jeudi 18 mars 2021

Russes et Chinois, leurs ambitions lunaires

L’Agence spatiale russe Roscosmos et son homologue chinoise, la China national space administration, annoncent avoir signé un protocole d’accord en vue de coopérer sur le développement d’une station scientifique lunaire internationale.

LuneIl s’agit de « mettre à profit » l’expérience des deux pays en matière de compétences et de technologies afin d’élaborer « conjointement la feuille de route » et de planifier, concevoir et développer cette future installation « à la surface ou en orbite de la Lune », indiquent les deux agences par voie de communiqué de presse.

Aucun calendrier ni aucun budget n’ont été annoncés pour l’instant. Les communiqués conjoints précisent cependant que cette station scientifique lunaire aura une vocation internationale, le projet sera ouvert « à tous les pays intéressés et partenaires internationaux ». Les objectifs affichés par la Chine et la Russie comportent « des activités de recherche multidisciplinaires et polyvalentes, les observations lunaires » ou encore « des essais technologiques ».

Le programme spatial chinois, lancé dans les années 1950 avec l’aide de l’URSS, s’est peu à peu détaché de l’allié soviétique. La collaboration entre les deux pays a cessé dans les années 1990, mais elle est revenue à petits pas à partir de 2017, avec des annonces de projets de coopération, notamment dans le domaine de l’exploration lunaire.

Si la Russie possède une longue expérience du domaine spatial, elle n’a cependant pas les mêmes ambitions que la Chine, qui a multiplié les projets extra-atmosphériques ces dernière années. Dernier en date : la sonde Tianwen-1 qui orbite actuellement autour de Mars et qui contient également un atterrisseur et un rover, devant être posé sur la planète rouge en mai-juin prochain. La Chine est par ailleurs devenue le troisième pays après les États-Unis et la Russie à ramener des échantillons lunaires sur Terre, avec le succès de la mission Chang’e 5 en décembre (…)

Quant à la Russie, elle va prochainement renouer avec les programmes lunaires, puisqu'un lancement est prévu à l'automne prochain : la mission Luna-25 va permettre de "renouer" avec les techniques d'alunissage, la mission Luna-24 remontant à… 1976. Des missions Luna-26 et 27 sont d'ores et déjà prévues dans les prochaines années, avec le concours de l'Agence spatiale européenne notamment. (Selon Tahiti.news)

Posté par jl boehler à 04:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 14 janvier 2021

Trafic de pangolins avec le Nigeria

Lourdes peines en Chine pour les trafiquants

pangolin0Vingt-trois tonnes d’écailles: la justice chinoise a condamné mardi à de lourdes peines 17 trafiquants qui avaient introduit depuis le Nigeria d’énormes quantités d’écailles de pangolin, une espèce en voie d’extinction.

Un tribunal de la ville portuaire de Wenzhou (est) a condamné les deux « cerveaux » du trafic à 14 et 13 ans de prison, les autres membres du gang écopant de peines comprises entre 15 mois et 12 ans d’emprisonnement.

La contrebande, entre 2018 et 2019, était évaluée à 180 millions de yuans (plus de 22 millions d’euros). Certains lots d’écailles étaient dissimulés dans des livraisons de gingembre, selon l’acte d’accusation.

L’écaille de pangolin est prisée dans la médecine chinoise pour ses vertus curatives, non démontrées scientifiquement. Elle peut atteindre des prix très élevés.

Les pangolins ont été retirés cette année de la pharmacopée officielle chinoise, une décision qui a coïncidé avec l’apparition dans le pays du nouveau coronavirus.

Le pangolin, qui est l’animal le plus pourchassé par les braconniers et les trafiquants dans le monde, est soupçonné d’avoir été l’hôte intermédiaire qui aurait permis la transmission du virus de la chauve-souris à l’espèce humaine. Cette interprétation n’est toutefois pas prouvée, mais permet aux responsables chinois de se disculper dans ce domaine.

Le nouveau coronavirus a émergé en 2019 sur un marché à Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages vivants, selon des scientifiques chinois.

pangolin1

Posté par jl boehler à 06:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 2 janvier 2021

La journaliste Zhang Zhan condamnée

Après sa condamnation, l’UE et les Etats-Unis exigent sa libération "immédiate"

zangzangZhang Zhan s’était rendue en février à Wuhan (centre de la Chine), alors en proie à l’épidémie de Covid-19, diffusant sur internet des reportages, notamment sur la situation chaotique des hôpitaux. La condamnation de cette "journaliste citoyenne" à quatre ans de prison lundi, en pleines fêtes de fin d’année quand l’attention internationale est limitée, n’a pas été rendue publique par le tribunal et les médias chinois n’en ont pas fait état.

L'UE a demandé ce mardi à la Chine la "libération immédiate" de la "journaliste citoyenne" Zhang Zhan condamnée lundi à quatre ans de prison, alors qu’un important accord sur les investissements entre Pékin et Bruxelles est proche d’aboutir.

"L’UE appelle à la libération immédiate de Mme Zhang Zhan", emprisonnée après couvert l’épidémie de Covid-19 à Wuhan, ainsi que celle de défenseurs des droits de l’homme et personnalités détenues en Chine pour avoir rapporté des informations "d’intérêt public", a annoncé dans un communiqué un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Une demande venue quelques heures plus tard des Etats-Unis. "Nous appelons le gouvernement de la République populaire de Chine à la libérer immédiatement et sans conditions", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. "Le parti communiste chinois a de nouveau montré qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour réduire au silence ceux qui remettent en question la ligne officielle du parti, même si cela concerne des informations de santé publique cruciales", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Qui est Zhang Zhan ?

Toute frêle dans sa chaise roulante, Zhang Zhan a opposé le silence à ses accusateurs, seule ou presque face à la justice chinoise. Sa façon à elle de défendre sa couverture de la mise en quarantaine de Wuhan, face à un régime qui impose sa lecture de l’épidémie.

Zhang Zhan est devenue lundi la première personne condamnée par Pékin pour avoir diffusé une information indépendante sur la ville qui a été à l’épicentre du nouveau coronavirus.

Ses vidéos, qu’elle diffusait sur les réseaux sociaux, révélaient le chaos dans les hôpitaux de la métropole de 11 millions d’habitants, coupée du monde à partir du 23 janvier 2020 et ce pour 76 jours.

Manque de tests de dépistage, manque de lits, habitants livrés à eux-mêmes : ses reportages sont loin de la propagande déversée par les médias du régime, toute à la gloire des mesures radicales adoptées par le pouvoir.

En mai, l’ancienne avocate inscrite au barreau de Shanghai était arrêtée puis poursuivie pour "provocation aux troubles", l’accusation qui lui vaut ses années de prison.Cette femme de 37 ans observe depuis juin une grève de la faim et est nourrie de force par une sonde nasale. (selon AFP) 

Posté par jl boehler à 05:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 10 décembre 2020

Hong Kong renoue avec les restrictions

C'est parti pour la quatrième vague épidémique !

chine

Les autorités hongkongaises ont imposé lundi de nouvelles restrictions aux 7,5 millions d'habitants de l'ex-colonie britannique, et ce afin d'endiguer la progression d'une quatrième vague épidémique.
La région semi-autonome du sud de la Chine vit depuis le début de l'année au rythme de restrictions plus ou moins fortes, qui se sont avérées efficaces pour empêcher une flambée du nombre de cas de coronavirus.
La ville, qui du fait de sa densité ne craint rien de plus qu'une épidémie de grande ampleur, totalise depuis le début de l'année un peu plus de 6.000 cas de contamination, et 109 décès ont été formellement attribués au Covid-19.
Mais le nombre de nouveaux cas est repassé ces derniers jours au-delà des 100 par jour, en raison notamment d'un important foyer de contamination lié aux clubs de danse de salon de la ville.
D'où la décision de durcir les restrictions, à l'instar des mesures prises au printemps et à l'été lors des deuxième et troisième vagues épidémiques.
"Cette nouvelle vague de Covid-19 a frappé Hong Kong très rapidement", a déclaré aux journalistes la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, en annonçant une batterie de restrictions qui entreront en vigueur mercredi.
Les 170.000 fonctionnaires hongkongais devront travailler de chez eux, à moins d'occuper des fonctions jugées essentielles, et Mme Lam a invité les entreprises privées à inciter leurs salariés à faire de même.
Les rassemblements en public ne pourront dépasser les deux personnes, contre quatre actuellement, et les restaurants ne pourront accueillir plus de deux personnes par table.
Ecoles, bars et discothèques avaient déjà reçu la consigne de fermer. Les nouvelles restrictions incluent désormais la plupart des salles de spectacle, de même que les clubs de karaoké et les parcs d'attraction.
Les autorités prévoient de relever les amendes infligées en cas de non respect des règles de distanciation sociale (actuellement 2.000 HKD soit 215 euros). Un numéro vert va être créé pour permettre aux habitants de dénoncer d'éventuelles infractions à ces règles.
La police devrait également rechercher de façon plus active les contrevenants. (selon AFP)

Posté par jl boehler à 00:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 22 octobre 2020

Chine : les États-Unis compromettent la paix en Asie

Le secrétaire d'État américain Pompeo a proposé à Tokyo un front commun avec les trois alliés Japon, Inde et Australie contre la Chine. Le ministre chinois des affaires étrangères Wang souligne que la stratégie indo-pacifique initiée par les États-Unis vise à construire une "nouvelle OTAN" en Asie.

chine

Le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que la stratégie indo-pacifique proposée par les États-Unis compromettrait les perspectives de paix et de développement en Asie de l'Est. Interrogé sur l'impact possible de la stratégie indo-pacifique des États-Unis sur la coopération en Asie de l'Est, M. Wang a répondu, lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre malaisien des affaires étrangères, M. Hishammuddin Hussein, que l'Asie de l'Est est la région la plus dynamique du monde aujourd'hui et qu'elle possède le plus grand potentiel pour l'avenir. Wang a souligné que la stratégie indo-pacifique initiée par les États-Unis vise essentiellement à construire une "nouvelle OTAN" indo-pacifique, soutenue par le mécanisme quadrilatéral impliquant les États-Unis, le Japon, l'Inde et l'Australie. La stratégie américaine a montré clairement que les Américains étaient coincés dans la pensée de la guerre froide. Ils essaient d'alimenter la confrontation entre différents groupes et blocs, une nouvelle compétition géopolitique, afin de maintenir la domination et le système hégémonique des Etats-Unis, a-t-il dit.

Le président chinois Xi Jinping : "Nous n'avons pas l'intention de mener une guerre froide"

Lors d'une visite au Japon le 6 octobre, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a suggéré un front commun avec les trois alliés Japon, Inde et Australie dans la zone Asie-Pacifique en ce qui concerne la Chine. Lors de la réunion, le secrétaire d'État américain s'est prononcé en faveur d'un "Indo-Pacifique libre et ouvert". C'était la "base de la paix et de la stabilité" dans la région, a déclaré M. Pompeo. Les relations entre le Japon et les États-Unis en étaient la pierre angulaire. Les discussions se sont déroulées à la veille d'une réunion des ministres des affaires étrangères du Japon, des États-Unis, de l'Australie et de l'Inde à Tokyo.

Lors de la réunion quadripartite, Pompeo a souligné que "en tant que partenaires de cette réunion, il est plus important que jamais que nous travaillions ensemble pour protéger nos employés et nos partenaires de l'exploitation, de la corruption et de la coercition du PCC (Parti communiste chinois). Contrairement à lui, les autres pays impliqués dans le cycle de négociations ont adopté un ton complètement différent. "Notre objectif reste de promouvoir la sécurité et les intérêts économiques de tous les pays qui ont des intérêts légitimes et vitaux dans la région", a déclaré le ministre indien des affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, lors de la réunion. Et le porte-parole du gouvernement japonais, Katsunobu Katō, a souligné lors de la conférence de presse que cette réunion quadripartite ne se tenait pas en pensant à un pays en particulier. L'Australie et l'Inde étaient également réticentes à dire quoi que ce soit qui pourrait offenser la Chine.

Le Global Times a indiqué que la Chine et les États-Unis coexistaient déjà pacifiquement dans la région indo-pacifique. Mais les soi-disant élites stratégiques des États-Unis adoptent constamment un ton pessimiste quant à la prétendue "menace" de la Chine. Selon eux, l'essence de la théorie de la "non-coexistence" émanant des États-Unis reflète plutôt une mentalité hégémonique qui a imprégné la politique américaine. (Selon "Linke Zeitung" - journal du parti "Die Linke")

Posté par jl boehler à 00:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 6 juillet 2020

Un nouveau virus découvert en Chine

Une nouvelle souche de grippe susceptible de provoquer une pandémie a été identifiée en Chine par des scientifiques. Elle est apparue récemment et est véhiculée par les porcs, mais peut aussi infecter les humains suggère les premières observations. Ce virus, que les chercheurs appellent G4 EA H1N1, peut se développer et se multiplier dans les cellules qui tapissent les voies respiratoires humaines. En examinant les données de 2011 à 2018, ils ont trouvé des preuves d’une infection récente chez des personnes qui travaillaient dans des abattoirs et dans l’industrie porcine en Chine. Les vaccins antigrippaux actuels ne semblent pas protéger contre cette maladie, bien qu’ils puissent être adaptés pour le faire si nécessaire.

cochon

Les chercheurs craignent qu’elle puisse muter davantage pour se propager facilement d’une personne à l’autre et déclencher une épidémie mondiale. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un problème immédiat, ils affirment que le virus présente « toutes les caractéristiques » d’une grande adaptation pour infecter les humains et qu’il doit être surveillé de près. Comme il est nouveau, de nombreuses personnes pourraient n’avoir que peu ou pas d’immunité face au virus.

Les scientifiques écrivent dans la revue "Proceedings of the National Academy of Schiences" que les mesures de contrôle du virus chez les porcs et la surveillance étroite des travailleurs de l’industrie porcine devraient être rapidement mises en œuvre. Une nouvelle souche de grippe figure parmi les principales menaces de maladie que les experts surveillent, alors même que le monde tente de mettre fin à l’actuelle pandémie de coronavirus.

La dernière pandémie de grippe que le monde a connue – la grippe porcine de 2009 – a été moins meurtrière qu’on ne le craignait initialement, en grande partie parce que de nombreuses personnes âgées y étaient immunisées, probablement en raison de sa similarité avec d’autres virus de la grippe qui avaient circulé des années auparavant. Ce virus, appelé A/H1N1pdm09, est désormais couvert par le vaccin annuel contre la grippe. La nouvelle souche de grippe qui a été identifiée en Chine est similaire à la grippe porcine de 2009, mais avec quelques nouveaux changements. Jusqu’à présent, elle n’a pas représenté une grande menace, mais le professeur Kin-Chow Chang et ses collègues qui l’ont étudiée disent qu’il faut la surveiller. (Ebony T. Christiandans "Eburnie today")

Posté par jl boehler à 00:27 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 27 mai 2020

Le laboratoire de Wuhan dément toute responsabilité

La directrice du décrié institut de virologie de Wuhan a affirmé que son établissement n'était pas à l'origine de la création ou de la diffusion du Covid-19.

topelementL'Institut de virologie chinois de Wuhan, régulièrement pointé du doigt par les États-Unis, possède trois souches vivantes de coronavirus de chauve-souris, mais aucune ne correspond au Covid-19, a assuré sa directrice. Selon la plupart des scientifiques, le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l'homme depuis un animal. Un marché de la ville a été incriminé, car il aurait vendu des animaux sauvages vivants.

Mais l'existence à quelques kilomètres de là d'un Institut de virologie alimente depuis des mois les hypothèses d'une fuite du Covid-19 depuis ces installations sensibles. À la suite d'articles de presse, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué au début du mois une enquête pour creuser cette théorie, qui ne s'appuie pour l'instant sur rien de très tangible. Ces soupçons sont de la «pure fabrication», a estimé la directrice de l'établissement en question, Wang Yanyi, à la télévision publique CGTN. «Comme tout le monde, nous ne savions même pas que le virus existait, a-t-elle assuré. Donc comment aurait-il pu s'échapper de notre laboratoire?».

Un institut qui étudie des pathogènes dangereux

Les premiers malades du nouveau coronavirus ont été signalés à la fin de l'an dernier dans la ville de Wuhan. Il s'est depuis répandu sur la planète et fait quelque 340 000 morts. Plusieurs théories, plus ou moins exubérantes, ont fleuri ces derniers mois pour incriminer l'institut de virologie de Wuhan. Sa directrice a admis que l'établissement avait «isolé et obtenu certains coronavirus à partir de chauves-souris». «Nous avons trois souches de virus vivants, mais leur similarité avec le Covid-19 n'est que de 79,8%», a affirmé Mme Wang.

L'Institut de virologie de Wuhan étudie certains des pathogènes les plus dangereux du monde. Les chercheurs de l'établissement ont notamment contribué à mieux connaître le Covid-19 au début de l'épidémie. Leurs travaux ont été publiés en février dans une revue scientifique. Leurs recherches ont démontré que la séquence du génome du nouveau coronavirus est à 80% similaire à celle du Sras, à l'origine d'une précédente épidémie en 2002-3, et 96% à celle d'un coronavirus de chauve-souris. (selon AFP)

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 18 mai 2020

Espace : débris chinois sur villages africains

Prévus initialement pour chuter uniquement dans l’océan Atlantique, plusieurs débris de la fusée chinoise "Longue marche 5" se seraient probablement écrasés dans plusieurs villages du centre de la Côte d’Ivoire, après une descente non maîtrisée.

0002

En effet, depuis le début de cette semaine plusieurs cas de chute d’objets spatiaux ont été signalés par les habitants de ces villages. Les photos de ces débris essentiellement métalliques se sont abondamment retrouvées sur les réseaux sociaux. En plus de nombreux témoignages de villageois dont certains rapportant avoir entendu une grosse explosion et des bruits de chute. Une enquête a été ouverte à cet effet par la gendarmerie.

Dans un tweet illustré par l’image d’un de ces débris retrouvés en Côte d’Ivoire, l'astrophysicien, Jonathan McDowell du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics déclare : « un objet de 12 m de long s'écrase sur le village de Mahounou en Côte d'Ivoire. Il se trouve directement sur la voie d’entrée CZ-5B, à 2100 km en aval du point localisé par Space-Track. Il est possible qu'une partie d’un étage ait traversé l'atmosphère jusque-là ».

0000

Lancée le 5 mai 2020, pour un vol de qualification de quelques jours, la fusée chinoise "Longue marche 5" a enregistré la chute de débris la plus spectaculaire depuis ces 30 dernières années, comme le souligne Jonatahn McDowell sur son compte twitter. Précisant que le dernier évènement comparable a eu lieu en 1991 avec le retour sur Terre de la station spatiale soviétique Saliout 7.

Cette situation vécue dans ces villages de Côte d’Ivoire est d’autant plus étonnante que d’après les experts, la probabilité que ces débris touchent des zones habitées est relativement faible. Habituellement, une vaste zone au sud de l’océan Pacifique, au large des côtes chiliennes, appelée « point Nemo », est utilisée comme un vaste cimetière de matériaux astronautiques pour accueillir les restes de vaisseaux spatiaux obsolètes encore contrôlables.

Toutefois, concernant "Longue marche 5", il s’agissait d’une descente non maîtrisée par les scientifiques chinois. Un cas de figure qui, selon les experts, peut intervenir lorsque l’engin spatial est resté inactif en orbite pendant un certain temps.

Dans l’éventualité où la chute de ces débris spatiaux en Côte d’Ivoire aurait causé des dommages ou fait des victimes, la responsabilité de la Chine pourrait être engagée si les enquêtes concluaient qu’il s’agit d’éléments provenant de "Longue marche 5".

Selon le site spécialisé Numerama, la Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux de 1972 stipule qu'un Etat « a la responsabilité absolue de verser réparation pour le dommage causé par son objet spatial à la surface de la Terre » (selon Ecofin)

0001

Posté par jl boehler à 04:44 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 17 mai 2020

La Chine envoie un nouveau vaisseau dans l'espace

C'est une étape cruciale vers une prochaine grande station spatiale chinoise sur le modèle de l'ISS et un passeport pour des vols habités vers la Lune: la Chine a lancé un nouveau vaisseau spatial.

chine1L'engin a été propulsé depuis la base de Wenchang, sur l'île de Hainan (sud) à l'aide d'une fusée "Longue-Marche 5B", la plus puissante du pays et dont c'était aussi le vol inaugural, a annoncé l'agence de presse Chine nouvelle.

Par sécurité, personne n'avait pris place à bord du vaisseau en raison de son caractère expérimental. Sa principale utilité: acheminer des astronautes vers la future station spatiale et réaliser des vols habités vers la Lune.

"Ce vol est une étape importante", souligne Chen Lan, analyste indépendant pour le site internet GoTaikonauts.com, spécialisé dans le programme spatial chinois.

"Ce nouveau vaisseau va donner un avantage à la Chine sur le Japon et l'Europe en termes de voyage habité dans l'espace".

Pékin a déjà lancé depuis 1999 plusieurs véhicules spatiaux "Shenzhou", construits sur le modèle des fameux "Soyouz" russes.

Réputé plus sûr, le vaisseau lancé mardi est plus rapide, plus résistant à la chaleur, plus long (8,8 mètres) et plus lourd (21,6 tonnes). L'engin pourra également transporter davantage d'astronautes (jusqu'à six au lieu de trois) et devrait être partiellement réutilisable.

 Palais céleste

Des caractéristiques qui ouvrent à la Chine de nouveaux horizons.

"Tout dépend des ambitions du programme spatial chinois, mais des missions au-delà de la Lune seront possibles", souligne Carter Palmer, spécialiste des questions spatiales au cabinet américain Forecast International.

Aller loin dans l'espace nécessite deux choses principales: une vitesse très rapide pour s'arracher aux forces de gravitation, et une meilleure protection face aux températures extrêmes - des caractéristiques dont bénéficie a priori ce nouveau vaisseau chinois.

L'actuelle mission d'essai testera notamment son bouclier thermique et sa capacité à rentrer dans l'atmosphère.

La future station spatiale chinoise (CSS), appelée en mandarin Tiangong ("Palais céleste") comprendra trois parties: un module principal long de près de 17 mètres (lieu de vie et de travail) et deux modules annexes (pour les expériences scientifiques).

Son assemblage dans l'espace devrait débuter cette année et s'achever en 2022. 

Elle pourrait un temps devenir la seule station opérationnelle après l'arrêt de la station spatiale internationale (ISS).

Autre nouveauté de la mission de mardi: la fusée Longue-Marche 5B. D'un diamètre de 5 mètres, d'un poids de 849 tonnes et d'une longueur de 54 mètres, elle peut envoyer dans l'espace des charges de 22 tonnes.

C'est elle qui sera utilisée pour lancer les différentes parties de la future station spatiale.

L'Amérique toujours première

Cette réussite de mardi rassure sur le programme spatial chinois, après les échecs cette année du lancement d'un satellite indonésien (en avril) et de celui d'une fusée Longue-Marche 7 (en mars).

La Chine investit des milliards d'euros dans l'espace. Elle place de nombreux satellites en orbite, pour son compte (observation de la Terre, télécommunications, système de géolocalisation Beidou) ou pour d'autres pays.

Début 2019, elle est devenue la première nation au monde à faire atterrir une sonde sur la face cachée de la Lune. Elle espère envoyer un homme sur l'astre lunaire dans une dizaine d'années et y avoir une base.

La Chine prévoit également de lancer une sonde vers Mars courant 2020. L'objectif est de faire atterrir l'engin sur la planète rouge et d'y faire évoluer un petit robot téléguidé.

Pour autant, est-elle au niveau des Américains?

"La Chine a rattrapé les Etats-Unis dans certains domaines spatiaux comme l'observation de la Terre et la navigation", note Chen Lan.

"Mais il y a toujours de grands écarts en matière d'exploration de l'espace lointain et des vols habités", souligne l'analyste, pour qui l'Amérique reste "la principale puissance spatiale". (selon AFP - Pékin)

Posté par jl boehler à 07:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 14 mai 2020

En Chine, des écoliers retournent en classe...

...avec des chapeaux de distanciation sociale

chineUn petit air de carnaval pour la rentrée. Pour leur retour en classe, dimanche 26 avril, des élèves chinois ont arboré des chapeaux surmontés de tiges d'un mètre visant à leur rappeler les consignes de distanciation sociale face au Covid-19. Ces images proviennent d'une école primaire de Hangzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine.

Ces accessoires rappellent les couvre-chefs de la dynastie Song, qui visaient à empêcher les officiels de chuchoter les uns avec les autres. "Ils servaient déjà pour la distanciation sociale", note la directrice d'une école de journalisme de Taïwan.

En Chine, les écoles rouvrent progressivement, avec des règles d'hygiène contraignantes, note Europe 1, qui précise que "chaque élève travaille sur une table et doit porter un masque tout au long de la journée". A Taïwan, des collégiens portent des visières par-dessus leur masque, rapporte Courrier International. (selon "Oeil d'Afrique")

chine1

Posté par jl boehler à 04:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,