vendredi 9 avril 2021

Une lettre à deux chefs d’état pour l’abolition des tests à la frontière

Le Stiringeois Christophe Mouynet, l’un des organisateurs des manifestations de frontaliers le samedi à la Brême d’Or, enverra dans quelques jours une lettre, signée par des élus locaux, à Emmanuel Macron et Angela Merkel pour demander l’abolition des tests nasopharyngés et le retour à l’attestation employeur pour traverser la frontière.

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Regrettant la trop faible affluence lors des rassemblements de frontaliers chaque samedi depuis un mois aux passages de frontière de la Brême d’Or et de Sarreguemines pour réclamer la fin des tests obligatoires pour entrer en Allemagne, Christophe Mouynet, l’un des organisateurs des rassemblements à la Brême d’Or, a décidé de franchir une étape.

 Saignements, migraines voire malaises

Le Stiringeois va envoyer une lettre au président Emmanuel Macron et à la chancelière Angela Merkel « pour leur demander l’abolition immédiate des tests nasopharyngés et le retour de l’attestation employeur pour traverser la frontière, comme c’était le cas lors du premier confinement. Ces tests sont discriminatoires et provoquent pour beaucoup des saignements, de fortes migraines, voire des malaises pour certains ».

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vendredi 12 mars 2021

Ruée sur les tests vendus par Aldi et Lidl en Allemagne

Les enseignes discount Aldi et Lidl ont été dévalisées ce samedi en Allemagne à la suite de la mise en vente de tests antigéniques «à domicile». Ces tests, dont la vente n’est pas envisagée dans les magasins français des deux marques, ne sont cependant pas reconnus par les autorités s’ils ne sont pas réalisés par des pharmaciens ou des médecins.

Aldi_OK_800x450La fréquentation du magasin Aldi de la Brême d’Or côté Sarrebruck était plutôt faible ce lundi matin, mais il en était bien différemment deux jours plus tôt. Le magasin a en effet été pris d’assaut ce samedi, comme les autres magasins Aldi en Allemagne, à la suite de la mise en vente de kits de tests antigéniques «à domicile» pour dépister le Covid-19. «C’était la ruée, nous nous sommes retrouvés en rupture de stock en une matinée», indique Singh Nagra, le manager du magasin, qui précise que «90 % des acheteurs étaient allemands».

DM devrait rapidement s’y mettre

Le supermarché sera réapprovisionné d’ici la fin de la semaine. Les tests sont vendus par paquet de cinq à 24,99 euros le paquet et les clients sont limités à l’achat d’un paquet par jour. «Ces tests ne sont pas reconnus par les autorités, alerte cependant Singh Nagra, mais ils le deviennent à partir du moment où on les fournit au pharmacien ou au médecin qui se charge de la prestation.» Ces tests «à domicile» n’ont donc que très peu d’utilité s’ils sont réalisés… à domicile.

L’enseigne concurrente Lidl a elle aussi été dévalisée à la suite de la mise en vente sur son site internet de «lots de cinq tests antigéniques rapides», au prix de 21,99 euros. Ces derniers sont eux aussi en rupture de stock. L’autre enseigne hard discount allemande DM devrait vendre prochainement les tests. «Nous les proposerons à la vente dans trois jours», affirme l’une des vendeuses du magasin situé à deux pas du Aldi de la Brême d’Or.

Rien de prévu en France

La vente de ces produits ne semble pas concerner les magasins français Aldi et Lidl. «Ce n’est pas prévu dans notre magasin, indique Julien Wisler, manager du Lidl de Stiring-Wendel. On nous aurait déjà prévenus si la mise en vente des tests était envisagée par le groupe.» Même son de cloche du côté d’Aldi. «Même si elle pourrait potentiellement arriver, la vente de tests n’est à ce jour pas envisagée dans nos magasins, informe David Rouhling, responsable des ventes à la direction régionale Aldi, basée à Ennery. Ce n’est pas un sujet autour duquel nous discutons actuellement.» (Selon "Le quotidien du Luxembourg")

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mercredi 10 mars 2021

La vie devient plus chère en Allemagne

Depuis le mois de février 2020, la vie est devenue sensiblement plus chère en Allemagne. Et cette tendance risque de s’accentuer davantage, disent les économistes.

allemagneL’Office Fédéral des Statistiques vient de publier un rapport indiquant une nette hausse du coût de la vie en Allemagne. Les prix d’aliments, les loyers, l’essence, tout a augmenté. Comparé au mois de février 2020, le coût de vie a augmenté de 1,3% et, chiffre aussi inquiétant, les prix ont augmenté entre janvier 2021 et février 2021 de 0,7%. Et comme souvent, la crise frappe en premier ceux qui n’ont rien ou peu – cette augmentation du coût de vie affecte en premier lieu ceux qui souffrent déjà le plus de la précarité.

Plusieurs paramètres occasionnent cette augmentation du coût de la vie. D’une part, les prix pour des aliments comme des fruits et légumes augmentent, parce que les chaînes d’approvisionnement depuis les centres agricoles en Espagne et au Portugal ont été mises en difficultés. Les fermetures temporaires des frontières dans le sud de l’Europe ainsi que de grands bouchons aux frontières ont tellement allongé le temps de transport pour les denrées périssables que plusieurs grands transporteurs ont suspendu les transports. La raréfaction des fruits et légumes ne peut pas être épongée par les récoltes chez nous qui cette année, seront difficiles à cause du manque des colonnes d’ouvriers agricoles qui viennent tous les ans des pays de l’est pour parer à la pénurie de main d’œuvre dans l’agriculture occidentale. Et qui dit raréfaction, dit augmentation des prix. Ici, en France, on avait déjà assisté à ce phénomène lors du premier confinement l’année dernière.

A cela, il faut ajouter les frais augmentés des chaînes de distribution de marchandises. Beaucoup de commerçants survivent grâce aux systèmes de livraison, mais les livraisons ont également un coût qui lui, est in fine assumé par les consommateurs.

Et, bien sûr, il y a aussi les « profiteurs de la crise », comme les propriétaires qui, dans cette situation compliquée, ne trouvent rien d’autre que d’augmenter les loyers.

La crise sociale qui s’annonce depuis le début de la crise sanitaire, commence à se dessiner. Comme il fallait s’y attendre, ce sont les plus démunis qui sont touchés en premier. Les gouvernements font leur possible, mais force est de constater que ce « possible » ne suffira pas pour les mois et années à venir. Toutefois, il est urgent de trouver des solutions, car un moment donné, l’ambiance passera au rouge et risque de se traduire par une crise sociale qui pourrait dépasser tout ce que nous vivons depuis 2018. La solidarité européenne ne peut pas se limiter au bien-être matériel des actionnaires des laboratoires pharmaceutiques – le jour où des millions de personnes ne sauront plus comment nourrir leurs familles, elles iront chercher ce dont ils ont besoin. (Selon "Eurojournalist")

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samedi 27 février 2021

Laissez les frontières ouvertes ! (Au moins, pour le virus…)

Les différentes stratégies du gouvernement français ne semblent pas fonctionner.

kehl Chaque semaine, lorsque les Castex, Macron ou Véran se présentent devant les médias, ils sont contents. Tout est encourageant, nous sommes les champions. Et puisque nous sommes tellement champions, on se fiche des chiffres catastrophiques et on se vante de mieux gérer la situation que « les autres ». Mais visiblement, on a du mal à lire et à comprendre les chiffres à Paris – les chiffres sont inquiétants et ce n’est pas le comportement auto-satisfait des gouvernants qui y changera quelque chose. Mais actuellement, tout le monde est fatigué de s’occuper de la santé publique : maintenant, on mise tout sur l’économie.

Deux informations du week-end retiennent l’attention. D’une part, la France et la Grande Bretagne allègent les mesures sanitaires à la frontière franco-britannique, histoire de fluidifier la circulation des camions qui s’entassent devant les postes de frontière britanniques, puisque les Britanniques, saouls de leur « libération du joug européen » avaient tout simplement « oublié » de se préparer au Brexit tant réclamé. Mais bon, ils n’avaient que 4,5 ans pour se préparer…

A partir de maintenant, la circulation entre la Grande Bretagne et la France, deux des pays européens présentant le plus fort taux d’incidence, sera facilitée. Une bonne nouvelle pour les chauffeurs de camions, pour les sociétés de transport et – pour le virus qui pourra ainsi continuer à circuler assez librement entre l’île britannique et le continent européen. Les routiers qui passeront moins de 48 heures en Grande Bretagne ne devront plus, à leur retour, présenter un test Covid-19. Une très bonne mesure pour assurer que le variant détecté en premier en Grande Bretagne, ne reste pas enfermé au Royaume Uni. Et puisqu’il est beaucoup plus virulent que d’autres variants, il fallait quand même en assurer une circulation plus juste aussi en France et ailleurs en Europe.

On préfère donc d’assurer la circulation du virus aux bouchons devant la frontière britannique. Dont acte. On y repensera lorsque nos gouvernants s’auto-féliciteront la prochaine fois pour leur gestion exemplaire, beaucoup plus performante qu’ailleurs.

Mais ailleurs, on suit également l’évolution en France, surtout dans le département Moselle où on atteint aujourd’hui un taux d’incidence de presque 300. Maintenant, on y craint que l’Institut Robert Koch puisse classer la Moselle au niveau 2 (« zone à risque à haute incidence ») ou au niveau 3 (« zone à risque à forte présence de variants »). Cela impliquerait des contrôles beaucoup plus sévères à la frontière et de nouvelles obligations pour les travailleurs et travailleuses frontaliers, notamment l’obligation de présenter un test actuel à chaque passage de la frontière. Mais là, une « conscience européenne » se réveille dans la Grande Région.

Mais il n’y a que peu de chances à ce que la France puisse trouver un accord avec l’Allemagne à l’instar de celui avec la Grande Bretagne. L’Allemagne où le taux d’incidence au niveau national se situe actuellement à 60 (!), n’aura pas trop envie de s’organiser pour permettre une circulation maximale du virus et de ses variants. Inquiet, le ministre des affaires étrangères luxembourgeois Jean Asselborn a lancé un appel émouvant – « Laissez la frontière ouverte ! ». Mais il ne faut pas se tromper – ce n’est pas l’Espace Schengen qui intéresse le Luxembourg, mais uniquement son économie.

« Nous devons tout faire pour que les travailleurs frontaliers puissent arriver à leur lieu de travail et ce, sans encombre », a martelé Asselborn, sans pour autant cacher son véritable intérêt. « 60% des salariés dans nos hôpitaux, EHPADs et autres structures de soins à la personne, sont des frontaliers. Si ces frontaliers ne pourront plus circuler librement, notre système de santé risque de collapser. » Tous les jours, 100 000 Français, 50 000 Allemands et 50 000 Belges vont travailler au Luxembourg. Pour sauver l’économie luxembourgeois, on accepte donc la circulation du virus.

En regardant les deux infos ensemble, on constate que désormais, la voie est libre entre la Grande Bretagne et le Luxembourg – puisque les routiers ayant séjourné moins de 48 en Grande Bretagne, ne seront même plus testés.

Nous sommes aujourd’hui à des années-lumière d’une stratégie européenne – mais ce « tricotage national » ne permettra pas de combattre ce virus. Au bout d’une année de vie avec ce virus, avec ses conséquences sociales, sanitaires et économiques, chaque état continue à ne regarder que son nombril. Avec de telles approches, une seule chose est certaine – ce virus avec ses variants restera encore très longtemps avec nous. Mais puisque nos responsables sont tellement contents de leur travail… (selon "Eurojournalis")

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mercredi 17 février 2021

Angela Merkel perd la main

Ah, le fédéralisme allemand – la chancelière n’arrive pas à imposer une stratégie anti-Covid fédérale face aux puissants ministres-présidents. Résultat : un chaos sans nom…

AngelaLe fédéralisme, c’est une très bonne chose. En temps normal. Actuellement, pendant la crise pandémique, le fédéralisme allemand pose un réel problème. Car de nombreux sujets relèvent de la compétence suprême des Länder, dont l’éducation. Pour imposer une stratégie nationale, Angela Merkel aurait dû invalider, au moins temporairement, ce principe fédéral, chose qui aurait été immédiatement contestée devant les tribunaux. Du coup, le gouvernement allemand peine à décréter des mesures au niveau national et le résultat en est une cacophonie qui fait que plus personne ne comprend la situation actuelle.

16 Länder, 16 stratégies différentes. Les Länder font ce qu’ils veulent, sans trop se soucier des autres. La question de la réouverture des crèches et des écoles est gérée différemment dans tous les Länder, tout comme la question de l’ouverture des magasins. Depuis la dernière rencontre entre Angela Merkel et les ministre-présidents, ces derniers annoncent chacun ses propres plans – ce qui posera de plus en plus de problèmes. Là où les magasins restent encore fermés, les gens se rendront dans le Land voisin où, éventuellement, les magasins sont ouverts. Les enfants du même âge ne rentreront pas au même moment à l’école : les uns reprennent encore au mois de février, d’autres au mois de mars, les uns en présentiel réduit, les autres en télé-enseignement et la situation s’échappe de plus en plus à tout contrôle national.

Idem en ce qui concerne le prolongement des mesures sanitaires, fixé maintenant au 7 mars. La chancelière, très inquiète par la propagation rapide de différents variants du virus en Allemagne, voulait imposer un prolongement jusqu’au 15 mars – mais les ministre-présidents n’ont pas suivi. Ce qui complique la situation davantage, ce sont les importantes élections régionales dans plusieurs Länder au mois de mars – du coup, les gouvernements sortants hésitent à imposer des mesures sanitaires, mais ils veulent, au contraire, briller en allégeant le plus rapidement possible les mesures. Histoire de pouvoir dire : « regardez, on fait tout pour que vous puissiez à nouveau vivre normalement. » Même si cette attitude risque de replonger les Länder dans la « troisième vague » que craint le gouvernement.

En temps normal, le fédéralisme allemand est une excellente forme d’organisation administrative. Ce système représente le contraire d’un état centralisé et permet, pour la plupart des sujets, une gestion proche des réalités du terrain. Mais dans cette crise sanitaire, ce même fédéralisme transforme le gouvernement fédéral en une sorte de tigre sans dents. Angela Merkel ne peut pas décider grande chose, son ministre de la santé Jens Spahn doit se limiter à formuler des « recommandations » qui sont suivies ou pas.

Mais la baisse que l’on observe actuellement dans plusieurs pays, n’est qu’une prise de vue instantanée. Beaucoup dépendra maintenant des différents variants qui circulent dans tous nos pays et dont on ignore encore beaucoup. Certains variants se propagent trois fois plus vite que le virus d’origine, mais ne mènent pas souvent à des maladies très graves ; d’autres se transmettent plus lentement, mais semblent déjà être immunisés contre les vaccins et sur d’autres, on ignore encore tout. Dans une situation aussi tendue, il serait souhaitable si le gouvernement pouvait décider des mesures, sans que les ministre-présidents puissent les invalider à souhait.

Considérant l’impossibilité de mettre d’accord 16 ministre-présidents et une chancelière, on comprend aussi l’incapacité de développer une perspective européenne. Car au niveau européen, c’est le même problème. Tout le monde parle de la nécessité de combattre la pandémie à l’échelle européenne avec une stratégie concertée, mais aucun pays n’entreprend de sérieux efforts pour lancer une telle approche.

Il ne faudra, malheureusement, pas compter sur les institutions européennes pour prendre une telle initiative européenne. La Commission est trop occupée à satisfaire les marchés financiers et les intérêts de l’industrie pharmaceutique, le Parlement Européen ne dispose pas des compétences pour lancer une approche européenne et au Conseil Européen, les chefs d’état et des gouvernements ne défendent que leurs intérêts nationaux.

Lorsque cette pandémie sera un jour maîtrisée, il faudra revoir le fonctionnement de nos systèmes politiques et administratifs – car en l’état, tous les systèmes touchent à leurs limites. Mais est-ce que ceux qui portent la responsabilité pour ces systèmes, auront la grandeur d’âme de révolutionner des systèmes dont ils profitent à titre personnel ? Il faut malheureusement craindre que le monde politique et administratif s’accrochera jusqu’au dernier moment à ces systèmes qui sont en train de démontrer leur manque d’efficacité. (selon Eurojournalist)

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dimanche 31 janvier 2021

Fêtes illégales dans des chambres d'hôtel à Karlsruhe

Après avoir été informée d'une fête dans un hôtel du centre-ville de Karlsruhe, la police est arrivée et a immédiatement découvert quatre autres réunions non autorisées dans d'autres salles.

karlsruheSamedi soir, la police a interrompu plusieurs fêtes dans les chambres d'un hôtel du centre-ville de Karlsruhe. Dans un premier temps, la police a été informée vers 21h20 qu'une fête bruyante était organisée dans une chambre de l'hôtel.

Une patrouille y a trouvé au total quatre personnes qui buvaient de l'alcool et faisaient la fête bruyamment. La fête a été arrêtée par la police. Les fêtards doivent s'attendre à une plainte pour infraction au règlement anti-corona.

Après la fin de l'opération, les policiers ont remarqué une forte odeur de marijuana provenant d'une autre pièce. Après avoir frappé, la porte a été ouverte. Après avoir reconnu les agents, un jeune de 24 ans a jeté par la fenêtre un sachet contenant de petites quantités de drogue.

Lorsque la connaissance de l'homme, également âgée de 24 ans, a été fouillée, de petites quantités de marijuana ont également été trouvées. La drogue a été saisie. Les deux hommes ont dû accompagner les policiers au poste de police.

Vers 22h15, d'autres fêtes ont ensuite été signalées à l'hôtel. Plusieurs équipes de patrouilleurs ont trouvé au total trois fêtes dans des chambres d'hôtel, où jusqu'à huit personnes faisaient la fête. Ces partis ont également été dissous et des expulsions ont été prononcées.

Des poursuites ont été engagées contre tous les partisans de la loi pour violation des ordonnances anti-corona. Selon la police, les chambres d'hôtel avaient été correctement réservées. Les résidents de l'hôtel avaient alors secrètement fait entrer leurs clients par l'entrée arrière.

Les fans de football se sont rencontrés dans un pub

Une autre violation de l'ordonnance anti-corona s'est également produite dans un restaurant à Linkenheim-Hochstetten. Comme la police vient seulement de l'annoncer, des fans de football s'y sont retrouvés samedi après-midi pour regarder ensemble à la télévision quelques matches de la Bundesliga. Des boissons étaient apparemment également servies contre rémunération.

Un citoyen attentif a signalé cette infraction à une patrouille de police de passage. Les agents ont établi les infractions susmentionnées et ont mis fin à l'action télévisée.

Les cinq personnes présentes appartenaient à des ménages différents et ne portaient pas de masque de protection. Les personnes impliquées - tant les supporters de football que l'exploitant du pub - seront poursuivies.


Le nombre d'infractions est en hausse

Il y a sans cesse des violations du règlement anti-corona. Début décembre, une fête échangiste illégale dans le quartier de Hagsfeld à Karlsruhe a fait beaucoup de bruit. La police a interrompu l'événement qui rassemblait plus de 40 participants.

Au total, le bureau de police de Karlsruhe a enregistré plus de 3 500 procédures pour violation du règlement anti-corona l'année dernière. Après une baisse significative à la fin de l'été, le nombre de plaintes a récemment augmenté à nouveau.

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lundi 30 novembre 2020

Allemagne : Débat sur les règles du confinement pour les fêtes de Noël

Les directives du gouvernement fédéral et des États pour les prochaines semaines sont prévisibles : d'abord plus strictes, puis plus lâches.

allemagneToutefois, les avis divergent encore avant les consultations. L'Allemagne est confrontée à de nouvelles semaines de confinement partiel de la pandémie de Corona - mais avec un certain relâchement pendant la période de Noël. Avant cela, les restrictions de contact et autres mesures seront même à nouveau renforcées pour réduire au maximum le risque d'infection pendant les vacances. Cela deviendra évident avant que le gouvernement fédéral et les États fédérés ne se rencontrent pour discuter de la manière de faire face à la pandémie ce mercredi. À cette fin, la chancelière Angela Merkel (CDU) et les ministres-présidents des Länder uniront leurs forces lors d'une vidéoconférence qui débutera à 14 heures dans l'après-midi.

On peut toutefois se demander si la détente s'appliquera également à la veille du Nouvel An. On ignore également si les restaurants et les hôtels seront autorisés à rouvrir pendant les vacances et à la fin de l'année.

Des restrictions de contact plus strictes incontestées

Alors que pour des cycles comme ce mercredi, le gouvernement fédéral a jusqu'à présent toujours fait une proposition qui était ensuite discutée avec les États, cette fois-ci, c'est l'inverse qui s'est produit : les chefs de gouvernement des États se sont mis d'accord sur une ligne commune lundi soir. Le gouvernement fédéral a complété son document par des idées plus ambitieuses, qui doivent maintenant être discutées.

Il est incontestable que les restrictions sur les contacts seront renforcées à partir de début décembre. Toutefois, du 23 décembre au 1er janvier, les restrictions doivent être assouplies. L'objectif est de réduire le nombre toujours élevé de nouvelles infections à corona dans les semaines à venir.

Les autorités sanitaires ont signalé à l'Institut Robert Koch (RKI) 410 nouveaux décès liés au corona virus dans les 24 heures. Cela signifie qu'un nouveau record a été atteint mercredi (à partir du 25 novembre, 0 heure). Le nombre total de décès est ainsi passé à 14 771, le niveau le plus élevé à ce jour ayant été atteint à la mi-avril avec 315 décès signalés en l'espace d'une journée. Le nombre de nouvelles infections à corona signalées dans les 24 heures s'élève à 18 633, soit un bon millier de cas par rapport à la semaine précédente, selon les informations fournies par le RKI mercredi matin.

Les mesures les plus importantes sur lesquelles le gouvernement fédéral et les Länder sont largement d'accord :

Verrouillage partiel : la fermeture des pubs, des restaurants, des installations culturelles et de loisirs doit être prolongée jusqu'au 20 décembre au moins. Tous les contacts et déplacements inutiles doivent continuer à être évités. Le commerce de gros et de détail restera ouvert, mais l'obligation de porter un masque s'appliquera désormais aussi devant les magasins et sur les parkings. Les pays seront autorisés à s'écarter de cette règle si l'incidence des nouvelles infections est "sensiblement" inférieure à 50 pour 100 000 habitants dans les sept jours et si d'autres conditions sont remplies.

Aide financière : L'aide de novembre aux entreprises et institutions touchées par le verrouillage partiel se poursuivra en décembre. Le gouvernement fédéral prévoit une aide financière pour les entreprises touchées, estimée à 17 milliards d'euros, comme le dpa l'a appris de sources gouvernementales.

Restrictions de contact : Les restrictions de contact doivent être renforcées. Les rencontres privées avec des amis, des parents et des connaissances doivent être limitées à son propre ménage et à un autre, mais en tout cas à cinq personnes au maximum. Les enfants de moins de 14 ans sont exclus.

Exceptions pour Noël et le Nouvel An : du 23 décembre au 1er janvier, les réunions d'un ménage avec des membres de la famille ou des personnes extérieures au ménage doivent être rendues possibles jusqu'à un maximum de dix personnes. Les enfants jusqu'à 14 ans ne comptent pas non plus ici.

Feux d'artifice : les feux d'artifice de la veille du jour de l'an dans les places et les rues très fréquentées seront interdits pour éviter les grands groupes. Les autorités locales doivent déterminer les places et les rues touchées. Il est "recommandé" de s'abstenir de faire des feux d'artifice à la fin de l'année.

Vacances d'entreprise : Les employeurs doivent vérifier si les locaux commerciaux peuvent être fermés par des vacances d'entreprise ou des solutions généreuses de bureau à domicile du 23 décembre au 1er janvier.

Écoles et garderies : Les garderies et les écoles doivent rester ouvertes. Toutefois, dans les régions où l'on dénombre nettement plus de 50 nouvelles infections pour 100 000 habitants en sept jours, les masques seront à l'avenir également obligatoires dans les salles de classe à partir de la septième année. Il devrait également être possible d'introduire une telle exigence pour les élèves de l'enseignement primaire, les élèves de cinquième et de sixième année.

Protection des groupes à risque et tests rapides : la protection des groupes à risque doit être améliorée. Pour les personnes nécessitant des soins en institution, 30 tests rapides par mois seront mis à disposition à partir du 1er décembre. En fonction des disponibilités, ce droit sera progressivement augmenté. Le gouvernement fédéral devrait prévoir une utilisation encore plus complète et à plus bas seuil des tests rapides.

D'autres idées du gouvernement fédéral :

Magasins : Selon les idées du bureau du chancelier, les magasins ne devraient pas avoir plus d'un client par 25 mètres carrés de surface de vente - jusqu'à présent, c'est un client par 10 mètres carrés.

Trafic ferroviaire : réduire les déplacements.

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dimanche 15 novembre 2020

Allemagne – ça râle un peu, mais ça suit…

Pour les Allemand, le « confinement partiel » est une expérience nouvelle. Et même si la plupart des gens râlent, ils respectent quand même les consignes. Et certains souhaitent même un renforcement des mesures.

lockdown

Un sondage réalisé par les instituts « Ifo » et « Forsa » l’a démontré – si les Allemands ne sont pas contents d’expérimenter pour la première fois un « confinement partiel », ils soutiennent très majoritairement les mesures décidées par le gouvernement. Et – les Allemands ne font pas seulement confiance à leur gouvernement, en plus, ils sont optimistes concernant la période « après-confinement ».

Le sujet de la corona-crise domine les médias, mais aussi les esprits des Allemands. 86% indiquent d’y penser « souvent ou en permanence », mais étonnamment, il y a une sorte de consensus parmi les Allemands que les mesures prises soient nécessaires et surtout, que dans pas longtemps, la crise sera surmontée. Ainsi, 84% des sondés estiment que les mesures prises par le gouvernement sont justifiées, et 34% pensent qu’il faudra encore les renforcer pour pouvoir sortir de cette crise.

Est-ce que les Allemands sont plus réalistes que d’autres peuples européens ? Les mesures appliquées sont considérées par 34% comme « pas contraignantes », par 35% comme « légèrement contraignantes » et par 31% comme « assez contraignantes ». L’impression générale – on gère…

Peur du virus ? Plus qu’avant (un sondage identique avait été mené au mois de Juin) – mais pas trop quand même. Si au mois de Juin, 8% des sondés avaient « très peur » de s’infecter, ils sont aujourd’hui 18% à craindre une infection. Au mois de Juin, ils étaient 58% à avoir « un peu peur d’une infection », aujourd’hui, ils sont 67%. Mais si 4 Allemands sur 5 craignent donc une infection, ils acceptent les mesures prises. Une raison en est certainement l’organisation plus « soft » du « confinement partiel » en Allemagne – dans la vie de tous les jours, les Allemands peuvent toujours sortir (sans attestation et sans raser les murs de peur de se faire contrôler et verbaliser) et faire leurs courses.

Matériellement, ça va outre-Rhin. 3 Allemands sur 4 (77%) indiquent que les revenus de leur foyer sont restés inchangés et quasiment le même pourcentage (76%) ne se fait pas de souci pour la suite. Seulement 9% des plus de 30.000 sondés craignent une forte dégradation de leur situation matérielle. Même pas peur. Pourtant, ils sont 35% à avoir déjà eu recours à leurs économies, 25% des indépendants ont fait appel à des aides d’état, 15% ont dû demander un moratoire du paiement des charges et 9% ont dû emprunter de l’argent pour subvenir à leurs besoins. Mais malgré ces réalités, l’optimisme reste intact.

A quoi sont dues cette confiance en ces mesures et l’optimisme pour la suite ? Les Allemands (sauf les quelques manifestants bizarres qui manifestent tous les week-ends pour se plaindre qu’on ne peut plus rien dire…), estiment que leur gouvernement ne leur a pas menti, qu’il fait son possible et qu’il essaye réellement de gérer cette crise. L’investissement lourd dans le chômage partiel, les aides généreuses payées aux indépendants et petits entrepreneurs, font que les Allemands voient que le gouvernement fait son possible pour « ne laisser personne en rade » – pourtant, il n’a jamais eu un discours allant en ce sens.

Si l’ambiance « confinée » en Allemagne est beaucoup plus optimiste qu’ailleurs, cela ne garantit pas encore une sortie facile de cette crise. Le moment crucial sera l’arrêt du chômage partiel lorsque celui-ci interviendra. Pour l’instant, les Allemands gèrent assez bien la crise et acceptent donc les mesures de confinement qui elles, sont correctement communiquées. On verra bien la suite et si les Allemands ont raison d’avoir ce regard positif sur la suite… (Selon "Eurojournalist")

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lundi 9 novembre 2020

Plus de 40 % des Allemands affirment que la pandémie a affecté leurs revenus

Le choc économique qui frappe l’Allemagne dans le sillage du coronavirus a affecté les revenus d’une part importante de consommateurs, selon une enquête de la Banque fédérale d’Allemagne.

euro

En moyenne, “plus de 40%” des personnes interrogées ont subi une “perte de revenus ou d’autres pertes financières” en raison de la pandémie Covid-19 ou des mesures de restrictions qui l’ont accompagnée, selon une enquête réalisée en mai par la Bundesbank auprès de 2 000 personnes.

Pendant la première vague de la pandémie au printemps, les personnes interrogées ont estimé à 64 euros en moyenne la perte de leur revenu net mensuel pour les douze prochains mois.

Le tableau est contrasté entre 40% qui ont estimé cette perte à “plus de 500 euros par mois”, et 8% ne s’attendant à aucun changement. Par ailleurs, plus de la moitié des personnes interrogées (52%) tablent sur une augmentation moyenne d’environ 290 euros. On retrouve dans ce dernier échantillon surtout les salariés qui espèrent conserver leur emploi et les retraités, s’agissant de leur pension.

Mais l’indicateur de propension à dépenser est resté à un niveau élevé

Pour autant, la pandémie a eu “peu d’impact” sur l’indicateur de propension à dépenser, qui est resté à un niveau élevé, remarque l’institution.

Il s’agit d’un signal encourageant du point de vue de l’efficacité du plan de relance adopté par le gouvernement allemand”, conclut la Bundesbank.

Berlin a notamment décidé au début de l’été de baisser fortement la TVA, afin de relancer la consommation, après la première vague épidémique du printemps. (selon AFP)

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samedi 7 novembre 2020

Une frontière "ouverte" qui est fermée...

Le nouveau confinement en France est une sorte de fraude aux étiquettes. On nous dit que la frontière entre la France et l'Allemagne restera ouverte - mais en pratique, il n'est pas possible de la franchir depuis la France...

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En pratique, donc, pas beaucoup de changements par rapport au premier confinement entre mars et mai. À l'époque, comme aujourd'hui, les frontaliers pouvaient traverser la frontière pour se rendre au travail et en revenir ; à l'époque, comme aujourd'hui, les visites médicales et les passages frontaliers similaires pouvaient être effectués sur la base d'une "bonne raison", bien que la reconnaissance d'une "bonne raison" reste à la discrétion des fonctionnaires des frontières. Et même s'il n'y a pas de contrôle systématique à la frontière, les autorités allemandes ont déjà annoncé des "Schleierfahndungen" (fouilles avec voile) dans un rayon de 30 km de la frontière, afin de vérifier lors de ces "Schleierfahndungen" (fouilles avec voile) si les règles d'entrée sont respectées. Voilà pour la frontière "ouverte".

L'affirmation selon laquelle ce deuxième "verrouillage" serait moins sévère que le premier n'est pas non plus vraie. C'est exactement la même mesure, à la seule différence que les écoles et les jardins d'enfants restent ouverts afin que les enfants puissent y être hébergés pendant la période où leurs parents sont censés aller travailler. Essayer de répondre à la fois aux besoins sanitaires ET économiques conduira à les mettre au pied du mur. Pendant la journée, le virus peut continuer à circuler joyeusement dans le triangle école-lieu de travail-famille, sinon tout le monde doit rester à la maison.

Dans un élan de conviction, le président Macron et le premier ministre Castex ont tous deux annoncé que ce "lockdown" n'avait rien d'inhabituel, alors que les mêmes mesures étaient appliquées dans d'autres pays européens. Mais même cela n'est que partiellement vrai. Dans la plupart des pays, par exemple, les magasins sont encore ouverts, ce qui assure la survie de nombreuses petites entreprises en cette période de pré-Noël. En France, les petits magasins sont désormais fermés, mais les centres commerciaux géants sont autorisés à continuer d'ouvrir avec tous leurs départements et à vendre non seulement des produits "essentiels" mais toute leur gamme. Et il y a fort à parier que, même si ces centres commerciaux se trouvent à plus d'un kilomètre de l'habitation humaine la plus proche, les policiers chargés du contrôle à proximité immédiate de ces centres commerciaux fermeront les yeux, même si théoriquement personne n'est autorisé à s'y rendre s'il habite à plus d'un kilomètre.

Le concept de "permis de sortie" n'est pas non plus familier dans d'autres pays européens - toute personne qui veut promener le chien le soir doit remplir ce permis, tout comme celle qui veut faire des courses, qui doit aller travailler, ou qui a un rendez-vous chez le médecin ou une autre "raison valable" de quitter la maison. Comme la plupart des Français remplissent ce permis en ligne, un merveilleux outil de surveillance est à nouveau créé - et le gouvernement se demande alors pourquoi la grande majorité des Français refusent d'installer l'application anti-covid sur leurs smartphones ?

L'opinion populaire en France est que même sur la durée du deuxième confinement la vérité n'est pas dite. Beaucoup de gens pensent que ce nouveau "verrouillage" durera deux à trois mois, bien qu'il soit tout à fait compréhensible que le gouvernement ne lâche pas la population les uns sur les autres après que le "verrouillage" ait eu lieu à la fin de l'année. Néanmoins, la question se pose de savoir pourquoi il est si difficile pour la politique française de dire la vérité.

Non, entre les deux "vagues", aucune nouvelle capacité hospitalière n'a été créée (au contraire, des lits ont été fermés dans des hôpitaux comme à Nancy !), non, les professions infirmières et médicales n'ont été en aucune façon revalorisées, non, les conditions de travail du personnel infirmier n'ont pas été améliorées, même si le ministre de la santé Véran se tape sur le dos et est très enthousiaste quant au grand travail que font ses administrations.

Il est clair que le gouvernement français a dû réagir à l'explosion des chiffres de l'infection. Cependant, le fait que le gouvernement dise constamment des demi-vérités à sa population signifie que la confiance déjà fragile de la population dans le gouvernement ne cesse de diminuer. Quel dommage, car beaucoup de choses pourraient être mieux gérées sans trop d'efforts. (selon "Euro-journalist")

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