mardi 14 mai 2019

De la Chine au bassin du Congo, la mafia du bois

L’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC »vient de mettre à jour une filière « criminelle »  du commerce  international du bois en Afrique centrale dont un groupe chinois, Dejia Group, est le maitre d’oeuvre. 

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Il en est du bois précieux tel l’Okoumé, comme de l’héroïne.  Son commerce – illicite- peut rapporter énormément d’argent. Des millions de $ selon l’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC» (sic !) qui vient de rendre public un rapport de 80 pages qui es tle fruit d’une *enquête de quatre longues années

Cette ONG spécialisée dans la dénonciation des « crimes environnementaux »  présente la particularité, afin  de remplir sa mission,  de recourir aux « undercover investigations » soit d’utiliser des « infiltrés » sur le même modèle donc, que les services spécialisés dans la lutte contre les narcos -trafiquants. 

Ses récentes investigations mettent en cause de hautes personnalités gabonaises et congolaises, mais aussi le groupe chinois Dejia Group, un des leaders mondial  du secteur forestier. 

Le bois américain contaminé

Rien de vraiment nouveau sous le soleil, estimeront certains. Pourtant l’enquête d’EIA ne se limite pas à ce constat. Elle tend a démonter que, du  bassin du  Congo, en passant par l’empire du Milieu, c’est aujourd’hui une bonne partie de la filière bois des Etats unis qui aujourd’hui est contaminée avec un bois ou ses dérivés, coupés ou exporté illégalement, ceci suite à la mise en place  d’une vaste entreprise de corruption des responsables gabonais ou congolais ;

Bref un bois présentant tous les divers labels exigés par la réglementation internationale mais pourtant pourri de la tête aux pieds :

Il semble que même sous le règne du très climato sceptique Donald Trump – et à l’aune des relations sino –américaines- cela ne fasse pas rire les Yankee dont les « Bricorama » locaux proposent désormais aux consommateurs américains, attelés à se construire une petite maison dans la prairie, toute les déclinaisons d’un bois 100 %  « made in  corruption ». 

1,5 million d’hectares

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Cible principale de l’ONG  le groupe Dejia, contrôlé par le magnat chinois Xu Gong De,  qui gère au bas mot  1, 5 millions d’hectares de forêts tropicales au Gabon et au Congo. (La chine est le principal importateur de bois du bassin du Congo, ce pour une valeur estimée à 800 millions de $. Aucune loi n’y régit l’importation de bois illégal).  C’est l’un des groupes forestiers les plus influents d’Afrique. M. Xu est présent dans la région et tout spécialement  au Gabon depuis le début la fin des années 80 où il a été « attiré à l’époque par son proche parent, » Jean Ping le chef de cabinet alors d’Omar Bongo devenu depuis l’opposant principal d’Ali Bongo (1). 

Ainsi les enquêteurs « sous couverts » d’EIA,  reprochent t-ils   à son groupe, entre autres délits et crimes,  d’avoir manipulé en 2016  le processus d’attribution de la concession forestière de Lebama au Congo (140 000 hectares), mais aussi la surexploitation illégale  d’espèces réglementées (15 000 arbres pour une seule filiale congolaise), et encore l’exportation d’agrumes  pour 80 millions de $ du Congo au-dessus du quota légal. (Entre 2013 et 2016). 

Enfin et pour faire bonne mesure,  la soustraction au titre de l’impôt au Gabon au Congo pour plusieurs millions de $. (3 à  7 millions de $ par an selon l’estimation plancher d’EIA)

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Autant de délits, qui bien que mis à jour localement,  sont restés impunis « à cause des pots de vin (versés par Dejia) régulièrement à des fonctionnaires de tous niveaux et aux décideurs, y compris certains ministres » précise l’ONG.

Le ministère des mallettes 

Mister XU et son groupe entretiennent aussi les meilleures relations avec les dirigeants du Congo-Brazza : Denis Sassou N’Guesso et son inamovible  ministre de l’économie forestière Henri Djombo, (19 ans titulaire du poste). Mr Djombo a ainsi occupé ou occupe d’éminentes fonctions internationales : président de l’Organisation africaine du bois,  Président la Commission des Forêts d’Afrique Centrale, président du Bureau du conseil international de coordination du Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO. 

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Mr Djombo s’avère donc être l’une des plus éminente figure de la préservation de la forêt du bassin du Congo, deuxième massif forestier du monde après celui de l’Amazonie.  

Une sommité dont l’ EIA rapporte devenue  « l’un des proches alliés de la famille» XU et qu’ « en échange de ses services», une « mallette pleine d’argent liquide (lui) était fréquemment remise ». 

Selon les détails rapportés par les taupes d’EIA,  une « mallette » ne saurait contenir moins de 157 000 $.

Henri Djombo, vieux crocodile du Parti congolais du Travail (PCT),  ne serait donc  pas « de bois » et la « fréquence » évoquée  explique  comment en 2016, une filiale du groupe chinois, la Sicofor, a remporté haut la main, l’appel d’offre de « la dernière zone forestière disponible» en République du Congo. 

L’erreur d’Henri Djombo (recyclé depuis comme Ministre d’ Etat à l’Agriculture) est d’avoir été insuffisamment partageux. Nombre des informations ayant alimentées les investigations d’EIA « viennent tout droit de son ministère» assure à Mondafrique une source proche du dossier. 

« L’infâme association » 

Quoi qu’il en soit, le groupe chinois fort des services ainsi rendus pèse 36 % de tout le bois exporté du Gabon et du Congo Brazzaville vers les Etats-Unis et 40 % de l’Okoumé , (une essence particulièrement protégé ) utilisée par les consommateurs américains. Ceci à partir de filiales off shore basées à Hong Kong : «  Le groupe Djeia a pu introduire environ 25 millions de $ de produits de source illégale aux Etats Unis au cours des dix dernières années » estime EIA. 

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Certes  nombre des clients Yankee de Djeia ne découvrent ni  l’eau humide ni le caractère illégal de ces importations : Ainsi, Jim Green, patron d’Evergreen, premier importateur US d’Okoumé, n’abuse t-il pas lui de la langue de bois : «  Tout le monde réclame un pot de vin ; toute la machine doit être graissée pour que les choses marchent bien. Je m’en fiche, je le comprends, c’est comme ca que ca fonctionne. Je le fais ». 

« Business is business » certes, mais cette relation commerciale n’en est pas moins qualifiée d’ « infâme association » par EIA qui relève que ,de fait, c’est l’ensemble la chaîne d’approvisionnement en bois des Etats Unis qui est contaminée. Des millions de consommateurs américains participent, malgré eux, par leurs achats d’un bois certifié « vert » à la pérennisation d’un vaste système de corruption, d’exploitation illégale de la forêt et d’évasion fiscale massive.

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Ce soutient indirect à la « mafia chinoise du bois » irrite d’autant plus l’administration US que Washington est en pleine guerre commerciale avec Pékin. La publication du rapport  intervient alors même que Brazzaville est depuis des mois en pleine renégociation de sa dette avec le FMI, soit près de 10 milliards de $ et dont les chinois détienne au bas mot  30 %. Et  les USA sont aussi les premiers contributeurs financiers du  FMI… 

Dans ce contexte explique à Mondafriqueun opposant congolais qui a suivi de près et participé à l’enquête d’EIA, « cette affaire de bois toxique est explosive. Au delà des considérations environnementales et réglementaires, renflouer Brazzaville, revient pour les américains à financer les fraudes fiscales  des entreprises chinoises au détriment de l’Etat congolais »

Autrement dit Washington devrait ainsi subventionner les exportation frauduleuses chinoises sur son propre territoire. 

Et d’en déduire que  « ne va pas passer comme une lettre à la poste !

(1) Jean Ping est le neveu de Mister XU,  magnat du groupe Dejia, et «principal contributeur de sa dernière campagne présidentielle » selon des confidences recueillies par l’ONG. 

A Libreville on promet de  « recouper », à Brazzaville on reste de marbre.   

Dans un communiqué alambiqué en date du 29 mars 2019,  le ministre Gabonais des Forets et de l’Environnement, Guy-Bertrand Mapangou, indique  s’interroger  « sur les véritables objectifs poursuivis par les auteurs de cette enquête à charge et au caractère inquisitoire, alors que la règle en la matière impose l’impartialité qui suppose le respect des principes tels que la présomption d’innocence, le contradictoire, etc. » (sic).

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Mais c’est pour préciser ensuite  que : «  le Gouvernement gabonais rejette ces accusations et la tentative maladroite des auteurs de l’enquête menée, visant à discréditer le Gabon à partir d’actes isolés qu’aurait commis un opérateur privé ». 

Et d’expliquer que les autorités ont ouvert  leur propre enquête « afin de mieux recouper ces allégations et se réserve le droit de poursuivre les auteurs de tous ces actes répréhensibles, dès que la lumière sera faite ».

Du pain sur la planche pour le ministre déjà mobilisé par l’opération anti-corruption baptisée  « Mamba » et initiée peu avant les révélations d’EIA avec pour objet d’éradiquer « la mafia »,  selon les propres termes du ministre, qui gangrénerait son administration.  

Les tentatives de Mondafrique d’obtenir une réaction de la SICOFOR  à Pointe Noire et de M. Henri Djombo (auteur d’un ouvrage joliment titré «  les bénévoles »)  sont restées infructueuses. (Une enquête d’Eric Laffitte, journaliste à "Mondafrique")

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mercredi 24 avril 2019

Comme sous Mao Tsé Toung

La Chine veut envoyer les jeunes à la campagne

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 Plus de 40 ans après Mao Tsé-toung, la Chine ambitionne de renvoyer des millions de "volontaires" à la campagne, selon un récent document du Parti communiste au pouvoir, qui fait craindre à certains un retour des méthodes de la "Révolution culturelle". 

La ligue des jeunesses communistes (LJC) a promis d'envoyer "en zones rurales" plus de 10 millions d'étudiants d'ici à 2022 afin "d'accroître leurs compétences, répandre la civilisation et faire la promotion des sciences et technologies". 
L'objectif est de mettre au service des zones rurales des talents qui ont tendance à être attirés par les grandes villes, selon un document de la LJC daté du 22 mars et déniché jeudi par le quotidien officiel Global Times. 
"Il nous faut des jeunes capables d'apporter la science et la technologie afin d'aider les campagnes à innover", se félicite un responsable local de la province centrale du Hunan, cité par le journal de langue anglaise. 
La LJC ne précise pas comment les jeunes seront convaincus de se porter volontaires. Les étudiants seront appelés à rester dans les campagnes pendant leurs vacances d'été. 
Régions plus particulièrement visées: "les vieilles bases révolutionnaires, les zones d'extrême pauvreté et les secteurs habités par des minorités ethniques", selon la Ligue. 
Certaines minorités, comme les Tibétains ou les musulmans ouïghours, ont des relations parfois conflictuelles avec la majorité han (plus de 90% de la population). 
Sur le réseau social Weibo, les commentaires étaient plutôt grinçants, évoquant les années de chaos de la "Révolution culturelle" (1966-76), lorsque le président Mao envoya des millions de "jeunes intellectuels" s'instruire auprès des paysans dans des conditions parfois très rudes, alors que les universités étaient fermées pendant 10 ans. 
"Ca recommence?", s'interrogeait tout simplement un internaute, sous le nom de WangTingYu. 
"On a déjà fait ça il y a 40 ans", écrivait un certain Miruirong, tandis que KalsangWangduTB constatait que "parfois l'Histoire avance, parfois elle recule". 
L'actuel président Xi Jinping, quelquefois soupçonné d'être nostalgique de l'ère maoïste, a lui-même passé sept ans dans un village de la province pauvre du Shaanxi (nord), alors qu'il avait à peine 16 ans à son arrivée. 
Un musée est aujourd'hui consacré sur place à ces années de jeunesse. (selon AFP)

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vendredi 19 avril 2019

Le taxi-drone a transporté ses premiers passagers

Alors qu'une dizaine de groupes mondiaux -- dont Boeing et Airbus -- travaillent sur ce moyen de locomotion censé révolutionner la mobilité urbaine, c'est un constructeur chinois qui a été le premier à proposer un vol à plusieurs passagers.

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Des vols de démonstration de courte durée ont été proposés ce jeudi par la société EHang à plusieurs représentants de la presse invités à Vienne en Autriche. 

L'EHang 216, un appareil autonome bi-place s'est contenté de très brèves élévations verticales d'une dizaine de mètres, suivies d'atterrissages au point de départ. Sans dépasser les tribunes du stade Generali Arena de la capitale autrichienne où la démonstration a eu lieu. 

Ce véhicule aérien électrique sans pilote, bourré d'électronique, doit à terme pouvoir transporter deux passagers à basse altitude sur une distance de jusqu'à 35 km et offrir une nouvelle solution de mobilité en zone urbaine, selon EHang. 

La technologie est aujourd'hui prête pour un développement industriel mais ce type d'appareil doit encore être certifié par les autorités aériennes, puis décrocher des autorisations de vol, souligne Derrick Xiong, responsable marketing de la société. 

"Notre principal défi n'est pas la technologie, ni la réglementation, c'est le public", à savoir s'il est prêt à utiliser de tels appareils", a-t-il estimé lors de la présentation. 

Malgré l'absence de certification à ce jour -- qui explique que l'appareil n'ait pu quitter l'enceinte du stade --, EHang a recueilli "des milliers" de précommandes et veut faire produire son appareil en série "dès l'année prochaine". 

L'EHang 216 affiche une autonomie de vol de 30 minutes, une vitesse de pointe de 130 km/h et peut embarquer jusqu'à 260 kg. Sa charge de 17 kilowatts rend sa consommation utile comparable à celle d'une voiture électrique en milieu urbain.

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mardi 15 janvier 2019

Quand des navires chinois polluent les mers françaises

Des sacs plastiques déchargés au large des îles Marquises :

le navire identifié !

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PAPEETE, le 12 janvier 2019 - La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) a confirmé avoir identifié le navire se trouvant à l’origine de l'échouage d'une importante quantité de sacs plastiques sur Hiva Oa. Il s'agirait d'un bateau chinois spécialisé dans la pêche aux calamars. 


L'enquête progresse et les recherches complémentaires effectuées par la DPAM ont permis de retrouver ce vendredi le navire Ocean 2 sous le nom chinois traduit de Hay Yang. 

Le Hai Yang 2 est un navire usine spécialisé dans la pêche aux calamars, et son nom semble bien correspondre à l'inscription portées sur les sacs. 

Après de premières vérifications, l’historique de la route empruntée par le navire montre qu'il semble effectivement avoir pêché dans l’Atlantique sud au large des côtes d'Argentine et qu’il remonte via le Pacifique Est et les côtes chiliennes vers son port d’attache Shidao en Chine. 

La DPAM a communiqué ces informations au JRCC qui va désormais chercher les coordonnées de son armateur pour l'informer de la situation.

Le président Macron, au vu du sérieux de l'affaire, interviendra-t-il auprès de son homologue chinois ?

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jeudi 3 janvier 2019

Chine : des hommes «achètent» leur fiancée au Vietnam

En Chine, le déséquilibre hommes-femmes, résultant de la politique de l'enfant unique et de la préférence traditionnelle des parents pour les garçons, contraint de nombreux hommes à rester célibataires. Ne trouvant pas de femmes avec lesquelles se marier, ils se tournent alors vers les pays d'Asie du Sud-Est pour y « acheter » leurs fiancées. Au Vietnam, plusieurs milliers de jeunes filles seraient victimes de ce trafic d'êtres humains chaque année.

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Acheter sa dulcinée de l’autre côté de la frontière, c’est le choix que font de nombreux hommes chinois, désespérés par le manque de femmes dans leur pays. Un trafic organisé et lucratif s’est mis en place ces dernières années.

Ces femmes payées au prix fort par les hommes chinois viennent en général de régions rurales pauvres du Vietnam. D’autres pays aux alentours sont également touchés, en particulier le Laos et la Birmanie.

Pour tromper leurs victimes, les trafiquants leur font miroiter une vie meilleure en Chine. Ils leur promettent un emploi bien rémunéré ou un mariage avec un riche Chinois. Il arrive également que ces femmes soient tout simplement kidnappées, après avoir été droguées.

C’est souvent un membre de leur famille ou une personne en qui ces femmes avaient confiance qui les trompe et les vend aux trafiquants.

400 femmes sauvées en 11 ans grâce au soutien d’une ONG

Depuis 2007, l’ONG Blue Dragon (Dragon bleu) vient en aide à ces femmes victimes de ce trafic. En onze ans, elle a aidé 400 femmes victimes d’esclavage sexuel ou qui avaient été mariées de force en Chine à s’enfuir.

Néanmoins, c’est une activité à risque et la plupart des membres de l’association tiennent à garder leur adresse secrète. Ils se méfient de la vengeance possible des trafiquants et des maris dépossédés des femmes qu’ils ont achetées.

Souvent, ce sont les victimes elles-mêmes qui lorsqu’elles y parviennent entrent en contact avec l'ONG depuis la Chine. Une femme, retenue prisonnière dans une maison close, a ainsi réussi à contacter l’association en volant le téléphone portable de l’un de ses clients.

76 trafiquants devant la justice

Le travail de Blue Dragon commence à payer, son activité se fait connaître de plus en plus. Ces cinq dernières années, l’ONG a réussi à traîner devant la justice 76 trafiquants. C’est à la fois beaucoup au regard de la taille et des moyens de cette ONG, mais peu au regard du nombre de femmes victimes de ces trafics.

Même si un tel crime est punissable de 20 ans de prison au Vietnam, le trafic contrôlé par des réseaux mafieux bien organisés est en pleine expansion et génèrerait chaque année des dizaines de millions d'euros.

Si des solutions existent, comme l’éducation des femmes dans les régions montagneuses, les perspectives restent quand même sombres, notamment en raison de la forte demande en provenance de Chine qui ne tarit pas.

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vendredi 28 décembre 2018

La Chine met Trump en garde contre "l'armement" de l'espace

La Chine s'est déclarée mercredi opposée à "l'armement" de l'espace, après l'annonce la veille par Donald Trump de la création d'un commandement militaire américain pour l'espace, destiné à y assurer la suprématie des États-Unis. 

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L'initiative prise mardi par le président américain apparaît comme un pas vers la mise en place de la nouvelle branche de l'armée américaine qu'il veut créer -- la Force de l'espace. 

"La Chine a toujours plaidé pour une utilisation pacifique de l'espace. Elle est opposée à l'armement de l'espace et à toute course aux armements dans l'espace", a déclaré Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. 
"Et nous sommes encore plus opposés à ce que l'espace devienne un nouveau champ de bataille", a-t-elle martelé lors d'une conférence de presse régulière. 
Le vice-président américain Mike Pence a précisé que le nouveau commandement, qui devrait rapidement être connu sous le nom de Spacecom, serait le 11e commandement militaire du Pentagone. Il sera notamment chargé de superviser toutes les activités militaires spatiales des États-Unis.  
M. Trump avait annoncé en juin qu'il souhaitait créer une "Force de l'espace" qui deviendrait une sixième branche de l'armée américaine -- aux côtés de l'armée de Terre, l'US Navy, l'US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes. 
Le président américain l'estime indispensable pour assurer la suprématie militaire de son pays dans l'espace, notamment face à la Chine et à la Russie. Mais le ministre de la Défense Jim Mattis a fait savoir qu'il la jugeait onéreuse et inutile. 
En outre, le projet risque de se heurter à l'opposition du Congrès américain qui doit approuver son financement. 
La Chine n'a officiellement pas l'ambition de placer des armements dans l'espace. Elle mène cependant de nombreux programmes spatiaux civils afin de rivaliser avec les États-Unis, la Russie, l'Union européenne, l'Inde ou le Japon. 
Elle a par exemple lancé dans l'espace début décembre un module d'exploration qui devrait alunir sur la face cachée de la Lune autour du 1er janvier.

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mercredi 26 décembre 2018

Etudiants marocains en Chine

Alors que la France taxe de plus en plus les  étudiants étrangers, la Chine leur ouvre les portes des universités...

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Après 10 ans, la plus grande plate-forme d’application en ligne pour les études en Chine, Cucas, a lancé une ligne spécialement dédiée aux étudiants marocains. Fondée, il y a quelques mois en 2018, Cucas Maroc est la seule filiale marocaine officielle de Cucas (système d’admission des universités et collèges en Chine). Ce portail en ligne officiel permet aux étudiants marocains de postuler aux universités chinoises.

Pour l’heure, Cucas Maroc a signé des partenariats, avec plus de 300 universités chinoises, offrant ainsi aux étudiants marocains un guichet unique service professionnel qui englobe toutes les étapes pour faire aboutir une inscription définitive. La plate-forme se veut conviviale pour faciliter l’aboutissement de chaque étape de la procédure. En amont, l’étudiant a droit à un conseil en B to B qui permet de lui faciliter ses choix d’orientation en fonction de son profil. La Chine compte plus de 3.000 universités et 40.000 programmes pédagogiques, ce qui justifie l’existence d’une plateforme pour faciliter les choix d’orientation aux lauréats marocains (certificat, bachelor, master, doctorat). Les conseillers sont aussi mandatés pour informer les étudiants et leur famille de la vie en Chine, non seulement en matière de niveau de vie mais aussi sur le plan culturel. Ceci devant faciliter l’intégration des étudiants compte tenu des grandes différences culturelles entre le Maroc et la Chine.

A travers la plate-forme, il pourra ainsi postuler aux universités partenaires. Une fois l’étudiant accepté dans un établissement universitaire, la démarche de réservation du logement sera rendue possible à travers l’espace «Hébergement Réservation». De même, la procédure pour l’octroi du visa est comprise dans l’application. Une fois toutes ces étapes entreprises avec succès, le service de Cucas Maroc ira au-delà. Il propose, en effet, la  préparation du voyage de l’étudiant en lui assurant une prise en charge à son arrivée en Chine de l’aéroport à son logement (Register Guidance).  Le service est payant et avoisine les 6.000 DH. Les frais de scolarité des universités en Chine, comprenant le coût de l’hébergement, étant estimés entre 35.000 DH et 65.000 DH, demeurent accessibles comparés aux coûts des études proposées en Europe ou aux Etats-Unis. Le gouvernement français qui vient d’opérer un réajustement des frais de scolarité pour les  non Européens impactera, certainement, le choix de certains parents marocains… Parallèlement, l’engouement pour les études en Chine n’est plus à démontrer. Les chiffres en attestent.  Selon le rapport du ministère de l’éducation de la République populaire de Chine, «en 2016, 442.773 étrangers étudiaient en Chine continentale. Comparé à 2015, il y a eu une augmentation de 45.138 personnes, avec un taux de croissance de 11,35%». Le pays offre également des possibilités de travail après l’obtention du diplôme.

Et c’est bien dans ce cadre que l’application en ligne Cucas a été créée dans le domaine des études en Chine. Sa filiale marocaine a été mandatée pour offrir un service local professionnel et fiable permettant d’optimiser le départ des étudiants tout en verrouillant les différentes étapes. La plate-forme reconnue par le gouvernement chinois est opérationnelle depuis le mois de mars dernier. La sensibilisation est en cours… (selon "Aujourd'hui le Maroc")

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samedi 27 octobre 2018

En Afrique, la peur de la Chine est réelle !

Panique générale à Conakry (Guinée)

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En Guinée, un vent de panique a soufflé, jeudi 25 octobre 2018. En cause, des bateaux de pêche, au nombre de huit, appartenaient à une société de pêche artisanale chinoise, qui, dans une manœuvre de rapprocher leur collecte des revendeuses que les bateaux, se sont rapprochés des côtes. Ce qui a occasionné une panique de la population locale qui, aussitôt a cru à une invasion de rebelles. Pire, certains étaient convaincus que ces bateaux étaient là pour renverser le Président Alpha Condé.

Selon le ministère guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, ces bateaux, qui dans la nuit du 24 au 25 octobre, ont mouillé au large du port de Kassogna, dans la Préfecture de Coyah, pour débarquer leur prise, effectuaient une pêche illégale. D’autant que, insiste l’autorité, leur zone d’activité, Dubreka, était interdite  de toutes activités de pêche. Et le ministre Fréderic Loua de hausser le ton : « Nous allons procéder à  l’arraisonnement de ces  bateaux. Ces bateaux étrangers ne vont plus pêcher en Guinée ».

Alertées, les forces de défense guinéennes, qui se préparaient à une riposte à la mesure de l’attaque, se sont déployées dans les zones névralgiques du pays. Sauf que c’était une fausse alerte, comme l’indique un communiqué du ministère, qui a révélé « la présence de six (06) navires de pêche artisanale avancés, dont trois (03) avaient débarqué déjà leur contenu dans un camion frigo qui a été immédiatement arraisonné (…)».

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vendredi 26 octobre 2018

La Chine veut lancer une lune artificielle pour éclairer la Terre

 

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Selon l'AFP, La Chine veut lancer dans l'espace d'ici 2020 une "Lune artificielle", qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit et permettrait de réaliser des économies d'éclairage, a annoncé vendredi un média d'Etat. 

Ce satellite équipé d'une pellicule réfléchissante serait chargé d'illuminer la grande ville de Chengdu (sud-ouest) et devrait être huit fois plus lumineux que l'astre lunaire, rapporte le journal China Daily.  

Un premier exemplaire devrait d'abord être envoyé dans l'espace, suivi en cas de réussite de trois autres en 2022, a expliqué au quotidien Wu Chunfeng, le chef de la Tian Fu New Area Science Society, l'organisme responsable du projet.  

"La première Lune sera principalement expérimentale, mais les trois envoyées en 2022 constitueront le véritable produit fini. Elles auront un grand potentiel en termes de services à la population et d'un point de vue commercial", selon M. Wu. 

En renvoyant sur Terre la lumière du soleil, le satellite, qui évoluerait à 500 km d'altitude, est censé pouvoir se substituer partiellement à des lampadaires. Il pourrait ainsi faire économiser environ 1,2 milliard de yuans (150 millions d'euros) d'électricité par an à la ville de Chengdu s'il arrive à illuminer une superficie de 50 km2. 

La source de lumière artificielle pourrait également être utilisée après des catastrophes naturelles, en déviant les rayons solaires vers des zones terrestres où l'alimentation électrique a été coupée, a souligné Wu Chunfeng. 
Pékin mène depuis de nombreuses années un ambitieux programme spatial pour rattraper son retard sur les Etats-Unis et la Russie. Le pays prévoit notamment d'envoyer un petit robot nommé Chang'e-4 sur la face cachée de la Lune d'ici fin 2018. 

La Chine n'est pas le premier pays à tenter de réfléchir les rayons du soleil sur la Terre. Dans les années 1990, des scientifiques russes avaient mis au point un projet similaire baptisé Znamya ("Bannière"), arrêté après quelques essais.

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samedi 6 octobre 2018

Disparition franco-chinoise

Le président chinois d'Interpol porté disparu, enquête ouverte en France

chineCe vendredi 05/10/2018 - Une enquête pour disparition a été ouverte en France, à Lyon, concernant Meng Hongwei, le président chinois de l'organisation internationale de coopération policière Interpol, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis son départ pour la Chine fin septembre. 

C'est son épouse qui a signalé sa disparition aux autorités françaises en faisant part de son inquiétude, selon une source proche du dossier, confirmant une information de la radio Europe 1. 
"Il n'a pas disparu en France", a précisé cette source.  
Selon le quotidien de Hong Kong en langue anglaise South China Morning Post, qui cite une source anonyme, cet homme de 64 ans fait l'objet d'une enquête dans son pays. Il a été "emmené" par les autorités "dès son atterrissage" la semaine dernière, pour des motifs encore flous, affirme le journal. 
L'enquête a été ouverte à Lyon, siège mondial de l'organisation rassemblant 192 pays et lieu de résidence de Meng Hongwei et sa famille. Elle a été confiée à la police judiciaire. 
"Cette affaire concerne les autorités compétentes en France et en Chine", s'est borné à commenter Interpol dans un communiqué, en soulignant que c'est l'Allemand Jürgen Stock, son secrétaire général, et non Meng Hongwei, qui est chargé de la conduite de l'organisation au quotidien. 
Meng Hongwei, 64 ans, avait été élu le 10 novembre 2016 à la tête d'Interpol lors de sa 85e assemblée générale annuelle à Bali, en remplacement de la Française Mireille Ballestrazzi, devançant largement un unique concurrent namibien. Son mandat court jusqu'en 2020. 
Avant sa nomination, il exerçait en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique et y dirigeait le bureau national d'Interpol. Il était également un poids lourd du Parti communiste chinois. Durant sa carrière de policier, il a travaillé dans des unités de lutte contre le trafic de drogue, l'anti-terrorisme et a dirigé les gardes-côtes chinois, selon sa biographie sur le site d'Interpol. 

Nomination critiquée par Amnesty International

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme. La Chine a longtemps utilisé Interpol "pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger", s'était inquiété notamment Amnesty International. 

L'organisation policière s'en était défendue en rappelant que le président d'Interpol n'intervient pas dans son quotidien opérationnel et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdit toute ingérence en matière politique. 
Reste que la disparition soudaine de hauts dignitaires chinois est devenue chose courante sous la présidence de Xi Jinping, qui mène depuis plusieurs années une campagne anti-corruption soupçonnée de servir de purge politique, en Chine comme à l'étranger. 
Basée à Lyon, Interpol permet de favoriser les échanges entre les polices de ses 192 pays membres, grâce à des bases de données répertoriant par exemple les passeports déclarés volés. 
L'organisation est connue pour sa diffusion des "notices rouges", présentées souvent - à tort - comme des mandats d'arrêt internationaux : elles informent en réalité les pays membres d'Interpol de la délivrance d'un mandat d'arrêt par l'autorité judiciaire de l'un d'eux, sans obligation d'arrestation ni d'extradition.

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