samedi 29 avril 2017

Avec Arnaud Montebourg ...

Déclaration étonnante ? Non, logique : Arnaud Montebourg défend son projet.

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Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, Arnaud Montebourg a lui aussi appelé à voter pour Emmanuel Macron, tout en lui faisant quelques petites idées.

Ce lundi, dans un communiqué publié sur son compte Twitter, l'ancien candidat à la primaire de la gauche, a annoncé qu'il soutiendrait Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle pour "combattre et rejeter" Marine Le Pen.

Mais Arnaud Montebourg ne s'est pas arrêté là. Il en a profité pour faire cinq suggestions au candidat d'En Marche! Des suggestions qui sortent tout droit de son programme comme : "la fin de l'austérité en Europe et en France", "le patriotisme économique, la réindustrialisation et le soutien au Made in France", "le maintien et l'amélioration de la protection sociale des Français", "le retour de l'indépendance de la France à l'égard des puissances du monde" ou encore "la nécessité de démocratiser le système politique sous la forme d'une VIe République", détaille Arnaud Montebourg dans son communiqué.

L'ex-candidat de la primaire de la Belle Alliance Populaire a par ailleurs invité Emmanuel Macron à "prendre en considération (la) France des oubliés et des perdants".

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dimanche 26 mars 2017

Passage à l'heure d'été

L'heure d'été. Problème ou solution ? - TATOU FAUX

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mercredi 1 mars 2017

"Je ne me retirerai pas !"

Discours du général De Gaulle le 30 mai 1968 

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Françaises, Français.

Étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir. J'ai pris mes résolutions.

Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple, je le remplirai.

C'était à la suite des événements de mai 1968, où il s'est maintenu, mais a chuté un an plus tard suite au referendum où le peuple français lui a dit "non".

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François Fillon, quant à lui, avait annoncé son retrait en cas de mise en examen. Il avait même lancé : "Qui aurait imaginé le général De Gaulle mis en examen ?". Et voilà qu'il remet en cause sa parole. C'est du De Gaulle à l'envers ! Et il se veut gaulliste.

Comment croire en un candidat qui n'a pas de parole ? Certes, le "gaulliste corse" Charles Pasqua avait prononcé en son temps cette phrase historique : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient." Mais il l'a prononcée après les élections. Fillon n'a même pas cette décence, il revient sur ses promesses déjà avant l'élection. Un avantage cependant, les français pourront apprécier sa crédibilité à sa juste valeur.

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lundi 27 février 2017

Carnaval le long du Rhin

Rosenmontag Zug Köln 

Carnaval De Strasbourg

Basler Fasnacht 2016 -Morgestraich - Vier Uhr

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lundi 13 février 2017

L’origine des descendants d’immigrés en France

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L’Insee a publié, mercredi, une étude sur les descendants d’immigrés venus en France. Trois cartes aide à comprendre la situation des enfants d’immigrés en France, d’origines principalement européenne et africaine. D’abord en provenance d’Espagne et d’Italie dans les années 30, les vagues d’immigration sont ensuite venues du Maghreb dans l(après guerre pour les Algériens et dans les années 70 pour les marocains. À partir du milieu des années soixante-dix, l’immigration concerne davantage les pays de l’Afrique.

En 2015, 7,3 millions de personnes nées en France ont au moins un parent immigré, soit 11 % de la population. L’origine des descendants d’immigrés est le reflet des flux d’immigration qu’a connus la France depuis plus d’un siècle. Les descendants d’immigrés sont dans leur ensemble plus jeunes que l’ensemble de la population résidant en France ; c’est notamment le cas de ceux d’origine africaine.

La moitié des descendants d’immigrés ont un seul parent immigré. Lorsque les deux parents sont immigrés, ils viennent presque toujours du même pays. Entre 18 et 24 ans, les descendants d’immigrés partent plus tardivement du foyer familial que les autres jeunes. C’est surtout le cas pour ceux dont les deux parents sont immigrés : le comportement de décohabitation des jeunes issus de couples mixtes est plus proche de celui de l’ensemble de la population. Deux tiers des descendants d’immigrés de 25 ans ou plus vivant en couple ont choisi un conjoint sans lien direct avec l’immigration. La localisation géographique des descendants est proche de celle des immigrés, même si elle est un peu moins concentrée dans l’unité urbaine de Paris.

Voir l’étude complète sur le site de l’Insee.

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mardi 31 janvier 2017

Fillon chez les sénateurs

On a déjà deux tomes des notes écrites par l'attachée familialement parlementaire du candidat Fillon, à savoir

  • Fillon et Pénélope
  • Fillon chez les Belges

Un troisième album devrait bientôt sortir

  • Fillon chez les sénateurs

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Mois d’une semaine après l’éclatement de l’affaire dite Penelope Fillon, une nouvelle bombe vient d’exploser dans la campagne du candidat de la droite. Selon Mediapart et Le Journal du Dimanche, François Fillon est soupçonné d’être lié à une affaire de détournement de fonds au Sénat. D’après leurs informations, il aurait profité d’un système de détournement portant sur l’enveloppe versée aux sénateurs pour rémunérer leurs collaborateurs.

François Fillon aurait ainsi récolté plus de 20 000 euros

Concrètement, une fois les salaires des collaborateurs payés, des sénateurs UMP n’auraient pas gardé l’éventuel résidu pour financer le fonctionnement de leur groupe parlementaire comme le prévoit la loi, mais ils l’auraient plutôt détourné via une association et ce, entre 2009 et 2014.

Ce dossier est instruit depuis 2012, suite à une dénonciation de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Pour le moment, cinq personnes dont trois sénateurs ont été mises en examen pour détournement de fonds publics et recel. Toutes assurent pourtant que ce système consistant à déléguer une partie des crédits collaborateurs au groupe qui les reversait ensuite aux sénateurs via une association n’avait rien d’illégal. Et c’est justement ce que tente aujourd’hui de vérifier la justice.

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lundi 28 novembre 2016

Qui est Ambroise Croizat ?

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Né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et mort le 11 février 1951 à l'hôpital Foch de Suresnes, il fut l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale et du système de retraites en France. Il fut également secrétaire général de la fédération des travailleurs de la métallurie de la CGT et ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947. Son père, Antoine Croizat, est ouvrier et sa mère, Louise Jeannette Piccino, employée dans un tissage de velours. Il travaille en usine dès l'âge de 13 ans lorsque son père est appelé sous les drapeaux en 1914. Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours du soir et devient ouvrier ajusteur-outilleur dans la région lyonnaise.

En 1917, il s'inscrit aux Jeunesses socialistes et adhère au Parti Socialiste en 1918. Il se déclare partisan de l'affiliation du parti SFIO à l'Internationaliste communiste. Il anime les grandes grèves de la métallurgie lyonnaise. Ambroise Croizat entre lui-même au Parti communiste dès sa fondation en 1920 et il est l'un des dirigeants des Jeunesses communistes de 1920 à 1928. Il devient un permanent du Parti communiste en 1925. En 1928, il est nommé secrétaire de la Fédération unitaire des métaux. En 1929 – et jusqu'à sa mort en 1951 – il est membre du comité central, puis membre du bureau de la Fédération de la jeunesse. Il déploie une intense activité militante dans de multiples endroits en France. En 1936, au moment où se réalise l'unité syndicale, il devient secrétaire général de la Fédération unique des métallurgistes CGT, qui regroupe alors 20 % des effectifs de la CGT.

Aux élections générales législatives des 26 avril et 3 mai 1936, il est élu dans la deuxième circonscription du 14e arrondissement de la Seine. Il est négociateur de la convention de la métallurgie parisienne, rapporteur sur la loi des conventions collectives à la Chambre. Il est également négociateur dans le secteur des grands magasins et membre à la Chambre de la commission sur les armements.

Arrêté dans la nuit du 7 au 8 octobre 1939 — comme d'autres députés communistes qui soutiennent le pacte germano-soviétique —, déchu de son mandat de député le 20 février 1940, il est condamné le 3 avril à cinq ans de prison et à 4 000 francs d'amende. Ayant transité par 14 prisons, il finit par être transféré en mars 1941 au bagne de Maison Carrée dans la banlieue d'Alger. Libéré le 5 février 1943, trois mois après le débarquement allié en Afrique du Nord, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d'Alger. Ce n'est qu'une fois sa déchéance annulée le 28 octobre 1944 qu'il peut siéger à l'Assemblée consultative provisoire, au titre de la CGT. À la Libération, il est élu membre des deux Assemblées constituantes (scrutins du 21 octobre 1945 et du 2 juin 1946) puis de l'Assemblée nationale de 1946 à 1951.

Croizat est ministre du Travail du général De Gaulle du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946, puis ministre du Travail et de la Sécurité Sociale du 26 janvier au 16 décembre 1946 (gouvernements Gouin et Bidault) et du 22 janvier au 4 mai 1947 (gouvernement Paul Ramadier, fin de la participation communiste au gouvernement). C’est à ce poste qu’il dirige la mise en place du système de protection sociale : assurance maladie, système de retraites, allocations familiales, et amélioration du droit du travail français, avec les comités d'entreprise, la médecine du travail, la réglementation des heures supplémentaires, le statut des mineurs.

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès… » déclarera-t-il dans son dernier discours à l'Assemblée Nationale en octobre 1950.

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mercredi 19 octobre 2016

Quand les alsaciens-mosellans étaient des réfugiés

Voilà qui devrait faire réfléchir quelques-uns

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L'offensive allemande  du 10 mai 1940 va jeter sur les routes des milliers de  personnes qui cherchent a fuir  les troupes allemandes, à ces civils des milliers de soldats sont présents, dans ce flot de civils et de militaires des Alsaciens et des Mosellans. En Alsace l'armée allemande bombarde les terrains d'aviation, les dépôts de munitions, des voies ferrées.

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En Lorraine leurs actions sont identiques. Devant l'ampleur du repli dans le nord et le nord est de la France, l'ordre est donné par le gouvernement de faire la même manoeuvre en Alsace. Le 11 juin l'artillerie se replie, de plus l'ordre est donné à tous les hommes de 17 a 55 ans de quitter l 'Alsace. Le 14 juin Metz est déclarée ville ouverte, les hôpitaux sont évacués, les banques fermées, les gendarmes sont partis. Le 19 la ville de Nancy  se déclare à son tour ville ouverte. En Alsace 900 canots avec des troupes allemandes franchissent le Rhin, le 15 au matin et le 16 c'est le repli. Le 17 Sélestat est pris, malgré les 32 ponts coupés par l'armée française, les troupes allemandes sont à Mulhouse le le 18, le 19 à Strasbourg .

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Certaines familles vont retrouver des parents, d'autres des amis, pour d'autres c'est un voyage vers l'inconnu. Il arrive que certains Alsaciens ou Mosellans sont  bousculés durant l'exode, les cas de plusieurs altercations furent signalés auprès des gendarmes,  mais  cela ne fut pas considéré comme important face à la masse des réfugiés. Pour  tous le but est de fuir l'avancée allemande. 82000 Mosellans, 33000 Alsaciens, fuient vers le sud-ouest, la Dordogne, le Périgord, etc... Ils partent à pied, avec quelques bagages, avec leurs charettes, la maman poussant le landau du bébé, sous le mitraillage et les bombes de l'aviation allemande.

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Mais aussi, sous les regards méfiants des habitants des communes traversées, si toutefois les élus ne leur interdisent pas le passage. Ils sont regardés comme des animaux sauvages, ces migrants qui parlent un dialecte allemand ou un français qui heurte à faire penser qu'il leur pousse des ronces sur la langue, parmi lesquels auraient pu s'infiltrer des nazis ! Des migrants qui auraient pu chaparder dans les champs, voire s'attaquer aux enfants ou aux femmes...

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Lors du recensement de 1936, la Dordogne comptait environ 387000 habitants. Elle en compte  500000 en 1940 avec les nombreux réfugiés, notamment alsaciens puis lorrains.  Ils sont logés dans les établissements scolaires, chez l’habitant, dans des grottes ou même des masures sans chauffage, sans électricité, parfois sans eau.

Ce n'est que peu à peu que des amitiés se sont liées avec la population locale. Aujourd'hui encore, de nombreux villages alsaciens ou lorrains sont jumelés avec des villages du sud-ouest.

ALQui peut prétendre, sous prétexte que des nôtres ont subi ces brimades, avoir le droit de traiter d'autres de la même sorte aujourd'hui ?

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mardi 18 octobre 2016

"LA GRANDE BORNE", zone de non-droit : de quoi parle-t-on

Pouria Amishahi, député PS, s'exprime

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Des policiers se sont fait violemment attaquer par des truands en bande organisée désireux de défendre leurs trafics dans une ville de la banlieue parisienne, Grigny. Un policier est toujours entre la vie et la mort.

Depuis ? Une déferlante de termes dévoyés et une avalanche de propositions de mesures toutes plus inutiles les unes que les autres.

« État de droit », « sauvageons », » barbares », « zones de non-droit » : les mots ont un sens. Ces derniers jours ils sont tous utilisés à tort et à travers sans la mesure et le recul qu’exige pourtant la situation du pays.

Dans ce brouhaha, toutes les voix se mélangent, sans distinction. Le premier ministre devenu soudainement tout à la fois juge et shérif indique que les coupables « seront sévèrement punis »,s’asseyant ainsi tranquillement sur la séparation des pouvoirs. Évidemment la droite se déchaîne. Et l’Islam, qui n’a rien à voir là-dedans, est encore montré du doigt par des racistes imbéciles. Est-il seulement possible que chacun ait la décence de ne pas surfer sur l’agression inadmissible de policiers pour servir son discours politique quand l’un d’entre eux est encore en danger de mort ?

Les objectifs électoraux font perdre de vue l’essentiel : les citoyens. S’il y a zone de « non droit », c’est bien d’abord pour eux, qui ont de moins en moins accès aux droits réels et aux services publics. Pour les citoyens que sont les habitants de ces quartiers l’Etat ne veut plus dire quand-chose puisqu’il recule et s’accommode de la pauvreté grandissante. « Apartheid » disait Manuel Valls, là aussi confondant tout, mais on comprenait au moins une colère face au délabrement général. Comment croient-ils donc, ces décideurs d’hier et d’aujourd’hui qui s’élèvent en criant, que se sont constitués les mafias, les trafics, et que se développent les crimes et délits quotidiens ? Et puis quoi depuis tant d’années ? Pas grand-chose en réalité si ce n’est que les bandits s’organisent plus facilement tandis que la majorité des citoyens continuent de vivre « modestement » quand on ne demande pas à certains d’entre eux de se « faire discrets ».

J’en appelle à la raison. Parce qu’on peut condamner fermement sans sombrer dans la bêtise, je souhaite que les auteurs de cet acte soient arrêtés et portés devant la justice, comme l’exige l’Etat de droit. Je demande à ceux qui aspirent à gouverner demain de se mettre enfin à l’écoute des citoyens concernés pour engager les grandes transformations de la ville, de consacrer l’argent public au bien commun plutôt qu’à des puits sécuritaires sans fond. D’ailleurs, les policiers eux-mêmes n’en peuvent plus. Il est temps de dire autre chose que des mots braillés dans le micro seulement pour « rassurer les gens » ou, plus souvent, se donner une image d’homme – ou de femme – fort. Les enjeux se situent ailleurs que dans le narcissisme de politiques usés.

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mardi 27 septembre 2016

Buisson flingue Sarkozy

Vrais règlements de comptes entre faux frères

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Patrick Buisson, ancien conseiller controversé de Nicolas Sarkozy dévoile ces jours-ci dans un livre intitulé "La cause du peuple", la stratégie de l'ancien président pour atteindre le pouvoir et, une fois élu, pour gouverner. Les bonnes feuilles sont publiées ce mardi dans L'Express, en collaboration avec BFMTV. Sur 500 pages, Patrick Buisson, qui a enregistré toutes ses conversations avec Nicolas Sarkozy, raconte de nombreuses anecdotes, mais surtout, règle ses comptes avec l'actuel président des Républicains.


- Les émeutes anti-CPE
Les deux hommes débutent leur collaboration en 2005, Nicolas Sarkozy est alors ministre de l'Interieur. Patrick Buisson se souvient d'un ministre qui a choisi de ne pas intervenir lors des émeutes anti-CPE à Paris, en 2006. "Nous avions pris la décision de laisser les bandes de blacks et de beurs agresser les jeunes Blancs aux Invalides, tout en informant les photographes de Paris Match de la probabilité de sérieux incidents. Nous avons tremblé à l'idée qu'il puisse y avoir un blessé grave. Mais, au fond, ça valait la peine d'endurer pendant une demi-journée les sarcasmes des médias."

- Les femmes
Patrick Buisson dresse le portrait d'un homme obnubilé par les femmes : "Le chef né pour cheffer était en réalité un fragile séducteur subjugué par ses conquêtes, un faux dur submergé par un état permanent de dépendance affective, une âme malheureuse qu'habitait non pas le dur désir de durer, mais celui d'être aimé. Ce mâle dominant vivait sous l'empire des femmes." Il se souvient d'une réunion de cabinet "où Nicolas Sarkozy s'extasie sur le décolleté de son épouse et invite ses conseillers à faire de même". 

Nicolas Sarkozy est présenté comme un homme dirigé par le paraître, un président qui choisit ses ministres en fonction de leur physique : "Je sais bien que je suis le Tom Cruise du pauvre, mais enfin Gérard Larcher ministre, ce n'est pas possible : il est trop laid ! Tandis qu'avec Rachida et Rama , on va leur en mettre plein la vue." 

- DSK
Selon Buisson, Sarkozy était au courant des "parties fines" de l'ancien chef du FMI à Lille. Il se serait gardé le dossier sous le coude dans l'idée de le rendre public une fois DSK désigné candidat de la gauche. Mais l'affaire du Sofitel ruine ses plans. "Ce type est un dégoûtant personnage. Il n'aime pas les femmes, mais le sexe. Faites-moi confiance. J'ai de quoi le faire exploser en plein vol", confiera Nicolas Sarkozy à ses proches. "Selon les jours, il évoquait une mystérieuse affaire à Marrakech ou une triviale histoire de 'parties fines' à Lille, s'excusant à chaque fois de ne pas pouvoir nous en dire davantage", confie Patrick Buisson. 

- Chirac et Fillon
Nicolas Sarkozy n'épargnait pas non plus son prédécesseur Jacques Chirac. Il le décrit comme "le plus détestable de tous les présidents de la Vème République". "Je n'ai jamais connu un type aussi corrompu", lâche-t-il.

Alors qu'il vient d'inaugurer une mosquée, François Fillon est également pris pour cible : "Pauvre type, tant qu'il y est, il n'a qu'à venir mercredi au Conseil des ministres en babouches et avec un tapis de prière".

- Le FN
Patrick Buisson évoque dans son livre "les valeurs communes" de Nicolas Sarkozy avec le Front national. Son ancien conseiller affirme même qu'il a demandé à plusieurs élus de droite de parrainer Jean-Marie Le Pen pour qu'il puisse se présenter à la présidentielle.

Interrogé lundi 26 septembre sur Europe 1 sur la sortie du livre de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy a sommairement déclaré : "il ne m'intéresse nullement"... (selon AFP)

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