samedi 29 avril 2017

Avec Arnaud Montebourg ...

Déclaration étonnante ? Non, logique : Arnaud Montebourg défend son projet.

montebourg

Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, Arnaud Montebourg a lui aussi appelé à voter pour Emmanuel Macron, tout en lui faisant quelques petites idées.

Ce lundi, dans un communiqué publié sur son compte Twitter, l'ancien candidat à la primaire de la gauche, a annoncé qu'il soutiendrait Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle pour "combattre et rejeter" Marine Le Pen.

Mais Arnaud Montebourg ne s'est pas arrêté là. Il en a profité pour faire cinq suggestions au candidat d'En Marche! Des suggestions qui sortent tout droit de son programme comme : "la fin de l'austérité en Europe et en France", "le patriotisme économique, la réindustrialisation et le soutien au Made in France", "le maintien et l'amélioration de la protection sociale des Français", "le retour de l'indépendance de la France à l'égard des puissances du monde" ou encore "la nécessité de démocratiser le système politique sous la forme d'une VIe République", détaille Arnaud Montebourg dans son communiqué.

L'ex-candidat de la primaire de la Belle Alliance Populaire a par ailleurs invité Emmanuel Macron à "prendre en considération (la) France des oubliés et des perdants".

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dimanche 23 avril 2017

Présidentielle : le message d'Iris Mittenaere

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Iris Mittenaere, Miss Univers 2016, a posté un message à l'attention des électeurs français sur la page Facebook de Miss Univers. Elle demande à tous les Français de se rendre aux urnes ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle. Si Iris Mittenaere n'avait pour l'instant pas vraiment donné son avis sur la situation en France, elle a fini par s'impliquer ce vendredi 21 avril.

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mercredi 12 avril 2017

FN : collage au verre pilé !

Les bêtes féroces de l'OAS et du SAC sont de retour ! 

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Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 avril 2017, à Vaudry (près de Vire en Normandie), les 11 panneaux d’affichage officiel installés à côté de la mairie se sont retrouvés entièrement recouverts d’affiches du Front National. Tout comme ceux situés au Pont de Vaudry. 

Destiné à la campagne présidentielle officielle qui a démarré ce lundi 10 avril, chaque panneau doit accueillir l’affiche d’un des 11 candidats. Dans l'illégalité la plus complète, le FN s'est accaparé la totalité des emplacements.

Une colle mélangée à du verre pilé a d’ailleurs été utilisée afin de dissuader ceux qui voudraient retirer les affiches à la main. Mais elles auraient été enlevées par la suite. Là aussi, l'illégalité de la méthode utilisée dans les années 60 par l'OAS, puis plus tard par le SAC, est complète tant elle représente des risques de blessure. Idem pour le collage de lames de rasoir aux 4 coins des affiches.

Décidément, les nouveaux colleurs FN sont bien les héritiers des anciens fachos.

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dimanche 9 avril 2017

La "Team Ambiance" de Macron !

Les « fans » de Macron, payés en liquide (littéralement) pour applaudir et crier des slogans dans ses meetings

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Mais d’où vient la ferveur des fans de Macron, cet OVNI politique lors de ses meetings ? Cette question se pose de plus en plus et à cela, une vidéo postée par la chaîne YouTube Rewind y répond.

 Il s’avère que les « fans » de Macron, présentés généralement derrière lui lors de ses meetings se voient donner des consignes d’applaudissements et de slogans par le staff d’Emmanuel Macron par le biais de l’application téléphonique Telegram où ces consignes sont envoyés en temps direct aux protagonistes. « Tapez des pieds » ; « On lève les drapeaux » ; « N’hésitez pas à vous lever, ça va monter tout seul ! N’ayez pas peur de la foule ! »

Appelée « Team Ambiance » celle-ci a été infiltrée par Christophe Geoffroy, un Français de 38 ans qui a expliqué à la RTS  s’être "étonné par l'ambiance terriblement artificielle" des meetings de Macron et en particulier celui de Lille en mi-janvier.

 A la fin du meeting, pour fêter la prestation et remercier gracieusement la Team Ambiance, le staff de Macron invite l’ensemble des « fans » à aller dans des boîtes de nuit.

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vendredi 31 mars 2017

Cambadélis écrit aux militants du PS

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, vient d'écrire à tous les militants. Un acte de bravoure ou une nouvelle synthèse telle qu'on les vit depuis de nombreuses années ? Dénonce-t-il une scission ou annonce-t-il une fission ? Si dans la forme il soutient Hamon, dans le fond n'est-il pas déjà parti ailleurs ? En tous cas voilà les 4 pages d'un dur exercice d'équilibriste que Cambadélis aurait pu s'épargner. La traduction immédiate de Valls  en commission des conflits eut été plus pertinente.

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lundi 13 mars 2017

La politique. La vraie.

Ce que les médias allemands appellent « l’effet Schulz » perdure. L’arrivée du nouveau candidat du SPD a bouleversé le paysage politique allemand.

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Pas de campagne en dessous de la ceinture. Pas de scandales personnels. Pas de casseroles. La campagne pour les législatives en Allemagne prend une tournure surprenante – on y parle de politique en opposant des approches différentes. Et Angela Merkel est de plus en plus sous pression.

Les sondages montrent clairement une tendance en Allemagne – la CDU/CSU d’Angela Merkel n’arrive plus à convaincre les Allemands et Martin Schulz est considéré comme une vraie alternative. Actuellement, le SPD se situe à son plus haut niveau depuis 2006, et talonne avec ses 32% d’intentions de vote la CDU/CSU qui reste inchangée à 33%. Et pendant que le SPD grimpe dans les sondages, ce sont les extrémistes qui en font les frais. L’extrême-droite de l’AfD perd à nouveau un point et obtiendrait 8% des votes, les Verts se situent également à 8% et Die Linke obtiendrait 7%, tandis que les libéraux du FDP pourraient retrouver le Bundestag avec 6%.

Considérant qu’avant la nomination de Martin Schulz comme candidat du SPD, on s’apprêtait à une campagne des plus ennuyeuses avec une CDU/CSU qui menait de 17% dans les sondages, l’évolution est spectaculaire. Refaire ce retard en l’espace de 6 semaines – le SPD a le vent en poupe et en vue des difficultés d’Angela Merkel dans presque tous les dossiers qu’elle doit traiter actuellement, « l’effet Schulz » risque de durer. Jusqu’au 23 septembre ?

Et il est surprenant de constater que le nouveau positionnement du SPD comme « parti de la justice sociale » constitue la meilleure réponse à une extrême-droite qui, en Allemagne comme en France, se plaît dans un discours de haine. Dès qu’une alternative crédible se présente, les électeurs et électrices se détournent de ces « porteurs d’espoir ». Car un candidat et un programme crédible, cela change la donne lors d’une campagne électorale…

Si les chiffres devaient se confirmer, une nouvelle majorité à gauche d’Angela Merkel pourrait voir le jour. Mathématiquement, il y aurait déjà une courte majorité pour une coalition « rouge-rouge-verte », donc pour le SPD, Die Linke et les Verts. Toutefois, l’Allemagne a connu exactement cette situation après les dernières élections en 2013 – mais le SPD refusait alors de se lancer dans une coopération avec Die Linke, préférant le rôle du « partenaire junior » dans la « Grande Coalition » sous Angela Merkel. Mais ce qui passait encore en 2013, ne passerait plus en 2017 – les militants du SPD s’attendent à ce que Schulz vise la gagne.

La campagne pour les législatives du 23 septembre 2017 portera sur plusieurs vecteurs principaux – la justice sociale, la gestion des réfugiés et le rôle de l’Allemagne dans une Europe en pleine mutation.

Ce qui est carrément agréable dans cette campagne en Allemagne, c’est le débat politique. Le SPD oppose une politique sociale à la politique austère de la CDU. Et les électeurs auront un véritable choix à faire. Comme quoi, une élection ne doit pas forcément ressembler à un feuilleton télévisé… (selon Eurojournalist).

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dimanche 12 mars 2017

Le vrai Macron !

Pourquoi BFM et la très zélée Ruth Elkrieff déploient un zèle tout particulier pour favoriser Macron ...

macron

MACRON : UN CADEAU DE 14 MILLIARDS D’EURO A PATRICK DRAHI EN ECHANGE D’UNE CAMPAGNE DE MATRAQUAGE MEDIATIQUEMACRON.

1) Patrick Drahi est un milliardaire patron du groupe Altice (Numéricable/SFR/SFR Médias). Il contrôle un groupe de médias puissant (BFM TV/RMC/L’express/Libération).

2) Le 28 octobre 2014, le tout nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron autorisait le rachat de SFR par Patrick Drahi contre l’avis de son prédécesseur Arnaud Montebourg. Dans les 6 mois qui ont suivi cette décision, la valeur du groupe de Drahi a plus que doubler et a fait gagner plus de 14 milliards d’euro à ses actionnaires.

3) Macron a floué l’état français car il a choisi un groupe qui paye très peu d’impôts en France. Montebourg craignait que le rachat de SFR par Altice ne se traduise par une gigantesque évasion fiscale. En 2014, Montebourg éreinte Drahi alors qu’il est ministre, des enquêtes fiscales sont alors diligentées par Bercy et ses déclarations ci-dessous sont sans ambiguïté. « Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France. Nous avons des questions fiscales à lui poser ! ». Par ailleurs Drahi fera le plus grand plan social de 2016 en licenciant 5000 personnes chez SFR.

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4) Pour remercier Macron, Drahi a mis son groupe de médias à disposition de sa campagne et à organiser un matraquage médiatique sans précédent en faveur de Macron. Ce soutien s’organise d’ailleurs de manière tout à fait évidente. Un proche de Patrick Drahi, patron du pôle médias du groupe Altice, Bernard Mourad, rejoint Macron pour organiser son mouvement « En Marche » en Octobre 2016. Bernard Mourad, ancien banquier de Patrick Drahi, s’était plus particulièrement occupé, en 2014, de l’opération de rachat de SFR. Depuis février 2015 il est le patron de la branche média du groupe Altice, c’est-à-dire la personne qui dirige l’Express, Libération, BFM TV et RMC. 5) En autorisant le rachat de SFR, Macron a fait d’une pierre deux coups. Cette opération se révèle en effet fort juteuse pour le clan Macron, puisque la banque d’affaires qui se charge de cette vente n’est autre que la banque Lazard. La banque Lazard est dirigée en France par Mathieu Pigasse, propriétaire du journal Le Monde et soutien essentiel de la campagne d’Emmanuel Macron. Les banques d’affaires toucheront de l’ordre de 260 million d’euro de commissions sur ce deal. Si l’on veut moraliser la vie politique et éviter les conflits d’intérêts, est-il normal que le patron d’une banque qui est aussi patron de presse soutienne un candidat dont la décision lui a rapporté autant d’argent ? Le 22 février Bayrou se ralliait à Macron sous quatre conditions. Macron acceptait avec un cynisme écœurant la condition suivante « Je demande expressément que le programme du candidat comporte en priorité une loi de moralisation de la vie publique, en particulier de lutte contre les conflits d’intérêt. Je refuse, comme je l’ai refusé toute ma vie que des intérêts privés, de grands intérêts industriels ou financiers, prennent la vie publique en otage. Je ne cèderai rien sur la séparation nécessaire de la politique et de l’argent.
« Je crois avoir démontré qu’avec Macron nous sommes rentrés dans un niveau de corruption, de collusion avec les intérêts privés et de manipulation de l’opinion publique, jamais atteint dans notre 5ème république. Nous assistons au coup d’état médiatique d’un escroc. » (Voir le blog "Le citoyen veilleur")

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mercredi 1 mars 2017

"Je ne me retirerai pas !"

Discours du général De Gaulle le 30 mai 1968 

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Françaises, Français.

Étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir. J'ai pris mes résolutions.

Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple, je le remplirai.

C'était à la suite des événements de mai 1968, où il s'est maintenu, mais a chuté un an plus tard suite au referendum où le peuple français lui a dit "non".

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François Fillon, quant à lui, avait annoncé son retrait en cas de mise en examen. Il avait même lancé : "Qui aurait imaginé le général De Gaulle mis en examen ?". Et voilà qu'il remet en cause sa parole. C'est du De Gaulle à l'envers ! Et il se veut gaulliste.

Comment croire en un candidat qui n'a pas de parole ? Certes, le "gaulliste corse" Charles Pasqua avait prononcé en son temps cette phrase historique : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient." Mais il l'a prononcée après les élections. Fillon n'a même pas cette décence, il revient sur ses promesses déjà avant l'élection. Un avantage cependant, les français pourront apprécier sa crédibilité à sa juste valeur.

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dimanche 26 février 2017

La bête hideuse et haineuse est toujours présente

L'horreur cotoie la banalité du quotidien. Pour voir où mènent les idées haineuses de l'extrême-droite, une visite du camp de concentration de Dachau est recommandée.

dachauTout semble si normal. Le long des murs gris du mémorial, la circulation sur la Vieille Route des Romains est dense. Un parking. Payant. Un McDo. Un supermarché de bricolage. Des maisons construites dans les années 60. Un arrêt de bus. La vie. Tout semble si normal. A cent pas du lieu d’un des plus horribles crimes contre l’humanité. Rien n’est normal. A Dachau.

A Dachau, petite ville aux portes de Munich, le camp de concentration fait presque office d’une attraction touristique. Le parking est payant pendant les mois d’été, 3 € pour les voitures et motos, 5 € pour les camping cars. Qui l’eut cru qu’un camp de concentration puisse encore rapporter de l’argent en 2017 ? L’idée que les descendants des victimes de la barbarie nazie doivent s’acquitter d’un droit de stationnement pour se recueillir à l’endroit où leurs proches ont été torturés à mort, est insupportable.

Tout est normal dans la petite ville de Dachau, même ce site qui matérialise le mal absolu et qui fait, en quelque sorte, partie du paysage. A Dachau, on vit avec son camp de concentration qui se situe entre des quartiers populaires, un centre de loisirs et une église. Mais comment peut-on vivre dans un appartement avec vue sur les miradors et les barbelés ? Cette normalité est aussi choquante que l’endroit, c’est « la banalité du mal », comme disait Hannah Arendt.

« On n’était pas au courant », telle était l’excuse des générations précédentes, de ces générations qui ont vécu l’époque des nazis et Dachau est la preuve que c’est faux. Un camp de concentration niché au coeur de la petite ville bavaroise, des miradors que personne ne pouvait ignorer, un four crématoire qui tournait quasiment sans cesse. Probablement, dans les années 30, la présence du camp était déjà aussi « normale » qu’aujourd’hui. A Dachau, on a appris à s’arranger avec une horreur indescriptible.

L’époque nazie est révolue, mais on le sent – la bête n’est pas morte. A Dachau, il manque quelque chose. Le regret visible. L’aveu d’une culpabilité collective. On s’attend à ce que la promesse « jamais plus ça » soit proposée aux visiteurs. On espère une volonté tangible de surmonter ce passé par un présent engagé contre la haine, le racisme, le mal. Mais Dachau reste muet. Une ville coincée dans sa banalité.

Est-ce que les gens à Dachau sont fiers d’être des Dachauiens ? Comment disent-ils, lorsqu’ils voyagent à l’étranger, d’où ils viennt ? Est-ce que cette normalité dachauienne ne constitue pas un deuxième mépris des victimes du nazisme ?

On aurait aimé que Dachau soit autrement en 2017. On aurait imaginé cette ville comme un haut-lieu de la lutte contre le fascisme, comme un centre mondial de la sensibilisation contre la barbarie, pour la paix, pour l’entente entre les peuples et les religions et les sexes et tout le monde. Nous sommes tous les juifs, les musulmans, les noirs, les blancs de quelqu’un. Et là où les horreurs de l’humanité se répètent, elles se répètent dans la même normalité, la même froideur.

Mais Dachau se trompe. Son auto-absolution et transformation en « ville normale »  est venu trop vite. Car ce que représente Dachau, est en train de se réveiller. En 2017, un peu partout en Europe, une extrême-droite défendant des idées proches de celles des nazis, sort de ses cachettes. En 2017, elle voudrait à nouveau interner des gens à cause de leur religion, de leurs convictions politiques, de la couleur de la peau. En cette année 2017, au moment d’aller voter, il convient de penser à Dachau. Au Struthof. A Theresienstadt. A Auschwitz. A Buchenwald. A Treblinka. S’opposer à tous ceux qui défendent à nouveau cette haine, n’est pas l’expression d’une opinion politique, mais un devoir civique.

Personne ne devrait s’amuser à jouer avec le feu. On ne peut tout simplement pas voter pour des formations qui aimeraient raviver l’horreur de ces camps. Chaque vote pour une telle formation politique constitue une nouvelle insulte aux victimes du nazisme. Il est temps de se réveiller. (selon Eurojournalist).

Dachau, Struthof : des points de détail, selon Le Pen ?

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