jeudi 19 septembre 2019

Un Malien en Chine

Un cireur de chaussures devient PDG d'une société import-export

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Aboubacar Kanadji, âgé de 44 ans et installé à Yiwu, fait partie des Maliens évoluant actuellement dans l'import-export entre la Chine et l'Afrique. Marié et père de six enfants, il est le PDG de la société «Yiwu Sanggan Trading CO.L.T.D», créée en 2011. Mais avant d'ouvrir son entreprise, spécialisée dans le Commerce (import-export), il lui a fallu beaucoup de courage et détermination. « Il n'y a pas de sot métier. Soyons droits et déterminés dans ce qu'on fait », aime-t-il dire.

« Quand j'étais au lycée, je cirais des chaussures à la gare ferroviaire de Bamako. Petit à petit, j'ai commencé à faire du commerce.», nous a-t-il confié. Et d'ajouter :« ce qui m'a permis de faire la navette entre le Mali et des pays africains (la Guinée, la Mauritanie, le Nigeria, la Côte d'Ivoire) pour importer des marchandises.»

Après avoir rejoint la Chine en 2007, il travailla avec son grand frère avant de prendre son envol. Présentement, sa compagnie expédie chaque semaine vers l'Afrique 5 à 8 conteneurs remplis de vêtements, matériaux de quincaillerie, pièces détachées (moto et voiture), chaussures, sacs à main, entre autres. Il emploie des Maliens et des Chinois pour faire fonctionner son bureau principal basé à Yiwu et ses entrepôts.

Ce cireur de chaussures, devenu PDG d'entreprise import-export, envisage d'étendre sa société à d'autres régions chinoises voire d'autres pays. Il entend aussi investir dans des usines de transformation, l'Agriculture, l'Immobilier au Mali afin de contribuer davantage à son développement. D'ores et déjà, il a ouvert une petite usine de transformation au Mali qui emploie quelques jeunes.

En outre, il est le président de l'Association des Maliens résidant à Yiwu (AMRY). Celle-ci vise à regrouper la diaspora malienne vivant dans cet arrondissement afin de se soutenir, s'entraider mutuellement.

D'autres Maliens réussissent dans l'import-export

En plus de lui, beaucoup d'autres Maliens, établis à Yiwu, réussissent dans le commerce import-export. La plupart d'entre eux possèdent leur propre entreprise d'achat et d'acheminement de marchandises. Si certains ont leur société en solitaire, d'autres travaillent en groupe. « Nous avons la confiance et la considération des Chinois. Parce que nous respectons les lois et règles de ce pays d'accueil », nous a indiqué l'un d'entre eux. Le Mali, la Côte d'Ivoire, le Togo, les deux Congo (Brazzaville et Kinshasa), le Gabon, entre autres, sont certaines des destinations privilégiées de leurs cargaisons.

Adama Dramé, l'un des premiers Maliens résidant et travaillant à Yiwu depuis 2004, nous a expliqué qu'il a sa propre entreprise qui expédie une trentaine de conteneurs par mois en Afrique. Il emploie 8 personnes, y compris des Chinois.

Gaoussou Kanadji, un autre Malien, qui a rejoint Yiwu en 2005, travaille avec 4 autres personnes au sein de la société «AfricAsia Cargo». Les activités de leur entreprise, employant 10 personnes, dont 8 Chinois, sont axées sur le commerce des vêtements. Kanadji, qui a aussi sa propre entreprise dénommée «Top one» a révélé que «AfricAsia Cargo» envoie mensuellement une centaine de cargos en Afrique de l'Ouest et Centrale. Ils contribuent ainsi au développement économique et commercial de la Chine et l'Afrique.

Ces ressortissants Maliens considèrent Yiwu comme l'une des localités chinoises les plus propices aux affaires. Ils estiment s'y sentir mieux en sécurité et protégés. Ils louent les efforts des autorités chinoises en faveur des Africains, plus particulièrement les Maliens. A total, plus de 200 Maliens, y compris les membres de leurs familles et les étudiants, résident actuellement à Yiwu. « Le Mali est la communauté subsaharienne la plus représentée à Yiwi. Il est suivi par le Niger, la Mauritanie...», nous a confié le président du regroupement des Maliens résidant à Yiwu.

Moussa CAMARA, Journaliste au journal "L'Indépendant" (Mali) 

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dimanche 25 août 2019

Pacifique : Washington n'a plus la prééminence militaire

Les Etats-Unis n'ont plus la prééminence militaire dans le Pacifique et pourraient avoir de plus en plus de difficultés à défendre leurs alliés contre la Chine, dont l'influence est de plus en plus forte dans la zone, estime un centre de réflexion australien reconnu dans un rapport cinglant. 

PacifiqueDans cette analyse diffusée lundi, le Centre des études sur les Etats-Unis de l'Université de Sydney décrit l'armée américaine comme une "force en train de s'atrophier" dont les capacités sont "dangereusement dépassées" et "mal préparée" pour une confrontation avec la Chine. 

Si elle est correcte, cette évaluation a de lourdes implications pour de nombreux alliés des Etats-Unis, qu'il s'agisse de l'Australie, de Taïwan ou encore du Japon qui dépendent beaucoup des garanties américaines en matière de sécurité. 
L'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, avec son credo de "l'Amérique d'abord", a ajouté aux craintes d'un désengagement des Etats-Unis, qui seraient moins enclins à défendre leurs alliés dans l'hypothèse d'une agression de la Chine par exemple. 

Mais ce rapport laisse penser que, même s'ils souhaitaient intervenir, les Etats-Unis pourraient avoir du mal à le faire. Les auteurs de l'étude évoquent même une "insolvabilité stratégique" de Washington en avançant que des décennies de guerre et d'engagement au Proche et Moyen-Orient et de sous-investissement dans le Pacifique ont eu pour conséquence d'exposer les alliés des Etats-Unis en Océanie. 

"La Chine, en revanche, est de plus en plus capable de défier l'ordre régional par la force du fait de ses investissements de grande ampleur dans les systèmes militaires avancés", indiquent-ils. 

Sous la présidence de Xi Jinping, le budget officiel de la défense en Chine a progressé de près de 75% à 178 milliards de dollars. Un chiffre qui serait en dessous de la réalité. 

Pékin a notamment investi dans des systèmes de missiles balistiques de précision et dans des systèmes de contre-intervention qui compliqueraient la tâche pour les forces américaines qui tenteraient de rejoindre une zone contestée. 

A en croire cette étude, "presque toutes les bases américaines, alliées, les pistes d'atterrissage, les ports, les installations militaires du Pacifique Ouest" manquent d'infrastructures renforcées et sont menacées.  

Ces faiblesses font que la Chine pourrait s'emparer de territoires taïwanais, d'îles administrées par le Japon ou de zones de mer de Chine méridionale avant que les forces américaines n'aient le temps d'intervenir. 

Ces experts préconisent pour contrer la montée en puissance de la Chine le déploiement de missiles terrestres américains ainsi qu'un changement de rôle du Corps des marine et une réévaluation des stratégies de défense régionale impliquant le Japon et l'Australie. (selon AFP)

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dimanche 14 juillet 2019

Népal : Les célébrations du 84e anniversaire du dalaï-lama annulées

Une intervention chinoise ?

n_palLes célébrations du 84e anniversaire du dalaï-lama au Népal ont été annulées sur décision du gouvernement, a-t-on annoncé de source officielle dimanche à Katmandou.

L’annulation de ces célébrations, prévues samedi, est considérée comme un signe de l’influence grandissante de la Chine sur son voisin himalayen. Sous la pression de Pékin, le gouvernement communiste de Katmandou a récemment durci son attitude à l’égard des quelque 20 000 Tibétains vivant en exil au Népal.

« L’autorisation n’a pas été donnée parce qu’il pouvait y avoir un problème pour la paix et la sécurité », a indiqué un responsable officiel à Katmandou, Krishna Bahadur Katuwal. 

Une présence policière accrue a été notée samedi dans des zones où habitent des communautés tibétaines, notamment un monastère où une célébration était prévue.

« Beaucoup de préparatifs avaient été faits, mais en fin de compte, nous n’avons pas reçu d’autorisation. Le gouvernement devient de plus en plus strict à notre égard », a déclaré un membre du comité d’organisation, précisant que l’anniversaire du dirigeant spirituel avait été fêté dans un cadre familial.

Des milliers de réfugiés ont fui du Tibet vers le Népal après le soulèvement du 10 mars 1959 contre le pouvoir chinois, qui a forcé le dalaï-lama à l’exil.

Autrefois havre de paix pour les Tibétains, le Népal a récemment durci son attitude à leur égard, parallèlement à son rapprochement avec Pékin.

La Chine, un des principaux partenaires économiques de ce pays pauvre, a investi près de 60 millions de dollars l’année dernière dans des infrastructures hydroélectriques et routières ainsi que dans d’autres secteurs au Népal. En mai 2017, Katmandou s’est associée à l’ambitieux projet chinois de « nouvelle route de la soie ». Un projet qui est loin d'être politiquement neutre.

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jeudi 4 juillet 2019

Quand un chinois achète des terres agricoles en France

Un rêve mis en faillite !

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Le milliardaire Hu Keqin, PDG du conglomérat Reward, connu pour s'être emparé de terres céréalières en France, se voyait déjà en roi de la baguette en Chine. Mais son groupe a fait faillite, montrant la fragilité de certains investisseurs chinois. 

L'affaire avait fait grand bruit quand un mystérieux chinois avait racheté 1.700 hectares dans l'Indre il y a cinq ans, puis 900 hectares dans l'Allier trois ans plus tard.  
Était-ce le début d'une conquête du grenier à grains français? Les pires inquiétudes circulaient, comme souvent lorsqu'il s'agit d'investissements chinois.  
Mais finalement rien de tout cela ne s'est produit. Car Reward ("Luowa" en chinois), fondé en 1995 et spécialisé à l'origine dans le lait maternisé et les produits d'entretien, a été mis en faillite le 13 mai, selon un avis publié en ligne le 2 juin sur le registre chinois des faillites consulté par l'AFP.  
En janvier, l'agence de notation financière Fitch avait déjà tiré la sonnette d'alarme, expliquant que Reward avait été dans l'incapacité de s'acquitter d'une dette de 300 millions de yuans (38 millions d'euros) début décembre, alors qu'il assurait disposer fin septembre de... 4,15 milliards en numéraire (530 M EUR). 
Fitch déplorait au passage l'opacité entourant les comptes des firmes chinoises, la non-publication d'informations "pertinentes" et des audits notoirement incomplets... 

Du pain au pays du riz !

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Et Monsieur Hu, qui annonçait à l'AFP il y a un an environ vouloir ouvrir 1.500 boulangeries en Chine en cinq ans, approvisionnées en farine française, n'a finalement ouvert que trois boutiques "Chez Blandine" à Pékin. Et elles ont déjà fermé, d'après Dianping.com, principal site de référencement de commerces et services.  

"Il y a un réel attrait pour la France parce que les produits sont bons, jouissent d'une bonne image. Ils veulent les importer en Chine mais sans doute vont-ils trop vite pour se faire une part de ce marché très concurrentiel", analyse Jean-Marc Chaumet, agro-économiste et spécialiste de la Chine à l'Institut de l'élevage. 
Avant Reward, il y avait eu le fiasco du lait. Synutra, numéro trois de la nutrition infantile en Chine, avait retiré tous ses pions l'an dernier, plongeant dans les difficultés ses partenaires, le groupe coopératif normand Les Maîtres laitiers du Cotentin et la coopérative bretonne Sodiaal, qui a dû reprendre le site construit par le chinois à Carhaix (Finistère). 
"On ne peut toutefois pas généraliser", insiste Jean-Marc Chaumet, car il y a "une volonté chinoise d'investir dans l'agroalimentaire à l'étranger" et ça peut aussi "très bien se passer" comme dans le cas de l'usine financée au tiers par le hongkongais H&H (propriétaire des laits infantiles Biostime) avec la coopérative normande Isigny-Sainte-Mère. 

Que deviennent les domaines agricoles acquis en France ?

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Dans les fermes françaises de Hu Keqin, l'activité semble suivre son cours. Dans l'Allier, rien n'a changé, le travail dans les champs est toujours effectué par les anciens employés, selon la mairie de Thiel-sur-Acolin et un agriculteur du coin. 

Dans la Drôme, les actionnaires familiaux historiques du Châtelard 1802 ont claqué la porte en septembre. Car "rien de ce qui avait été évoqué à l’époque en matière d’investissements dans l'outil de production, le développement de la gamme ou bien encore l'ouverture de nouvelles boutiques n’a été réalisé", expliquaient alors les frères Montaud dans la presse locale. 
Mais en avril, dans le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, la nouvelle direction assurait tenir le cap: "Outre le fait de continuer à développer l’export et le grand export, nous commençons à distribuer nos produits dans les canaux du groupe en Chine". 
Depuis cet épisode, l’État français a promis des verrous réglementaires pour éviter que des terres stratégiques ne passent aux mains de puissances étrangères. Mais le secteur attend toujours une loi foncière qui les mettra en place. Dans nos régions viticoles, en Bourgogne et dans le Bordelais notamment, aussi on attend. Car l'empire Hu Keqin s'étend aujourd'hui bien au-delà des domaines céréaliers.

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Les Chinois possèdent plus de 100 châteaux et domaines dans le Bordelais

La Chine à l’assaut des campagnes françaises ?

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dimanche 30 juin 2019

Orange vole au secours du chinois Huawei

L'opération n'est évidemment pas gratuite !

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Le fabricant chinois Huawei est interdit aux Etats-Unis car accusé d’espionnage par l’administration américaine. Alors Orange compte sur lui pour le déploiement de la 5G en Afrique.

Alors que les grands groupes tournent le dos à Huawei, le fabricant chinois de smartphones peut continuer à compter sur Orange pour continuer son expansion en Afrique. C’est ce qu’a affirmé vendredi le directeur de la branche Afrique de l’entreprise française Alioune Ndiaye qui donnait une conférence de presse à Londres.

D’après le directeur régional d’Orange, se passer du fabricant chinois en Afrique pourrait avoir des conséquences néfastes sur le marché du mobile et freiner le développement du numérique sur le continent. « La position d'Orange concernant le continent africain est que si on devait mettre un coup d'arrêt à l'utilisation de Huawei, cela créerait un énorme problème (…) Ne pas utiliser Huawei, cela signifie que les prix pourraient se renchérir et in fine ralentir la pénétration du numérique en Afrique », estime-t-il.

A la pointe de la technologie, le fabricant chinois est un acteur mondial important du déploiement de la 5G. Celle-ci devrait se développer en Afrique, d’ici 2023 selon le responsable du groupe français. A ce titre, Orange ne compte pas lâcher le groupe basé à Shenzhen malgré les accusations d’espionnage dont il fait l’objet aux Etats-Unis.

Des allégations qu’ils lui ont déjà coûté des partenariats avec des grandes firmes américaines comme Apple ou encore Facebook. « Personnellement, je n'ai pas encore vu un opérateur ou quelqu'un d'autre qui a la preuve que Huawei a des problèmes de sécurité, qu' [il] espionne ou collecte des données sur le réseau», avoue pour sa part Alioune Ndiaye. Et vive la Françafrique à la chinoise ! Un grand merci à Donald Trump ! Et Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Chirac et de Sarkozy, devient directeur général de Huweï  France ! Comme par hasard !

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mardi 14 mai 2019

De la Chine au bassin du Congo, la mafia du bois

L’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC »vient de mettre à jour une filière « criminelle »  du commerce  international du bois en Afrique centrale dont un groupe chinois, Dejia Group, est le maitre d’oeuvre. 

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Il en est du bois précieux tel l’Okoumé, comme de l’héroïne.  Son commerce – illicite- peut rapporter énormément d’argent. Des millions de $ selon l’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC» (sic !) qui vient de rendre public un rapport de 80 pages qui es tle fruit d’une *enquête de quatre longues années

Cette ONG spécialisée dans la dénonciation des « crimes environnementaux »  présente la particularité, afin  de remplir sa mission,  de recourir aux « undercover investigations » soit d’utiliser des « infiltrés » sur le même modèle donc, que les services spécialisés dans la lutte contre les narcos -trafiquants. 

Ses récentes investigations mettent en cause de hautes personnalités gabonaises et congolaises, mais aussi le groupe chinois Dejia Group, un des leaders mondial  du secteur forestier. 

Le bois américain contaminé

Rien de vraiment nouveau sous le soleil, estimeront certains. Pourtant l’enquête d’EIA ne se limite pas à ce constat. Elle tend a démonter que, du  bassin du  Congo, en passant par l’empire du Milieu, c’est aujourd’hui une bonne partie de la filière bois des Etats unis qui aujourd’hui est contaminée avec un bois ou ses dérivés, coupés ou exporté illégalement, ceci suite à la mise en place  d’une vaste entreprise de corruption des responsables gabonais ou congolais ;

Bref un bois présentant tous les divers labels exigés par la réglementation internationale mais pourtant pourri de la tête aux pieds :

Il semble que même sous le règne du très climato sceptique Donald Trump – et à l’aune des relations sino –américaines- cela ne fasse pas rire les Yankee dont les « Bricorama » locaux proposent désormais aux consommateurs américains, attelés à se construire une petite maison dans la prairie, toute les déclinaisons d’un bois 100 %  « made in  corruption ». 

1,5 million d’hectares

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Cible principale de l’ONG  le groupe Dejia, contrôlé par le magnat chinois Xu Gong De,  qui gère au bas mot  1, 5 millions d’hectares de forêts tropicales au Gabon et au Congo. (La chine est le principal importateur de bois du bassin du Congo, ce pour une valeur estimée à 800 millions de $. Aucune loi n’y régit l’importation de bois illégal).  C’est l’un des groupes forestiers les plus influents d’Afrique. M. Xu est présent dans la région et tout spécialement  au Gabon depuis le début la fin des années 80 où il a été « attiré à l’époque par son proche parent, » Jean Ping le chef de cabinet alors d’Omar Bongo devenu depuis l’opposant principal d’Ali Bongo (1). 

Ainsi les enquêteurs « sous couverts » d’EIA,  reprochent t-ils   à son groupe, entre autres délits et crimes,  d’avoir manipulé en 2016  le processus d’attribution de la concession forestière de Lebama au Congo (140 000 hectares), mais aussi la surexploitation illégale  d’espèces réglementées (15 000 arbres pour une seule filiale congolaise), et encore l’exportation d’agrumes  pour 80 millions de $ du Congo au-dessus du quota légal. (Entre 2013 et 2016). 

Enfin et pour faire bonne mesure,  la soustraction au titre de l’impôt au Gabon au Congo pour plusieurs millions de $. (3 à  7 millions de $ par an selon l’estimation plancher d’EIA)

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Autant de délits, qui bien que mis à jour localement,  sont restés impunis « à cause des pots de vin (versés par Dejia) régulièrement à des fonctionnaires de tous niveaux et aux décideurs, y compris certains ministres » précise l’ONG.

Le ministère des mallettes 

Mister XU et son groupe entretiennent aussi les meilleures relations avec les dirigeants du Congo-Brazza : Denis Sassou N’Guesso et son inamovible  ministre de l’économie forestière Henri Djombo, (19 ans titulaire du poste). Mr Djombo a ainsi occupé ou occupe d’éminentes fonctions internationales : président de l’Organisation africaine du bois,  Président la Commission des Forêts d’Afrique Centrale, président du Bureau du conseil international de coordination du Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO. 

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Mr Djombo s’avère donc être l’une des plus éminente figure de la préservation de la forêt du bassin du Congo, deuxième massif forestier du monde après celui de l’Amazonie.  

Une sommité dont l’ EIA rapporte devenue  « l’un des proches alliés de la famille» XU et qu’ « en échange de ses services», une « mallette pleine d’argent liquide (lui) était fréquemment remise ». 

Selon les détails rapportés par les taupes d’EIA,  une « mallette » ne saurait contenir moins de 157 000 $.

Henri Djombo, vieux crocodile du Parti congolais du Travail (PCT),  ne serait donc  pas « de bois » et la « fréquence » évoquée  explique  comment en 2016, une filiale du groupe chinois, la Sicofor, a remporté haut la main, l’appel d’offre de « la dernière zone forestière disponible» en République du Congo. 

L’erreur d’Henri Djombo (recyclé depuis comme Ministre d’ Etat à l’Agriculture) est d’avoir été insuffisamment partageux. Nombre des informations ayant alimentées les investigations d’EIA « viennent tout droit de son ministère» assure à Mondafrique une source proche du dossier. 

« L’infâme association » 

Quoi qu’il en soit, le groupe chinois fort des services ainsi rendus pèse 36 % de tout le bois exporté du Gabon et du Congo Brazzaville vers les Etats-Unis et 40 % de l’Okoumé , (une essence particulièrement protégé ) utilisée par les consommateurs américains. Ceci à partir de filiales off shore basées à Hong Kong : «  Le groupe Djeia a pu introduire environ 25 millions de $ de produits de source illégale aux Etats Unis au cours des dix dernières années » estime EIA. 

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Certes  nombre des clients Yankee de Djeia ne découvrent ni  l’eau humide ni le caractère illégal de ces importations : Ainsi, Jim Green, patron d’Evergreen, premier importateur US d’Okoumé, n’abuse t-il pas lui de la langue de bois : «  Tout le monde réclame un pot de vin ; toute la machine doit être graissée pour que les choses marchent bien. Je m’en fiche, je le comprends, c’est comme ca que ca fonctionne. Je le fais ». 

« Business is business » certes, mais cette relation commerciale n’en est pas moins qualifiée d’ « infâme association » par EIA qui relève que ,de fait, c’est l’ensemble la chaîne d’approvisionnement en bois des Etats Unis qui est contaminée. Des millions de consommateurs américains participent, malgré eux, par leurs achats d’un bois certifié « vert » à la pérennisation d’un vaste système de corruption, d’exploitation illégale de la forêt et d’évasion fiscale massive.

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Ce soutient indirect à la « mafia chinoise du bois » irrite d’autant plus l’administration US que Washington est en pleine guerre commerciale avec Pékin. La publication du rapport  intervient alors même que Brazzaville est depuis des mois en pleine renégociation de sa dette avec le FMI, soit près de 10 milliards de $ et dont les chinois détienne au bas mot  30 %. Et  les USA sont aussi les premiers contributeurs financiers du  FMI… 

Dans ce contexte explique à Mondafriqueun opposant congolais qui a suivi de près et participé à l’enquête d’EIA, « cette affaire de bois toxique est explosive. Au delà des considérations environnementales et réglementaires, renflouer Brazzaville, revient pour les américains à financer les fraudes fiscales  des entreprises chinoises au détriment de l’Etat congolais »

Autrement dit Washington devrait ainsi subventionner les exportation frauduleuses chinoises sur son propre territoire. 

Et d’en déduire que  « ne va pas passer comme une lettre à la poste !

(1) Jean Ping est le neveu de Mister XU,  magnat du groupe Dejia, et «principal contributeur de sa dernière campagne présidentielle » selon des confidences recueillies par l’ONG. 

A Libreville on promet de  « recouper », à Brazzaville on reste de marbre.   

Dans un communiqué alambiqué en date du 29 mars 2019,  le ministre Gabonais des Forets et de l’Environnement, Guy-Bertrand Mapangou, indique  s’interroger  « sur les véritables objectifs poursuivis par les auteurs de cette enquête à charge et au caractère inquisitoire, alors que la règle en la matière impose l’impartialité qui suppose le respect des principes tels que la présomption d’innocence, le contradictoire, etc. » (sic).

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Mais c’est pour préciser ensuite  que : «  le Gouvernement gabonais rejette ces accusations et la tentative maladroite des auteurs de l’enquête menée, visant à discréditer le Gabon à partir d’actes isolés qu’aurait commis un opérateur privé ». 

Et d’expliquer que les autorités ont ouvert  leur propre enquête « afin de mieux recouper ces allégations et se réserve le droit de poursuivre les auteurs de tous ces actes répréhensibles, dès que la lumière sera faite ».

Du pain sur la planche pour le ministre déjà mobilisé par l’opération anti-corruption baptisée  « Mamba » et initiée peu avant les révélations d’EIA avec pour objet d’éradiquer « la mafia »,  selon les propres termes du ministre, qui gangrénerait son administration.  

Les tentatives de Mondafrique d’obtenir une réaction de la SICOFOR  à Pointe Noire et de M. Henri Djombo (auteur d’un ouvrage joliment titré «  les bénévoles »)  sont restées infructueuses. (Une enquête d’Eric Laffitte, journaliste à "Mondafrique")

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mercredi 24 avril 2019

Comme sous Mao Tsé Toung

La Chine veut envoyer les jeunes à la campagne

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 Plus de 40 ans après Mao Tsé-toung, la Chine ambitionne de renvoyer des millions de "volontaires" à la campagne, selon un récent document du Parti communiste au pouvoir, qui fait craindre à certains un retour des méthodes de la "Révolution culturelle". 

La ligue des jeunesses communistes (LJC) a promis d'envoyer "en zones rurales" plus de 10 millions d'étudiants d'ici à 2022 afin "d'accroître leurs compétences, répandre la civilisation et faire la promotion des sciences et technologies". 
L'objectif est de mettre au service des zones rurales des talents qui ont tendance à être attirés par les grandes villes, selon un document de la LJC daté du 22 mars et déniché jeudi par le quotidien officiel Global Times. 
"Il nous faut des jeunes capables d'apporter la science et la technologie afin d'aider les campagnes à innover", se félicite un responsable local de la province centrale du Hunan, cité par le journal de langue anglaise. 
La LJC ne précise pas comment les jeunes seront convaincus de se porter volontaires. Les étudiants seront appelés à rester dans les campagnes pendant leurs vacances d'été. 
Régions plus particulièrement visées: "les vieilles bases révolutionnaires, les zones d'extrême pauvreté et les secteurs habités par des minorités ethniques", selon la Ligue. 
Certaines minorités, comme les Tibétains ou les musulmans ouïghours, ont des relations parfois conflictuelles avec la majorité han (plus de 90% de la population). 
Sur le réseau social Weibo, les commentaires étaient plutôt grinçants, évoquant les années de chaos de la "Révolution culturelle" (1966-76), lorsque le président Mao envoya des millions de "jeunes intellectuels" s'instruire auprès des paysans dans des conditions parfois très rudes, alors que les universités étaient fermées pendant 10 ans. 
"Ca recommence?", s'interrogeait tout simplement un internaute, sous le nom de WangTingYu. 
"On a déjà fait ça il y a 40 ans", écrivait un certain Miruirong, tandis que KalsangWangduTB constatait que "parfois l'Histoire avance, parfois elle recule". 
L'actuel président Xi Jinping, quelquefois soupçonné d'être nostalgique de l'ère maoïste, a lui-même passé sept ans dans un village de la province pauvre du Shaanxi (nord), alors qu'il avait à peine 16 ans à son arrivée. 
Un musée est aujourd'hui consacré sur place à ces années de jeunesse. (selon AFP)

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vendredi 19 avril 2019

Le taxi-drone a transporté ses premiers passagers

Alors qu'une dizaine de groupes mondiaux -- dont Boeing et Airbus -- travaillent sur ce moyen de locomotion censé révolutionner la mobilité urbaine, c'est un constructeur chinois qui a été le premier à proposer un vol à plusieurs passagers.

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Des vols de démonstration de courte durée ont été proposés ce jeudi par la société EHang à plusieurs représentants de la presse invités à Vienne en Autriche. 

L'EHang 216, un appareil autonome bi-place s'est contenté de très brèves élévations verticales d'une dizaine de mètres, suivies d'atterrissages au point de départ. Sans dépasser les tribunes du stade Generali Arena de la capitale autrichienne où la démonstration a eu lieu. 

Ce véhicule aérien électrique sans pilote, bourré d'électronique, doit à terme pouvoir transporter deux passagers à basse altitude sur une distance de jusqu'à 35 km et offrir une nouvelle solution de mobilité en zone urbaine, selon EHang. 

La technologie est aujourd'hui prête pour un développement industriel mais ce type d'appareil doit encore être certifié par les autorités aériennes, puis décrocher des autorisations de vol, souligne Derrick Xiong, responsable marketing de la société. 

"Notre principal défi n'est pas la technologie, ni la réglementation, c'est le public", à savoir s'il est prêt à utiliser de tels appareils", a-t-il estimé lors de la présentation. 

Malgré l'absence de certification à ce jour -- qui explique que l'appareil n'ait pu quitter l'enceinte du stade --, EHang a recueilli "des milliers" de précommandes et veut faire produire son appareil en série "dès l'année prochaine". 

L'EHang 216 affiche une autonomie de vol de 30 minutes, une vitesse de pointe de 130 km/h et peut embarquer jusqu'à 260 kg. Sa charge de 17 kilowatts rend sa consommation utile comparable à celle d'une voiture électrique en milieu urbain.

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mardi 15 janvier 2019

Quand des navires chinois polluent les mers françaises

Des sacs plastiques déchargés au large des îles Marquises :

le navire identifié !

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PAPEETE, le 12 janvier 2019 - La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) a confirmé avoir identifié le navire se trouvant à l’origine de l'échouage d'une importante quantité de sacs plastiques sur Hiva Oa. Il s'agirait d'un bateau chinois spécialisé dans la pêche aux calamars. 


L'enquête progresse et les recherches complémentaires effectuées par la DPAM ont permis de retrouver ce vendredi le navire Ocean 2 sous le nom chinois traduit de Hay Yang. 

Le Hai Yang 2 est un navire usine spécialisé dans la pêche aux calamars, et son nom semble bien correspondre à l'inscription portées sur les sacs. 

Après de premières vérifications, l’historique de la route empruntée par le navire montre qu'il semble effectivement avoir pêché dans l’Atlantique sud au large des côtes d'Argentine et qu’il remonte via le Pacifique Est et les côtes chiliennes vers son port d’attache Shidao en Chine. 

La DPAM a communiqué ces informations au JRCC qui va désormais chercher les coordonnées de son armateur pour l'informer de la situation.

Le président Macron, au vu du sérieux de l'affaire, interviendra-t-il auprès de son homologue chinois ?

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jeudi 3 janvier 2019

Chine : des hommes «achètent» leur fiancée au Vietnam

En Chine, le déséquilibre hommes-femmes, résultant de la politique de l'enfant unique et de la préférence traditionnelle des parents pour les garçons, contraint de nombreux hommes à rester célibataires. Ne trouvant pas de femmes avec lesquelles se marier, ils se tournent alors vers les pays d'Asie du Sud-Est pour y « acheter » leurs fiancées. Au Vietnam, plusieurs milliers de jeunes filles seraient victimes de ce trafic d'êtres humains chaque année.

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Acheter sa dulcinée de l’autre côté de la frontière, c’est le choix que font de nombreux hommes chinois, désespérés par le manque de femmes dans leur pays. Un trafic organisé et lucratif s’est mis en place ces dernières années.

Ces femmes payées au prix fort par les hommes chinois viennent en général de régions rurales pauvres du Vietnam. D’autres pays aux alentours sont également touchés, en particulier le Laos et la Birmanie.

Pour tromper leurs victimes, les trafiquants leur font miroiter une vie meilleure en Chine. Ils leur promettent un emploi bien rémunéré ou un mariage avec un riche Chinois. Il arrive également que ces femmes soient tout simplement kidnappées, après avoir été droguées.

C’est souvent un membre de leur famille ou une personne en qui ces femmes avaient confiance qui les trompe et les vend aux trafiquants.

400 femmes sauvées en 11 ans grâce au soutien d’une ONG

Depuis 2007, l’ONG Blue Dragon (Dragon bleu) vient en aide à ces femmes victimes de ce trafic. En onze ans, elle a aidé 400 femmes victimes d’esclavage sexuel ou qui avaient été mariées de force en Chine à s’enfuir.

Néanmoins, c’est une activité à risque et la plupart des membres de l’association tiennent à garder leur adresse secrète. Ils se méfient de la vengeance possible des trafiquants et des maris dépossédés des femmes qu’ils ont achetées.

Souvent, ce sont les victimes elles-mêmes qui lorsqu’elles y parviennent entrent en contact avec l'ONG depuis la Chine. Une femme, retenue prisonnière dans une maison close, a ainsi réussi à contacter l’association en volant le téléphone portable de l’un de ses clients.

76 trafiquants devant la justice

Le travail de Blue Dragon commence à payer, son activité se fait connaître de plus en plus. Ces cinq dernières années, l’ONG a réussi à traîner devant la justice 76 trafiquants. C’est à la fois beaucoup au regard de la taille et des moyens de cette ONG, mais peu au regard du nombre de femmes victimes de ces trafics.

Même si un tel crime est punissable de 20 ans de prison au Vietnam, le trafic contrôlé par des réseaux mafieux bien organisés est en pleine expansion et génèrerait chaque année des dizaines de millions d'euros.

Si des solutions existent, comme l’éducation des femmes dans les régions montagneuses, les perspectives restent quand même sombres, notamment en raison de la forte demande en provenance de Chine qui ne tarit pas.

Posté par jl boehler à 05:38 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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