vendredi 6 juillet 2018

Des crocodiles oranges au Gabon

Ils vivent dans des grottes !

crocodiles

Les crocodiles oranges ont été découvert en 2008 au Gabon par l’archéologue Richard Oslisly. Leur couleur orange qui est unique pourrait s’expliquer par une dépigmentation dûe au manque de lumière et aux effets des excréments de chauves souris. « On pense que ces dizaines de crocodiles se seraient installés dans les grottes d’Abanda il y a environ 3000 ans »" explique le chercheur américain Matthew Shirley à l’AFP. Entrés alors qu’ils étaient encore petits, les crocodiles se seraient retrouvés bloqués et ont du se nourrir uniquement de chauves souris.

Des dizaines de crocodiles avec une coloration classique vivent dans des grottes voisines qui sont en lien avec la surface, et disposent donc de plus de lumière et d’une alimentation variée, explique Olivier Testa, alors que les crocodiles oranges sont dans des zones fermées.

Richard Oslisly souhaite que le site des grottes d’Abanda devienne un « sanctuaire protégé ». « Il reste encore beaucoup à découvrir dans les grottes d’Abanda », estime le géoarchéologue qui espère y développer le « tourisme scientifique ».

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jeudi 7 juin 2018

FIFA : bientôt la coupe du monde en Russie

Des "affaires" resurgissent ... en Afrique ! 

fifa0Et pour une fois, ce n'est ni le Canard Enchaîné ni Médiapart qui les dévoilent, mais un journal satirique ivoirien "L'Eléphant Déchaîné".

fifaLa révolte gronde dans certains pays éliminés, notamment la traditionnellement qualifiée Côte d'Ivoire de Didier Drogba. De quoi s'agit-il ? De règlements non respectés ? De "dessous de tables" insuffisants des états ? ou des  fédérations nationales ? Ce sont bien sûr les "déçus" qui dévoilent les manoeuvres. Ci-dessous le dossier complet publié par "l'Eléphant déchaîné".

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samedi 25 novembre 2017

AREVA au Gabon

"On est tous malades! Au niveau de la santé, ils nous couillonnent !"

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A 82 ans, Moïse Massala, géochimiste en retraite n'en finit plus de pester contre son ancien employeur, la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva au Gabon.

Comme Moïse, des centaines d'anciens travailleurs gabonais de la Comuf réclament réparation - sans succès depuis douze ans - pour des maladies qu'ils estiment être liées à leur travail, dans la mine d'uranium exploitée entre 1958 et 1999 par le groupe nucléaire dans le sud-est du pays.

Ceci alors que deux familles d'anciens travailleurs français de la Comuf ont été indemnisées en France, et qu'Areva a reconnu, dans un mail interne que l'AFP a pu consulter, que "de nombreuses maladies graves ont été détectées" chez d'anciens travailleurs gabonais.

"Ça fait dix ans que j'ai du mal à respirer, l'air ne passe plus". Roland Mayombo, 77 ans, "dont vingt-sept à la mine", participe activement à la lutte du collectif formé par 1.618 anciens employés gabonais de la filiale d'Areva, le Mouvement des anciens travailleurs de la Comuf (Matrac), pour faire reconnaître leur cause.

Mais si le groupe nucléaire français avait accepté de créer un Observatoire de la Santé (OSM, lancé avec l'Etat gabonais), en 2010, pour "suivre l'état des travailleurs et les indemniser", Areva a toujours affirmé qu'"aucune maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants" n'y a jamais été décelée.

En 2015, dans un mail interne à la Comuf, consulté et authentifié par l'AFP auprès de plusieurs destinataires, le directeur santé d'Areva, Pierre Laroche, admet pourtant que "de nombreuses maladies graves ont été détectées chez des anciens salariés comme par exemple des tuberculoses en phase contagieuse".

Pour les anciens travailleurs, ce courrier est la reconnaissance officieuse de leurs blessures, et justifie indemnisations - même si ces maladies ne sont peut-être pas reconnues comme étant radio-induites.

- David contre Goliath -

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"Cette histoire, c'est David contre Goliath. Qu'est ce que vous voulez qu'une bande de vieillards fassent contre une entreprise comme la Comuf?", soupire encore Moïse, qui a perdu son frère, ancien prospecteur dans la mine, "d'une maladie bizarre" il y quelques années.

Assis dans un café de la petite ville de Mounana, dans le Haut-Ogoué (sud-est du Gabon), Moïse et ses anciens collègues ressassent le passé et se sentent "impuissants": ils sont persuadés qu'ils sont malades à cause de la mine, mais ne peuvent le prouver.

En 2007, interpellées par les anciens travailleurs, les ONG françaises Sherpa et Médecins du Monde se saisissent du dossier. Elles réalisent des enquêtes de terrain à Mounana, et publient un rapport dénonçant le taux élevé de cancers parmi les salariés ou ex-salariés de ces mines d'uranium au Gabon et au Niger.

Le groupe nucléaire ouvre des négociations, et un accord "sans précédént" est signé en 2009.

"On croyait avoir gagné", assure Moïse, alors que l'OSM voit le jour et redonne espoir aux anciens travailleurs.

Mais sept ans après, les locaux de l'OSM à Mounana, à quelques km de l'ancienne mine, sont fermés, les panneaux indicateurs sont à même le sol et plus aucun travailleur gabonais n'y est suivi. Aucun d'eux n'a été indemnisé.

"Nous avons décidé d'arrêter d'y aller car personne ne nous a jamais donné nos résultats d'analyses", se souvient Estime Beno Ngodi, président du Matrac.

"L'observatoire a bien fonctionné jusqu'en 2015, il s'est adressé à près de 667 anciens salariés. Le Conseil d'administration à l'unanimité a décidé d'en suspendre l'activité" en raison du boycott par le Matrac, dit le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

Et d'ajouter: "notre fierté est d'avoir mis en place une structure tripartite unique, qui permet aussi aux anciens travailleurs de la Comuf de bénéficier d'une visite médicale gratuite".

"J'ai été quatre fois à l'OSM, chaque année, mais je n'ai jamais eu de résultat", rétorque M. Mayombo, qui porte tout de même une casquette rouge de la Comuf, se disant "fier" d'y avoir travaillé malgré les "complications". Le syndicat estimait, fin 2016, que 367 anciens travailleurs sont décédés "à la suite d'infections respiratoires pulmonaires".

En 2010, une étude demandée par l'UE dénonçait l'opacité des résultats d'analyse, comme l'ONG Sherpa, qui s'est offusquée du "maintien dans l'ignorance" des anciens travailleurs.

"Tous les résultats étaient donnés à la fin des consultations. Une copie était remise à l'ancien travailleur", assure en réponse Steeve Mbuy' Ibutsi, secrétaire exécutif de l'OSM, qui s'étonne de cette "incompréhension".

"Il y a une désinformation" de la part du Matrac, affirme pour sa part le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

- 'On est malades et on meurt' -

Qui a raison, des Gabonais qui affirment "tomber comme des mouches" à cause de leur travail à la mine ou d'Areva qui estime qu'aucune maladie professionnelle n'a été décelée ?

"Qu'il y ait eu de la radioactivité à Mounana, c'est une réalité. Après, à quel degré et dans quelle mesure les travailleurs ont été touchés, il sera très compliqué de l'établir", confie à l'AFP un ancien haut cadre de la mine, sous couvert d'anonymat.

La dénomination même des maladies professionnelles liées au travail à la mine des travailleurs gabonais fait débat: "moi, j'ai mal au poumon. Mais ils me disent que ce n'est pas lié", dit un ancien travailleur de la mine.

Dans la loi française, qui date de 1984 et de laquelle dépend Areva et sa filiale au Gabon, 13 maladies seulement sont imputables aux rayonnements ionisants.

"Ce n'est pas évident qu'on trouve des maladies professionnelles chez les anciens travailleurs avec la grille utilisée. Mais c'est possible qu'on trouve des maladies liées au travail, mais considérées comme non-professionnelles, et donc non indemnisées", décrypte Steeve Ondo, médecin du travail gabonais et membre du Comité scientifique de l'OSM.

"C'est édifiant! Le tableau de maladies professionnelles n'a pas été actualisé depuis 1984... Une aberration devant les progrès faits en médecine", estime de son côté Jacqueline Gaudet, fondatrice de l'association française "Mounana", qui se bat pour l'indemnisation des anciens travailleurs expatriés de la Comuf.

Son association a fait porter deux fois à l'Assemblée nationale française une demande pour réviser le code de la Sécurité sociale, sans succès.

En France, deux familles d'anciens travailleurs décédés d'un cancer du poumon - dont celle de Mme Gaudet - ont été indemnisées en 2011. "Une première", avait salué à l'époque l'avocat des familles.

Au Gabon, l'amertume est grande. "Nous, on est malades et on meurt, mais ils ne nous l'ont jamais dit!", répète encore et toujours Estime Beno, qui affirme souffrir d'un cancer du poumon et avoir du aller jusqu'en Afrique du Sud pour qu'on le lui diagnostique.

L'association Mounana dit avoir porté plainte contre Areva devant la justice gabonaise. "Par douze fois, on a été débouté", expliquent le président du Matrac, ainsi qu'un ancien avocat du collectif.

La Comuf dément: "il y a des discussions, des menaces, des démonstrations de forces (de la part du Matrac) pour empêcher en 2015 les consultations de l’OSM, mais à ma connaissance, je n'ai jamais eu en main de plainte officielle", rétorque M. Recoché.

La Comuf a cessé toute exploitation au Gabon en 1999, et a suspendu l'exploration de nouveaux gisements en 2017. "Le temps joue pour eux. On n'arrêtera pas, c'est jusqu'à la mort", tape du poing M. Mayoumbo.(selon "Oeil d'Afrique")

gabonUn enfant passe devant une maison marquée d'une croix rouge supposée irradiée car construite avec des matériaux issus d'une ancienne mine d'uranium de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva.

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jeudi 4 février 2016

Délits à haut niveau

Faux, usage de faux et diffamation

Ali_Bongo

Une héritière de l’ex-président gabonais Omar Bongo Ondimba, demi-soeur de son fils et successeur Ali Bongo Ondimba, a porté plainte en France pour « faux », après avoir obtenu en novembre la communication de l’acte de naissance de ce dernier, selon des sources concordantes.

« Une plainte contre X pour +faux et usage de faux+ a été déposée au parquet de Nantes (ouest) la semaine dernière », a déclaré à l’AFP Éric Moutet, l’avocat de Onaida Maisha Bongo Ondimba, 25 ans, fille d’Omar Bongo et l’une de ses 54 héritiers déclarés.

Le parquet a confirmé la réception de cette plainte.

A la suite d’un feu vert judiciaire le 12 novembre, la jeune femme a pu consulter l’extrait de l’acte de naissance complet d’Ali Bongo, qui figure dans les archives du service central d’état civil du ministère français des Affaires étrangères, basé à Nantes, a expliqué Me Moutet.

Ce document est au cœur d’une vive controverse au Gabon à l’approche de la présidentielle prévue cette année: les détracteurs d’Ali Bongo l’accusent d’avoir menti sur ses origines, ce qui pourrait l’empêcher de briguer un nouveau mandat.

La polémique avait été lancée à l’automne 2014 après la publication d’un livre du journaliste français Pierre Péan, « Nouvelles affaires africaines », qui affirme qu’Ali Bongo a falsifié son acte de naissance. Selon cette thèse, vigoureusement démentie par la présidence gabonaise qui a porté plainte, il serait en fait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra, à la fin des années 1960.

Le document archivé à Nantes confirme la version officielle, à savoir qu’Ali Bongo est né le 9 février 1959 à Brazzaville, capitale de l’ancienne Afrique équatoriale française (AEF), qui comprenait tout ou partie du Gabon, du Congo, du Tchad et de la République centrafricaine.

« On s’attendait à avoir un document officiel. En réalité, c’est une photographie de registre, sans estampille officielle et qui n’est pas signé par l’officier de l’état-civil », a détaillé l’avocat.

« L’élément troublant supplémentaire, c’est la signature d’Omar Bongo, (…) qui est radicalement différente sur cet acte » et sur un autre, a poursuivi Me Moutet.

Trois actes de naissance d’Ali Bongo ont été divulgués, et « il y a au moins un document qui est faux, si ce n’est les trois », a-t-il avancé. « Il y a beaucoup trop de différences entre les trois, trop d’éléments troublants dans ce dossier pour ne pas demander une enquête approfondie », a lancé Me Moutet.

L’avocate d’Ali Bongo, Me Claude Dumont-Beghi, a pour sa part dénoncé cette remise en question et annoncé son intention de « déposer une plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse ». (Selon l'AFP)

  • Evidemment, ce n'est pas en France qu'on verrait ça, y compris dans le Val de Villé où le mot diffamation a été rayé du dictionnaire.

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lundi 20 juillet 2015

Au Gabon, Messi n'est pas le messie

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Après quelques jours passés à Rosario avec sa famille puis un voyage aux Caraïbes, Lionel Messi est arrivé vendredi à Libreville au Gabon. La star du Barça est en fait invitée par le président Ali Bongo, pour qui le football est une priorité. Son pays avait organisé le Trophée des champions entre le Paris Saint-Germain et les Girondins de Bordeaux en 2013 et recevra tous les pays africains lors de la CAN 2017. Un choix étonnant quand on sait à quel point le Gabon est un pays en difficulté, miné par les problèmes sociaux.

Voilà pourquoi l'Argentin n'est pas forcément le bienvenu au Gabon. Sur les réseaux sociaux, les critiques sur la visite de Lionel Messi est largement critiquée par la population locale. Ces derniers, qui attendent pour la plupart une revalorisation salariale, se doutent en effet que la «Pulga» n'a pas effectué le voyage en Afrique sans une contrepartie financière. Pendant la CAN 2012, Bongo avait déjà invité le roi Pelé pendant cinq jours pour une somme d'environ 2,5 milliards de francs CFA, soit 3,8 millions d'euros. Le peuple gabonais se demande aujourd'hui à combien s'élève la facture pour faire venir le quadruple Ballon d'Or.

Lors de sa visite, qui devrait s'achever dimanche, Messi doit assister à une rencontre qualificative à la CAN des moins de 23 ans, se rendre dans un hôpital, poser la première pierre d'un nouveau stade et… inaugurer le restaurant d'un des fils d'Ali Bongo. Mais si l'Argentin a accepté de se rendre au Gabon, c'est certainement grâce à son ancien coéquipier à Barcelone Samuel Eto'o, qui est très ami avec le président gabonais, tout comme Deco, avec qui Messi a fait le voyage.

Un voyage qui ne plaît pas au peuple gabonais mais également à l'UPG, le parti de gauche opposé à Ali Bongo: «Le Messie du foot est arrivé comme dans un zoo au Gabon: sale, mal rasé et les mains dans les poches à la recherche de cacahuètes à leur balancer!» dénonce l'UPG, selon laquelle «quand on se nomme Lionel Messi et qu'on est multi-milliardaire, on a pas le droit de se présenter devant des officiels d'une République même bananière... les mains dans les poches d'un short déchiré et en guenilles.» Le ton est donné, Lionel Messi n'a pas que des fans au Gabon. Un excellent joueur de football peut faire un médiocre diplomate.

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jeudi 10 septembre 2009

Bockel connaît-il Robert Bourgi ?

bourgi_1238061603Bourgi, Robert : avocat international très proche de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. Monsieur Bourgi est une sorte de conseiller (sans le titre) pour les affaires de la Françafrique. Le 7 septembre dernier, sur RTL, au micro de Jean-Michel Apathie, Robert Bourgi est interrogé sur la situation au Gabon et raconte avec candeur les conditions de l’éviction de Jean-Marie Bockel : "Il me dit : fiston, viens me voir. Il me dit : ça ne peut pas continuer. Il faut que tu dises à Nicolas que moi et les autres, nous ne voulons plus de ce ministre. Je suis allé voir le président de la République à l'Elysée en présence de M. (Claude) Guéant (secrétaire général de l'Elysée, ndlr) et je lui ai passé le message ferme et voilé de menaces du président Bongo. Et il m'a dit : écoute, dis à Omar (comme il l'appelle) et aux autres chefs d'Etat que M. Bockel partira bientôt et sera remplacé par un de mes amis, un ami de M. Guéant. Il m'a donné le nom en me demandant de le garder pour moi. Et il m'a dit aussi, c'est important : ce nouveau ministre prendra ton attache, ne sois pas étonné et quelque part, tu l'initieras à l'Afrique." Et la Françafrique c'est fini ? Officiellement, aux dernières élections gabonaises qui ont vu Ali Bongo (fils de Omar) triompher, la France n'avait pas de ... candidat. Pourtant, le consulat français a brûlé, et il semblerait que la population gabonaise soit moins dupe que Bockel !

A lire en complément :

http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=8313&cntnt01detailtemplate=CI2&cntnt01returnid=15

... et le discours de Bockel au Gabon :

http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=8298&cntnt01returnid=15

Moralité : il ne faut pas rejoindre la droite pour tenir un discours de gauche ! ce n'est ni logique, ni moderne !

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Manifestation après l'élection d'Ali Bongo.

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Feux "de joie ?" devant le consulat français.

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Dans quelles poches va l'argent de la Coopération française ? Avec la complicité de qui ?

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dimanche 26 avril 2009

Règlements de comptes en famille chez les Bongo

1315727_1731885Félix Bongo, arrêté à Paris le 7 avril dernier, suite à un mandat d'arrêt international lancé par la justice du Gabon, a été remis en liberté, jeudi, par la justice française, a-t-on appris de source officielle. Mais la justice gabonaise n’a pas suspendu le mandat d’arrêt qu’elle avait lancé contre lui. Ancien cadre du trésor, PDG de ING Consulting, Félix Bongo est le fils de Martin Bongo, ex-ministre gabonais des affaires étrangères et cousin éloigné du chef de l’Etat, Omar Bongo, celui-là même qui entretenait d'excellentes relations d'affaires avec notre ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner. Il est accusé de malversations financières (encore !) par la justice gabonaise dans l’achat de treize fourgons blindés commandés en 2006 par le Trésor Public gabonais, à travers sa compagnie ING Consulting qui avait remporté le marché selon une procédure de gré à gré. Les véhicules ont été livrés en 2007 pour près de 3, 6 milliards de francs CFA. Mais l’un de ses associés, suite, semble-t-il, à un mauvais partage de la cagnotte, a déclaré aux autorités judiciaires que le prix réel des fourgons était à peine d’un peu plus de 400 millions de Francs CFA. Par la suite, le procureur de la République, Alaba Fall, petit neveu d’Omar Bongo, a ouvert une enquête pour savoir s’il y avait eu détournement fonds. La nouvelle de la libération de Félix Bongo a été accueillie avec beaucoup de joie par les membres de sa famille et son avocat. Ils dénoncent le harcèlement de la justice gabonaise et évoquent l’hypothèse d’un règlement de compte (tiens, tiens !). Mais qui a donc bien pu intervenir, et à quel niveau, dans cette libération ? C'est ça aussi, la Françafrique ? Ah quel dommage que Julien Coupat ne soit un filleul lointain de Bongo ! Lui, il restera en prison !

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