jeudi 15 novembre 2018

Compteurs Linky : la pacotille arrive toujours en Afrique

Pourquoi la Côte d'Ivoire a besoin de "compteurs électriques intelligents"

abidjanL'affaire remonte au 25 avril 2016 ! Le président Ouattara a pris du retard dans la mise en route de l'émergence de son pays en 2020 ! Alors, le lancement par le MEDEF du club "Abidjan ville durable" est une opportunité ! Et la réunion de lancement du club a été un véritable succès. En effet, 20 entreprises se sont mobilisées autour du projet. La réunion plénière du 10 juin 2016 a entériné le nom du club « Abidjan ville durable » et déterminé son fonctionnement en cinq commissions : état des lieux, vision et stratégie, mise en oeuvre, promotion, internationalisation. Et surtout, parmi les 20 entreprises se trouvent les plus implantées en Côte d'Ivoire : Bolloré Logistics, Schneider Electric International, Vinci énergies, Bouygues, Total, EDF. Pour Ouattara, l'affaire est donc jouable. 

Le président Alassane Ouattara, dans ses promesses, avait mis l'accent sur l'électrification du pays. Et, justement, EDF a du matériel disponible et l'intention d'investir dans des domaines intéressants pour la Côte d'Ivoire.  

Première action envisagée : une centrale biomasse de 46 mégawatts est déjà à l'étude. Si le dossier est mené à bon port, il s'agira de la plus grande installation biomasse en Afrique de l'Ouest (plus grande que Nachtigal au Cameroun), avec une production annuelle de 337 gigawatts/heure. Près de 1300 emplois pourraient être générés, dont plus de 1100 liés à la filière d'approvisionnement. Oui, mais financés par qui ?

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Deuxième action : l'électrification du monde rural. Là EDF crée une société autonome nommée ZECI (Zola EDF Côte d'Ivoire). Comme en France, EDF répartit ses compétences : la production d'énergie pour elle, la fourniture pour des sous-traitants. ZECI vendra des kits, comprenant un panneau solaire permettant aux ruraux un minimum de courant hors réseau, de quoi faire fonctionner quelques lampes, une télévision ou une radio. Pour des appareils électro-ménagers ce sera insuffisant, et il faudra trouver des modèles plus chers. Souvent hors de prix pour le commun des ivoiriens. Mais admettons, l'émergence est en marche.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, via un communiqué signé le 15 juin 2018, qu’elle fournira une “garantie partielle de crédit” à Zola EDF Côte d’Ivoire (ZECI) pour l’aider à mobiliser un prêt en monnaie locale de 15,75 milliards de FCFA (environ 24 millions d’euros). Le prêt sera arrangé par la Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire (SGBCI) et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (Crédit Agricole CIB), pour permettre à ZECI d’acquérir des systèmes solaires domestiques (SSD) et de les distribuer à environ 100 000 ménages supplémentaires résidant dans les zones rurales de Côte d’Ivoire, d’ici à 2020.

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Troisième action : la remise en état des réseaux en ville, qui passe par la pose de nouveaux compteurs. L'action sera menée par la CIE (compagnie ivoirienne d'électricité). Et l'action va être menée de pair avec le remplacement des compteurs en France. Et là, pas de mystère ! on fait comme en Europe : on pose les nouveaux compteurs Linky ... à quelques différences de publicité près. Ainsi, on ne parle plus de compteurs Linky, mais de compteurs "intelligents" ou de "cybercompteurs". En Côte d'Ivoire, où selon EDF l'arnaque est reine, on vante les bienfaits de tels compteurs : contrôle à distance, et surtout lutte contre la fraude. Fraude de qui ? des "brouteurs" ivoiriens ? ou d'EDF et CIE ?

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Car ce que EDF ne dit pas, c'est les inconvénients de ces compteurs ! Augmentation de la toxicité par les ondes électromagnétiques ! Augmentation des fréquences des coupures d'électricité (disjoncteurs qui sautent !), des pannes ! et même des incendies ! Augmentation du montant des factures de 25% à 50% dûe au renforcement de la puissance qui passe de 6KVA à 9 KVA (pour éviter soi-disant les coupures de courant trop intempestives), de la facturation de l' "énergie apparente" (imaginez que vous consommez un verre de bière et que le barman vous demande un prix pour la bière et un surplus à payer pour la mousse). On comprend pourquoi ni EDF, ni CIE n'informent les ivoiriens. Et pourtant la CIE a déjà installé 400.000 compteurs et compte continuer jusqu'en 2020.

En Europe, les consommateurs sont devenus méfiants, et beaucoup refusent ces nouvelles installations, alors EDF tente de liquider sa camelote en Afrique (Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Maghreb, ...) et en Amérique du Sud (Chili, Argentine, ...).Les vieilles casseroles qui formaient au temps de l'esclavage les cadeaux de pacotille (du commerce triangulaire) pour les roitelets des tribus africaines, sont remplacées par des produits électriques défectueux, avec la complicité des chefs de gouvernements locaux dont bon nombre placent leur fortune en Europe dans des paradis fiscaux.

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Mais en Côte d'Ivoire, pas plus qu'ailleurs, on n'accepte plus. De nombreux "clients" refusent l'installation de nouveaux compteurs Linky (mot "interdit") même si la CIE prétend les installer "gratuitement". Même si selon la CIE, cette opération vise à moderniser le parc de compteurs d’énergie et mettre à la disposition de sa clientèle de nouveaux services pour un meilleur suivi dans la consommation d’électricité, même si le wifi intégré laisse rêveur, même si la CIE se défend de toute surfacturation, de nombreux ivoiriens y voient une arnaque. A juste titre...

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samedi 10 novembre 2018

Réunion "Linky"

Jeudi 8 novembre a eu lieu à la MJC de Villé une réunion publique concernant les compteurs Linky. Il me semblait important d'y assister, surtout que Villé va bientôt changer de régie (au 1/1/2020). Je m'attendais à trouver "deux pelés et trois tondus", mais à mon grand étonnement, la salle était pleine à craquer (200 personnes au minimum). Mais un seul maire de la vallée ! Vu la foule, c'est sûr, ils viendront la prochaine fois. Les deux présentateurs du collectif "Linky non merci - Bruche Piémont" ont été convaincants dans leurs explications. Plutôt que d'en faire un résumé, voici la video de l'émission "Envoyé spécial" : "Les révoltés du Linky". Elle présente tout ce qui a été exposé par les deux intervenants bénévoles.

Envoyé spécial. Les révoltés du Linky - 14 juin 2018 (France 2)

Alors comment faire pour garder votre compteur actuel satisfaisant et ne pas accepter Linky ! Envoyez les deux lettres dont le modèle figure ci-dessous, l'une au maire de votre commune (elle est propriétaire des compteurs), l'autre à votre fournisseur d'électricité (Enédis dans la plupart des communes, Centrale électrique Vonderscheer à Villé).

1) Lettre au maire (en LR avec AR) :

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 2) Lettre au fournisseur (en  LR avec AR) : 

  • Adresse : ENEDIS, Tour Enedis, 34, place des Corolles, 92079 Paris La Défense Cedex
  • Adresse pour les habitants de Villé (régie privée locale) : Centrale Electrique Vonderscheer, 19, rue Louis Pasteur, 67220 Villé

fournisseur

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dimanche 4 novembre 2018

Compteurs Linky en débat !

Electricité : changement de concessionnaire à Villé ! qu'en est-il des compteurs ?

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"La centrale électrique Vonderscheer a notifié à la commune de Villé sa décision de mettre un terme définitif au contrat de concession pour la gestion du réseau basse tension et la fourniture d’électricité. La concession s’achèvera le 31 décembre 2019 à 23 h 59. La commune est donc amenée à trouver un nouveau concessionnaire pour permettre la continuité de la distribution d’électricité à ses habitants. Les élus ont décidé d’entrer en négociation avec Enedis et EDF pour envisager la reprise de la concession et, le cas échéant, avec d’autres partenaires. Ils ont aussi convenu de négocier avec le Syndicat d’électricité et de gaz du Rhin, dont la commune est déjà membre pour la partie haute tension, en vue de se faire conseiller pour la suite de la procédure." (DNA du 1/11/2018)

compteur

Du coup, on revient à un problème  soulevé dans la France entière : les compteurs Linky, dont plus de 500 communes ont déjà refusé l'installation par délibérations suivies d'arrêtés municipaux pris par leur maire. A Villé, rien n'effarouche la municipalité qui n'a même pas abordé le problème. Devant l'ampleur de la contestation tout à fait justifiée, une réunion est organisée le jeudi 8 novembre à 20 h à la MJC. Il faut remercier le groupe "Linky non-merci" de cette initiative. J'y serai. En attendant, vous pouvez déjà visionner la video ci-dessous. Elle est édifiante. Vous y verrez tous les problèmes soulevés :

- le coût de l'installation

- l'augmentation des factures

- le manque de garanties de sécurité

- le piratage des logiciels

- l'atteinte aux libertés individuelles

- la revente de fichiers à des sociétés commerciales

- les pertes d'emplois du fait des plates-formes gérées depuis l'étranger (Tunisie, Côte d'Ivoire, Madagascar, ...)

Vous apprendrez aussi comment refuser ces compteurs lors du passage du réseau à un nouveau concessionnaire, comme à Villé, et les recours juridiques !

Venez nombreux à cette réunion ! Tout doit être clair pour tous les consommateurs d'électricité !

"Compteur Linky pourquoi le REFUSER"

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samedi 25 novembre 2017

AREVA au Gabon

"On est tous malades! Au niveau de la santé, ils nous couillonnent !"

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A 82 ans, Moïse Massala, géochimiste en retraite n'en finit plus de pester contre son ancien employeur, la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva au Gabon.

Comme Moïse, des centaines d'anciens travailleurs gabonais de la Comuf réclament réparation - sans succès depuis douze ans - pour des maladies qu'ils estiment être liées à leur travail, dans la mine d'uranium exploitée entre 1958 et 1999 par le groupe nucléaire dans le sud-est du pays.

Ceci alors que deux familles d'anciens travailleurs français de la Comuf ont été indemnisées en France, et qu'Areva a reconnu, dans un mail interne que l'AFP a pu consulter, que "de nombreuses maladies graves ont été détectées" chez d'anciens travailleurs gabonais.

"Ça fait dix ans que j'ai du mal à respirer, l'air ne passe plus". Roland Mayombo, 77 ans, "dont vingt-sept à la mine", participe activement à la lutte du collectif formé par 1.618 anciens employés gabonais de la filiale d'Areva, le Mouvement des anciens travailleurs de la Comuf (Matrac), pour faire reconnaître leur cause.

Mais si le groupe nucléaire français avait accepté de créer un Observatoire de la Santé (OSM, lancé avec l'Etat gabonais), en 2010, pour "suivre l'état des travailleurs et les indemniser", Areva a toujours affirmé qu'"aucune maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants" n'y a jamais été décelée.

En 2015, dans un mail interne à la Comuf, consulté et authentifié par l'AFP auprès de plusieurs destinataires, le directeur santé d'Areva, Pierre Laroche, admet pourtant que "de nombreuses maladies graves ont été détectées chez des anciens salariés comme par exemple des tuberculoses en phase contagieuse".

Pour les anciens travailleurs, ce courrier est la reconnaissance officieuse de leurs blessures, et justifie indemnisations - même si ces maladies ne sont peut-être pas reconnues comme étant radio-induites.

- David contre Goliath -

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"Cette histoire, c'est David contre Goliath. Qu'est ce que vous voulez qu'une bande de vieillards fassent contre une entreprise comme la Comuf?", soupire encore Moïse, qui a perdu son frère, ancien prospecteur dans la mine, "d'une maladie bizarre" il y quelques années.

Assis dans un café de la petite ville de Mounana, dans le Haut-Ogoué (sud-est du Gabon), Moïse et ses anciens collègues ressassent le passé et se sentent "impuissants": ils sont persuadés qu'ils sont malades à cause de la mine, mais ne peuvent le prouver.

En 2007, interpellées par les anciens travailleurs, les ONG françaises Sherpa et Médecins du Monde se saisissent du dossier. Elles réalisent des enquêtes de terrain à Mounana, et publient un rapport dénonçant le taux élevé de cancers parmi les salariés ou ex-salariés de ces mines d'uranium au Gabon et au Niger.

Le groupe nucléaire ouvre des négociations, et un accord "sans précédént" est signé en 2009.

"On croyait avoir gagné", assure Moïse, alors que l'OSM voit le jour et redonne espoir aux anciens travailleurs.

Mais sept ans après, les locaux de l'OSM à Mounana, à quelques km de l'ancienne mine, sont fermés, les panneaux indicateurs sont à même le sol et plus aucun travailleur gabonais n'y est suivi. Aucun d'eux n'a été indemnisé.

"Nous avons décidé d'arrêter d'y aller car personne ne nous a jamais donné nos résultats d'analyses", se souvient Estime Beno Ngodi, président du Matrac.

"L'observatoire a bien fonctionné jusqu'en 2015, il s'est adressé à près de 667 anciens salariés. Le Conseil d'administration à l'unanimité a décidé d'en suspendre l'activité" en raison du boycott par le Matrac, dit le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

Et d'ajouter: "notre fierté est d'avoir mis en place une structure tripartite unique, qui permet aussi aux anciens travailleurs de la Comuf de bénéficier d'une visite médicale gratuite".

"J'ai été quatre fois à l'OSM, chaque année, mais je n'ai jamais eu de résultat", rétorque M. Mayombo, qui porte tout de même une casquette rouge de la Comuf, se disant "fier" d'y avoir travaillé malgré les "complications". Le syndicat estimait, fin 2016, que 367 anciens travailleurs sont décédés "à la suite d'infections respiratoires pulmonaires".

En 2010, une étude demandée par l'UE dénonçait l'opacité des résultats d'analyse, comme l'ONG Sherpa, qui s'est offusquée du "maintien dans l'ignorance" des anciens travailleurs.

"Tous les résultats étaient donnés à la fin des consultations. Une copie était remise à l'ancien travailleur", assure en réponse Steeve Mbuy' Ibutsi, secrétaire exécutif de l'OSM, qui s'étonne de cette "incompréhension".

"Il y a une désinformation" de la part du Matrac, affirme pour sa part le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

- 'On est malades et on meurt' -

Qui a raison, des Gabonais qui affirment "tomber comme des mouches" à cause de leur travail à la mine ou d'Areva qui estime qu'aucune maladie professionnelle n'a été décelée ?

"Qu'il y ait eu de la radioactivité à Mounana, c'est une réalité. Après, à quel degré et dans quelle mesure les travailleurs ont été touchés, il sera très compliqué de l'établir", confie à l'AFP un ancien haut cadre de la mine, sous couvert d'anonymat.

La dénomination même des maladies professionnelles liées au travail à la mine des travailleurs gabonais fait débat: "moi, j'ai mal au poumon. Mais ils me disent que ce n'est pas lié", dit un ancien travailleur de la mine.

Dans la loi française, qui date de 1984 et de laquelle dépend Areva et sa filiale au Gabon, 13 maladies seulement sont imputables aux rayonnements ionisants.

"Ce n'est pas évident qu'on trouve des maladies professionnelles chez les anciens travailleurs avec la grille utilisée. Mais c'est possible qu'on trouve des maladies liées au travail, mais considérées comme non-professionnelles, et donc non indemnisées", décrypte Steeve Ondo, médecin du travail gabonais et membre du Comité scientifique de l'OSM.

"C'est édifiant! Le tableau de maladies professionnelles n'a pas été actualisé depuis 1984... Une aberration devant les progrès faits en médecine", estime de son côté Jacqueline Gaudet, fondatrice de l'association française "Mounana", qui se bat pour l'indemnisation des anciens travailleurs expatriés de la Comuf.

Son association a fait porter deux fois à l'Assemblée nationale française une demande pour réviser le code de la Sécurité sociale, sans succès.

En France, deux familles d'anciens travailleurs décédés d'un cancer du poumon - dont celle de Mme Gaudet - ont été indemnisées en 2011. "Une première", avait salué à l'époque l'avocat des familles.

Au Gabon, l'amertume est grande. "Nous, on est malades et on meurt, mais ils ne nous l'ont jamais dit!", répète encore et toujours Estime Beno, qui affirme souffrir d'un cancer du poumon et avoir du aller jusqu'en Afrique du Sud pour qu'on le lui diagnostique.

L'association Mounana dit avoir porté plainte contre Areva devant la justice gabonaise. "Par douze fois, on a été débouté", expliquent le président du Matrac, ainsi qu'un ancien avocat du collectif.

La Comuf dément: "il y a des discussions, des menaces, des démonstrations de forces (de la part du Matrac) pour empêcher en 2015 les consultations de l’OSM, mais à ma connaissance, je n'ai jamais eu en main de plainte officielle", rétorque M. Recoché.

La Comuf a cessé toute exploitation au Gabon en 1999, et a suspendu l'exploration de nouveaux gisements en 2017. "Le temps joue pour eux. On n'arrêtera pas, c'est jusqu'à la mort", tape du poing M. Mayoumbo.(selon "Oeil d'Afrique")

gabonUn enfant passe devant une maison marquée d'une croix rouge supposée irradiée car construite avec des matériaux issus d'une ancienne mine d'uranium de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva.

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mercredi 20 septembre 2017

Fourniture de gaz algérien

L'Algérie veut rassurer les Européens

gaz

L’Algérie, troisième fournisseur de gaz de l’UE, derrière la Russie et la Norvège, s’est toujours montrée disposée à maintenir son apport en matière d’approvisionnement énergétique, même si les importations de gaz vers l’UE suivent une tendance à la baisse depuis 2013, du fait d’une chute de la production et la hausse de la consommation algérienne.

Dans une conjoncture caractérisée par la nécessité d’aller vers une économie plus diversifiée, les autorités algériennes veulent saisir cette opportunité afin d’amener leurs partenaires européens à adopter, envers l’Algérie, une approche basée sur une coopération qui ne se limiterait pas uniquement à l’aspect strictement commercial dans le domaine énergétique, voire dans les autres domaines qui présentent une large opportunité de coopération.

Lors de l’entretien accordé mercredi dernier au chef de délégation de l’UE en Algérie, John O’Rourke, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a ainsi plaidé en faveur d’«une approche diversifiée dans la relation entre l’Algérie et l’Union européenne, qui prend en considération l’apport de notre pays pour assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique de l’UE».

L’Union, faut-il souligner, reste fortement dépendante d’un seul pays, la Fédération de Russie, qui est le principal exportateur de pétrole (35%), de gaz (26%), de charbon (30%) et d’uranium (25%) vers l’Union européenne. La vulnérabilité du marché de l’énergie dans le contexte géopolitique fait que la politique énergétique est devenue une priorité stratégique pour les pays membres de l’UE.

Dans une proposition de résolution, le Parlement européen a appelé, il y a quelque temps, à la mise en place d’un nœud gazier méditerranéen doté de capacités renforcées en GNL, exhortant l’UE à exploiter les possibilités offertes par les importantes réserves de gaz dans les pays d’Afrique du Nord pour renforcer sa sécurité énergétique.

Il estime que ces importantes réserves de gaz dans les pays d’Afrique du Nord et les récentes découvertes dans l’est de la Méditerranée offrent à la région méditerranéenne l’occasion de se profiler comme «le centre dynamique d’un réseau de gazoducs assurant le transport du gaz naturel vers l’Europe». Pour les Européens, il est plus important que jamais de garantir un approvisionnement fiable et diversifié en énergie et de mettre fin à la dépendance excessive au gaz russe.

Réagissant, en avril dernier, à une annonce faisant état du non-renouvellement du contrat d’approvisionnement algérien en gaz pour l’Italie, les autorités algériennes ont indiqué que Sonatrach était toujours capable aussi bien de répondre aux besoins énergétiques domestiques que d’assurer aussi ses engagements contractuels sur le marché international.

L’Algérie avait expliqué, alors, que les efforts d’exploration seront intensifiés «pour augmenter nos réserves» et répondre aux besoins croissants du marché national mais, également, «consolider notre position comme un acteur actif et fiable dans les marchés régionaux et internationaux».

En mars 2016, l’Agence américaine d’information en énergie (EIA) annonçait une hausse de la production gazière de l’Algérie, à partir de 2018, après des années de stagnation, grâce à l’entrée en production de plusieurs champs gaziers au sud-ouest du pays. Dans son rapport d’analyse, l’EIA anticipe une augmentation de l’offre en gaz algérien d’un trillion de pieds cubes (Tcf) ou plus à partir de 2018. (selon le quotidien "El Watan").

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dimanche 15 mai 2016

Nigeria : le gouvernement augmente le prix de l'essence de 67%

Les syndicats appellent à la grève générale

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 « Si mardi à minuit, le gouvernement n’a pas ramené le prix de l’essence à 86,5 nairas (0,38 euro/0,43 dollar) par litre, nous n’aurons pas d’autre solution que d’appeler les travailleurs à entamer une grève illimitée à partir de mercredi », a annoncé à l’AFP Peter Ozo-Eson, secrétaire général d’un groupement de syndicats, le Nigeria Labour Congress (NLC).

Mercredi, le Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique, a relevé les prix du pétrole à 145 nairas (0,64 euro/0,73 dollar) par litre, après des mois de pénurie due au manque de devises étrangères, qui ont affaibli l’économie du Nigeria, dont 70% des revenus dépendent du pétrole.

La décision d’une grève a été prise après une réunion conjointe entre le NLC et un autre groupement de syndicats, le Trade Union Congress (TUC), a précisé Peter Ozo-Eson.

« Nous encourageons nos adhérents et nos alliés de la société civile à se mobiliser pour cette épreuve de force à venir avec le gouvernement sur sa politique dirigée contre le peuple », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette grève est également destinée à obliger le gouvernement à revenir sur la récente hausse des tarifs de l’électricité, dans un pays dont la production est à la peine, avec seulement 4.000 mégawatts pour 170 millions d’habitants.

D’après les syndicats, cette grève devrait affecter les banques, les aéroports, les ports, les marchés et les administrations.

Pendant des mois, des files d’automobilistes de plusieurs kilomètres se sont formées aux pompes, tandis que d’autres habitants se rabattaient sur le marché noir où le prix du litre pouvait être multiplié par trois.

Bien que premier producteur de pétrole du continent Africain, le Nigeria est contraint d’importer des produits pétroliers, ses quatre raffineries ne suffisant pas à sa consommation.

Le gouvernement maintient un prix à la pompe assez bas et paie la différence aux importateurs, qui prennent régulièrement le pays en otage en refusant de distribuer le pétrole tant qu’ils n’ont pas touché les subventions de l’Etat.

En janvier 2012, le gouvernement avait tenté de mettre fin à ces subventions, ce qui avait fait doubler les prix. Les violentes manifestations de dizaines de milliers de personnes, qui ont fait une dizaine de morts, l’avaient ensuite obligé à renoncer à cette mesure.

Aujourd’hui, le gouvernement se défausse sur les importateurs, dans l’incapacité de se procurer des devises étrangères au cours légal. Au Nigeria, le taux officiel tourne en effet autour de 197 à 199 nairas pour un dollar, tandis que sur le marché noir, répandu dans le pays, son cours atteint des sommets, jusqu’à 350 nairas pour un dollar.

(selon l'AFP)

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mercredi 20 avril 2016

Deux éoliennes dans notre canton de Mutzig-Villé

13 ans de palabres

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Il aura fallu près de 13 ans aux promoteurs du projet pour voir enfin le bout, toucher au but. Et se préparer à voir, d’ici quelques mois, d’immenses grues hisser au-dessus du plateau de Belfays dix éoliennes.

Cinq à Châtas, trois à La Grande-Fosse et deux à Saâles. Les travaux, prévus pour de longs mois, devraient en toute théorie débuter au début de l’été, pour s’achever au printemps 2017. Il s’agit dans un premier temps de procéder à des terrassements, puis de couler les socles de béton, si possible avant les frimas du prochain hiver. Le montage des éoliennes interviendra alors début 2017.

Plus rien, en tout cas, ne s’oppose à leur installation, les permis de construire respectifs étant installés sur les différents sites. Il en a pourtant fallu de l’énergie et de l’obstination pour que ces moulins à vent des temps modernes puissent produire leur premier kw/h.

Le maire de la Grande-Fosse, Bernard Maetz, l’un des principaux artisans de ce projet avec Jean Vogel, son collègue de Saâles dans le Bas-Rhin, se souvient encore de la première rencontre avec les sous-préfets de Saint-Dié et de Molsheim. L’élu avait promis d’aller jusqu’au bout de sa démarche. Son opiniâtreté lui a donné raison. Le dernier recours engagé par les membres de « Rabodeau environnement » levé, le projet, porté solidairement par les communes de Ban-de-Sapt, la Grande-Fosse, Châtas, Grandrupt, Saint-Stail dans les Vosges et leur voisine de Saâles dans le Bas-Rhin, est entré dans sa phase décisive. Ce projet consiste en la mise en place de 10 éoliennes de 2MW, soit 20 MW pour l’ensemble du parc éolien. De quoi alimenter en électricité près de 15 000 foyers.

Les élus voient dans la réussite de ce projet, « initié avec le soutien massif de la population en toute transparence et dans un souci d’exemplarité en matière de concertation et de prise en compte des enjeux » , les vertus « d’une solidarité sans faille des six communes, solidarité allant au-delà des limites administratives, ne voyant que l’intérêt général d’un territoire rural sinistré. »

Preuve que le projet est partagé par la population : le volet d’actionnariat populaire, engagé avec la création d’une société d’économie mixte alliant collectivités et habitants du territoire en partenariat avec Energie Partagée, a parfaitement démarré. Sans plus aucun vent contraire. (selon "Vosges-Matin")

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mercredi 9 mars 2016

Electricité (suite)

A s'arracher les cheveux !

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Vu les nombreuses questions que posent les internautes concernant l'augmentation intempestive de leur facture taxée (ou plutôt surtaxée) suite au transfert de compétence à la comcom, voici l'argumentaire présenté aux conseillers municipaux par la direction intercommunale. Très technique et très administratif, nombre d'élus n'y ont vu que du feu ! L'illisibilité d'un texte pour le commun des mortels ne les exonère pas de leur responsabilité et ne les oblige pas à se transformer en moutons de Panurge qui suivent les yeux fermés.

electriciteCe regroupement s'imposait d'autant moins que l'électricité de la vallée voit intervenir plusieurs fournisseurs (centrale électrique à Villé). Quant au très haut débit, qui arrive à peine dans la vallée, il est déjà facturé par Orange, alors pourquoi encore le taxer sur la facture d'électricité. Mais j'admire surtout "la carotte" finale de reversement éventuel d'une quote-part aux communes. Visiblement 17 communes sur 18 se sont laissées prendre à l'hameçon, alors que cette promesse n'est même pas chiffrée ! Mais après tout, elle n'engage que ceux qui y croient.

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mardi 8 mars 2016

Factures d'électricité

Votre consommation a baissé, votre facture augmente !

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On peut se demander les raisons de ce paradoxe. Il est tout simple : c'est l'application du vote des conseillers municipaux et des délégués intercommunaux de 17 des 18 communes de la vallée (seuls ceux de Thanvillé ont voté contre).

Voici le texte voté par une majorité de nos élus :

electricite1Lorsque la compétence décrite était communale, il arrivait qu'elle n'était pas perçue, ou représentait  1 ou 2% de la consommation, la comcom l'a fixée de façon brutale et sans motif bien apparent à 8%. On peut se poser aussi la question pourquoi un fournisseur d'électricité aurait vocation à jouer un rôle de percepteur. A moins qu'il y ait une volonté manifeste de démanteler un peu plus le service public en milieu rural ! Merci, chers élus, nous penserons à vous le moment voulu. 

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vendredi 10 avril 2015

Ceux qui ambitionnent d'électrifier l'Afrique

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Où en est Power Africa ? Il y a pile un an, le président Barack Obama a annoncé le plan Power Africa, cette initiative qui se fixe pour objectif de doubler l’accès à l’électricité en Afrique en 2018. Le programme est doté de 7 milliards de fonds publics auxquels s’ajoutent 14 milliards promis par les secteurs publics et privés américains. L’objectif pour la première tranche est d'électrifier six pays, à savoir le Ghana, le Liberia, le Nigeria, l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie.

Coïncidence ! Un an jour pour jour de l'annonce de ce plan pour l'Afrique, des quartiers entiers de Washington plongés dans l'obscurité. Une importante coupure d'électricité a touché mardi soir plusieurs pâtés de maison dans le centre-ville de la capitale fédérale américaine. La Maison Blanche, les installations du département d'Etat et plusieurs stations de métro ont été concernés par la panne.

 

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Pendant ce temps, en France, l’ancien ministre Jean-Louis Borloo a présenté ce mardi 3 mars à Paris sa fondation pour l’énergie en Afrique dont l’ambition est d’électrifier le continent d’ici à 2025. A ce jour, 600 millions d'Africains, soit deux tiers de la population du continent, vivent sans électricité.

Selon Jean-Louis Borloo, il faut investir 200 milliards d'euros sur les dix prochaines années pour atteindre cet objectif d'électrifier le continent d'ici à 2025. L'ancien ministre, qui s'est retiré de la vie politique il y a presque un an - propose donc de mobiliser 50 milliards d'aide internationale, et notamment les fonds déjà promis en 2009 à Copenhague. Ensuite, selon lui, les investisseurs privés suivront.

Bon sang, pourvu que dans un an Valenciennes, dont Borloo fut maire, ne subisse pas le sort de Washington avec une méga-panne d'électricité.

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