mercredi 9 mai 2018

Inde : Brûlée vive par ses violeurs

Elle avait osé porté plainte ! 

inde_viols_754174_0_1xDans le nord-est de l'Inde, 15 personnes ont été arrêtées vendredi 4 mai pour le viol d'une jeune femme de 16 ans agressée sexuellement puis brûlée vive par des membres de son village. Suite à l'agression sexuelle, la victime a porté plainte auprès du conseil de village qui a simplement imposé une lourde amende aux accusés. Mais ces derniers furieux de ce jugement se sont retournés contre la victime et l'ont brûlée vive dans sa maison. Ce drame montre à quel point ces conseils de village peuvent représenter une entrave pour obtenir justice en Inde.

L'Inde a beau constituer la 6e plus riche économie mondiale, plus de la moitié de ses habitants vivent toujours dans des villages. Et là, les habitants se connaissent et suivent l'ordre traditionnel guidé par le conseil local, appelé "panchayat".

Ces membres sont des élus ou fonctionnaires locaux et ils sont censés s'occuper de problèmes de santé publique ou de voirie, mais ils sont tellement influents qu'ils servent également, comme dans ce cas, de justicier local.

Les disputes entre voisins ou les morts suspectes sont ainsi souvent réglées en silence avant même d'atteindre la police, considérée comme trop lente et corrompue.

Le problème est que ce sont généralement les hommes de castes dominantes qui siègent dans ces conseils, et que leurs décisions concernant des viols de femmes de castes inférieures peuvent être influencées par leur culture patriarcale, surtout dans le nord du pays.

Cette omerta des villages est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on considère que la grande majorité des viols qui ont lieu en Inde ne sont jamais rapportés aux autorités.

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samedi 10 mars 2018

La guerre Bouygues - Bolloré se déplace vers l'Inde

Le très opportun voyage de Macron

bollor_Décidément, quand les frères capitalistes ennemis se disputent, Sarkozy et Macron ne sont jamais bien loin. C'est la raison, semble-t-il, notamment du voyage en Inde de notre président.

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Il est vrai que Bouygues était installé dans ce pays depuis 2016, suite à une visite d'un certain Nicolas Sarkozy qui a certes visité le musée Gandhi à New Delhi le 13 avril de cette année (ça c'est pour les medias) mais qui avait aussi mis en avant Bouygues pour la réalisation de deux condominiums à Bombay. 

Alors aujourd'hui, que va faire le nouveau concurrent en Inde, si ce n'est soutenir le concurrent Bolloré. Car, comme par hasard, après l'Afrique où vient de séjourner Sarkozy (Rwanda, Côte d'Ivoire) en compagnie du fils Bolloré, après le passage de Macron et Bouygues pour la construction du métro d'Abidjan, et que Bolloré, en compensation, avait obtenu la construction de lignes de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou - Lomé, voilà que le partage français se déplace vers l'Inde. L'équilibre Bouygues - Bolloré va être rétabli, car l'opérateur français va obtenir la concession pour l'aménagement et l'exploitation du terminal portuaire de Tuticorin, juste en face du Sri Lanka (port qui est en plein développement). Il est vrai que Bolloré, en matière portuaire, est un fin connaisseur, puisqu'après l'Afrique (Côte d'Ivoire, Cameroun) le voilà qui après avoir investi dans deux plates-formes portuaires au Bangladesh (Chittagong, premier port de ce pays, et Payra) se retourne vers le voisin indien qui est sur le point de ravir à la France la cinquième place du développement mondial.

Alors, c'est logique : le "made in China" va petit à petit être remplacé par le "made in India", pour des raisons de coût de la main d'oeuvre. La Chine est devenue trop chère dans ce domaine ! Alors, vive l'Inde aux salaires de misère qui va enrichir un peu plus le tandem Bouygues - Bolloré et autres gros capitalistes, au détriment des ouvriers locaux qui resteront pauvres d'entre les pauvres. Et nos gouvernants passés et actuels soutiennent cette politique d'exploitation des peuples.

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samedi 4 mars 2017

Char de Sundhouse, un coup monté !

Des français de souche avec siège social en Inde !

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Les premiers à diffuser l'information concernant l'affaire sur internet ont été les responsables du blog "François Desouche" ou "fdesouche", d'origine identitaire et d'extrême-droite. Le créateur de ce blog est un certain Pierre Joris Sautarel bien connu dans les milieux du FN et de Marine Le Pen ! Car, il est l'ancien webmaster du site du FN, candidat-suppléant FN aux législatives de 2007 en Seine-et-Marne. 

Fdesouche, c’est lui. Inconnu du grand public, Pierre Sautarel n’en est pas moins le principal animateur du site le plus connu de la «fachosphère». Ancien membre du kop Boulogne au Parc des Princes, passé par le FN et le Mouvement national républicain de Bruno Mégret, Sautarel a aussi été salarié du FN de 2006 à 2011, participant à la cellule Internet du parti. C’est en 2005 qu’il a lancé fdesouche: le site, qui se présente aujourd’hui comme une compilation anxiogène de faits divers liés à l’islam et à l’immigration, revendique un million de visites par mois. 

Pourtant, ce blog professionnel déclare son siège social à New-Delhi en Inde, avec un propriétaire du nom de Tilak Raj. Très certainement d'origine française, voire alsacienne. Mais au FN rien ne nous étonne plus : ne vient-il pas d'envoyer une délégation reçue par un ministre en RDC (République Démocratique du Congo). Il se dit d'ailleurs lui-même originaire de Lakhnau, la capitale de l’Uttar Pradesh où les musulmans représentent 20 % de la population. Il aurait 35 ans et habiterait un appartement de New-Delhi.

Les raisons de cette fourberie ?

Jusqu'en 2009, ce blog était d'ailleurs hébergé en Suède, avant de rejoindre l'Inde. On peut se demander l'intérêt de ces sièges sociaux à l'étranger pour un mouvement qui se veut nationaliste.

La raison est simple à trouver. Elle est d'ordre juridique. Le blog fdesouche fait régulièrement l'objet de poursuites judiciaires. Ainsi, le 1er février 2012, Pierre Sautarel est mis en examen pour diffamation publique contre l'association France Terre d'Asile et son président Pierre Henry. Nouvelle poursuite en mars 2012, où il est poursuivi par Arek Dahmani, président de l'université de Toulon. En juillet 2015, il fait l'objet de nouvelles plaintes, de la part de Pierre Bergé, co-propriétaire du journal Le Monde. Il fait l'objet de perquisitions. Bien sûr, Pierre Sautarel sait qu'avec des sièges sociaux le plus loin possible de la France, ces affaires traînent en longueur, ou, carrément, n'aboutissent pas.

Ah si Marine Le Pen, dont l'immunité au parlement européen vient d'être levée, pouvait bénéficier d'un statut de parlementaire pakistanais  ou nord-coréen ! Voilà qui l'arrangerait bien !

Les relais locaux

Il est évident que ce blog, qui réclame depuis 2009 recevoir 80000 visiteurs/jour, a des correspondants locaux. Le "char de Sundhouse" a été organisé ouvertement par un restaurateur du village, tout comme le "sabotage" de la réunion publique concernant les réfugiés à Villé a été annoncé et organisé par un triste personnage du Val de Villé, qui se cache derrière le pseudo très français de "Karl Hauffen", auteur d'un autre site d'extrême droite "Riposte laïque" avec siège social à Genève en Suisse (comme par hasard ?).

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vendredi 23 octobre 2015

Inde : le mariage précoce, une tradition ancestrale hors-la-loi

Le mariage d’enfants est parfaitement illégal en Inde, mais reste ancré dans la culture des villes indiennes les plus reculés. Plus de 50% des jeunes femmes mariés sont ou ont été mariés mineures, selon l’Unicef.

indeDans un village comme Rajasthan, une petite commune marquée par son seuil de pauvreté important, il n’est pas rare de voir se célébrer des mariages d’enfants, entre deux enfants ou d’une petite fille avec un adulte. Les mariages ne seront consommés qu’à partir de la puberté de la jeune fille. Dans un souci économique parmi les plus pauvres des parents, ils n’hésitent pas à marier leurs filles à peine nées, leur assurant ainsi une prise en charge financière par leurs belles familles.

Santadevi Meghwal, une jeune étudiante de 20 ans mariée à l’âge de 11 mois, fait partie des jeunes femmes qui se battent à leur majorité pour obtenir l’annulation de leur mariage.  Elle a trouvé soutien auprès de l’ONG Sarathi sous la direction de Madame Kriti Bharti qui a réussi à obtenir l’annulation de 27 de ces mariages d’enfants.

Meghwal a entamé son processus d’annulation de mariage à l’âge de 16 ans, le jour où elle rencontre pour la première fois son mari de 9 ans son aîné, en plus d’être «menacée, harcelée, ostracisée» par sa communauté. «Les conséquences ont été terribles pour elle : le conseil lui a interdit, ainsi qu’à sa famille, de participer à la vie du village et a condamné son père à une amende de 1,6 million de roupies (21.500 euros) que ce maçon est incapable de payer», selon l’AFP.

L’UNICEF et la Commission européenne collaborent en Inde avec le gouvernement «à tous les niveaux afin d’aider les familles qui décident de ne pas marier leurs filles jeunes. Des agents sanitaires locaux comme Durga forment l’ossature de ce programme».

Sulagna Roy, chargée de la protection de l’enfant à l’UNICEF qui s’engage à mettre fin aux mariages des enfants à déclarer à ce sujet : «Le mariage précoce va à l’encontre des droits de l’enfant, il a des conséquences sur la santé des enfants et des mères. Il perpétue un cycle de pauvreté. Il laisse les filles sans moyen de se prendre en charge ».

Naïma Ounane ("Oeil d'Afrique")

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mercredi 29 juillet 2009

Malgré la loi : 700 € en Inde !

chaussure

Le premier juillet 2009, on apprenait que les députés ont voté à l'unanimité (ou presque) une loi interdisant à ces chers patrons qui délocalisent de proposer à leurs salariés en voie de licenciement, des postes à l'étranger avec un salaire ridicule, après que l'on ait vu certains proposer 100 €/mois en Chine ou en Roumanie, ou 300 €/mois en Tunisie, propositions qui ont à chaque fois provoqué la colère de tous les salariés ! Eh bien, non ! ce n'est pas fini, une loi doit faire l'aller-retour entre l'Assemblée Nationale et le Sénat, puis doit être promulguée par un ou plusieurs décrets d'application ! Et la boucle du circuit n'est pas bouclée ! Ce qui entraîne forcément que certains patrons en profitent pour continuer à utiliser la ficelle : c'est ce que fait la société de chaussures Lemaître-Sécurité de La Walck en proposant des postes à 700 €/mois en Inde ! Il y en a qui ne manquent pas de culot, qui plus est s'étonnent de ne pas trouver ... salarié à leur pied ! alors qu'en bons philanthropes ils considèrent que l'offre est 10 fois celle faite aux Indiens !

A lire : DNA3007inde

Rappel : http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/07/01/14260849.html

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