mardi 3 mars 2020

Energies renouvelables en Afrique

L’Allemagne accompagne la Côte d’Ivoire

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L’Allemagne a décidé d’accompagner la Côte d’Ivoire afin qu’elle parvienne à doubler sa production d’énergie renouvelable d’ici dix ans. Un accord en ce sens a été signé jeudi entre les deux pays.

L’accord conclu entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire stipule que la banque publique allemande KfW – organe financier de la première économie de l’Union Européenne – va financer à hauteur de 6,5 millions de dollars US (près de 4 milliards de F CFA), une augmentation de la participation de la Côte d’Ivoire au capital de l’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (ACA), dont une des missions est d’attirer des investissements en énergies renouvelables.

L’ACA est une institution panafricaine qui contribue à l’amélioration du climat d’investissement dans de nombreux pays africains en réduisant considérablement les risques liés à l’investissement en Afrique. En 2019, l’ACA a assuré 71 millions de dollars US (43 milliards de F CFA) d’investissements privés et vise à tripler ce montant d’ici 2025 pour atteindre 220 millions de dollars US.

Les entreprises allemandes sont déjà actives en Côte d’Ivoire dans le domaine des énergies renouvelables. Le 4 février dernier, elles ont présenté à Abidjan des solutions photovoltaïques pour l’approvisionnement énergétique en Côte d’Ivoire, tablant sur  des partenariats d’affaires. L’Allemagne est le principal bailleur de fonds de la construction de la première centrale solaire – d’un coût prévu de 38 millions d’euros – en Côte d’Ivoire.

D’une puissance de 37,5 MWc (mégawatt-crête, la puissance électrique maximale), la centrale solaire de Boundiali (Nord) va bénéficier d’un financement de 27 millions d’euros par la KfW  et d’une contribution de 9,7 millions d’euros de l’Union Européenne. La Côte d’Ivoire a produit 2.229 mégawatts d’électricité en 2019 et devrait doubler sa production d’ici 2030. La fourniture d’électricité est actuellement largement assurée par l’énergie thermique et les barrages hydro-électriques. Le gouvernement ambitionne de faire du pays le hub énergétique de la sous-région à l’horizon 2030 avec un mix énergétique de 42% d’énergies renouvelables.

Traoré Bakary (Eburnie today)

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samedi 29 février 2020

La justice allemande autorise le suicide assisté

En Allemagne, la Cour constitutionnelle s’est prononcée sur l'assistance organisée au suicide. Elle a censuré mercredi une loi qui interdisait cette assistance par des médecins ou des associations. La cour a été saisie par des associations allemandes et suisses d'aide au suicide.

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La Constitution allemande prévoit un droit à choisir sa mort. Cela signifie que chaque citoyen doit avoir la liberté de se suicider ou de recourir à l’assistance d’un tiers pour y parvenir.

La loi adoptée par le Bundestag il y a cinq ans et interdisant le suicide assisté est donc inconstitutionnelle. La décision de la cour de Karlsruhe contraint le législateur à modifier le précédent texte.

Ce jugement apporte une clarification juridique à une situation complexe. Car si la loi de 2015 interdisait le suicide assisté, notamment celui proposé par des associations, la plus haute juridiction administrative allemande l’avait autorisé dans des cas exceptionnels.

La décision claire de la cour constitutionnelle ce mercredi a le soutien de huit Allemands sur dix, d’après un récent sondage. Mais le jugement a été condamné par des associations de défense des patients et par les Églises catholique et protestante. Des médecins potentiellement menacés par la loi de 2015 ont en revanche exprimé leur satisfaction.(selon RFI)

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vendredi 31 janvier 2020

Bien-être animal

Paris et Berlin s’engagent à mettre fin au broyage des poussins

poussinsLes ministres français et allemand de l’agriculture et de l’Alimentation ont participé au séminaire de Berlin, lundi 13 janvier. Lors de cette rencontre, Didier Guillaume et Julia Klöckner ont affiché leur volonté de mettre fin au broyage de poussins mâles. Ils s’étaient déjà engagés, le 16 octobre 2019 lors du Conseil des ministres franco-allemand à Toulouse, à mettre un terme à cette pratique inacceptable du point de vue de la protection animaled’ici fin 2021.

Lors de ce séminaire, les deux ministres ont réuni les organisations professionnelles avicoles, les organismes de recherche, les entreprises, qui mettent les procédés sur le marché, les instituts techniques, et les associations de protection animale des deux pays, est-il indiqué dans un communiqué de presse. Un partenariat bilatéral a été formalisé, avec un cadre de travail sur 2020 et 2021 portant à la fois sur la recherche appliquée et l’innovation, et sur les développements industriels.

Une plate-forme d’échanges

Un consortium franco-allemand a été lancé, avec comme mission le partage des connaissances scientifiques et la mise en œuvre de méthodes alternatives dans la pratique. Plus concrètement, les deux ministres ont annoncé la création d’une plate-forme d’échanges, avec des réunions organisées en Allemagne et en France qui permettront de piloter et de suivre les actions engagées

Chaque année, 90 millions de poussins mâles sont éliminés en France et en Allemagne, car ils ne pondent pas et donnent peu de viande. Pour mettre fin à cette pratique, des alternatives sont étudiées. L’une d’elles consiste à identifier le sexe du poussin avant éclosion de l’œuf. Cette technique permettrait alors de détruire ou utiliser à d’autres fins les œufs mâles avant l’éclosion des poussins, indique l'association UFC-Que choisir. 

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vendredi 17 janvier 2020

L'Allemagne retire une partie de ses soldats d'Irak

L'armée allemande a annoncé le retrait d'une partie de ses soldats actuellement stationnés en Irak pour des missions de formation et leur transfert en Jordanie et au Koweït en raison des tensions dans la région.

allemagneLe contingent allemand basé à Bagdad et à Taji au nord de la capitale irakienne, soit 35 personnes au total, a quitté l'Irak, a indiqué dans un communiqué l'armée allemande, en invoquant la "situation sécuritaire en Irak" et la récente résolution du Parlement irakien demandant le départ du pays des forces de la coalition internationale.

"La sécurité de nos soldats est notre grande priorité", a souligné la Bundeswehr.

Les trois militaires qui étaient basés à Bagdad même ont été déplacés au Koweït et les 32 qui se trouvaient à Taji sont désormais sur une base de l'armée de l'air allemande en Jordanie, à Al-Azraq, après avoir été transportés dans la nuit.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre les Etats-Unis et l'Iran suite à l'élimination à Bagdad du général iranien du général iranien Qassem Soleimani.

Outre les militaires basés dans et à proximité de la capitale irakienne, l'Allemagne compte aussi des troupes dans le Kurdistan irakien, là aussi pour des missions d’entraînement des forces de sécurité locales. Ces quelque 90 militaires ne sont pas concernés à ce stade par le retrait.

Tous ces soldats ont été déployés dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique.

Dès lundi soir, dans une interview à la radio publique, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas avait reconnu que le retrait des troupes occidentales d'Irak était "une réflexion que nous devons tous avoir" au vu du contexte.

"Car il n'y a aucun pays membre de la coalition anti-EI qui veuille rester en Irak s'il n'y est pas désiré", a-t-il ajouté, en référence au vote dimanche par le Parlement irakien d'une motion demandant le retrait de la coalition internationale du pays.

"Le Parlement a adopté cette résolution, au bout du compte il appartient au gouvernement de décider et c'est pourquoi nous parlons actuellement avec lui", a souligné le ministre allemand. (selon Tahiti.info)

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samedi 4 janvier 2020

Un passant honnête rend un sac...

...avec 16 000 € à l’intérieur !

krefeldUn Allemand de 63 ans a eu un belle surprise de Noël lorsqu’un passant d’une honnêteté scrupuleuse lui a rendu son sac à dos rempli de cadeaux et de 16.000 euros en liquide, qu’il avait oublié sous un arbre.

Le passant de 51 ans a alerté la police après avoir trébuché sur le sac, près du centre-ville de Krefeld, dans l’ouest de l’Allemagne, peu avant minuit le soir du réveillon de Noël.

Le bon samaritain a même refusé la récompense

Les policiers ont pu rapidement identifier le propriétaire, auquel ils ont rendu le sac à dos et son précieux contenu.

L’homme qui a découvert le sac «a refusé une récompense parce que c’était Noël». En Allemagne, toute personne rendant un objet trouvé peut recevoir une récompense basée sur la valeur de l’objet. Dans ce cas, l’homme aurait pu toucher 490 euros s’il avait accepté la récompense.

Le propriétaire du sac «se sentait plus en sécurité» en transportant son argent sur lui.

La publication de la police racontant l’histoire sur Facebook s’est rapidement attiré plus de 1.000 «likes» et quelque 180 commentaires, parmi lesquels certains s’interrogeaient sur les raisons poussant quelqu’un à se promener avec une pareille somme en liquide sur lui.

Un porte-parole de la police de Krefeld a expliqué que bien que ce soit «inhabituel», le propriétaire du sac a dit «qu’il se sentait plus en sécurité» en transportant son argent sur lui. Même en cas d'égarement...

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dimanche 10 novembre 2019

Angela Merkel exhorte l'Europe à défendre ses valeurs

Samedi, à l'occasion des 30 ans de la chute du Mur de Berlin, la chancelière a rappelé que le modèle de démocratie libérale est de plus en plus mis en cause. Elle a aussi pris ses distances avec le jugement d'Emmanuel Macron sur l'OTAN.

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La chancelière allemande Angela Merkel a exhorté l'Europe à défendre ses valeurs fondamentales comme «la démocratie et la liberté» face aux contestations grandissantes, samedi à l'occasion du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin qui avait mis fin au Rideau de fer sur le Vieux continent.

«Les valeurs qui fondent l'Europe, la liberté, la démocratie, l'égalité, l'Etat de droit et la préservation des droits de l'homme ne vont de soi» et «doivent toujours être défendues», a-t-elle assuré dans la chapelle de la Réconciliation, un des lieux de mémoire de la division de la ville qui dura de 1961 au 9 novembre 1989.

Elle est édifiée sur le terrain d'une ancienne église détruite sous la dictature communiste est-allemande parce qu'elle se trouvait dans la zone du no man's land entre les deux parties de la ville.

«A l'avenir il convient de s'engager» pour défendre les valeurs de l'Europe, a ajouté la chancelière, alors que le modèle de démocratie libérale est de plus en plus mis en cause dans le monde, mais aussi dans une certaine mesure sur le continent même.

Certains pays d'Europe de l'Est comme la Hongrie ou la Pologne, pourtant pionniers dans la contestation de la dictature communiste dans les années 1980, se voient aujourd'hui accusés par l'Union européenne de ne pas respecter pleinement les règles de l'Etat de droit.

La tentation du nationalisme

«La démocratie libérale est contestée et remise en question», a également jugé le chef de l'Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, dans une allocution en présence des présidents de Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, quatre pays ayant jadis préparé le terrain à la chute du mur de Berlin.

«Le 9 novembre nous rappelle qu'il faut combattre la haine, le racisme et l'antisémitisme», a aussi dit pour sa part la chancelière. Cette journée marque en parallèle en Allemagne l'anniversaire de la Nuit de Cristal de 1938 durant laquelle les nazis incendièrent les synagogues du pays.

La chute du Mur de Berlin s'était déroulée à la suite d'une révolution pacifique et les images des Allemands, exultant de joie et tombant dans les bras les uns des autres avaient fait le tour du monde. Les coups de pioche dans cet édifice de béton de plus de 150 kilomètres de long avaient marqué la fin d'un monde coupé en deux durant la Guerre froide et fait à l'époque espérer une longue ère de détente et d'unité. Ces espoirs se sont aujourd'hui dissipés, avec un parfum de résurgence de la Guerre froide entre Occidentaux d'une part, Russie et Chinois de l'autre.

Vendredi à Berlin, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a enjoint à «prendre conscience que nous sommes dans une compétition de valeurs avec les nations non-libres», montrant du doigt tout particulièrement la Chine et la Russie.

Le jugement «intempestif» d'Emmanuel Macron

Deux jours avant le 30ème Jubilé de la fin du mur de Berlin, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a jeté un pavé dans la mare diplomatique en diagnostiquant que l'Otan était «en état de mort cérébrale». Il a notamment déploré l'absence de coordination entre les Etats-Unis et les partenaires de l'Alliance atlantique et le cavalier seul de la Turquie, membre de l'organisation, intervenue récemment dans le nord de la Syrie.

Abandonnant son habituel ton policé, Angela Merkel, depuis toujours très atlantiste, a assuré ne pas partager la vision «radicale» et le «jugement intempestif» d'Emmanuel Macron.

Sur le plan intérieur aussi, l'Allemagne est loin d'afficher le même optimisme qu'il y a 30 ans. La fracture politique et économique entre l'Est et l'Ouest du pays, plus riche, reste d'une brûlante actualité, en particulier avec le succès de l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) dans l'ex-RDA communiste.

De nombreux citoyens de l'ancienne Allemagne ont toujours aujourd'hui le sentiment d'être traités comme des citoyens de seconde classe. (selon "LE TEMPS")

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mardi 27 août 2019

La France arrête et expulse un journaliste de Radio-Dreyeckland

Castaner se permet tout : après une première expulsion illégale, nouvelle arrestation du journaliste allemand Lukas S.

radio

La coopération entre les services secrets allemands et français porte ses fruits – la France a procédé à l’arrestation de plusieurs personnes allemandes soupçonnées de vouloir manifester contre le G7. Y compris et à nouveau le journaliste Lukas S.de Fribourg-en-Brisgau.

Oui mais voilà : après le jugement du Tribunal Administratif de Paris qui avait non seulement déclaré cette arrestation et cette expulsion illégales, mais qui avait condamné la France à verser 1000 € de dommages et intérêts à ce journaliste allemand, ce dernier est retourné en France lundi soir, après s’être assuré auprès des garde-frontières français qu’il était autorisé à retourner en France. Ce que les garde-frontières avaient « omis » de lui dire, c’est qu’une nouvelle instruction du Ministère de l’Intérieur le menaçait de 3 ans de prison s’il devait revenir en France avant la fin du sommet G7.

La semaine dernière, tandis qu’il se dirigeait vers le Sud-Ouest, la police l’a arrêté à Saint-Jean-de-Luz. Selon le député allemand Andrej Hunko, cette nouvelle attaque sur la liberté de la presse est le fruit d’une coopération entre les services secrets allemand et français – le Bundeskriminalamt / Verfassungsschutz (BKA) ont mis à la disposition de ses collègues français un fichier contenant les données personnelles de « personnes susceptibles de déranger ».

Le député Andrej Hunko avait soumis une question écrite au gouvernement pour savoir si cette arrestation s’était faite sur la base de ce fichier qui, lui, est fortement contesté, car il ne contient pas seulement les données privées de personnes qui se sont fait remarquer pour des infractions, mais également de personnes figurant dans leurs contacts, comme par exemple – des journalistes. La réponse du gouvernement allemand à la question du député était simple. « Oui ! Et les services français peuvent exploiter ce fichier jusqu’au 15 septembre » – comme si les services français allaient effacer ce fichier après cette date…

Pour le député Andrej Hunko, la mise à disposition de ce fichier constitue un scandale : « Les services secrets allemands échangent donc des données avec la France et créent une situation où, dans le cadre du sommet G7, des personnes sont poursuivies uniquement à cause de leurs opinions politiques. »

Ce qui est particulièrement perfide, c’est qu’au moment où les garde-frontières français avaient permis à Lukas S. de revenir en France, une nouvelle instruction du ministère de l’Intérieur le menaçait déjà de trois ans de prison « s’il entrait sur le territoire français avant la fin du sommet G7 et celle du sommet alternatif à Hendaye ». En clair – les autorités françaises l’ont laissé entrer en France dans l’unique but de pouvoir l’arrêter à nouveau. A croire que le jugement du Tribunal Administratif de Paris ne pèse pas lourd face à l’ intention des autorités de poursuivre tous ceux qui défendent d’autres positions que le gouvernement.

Les autorités françaises, elles, ont désigné cette nouvelle arrestation comme une « mesure administrative », ce qui est désormais possible dans le cadre de la nouvelle « loi anti-casseurs » qui permet la suppression de toute expression non souhaitée par le pouvoir en place. Elles ont procédé une évaluation de la possibilité d’expulser Lukas S. à nouveau, et cette « évaluation » s'est arrêtée lundi soir, à la fin du sommet G7 à Biarritz. Le journaliste a été libéré sans aucune poursuite à son encontre et sans aucune explication.

Il est ahurissant de constater que la coopération franco-allemande bat de l’aile lorsqu’il s’agit de mener une politique pour les citoyens et citoyennes, mais qu’elle fonctionne parfaitement lorsqu’il s’agit de faire taire des personnes qui font leur travail, même s'ils expriment des opinions politiques qui dérangent autant en France qu’en Allemagne. (Selon "Eurojournalist").

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samedi 24 août 2019

Chez nos voisins de Sarre

Les scolytes causent encore de gros dégâts

scolyteAu cours de l'année en cours, les scolytes ont de nouveau causé des dégâts considérables dans la forêt domaniale de la Sarre.

Par rapport à l’année précédente, les experts forestiers s’attendaient à un doublement de la quantité de copeaux de bois, a déclaré le ministère de l’Environnement à Sarrebruck. Sur environ 360 hectares, 10% de la superficie d’épinettes de la forêt domaniale, des dégâts causés par les scolytes seraient signalés. On prévoit actuellement qu'une superficie totale de près de 100 hectares.

Les dégâts causés par l'attaque de scolytes auraient considérablement augmenté dans toutes les régions du pays, a rapporté le ministère. Ils continueraient d'augmenter au cours du second semestre et seraient encore plus visibles de septembre au premier trimestre de 2020. Les scolytes se propagent massivement, surtout par temps sec et chaud.

C'est l'un des parasites les plus dangereux pour la forêt. Même les arbres en bonne santé peuvent mourir très rapidement en cas d'attaque. Les insectes forent des passages dans l'écorce et le bois pour la ponte - et interrompent l'alimentation entre la racine et la couronne. En Sarre, les dommages causés par le "coléoptère" en 2018 ont été estimés à environ un million d'euros.

L'été chaud et sec a provoqué dans la forêt un dommage extrême. "Au moins l'étendue de l'année précédente", a-t-on déclaré. Les résultats d'un inventaire des dégâts forestiers sont attendus dans les prochaines semaines. De nouvelles inspections ont également permis de constater des "dégâts de séchage" chez le sapin de Douglas. En outre, ce même type de dégâts sont visibles chez de vieux hêtres notamment dans le "Saarkohlenwald".

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jeudi 27 juin 2019

L’Allemagne à la conquête du marché ivoirien

Le Réseau économique allemand en Côte d’Ivoire (REACI) a été lancé jeudi avec pour objectif de promouvoir la destination Côte d’Ivoire comme un marché attractif auprès des investisseurs allemands.

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L’Allemagne cherche à conquérir de nouveaux marchés en Afrique et le Réseau économique allemand en Côte d’Ivoire (REACI) fait désormais partie des instruments de promotion de ses investissements privés sur le continent. « Ce nouvel instrument regroupe toutes les institutions allemandes de promotion des échanges économiques et de développement, pour les rendre plus accessibles au secteur privé ivoirien », a expliqué Rene Megela, responsable de la REACI et représentant de la coopération internationale allemande (GIZ) en Côte d’Ivoire.

L’Allemagne est un des plus gros consommateurs de produits ivoiriens. On estime à 980 millions d’euros les importations de la Côte d’Ivoire vers ce pays européen en 2018, soit une augmentation de 21% par rapport à 2017. En revanche sur la même période, la Côte d’Ivoire n’a été que le septième client de l’Allemagne en Afrique subsaharienne, avec 212 millions d’euros d’exportations bien que la Côte d’Ivoire soit membre du Compact with Africa. Il s’agit d’une initiative du gouvernement allemand pour la création d’un fonds d’investissement pour le développement des petites et moyennes entreprises d’Europe et d’Afrique.

L’Allemagne veut donc reconquérir le marché ivoirien et cette ‘offensive’ de traduit déjà par l’ouverture en novembre 2018 d’un bureau de la DEG, la banque allemande de coopération, destinée au financement du secteur privé. Elle détient un portefeuille de 2,1 milliards d’euros a-t-elle annoncé dans la foulée des premières journées économiques de l’Allemagne en Côte d’Ivoire. Cette ouverture intervient après celle de Johannesburg (Afrique du sud), de Nairobi (Kenya) et d’Accra (Ghana).(selon Traoré Bakary à Eburnie-today)

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samedi 15 juin 2019

Pension de guerre pour un ancien membre de la Waffen-SS?

L’Allemagne est soupçonnée de verser une pension aux victimes de la guerre à des auteurs présumés nazis dans d’autres pays européens. Parmi les bénéficiaires figure également un Alsacien ayant servi dans la Waffen-SS.

naziLes médias belges avaient rendu le sujet public au printemps 2018. Et après que le Parlement bruxellois ait déjà demandé des éclaircissements et une suspension des services du gouvernement fédéral, l'appel aux explications est maintenant entendu en France. Là encore, les bénéficiaires d’une telle pension de guerre sont versés aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, par exemple les invalides de guerre, conformément à la loi fédérale sur les crédits, qui a été adoptée à l’origine en 1950.

Les pensions de guerre vont à plus de 2 000 personnes à l'étranger

Au total, la République fédérale transfère à plus de 2 000 personnes à l’étranger entre 300 et 400 € par mois, dont 1 450 à destination des pays européens. Ces chiffres sont mentionnés par le gouvernement fédéral dans sa réponse à une demande de la faction de gauche du Bundestag, qui avait répondu à la résolution du parlement belge. Cependant, jusqu'à la déclaration de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris il y a plus d'un mois, le total des 54 bénéficiaires en France était mal connu. Quel rapport ont-ils eu avec l'Allemagne nazie?

L'Ambassadeur Nikolaus Meyer-Landrut a assuré au ministère de l'armée française que les bénéficiaires étaient des citoyens français dans seulement neuf cas. Une autre partie est les veuves et les orphelins. Sur 18 personnes, la prestation sera transférée à des citoyens allemands enregistrés en France. Les détails de quatre hommes en France sont particulièrement étonnants - le quotidien Le Monde cite les déclarations de Meyer-Landrut. Les personnes en question sont d'anciens membres de la Waffen-SS.

Parmi eux se trouvait un Alsacien qui, écrit Le Monde, avait appartenu à la première unité de police, après l’occupation allemande de la région frontalière, à partir de 1940, dans le sillage de la Division SS "Totenkopf". Néanmoins, l'ambassade allemande assure que les bénéficiaires de la pension, conformément à la loi fédérale sur les pensions, peuvent être exclus du fait qu'ils sont des criminels de guerre.

  99 personnes ont été privées de la pension

À la fin des années 90, les dossiers de la République fédérale d’Allemagne étaient comparés avec 76 000 noms de présumés criminels de guerre figurant dans les avoirs du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem aux fins d’une réécriture de la loi fédérale sur les pensions. À la fin de l’examen des cas de près d’un million de bénéficiaires à cette époque, également avec l’aide d’autres sources, la pension n’a été retirée que dans 99 cas. Les historiens allemands Stefan Klemp et Martin Hölzl ont travaillé pour le ministère du Travail et des Affaires sociales compétent sur l'histoire de la LPP et sa version révisée. Son rapport est disponible depuis 2016. Ils y rappellent les 50 000 auteurs nazis qui figuraient parmi les destinataires.

En Alsace, le long silence en Allemagne est perçu comme scandaleux pour une autre raison. Le prétendu destinataire de l'Alsace avait volontairement séjourné dans la Waffen-SS. Soudain, malgré l’histoire des 130 000 recrues forcées originaires de la région Alsace-Lorraine occupée par les nazis, les "malgré-nous", nous sommes de retour dans le voisinage de criminels de guerre volontaires. Gérard Michel, président de l'association des orphelins de guerre des malgré-nous, est scandalisé. La République fédérale refuse de reconnaître l’injustice à leur encontre, mais verse des pensions à des membres individuels des Waffen-SS. L’historien Nicolas Mengus demande également à l’Allemagne de révéler enfin qui reçoit une pension de guerre. (Bärbel Nückles, Badische Zeitung)

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