samedi 13 janvier 2018

Iran : interdiction de l’enseignement de l’anglais dans les écoles

Moyen de dénoncer l'intrusion hypothétique de l'occident dans les manifestations qui prennent de l'ampleur ? 

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L’Iran a interdit l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires, a déclaré un haut responsable de l’éducation, après que les dirigeants islamiques eurent averti que l’apprentissage précoce de l’anglais ouvrait la voie à une « invasion culturelle » occidentale.

« Enseigner l’anglais dans les écoles publiques ou privées dans un programme officiel est contraire aux lois et règlements », a déclaré Mehdi Navid-Adham, chef du Conseil de l’enseignement supérieur, à la télévision d’Etat samedi soir.

« L’hypothèse est que, dans l’enseignement primaire, le fondement de la culture iranienne des élèves est remis en cause », a déclaré M. Navid-Adham, ajoutant que les cours d’anglais non officiel pourraient également être bloqués.

L’enseignement de l’anglais commence généralement au collège en Iran, entre 12 et 14 ans, mais certaines écoles primaires en dessous de cet âge ont aussi des cours d’anglais.

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Certains enfants fréquentent également des instituts de langues privés après leur journée scolaire. Et de nombreux enfants de familles plus privilégiées qui fréquentent des écoles privées reçoivent des cours d’anglais de la garderie jusqu’au secondaire.

Les dirigeants islamiques iraniens ont souvent mis en garde contre les dangers d’une «invasion culturelle» et le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a exprimé son indignation en 2016 à propos de «l’enseignement de la langue anglaise se répandant dans les écoles maternelles».

L’ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot dans tous les domaines de l’Etat, a déclaré dans son discours aux enseignants: « Cela ne signifie pas une opposition à l’apprentissage d’une langue étrangère mais une opposition à la promotion d’une culture étrangère dans le pays et parmi les enfants, jeunes adultes et jeunes. « 

« Les penseurs occidentaux ont maintes et maintes fois dit qu’au lieu de l’expansionnisme colonialiste, la meilleure et la moins coûteuse aurait été d’inculquer la pensée et la culture à la jeune génération », a déclaré l’ayatollah Khamenei.

Bien qu’il n’y ait aucune mention de l’annonce liée aux récentes manifestations se développant depuis le 28 décembre dernier contre le pouvoir religieux et le gouvernement, les Gardiens de la Révolution iranienne ont accusé les ennemis étrangers d’avoir fomenté les troubles.

Selon des responsables iraniens, au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 1 000 personnes arrêtées lors des manifestations qui ont touché plus de 80 villes et villages ruraux, alors que des milliers de jeunes Iraniens ont exprimé leur colère face à la corruption et au chômage.

Une vidéo de l’annonce de l’interdiction a été largement diffusée sur les médias sociaux dimanche, les Iraniens l’appelant « le filtrage de l’anglais », le comparant à la blague au blocage par le gouvernement de l’application populaire Telegram pendant les manifestations.

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samedi 27 mai 2017

Pourquoi Trump change de politique au Moyen-Orient !

Les dessous d'un nouveau revirement de Trump !

Reniant en tout la politique de Barack Obama, et alors même que les iraniens par leur vote viennent de confirmer l'orientation modérée de leur gouvernement qui veut s'ouvrir au monde, Trump se met à jouer la carte des sunnites de l'Arabie Saoudite contre les chiites iraniens, en accusant l'Iran d'attiser "les feux d'un conflit sectaire et du terrorisme".

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 Quels sont les dessous de ce sombre revirement tel que Trump a pris l'habitude d'en provoquer ?

Dans le cadre d'une tournée de Donald Trump, l'Arabie saoudite et les EAU ont promis de transférer 100 millions dollars sur le compte d'une organisation caritative lancée par Ivanka Trump la fille du président américain.

 En avril, lors de sa visite en Allemagne, celle-ci a proposé de créer une fondation chargée notamment de fournir des crédits aux femmes-entrepreneuses du Proche-Orient. L'organisation caritative sera dirigée par la Banque mondiale. Le processus de création de cette fondation est toujours en cours.

Il est à noter que l'Arabie saoudite impose d'importantes restrictions aux droits des femmes et à leur participation à la vie sociale, leur interdisant notamment de conduire et de gérer leurs finances.

 

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Selon CNN, le père d'Ivanka Trump risque de se voir accusé d'hypocrisie.

En effet, Donald Trump avait auparavant violemment critiqué la fondation caritative de la candidate démocrate Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle. Selon lui, la démocrate avait fourni des services politiques à un certain nombre des pays, y compris à l'Arabie saoudite, en échange de dons à la Fondation Clinton.

 Néanmoins, Donald Trump a affirmé que le concept de l'organisation proposée par sa fille différait de celle d'Hillary Clinton. Tiens donc !

Autre mystère trumpien : un puissant émir aurait demandé Ivanka Trump en mariage, alors que celle-ci est déjà mariée. Au niveau de l'Arabie saoudite et de ses richesses, rien ne nous étonne plus. 

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samedi 26 septembre 2009

Quand deux ténors français chantent à l'unisson !

h_20_1411501_1233737658A New-York, mercredi dernier, Bernard Kouchner s’est fait passer un savon par le président de la République, selon plusieurs témoins. Le ministre des Affaires étrangères avait livré mardi son sentiment au New York Times sur un éventuel blocus des carburants envers l’Iran : "C’est un peu dangereux. Ce sont principalement les personnes pauvres qui seraient touchées. C’est une option que nous devons aussi étudier, mais ce n’est pas du tout celle que je préfère." Mais Nicolas Sarkozy, pour qui le blocus énergétique est une possibilité qui ne doit pas être écartée, s'est senti court-circuité, ce qui a provoqué chez lui une grosse montée d'adrénaline et d'énervement contre son ministre. L’Élysée dément, mais quand on demande s’il y a des divergences entre les deux hommes sur le dossier iranien, un conseiller l’admet pudiquement : "C’est possible". Le président  avait prévu de plaider pour "des sanctions massives dans le domaine énergétique" contre l’Iran. Une phrase qu’il n’a finalement pas prononcée. Cela lui évite d’afficher au grand jour son désaccord avec Bernard Kouchner. Mais l’épisode illustre la dégradation des relations entre le président et son ministre des Affaires étrangères. Bonjour l'ambiance au prochain Conseil des Ministres ! Jean-Pierre Chevènement en son temps disait : "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne !" Alors, petite devinette : des deux ténors, lequel sera le premier à prendre sa valise ? Plus grave, l'image que la France affiche devant le monde entier. Et qui se frotte les mains ? Mahmoud Ahmadinejad !

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