mardi 15 janvier 2019

Quand des navires chinois polluent les mers françaises

Des sacs plastiques déchargés au large des îles Marquises :

le navire identifié !

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PAPEETE, le 12 janvier 2019 - La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) a confirmé avoir identifié le navire se trouvant à l’origine de l'échouage d'une importante quantité de sacs plastiques sur Hiva Oa. Il s'agirait d'un bateau chinois spécialisé dans la pêche aux calamars. 


L'enquête progresse et les recherches complémentaires effectuées par la DPAM ont permis de retrouver ce vendredi le navire Ocean 2 sous le nom chinois traduit de Hay Yang. 

Le Hai Yang 2 est un navire usine spécialisé dans la pêche aux calamars, et son nom semble bien correspondre à l'inscription portées sur les sacs. 

Après de premières vérifications, l’historique de la route empruntée par le navire montre qu'il semble effectivement avoir pêché dans l’Atlantique sud au large des côtes d'Argentine et qu’il remonte via le Pacifique Est et les côtes chiliennes vers son port d’attache Shidao en Chine. 

La DPAM a communiqué ces informations au JRCC qui va désormais chercher les coordonnées de son armateur pour l'informer de la situation.

Le président Macron, au vu du sérieux de l'affaire, interviendra-t-il auprès de son homologue chinois ?

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jeudi 3 janvier 2019

Chine : des hommes «achètent» leur fiancée au Vietnam

En Chine, le déséquilibre hommes-femmes, résultant de la politique de l'enfant unique et de la préférence traditionnelle des parents pour les garçons, contraint de nombreux hommes à rester célibataires. Ne trouvant pas de femmes avec lesquelles se marier, ils se tournent alors vers les pays d'Asie du Sud-Est pour y « acheter » leurs fiancées. Au Vietnam, plusieurs milliers de jeunes filles seraient victimes de ce trafic d'êtres humains chaque année.

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Acheter sa dulcinée de l’autre côté de la frontière, c’est le choix que font de nombreux hommes chinois, désespérés par le manque de femmes dans leur pays. Un trafic organisé et lucratif s’est mis en place ces dernières années.

Ces femmes payées au prix fort par les hommes chinois viennent en général de régions rurales pauvres du Vietnam. D’autres pays aux alentours sont également touchés, en particulier le Laos et la Birmanie.

Pour tromper leurs victimes, les trafiquants leur font miroiter une vie meilleure en Chine. Ils leur promettent un emploi bien rémunéré ou un mariage avec un riche Chinois. Il arrive également que ces femmes soient tout simplement kidnappées, après avoir été droguées.

C’est souvent un membre de leur famille ou une personne en qui ces femmes avaient confiance qui les trompe et les vend aux trafiquants.

400 femmes sauvées en 11 ans grâce au soutien d’une ONG

Depuis 2007, l’ONG Blue Dragon (Dragon bleu) vient en aide à ces femmes victimes de ce trafic. En onze ans, elle a aidé 400 femmes victimes d’esclavage sexuel ou qui avaient été mariées de force en Chine à s’enfuir.

Néanmoins, c’est une activité à risque et la plupart des membres de l’association tiennent à garder leur adresse secrète. Ils se méfient de la vengeance possible des trafiquants et des maris dépossédés des femmes qu’ils ont achetées.

Souvent, ce sont les victimes elles-mêmes qui lorsqu’elles y parviennent entrent en contact avec l'ONG depuis la Chine. Une femme, retenue prisonnière dans une maison close, a ainsi réussi à contacter l’association en volant le téléphone portable de l’un de ses clients.

76 trafiquants devant la justice

Le travail de Blue Dragon commence à payer, son activité se fait connaître de plus en plus. Ces cinq dernières années, l’ONG a réussi à traîner devant la justice 76 trafiquants. C’est à la fois beaucoup au regard de la taille et des moyens de cette ONG, mais peu au regard du nombre de femmes victimes de ces trafics.

Même si un tel crime est punissable de 20 ans de prison au Vietnam, le trafic contrôlé par des réseaux mafieux bien organisés est en pleine expansion et génèrerait chaque année des dizaines de millions d'euros.

Si des solutions existent, comme l’éducation des femmes dans les régions montagneuses, les perspectives restent quand même sombres, notamment en raison de la forte demande en provenance de Chine qui ne tarit pas.

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vendredi 28 décembre 2018

La Chine met Trump en garde contre "l'armement" de l'espace

La Chine s'est déclarée mercredi opposée à "l'armement" de l'espace, après l'annonce la veille par Donald Trump de la création d'un commandement militaire américain pour l'espace, destiné à y assurer la suprématie des États-Unis. 

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L'initiative prise mardi par le président américain apparaît comme un pas vers la mise en place de la nouvelle branche de l'armée américaine qu'il veut créer -- la Force de l'espace. 

"La Chine a toujours plaidé pour une utilisation pacifique de l'espace. Elle est opposée à l'armement de l'espace et à toute course aux armements dans l'espace", a déclaré Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. 
"Et nous sommes encore plus opposés à ce que l'espace devienne un nouveau champ de bataille", a-t-elle martelé lors d'une conférence de presse régulière. 
Le vice-président américain Mike Pence a précisé que le nouveau commandement, qui devrait rapidement être connu sous le nom de Spacecom, serait le 11e commandement militaire du Pentagone. Il sera notamment chargé de superviser toutes les activités militaires spatiales des États-Unis.  
M. Trump avait annoncé en juin qu'il souhaitait créer une "Force de l'espace" qui deviendrait une sixième branche de l'armée américaine -- aux côtés de l'armée de Terre, l'US Navy, l'US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes. 
Le président américain l'estime indispensable pour assurer la suprématie militaire de son pays dans l'espace, notamment face à la Chine et à la Russie. Mais le ministre de la Défense Jim Mattis a fait savoir qu'il la jugeait onéreuse et inutile. 
En outre, le projet risque de se heurter à l'opposition du Congrès américain qui doit approuver son financement. 
La Chine n'a officiellement pas l'ambition de placer des armements dans l'espace. Elle mène cependant de nombreux programmes spatiaux civils afin de rivaliser avec les États-Unis, la Russie, l'Union européenne, l'Inde ou le Japon. 
Elle a par exemple lancé dans l'espace début décembre un module d'exploration qui devrait alunir sur la face cachée de la Lune autour du 1er janvier.

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mercredi 26 décembre 2018

Etudiants marocains en Chine

Alors que la France taxe de plus en plus les  étudiants étrangers, la Chine leur ouvre les portes des universités...

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Après 10 ans, la plus grande plate-forme d’application en ligne pour les études en Chine, Cucas, a lancé une ligne spécialement dédiée aux étudiants marocains. Fondée, il y a quelques mois en 2018, Cucas Maroc est la seule filiale marocaine officielle de Cucas (système d’admission des universités et collèges en Chine). Ce portail en ligne officiel permet aux étudiants marocains de postuler aux universités chinoises.

Pour l’heure, Cucas Maroc a signé des partenariats, avec plus de 300 universités chinoises, offrant ainsi aux étudiants marocains un guichet unique service professionnel qui englobe toutes les étapes pour faire aboutir une inscription définitive. La plate-forme se veut conviviale pour faciliter l’aboutissement de chaque étape de la procédure. En amont, l’étudiant a droit à un conseil en B to B qui permet de lui faciliter ses choix d’orientation en fonction de son profil. La Chine compte plus de 3.000 universités et 40.000 programmes pédagogiques, ce qui justifie l’existence d’une plateforme pour faciliter les choix d’orientation aux lauréats marocains (certificat, bachelor, master, doctorat). Les conseillers sont aussi mandatés pour informer les étudiants et leur famille de la vie en Chine, non seulement en matière de niveau de vie mais aussi sur le plan culturel. Ceci devant faciliter l’intégration des étudiants compte tenu des grandes différences culturelles entre le Maroc et la Chine.

A travers la plate-forme, il pourra ainsi postuler aux universités partenaires. Une fois l’étudiant accepté dans un établissement universitaire, la démarche de réservation du logement sera rendue possible à travers l’espace «Hébergement Réservation». De même, la procédure pour l’octroi du visa est comprise dans l’application. Une fois toutes ces étapes entreprises avec succès, le service de Cucas Maroc ira au-delà. Il propose, en effet, la  préparation du voyage de l’étudiant en lui assurant une prise en charge à son arrivée en Chine de l’aéroport à son logement (Register Guidance).  Le service est payant et avoisine les 6.000 DH. Les frais de scolarité des universités en Chine, comprenant le coût de l’hébergement, étant estimés entre 35.000 DH et 65.000 DH, demeurent accessibles comparés aux coûts des études proposées en Europe ou aux Etats-Unis. Le gouvernement français qui vient d’opérer un réajustement des frais de scolarité pour les  non Européens impactera, certainement, le choix de certains parents marocains… Parallèlement, l’engouement pour les études en Chine n’est plus à démontrer. Les chiffres en attestent.  Selon le rapport du ministère de l’éducation de la République populaire de Chine, «en 2016, 442.773 étrangers étudiaient en Chine continentale. Comparé à 2015, il y a eu une augmentation de 45.138 personnes, avec un taux de croissance de 11,35%». Le pays offre également des possibilités de travail après l’obtention du diplôme.

Et c’est bien dans ce cadre que l’application en ligne Cucas a été créée dans le domaine des études en Chine. Sa filiale marocaine a été mandatée pour offrir un service local professionnel et fiable permettant d’optimiser le départ des étudiants tout en verrouillant les différentes étapes. La plate-forme reconnue par le gouvernement chinois est opérationnelle depuis le mois de mars dernier. La sensibilisation est en cours… (selon "Aujourd'hui le Maroc")

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samedi 27 octobre 2018

En Afrique, la peur de la Chine est réelle !

Panique générale à Conakry (Guinée)

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En Guinée, un vent de panique a soufflé, jeudi 25 octobre 2018. En cause, des bateaux de pêche, au nombre de huit, appartenaient à une société de pêche artisanale chinoise, qui, dans une manœuvre de rapprocher leur collecte des revendeuses que les bateaux, se sont rapprochés des côtes. Ce qui a occasionné une panique de la population locale qui, aussitôt a cru à une invasion de rebelles. Pire, certains étaient convaincus que ces bateaux étaient là pour renverser le Président Alpha Condé.

Selon le ministère guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, ces bateaux, qui dans la nuit du 24 au 25 octobre, ont mouillé au large du port de Kassogna, dans la Préfecture de Coyah, pour débarquer leur prise, effectuaient une pêche illégale. D’autant que, insiste l’autorité, leur zone d’activité, Dubreka, était interdite  de toutes activités de pêche. Et le ministre Fréderic Loua de hausser le ton : « Nous allons procéder à  l’arraisonnement de ces  bateaux. Ces bateaux étrangers ne vont plus pêcher en Guinée ».

Alertées, les forces de défense guinéennes, qui se préparaient à une riposte à la mesure de l’attaque, se sont déployées dans les zones névralgiques du pays. Sauf que c’était une fausse alerte, comme l’indique un communiqué du ministère, qui a révélé « la présence de six (06) navires de pêche artisanale avancés, dont trois (03) avaient débarqué déjà leur contenu dans un camion frigo qui a été immédiatement arraisonné (…)».

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vendredi 26 octobre 2018

La Chine veut lancer une lune artificielle pour éclairer la Terre

 

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Selon l'AFP, La Chine veut lancer dans l'espace d'ici 2020 une "Lune artificielle", qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit et permettrait de réaliser des économies d'éclairage, a annoncé vendredi un média d'Etat. 

Ce satellite équipé d'une pellicule réfléchissante serait chargé d'illuminer la grande ville de Chengdu (sud-ouest) et devrait être huit fois plus lumineux que l'astre lunaire, rapporte le journal China Daily.  

Un premier exemplaire devrait d'abord être envoyé dans l'espace, suivi en cas de réussite de trois autres en 2022, a expliqué au quotidien Wu Chunfeng, le chef de la Tian Fu New Area Science Society, l'organisme responsable du projet.  

"La première Lune sera principalement expérimentale, mais les trois envoyées en 2022 constitueront le véritable produit fini. Elles auront un grand potentiel en termes de services à la population et d'un point de vue commercial", selon M. Wu. 

En renvoyant sur Terre la lumière du soleil, le satellite, qui évoluerait à 500 km d'altitude, est censé pouvoir se substituer partiellement à des lampadaires. Il pourrait ainsi faire économiser environ 1,2 milliard de yuans (150 millions d'euros) d'électricité par an à la ville de Chengdu s'il arrive à illuminer une superficie de 50 km2. 

La source de lumière artificielle pourrait également être utilisée après des catastrophes naturelles, en déviant les rayons solaires vers des zones terrestres où l'alimentation électrique a été coupée, a souligné Wu Chunfeng. 
Pékin mène depuis de nombreuses années un ambitieux programme spatial pour rattraper son retard sur les Etats-Unis et la Russie. Le pays prévoit notamment d'envoyer un petit robot nommé Chang'e-4 sur la face cachée de la Lune d'ici fin 2018. 

La Chine n'est pas le premier pays à tenter de réfléchir les rayons du soleil sur la Terre. Dans les années 1990, des scientifiques russes avaient mis au point un projet similaire baptisé Znamya ("Bannière"), arrêté après quelques essais.

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samedi 6 octobre 2018

Disparition franco-chinoise

Le président chinois d'Interpol porté disparu, enquête ouverte en France

chineCe vendredi 05/10/2018 - Une enquête pour disparition a été ouverte en France, à Lyon, concernant Meng Hongwei, le président chinois de l'organisation internationale de coopération policière Interpol, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis son départ pour la Chine fin septembre. 

C'est son épouse qui a signalé sa disparition aux autorités françaises en faisant part de son inquiétude, selon une source proche du dossier, confirmant une information de la radio Europe 1. 
"Il n'a pas disparu en France", a précisé cette source.  
Selon le quotidien de Hong Kong en langue anglaise South China Morning Post, qui cite une source anonyme, cet homme de 64 ans fait l'objet d'une enquête dans son pays. Il a été "emmené" par les autorités "dès son atterrissage" la semaine dernière, pour des motifs encore flous, affirme le journal. 
L'enquête a été ouverte à Lyon, siège mondial de l'organisation rassemblant 192 pays et lieu de résidence de Meng Hongwei et sa famille. Elle a été confiée à la police judiciaire. 
"Cette affaire concerne les autorités compétentes en France et en Chine", s'est borné à commenter Interpol dans un communiqué, en soulignant que c'est l'Allemand Jürgen Stock, son secrétaire général, et non Meng Hongwei, qui est chargé de la conduite de l'organisation au quotidien. 
Meng Hongwei, 64 ans, avait été élu le 10 novembre 2016 à la tête d'Interpol lors de sa 85e assemblée générale annuelle à Bali, en remplacement de la Française Mireille Ballestrazzi, devançant largement un unique concurrent namibien. Son mandat court jusqu'en 2020. 
Avant sa nomination, il exerçait en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique et y dirigeait le bureau national d'Interpol. Il était également un poids lourd du Parti communiste chinois. Durant sa carrière de policier, il a travaillé dans des unités de lutte contre le trafic de drogue, l'anti-terrorisme et a dirigé les gardes-côtes chinois, selon sa biographie sur le site d'Interpol. 

Nomination critiquée par Amnesty International

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme. La Chine a longtemps utilisé Interpol "pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger", s'était inquiété notamment Amnesty International. 

L'organisation policière s'en était défendue en rappelant que le président d'Interpol n'intervient pas dans son quotidien opérationnel et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdit toute ingérence en matière politique. 
Reste que la disparition soudaine de hauts dignitaires chinois est devenue chose courante sous la présidence de Xi Jinping, qui mène depuis plusieurs années une campagne anti-corruption soupçonnée de servir de purge politique, en Chine comme à l'étranger. 
Basée à Lyon, Interpol permet de favoriser les échanges entre les polices de ses 192 pays membres, grâce à des bases de données répertoriant par exemple les passeports déclarés volés. 
L'organisation est connue pour sa diffusion des "notices rouges", présentées souvent - à tort - comme des mandats d'arrêt internationaux : elles informent en réalité les pays membres d'Interpol de la délivrance d'un mandat d'arrêt par l'autorité judiciaire de l'un d'eux, sans obligation d'arrestation ni d'extradition.

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mercredi 1 août 2018

Chine: un gratte-ciel improbable...

... avec cascade intégrée

chineUn gratte-ciel du sud-ouest de la Chine, équipé sur une de ses faces de la chute d'eau artificielle "la plus haute du monde", rejoint la longue liste des constructions audacieuses ou étranges édifiées dans le pays asiatique. 

Le Liebian International Building est construit dans la ville de Guiyang. Sa cascade culmine à 108 mètres du sol mais a un problème de taille: cette fantaisie a un coût faramineux. La chute d'eau a été construite il y a deux ans. Mais elle n'a depuis été activée qu'à six reprises, car le pompage de l'eau jusqu'au sommet coûte 800 yuans (100 euros) de l'heure. 

Edifié par le groupe chinois Ludi Industry, le gratte-ciel est encore en cours de finition. Il devrait accueillir un centre commercial, des bureaux et un hôtel de luxe. La cascade utilise notamment les eaux de pluie et souterraines, qui sont canalisées dans d'énormes réservoirs placés dans le sous-sol du bâtiment. Le système vise à reproduire en zone urbaine la nature sauvage de la province, a expliqué le directeur du groupe Ludi, Cheng Xiaomao, au journal hongkongais South China Morning Post. 

Mais l'ouvrage est vite devenu la cible d'innombrables moqueries de la part des internautes. Ils s'en prennent notamment à l'immense gaspillage de ressources. "Mettez-la juste en route quelques fois par an! Comme ça, ça nettoie les vitres et il n'y a pas besoin de payer des laveurs de carreaux", plaisante un utilisateur du réseau social Weibo. 

Les métropoles de Chine ont vu se multiplier ces dernières décennies les innovations architecturales, accompagnant le développement économique et la poussée de l'urbanisation. Le siège de la télévision d'Etat (CCTV) à Pékin présente une architecture futuriste et audacieuse, en forme de bassin humain surmontant deux jambes. L'édifice est surnommé affectueusement par la population "le Caleçon long". Tout proche, le bâtiment du Quotidien du peuple, l'organe du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, affiche lui un profil évoquant pour certain un pénis. Quant à une université des ressources en eau située dans le nord-est de la Chine, elle était devenue la risée du web pour sa ressemblance avec... une cuvette de toilettes. 

Le président chinois Xi Jinping a pourtant appelé à stopper l'essor des "architectures bizarres et grotesques". (selon "Tahiti-infos")

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mardi 22 mai 2018

Base militaire chinoise à Djibouti

Des lasers contre les pilotes US qui la survolent !

chine1L'armée de l'air américaine a lancé un avertissement à ses pilotes en Afrique. Selon le Pentagone, des lasers auraient été utilisés par la Chine contre les avions survolant sa base à Djibouti.

L’armée américaine affirme que les soldats chinois utilisent des lasers de forte puissance pour interférer avec les vols américains dans la région, a rapporté le South China Morning Post. Lors d’un point de presse jeudi, Dana White, porte-parole du Pentagone, a déclaré que les « incidents très graves » ont entraîné « deux blessures mineures », ajoutant que l’utilisation du laser chinois « représente une menace réelle pour nos aviateurs ». Les États-Unis demandent que la Chine fasse une enquête sur ce sujet. « C’est une affaire sérieuse. Et nous prenons cela très au sérieux » , a expliqué White. « Nous attendons de la Chine qu’elle mène une enquête approfondie ».

Camp Lemonnier est la seule base américaine permanente en Afrique et elle abrite environ 4.000 soldats. Ouverte en 2001, l’installation est devenue un point vital pour les opérations antiterroristes américaines, en particulier en tant que centre régional pour les missions de drones.

Des observateurs militaires chinois ont déclaré que l’utilisation de la technologie laser avait pour objectif d’effrayer les oiseaux près de son aérodrome ou de perturber les drones espion volant au-dessus, et non pas de viser des pilotes étrangers. L’analyste Zhou Chenming a déclaré au journal : « Les bases chinoises et américaines à Djibouti sont très proches, donc on pourrait déranger l’autre si les deux parties n’ont pas de mécanisme de communication approprié explique Newsweek. »

L’installation chinoise est la première base militaire outre-mer de Pékin, et se trouve à quelques kilomètres au nord du camp américain Lemonnier.

L’armée a publié un avis à ses pilotes, publié plus tard par la Federal Aviation Administration, les exhortant à « faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils transitent près de la base chinoise  ».

Son emplacement dans le golfe d’Aden et la proximité du canal de Suez font de Djibouti un site stratégique important. Le gouvernement a une politique libérale vis-à-vis des bases étrangères, et la France, l’Espagne et le Japon sont aussi implantés dans le pays.

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samedi 28 avril 2018

Lutte contre le terrorisme au Mali

La Minusma fait appel à des soldats chinois

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Des soldats chinois sont en route pour le Mali afin de renforcer les troupes de la Minusma. L'arrivée de ce contingent chinois intervient alors que la mission onusienne traverse une période très sombre dans ce pays sahélien.

A en croire les dernières statistiques, la Mission des Nations-Unies au Mali (Minusma) est en passe de devenir la mission de maintien de la paix la plus meurtrière de tous les temps, avec plus d'une centaine de Casques bleus tués dans des actes hostiles. Ce triste bilan macabre est dû aux attaques incessantes des groupes armés terroristes qui ont mis le Nord-Mali sous leur coupe depuis 2012.

Un contingent de 395 soldats chinois viendra renforcer les Casques Bleus, dès ce mois de mai, pour une durée d'un an. Ce contingent, composé entre autres d'une brigade de défense chimique, d'une unité médicale et de sapeurs-pompiers, aura pour mission de réparer des routes, des ponts et des pistes d'aéroport dans les zones de mission, protéger les quartiers généraux dans des zones de guerre, et soigner les malades et blessés.

Considérés comme très professionnels et dotés d'un excellent savoir-faire, ces soldats ne monteront cependant pas en première ligne, c'est-à-dire là où ont lieu les traques et les combats. Pour cela, les Africains (notamment les Tchadiens et les Maliens) encadrés par quelques Français continueront à faire le sale boulot.

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