mardi 10 juillet 2018

L’Allemagne devient chère pour les camions

Depuis le 1er Juillet 2018, les poids lourds doivent payer un droit de péage non seulement sur les autoroutes allemandes, mais aussi sur la totalité des routes nationales. L’Allemagne devient chère…

camions

Voilà une décision que le monde politique aime bien placer en pleine période de vacances et de Coupe du Monde : le 1er Juillet 2018, le réseau routier payant en Allemagne a été élargi de 39000 km, à savoir la totalité du réseau des routes nationales, en plus des autoroutes. Ainsi, les transporteurs qui laissaient rouler leurs camions sur les routes secondaires allemandes se voient privés de la dernière possibilité de traverser l’Allemagne sans passer par la caisse. Pour l’Allemagne, il s’agit d’une excellente source de revenus.

A l’occasion de l’introduction du droit de péage pour les camions de plus de 7,5 tonnes en 2005, certaines grandes routes nationales faisaient partie des tronçons payants. 2300 km de routes nationales étaient déjà concernées par ce droit de péage (Maut), mais désormais, ce sont les 39000 km du réseau des routes nationales qui sont payants. Le gouvernement allemand table sur des recettes d’environ 7,2 milliards d’euros, un plus de 2,5 milliards.

Le marché du transport, déjà hautement concurrentiel, doit désormais composer avec cette nouvelle donne qui risque d’avoir des répercussions sur les calculs de tous les transporteurs qui desservent l’axe nord-sud européen. Le droit de péage, lui, est assez compliqué. L’état tient compte de la classe de pollution du véhicule (A à F) ainsi que du nombre d’axes du véhicule. Le droit de péage se situe entre 8,1 cent/km et 21,8 cent/km et les transporteurs doivent doter leurs chauffeurs d’une série de nouveaux documents, car ce sont les chauffeurs qui doivent être en mesure de justifier à tout moment de s’être acquittés de la bonne somme.

Avec de tels droits de péage, il est évident que le prix du transport à travers l’Allemagne augmentera, puisque logiquement, les transporteurs passeront ce surcoût à leurs clients. Si on comprend aisément que l’Allemagne cherche à financer la rénovation urgente de son réseau routier par le biais d’un tel droit de péage, la situation est particulièrement ennuyeuse  pour toutes les régions frontalières de l’Allemagne où les échanges économiques avec les pays limitrophes risquent de s’en trouver alourdis. Pourtant, au début de la discussion, plusieurs ministres-présidents de Länder frontaliers  avaient demandé une dérogation dans les régions frontalières, il n’y en aura pas.

A terme, les usagers du réseau routier sur l’axe nord-sud européen choisiront leur itinéraire selon le paramètre du coût – et il y aura davantage de circulation sur le réseau français, si les tarifs devaient se situer en-dessous des tarifs allemands. En tout cas, ce sera un groupe français qui régulera ce flux de la circulation. Outre le GCO à hauteur de Strasbourg, le groupe Vinci s’est également assuré d’un goulot d’étranglement sur l’autoroute allemande A5 entre Malsch et Offenburg. Et qu’importe l’itinéraire choisi par les transporteurs entre les pays scandinaves, baltes et de l’Europe Centrale et les pays du sud de l’Europe : tout le monde paiera chez Vinci. C’est aussi ça, l’Europe… (selon "Euro.journalist")

vinci

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samedi 23 juin 2018

L’Allemagne au Conseil de Sécurité de l'ONU

Lors de l’élection des membres non-permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’Allemagne a obtenu un siège pour la période 2019 – 2021. On se demande à quoi ça sert…

ONU

L’Allemagne politique est contente. Avec 184 voix, l’Assemblée Générale de l’ONU a accordé à l’Allemagne un siège non-permanent au Conseil de Sécurité pour la période 2019 à 2021. Pendant ces deux ans, l’Allemagne y siègera alors avec les 5 membres permanents (France, Russie, Grande Bretagne, Etats-Unis, Chine) et les autres membres non-permanents qui sont la Belgique, l’Afrique du Sud, l’Indonésie et la République Dominicaine. Et à quoi bon ?

Le Conseil de Sécurité est l’organe exécutif de l’Organisation des Nations Unis, de l’ONU. Sa mission est simple, il porte « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale ». Rien que ça. Pour assurer cette paix et cette sécurité internationales, les fondateurs avaient eu l’excellente idée d’attribuer un siège permanent à 5 nations qui avaient toutes quelque chose en commun : elles font partie du TOP 10 des pays exportateurs d’armes. Est-ce vraiment une bonne idée d’attribuer la sauvegarde de la paix à des pays dont une bonne partie du PIB dépend des guerres dans le monde ? En 1946, lorsque le Conseil de Sécurité a été crée à Londres, les pères fondateurs avaient doté ces 5 pays disposant d’un siège permanent, du droit de veto. Une idée aussi bonne que celle de l’unanimité parmi les 28 états-membres de l’Union Européenne.

Lorsque l’on regarde la paix et la sécurité internationales, force est de constater que le travail du Conseil de Sécurité de l’ONU n’est pas vraiment couronné de succès. Les résolutions de l’ONU concernant les régions en conflit n’ont généralement aucune chance de passer, car dans la plupart des cas, ces conflits concernent de près ou de loin les intérêts des membres permanents de ce Conseil et donc, le veto est utilisé en permanence. Et les rares fois qu’une résolution passe, elle n’est pas respectée sur le terrain.

Les membres non-permanents, eux, ne disposent pas du droit de veto. A vrai dire, personne ne s’intéresse vraiment à ce qu’ils pensent. Si ça fait chic d’avoir sa délégation diplomatique à New York, si les images télévisées de la grande table ronde du Conseil sont toujours impressionnantes, l’efficacité de ce Conseil est nulle. La Russie et les Etats-Unis se bloquent généralement mutuellement par leurs vetos respectifs, à moins que la Chine ne bloque les deux. La Grande Bretagne et la France devraient, en principe, représenter la voix européenne; mais voilà : pour représenter une voix européenne, il faudrait d’abord qu’il y en ait une.

Il faut être lucide – le Conseil de Sécurité de l’ONU ne maintient pas la paix, mais ses membres fournissent les instruments de guerre aux plus offrants. La sécurité internationale a été abolie par le terrorisme international et le Conseil de Sécurité n’a rien pu empêcher. Il serait peut-être temps de revoir le fonctionnement de ce Conseil, ou de l’abolir. Car en l’état, être membre de ce Conseil de Sécurité, cela relève presque du cynisme. Les marchands d’armes comme gardiens de la paix, on aura tout vu.(selon Euro-journaliste)

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lundi 11 juin 2018

Le nazisme, une crotte d’oiseau…

Le chef du groupe d'extrême-droite AfD au Bundestag, Alexander Gauland, a minimisé les années 1933 à 1945 en les désignant comme « une crotte d’oiseau ». L’homme n’est pas à son premier dérapage.

chiureEn France, il y avait Jean-Marie Le Pen et sa tristement célèbre phrase qui réduisait les chambres à gaz à un « détail de l’histoire » ; maintenant, l’Allemagne doit s’occuper d’Alexander Gauland qui, comme beaucoup de cadors de partis d’extrême-droite, a déraillé lors d’une apparition au congrès des jeunes extrémistes de l’AfD, la « Junge Alternative ». Lors de son intervention, Gauland a qualifié les 12 ans du règne nazi de « crotte d’oiseau », sous-entendant que ces années ne pesaient pas lourd face à « l’histoire allemande de 1000 ans ». Là, Alexander Gauland dépasse les limites de la libre expression d’une opinion. L’apologie du nazisme n’est pas une opinion, mais constitue un délit. Et puisque Gauland n’est pas à son premier dérapage de ce type, tous les regards se tournent vers la justice. Qui elle, ferme les deux yeux devant les extrémistes identitaires.

Il y a deux semaines, le parquet de Mühlhausen a demandé un non-lieu à l’encontre d’Alexander Gauland. Plusieurs personnes avaient porté plainte pour « incitation à la haine », suite à une déclaration ouvertement raciste de Gauland qui avait attaqué la Chargée de l’Intégration du gouvernement allemand, la ministre d’Etat Aydan Özoguz. A son adresse, Gauland avait vociféré : « […] Invitez-là au Eichsfeld et dites-lui ce que c’est que la culture spécifique allemande. Après, elle ne reviendra jamais plus. Et nous pourrons – Dieu soit loué – la déposer sur une déchetterie en Anatolie. » Le parquet de Mühlhausen a estimé le 14 mai dernier qu’il n’y avait « aucun intérêt public de poursuivre Monsieur Gauland ».

Samedi dernier, Alexander Gauland était presque euphorique lorsqu’il s’exprimait devant les 1000 délégués du congrès de la « Junge Alternative » à Seebach en Thuringe. Devant les jeunes extrémistes, il a osé ceci : « Hitler et les nazis ne sont qu’une chiure d’oiseau dans les plus de 1000 ans du succès de l’histoire allemande ! ». La salle applaudissait debout.

Hormis le fait que Gauland, du haut de ses 77 ans, ignore visiblement tout de l’histoire allemande, cette phrase constitue carrément une apologie du nazisme. En utilisant ces termes, Gauland ramène le plus grand crime contre l’humanité jamais perpétré à une petite tache que l’on peut essuyer d’un coup de mouchoir. Son public, aussi peu au courant de l’histoire du pays et de son identité qu’il prétend défendre, est réceptif à ce genre de dérapage verbal. A un moment où le « … first ! » inventé par Donald Trump et repris par la quasi-totalité du monde politique dans les différents pays, cette phrase permet aux jeunes crânes rasés de scander fièrement « Deutschland first ! ». Cette auto-absolution pour les crimes des nazis est insupportable.

Et la suite ? La justice allemande fermera à nouveau les yeux, probablement en estimant une nouvelle fois qu’il n’y a aucun intérêt public à sanctionner cet homme haineux. Au lieu de se pencher sur ceux qui invitent la jeunesse allemande à la haine et par conséquent, à la violence, la justice préfère s’occuper, avec la police, de poursuivre au niveau européen des manifestants ayant participé l’année dernière aux manifestations contre le sommet G20 à Hambourg. Ces jours-ci, il fait bon être extrémiste identitaire en Allemagne – plus personne ne pense à vous molester. Mais après, lorsque les excès arriveront dans les rues, il ne faudra peut-être pas s’étonner. A moins que le Bundestag prenne son courage entre les deux mains, vote la levée de l’immunité du député Gauland et porte plainte pour « incitation à la haine ». Car c’est exactement de cela qu’il s’agit. (selon "Euro-journalistes")

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lundi 23 avril 2018

Allemagne : du nouveau au SPD

Andrea Nahles, première femme à la tête du Parti social-démocrate

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En Allemagne, le plus vieux parti du pays, pour la première fois de sa longue histoire, une femme, l'ancienne ministre du Travail Andrea Nahles a été portée ce dimanche 22 avril à la tête du parti social-démocrate.Sa mission sera de sortir le SPD de la crise politique.

Le SPD revient de loin, après une défaite historique aux dernières élections générales en septembre dernier. Il a été secoué par d’importants débats ces derniers mois sur une nouvelle grande coalition avec les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel.

La base est en partie remontée contre une direction à qui elle reproche des volte-face et un style trop autoritaire. La situation n’est donc pas des plus simples. Andrea Nahles, ancienne ministre du Travail d’Angela Merkel durant la précédente législature, a certes été élue à la tête du SPD mais avec un score décevant : les deux tiers des délégués ont voté pour elle.

Séduire les déçus du SPD

Il est vrai qu’elle n’a jamais eu de résultat flamboyant lors du congrès de son parti et qu’elle avait aussi, face à elle, une concurrente qui a sans doute su séduire cette grogne.

Il va donc falloir se renouveler en interne pour essayer de séduire les déçus au sein du parti et à l'extérieur également, pour prouver que le SPD a encore un rôle à jouer en Allemagne.

Andrea Nahles a beaucoup parlé de solidarité dans son discours. Elle est aussi depuis trente ans membre active du SPD et doit donc évidemment prouver qu’elle peut à la fois avoir un pied dans le gouvernement en étant présidente du groupe parlementaire SPD et être capable de renouveler ce parti avec une ligne plus à gauche.

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dimanche 4 février 2018

Soixante-huitards !

Il y a cinquante ans, la jeunesse du monde se révoltait contre la génération de ses parents qui avaient créé un monde de guerre, de misère et d’austérité.

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Il fut un temps, chers enfants, où le terme « soixante-huitard » ne désignait pas un retraité en jeans qui marmonne des slogans qui datent littéralement d’un autre siècle, mais où le mot désignait un révolutionnaire, un combattant contre la génération de la guerre, contre cette génération de parents traumatisée par l’horreur suprême que l’humanité avait connue. La signification de « soixante-huitard » est paradoxalement passée de « moderne et radicalement progressiste » à « arriéré ». Elle rappelle une époque où la jeunesse du monde aspirait à une entente universelle, au « love and peace », à un monde sans guerre et franchement, ils étaient sympas, les « soixante-huitards ».

En 1968, la jeunesse protestait contre tout ce qu’il n’allait plus. Aux États-Unis, le mouvement pour les droits civiques s’organisait avec les Black Panthers ; le monde entier manifestait contre la guerre que les Américains menaient au Vietnam ; en France, intellectuels et ouvriers sonnaient le glas de l’ère du Général de Gaulle ; en Allemagne, les étudiants se révoltaient contre la génération de ceux qui avaient survécu au nazisme et souvent porté ce régime ; à Prague, les Tchécoslovaques vivaient un court instant de liberté avant que les tanks russes écrasent, dans tous les sens du terme, les manifestants ; en Irlande, le conflit autour de la séparation entre l’Eire et l’Irlande du Nord entrait dans sa phase violente, une véritable guerre civile ; et partout dans le monde, la jeunesse était dans la rue pour que cessent injustice, guerre, corruption et violence.

Les protagonistes « soixante-huitards », c’étaient les cheveux longs, les nuits de discussions et les jam sessions dans les bars enfumés de Saint-Germain, Berlin-Kreuzberg ou Prague, c’était le jazz de Miles Davis, la créativité débordante de la « beat generation » avec ses auteurs et poètes comme Jack Kerouac ou Alan Ginsberg, c’était les voyages à Katmandou, Matala ou Ibiza. Les « soixante-huitards » étaient les premiers à vivre « en tribu » dans la société d’après-guerre, un peu marginaux, mais en même temps, trop nombreux pour vraiment l’être.

Oui, oui, chers enfants, je sais, tout cela sort des livres d’histoire… et pourtant, rendons aux « soixante-huitards » ce qui leur revient. La société d’aujourd’hui leur doit beaucoup : du droit à l’avortement (qui, incroyable, n’existe toujours pas dans tous les pays européens…) à l’humanisation des conditions de travail en passant par l’abolition de la peine de mort. Les « soixante-huitards » étaient les déclencheurs d’une autre façon de penser et ce n’est pas par hasard que la plupart de ces mouvements prenaient leurs origines dans les universités et parmi les intellectuels.

Ils étaient courageux, les « soixante-huitards », car on se moquait d’eux, on les arrosait de gaz lacrymogène, on les matraquait, et on les tuait, comme en 1970 à la Kent State University dans l’Ohio, où la Garde Nationale tirait sur des étudiants qui manifestaient paisiblement, tuant 4 jeunes par balles.

Mais que sont-ils devenus, les « soixante-huitards » ? Ils se sont mis, un peu comme aujourd’hui, « en marche ». Mais cette marche-là, c’était la « longue marche à travers les institutions » prônée par la grande figure du mouvement 68 en Allemagne, Rudi Dutschke. La « longue marche à travers les institutions », c’était l’engagement révolutionnaire dans les structures de l’État, dans la fonction publique, dans les organisations politiques. Ainsi le voyait Rudi Dutschke, changer démocratiquement le système depuis l’intérieur. Dutschke décédait en 1979 des suites des blessures d’un attentat commis sur lui, en 1968.

Effectivement, beaucoup de « soixante-huitards » ont fini par se faire couper les cheveux et mettre un costard, pour aller travailler dans une administration, dans les écoles, dans la police et dans l’armée. Peu à peu, le système, la famille et les années les ont engloutis et aujourd’hui, ils sont à la retraite, marmonnent des slogans qui, littéralement, datent d’un autre siècle et le terme « soixante-huitard » est devenu péjoratif. Has-been, quoi. Et ce n’est pas juste.

Il convient de dire un grand merci aux « soixante-huitards ». Sans vous, le monde n’aurait pas connu Woodstock, sans vous la libération sexuelle n’aurait pas eu lieu, sans vous le monde penserait moins librement, sans vous, personne ne se soucierait aujourd’hui du climat et de l’environnement et c’est pour cela et bien plus encore, chers « soixante-huitards », que je vous dis merci. Vous ne méritez pas que « soixante-huitard » soit une insulte. Voilà. (Journal "euro-journaliste")

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mardi 30 janvier 2018

Diesel interdit dans 10 villes allemandes ?

La principale origine des oxydes d'azote sont les voitures diesel

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Selon un modèle de calcul, dans au moins dix villes allemandes, une interdiction de conduire pour les voitures diesel menace cette année. Il est peu probable que Berlin soit affectée malgré certaines rues particulièrement polluées par les oxydes d'azote à Neukölln. Selon une extrapolation du "Car Institute de l'Université de Duisburg-Essen", les dix villes sont Munich, Stuttgart, Cologne, Reutlingen, Hambourg, Heilbronn, Kiel, Düsseldorf, Darmstadt et Ludwigsburg. Dans ces villes, les limites d'oxyde d'azote fixées par l'UE sont considérablement dépassées, et les organisations de protection de l'environnement essaient donc d'imposer des interdictions de conduire des véhicules diesel.

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Entre autres choses, l'année dernière, le tribunal administratif de Stuttgart a statué que les mesures prises jusqu'à présent n'étaient pas suffisantes pour améliorer l' air de Stuttgart pollué principalement par des oxydes d'azote et des particules. Suite au verdict, les interdictions de circuler sur les vieilles voitures diesel, qui sont considérées comme la principale cause des oxydes d'azote, sont maintenant à l'ordre du jour. En raison de son importance fondamentale, le tribunal a autorisé la révision du projet de loi devant le Tribunal administratif fédéral de Leipzig, qui traitera la question le 22 février prochain.

Pendant ce temps, la Commission européenne perd lentement patience. La ministre fédérale de l'Environnement Barbara Hendricks (SPD) est attendue mardi prochain à Bruxelles. Elle veut essayer d'éviter une plainte de la commission devant la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) en raison des valeurs trop élevées des oxydes d'azote dans les villes allemandes. Outre l'Allemagne, huit autres États membres de l'UE sont menacés de poursuites similaires. Il y a un an, la Commission a adressé un dernier avertissement à l'Allemagne, à la France, à l'Espagne, à l'Italie et au Royaume-Uni au sujet du dépassement permanent des limites d'oxydes d'azote. En Allemagne, des dépassements persistants des valeurs limites ont été constatées dans 28 zones - plus que dans tout autre pays de l'UE.

En décembre 2017, 60 villes ont touché des aides financières du gouvernement fédéral pour développer des concepts de lutte contre les émissions de diesel.

pollution

Dans son étude actuelle, le "Duisburg Car Institute" a évalué les données de l'Agence fédérale pour l'environnement pour des villes particulières et les a extrapolées pour 2017 et 2018. "Nos résultats montrent pour l'année 2017 que ni les mises à jour logicielles, qui sont déjà largement mises en œuvre, ni la suppression des primes, n'ont conduit à une réduction significative", a déclaré l'institut dimanche. Par conséquent, il est peu probable que "quelques bus dans les villes feront une différence majeure". On ne peut donc échapper aux interdictions de conduite ou aux améliorations matérielles des voitures diesel. Les constructeurs automobiles refusent jusqu'à présent les conversions matérielles, car celles-ci sont trop chères. 

Le maintien d'une planète propre n'a pourtant pas de prix.

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dimanche 31 décembre 2017

L'usine à gaz du travail détaché

La colère des entreprises allemandes contre la France

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« Une usine à gaz », une « paperasserie » complexe et chronophage : de nombreuses entreprises allemandes s’agacent des exigences imposées par l’administration française aux employeurs étrangers qui « détachent » leurs salariés en France, au point de crier parfois au « retour des frontières » en Europe.

L’agacement risquait même de se transformer en indignation le 1er janvier 2018, car ces formalités étaient censées devenir payantes, avec l’instauration d’un « droit de timbre » de 40 euros par mission de détachement. La nouvelle taxe n’entrera cependant pas en vigueur : quelques jours avant Noël, le ministère français du Travail a annoncé qu’il y renonçait en raison notamment des doutes émis par la Commission européenne sur la légalité d’une telle mesure.

Reste que certaines des entreprises concernées, notamment celles implantées près de la frontière et qui veulent effectuer une prestation de service à quelques kilomètres, en France, voient une forme de « protectionnisme déguisé » dans ces mesures imposées depuis 2015. Un marchand de meubles veut envoyer un technicien pour installer une cuisine chez un client français ? Une PME veut missionner un de ses représentants dans un salon de recrutement en Alsace ? Sous peine d’amende, les employeurs concernés doivent en faire la déclaration préalable auprès de l’administration française, via un portail internet dédié. Ces règles visent à faciliter le contrôle des travailleurs détachés pour mieux lutter contre le dumping social.

Mais pour de nombreuses entreprises visées, les formalités sont trop complexes et fastidieuses, au point de décourager les employeurs – y compris les entreprises « honnêtes » qui respectent la réglementation sur les salaires et les charges sociales – de venir effectuer des prestations en France. « Tout ça nous prend beaucoup de temps, et ne nous permet pas de réagir rapidement aux demandes de nos clients », explique Maik Förster, patron de la société allemande Stage Concept, qui vend des prestations de sonorisation et d’éclairage. « Si un client nous sollicite deux jours avant un événement, nous n’avons pas le temps de faire les déclarations nécessaires », déplore Maik Förster, qui dit « ne pas comprendre qu’on puisse ainsi reconstruire des frontières en Europe ».

« Les entreprises ont peur »

L’obligation de déclarer au préalable le détachement d’un salarié découle de la directive européenne sur les travailleurs détachés – dans sa version de 1996, toujours en vigueur, même si elle fait actuellement l’objet d’une renégociation – et plus exactement d’une loi de 2015 qui a modifié certains effets de cette directive dans le droit français. Le seul fait d’omettre la déclaration préalable est désormais passible d’une amende administrative de 2 000 euros par mission concernée. « Nous avons eu le cas d’un cuisiniste qui a dû payer 8 000 euros d’amende ! A cause de ces contrôles, les entreprises ont peur », témoigne Pascale Mollet-Piffert, en charge de ces questions à la chambre de commerce et d’industrie (IHK) de Lahr et Fribourg. « Un vendeur d’électroménager ne peut même plus livrer une machine à laver à un client français sans être soumis à cette obligation. Et il faut recommencer la procédure à zéro pour chaque mission », pointe-t-elle.

Selon un sondage en ligne mené l’été dernier par l’IHK de Lahr, 30% des entreprises concernées indiquent avoir réduit leur activité en France du fait de ces procédures. Et quasiment la moitié dénonce « un obstacle bureaucratique ». Parmi les pesanteurs dénoncées, le fait que le portail internet ne soit disponible qu’en français et en anglais, mais aussi l’obligation pour les employeurs de désigner un « correspondant » maîtrisant un minimum le français, chargé de les représenter dans leurs démarches auprès de l’administration. « Nous n’avons pas forcément des agents germanophones », se défend Philippe Sold, de la direction régionale du Travail à Strasbourg. « Nous assumons d’être rigoureux » sur l’obligation de déclarer le détachement au préalable, « car sinon, comment nos agents sauraient-ils où mener des contrôles ? », explique-t-il.

Seule éclaircie en vue pour les entreprises concernées : le ministère français du Travail vient d’indiquer qu’il pourrait simplifier la procédure début 2018, notamment en faisant en sorte que la déclaration préalable soit valable pour une année entière.

 - selon "Le Quotidien luxembourgeois" et AFP

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mercredi 13 décembre 2017

Ces SDF que l’Allemagne aimerait bien ignorer

Avec l’arrivée du froid, les sans-abri sont à nouveau en danger de mort. Et comme tous les ans, on constate que rien n’a été fait pour eux. Une honte.

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En Allemagne, on trouve des statistiques pour tout. On connaît avec précision le nombre de teckels que possèdent les Allemands, on sait combien d'appareils électriques sont utilisés dans les ménages, on dispose de chiffres sur le moindre problème. Sauf pour les "Obdachlose" (sans-abri). Pour prendre la mesure de ce problème sur l'autre rive du Rhin, il faut avoir recours aux estimations des organisations caritatives qui sont sur le terrain. Et ce qui s'y passe est une véritable honte pour un pays dit civilisé.

L’évolution du nombre de SDF est directement liée à la nouvelle précarité qui concerne 19,6% de la population allemande. Quand on vit dans la précarité, un seul pas vous sépare de la perte de votre logement.

Sur les 860 000 personnes qui ne disposent pas de leur propre logement en Allemagne (+33% par rapport à 2014), 52 000 vivent en permanence dans la rue, dont 32 000 jeunes et enfants. Les experts estiment que d’ici la fin 2018, le nombre de personnes sans logement montera à 1,2 million.

Le problème est politique : tant que les villes hésitent à se montrer « trop accueillantes » vis-à-vis des SDF, de peur d’en attirer davantage, rien ne changera. On continuera à verser quelques larmes de crocodile en apprenant la mort d’un sans-abri pendant une nuit glaciale, on donnera peut-être même une petite pièce à un clochard, mais on continuera aussi à fermer les yeux devant ce drame humain qui se répète chaque hiver.

L’État allemand se décharge sur les communes qui doivent résoudre de nombreux dossiers, comme celui de l’accueil des réfugiés dont certains viennent encore grossir les rangs des SDF.

Pour cesser de laisser mourir des êtres humains du froid et de la faim, il faut, dès à présent, exercer de la pression sur nos élus pour qu’ils réagissent. Cette période est placée sous le leitmotiv de la « Fête du Partage » et il serait grand temps de donner un sens à cette expression. Noël ne se limite pas à des festins au foie gras ; c’est le moment de se substituer, le temps que celui-ci réagisse, au monde politique qui laisse les plus démunis en rade. Soutenez les associations qui « maraudent » la nuit dans la ville, qui apportent nourriture, boissons chaudes, sacs de couchage et réconfort humain aux personnes concernées ! C’est Noël, alors partageons ! (selon Eurojournalist-e)

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samedi 9 décembre 2017

Soirée pour le regroupement familial des réfugiés à Elzach

A l'initiative des paroisses protestantes de Elzach et de Oberprechtal, les groupes de soutien aux réfugiés se réunissent ce soir samedi, 9 décembre à17h30. But de la réunion : permettre le regroupement de familles réfugiées dispersées.

elzachDe nombreuses associations issues de différentes confessions ont lancé une campagne intitulée "Les réfugiés ont le droit de retrouver leur famille". Actuellement, ces regroupements sont entravés par les procédures administratives complexes pour l'asile et les visas. Pour les réfugiés issus de pays en guerre le regroupement familial a été totalement ignoré par le législateur. Les associations s'engagent à trouver des solutions politiques opportunes et fiables afin que les familles puissent être réunies. 

Dans l'Elztal, les réfugiés (plus de cent à Elzach, zéro à Villé) s'inquiètent aussi pour les proches restés au pays d'origine. Pendant ce temps, en France, le ministre de l'intérieur Gérard Collomb exige des préfets l'accélération des procédures d'expulsion. Sur le plan local, l'ancienne gendarmerie de Villé, prévue pour accueillir des réfugiés, reste désespérément vide, alors que l'hiver frappe à la porte. 

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vendredi 1 décembre 2017

Vaccins chez nos voisins allemands

La ministre de la santé Buzyn n'y est pas allée de main morte pour annoncer onze vaccins obligatoires pour nos enfants, sinon ils seront interdits d'école. Ni plus ni moins. Et qu'en est-il chez nos voisins allemands ?

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 En réalité, le sujet est sensible : faut-ilvacciner ou non ? De nombreux sites sur internet traitent des dommages causés par les vaccins, et ils se lisent comme des histoires d'horreur. L'affirmation selon laquelle le vaccin anti-rougeole est lié à des menaces d'autisme a été scientifiquement réfutée depuis belle lurette, persiste sur la toile.

Mais il reste bien des questions. Les médecins de Fribourg soulignent des problèmes des problèmes de comportement et des allergies liées aux vaccins. Des médecins généralistes et homéopathes ont publié récemment une étude semblant démontrer que les enfants non vaccinés sont en meilleure santé. Pas étonnant que l'incertitude reste grande.

Surtout que trop souvent, les campagnes pour les vaccinations se font avec le soutien de l'industrie pharmaceutique. De nombreux médecins, qui se prononcent contre la vaccination, trouvent ces soutiens irresponsables. Certains services de pédiâtrie des hôpitaux préconisent les vaccinations, mais les écoles ont renoncé à donner des conseils aux parents. Mais la position des autorités reste nuancée : "Nous essayons de convaincre. Mais si la famille ne veut pas des vaccins, nous respectons leur volonté." Voilà qui change de l'autoritarisme ministériel français. 

Ah décidément, même au niveau de la santé, l'Europe est loin d'être unie.

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