jeudi 10 août 2017

Le vocabulaire choisi de la droite

Les torpilles de Christian Jacob atteignent Antoine Herth

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On ne l'entend pas souvent à l'Assemblée Nationale, notre député de la 5ème circonscription du Bas-Rhin Antoine Herth, grand ami de Bruno Lemaire. Mais il ne doit pas être un grand ami de Christian Jacob, le président du groupe LR à l'assemblée nationale. Celui-ci n'arrive toujours pas à pardonner à ses anciens collègues républicains leur ralliement à la majorité présidentielle.

Il n'hésite donc pas à leur faire savoir qu'il est encore très en colère. Le Canard Enchaîné rapporte ce mercredi 9 août quelques insultes lancées, il y a deux semaines, par le président du groupe LR à l’Assemblée nationale au député du Bas-Rhin et membres des "Constructifs", Antoine Herth et à Jean-Luc Warsmann, ex-LR devenu macroniste. Le premier aurait été traité de "salope". 

"Traître, tu n'es qu'une salope !", aurait lancé Christian Jacob, dans les couloirs du palais Bourbon à Antoine Herth. "Toi, tu n’es qu’un traître !", aurait aussi déclaré Christian Jacob cette fois dans l’hémicycle à Jean-Luc Warsmann, autre député du Grand-Est (Ardennes).

Ce dernier s'est signalé en son temps en protestant contre le projet d'accueil de 50 migrants dans une ancienne maison de retraite dans sa circonscription (à Floing), action qui relèverait plus de l'extrême-droite (rappel : l'affaire de l'ancienne gendarmerie de  Villé).

Quant à Antoine Herth, tout le Val de Villé se souvient comment ce candidat LR s'est retrouvé sans candidat LREM en face de lui. Pas très constructif, tout ça. Si Christian Jacob avait été au courant, aurait-il trouvé des mots encore plus durs ? Enfin, laissons lui le droit de régler ses affaires de famille avec des gens qui, bien qu'ayant changé d'étiquette, restent à droite au moins autant que lui.

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samedi 15 juillet 2017

Chef, non chef !

Premiers frondeurs au sein de LREM

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Jean-Jacques Bridey, député LREM du Val-de-Marne et président de la commission de la défense de l'Assemblée, a déploré la décision du gouvernement de réduire les dépenses des armées. 

L'exécutif a annoncé jeudi un plan de 850 millions d'€ d'économie au ministère de la Défense en 2017.

Il s'agit de l'effort le plus conséquent demandé à un ministère. Visiblement, cette politique budgétaire ne plait pas du tout à Jean-Jacques Bridey, qui avait conseillé Emmanuel Macron sur les sujets de défense pendant la campagne présidentielle. "C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que, dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva", a fait savoir l'élu, vendredi 14 juillet, au micro de RFI. 

"Nos hommes risquent leur vie tous les jours"

"Je trouve un peu délicat de donner cette explication. Nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération et on leur demande de faire des sacrifices budgétaires pour recapitaliser une société, qui est certes importante, mais pour qui on aurait pu trouver d'autres solutions", a poursuivi le député. "Il y a nécessité de tenir les 3% (de déficit public imposé par Bruxelles ndlr). Et donc il faut que tous les ministères, y compris celui de la Défense" fassent des économies, a-t-il concédé. "Est-ce que ce doit être à hauteur de 850 millions d'euros ? Il faut qu'on regarde quels seront les impacts, et j'espère qu'ils seront a minima pour les armées." L'élu du Val-de-Marne demande notamment que les équipements assurant la sécurité des soldats ne soient pas touchés. 

Jeudi soir, Emmanuel Macron a fermement recadré le chef d'État-major Pierre de Villiers, qui avait dit s'être fait "baiser" par ce train d'économies, selon une citation du journal Les Échos. "Je regrette que ces propos soient parus dans la presse", a commenté Jean-Jacques Bridey. "C'était à huis clos, j'avais demandé à tous mes collègues de tenir la confidentialité de ces propos." Toutefois "je comprends le raisonnement du chef d'État-major, qui est un excellent officier général, un excellent chef d'Etat-major, apprécié des armées", a-t-il assuré.

Les députés LREM Jean-Charles Larsonneur (Finistère) et Gwendal Rouillard (Morbihan) ont rejoint Jean-Jacques Bridey sur cette position. La fronde est en marche.

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jeudi 13 juillet 2017

Guillaume Soro, le nouvel ami africain de Macron

Soro, chargé d'instruire Ferrand ?

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La République "En Marche" vient de tenir son premier grand congrès. Alors c'est normal, on invite des personnalités étrangères amies ... comme Guillaume Soro, président de l'assemblée nationale de Côte d'Ivoire.

On sait le poids que peut avoir la France sur la nomination ... pardon, l'élection (ma langue a fourché) des chefs d'Etat africains. Voyez la place prise par Sarkozy en 2011 pour le "couronnement" d'un certain Alassane Ouattara. Et il se dit que Guillaume Soro ambitionne la présidence dans son pays à l'horizon 2020. Ne vient-il pas, comme Macron, de créer son propre parti !

On pensait malgré tout ce genre de pratique terminée. Il semble qu'il n'en est rien. Mais que penser lorsqu'on sait que Guillaume Soro est impliqué dans de nombreuses affaires, y compris en France où un juge d'instruction l'attend toujours pour l'entendre dans des affaires d'enlèvement, de séquestration ou d'esclavagisme. Excusez du peu. Mais voyez la video ci-dessous ! Mieux qu'un long discours !

Mais peut-être a-t-il été invité par certains responsables LREM pour qu'il leur explique comment échapper à la justice ?

Quand le parti d'Emmanuel Macron adoube Guillaume Soro...

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