samedi 18 novembre 2017

Le "débat" d'En marche fait un bide

270 spectateurs pour un débat national, où sont les 380000 adhérents à LREM ?

lrem

270 : c'est, selon RTL, le nombre de spectateurs qu'a réuni sur internet le débat organisé jeudi soir entre les quatre listes candidates pour intégrer le bureau exécutif de La République En Marche. Un véritable four pour un mouvement qui revendique 380.000 adhérents.

Un bide symptomatique du malaise qui plombe le parti présidentiel, qui mêle manque de démocratie interne et démobilisation militante. LREM, que certains marcheurs estiment "en état dépressif", organisait un débat, ou plutôt un simulacre de débat, pour répondre aux critiques suscitées par l'arbitraire élyséen quant aux choix d'un délégué général - Christophe Castaner - pour le parti. Le porte-parole du gouvernement prendra les rênes d'En Marche ce samedi à Lyon.

Simulacre !

Figés autour de quatre tables de bistrot, les représentants des quatre listes concurrentes - sans pour autant que les différences idéologiques de l'une à l'autre ne soit perceptibles à l'œil nu - ont débattu sans s'interrompre ou se contredire. "Le bla-bla est horizontal, mais les décisions sont verticales", persiflait dans L'Opinion un élu d'opposition. 

"De toute façon, nous allons élire Christophe Castaner, nous voulons travailler avec lui", réplique une militante candidate, qui ajoute: "Nous voulons que les votants soient libres de choisir leur projet et ne se sentent pas gênés de voter pour une liste qui n'est pas la liste officielle mais qui porte un beau projet". Il n'y a en effet aucun mal à cela, puisque Christophe Castaner sera de toute manière élu. 

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mercredi 15 novembre 2017

LREM en marche vers la Berezina ?

Plus de 100 démissions à la veille du congrès !

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Une centaine de "marcheurs" ont annoncé ce mardi qu'ils quittent le mouvement à la veille du congrès de LREM. Parmi eux des élus, des animateurs de comités locaux, des référents et des militants. Les dirigeants macroniens reconnaissent eux-mêmes que seuls 10% des militants seront présents à ce congrès qui se prétend "fondateur". Serait-ce le début de la Berezina ou de Waterloo ?
Ci-dessous le texte intégral de la lettre de démission. 
Par « 100 démocrates »En Marche ! Mouvement citoyen lancé par Emmanuel Macron en avril 2016, partait d'une conviction : « Les Français devaient être au cœur de la vie politique, et non son décor.» En inscrivant cette promesse, dès la première ligne de la Charte des valeurs du mouvement En Marche, Emmanuel Macron a passé le plus formidable des contrats moraux avec les citoyens français.
Les marcheurs sincères mus par une vision humaniste de l'engagement politique, se sont sentis compris. Ils allaient enfin pouvoir s'engager derrière un homme, avec la promesse d'en finir avecla politique comme profession réglementée et tout faire pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions qui les concernent.
  Au-delà de l’action, la déception.
 Respecter les lois de la République, ainsi que les règles élémentaires de la courtoisie, respecterautrui, l'honnêteté, la probité, s'engager à ne commettre aucune discrimination ou abus de pouvoir, signaler tout conflit d'intérêt, se dresser contre les corporatismes, transcender les intérêts particuliers et croire en l'intérêt général, étaient là les principes de la Charte pour avancerensemble au sein du mouvement présidentiel.
Comment expliquer que les comités se soient vidés de leurs marcheurs cinq mois seulement après l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron ? Que s'est-il passé pour que certains de ces marcheurs authentiques et loyaux finissent par déposer plainte au cours de l'été contre le mouvement pour lequel ils se sont engagés sans compter ni leurs heures, ni leur temps ?Ces valeurs, des marcheurs ont tenté de les défendre, de les rappeler à la gouvernance de la République en Marche, pour empêcher que des opportunistes puissent entrer dans les arcanes du pouvoir, ce pouvoir si convoité, ce pouvoir qui trop souvent corrompt le libre jugement de la raison, et met sur la scène politique des hommes-loups qui n’ont guère le souci de leurs semblables.
La République en Marche, une grande muette !
 Puisque le choix a été fait de ne contrôler aucune entrée et de permettre un accès libre à tous, il fallait donc dès le départ faciliter le travail de la gouvernance en installant des instances internes pour réguler les dérives et éviter aux vieux comme aux jeunes loups, qui avaient flairé la bonne affaire, de mettre hors-jeu la base militante lanceuse d'alerte sur ces jeux politiques pervers.
Aucune instance de régulation n'a été activée. Pire, les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni unecritique interne du pouvoir contre ses propres abus.
Sous le poids des process marketing, des #LoveLaRem, #LoveLaTeamMacron, les piliers de la démocratie se sont effondrés entraînant dans leur chute l'engouement et la motivation des marcheurs.
Le prochain « sacre » de Christophe Castaner, élu à la tête du parti, avant l'heure en l'absence de concurrents, laisse peu d'espoirs aux militants en attente de démocratie.
Et malgré une profession de foi porteuse d'un futur fait de rêves, pour raccrocher la base militante, malgré une profession de foi porteuse d'une nouvelle promesse d'entendre la colère des concitoyens français, le mal est fait.
 La République en Marche entend mais n’écoute pas.
 La gouvernance de La République en Marche a confondu entendre et écouter. Alors oui, La République en Marche a des oreilles qui marchent bien et qui entendent tout, mais elle ne semble pas avoir ni les dispositions affectives ni la structuration psychique qui lui permettent de savoir écouter.
Entendre et écouter, la même différence que voir et regarder. Quand les uns ne concernent que les capacités physiques (le simple fait de posséder des organes sensoriels qui marchent), les autres font appel à des dispositions affectives et psycho-affectives : j’écoute et je regarde celui auquel je prête de l’attention, celui que je considère comme mon semblable, celui que je considère comme digne d’être écouté et regardé.
La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique.
Ce n’est pas parce qu’elle a su mobiliser ces dispositions affectives comme des concepts marketing pour vendre le produit En Marche que La République en Marche est dotée de ces dispositions. Les marcheurs en colère ont bien tenté d'instaurer un dialogue, de proposer des pistes d'amélioration, d'inviter les acteurs à s'écouter jusqu'à solliciter un tiers pour ouvrir une médiation.
Le mépris et l'arrogance qu'ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d'intimidation ne sontpas des pratiques bienveillantes et laissent à penser que La République en Marche marchedésormais sur la tête.
Nous espérons que Monsieur Castaner soit un excellent équilibriste qui pourra se contorsionner pour permettre à La République en Marche de retomber sur ses jambes.
 Passer du mythe de « l’Armée de l’An II  » au militantisme éclairé.
Entre le jeu des statuts, l'opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu'un quart des voix au Conseil National, le jeu du chat et de la souris avec les instances ou les services ou les pôles de La République en Marche, les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l'expérimentation politique en Marche.
L'expérimentation est partie d'un postulat, d'une idée, de la volonté de construire un « nouveaumonde politique ».Hormis les savants fous, les scientifiques savent en principe poser des limites à l'expériencemenée : le cobaye humain volontaire, dont on aura recherché le consentement éclairé, ne seramobilisé qu'en dernière instance et à la condition que toutes les sécurités aient été prises pourprotéger son intégrité. L’éthique, en tant que limites que l’on se fixe dans son rapport au monde et dans sa relation àautrui, est essentielle en sciences comme en politique si l’on veut chasser les pratiques de « l’ancien monde ».
• Dommage que le Comité d'éthique de l'expérimentation politique en marche n'existe que sur le papier.
 
• Dommage que le mouvement de La République en Marche qui refuse l'appellation de parti ne soit pas parvenu à sortir de l'expérimentation des mooc, des laboratoires d'idées, des protocoles, des process.
 
• Dommage que La République en Marche n'ait pas su s'appuyer sur une démarche éthiqueresponsable qui respecte les principes démocratiques : la liberté de conscience et d’expression de ses militants.
 
• Dommage que La République en Marche n'ait pas su mettre en avant une ligne politiqueaffirmée proposant un corpus idéologique et assumant des convictions dans lesquelles les militants puissent se retrouver.
 
• Dommage qu’en faisant le choix d'un fonctionnement vertical et d'une gouvernance d'élites, qu’en méprisant les compétences et l'intelligence collective, La République en Marche se soit progressivement coupée de ses forces-vives.
En refusant le principe d’élections démocratiques consacré par la Révolution française de 1789 et par la Constitution de notre pays, pour permettre aux adhérents de la Républiqueen Marche de choisir leurs dirigeants, en imposant des directions autocratiques qui demandent aux adhérents de se satisfaire d’un budget dérisoire et indigne de 400 € par mois et par département, en organisant un système opaque et arbitraire de tirage au sort, en imposant un vote à main levée alors même qu’un vote à bulletin secret est sollicité, La République en Marche offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d’organisation digne de l’Ancien Régime.
Les 100 humanistes que nous sommes, étudiants, ouvriers, universitaires, médecins, juristes, enseignants, travailleurs sociaux, retraités...qui faisaient la force de ce mouvement,partent justement pour ne pas se retrouver en souffrance éthique dans un vide idéologiquenavrant où seul demeure le jeu pervers de la courtisanerie, censé appartenir à « l'ancien monde politique ».
Les 100 citoyens que nous sommes, indépendants, libres, militants des droits de l’Homme, partisans de la démocratie, ne peuvent pas continuer au sein d'un mouvement ou parti sans ligne politique qui n’a pas su s’appuyer sur les piliers de la démocratie et qui a nié avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple.
Signé « 100 démocrates »

berezina

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jeudi 10 août 2017

Le vocabulaire choisi de la droite

Les torpilles de Christian Jacob atteignent Antoine Herth

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On ne l'entend pas souvent à l'Assemblée Nationale, notre député de la 5ème circonscription du Bas-Rhin Antoine Herth, grand ami de Bruno Lemaire. Mais il ne doit pas être un grand ami de Christian Jacob, le président du groupe LR à l'assemblée nationale. Celui-ci n'arrive toujours pas à pardonner à ses anciens collègues républicains leur ralliement à la majorité présidentielle.

Il n'hésite donc pas à leur faire savoir qu'il est encore très en colère. Le Canard Enchaîné rapporte ce mercredi 9 août quelques insultes lancées, il y a deux semaines, par le président du groupe LR à l’Assemblée nationale au député du Bas-Rhin et membres des "Constructifs", Antoine Herth et à Jean-Luc Warsmann, ex-LR devenu macroniste. Le premier aurait été traité de "salope". 

"Traître, tu n'es qu'une salope !", aurait lancé Christian Jacob, dans les couloirs du palais Bourbon à Antoine Herth. "Toi, tu n’es qu’un traître !", aurait aussi déclaré Christian Jacob cette fois dans l’hémicycle à Jean-Luc Warsmann, autre député du Grand-Est (Ardennes).

Ce dernier s'est signalé en son temps en protestant contre le projet d'accueil de 50 migrants dans une ancienne maison de retraite dans sa circonscription (à Floing), action qui relèverait plus de l'extrême-droite (rappel : l'affaire de l'ancienne gendarmerie de  Villé).

Quant à Antoine Herth, tout le Val de Villé se souvient comment ce candidat LR s'est retrouvé sans candidat LREM en face de lui. Pas très constructif, tout ça. Si Christian Jacob avait été au courant, aurait-il trouvé des mots encore plus durs ? Enfin, laissons lui le droit de régler ses affaires de famille avec des gens qui, bien qu'ayant changé d'étiquette, restent à droite au moins autant que lui.

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samedi 15 juillet 2017

Chef, non chef !

Premiers frondeurs au sein de LREM

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Jean-Jacques Bridey, député LREM du Val-de-Marne et président de la commission de la défense de l'Assemblée, a déploré la décision du gouvernement de réduire les dépenses des armées. 

L'exécutif a annoncé jeudi un plan de 850 millions d'€ d'économie au ministère de la Défense en 2017.

Il s'agit de l'effort le plus conséquent demandé à un ministère. Visiblement, cette politique budgétaire ne plait pas du tout à Jean-Jacques Bridey, qui avait conseillé Emmanuel Macron sur les sujets de défense pendant la campagne présidentielle. "C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que, dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva", a fait savoir l'élu, vendredi 14 juillet, au micro de RFI. 

"Nos hommes risquent leur vie tous les jours"

"Je trouve un peu délicat de donner cette explication. Nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération et on leur demande de faire des sacrifices budgétaires pour recapitaliser une société, qui est certes importante, mais pour qui on aurait pu trouver d'autres solutions", a poursuivi le député. "Il y a nécessité de tenir les 3% (de déficit public imposé par Bruxelles ndlr). Et donc il faut que tous les ministères, y compris celui de la Défense" fassent des économies, a-t-il concédé. "Est-ce que ce doit être à hauteur de 850 millions d'euros ? Il faut qu'on regarde quels seront les impacts, et j'espère qu'ils seront a minima pour les armées." L'élu du Val-de-Marne demande notamment que les équipements assurant la sécurité des soldats ne soient pas touchés. 

Jeudi soir, Emmanuel Macron a fermement recadré le chef d'État-major Pierre de Villiers, qui avait dit s'être fait "baiser" par ce train d'économies, selon une citation du journal Les Échos. "Je regrette que ces propos soient parus dans la presse", a commenté Jean-Jacques Bridey. "C'était à huis clos, j'avais demandé à tous mes collègues de tenir la confidentialité de ces propos." Toutefois "je comprends le raisonnement du chef d'État-major, qui est un excellent officier général, un excellent chef d'Etat-major, apprécié des armées", a-t-il assuré.

Les députés LREM Jean-Charles Larsonneur (Finistère) et Gwendal Rouillard (Morbihan) ont rejoint Jean-Jacques Bridey sur cette position. La fronde est en marche.

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jeudi 13 juillet 2017

Guillaume Soro, le nouvel ami africain de Macron

Soro, chargé d'instruire Ferrand ?

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La République "En Marche" vient de tenir son premier grand congrès. Alors c'est normal, on invite des personnalités étrangères amies ... comme Guillaume Soro, président de l'assemblée nationale de Côte d'Ivoire.

On sait le poids que peut avoir la France sur la nomination ... pardon, l'élection (ma langue a fourché) des chefs d'Etat africains. Voyez la place prise par Sarkozy en 2011 pour le "couronnement" d'un certain Alassane Ouattara. Et il se dit que Guillaume Soro ambitionne la présidence dans son pays à l'horizon 2020. Ne vient-il pas, comme Macron, de créer son propre parti !

On pensait malgré tout ce genre de pratique terminée. Il semble qu'il n'en est rien. Mais que penser lorsqu'on sait que Guillaume Soro est impliqué dans de nombreuses affaires, y compris en France où un juge d'instruction l'attend toujours pour l'entendre dans des affaires d'enlèvement, de séquestration ou d'esclavagisme. Excusez du peu. Mais voyez la video ci-dessous ! Mieux qu'un long discours !

Mais peut-être a-t-il été invité par certains responsables LREM pour qu'il leur explique comment échapper à la justice ?

Quand le parti d'Emmanuel Macron adoube Guillaume Soro...

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