mardi 18 avril 2017

Grève aux papeteries Clairefontaine

Conditions de travail désastreuses ! 

cgt

Une vingtaine de salariés syndiqués CGT des Papeteries de Clairefontaine ont débrayé mardi 11 avril, l'après-midi.Le motif ? Protester contre des conditions de travail qu’ils estiment être actuellement désastreuses. « Voilà maintenant 4 bonnes années que les conditions de travail se dégradent ici, et cela va en s’accentuant. A travers ce mouvement syndical, par ailleurs le premier depuis des années, nous dénonçons des techniques de management qui engendrent des conditions de travail désastreuses, avec notamment une pression constante de la hiérarchie sur de nombreux salariés. Aujourd’hui, quelqu’un qui a un souci de santé ou se blesse au travail se retrouve licencié. A ce propos, les accidents de travail sont de plus en plus en fréquents. On en dénombre ainsi 7 en janvier, 6 en février et 4 mars. Ces accidents de travail sont l’une des conséquences des mauvaises conditions de travail » déplore David Trocmé, responsable syndical CGT aux Papeteries de Clairefontaine, tout en précisant que « nous les employés respectons la direction, alors on aimerait qu’on nous respecte également en retour. Si la situation ne s’améliore pas, le mouvement syndical se poursuivra et s’intensifiera ». Parmi leurs revendications, les salariés syndiqués CGT souhaiteraient qu’il y ait plus d’embauches en CDI, que les cadences de travail soient moins élevées et que les salaires soient augmentés à hauteur de 3%. A l’heure actuelle, les Papeteries de Clairefontaine emploient 580 personnes, dont 518 en CDI.(selon "Vosges-Matin")

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vendredi 6 mai 2011

L'UMP et Xavier Bertrand veulent punir la CGT

sigleCGTCommuniqué de la CGT

Xavier Bertrand, Ministre du travail, ex Secrétaire général de l’UMP et Maire de Saint-Quentin, entend faire expulser l’union départementale CGT de l’Aisne et l’union locale CGT de Saint-Quentin des locaux que la ville leur avait attribués de longue date. Il entend imposer un relogement de ces organisations dans des locaux totalement inadaptés à l’activité syndicale, sans salle de réunion ni possibilité de recevoir des salariés.

Xavier Bertrand a obtenu un jugement en référé confirmant sa demande d’expulsion, en avançant des contre vérités sur la démarche qu’il a engagée, notamment en prétendant que les organisations de la CGT ont refusé une autre proposition de relogement, alors que c’est lui qui a refusé la proposition syndicale.

Aujourd’hui, Xavier Bertrand franchit une étape en ordonnant l’expulsion par commandement d’huissier, sans même attendre le jugement d’appel.

30a347dc_a49e_11dc_a021_e013bba912e6La démarche de Xavier Bertrand est totalement discriminatoire. C’est la seule CGT qu’il entend déloger et dont il entend réduire les moyens de fonctionnement. Le vote des salariés aux dernières élections prud’homales a largement placé la CGT en tête, tant sur le département de l’Aisne que sur la ville de Saint-Quentin. Et c’est aux moyens de fonctionnement de la CGT que Xavier Bertrand s’attaque.

Il apparaît clairement qu’il s’agit d’une orientation politique concertée au sein de l’UMP. Des procédures similaires sont engagées à Châteauroux dans l’Indre et à Chartres dans l’Eure et Loir. Sans doute, la CGT dérange ce parti politique, en raison la fermeté de son action contre les réformes antisociales conduites par le Président de la République et le gouvernement. Sans doute l’actuel parti majoritaire veut-il séduire l’électorat d’extrême–droite, foncièrement hostile à l’action syndicale confédérée et tout particulièrement à celle de la CGT.

La CGT refuse le diktat de Xavier Bertrand. La CE confédérale du 2 mai a exprimé à l’UD de l’Aisne et à l’UL de Saint-Quentin la solidarité de toute l’organisation.

La CGT mettra tout en œuvre pour ramener le Ministre du Travail à la raison, afin qu’il renonce à une expulsion arbitraire et propose aux organisations interprofessionnelles CGT de l’Aisne un relogement conforme à leur représentativité et aux besoins des salariés.

Montreuil, le 4 mai 2011

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lundi 26 octobre 2009

Egelhof : la CGT présente la situation juridique

Suite au jugement de la Cour d'Appel de Colmar, la CGT communique :

Tenue en échec par un accord d’entreprise

Logo_cgtC’est ce qui vient d’arriver à l’entreprise EGELHOF SAS à Breitenbach et Seltz.
En décembre 2000 un accord d’entreprise sur l‘aménagement et la réduction du temps de travail a été signé par la USTM 67 à travers la section syndicale en place.
En janvier 2006 l’entreprise pour anticiper des difficultés économiques et sauvegarder la pérennité de l’entreprise a écrit à ses 300 salariés par lettre recommandée avec AR pour leur demander d’accepter la suppression des jours de RTT, une baisse de salaire et un travail effectif de 37 heures 50 centièmes.
Pour faire passer la manœuvre, l’entreprise a fait miroiter le payement de 2 heures 50 centièmes en heures supplémentaires, il en résulté de la sorte que le salaire mensualisé ne baissait pas, mais le jours de RTT n’étaient plus accordés et les primes de commodités personnelles et de casse croûte disparaissaient (soit 1 heures de pause).
L’entreprise enregistra l’acceptation de 97% des salariés, et les 3% réfractaires furent licenciés pour raison économique en petits wagons de 9 salariés et ils saisirent les prud’hommes.
Les licenciés firent valoir qu’une modification du contrat de travail pour raison économique ne peut intervenir sur des éléments issus de l’accord d’entreprise ci celles sont moins favorable.
L’entreprise pour tenter d’échapper à cette règle de droit mis en avant une clause résolutoire prévue dans l’accord d’entreprise qui permettait lorsque les aides AUBRY II n’étaient plus versées de rendre l’accord caduque, sauf que les aides FILLON ont pris le relais et mis en place une période transitoire de 2 années où l’entreprise à continuer de bénéficier d’allègement de charges sociales, ceci ont été allouer par la suite à toutes les entreprises dès lors que les salariés se situent dans une fourchette de rémunération.
Le conseil des Prud’hommes de Sélestat avait condamné l’entreprise et celle-ci avait fait appel de la décision.
cour_appel_introLa cour d’appel vient de rendre son arrêt et précise que dès lors que les avantages de l’exonération de charges sociales sont maintenus la clause résolutoire est privé d’effet et que l’accord d’entreprise de décembre 2000 continue de produire effet, que l’employeur ne pouvait déroger à l’accord que par des propositions comportant des mesures plus favorables.
Or les propositions de modifications faites aux salariés étaient moins favorables puisqu’elles prévoyaient la suppression des RTT et l’augmentation du temps de travail, ainsi qu’une réduction du taux horaire.
C’est dans ces conditions que les juges ont pu dire que le licenciement des salariés qui ont refusé la modification de leur contrat de travail pour raison économique ont fait l'objet d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, et ont condamné l’entreprise aux payements d’indemnités et de rappel de salaire pour les pauses.
Ce jugement permet à l’accord d’entreprise de décembre 2000 signé par la CGT d’être imposé à l’employeur et les 97% de salariés peuvent également faire valoir leur droit à régularisation dès lors que la modification de leur contrat de travail qu’ils ont accepté ne pouvaient leur être soumis.
En conclusion c’est sur un combat purement juridique que la CGT a gagné contre ces licenciements économiques abusifs et que les droits issus d’un accord d’entreprise ont triomphé.

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jeudi 26 janvier 2006

La CGT va manifester

t_egelhof2La section CGT de Sélestat vient de publier un tract invitant à la manifestation samedi, 4 février à Breitenbach.

A lire en cliquant sur TRACT_EGELHOF.pdf

Posté par jl boehler à 12:55 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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