vendredi 21 décembre 2018

Taxis : du rififi au Pays de Bade

Stress à  Fribourg-en-Brisgau à propos de l'augmentation des tarifs chez les opérateurs de taxis. Tous les concessionnaires n’avaient pas été consultés avant le vote du conseil municipal.

taxiLes chauffeurs de taxi accusent le conseil municipal d'avoir mal informé les intéressés au sujet des nouveaux tarifs de taxi en vigueur à partir de janvier. La motion soumise aux conseillers municipaux en octobre indiquait que toutes les compagnies de taxis de Fribourg avaient été informées à l'avance de l'augmentation de prix prévue. "C'est tout simplement faux", dit l'opérateur de taxi Mladen Zivkovic.

L’association des transports de Baden (VV Baden) a présenté en mai une demande de majoration tarifaire, qui a été votée par le Conseil régional (RP). Le RP et la Freiburger Taxivereinigung ont donc accédé à la demande. Les syndicats "Verdi Südbaden" et l'IHK n'ont exprimé aucune inquiétude, la demande a donc été approuvée. En octobre, le conseil municipal a adopté une résolution sur l’augmentation des tarifs. Cependant, le conseil n’a pas eu à voter, mais seulement à en prendre note.

Les chauffeurs de taxi comme Frank Witte et Mladen Zivkovic sont agacés. La communication précise que: "La Baden Transport Association a envoyé la demande à toutes les compagnies de taxi de Fribourg." "Tout le monde a appelé tout le monde, non?", dit Zivkovic, qui dirige cinq sociétés de taxis, dont Taxi Hercher et City Taxi. Personne ne lui a demandé son avis. Ce faisant, dit-il, il obtient plus de 50 concessions. Au total, la ville a délivré 220 licences - Zivkovic détient donc une part importante du gâteau.

AfO annonce que des entrepreneurs individuels ne faisant pas partie de VV Baden ont été interrogés. Ceux-ci ont confirmé avoir été informés. La question de la contestabilité de l'augmentation des tarifs est refusée à la fois par le RP et par la ville. Les tarifs des taxis sont déterminés dans une ordonnance statutaire des municipalités et des districts. Le porte-parole du RP, Markus Adler, écrit: "Selon la loi sur le transport de passagers, la municipalité, l'autorité responsable de la surveillance industrielle, la chambre de commerce et d'industrie, les syndicats et les associations de transport doivent être consultés, et non les entrepreneurs individuels."

L'administration de la ville se défend également. La porte-parole de la mairie a annoncé: "Le bureau de l'ordre public a auditionné les instances requises par la loi." Au 1er janvier 2019, les chauffeurs de taxis menacent de se mettre en grève. (selon "Badische Zeitung")

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mardi 11 décembre 2018

De plus en plus de manifestations dans les rues de Fribourg

Au cours des deux dernières années, le nombre de manifestations a fortement augmenté à Fribourg. Les résidents et les opérateurs économiques sont dérangés par cette situation, mais les interdictions sont juridiquement non exécutoires. Comment la ville gère-t-elle la tendance?

fribourgFribourg sans manif'? Difficile à imaginer. Pas même à une époque où de grandes protestations étudiantes et nucléaires, les mouvements de femmes et les squats sont dépassés. Au cours des deux dernières années, leur nombre a encore augmenté et 370 manifs ont déjà eu lieu cette année, soit près de 12% de plus qu'en 2017. Les raisons en sont des événements locaux tels que des manifestations devant des tribunaux spectaculaires, des crises internationales, la guerre et la terreur. La démo la plus populaire de ces dernières années, le Christpher Street Day, s'est développée.

Les manifestations massives à Fribourg étaient dirigées majoritairement contre l'extrême-droite: la manifestation de 2002 contre le NPD avait attiré 15.000 participants. La plus grande manifestation d’après-guerre était dirigée contre Pegida en janvier 2015 (20.000 personnes dans la rue). Selon Markus Geugelin du bureau municipal responsable de l'ordre public. Il est clair que l’article huit de la loi fondamentale garantit aux citoyens la liberté de réunion, et personne n'a une quelconque habilitation pour autoriser ou refuser une manifestation.  "Il n'y a donc jamais de demande formelle". Ce qui existe, cependant, est une obligation légale de notifier - non pas de réglementer ou de restreindre la contestation, mais de garantir la protection de la manifestation, souligne Geugelin. Par conséquent, le bureau de l'ordre public informe toujours la police, qui peut effectuer d'autres recherches sur les éventuels participants, ainsi que sur l'orientation et les transports publics. Et il mène des "discussions de coopération" avec les organisateurs, si l'on peut s'attendre à des protestations, des perturbations par des tiers, des obstructions de la circulation ou un plus grand nombre de participants. Le résultat peut être la définition d'un itinéraire différent. Cependant, en principe, il appartient aux organisateurs de déterminer quand, où, de quelle manière et dans quel but ils veulent manifester. "

Entre 85 et 95% de toutes les manifestations sont enregistrées à l'avance. L'obligation d'annoncer une réunion, verbalement ou par écrit, signifie que 48 heures avant l'annonce publique d'une démo, celle-ci doit être communiquée au bureau de l'ordre public; la majorité des manifs sont enregistrées de cette manière. Toute personne qui ne se conformera pas à cette disposition fera l'objet d'une enquête conformément à l'article 26 de la loi sur les assemblées.

Il existe toutefois des exceptions : les réunions Express se caractérisent par le fait qu’elles ne sont lancées qu’à bref délai - environ un jour ou deux auparavant - et qu’il s’agit en général d’un événement d'actualité. C'était le cas à Fribourg en décembre 2016, un jour après l'arrestation du meurtrier Dreisam. Sont également exclus du calendrier de 48 heures les assemblées spontanées déclenchées brusquement par un événement. Les embouteillages, les réclamations des habitants ayant besoin de repos ou défendant  des intérêts économiques (magasins protestant contre des marches à leur porte), les plaintes de personnes qui se sentent gênées par certaines actions, telles que des manifestants nus. Geugelin a déclaré: "Bien sûr, les droits des résidents ne sont pas anodins, mais ils doivent accepter une certaine ingérence." Cependant, de nombreuses plaintes ne sont pas reçues par le bureau de l'ordre public. (traduit de "Badische Zeitung")

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mardi 7 août 2018

L'accueil de réfugiés à Fribourg-en-Brisgau

Le nouveau maire de la ville de Freiburg, Martin Horn, s’est adressé à Angela Merkel pour signaler que la ville est prête à accueillir des réfugiés sauvés en Méditerranée. 

fribourg

La ville de Freiburg et son agglomération a, depuis 2015, accueilli environ 8000 réfugiés. Maintenant, lorsque les pays européens se disputent sur la question de qui devrait accueillir les réfugiés repêchés en pleine mer, la ville de Freiburg soutient et rejoint l’initiative des villes de Cologne, Düsseldorf et Bonn qui elles, avaient déjà déclaré qu’elle seraient prêtes à accueillir ad hoc d’autres réfugiés qui errent sur la mer. A un moment où les populistes identitaires essayent de nous faire croire que « le bateau est plein », la réaction des villes allemandes constitue la bonne réponse.

« J’ai un respect énorme pour l’initiative [des trois villes] et je vais m’adresser à l’Association des villes du Bade-Wurtemberg pour provoquer une déclaration commune de différentes villes qui seraient prêtes à accueillir un certain nombre de ces réfugiés, à l’instar de ce qu’il s’est passé lorsqu’il fallait accueillir des Yézides en urgence. » Pour le nouveau maire de Freiburg Martin Horn (SE), il s’agit d’une prise de position claire pour plus d’humanité, pour l’asile politique et pour l’intégration des réfugiés. Par les temps qui courent, c’est encourageant d’entendre la raison.

Et à Martin Horn d‘ajouter : « A un moment où toutes les discussions tournent autour de limitations du nombre de personnes à accueillir et des mesures nationales, il est important de rappeler qu’il s’agit d’êtres humains qui ont dû fuir la détresse et la misère dans leur pays pour venir chercher de la protection chez nous. »

La motivation de cette initiative des villes allemandes est la tentative de criminaliser les ONG qui continuent leur travail de sauvetage en Méditerranée. Les villes en question ont informé la chancelière allemande qu’il était nécessaire de permettre le sauvetage en mer, et logiquement, d’accueillir les personnes ainsi sauvées. Et Martin Horn a raison : « Nos villes peuvent et veulent accueillir des réfugiés en état de détresse. » C’est comme si les édiles des villes concernées s’étaient souvenus de ce qu’on appelle les « valeurs européennes ».

Bien sûr, cette attitude ne cadre pas avec le « USA first », « Italy first », « Hungary first » etc. que l’on entend partout de nos jours. L’initiative de ces grandes villes allemandes contraste avec ce néo-nationalisme lourd et froid. Assiste-t-on à  la renaissance de la « Willkommenskultur » ? (selon "Eurojournaliste")

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lundi 12 février 2018

Carnaval dans le Pays de Bade

"Rosenmontag" à Fribourg-en-Brisgau

rosenmontag

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lundi 6 novembre 2017

Glyphosate : interdit en Bavière, autorisé en Forêt Noire

L'interdiction bavaroise vient des laiteries

bade

En Bavière, les laiteries du "Berchtesgadener Land" viennent d'interdire à leurs agriculteurs d'utiliser le glyphosate. Ce groupement, qui rassemble des exploitations de taille moyenne, prend ces mesures au moment même où le comité de l'Union Européenne reporte toute décision à ce sujet. Et en même temps, le groupement laitier de Forêt Noire, basé à Fribourg-en-Brisgau, critique la décision bavaroise, disproportionnée semble-t-il, tout en recommandant d'éviter autant que possible les herbicides. Quelle cacophonie !

Indépendamment de cela, les structures pastorales de Forêt Noire sont différentes de celles du Berchtesgaden Land. N'étant composées que de prairies, la lutte contre les mauvaises herbes est moindre.

Différents moyens de réduction des mauvaises herbes

Caroline von Ehrenstein, responsable du département marketing de "Schwarzwaldmilch", a évoqué le mélange des terres vertes et de terres arables comme un argument contre l'interdiction du glyphosate. Elle préconise l'utilisation d'herbicides uniquement dans les cas de nécessité absolue. En Bavière, l'interdiction d'utiliser le glyphosate depuis le mois d'octobre a été bien ressentie car le produit était de toutes façons peu utilisé. Le BLDC (Bechtesgadener Land Dairy Cooperative) souhaite malgré la généralisation de l'interdiction du glyphosate.

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mercredi 13 septembre 2017

Fribourg dit « non » aux populistes xénophobes

« Nous n’avons jamais eu autant de contre-manifestants », soupirait l’un des deux porte-paroles de l’AfD, Jörg Meuthen dimanche à Freiburg. Décidemment, les 1000 contre-manifestants étaient en surnombre et sous la musique des rappeurs franco-allemands de « Zweierpasch », montraient le carton rouge aux populistes xénophobes pour qui le Pays de Bade n’est pas vraiment une terre promise.

fribourg

La bonne humeur était le maître mot des contre-manifestants qui voulaient à tout prix que leur manifestation ressemble plus à une « fête des cultures » qu’à une bataille de rue. « Pas de violence » – et ce leitmotiv a été respecté de la première à la dernière minute.

L’AfD, parti d’extrême-droite devenu encore plus extrémiste après le « putsch » contre sa présidente Frauke Petry jugée pas assez radicale par les vieux hommes du parti autour de Meuthen et Gauland, perd peu à peu du terrain et trouvera son plafond électoral aux alentours des 8%. L’accueil réservé à ces fanatiques politiques d’avant-hier au Pays de Bade ne surprend pas – le Rhin Supérieur, terre de l’Humanisme Rhénan, région de la tolérance entre les peuples et les cultures, ne s’y prête pas vraiment pour le nombrilisme nationaliste de l’AfD.

Et bravo ! aux manifestants de ne pas avoir cédé à la tentation de s’en prendre aux représentants de cette extrême-droite bête et méchante – exprimer son mépris pour ces idées dépassées depuis des générations était beaucoup mieux qu’une confrontation musclée. Mais quelle idée aussi de venir à Freiburg, la première grande ville allemande dirigée par un maire vert, pour y prêcher la haine et l’exclusion… Les 1000 manifestants fribourgeois ont donné la meilleure réponse aux extrémistes xénophobes : « on ne veut pas de vous ici. Et on ne votera pas pour vous. Bon vent… » (selon Euro.journalist)

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vendredi 14 avril 2017

14 avril 1917 : bombardement aérien au dessus de Fribourg-en-Brisgau

En 27 minutes, 64 bombes ont été larguées. 

La défense au sol n'a rien pu faire.

fribourg

Le 14 avril, marquera le 100ème anniversaire de la pire des attaques aériennes sur Fribourg. L'attaque s'est faite en deux vagues. Elle a entraîné 12 morts, dont neuf dans la société industrielle Gebrüder Himmelsbach AG, et un tiers de la ville détruite. La défense au sol n'a été d'aucune utilité car ses tirs ne montaient qu'à 3500 mètres alors que les avions volaient à 4000 mètres. Quant à l'escadron de chasse allemand, alerté trop tard, il n'a même pas pu décoller. Au cours de la première guerre mondiale, Fribourg a subi 25 raids aériens, plus que toute autre ville allemande, entraînant en tout la mort de 31 personnes. Sur la photo, l'Institut d'Anatomie qui fut sérieusement endommagé et qui fut entièrement détruit lors des bombardements alliés de la deuxième guerre mondiale en 1944.  L'institut a été reconstruit, avec un pavillon ouest plus grand, et fut terminé en 1949. 

Le soldat de Fribourg Willi Junge : sa dernière lettre.

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lundi 12 décembre 2016

Viol et meurtre à Fribourg, un "incident" pour le maire de Villé

Le terrible meurtre de Fribourg-en-Brisgau a été élucidé – le meurtrier d’une étudiante de 19 ans a été confondu grâce à des traces d’ADN et ils sont nombreux maintenant à vouloir en tirer profit à des fins politiques. Eh oui, le meurtrier était un réfugié. Et non, cela ne veut pas dire que les réfugiés représentent un danger pour l’ordre public. Même si l’extrême-droite se trouve déjà sur ses grands chevaux pour dénoncer l’ensemble des réfugiés. Et lors de la réunion d'information concernant l'accueil de demandeurs d'asile, le maire de Villé n'a rien trouvé de mieux que d'évoquer ce drame en le qualifiant d' "incident". Aurait-il voulu mettre le feu aux poudres, il ne s'y serait pas pris autrement ! Il est vrai qu'avec de tels propos, on peut supposer que celui qui se disait "sans étiquette" au début de son premier mandat, qui est devenu l'un des premiers sarkozystes avec sa candidature aux élections régionales, pourrait bien être en mesure d'attirer les voix de l'extrême-droite au profit de son nouveau patron Fillon.  

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Tout le Pays de Bade et toute l'Alsace étaient choqués après la découverte de ce terrible crime commis juste derrière le stade de football de Fribourg. En évaluant les traces laissées sur le lieu du crime et les enregistrements vidéo des caméras de surveillance, le meurtrier a pu être arrêté en peu de temps. Un jeune réfugié afghan, arrivé il y a un an non-accompagné et accueilli dans une famille d’accueil, est donc le meurtrier. A lire les médias, on pourrait avoir l’impression que la qualité de réfugié intéresse plus que le fait qu’un jeune homme se soit transformé en violeur et meurtrier. Mais cet adolescent n’a pas agi en tant que réfugié, il a agi en tant que meurtrier et les tentatives de diffamer maintenant l’ensemble des réfugiés comme meurtriers potentiels, constitue non seulement un abus terrible d’un crime aussi terrible, mais aussi un manque de respect vis-à-vis de la victime et de ses proches.

Face à la barbarie humaine, on se tait et on n’essaye pas de récupérer un tel crime pour ses propres ambitions politiques. Et que les xénophobes arrêtent de dire « vous voyez… on a toujours dit que les réfugiés étaient dangereux » – malheureusement, des viols et des meurtres sont commis par toutes les nationalités, par des malades mentaux de toute origine. Et dans la plupart des cas, il s’agit de « bons Européens », souvent de membres de la famille, très rarement de réfugiés: En fait, et c’est une information qui n’aidera ni la victime, ni ses proches, les réfugiés commettent statistiquement moins de crimes que le reste de la population ; cet Afghan de 17 ans constitue donc l’exception qui confirme la règle.

Cet adolescent qui a pris la vie à une jeune victime, sera jugé selon les règles de l’état de droit. Et ce procès sera difficile, car en vue du jeune âge du meurtrier, il sera jugé selon la loi des adolescents, avec un plafond de la peine qui sera donc inférieure à la peine qu’un adulte se verrait infliger – et là aussi, l’extrême-droite tentera de « récupérer » cette tragédie pour elle. La défense fera certainement valoir le vécu de ce jeune homme, son exposition à la violence, à la mort et ses traumatismes – et pourtant, nombreux sont ceux qui voudrait le pendre.

Le respect pour la victime voudrait qu’on laisse maintenant agir la justice qui elle seule, est en droit d’évaluer ce crime terrible, les circonstances et qui doit trouver un verdict qui correspond à la gravité des faits. Non, il ne s’agit pas d’un « crime de réfugiés », il s’agit d’un crime commis par un criminel qui sera jugé pour son acte. Et que tous les autres se taisent. Et que tous ceux qui veulent abuser de cette tragédie humaine, se taisent en baissant la tête en ayant honte – on ne profite pas d’une telle tragédie pour manipuler les gens et pour prêcher la haine. (voir Euro-journal.net)

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samedi 14 mai 2016

L'alcool sur la voie publique à Fribourg-en-Brisgau

Une dernière chance pour l'interdiction de l'alcool

alcoolEn 2009, la ville de Fribourg avait interdit la vente et la consommation d'alcool les vendredi et samedi de 22 h à 6 h du matin. Mais un étudiant avait déposé un recours au tribunal administratif du Bade-Würtemberg. Ce dernier avait prononcé la nullité de l'arrêté du bürgermeister de la ville. Décision qui avait réjoui les commerçants (notamment ceux des supermarchés, des stations d'essence, des kiosques) qui estimaient que "l'interdiction de vente d'alcool est une atteinte à l'économie libérale du marché".

Depuis l'arrivée au pouvoir de la coalition "vert-noir", les Verts ont dû à contrecoeur faire des concessions à la CDU et entériner la seule interdiction de consommation sur la voie publique. Dans la plupart des Länder, les beuveries sont interdites, mais la vente reste autorisée. Seuls en Saxe, la vente est interdite. Certaines villes, telles Wiesbaden, n'autorisent que la vente nocturne de bière. 

Les syndicats de police estiment qu'interdire la vente n'empêche pas les excès de consommation, mais donne plus de travail aux policiers qui n'ont pas les moyens de contrôler les ventes nocturnes illégales. Ils préfèrent se concentrer sur l'interdiction des beuveries collectives qui sont souvent approvisionnées par des alcools achetés pendant le jour.

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dimanche 31 mai 2015

La police connaissait le kamikaze de Fribourg

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Il n'y a pas qu'en France que des jeunes partent au djihad. A Fribourg-en-Brisgau, la police avait repéré Yannik  N. jeune allemand de 23 ans parti en Irak. Il a tué des dizaines de personnes avant de périr dans un attentat suicide dans la ville irakienne de Baiji, où il a explosé son camion plein d'explosifs sur un poste de contrôle.

Les recherches pour savoir qui a recruté cette personne pose cependant problème. En effet, Yannick N. n'était pas actif sur internet, puisqu'il était SDF et handicapé mental. Enfant de la rue, où on le voyait souvent près d'une école, il avait comme seules condamnations à son pedigree des coups et blessures, et un peu de trafic de drogue. 

Des voisins de cette école et la police était au courant de sa radicalisation. Bien que surveillé, elle ne sait pas par quelle filière de recrutement il est allé en Turquie puis en Irak.Car, toujours selon la police, il n'y a aucune filière reconnue à Fribourg. Les recruteurs semblent avoir changé de méthode et s'intéressent plus aux exclus de la société. La géolocalisation par internet a fait des progrès et cet outil est devenu trop dangereux pour eux. Selon une cannaissance de ce jeune "Yannick n'y serait même pas allé par conviction. Si des adeptes de la Scientologie l'avaient contacté, il les aurait suivis aussi." Un journaliste Alfred Hackenberger du quotidien "Die Welt" l'avait vu à Sanliurfa en Turquie orientale, à 52 km de la frontière syrienne. Il était assis au bord de la route sur une lourde valise bleue. Le journaliste l'avait remarqué du fait de son anxiété.

Il serait allé dans un camp d'entraînement en Syrie et jugé apte par EI pour un attentat kamikaze. Selon Hackenberger, EI utilise les "mauviettes" pour les attentats suicides, les "forts" sont envoyés sur les champs de bataille.

D'autres jeunes allemands sont déjà morts dans des attentats suicides, tel Abou Mohammed al-Amani, qui a fait 16 morts à la synagogue El Ghriba à Djerba (Tunisie) en 2002. 600 jeunes allemands sont comptabilisés comme partis au djihad, dont plus de 30 du Pays de Bade.

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