mairie de Nilvange en Moselle, où il est ouvrier fonctionnaire territorial. Il fonde la section CGT des agents territoriaux de la commune, dont il devient le secrétaire. Il milite à l'époque à la fondation Brigitte Bardot. Puis il est adhérent à Lutte Ouvrière entre 2001 et 2008 (il « appréciait Arlette Laguiller pour son franc-parler et sa sincérité »). Il est tête de liste LO aux élections municipales de 2008 à Thionville, où il recueille 6,9 % des voix.

En 2009, il change de parti et passe au NPA qui lui paraît moins sectaire. Il est candidat à l'élection régionale de 2010 en Lorraine en seconde position sur la liste du parti5. En raison de la candidature d'une femme portant le hijab sous les couleurs du NPA dans le Vaucluse, il quitte le parti avec les trois quarts de sa section et rejoint le Front National (FN) en octobre 2010.

Aux élections municipales de 2014, Engelmann est candidat tête de liste FN-RBM aux municipales à Hayange. À l'issue des élections, il devient le nouveau maire de la ville. Il est aussi élu au conseiller communautaire de la communauté d'agglomération du Val de Fensch (CAVF).

Il devient également conseiller politique de Marine Le Pen pour le dialogue social, membre du bureau départemental de Moselle du FN et du bureau politique du FN de 2011 à 2014.

Lors des élections régionales de 2015, il est élu conseiller régional du Grand-Est.

HayangefetecochonPour exclure les musulmans, le maire Engelmann organise la fête du cochon, alors que lui-même est végétarien ! 

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mercredi 20 janvier 2016

Les TER bientôt bloqués à la frontière luxembourgeoise ?

Un cadeau empoisonné pour Philippe Richert

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Tout juste arrivé aux manettes de la nouvelle région, le président LR d’Acal (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine) Philippe Richert a découvert une situation ubuesque comme seule la politique peut en engendrer. Si on l’aborde par le scénario catastrophe, les TER (trains express régionaux) lorrains pourraient ne plus être autorisés à circuler au Luxembourg à compter du 1er janvier 2020. Les usagers seraient alors sommés de changer de rame entre Zoufftgen et Bettembourg ! Ce qui ne devrait pas faciliter un trajet déjà suffisamment chaotique comme ça.

Un investissement de 27,4 M€

La raison : pour circuler au-delà de cette date, les 25 TER lorrains concernés devront être équipés de l’ETRMS (European Rail Traffic Management System). Ce système européen de surveillance du trafic vise à harmoniser la signalisation afin de permettre aux trains de circuler en toute sécurité sur les deux réseaux. Sauf qu’il y a peu de chance, voire aucune, que cet équipement soit installé à la date butoir. L’opération doit commencer par une étude préalable. Suivra l’équipement d’une rame prototype sur laquelle divers tests seront effectués avant d’équiper l’ensemble des rames. « Le délai minimum est de 60 mois, ce qui nous mène en 2021, dans l’hypothèse où on commencerait de suite », calcule Philippe Richert.

L’affaire, pourtant, ne date pas d’hier. L’Union européenne a défini en 1996 ce système commun. Les trains de la CFL, la société des chemins de fer luxembourgeois, en sont équipés depuis… 2010. Sauf que côté lorrain, rien n’a encore été fait. L’ex-majorité régionale de Jean-Pierre Masseret, en charge du financement du matériel roulant, dit n’avoir été informée de cette mise aux normes qu’en 2012 et s’est toujours refusée à lancer cet investissement colossal de 27,4 M€. Pour elle, l’addition revient à l’Etat. Après la catastrophe de Zoufftgen en 2006 (six morts, 23 blessés graves), Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports français, se serait engagé à la régler en 2007. Sauf que depuis, plusieurs gouvernements se sont succédé. « Quand Masseret s’est retourné vers l’actuel ministre pour lui demander d’assurer une continuité républicaine sur cet engagement, celui-ci s’y est catégoriquement opposé », explique Patrick Hatzig, ancien vice-président en charge des TER.

Partie de ping-pong

D’où l’impasse que découvre aujourd’hui Philippe Richert, bien décidé à siffler la fin de la récré : « Cette partie de ping-pong ne peut pas se poursuivre. » Lors de sa visite à Matignon, la semaine dernière, il s’est entretenu de l’affaire avec Alain Vidalies, l’actuel secrétaire d’Etat PS. Le nouveau préfet de région, Stéphane Fratacci, s’est également saisi du dossier. Philippe Richert attend d’eux qu’ils obtiennent un report de l’échéancier auprès du Luxembourg. Ce serait le second, la première date butoir ayant été fixée à juin 2017 !

Richert dit également travailler sur le financement : « On va commencer par chercher des fonds externes, notamment européens. Et voir après si Région et Etat peuvent se partager à parité le restant. Notamment via des fonds non utilisés du contrat de plan. » Les quelque 9 000 usagers quotidiens de la ligne lui en sauront gré.

Philippe Marque (Républicain Lorrain)

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samedi 14 novembre 2015

Arnaque au chèque de banque certifié

Une jeune femme originaire de Fontoy et son frère sont poursuivis pour une affaire d’escroquerie d’envergure nationale. Les préjudices sont aussi variés que le procédé utilisé auprès d’une centaine de victimes recensées. 

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Ils n’ont pas été assez méfiants. Voilà ce que se reprochent Guillaume et Jessica, jeune couple origine d’Altkirch dans le Haut-Rhin. Janvier 2011, ils ont mis en vente leur voiture sur le site internet star dédié à ce type de transaction. Jessica vient d’accoucher de jumeaux. Les parents ont besoin de place, et vite.

Comme d’usage, les échanges avec l’acheteuse potentielle se font par mail et par téléphone jusqu’au jour de la vente. « On est allé la chercher à la gare. Elle était accompagnée d’un homme. J’ai vérifié les papiers d’identité », raconte Guillaume. Sauf que tout était faux. Le chèque de banque aussi. Il ne leur a pas fallu attendre longtemps pour l’apprendre.

Et, clou de l’arnaque : « 15 jours après le départ de notre voiture, on a reçu un PV pour un excès de vitesse enregistré à Valence. » Le véhicule qui s’est envolé était censé leur rapporter 17 000 € et rembourser le crédit. « Aujourd’hui, on continue de le payer pour une voiture que l’on n’a plus. »

Leur malheur n’est toutefois pas isolé. Romain peut en témoigner. L’histoire de cet habitant de Saint-Dizier est sensiblement la même. Mai 2011, il poste une annonce sur le site pour vendre sa Golf à 13 600 €. Même acheteuse qu’à Altkirch, même faux chèque de banque. Et un crédit à honorer. « Maintenant je suis fiché Banque de France », certifie Romain. Difficile à avaler. « On ne voit ça qu’à la télé ! »

Ce mauvais film, ils sont une centaine à se le repasser en tête. Même si tous n’ont pas perdu autant.

Audience devant le tribunal le 1er mars 2016

Une jeune femme, originaire de Fontoy, âgée de 25 ans, est poursuivie devant le tribunal correctionnel de Thionville pour une très longue série d’escroqueries dont la plupart, et les plus anciennes, remontent à 2010. Son petit frère est également inquiété pour complicité notamment. « Le mode opératoire tout comme le montant des préjudices est varié », observe Françoise Rosenau, vice-procureur de Thionville.

La preuve : été 2011, la jeune prévenue fournit fausses fiches de paie et faux contrats de travail pour louer un appartement à Hayange avec son ami. Lionel, le propriétaire, s’en est aperçu trop tard. Les chèques de loyers, fournis sous le nom d’un tiers, lui sont revenus impayés. Deux mois plus tard, il a réussi à faire partir les locataires indélicats de cet appartement « dévasté après leur départ », décrit-il.

Les escroqueries successivement relevées concernent des biens dont la valeur oscille entre 20 et 23 000 €. Quentin, 33 ans, installé dans la Meuse, fait partie des nombreuses victimes, particuliers et banques, qui se sont constitué parties civiles dans cette affaire vertigineuse. Il a perdu 250 € en voulant acheter un robot ménager, toujours sur le même site de commerce en ligne en janvier 2014. Quentin a payé la prétendue vendeuse par virement, sans que l’objet convoité ne lui soit jamais livré. Il a mené sa petite enquête et attendu un mois avant de déposer plainte, une fois tous ses espoirs déçus.

À l’instar des autres personnes flouées, il était convoqué au tribunal le 20 octobre dernier. Comme le couple alsacien, comme Romain le Haut-Marnais, il avait fait le déplacement à Thionville pour assister à l’audience. Mais celle-ci, prévue le 23 juin 2015 au départ, a une nouvelle fois été renvoyée suite au mouvement de grève des avocats. De quoi faire gronder la salle et des victimes à bout de nerfs. L’affaire sera finalement évoquée le 1er mars prochain.

Une procédure à tiroirs

La jeune femme identifiée dans le cadre de cette arnaque colossale est en réalité poursuivie pour la commission de plusieurs infractions : escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux en écriture, usurpation d’identité. Les faits les plus anciens remontent à 2010.

Les plus récents, minoritaires toutefois, datent de 2014 alors que la prévenue était déjà placée sous contrôle judiciaire, dans le cadre d’une information ouverte par le juge d’instruction fin 2012 pour les dossiers les plus délicats : à savoir les voitures mal acquises et revendues par la suite sous le nom d’une autre. Un volet qui concerne une dizaine de victimes et dans lequel son petit frère a également été placé sous contrôle judiciaire, poursuivi pour escroquerie, complicité d’escroquerie, recel de biens provenant d’un vol.

« La difficulté a été de centraliser toutes les victimes », relève le vice-procureur de Thionville, Françoise Rosenau. Elles se sont manifestées à Carpentras, Roubaix, Launaguet, Strasbourg, Metz, Toulouse, Toul, Amnéville, Thionville… Mais ce sont finalement les enquêteurs thionvillois qui ont réuni ces plaintes, au plus près du lieu de résidence de l’escroc présumée, toujours installée dans le secteur.

Lors de l’enquête, face aux policiers, elle aurait révélé avoir tout appris seule en regardant les nombreuses émissions de télé spécialisées dans les faits divers, les arnaques en tout genre… (lu sur "Le quotidien de Luxembourg")

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jeudi 12 novembre 2015

Tout chasseur sachant chasser ...

J'ai souvenir qu'un jour, sciant du bois en forêt, j'ai entendu une balle de fusil siffler à mes oreilles. Une chasseuse, aux verres de lunettes aussi épais que ceux d'une loupe, m'avait pris pour un sanglier. L'affaire s'était arrêtée là, le groupe de chasseurs s'étant excusé et m'ayant promis un gigot de marcassin ... que j'attends toujours. Aussi, l'histoire narrée ci-dessous par "Le républicain Lorrain" ne m'étonne guère. Elle se passe au tribunal de grande instance de Metz. 

sanglier

Moins rapide qu’un coup de feu, une audience du juge de proximité est malgré tout trop courte pour faire le procès de la chasse « à la rattente », la technique qui a coûté la vie à Braquo, le chien de Guy Lamiable en février 2015, à Ommeray dans le Saunois.

Ce quadra de Moyeuvre-Grande avait prêté l’animal à un ami chasseur pour qu’il se dégourdisse un peu les pattes en traquant quelque gibier. Le griffon croisé fox-terrier de 3 ans a en fait joué de malchance et s’est retrouvé dans la ligne de mire d’un chasseur maladroit.

Domicilié à Fresnes-en-Saulnois, ce dernier ne participe pas directement à la partie de chasse. Il était sur une parcelle voisine et patientait sous la ligne de feu des chasseurs, guettant le passage du gibier qui détalait devant eux comme le veut la « rattente ».

chien

Et des bestioles, il en arrive. Braquo est avec elles. Le prévenu presse la détente. « Vous avez reconnu avoir tiré sur le chien », note le président. « Non, sur les sangliers », recadre le chasseur. Le propos du tribunal n’est pas de creuser la question jusqu’à ce niveau de détail. Il s’arrête au constat. « Oui, mais vous avez touché le chien », poursuit le magistrat. Difficile de dire le contraire. « Je ne l’ai pas vu », défend le tireur.

L’animal revient vers les chasseurs avec une mâchoire fracassée par une balle et la langue arrachée. La mutilation est telle que le vétérinaire ne voit aucune autre solution que l’euthanasie. Une extrémité que Guy Lamiable vit comme un choc. « Ce chien lui avait été offert […] C’était un véritable compagnon », plaide son conseil nancéien au soutien d’une double partie civile. Celle de son client, qui réclame 3 000€ de réparations et celle de la SPA, qui veut 100€. L’officier du ministère public ajoute une amende de 200€.

Le chasseur écope finalement de 100€ d’amende et devra payer 500€ au plaignant et 50€ à la SPA.

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