mardi 30 mai 2017

Mieux qu'une maladie diplomatique !

Un décès diplomatique !

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On connaît tous dans le Val de Villé, la subite maladie de la candidate "En Marche" Eliane Tomaszewski le jour où son parti lui a demandé de se retirer au profit du LR-lemairien Antoine Herth. Dans tout le Val de Villé et au-delà on avait bien ri ! Et voilà qu'on apprend qu'ailleurs, en Alpes-de-Haute-Provence, un candidat LR-UDI s'est retiré prétextant le décès de sa mère, pourtant retrouvée bien vivante.

Daniel Spagnou se retire de la campagne de Sébastien Ginet, candidat LR-UDI aux législatives dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Raison invoquée par le maire de Sisteron : un mensonge du jeune homme de 29 ans. « Pour se dédouaner d’un rendez-vous manqué, Sébastien Ginet aurait prétexté le décès de sa mère à la suite d’une longue maladie. Il s’avère, après avoir vérifié auprès de sa famille, que cette information est totalement fausse. Elle est d’autant plus choquante que nous fêtions hier toutes les mamans de France » déplore l’ancien député.

L’intéressé ne dément pas les affirmations de Daniel Spagnou. « Dans une campagne malsaine où je ne cesse d'être attaqué personnellement ainsi que ma famille, je suis victime d'une grosse fatigue en même temps qu'une réelle déprime et j'ai commis un écart de langage en même temps qu'un mensonge pour me justifier et que j'ai aussitôt regretté mais il était trop tard » explique Sébastien Ginet dans un communiqué.

Ah décidément ! Elections, piège à cons !

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dimanche 28 mai 2017

L'inexpérience et la naïveté des militants de "En Marche"

2ème circonscription du Haut-Rhin (Ribeauvillé - Ste-Marie-aux-Mines) 

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Mathieu Dischinger est conseiller municipal à la mairie de Munster, en Alsace. C'est un "engagé de la première heure" auprès d'Emmanuel Macron. "Je l'ai suivi tout de suite en avril 2016", explique-t-il. Mathieu Dischinger s'attendait à être le candidat investi dans sa circonscription du Haut-Rhin (2e). Référent logistique "En Marche" de son département, membre du comité départemental, responsable de sa circonscription, puis désigné par Emmanuel Macron comme représentant En marche ! pour l'élection présidentielle.... : il avait tout pour être l'élu. Mais non. Le couperet est tombé jeudi soir. À sa place, c'est Hubert Ott, étiqueté du Modem, qui sera candidat aux législatives dans sa circonscription. A la même heure où la candidate de la circonscription voisine (Sélestat - Erstein - Villé) a dû jeter l'éponge face à un candidat LR-lemairien.

"Cherchez l'erreur..." lance Mathieu Dischinger, amer. L'accord passé entre François Bayrou et Emmanuel Macron ? Celui qui a parcouru plus de 5 000 kilomètres, passé des heures à tracter, à rencontrer les personnes sur le terrain, estime en être "une des victimes collatérales (...). C'est désolant, car nous avons l'impression d'avoir été des porteurs d'eau." "C'est paradoxal, on nous fait travailler à la base, au plus proche des gens. Puis on ne favorise pas la personne qui s'est fait connaître par les habitants, et on la remplace. On ne comprend pas bien la stratégie électorale... On espère qu'on ne s'est pas trompés", poursuit le conseiller municipal.

A "En marche", on n'écoute plus les comités

Les mots sont durs pour Emmanuel Macron. "Il nous a demandé d'être ses guerriers. Mais normalement, les guerriers, on les préserve, on ne les sacrifie pas. Nous avons été sacrifiés. Notre référent départemental nous a soutenus à 200 %, mais désormais, à En marche !, on n'écoute plus les comités. On nous impose les décisions par le haut." Le conseiller municipal de Munster est d'autant plus déçu que, à la suite de l'annonce du candidat investi dans sa circonscription, il n'a eu aucun retour d'Emmanuel Macron ou même d'un membre de La République en marche !.

Mathieu Dischinger épingle son remplaçant du MoDem, Hubert Ott : il "n'a jamais tracté un document, n'a jamais rien fait dans cette circonscription (...). J'avais beaucoup d'espoir, car je considérais qu'En marche ! représentait le nouveau monde politique. Mais, en fait, nous avons encore emmené quelques morceaux de l'ancien monde avec nous...". Comprendre le MoDem. D'après ses dires, Mathieu Dischinger n'est pas le seul dans ce cas. "Dans une autre circonscription, il s'est passé la même chose. Une personne a été parachutée de Paris", explique-t-il. Le militant est déçu. Mails il n'est pas allé jusqu'à rendre carte de La République en marche !, et ne compte pas le faire. L'espoir du changement malgré tout ? (Selon "Le Point")

Le changement ? Ce n'est pas maintenant, et "En Marche" n'est qu'une résurgence de la vieille droite conservatrice.

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Hubert Ott, un vieux de la vieille des batailles électorales; le néo-militant de base Dischinger n'a pas fait le poids.

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samedi 27 mai 2017

Le meeting de toutes les étiquettes

Vendredi, 26 mai à 19 h 30 : rien !

meeting_1002800_960_720La salle de la brasserie du centre était prête à recevoir tous les militants des partis dont Caroline Reys revendiquait le soutien ! Les socialistes, les écologistes, les divers droite et les divers gauche, et même les impénitents marcheurs ! Le candidat LR-lemairiste n'était annoncé qu'à Fouchy pour ne pas être balayé par la tornade Reys-Gaudin. Aussi est-il apparu comme une grande surprise que ce tandem de candidats se soit retrouvé devant une salle vide : 0 (oui, zéro) spectateurs. Le bouchon de Châtenois est-il en cause ? Ou la volksmusik sur une chaîne allemande à la même heure ? Ah si chaque étiquette dont Caroline se revendiquait avait délégué une personne, la salle vide se serait remplie et aurait été trop petite. Monsieur le maire de Villé, qui n'avez pas eu la  politesse d'accueillir ces deux candidats, à quand la grande salle des fêtes promise depuis plus de 10 ans ? Petite consolation : en redescendant la vallée, notre tandem a pu constater la disparition du bouchon de Châtenois.

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vendredi 26 mai 2017

Pour qui voter dans la 5ème circonscription (Sélestat - Erstein - Villé) ?

Absences de "En Marche" et du PS

PS

La gauche est-elle absente pour autant de la circonscription ? Evidemment non, mais elle est si divisée qu'elle n'a guère de possibilité de figurer à un hypothétique deuxième tour. Le PS a donc bien fait de prendre ses responsabilités en ne présentant personne. Quant à En Marche, manipulé objectivement par le député LR lemairiste Herth, on ne peut pas dire que sa candidate démissionnée était de gauche.

Contrairement aux propos hallucinants de la secrétaire fédérale du Bas-Rhin Pernelle Richardot sur France 3 Alsace, j'estime qu'il n'y a pas plus de danger FN ici qu'ailleurs. Le "faire barrage" évoqué n'est qu'une vue de l'esprit pour ne pas appeler à d'autres débats nettement plus démocratiques. On a eu les expériences des présidentielles de 2002 et 2017, qui ont débouché à chaque fois sur des gouvernements de droite. 

Caroline, candidate de Paris-Match ?

caroline

Et le tandem Reys-Gaudin, rien ne justifie son appartenance à une gauche quelle qu'elle soit. La valse des étiquettes pour tout programme (7 au total : soutien PS, soutien En Marche, divers droite, divers gauche, EELV, écologiste et ... sans étiquette) ne donne pas confiance. Par le passé, tous les "sans étiquette" ont viré à droite. C'est ainsi que le Val de Villé a eu un député soutenu par le PS qui s'est empressé de s'inscrire à l'UMP (Alain Ferry). Le philosophe latin Sénèque avait dit : "L'erreur est humaine, persévérer dans l'erreur est diabolique." Ces paroles restent d'actualité.

Il reste les candidats de Lutte ouvrière (à l'extrême), la France insoumise (un couple venant du Hohwald, tendance Mélenchon) et le Front de Gauche (tendance parti communiste).

Pour un retour à l'union de la gauche

romanus

Je rappellerai l'expérience des cantonales du Val de Villé en 1998, où le PS départemental et la section locale avaient soutenu le candidat du PC qui avait réalisé un score de 12%. Pour la première fois depuis longtemps, un candidat PC alsacien voyait sa campagne remboursée. L'union de la gauche avait bien marché. Alors pourquoi pas cette fois-ci ?

Sans hésiter je voterai pour le ticket Romanus - Aubry.

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dimanche 21 mai 2017

Le "ministrable" Antoine Herth éconduit

Inefficace pour l'agriculture de montagne, il aurait pu être ministre aux langues de bois

herth

Antoine Herth, député de Centre-Alsace, était censé accompagner en son temps le candidat François Fillon au Salon de l’agriculture. Il commente son maintien : « C’est une déclaration surprenante dans la bouche d’un candidat qui avait affirmé que s’il était mis en examen, il se retirerait. » M. Herth dit aussi (avec  sa plus belle langue de bois ?) « comprendre » Bruno Le Maire, qui a démissionné de ses fonctions auprès de François Fillon, et dont il est proche : « Bruno Le Maire souhaite un renouveau des pratiques politiques. Sa position est cohérente. » « Je reste attaché aux valeurs de la droite et du centre, aujourd’hui incarnées par un candidat qui pose question » , dit M. Herth. Ajoutant que les déclarations de François Fillon ont pu semer le doute : « Ce n’est pas une bonne chose à ce moment-là. » C'était dans la presse locale les 2 et 3 mars derniers.

On peut ainsi lire dans une très sérieuse revue agricole, dès le 8 mai, soit le lendemain de l'élection macronienne : "Dans l'hypothèse d'un jeu politicien où il faudrait intégrer un "lemairiste" au gouvernement, citons donc Antoine Herth ou Pascal Coste." Ce cher Antoine, député-paysan héritier du non moins député-paysan Germain Gengenwin, espérait bien devenir Le ministre alsacien de Macron, au nez et à la barbe des sénatrices Fabienne Keller et Patricia Schillinger. Pas de chance ! aucun des trois n'a été retenu ! Et pour Antoine Herth, il manquerait de compétence en agriculture ! Il est vrai que Jacques Mézard le nouveau ministre dans ce domaine est un ancien du CNIP (Centre National des Indépendants Paysans), mouvement qui a rejoint Marine Le Pen entre les deux tours. Il paraît, selon Macron, qu'il faut respecter les équilibres. 

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Alors, ayant été moins intrépide que l'irréfléchie et frivole Caroline, qui en est depuis hier à sa cinquième étiquette (divers gauche), Herth garde sur ses affiches et tracts la mention LR. Mais aurait-il négocié, à travers son maître à penser Bruno Lemaire, une non-candidature "En Marche" dans sa circonscription ? Rien n'interdit de le penser. D'ailleurs, la candidate Tomaszewski ne sait plus elle-même si elle n'est plus candidate parce-qu'elle est malade, ou si elle est malade parce-qu'elle n'est plus candidate. Et le communiqué de Herth à "l'Alsace" de vendredi (voir ci-contre), teinté de langue de bois, ne nous éclaire guère. Et en tous cas, la presse nationale fait bien état d'un retrait d'En Marche dans une circonscription bas-rhinoise face à un candidat "lemairiste".

Quant au pauvre écologiste tendance Corine Lepage Riebel, président (dit de gauche, mais l'est-il vraiment) de la comcom du Val de Villé, le voilà orphelin de la candidate qu'il avait soutenue. Il va très certainement se plaindre en pure perte à son grand ami LR Philippe (Richert, pas Edouard).

Alors, "la vérité en face", comme le prétend le député sortant, on attendra, y compris de la part des macroniens qui prétendent ne pas tenir compte des appareils mais qui, en la circonstance, s'y plient ... au pays du Hans em Schnockeloch et dans 50 autres circonscriptions sur l'ensemble du  territoire. Il apparaît de plus en plus évident qu'Eliane Tomaszewski est la victime collatérale des volontés  de l'état-major En Marche qui vire vers la droite LR, représentée en l'occurrence par Antoine Herth.

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Extrait de "L'Alsace" du 19/5/2017

frichesAprès 15 ans de mandat, grâce à l'action efficace du député-paysan Herth, les friches agricoles ont bien progressé dans le Val de Villé.

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vendredi 19 mai 2017

Herth, candidat LR ou "En marche" ?

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Décidément, on aura tour vu dans cette 5ème circonscription du Bas-Rhin (Sélestat - Erstein). Après la farandole de Caroline, qui pour s'être affichée avec les "Macron", s'est vue retirer le soutien du parti socialiste. Qui va donc lui porter des tracts ? coller des affiches ?

Et voilà que notre député sortant LR Antoine Herth est en train de tomber dans le même piège. En effet, son mentor Bruno Lemaire vient de rejoindre l'équipe ministérielle de Macron. Celui-ci va donc forcément faire campagne pour "En Marche" (LREM). Et Herth, son disciple ? Gardera-t-il l'étiquette LR ou suivra-t-il son maître à penser à LREM ? Ce qui permettrait d'avoir dans notre circonscription trois candidats se revendiquant de la même étiquette présidentielle ? Ce qui serait pour le moins original dans une vallée où les "sans étiquettes" sont souvent rois. Dans ce cas, un candidat LR en culottes courtes du Val de Villé serait prêt à se lancer.

NB : les étiquettes valsent ! Caroline Reys en est à sa quatrième, elle s'est d'abord présentée sans étiquette, puis parti socialiste (investiture refusée), puis "En marche" (investiture écartée), et aux dernières nouvelles EELV (selon France 3 Alsace). Un record battu !

Plus d'investis "en marche" ?

3278288236_1_2_IMGqX31MToujours dans la 5ème circonscription du Bas-Rhin, grande surprise ! La macroniste Eliane Tomaszewski retire sa candidature ! Officiellement, pour raison de santé ! Officieusement pour laisser le champ libre au lemairien-macroniste Herth ? On ne manque pas de courage à LREM !

Autre info de dernière minute : François Fillon aurait envoyé une de ses cravates à bas prix à Nicolas Hulot. Le colis aurait été livré avec un peu de retard pour le conseil des ministres.  

* LREM = Lemaire-République-En-Marche ?

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dimanche 14 mai 2017

Précisions !

Caroline s'embourbe dans les explications

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Un certain nombre d'internautes, visitant très régulièrement mon blog, n'y comprennent plus rien. Caroline Reys a-t-elle le soutien du PS ? A l'heure actuelle, c'est non. Cela ressort clairement de l'article de la rubrique "Esch's wohr" des DNA de ce jour. Il n'y a d'ailleurs que Caroline qui croit encore le contraire. Ses affirmations à la presse d'une hypothétique demande du 24 avril à un marcheur nommé Delevoye est contredit par l'accusé de réception qu'elle a obtenu le 10 mai (voir ci-dessous). Et le 5 mai, elle souhaitait déjà me rencontrer au titre du PS. Comprenne qui pourra ! Elle m'a demandé de l'aider à faire connaissance des dossiers de la vallée. Je lui ai donné celui des bus Macron dans le Centre-Alsace, qui vont mener à une moindre qualité du transport collectif, à moins de sécurité sur la D424 et le RN59, à la privatisation de la ligne TER Sélestat - Saint-Dié et à la remise en cause de son cadencement horaire, à une moindre qualité des transports scolaires, et à terme, à une plus grande désertification de nos vallées. Comment peut-on dans ces conditions, mettre dans le même panier, le PS, les écologistes et En Marche ?

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vendredi 12 mai 2017

Billet d'humour

Histoire d'investitures

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Décidément, les nouvelles têtes ont le vent en poupe au nouveau parti "En marche" qui, semble-t-il possède déjà une section dans le Val de Villé. En effet, notre vallée va être bien représentée avec la nouvelle candidate Eliane Tomaszewski, conseillère municipale et présidente du dernier Noël à Fouchy. 

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D'ailleurs, cette candidate surprise a déjà rencontré un éminent personnage, à savoir Jean-Marc Riebel, ancien conseiller régional d'Alsace sur la liste PS-Verts, président de la comcom du Val de Villé, maire de Saint-Maurice, vice-président du SDEA. Sera-t-il son suppléant ? Peut-être. Dans ce cas, on peut se demander si le val de Villé, qui a perdu son titre de canton, ne deviendra pas une circonscription législative, ce qui ne pourrait avoir que des avantages pour les dossiers locaux.

 

caroline

Quant à la très socialiste Caroline Reys, candidate autoproclamée du PS et de EELV, qui avait déjà affiché le soutien de Pernelle Richardot et de Christelle Hamm, membres éminents de la fédération PS 67, sans passer par la case "assemblée générale de circonscription", on peut se demander si, à force de vouloir être plus rapide que l'éclair, elle n'a pas contribué à sa perte, n'ayant pas  été investie par "En Marche", ce jeudi matin, après avoir adhéré mercredi matin et ayant demandé l'investiture mercredi soir. La voilà, sans aucune investiture, nue comme un ver.

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mercredi 10 mai 2017

A la soupe !

Valls annonce qu'il sera "candidat de la majorité présidentielle" pour les législatives.

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L'ancien Premier ministre PS Manuel Valls a annoncé hier qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin, souhaitant "s'inscrire" dans le mouvement du président élu Emmanuel Macron.

"Comme j'invite d'ailleurs tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, la République en marche", a-t-il déclaré sur RTL.

"Parce que je suis un républicain, parce que je suis un homme de gauche, parce que je reste un socialiste, je ne vais pas renier 30 ans de ma vie politique, parce que j'ai exercé les responsabilités, parce que je sais que gouverner la France c'est difficile, je ne suis pas en embuscade. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron", a ajouté celui qui est redevenu député à Evry après sa démission du gouvernement en décembre.

"Parlons franchement : nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte, oui ou non? Oui", a-t-il dit.

De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a précisé sur Europe 1 que l'ancien Premier ministre n'avait pas été investi par la commission nationale d'investiture, "ou alors sa candidature m'a échappée".

"La bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s'appelle la République en marche (...) la procédure est la même pour tout le monde, il lui reste 24 heures", a-t-il ajouté.

Les candidats de "La République en marche" doivent être investis pour les législatives avant jeudi midi dans chacune des 577 circonscriptions. 

"A ce stade on a 500" candidats, a précisé  le responsable de la commission d'investitures, Jean-Paul Delevoye, sur France 2. "Donc nous sommes en train de travailler, la commission se réunira une dernière fois pour terminer cette liste et jeudi midi nous serons prêts", a-t-il dit.

Oui, mais voilà ! Dans sa circonscription  d'Evry, une candidate d' "En marche" a déjà été investie. Alors fera-t-on une place au "baron de toutes les trahisons" ? au risque de ne pas respecter les règles édictées par Macron ?

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lundi 8 mai 2017

Et maintenant, qu'allons-nous faire ?

Ce matin, rien n'a changé !

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Macron, le "ni gauche ni droite" a gagné, certes. Mais toutes les questions que les français se posent, restent en suspens.

- Les promesses de campagne seront-elles tenues ? Il n'y en a pas eu, du moins elles ont été occultées par les affaires au 1er tour, par les insultes au 2ème tour. Au moins, Macron n'aura pas à nous mentir.

- Qu'en est-il des acquis sociaux ? Aucune garantie sur les 35 h, sur l'âge de la retraite, sur la retraite.

- Qu'en est-il du fonctionnement démocratique ? L'extrême-droite, voie ouverte vers le fascisme, a été écartée... peut-être. Mais le fonctionnement démocratique de nos institutions, avec une majorité et une opposition, n'est en rien garanti. Il faudra ... peut-être, attendre les législatives, mais rien n'est moins sûr. Quant à la 6ème république, elle semble avoir vécu.

 

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- Comment continuer le combat pour des progrès sociaux ? Depuis toujours, la donne n'a pas changé. Même en 1936, lors de la victoire de la gauche unie avec le Front Populaire, les élections n'ont pas suffi. Même, "la volonté d'écraser les résidus du fascisme" n'a pas eu d'effet, puisque 3 ans plus tard la France a dû faire la guerre contre le fascisme, puis a eu un gouvernement soumis aux nazis. Et nous sommes dans la même situation : la victoire de Macron et des "ni-gauche ni-droite" friables à souhait, ne rassure en rien sur l'élimination politique du FN. En 1936, la victoire électorale seule n'a rien engendré. Il a fallu dans la fallu les mouvements sociaux, les manifestations, les occupations d'usines pour obtenir des  avancées : les congés payés, les 40 heures ! Et après la parenthèse de la guerre de 39/45, il a fallu reprendre ces mouvements à travers les grandes grèves des années 45/55. Il y a de fortes chances qu'il faille pour les mouvements ouvriers et paysans à la mobilisation de la rue pour progresser. Changer de président, fût-il jeune et new-look, ne suffira pas en soi.

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