samedi 9 mars 2019

Des temps difficiles pour les fumeurs...

...et encore plus pour les buralistes. Trois (!) nouvelles hausses de prix devraient catapulter le prix du paquet normal (20 cigarettes) à plus de 10 €. Pour la santé publique ?

cigarette1

Le fait que les prix du tabac montent en flèche en France est particulièrement réjouissant en raison des innombrables tabacs qui sillonnent désormais les rues de la petite ville voisine de Kehl. Lorsque le tramway en provenance de Strasbourg entre à Kehl, les caisses dans les magasins sonnent, ce qui n’est pas surprenant, car le tabac et les cigarettes sont bientôt deux fois plus chers en France qu’en Allemagne. Et que dire des tabacs français ?

Le mot magique pour ces marchands de tabac en France qui n'ont pas encore jeté l'éponge s'appelle "diversification". Et ce n’est pas si facile chez les buralistes, car les principaux produits de ces magasins, avec le losange rouge typique dans lequel se trouve le mot "Tabac", ont déjà vendu des produits qui connaissent actuellement des chutes dramatiques - tabac et magazines. Donc, exactement les groupes de produits, où l'eau est à la hauteur de son cou.

Aujourd'hui, de nombreux tabacs en France vendent également des cigarettes électroniques, exploitent des points de collecte de colis, offrent du café à emporter et essaient d'obtenir au moins le loyer du magasin dans toutes sortes de commerces côte à côte, mois après mois. Et même cela ne suffit pas. Rien d’étonnant, alors que toute la clientèle peut facilement se rendre de l’autre côté de la frontière en tram et s'approvisionner en tabac et en cigarettes à des prix beaucoup plus bas.

La lecture officielle est claire: ces augmentations de prix constantes et d’autres mesures telles que les ensembles d’uniformes d’olive avec toutes sortes d’images d’horreur et de slogans, le gouvernement français veut empêcher les gens de fumer. Mais cela ne semble à première vue. Dans la pratique, le fumeur s’adapte aux circonstances - de même aujourd’hui, ceux qui ne peuvent pas payer 10 € pour un paquet de cigarettes fabriquent des cigarettes rembourrées, qui sont nettement moins chères. Mais le moins n'arrête pas.

Il est également clair que les maladies des fumeurs coûtent beaucoup à la Sécurité sociale. L'équation est simple: moins de fumeurs = moins de coûts de soins médicaux. Vous augmentez donc les prix, ce qui fait même de fumer un emploi élitiste. Le millionnaire se moque de savoir s'il paie 8, 10 ou 12 euros pour un paquet de cigarettes, alors que le bénéficiaire de l'aide sociale au tabac doit compter sur chaque gramme de tabac et cela ne changera pas après les prochaines augmentations.

Et si vite est le développement. À partir du 1er janvier, le prix par pack a été augmenté de 0,50 € (certaines marques en ont bénéficié et ont augmenté de 0,60 € le prix antérieur). Ainsi, le prix d’un paquet standard d’une grande marque est passé de 8,20 € à 8,80 €. Et déjà en novembre 2019, il continue et le prix est encore augmenté de 0,50 €. Les marchands et les fumeurs vont s'habituer à contrecœur aux nouveaux prix, puis ils se poursuivront en mars 2020, avec une nouvelle augmentation de 0,50 €. En novembre 2020, le gouvernement veut lever la barrière psychologique de 10 € et y parvient par une nouvelle augmentation de 0,50 €. Le forfait coûte alors 10,30 €, sans aucun supplément supplémentaire à prendre en compte.

Avec cette évolution des prix, il est clair que de plus en plus de fumeurs ne peuvent plus continuer à fumer, car ils ne peuvent plus payer le tabac et les cigarettes. C'est bon pour leurs poumons. Pendant ce temps, les commerçants de tabac réfléchissent fébrilement à la façon de joindre les deux bouts. Dernière idée: On va bientôt tester l’installation de distributeurs automatiques de billets de la SNCF dans des bureaux de tabac.

Au fur et à mesure que vous inversez la situation, la situation est plus qu'inéquitable et carrément existentielle pour les marchands de tabac d'Alsace. Tôt ou tard, il faudra aussi trouver ici des solutions européennes, car cette concurrence déloyale permet à certains d’économiser, mais à d’autres de menacer gravement leur existence sociale. Et ça ne marchera pas comme ça pendant longtemps. (selon "Eurojournaliste")

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 6 mars 2019

Une nouvelle destination pour les francophones : Hanoï.

Le 22 février, le Département de langue et de civilisation françaises de l'Université de langues et d’études internationales (ULIS) a organisé l'inauguration de l'Espace France de Hanoï avec la présence de l'ambassadeur de France au Vietnam, Bertrand Lortholary.

hano_Après Vinh (province de Nghê An, Centre), Hô Chi Minh-Ville et Cân Tho (Sud), l'ambassade de France au Vietnam ouvre son 4e Espace France à Hanoï, qui cherche à présenter les valeurs françaises à tous les amoureux de l’Hexagone. Cette fois, l'Espace France se place à l'intérieur du Département de langue et de civilisation françaises de l’ULIS, dépendant de l'Université nationale de Hanoï.

À la cérémonie d'inauguration de l’Espace France de Hanoï du 22 février, l'ambassadeur de France au Vietnam, Bertrand Lortholary, a remercié la collaboration de l’ULIS dans l’ouverture de cet endroit en tant qu'"un lieu d’échange, de culture autour de la France, de la langue française et de la Francophonie".

Mis en fonction depuis novembre 2018, l'Espace France de Hanoï consiste en une salle d'une dizaine de mètres carrés, remplie de documents, de livres, d’ouvrages, de magazines, de photos et d'autres images de la France. Après quelques mois d'activités, ce lieu a d’ores et déjà enregistré un certain succès avec de nombreuses visites quotidiennes.

Depuis sa mise en place dans le programme de l’ULIS il y a près de 60 ans, le français est une des premières langues étrangères enseignées. La cérémonie est aussi l'occasion pour cette université de confirmer le rôle du français dans sa direction éducative.

"Il est certain que de nombreux francophones de la capitale ont été et sont actuellement formés au sein de notre établissement. Il est donc nécessaire de posséder un tel Espace France ici, afin de renforcer la qualité de l’enseignement du français", a indiqué le DDô Tuân Minh, président de l’ULIS.

De son côté, l’ambassadeur français a également précisé le rôle principal de l’Espace France de Hanoï, qui sert à "diffuser les informations sur ce qu’est la France aujourd’hui" et à apporter aux étudiants "la possibilité d’étudier dans un autre pays".

Particulièrement, M. Lortholary a estimé que les Espaces France au Vietnam sont devenus "un lien supplémentaire" entre les deux pays, "et tout particulièrement avec la jeunesse, car en s’appuyant sur la jeunesse de la France et celle du Vietnam, nous pourrons faire vivre notre héritage commun"."Cet endroit me permet de rencontrer de nouveaux amis, a partagé Luong Minh Ngoc, étudiante en 3e année de langue française à l’ULIS. J’y apprends de nombreuses informations qui sont très pratiques pour mes études à l’université".

Après Hanoï, le 5e Espace France ouvrira prochainement ses portes dans la ville portuaire de Hai Phong (Nord). (selon "Le courrier du Vietnam")

hano_1

Posté par jl boehler à 05:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 10 janvier 2019

République et violences

1792 : Première république (appelée "la Convention") : Elle fait suite à la prise des Tuileries !

tuileries

1848 : Deuxième république (à la suite de la révolution de la même année et des nombreuses barricades à Paris).

1848

1872 : Troisième république, née après la guerre de 1870/71 et de la révolte de la Commune (rappelons-nous les événements du cimetière du Père Lachaise).

la_commune

1945 : Quatrième république, après la guerre de 1939 - 1945.

quatri_me_r_publique

1958 : Cinquième république, née après les attentats de l'OAS et le putch d'Alger !

OAS1

OAS

3_juin_1957

alger_putch

Et la 6ème République, appelée de leurs voeux par de nombreux français ? Qu'en sera-t-il ? La violence est condamnable, sera-t-elle évitable, malgré les durcissements de la loi prévus par le trio Macron - Philippe - Castaner ? Un régime, bâti dans la violence, ne risque-t-il pas d'engendrer ses propres violences ?

Posté par jl boehler à 04:07 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 6 décembre 2018

En conseil des ministres

Le projet de loi Blanquer

_cole

Le projet de loi de Jean-Michel Blanquer, qui instaure la scolarité obligatoire dès trois ans, crée un nouvel organisme d'évaluation des politiques éducatives, ou encore modifie des écoles formant les enseignants, a été présenté mercredi en conseil des ministres. 

Ce texte baptisé "Loi pour une école de la confiance" a été mal reçu par plusieurs syndicats, qui y ont lu "une reprise en main autoritaire" sur de nombreux sujets.  

"Il n'y aura pas de loi Blanquer", avait pourtant assuré le ministre peu après son arrivée rue de Grenelle en mai 2017. 
La mesure-phare du projet de loi, annoncée au printemps par le président Emmanuel Macron, est l'abaissement à trois ans, contre six ans auparavant, de l'âge du début de la scolarité obligatoire, à partir de la rentrée 2019.  
Le texte prévoit une contribution financière des collectivités publiques aux écoles maternelles privées, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent puisque la scolarisation en maternelle n'était pas obligatoire.  
Il acte aussi le remplacement du Cnesco (Conseil d'évaluation du système scolaire) par un Conseil d'évaluation de l'école. Le Cnesco avait été créé sous le précédent quinquennat pour évaluer le système scolaire français en s'appuyant souvent sur des exemples tirés de ce qui se fait à l'étranger. 
La quasi-totalité des organisations représentant le personnel dénoncent cette suppression et critique vivement le manque d'indépendance de l'organisme chargé de le remplacer, soulignant qu'il sera composé de "quatre personnalités choisies par le ministre de l’Éducation", "quatre représentants du ministre", ainsi qu'un député et un sénateur désignés par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. 
Les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), créées en 2013 par le ministre d'alors, Vincent Peillon, et qui forment les enseignants de la maternelle au lycée, seront remplacées par des Instituts nationaux supérieurs du professorat (INSP).  
Les directeurs seront nommés par arrêté conjoint des ministres de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur. Jusqu'ici, cette nomination se faisait sur proposition du conseil de l'Espé. En octobre, le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, avait dénoncé une "reprise en main par le ministère de la formation des maîtres". 
Les syndicats s'inquiètent également, entre autres mesures, du recrutement des assistants d'éducation, qui pourront se voir confier des fonctions d'enseignement s'ils préparent les concours de l'enseignement. Bref, encore bien des points de crispations à venir entre le ministre et les enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 1 décembre 2018

Art africain : le rapport Sarr-Savoy

90.000 objets d’art africain seront rendus par la France

Art_Museum_750x430

Le rapport Savoy-Sarr a été remis vendredi au président Emmanuel Macron. Le document recommande à la France de changer sa loi pour renvoyer en Afrique des milliers d’œuvres d’art.

Le rapport a été rédigé par Bénédicte Savoy de France et Felwine Sarr du Sénégal. Les auteurs indiquent que toute œuvre d’art africain de l’époque coloniale qui se trouve aujourd’hui dans des musées français devrait être présumée avoir été acquise sans consentement éclairé, sauf preuve contraire. Ils veulent que la loi française soit modifiée pour que les pièces d’art puissent être rendues au pays d’où elles ont été sorties depuis des décennies. Le rapport Savoy-Sarr s’inscrit dans la droite ligne d’un processus entamé par le Président Emmanuel Macron lors d’une visite au Burkina Faso et qui vise à restituer de façon temporaire ou définitive des œuvres d’art aux pays africains de l’ex pré-carré colonial de la France.

Une restitution en 3 phases

La première étape dans la restitution des œuvres africaines consiste selon le rapport, à la prise de mesures législatives visant à rendre les restitutions d’objets d’art africain irrévocables. La seconde phase (2019-2022), devrait permettre un inventaire complet, faciliter l’accès et le partage des documents digitaux, mettre en place des commissions et des ateliers dans le cadre d’un « dialogue intensif ». A ce niveau, les pays africains « doivent être assurés que leurs demandes de restitutions seront reçues au-delà des cinq ans » préconise le rapport sur la base du laps de temps évoqué par Emmanuel Macron dans son discours de Ouagadougou en 2017.

La troisième phase, celle du transfert définitif des œuvres doit commencer en novembre 2022. Aucune date de fin n’est prévue pour cette phase et doit certainement s’étendre aussi longtemps que la dernière des œuvres ne quitte officiellement la France.

Si la loi française venait à être modifiée, la restitution pourrait concerner quelques 90.000 objets africains présents dans les collections publiques en France. Plus de 20.000 autres œuvres se trouvent dispersés dans de nombreux musées, notamment dans les villes portuaires de France. 70.000 objets d’art africain se trouvent dans le seul Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. 46.000 ont été acquis durant la période 1885-1960 et sont donc susceptibles – selon le rapport Savoy-Sarr – d’être restitués.

Un "butin colonial" pris à différents peuples

Sur les 70.000 objets d’art africain se trouvant au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, les pièces venant du Tchad sont les plus nombreuses car son territoire est au point de jonction entre l’Afrique du nord et l’Afrique sub-saharienne. On les estime à 9.296. Suivent les objets pris à Madagascar (7.590), au Mali (6.910), en Côte d’Ivoire (3.951), au Bénin (3.157), au Congo (2.593), au Gabon (2.448), au Sénégal (2.281) et en Guinée (1.997).

Des pièces proviennent de territoires qui n’ont pas été colonisés par la France. Il s’agit de l’Ethiopie (3.081), du Ghana (1.656), du Nigeria (1.148) et de RD Congo (1.428). Les pièces d’Afrique australe (9.282) et d’Afrique de l’Est (5.343) sont moins nombreuses.

Les pièces ainsi évaluées en chiffre représentent un patrimoine important pour chaque peuple à qui ils ont été pris bien trop souvent de force lors de la période coloniale. Il s’agit d’objets sacrés ou à caractère initiatique transmis de génération en génération et qui se confondent à l’origine de ces peuples. Nous pouvons citer les masques initiatiques malinkés de Guinée, le masque de justice ikwara Punu du Gagon, les statuts d’offrande Bamanan du Mali ou les statuettes de fécondité bété de Côte d’Ivoire.

La pauvreté des collections africaines

Le rapport Savoy-Sarr révèle que d’autres grands musées européens ont aussi de larges collections africaines. Il s’agit du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Belgique avec ses 180.000 pièces africaines, le British Museum et ses 69.000 objets africain, le Weltmuseum de Vienne avec 37.000 œuvres, le futur Humboldt Forum de Berlin et ses 75.000 pièces africaines et le Weltmuseum de Vienne 37.000 œuvres. Cette riche collection hors du continent fait pâlir d’envie les musées nationaux africains dont les collections n’excèdent pas souvent les 3.000 œuvres. Ces objets exposés dans quelques vitrines n’ont souvent pas une grande valeur artistique et historique.

La France et les pays d’origine des pièces à transférer devront élaborer – en commun – une méthodologie de restitution. Le retour de ces œuvres en Afrique serait une forme de réparation pour ce que certains intellectuels africains qualifient de crimes culturels liés à la colonisation.

oeuvres_africains

 

Bénédicte Savoy et Felwine Sarr : le rapport sur la restitution des œuvres d'art

Posté par jl boehler à 00:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 27 novembre 2018

Précarité énergétique

Près de 7 millions de Français touchés

pr_carit_

Près de sept millions de ménages sont considérés comme étant en situation de précarité énergétique, a indiqué vendredi l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), et ce malgré la mise en place en 2018 d'un "chèque énergie" adressé à 3,6 millions de ménages. 

Un ménage est considéré comme étant en situation de précarité énergétique dès lors qu'il consacre plus de 8% de ses revenus à ses dépenses en énergie dans son logement ou qu'il déclare une sensation de froid lié à un équipement de chauffage défaillant ou une mauvaise isolation.  
L'an dernier, le seuil de précarité énergétique était fixé à 10% des revenus, ce qui empêche la comparaison entre le rapport de 2016 et celui publié vendredi. Selon l'ancien calcul, près de 6 millions étaient touchés par la précarité énergétique. 
Le nouveau rapport précise toutefois que le phénomène a très légèrement diminué depuis 2013. "Si l’on corrige l'impact conjoncturel de la météo, ce faible recul du phénomène demeure, mais est encore plus modéré, principalement en raison de la baisse des consommations d'énergie dans les logements", précise l'ONPE. 
Selon un sondage du médiateur national de l'énergie, 30% de l'ensemble des Français ont restreint le chauffage chez eux pour ne pas avoir de factures trop élevées et 15% d'entre eux ont déclaré avoir souffert du froid dans leur logement au cours du dernier hiver. 
La loi sur la transition énergétique votée en 2015 a instauré un dispositif de "chèque énergie" pour aider les ménages aux faibles revenus à payer leurs factures ou à réaliser des travaux de rénovation énergétique. 
En 2018, pour sa première année d'existence, ce chèque a bénéficié à 3,6 millions de ménages, pour un montant allant de 48 à 227 euros. Le gouvernement a par ailleurs annoncé que le chèque allait être étendu à 5,8 millions de ménages en 2019 et augmenté de 50 euros. 
L'Observatoire a calculé qu'il faudrait réduire la facture énergétique des ménages de 710 euros en moyenne par an pour qu'ils sortent de leur situation de précarité.  
Un grand plan d'investissement doit permettre d'investir 1,2 milliard d’euros afin de financer la rénovation de 75.000 logements par an, soit 375.000 avant 2022. 
Outre le "chèque énergie", le dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE) finance également la lutte contre la précarité énergétique, par une contribution des fournisseurs d'énergie.
Macron va-t-il annoncer ces mesures votées en 2015 comme une nouveauté ? Et les "gilets jaunes" accepteront-ils cette duperie et s'en satisferont-ils ?

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 6 novembre 2018

Où est le "plan grand froid" promis par Macron ?

Vannes : une retraitée expulsée car elle ne payait plus le chauffage

vannes

Françoise Le Clanche, enseignante retraitée de 66 ans, a été expulsée de son logement HLM mercredi 31 octobre à Vannes (Morbihan), à la veille de la trêve hivernale. Elle assure qu'elle payait son loyer, mais plus le chauffage, trop cher.

Le timing est mal choisi, à la veille de la trêve hivernale et alors que le gouvernement vient d'annoncer son plan grand froid.

Mercredi 31 octobre, des huissiers et des policiers sont venus au matin pour expulser Françoise Le Clanche, enseignante à la retraite de 66 ans, relate RTL. Comble de la situation : la retraitée devra payer elle-même les frais d'expulsion... Celle-ci a été filmée par un soutien de l'ancienne enseignante sur place : la vidéo, qui dure plus de 30 minutes, a déjà été vue plus de 50 000 fois sur Facebook depuis mercredi soir.

Trois chats comme seule famille

Françoise Le Clanche assure qu'elle payait son loyer à HLM Vannes Habitat. Mais elle ne pouvait plus payer le chauffage, trop cher pour elle. Une réalité à laquelle sont confrontés de nombreux Français : selon un rapport publié par le médiateur national de l'énergie, 30% des Français vont réduire le chauffage dans leur habitation cette année en raison du coût de cette dépense.

Françoise Le Clanche explique que sa retraite est passée de 1 080 à 880 euros et qu'elle a perdu son APL en 2016, détaille RTL. Elle assure que son bailleur n'aurait pas apprécié ses critiques concernant la vétusté de son logement, d'où son expulsion à la veille de la trêve hivernale... Contacté par RTL, Vannes Habitat évoque une procédure de 4 ans, des loyers impayés et des tentatives de relogement qui ont échoué, ce que dément la principale intéressée. Durant ce pont de la Toussaint, la retraitée est restée dans l'attente d'une solution d'hébergement avec sa seule famille : ses trois chats... (selon AFP)

Posté par jl boehler à 05:32 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 6 octobre 2018

Disparition franco-chinoise

Le président chinois d'Interpol porté disparu, enquête ouverte en France

chineCe vendredi 05/10/2018 - Une enquête pour disparition a été ouverte en France, à Lyon, concernant Meng Hongwei, le président chinois de l'organisation internationale de coopération policière Interpol, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis son départ pour la Chine fin septembre. 

C'est son épouse qui a signalé sa disparition aux autorités françaises en faisant part de son inquiétude, selon une source proche du dossier, confirmant une information de la radio Europe 1. 
"Il n'a pas disparu en France", a précisé cette source.  
Selon le quotidien de Hong Kong en langue anglaise South China Morning Post, qui cite une source anonyme, cet homme de 64 ans fait l'objet d'une enquête dans son pays. Il a été "emmené" par les autorités "dès son atterrissage" la semaine dernière, pour des motifs encore flous, affirme le journal. 
L'enquête a été ouverte à Lyon, siège mondial de l'organisation rassemblant 192 pays et lieu de résidence de Meng Hongwei et sa famille. Elle a été confiée à la police judiciaire. 
"Cette affaire concerne les autorités compétentes en France et en Chine", s'est borné à commenter Interpol dans un communiqué, en soulignant que c'est l'Allemand Jürgen Stock, son secrétaire général, et non Meng Hongwei, qui est chargé de la conduite de l'organisation au quotidien. 
Meng Hongwei, 64 ans, avait été élu le 10 novembre 2016 à la tête d'Interpol lors de sa 85e assemblée générale annuelle à Bali, en remplacement de la Française Mireille Ballestrazzi, devançant largement un unique concurrent namibien. Son mandat court jusqu'en 2020. 
Avant sa nomination, il exerçait en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique et y dirigeait le bureau national d'Interpol. Il était également un poids lourd du Parti communiste chinois. Durant sa carrière de policier, il a travaillé dans des unités de lutte contre le trafic de drogue, l'anti-terrorisme et a dirigé les gardes-côtes chinois, selon sa biographie sur le site d'Interpol. 

Nomination critiquée par Amnesty International

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme. La Chine a longtemps utilisé Interpol "pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger", s'était inquiété notamment Amnesty International. 

L'organisation policière s'en était défendue en rappelant que le président d'Interpol n'intervient pas dans son quotidien opérationnel et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdit toute ingérence en matière politique. 
Reste que la disparition soudaine de hauts dignitaires chinois est devenue chose courante sous la présidence de Xi Jinping, qui mène depuis plusieurs années une campagne anti-corruption soupçonnée de servir de purge politique, en Chine comme à l'étranger. 
Basée à Lyon, Interpol permet de favoriser les échanges entre les polices de ses 192 pays membres, grâce à des bases de données répertoriant par exemple les passeports déclarés volés. 
L'organisation est connue pour sa diffusion des "notices rouges", présentées souvent - à tort - comme des mandats d'arrêt internationaux : elles informent en réalité les pays membres d'Interpol de la délivrance d'un mandat d'arrêt par l'autorité judiciaire de l'un d'eux, sans obligation d'arrestation ni d'extradition.

Posté par jl boehler à 00:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 20 août 2018

L’Europe en vacances

L’association « Les Jeunes Européens – France » organise en ce mois d'août 2018 une grande campagne de sensibilisation à la citoyenneté européenne.

europe

Cet été, l’Europe se déplace sur les plages et centres de vacances du littoral français. L’objectif de cette campagne intitulée « Europe en Vacances » est d’expliquer de manière ludique les enjeux et les droits liés à la citoyenneté européenne, via des animations et jeux pédagogiques adaptés à toutes les générations.

Le projet « Europe en Vacances » est parti du constat suivant : les élections européennes sont souvent traitées peu de temps avant l’échéance électorale par les partis politiques et les médias. 50% des citoyens européens considèrent actuellement que leur voix ne compte pas dans la détermination des politiques de l’Union européenne (Eurobaromètre automne 2017). Reléguées au second plan, ces élections sont pourtant cruciales pour faire avancer l’Union Européenne et la rendre plus démocratique.

Du 6 août au 19 août, à bord de vans, des équipes de bénévoles se rendent pendant deux semaines sur plusieurs plages de France ainsi que dans des campings, des centres de vacances, des auberges de jeunesse et des festivals afin de s’adresser à un public jeune et familial.

Les équipes sont parties de Strasbourg, ville symbolique et siège du Parlement européen, avant de sillonner les côtes françaises de Bordeaux à San Sebastian, de Marseille à Nice. Mais les actions ne se limitent pas à ces zones. En effet, depuis le mois de juin et jusqu’à la fin du mois d’août, l’association organise des actions similaires dans différentes communes et régions de France, y compris dans la région Grand Est et en Alsace, à l’occasion de certains événements estivaux (festivals, compétitions sportives, etc.).

Remarquables, ces jeunes Européens et Européennes. Pendant que d’autres s’adonnent au dolce farniente, ils investissent leur temps et leurs moyens pour porter la parole européenne à un moment où l’Europe fait l’objet de toutes les critiques. Exemplaire. (selon "Euro-journalistes")

Posté par jl boehler à 03:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 17 août 2018

Femme battue expulsée

Où est la justice ?

femme1

L'image est terrible: une femme battue par son compagnon, mère de famille, a été expulsée de son domicile, parce que leurs "disputes" dérangeaient le voisinage. Il y a même pire: le juge du tribunal d'instance de Colombes (Hauts-de-Seine) écrit même que "la plainte déposée pour violence conjugale par Madame ne fait que corroborer les troubles" causés au voisinage... 

La jeune femme, 37 ans, est désormais visée par une procédure qui l'oblige à déménager avant le 12 septembre. Le bailleur social, 3F, a été sollicité par les autres locataires de cette proprette résidence HLM de La Garenne-Colombes. Ils ont demandé la résiliation du bail et l’expulsion d'Élodie et de sa famille. Et obtenu gain de cause.

Le bâilleur s'explique: "Nous avons eu de nombreuses plaintes de locataires pour le bruit et des menaces proférées par Monsieur contre les résidents et la gardienne. Comme Monsieur et Madame sont tous les deux titulaires du bail, la résiliation s'applique à eux deux. Mais on entend qu’elle est victime de violence et elle n’est pas à la rue: nous travaillons à une solution de relogement."

Le 30 mars dernier, Élodie avait quant à elle porté plainte pour violence conjugale, avant que son compagnon ne soit placé en garde à vue après un nouvel accès de violence. Depuis, il n’occupe plus les lieux. Mais c'est donc elle qui est visée, directement, par l'expulsion du logement...

"Je ne comprends pas qu’on m’expulse avec deux enfants à cause de bruits", détaille la jeune femme.

Son avocate, Me Migueline Rosset, s’indigne: "Le juge décrit une situation de véritable souffrance mais n’en tire aucune conséquence. Il aurait pu agir avec humanité et renvoyer l’affaire le temps de vérifier que Monsieur était effectivement parti du logement pour refuser alors d’expulser. Nous avons fait appel" de cette décision, assure-t-elle.

Posté par jl boehler à 08:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,