vendredi 23 avril 2021

Covid-19 en Argentine

Manifestation contre la fermeture des écoles

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Des centaines de personnes sont descendues dans la rue à Buenos Aires pour protester contre les dernières mesures prises par le gouvernement pour freiner la seconde vague de la pandémie. Le Covid-19 a déjà fait plus 59 000 morts dans ce pays de 45 millions d’habitants. Plus que la restriction de circulation à partir de 20 heures, c’est la suspension des classes en présentiel pour les élèves de tous les niveaux qui a mobilisé les manifestants.

Autour de l’Obélisque, au centre de Buenos Aires, des familles, beaucoup d’enfants, une majorité de femmes. Et un seul message : non à la fermeture des écoles.

« Je suis une mère de cinq enfants, de niveaux primaire, secondaire et universitaire, nous explique Sofía, une enseignante de 53 ans. L’année dernière, ils ont tous travaillé en distanciel. Mais ce n’est pas la même chose que d’étudier en présentiel. Pour le plus jeune, qui a 13 ans, ça a été très dur, et s’il devait vivre une autre année comme ça, il la perdrait ! »

Les enfants de milieu défavorisé pénalisés

Laura, une restauratrice d’une quarantaine d’années, est préoccupée par la situation des enfants les plus défavorisés : « Je suis là pour l’éducation du pays. Je trouve atroce qu’on nous impose des restrictions, alors qu’il est prouvé qu’il y a peu de contagions à l’école. Je ne suis pas préoccupée pour mon fils, qui a son ordinateur et son accès Internet, mais pour beaucoup d’autres enfants qui n’ont pas cette chance. Les plus lésés sont ceux qui n’ont pas ces outils. Je suis vraiment indignée ! »

Les statistiques prouvent que l’école n’est pas un lieu privilégié de contagion. Mais les syndicats de l’éducation ont montré leur puissance en obtenant que le gouvernement prenne une mesure impopulaire, à six mois des élections parlementaires de moyen terme.

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vendredi 26 mars 2021

Villé hors concordat

Tous à l'école le vendredi-saint ?

bulletinDécidément à Villé, certaines lois seraient difficiles à appliquer ! Après la régie électrique qui empêche les habitants du bourg-centre d'adhérer à l'opérateur de leur choix, voilà que le bulletin municipal annonce l'ouverture de l'école ce vendredi-saint 2 avril.

Mais peut-être y a-t-il eu erreur sur la date de parution du Villé-info qui ne devair "sortir" que le 1er avril ? Raison d'une photo du Giessen en première page ?

Rappelons rapidement aux oublieux ce qu'est le Concordat : un accord signé entre le pape et Napoléon Ier en 1802, relancé par l'Etat allemand "par une ordonnance du 16 août 1892 , qui donne aux Alsaciens et aux Mosellans deux jours fériés supplémentaires (par rapport au reste de la France) : le jour de Saint Étienne, fêté le 26 décembre, et le Vendredi saint (qui précède le dimanche de Pâques)." Cette ordonnance est toujours en application.

Alors, cette annonce du bulletin municipal sera-t-elle maintenue ... ou devra-t-elle être considérée comme un gros poisson d'avril, avec un vin d'honneur servi aux parents arrivant ce jour-là ?

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mardi 2 mars 2021

Le pied-de-nez d'un boucher lyonnais

Depuis lundi 22 février, un menu unique sans viande est proposé aux élèves dans les cantines scolaires de Lyon (Rhône). Face à cette décision, un boucher de la ville a choisi d'offrir des steaks hachés aux enfants, comme le rapporte BFM Lyon.

boucherC'est peu dire que la décision du maire EELV Grégory Doucet a provoqué un tollé allant bien au-delà des limites de la ville. Depuis lundi 22 février, les cantines scolaires de Lyon (Rhône) servent aux élèves un menu unique sans viande. La mesure, censée "accélérer le service" en tenant compte du protocole sanitaire imposé, a suscité de vives polémiques au niveau national. "Arrêtons de mettre de l'idéologie dans l'assiette de nos enfants !", a notamment supplié Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture, sur Twitter.

Alors que le débat politique autour de ce sujet est particulièrement animé, un boucher lyonnais a, lui, pris une initiative étonnante : tout enfant venant dans sa boutique, située dans le quartier de la Croix-Rousse, se voit offrir un steak haché gratuit. "On a vu que la viande avait été retirée des cantines, donc on essaie de faire ce que l'on peut pour aider les enfants, a expliqué Maxime Falgère, le gérant de la boucherie, à BFM Lyon, mercredi 24 février. Certains d'entre eux n'ont pas les moyens de manger de la viande au moins une fois par semaine."

"Tout le monde se sent trahi" 

Le boucher a ainsi prévu de distribuer 1 000 steaks hachés au total. Et si la situation persiste, il n'hésitera pas à prolonger son offre au-delà du mois de février. "Tout le monde se sent un peu trahi, nous comme les éleveurs, souffle-t-il. Nous sommes dans la ville de la gastronomie, les enfants doivent avoir le choix de pouvoir manger ou non de la viande à l'école."

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jeudi 14 mai 2020

En Chine, des écoliers retournent en classe...

...avec des chapeaux de distanciation sociale

chineUn petit air de carnaval pour la rentrée. Pour leur retour en classe, dimanche 26 avril, des élèves chinois ont arboré des chapeaux surmontés de tiges d'un mètre visant à leur rappeler les consignes de distanciation sociale face au Covid-19. Ces images proviennent d'une école primaire de Hangzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine.

Ces accessoires rappellent les couvre-chefs de la dynastie Song, qui visaient à empêcher les officiels de chuchoter les uns avec les autres. "Ils servaient déjà pour la distanciation sociale", note la directrice d'une école de journalisme de Taïwan.

En Chine, les écoles rouvrent progressivement, avec des règles d'hygiène contraignantes, note Europe 1, qui précise que "chaque élève travaille sur une table et doit porter un masque tout au long de la journée". A Taïwan, des collégiens portent des visières par-dessus leur masque, rapporte Courrier International. (selon "Oeil d'Afrique")

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mardi 5 mai 2020

Réouverture des écoles

Quelles mesures d'encadrement !

_coleLe protocole sanitaire visant à prévenir le retour de l'épidémie de Covid-19 à l'occasion de la réouverture des écoles a été rendu public, dimanche 3 mai.

Lavage de mains à répétition, port du masque obligatoire ou recommandé, récréations échelonnées: des règles d'hygiène très strictes régissent le protocole sanitaire, publié dimanche, qui encadrera dès le 11 mai la réouverture des écoles.

Avant l'arrivée à l'école

Les parents sont invités à prendre la température de leur enfant. En cas de symptôme ou de fièvre (37,8°C ou plus) l'enfant ne doit pas se rendre à l'école. Les personnels procèdent de la même manière. L'arrivée et le départ à l'école peuvent être étalés dans le temps. Dans les établissements, l'objectif est de "limiter les croisements entre élèves de classes différentes ou de niveaux différents".

Un mètre de distance

Les salles de classe doivent être organisées de manière à respecter une distance d'au moins un mètre entre les tables et entre les tables et le bureau du professeur (soit environ 4m² par élève, à l'exception de ceux placés contre un mur, une fenêtre, une bibliothèque, etc.). "A titre d'exemple, une salle de 50m² doit permettre d'accueillir 16 personnes".

Ce principe doit pouvoir être décliné dans tous les contextes et espaces (arrivée et abords de l'école, récréation, couloirs, préau, restauration scolaire, sanitaires...) Dans le second degré, il est recommandé de privilégier le déplacement des professeurs plutôt que celui des élèves et donc d'attribuer une salle à une classe.

Le port du masque

Pour les personnels, les autorités sanitaires recommandent le port du masque anti-projection, également appelé masque "grand public". Le ministère de l'Education mettra à disposition de ses agents en contact direct avec les élèves deux masques par jour.

Le port du masque est "obligatoire dans toutes les situations où les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées". Il est "recommandé" dans toutes les autres situations. Pour les élèves des écoles maternelles, il est "à proscrire". 
Pour ceux des écoles élémentaires, il n'est pas recommandé mais les enfants peuvent en être équipés s'ils le souhaitent et s'ils sont en mesure de le porter sans risque de mauvais usage.

Dans le second degré, le port du masque est "obligatoire dans toutes les situations où le respect des règles de distanciation risque de ne pas être respecté".
Lorsqu'ils seront accessibles aisément à l'ensemble de la population, les parents devront équiper leurs enfants. En attendant, le ministère de l'Education va en fournir aux collèges et lycées.

Gestes barrières

Ils doivent être appliqués "en permanence, partout et par tout le monde". Le lavage des mains à l'eau et au savon doit être réalisé "a minima à l'arrivée dans l'école, avant de rentrer en classe, notamment après les récréations, avant et après chaque repas, avant d'aller aux toilettes et après y être allé, après s'être mouché, avoir toussé, avoir éternué, le soir avant de rentrer chez soi et dès l'arrivée au domicile". A défaut, l'utilisation d'une solution hydro-alcoolique peut être envisagée.

Désinfection des locaux

L'aération des locaux doit être fréquemment réalisée et durer au moins 10 minutes à chaque fois. Si les lieux n'ont pas été fréquentés dans les 5 derniers jours, le protocole habituel de nettoyage suffit. Si les lieux ont été fréquentés dans les 5 derniers jours, même partiellement, par précaution, un nettoyage habituel et une désinfection doivent avoir lieu selon un protocole de "nettoyage approfondi". Les échanges manuels de ballons, jouets, crayons, etc. doivent être "évités ou accompagnés de modalités de désinfection après chaque utilisation".

Les récréations

Elles doivent être organisées par groupes de classes, en tenant compte des recommandations relatives à la distanciation et aux gestes barrière. Il s'agit d'éviter les croisements de classes et d'élèves, en échelonnant les temps de récréation, en évitant les regroupements de niveaux différents, en réduisant les temps de pause en fonction des effectifs...

Les jeux de contact et de ballon doivent être proscrits, comme "tout ce qui implique des échanges d'objets", ainsi que les structures de jeux dont les surfaces de contact ne peuvent pas être désinfectées. En cas de difficulté d'organisation, les récréations "peuvent être remplacées par des temps de pause en classe à la fin du cours".

Les sanitaires

Le nombre de personnes présentes doit y être limité afin de respecter la distanciation physique. Les urinoirs utilisés doivent être distants d'au moins 1 mètre. Les sanitaires doivent pouvoir permettre en permanence aux élèves et au personnel de se laver les mains.

La restauration

En cas de restauration à la cantine ou au réfectoire, l'organisation du temps et des accès doivent permettre de limiter au maximum les files d'attente et les croisements de groupes d'élèves dans les couloirs. En cas d'impossibilité de restauration dans les lieux habituels, elle pourra se faire "en salle de classe sous la surveillance d'un adulte et sous forme de plateaux ou de paniers repas, dans le respect des règles d'hygiène". (selon AFP)

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samedi 28 mars 2020

Le bac aura-t-il lieu ?

Blanquer : "Pour l'instant, on fait comme si"

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Le bac ? "Pour l'instant, on fait comme si de rien n'était". Pour les lycéens de Terminale, au stress du confinement et du travail à distance, s'ajoute celui de l'examen en juin. Sauf que cette année, nul ne sait encore s'il pourra être organisé.

"Oui le bac doit avoir lieu, c'est très important qu'on puisse garantir à tous les élèves de Terminale qu'ils ne sont pas lésés par rapport aux générations suivantes et aux générations précédentes", assurait mercredi à BFM TV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Mais, en raison de l'épidémie de coronavirus et de lycées fermés depuis le 16 mars pour une durée indéterminée, il est maintenant probable qu'il ne se tiendra pas aux dates prévues ou dans sa forme habituelle. "On va devoir certainement faire des aménagements", a reconnu le ministre.

Différents scénarios sont actuellement discutés avec les organisations syndicales pour arriver à une solution "consensuelle" d'ici une dizaine de jours.

Plusieurs options sont sur la table: si les cours reprenaient le 4 mai, comme Jean-Michel Blanquer l'espère, l'examen pourrait sans doute avoir lieu "à l'identique", mais plutôt fin juin, et non pas à partir du 17 comme prévu.

Dans le scénario le plus pessimiste, les lycées resteraient fermés et les notes du contrôle continu de l'année pourraient servir à valider ou non l'examen.

"Un retour en cours après la mi-mai rendrait quasiment impossible une organisation +classique+ des épreuves", estime Philippe Vincent, le secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d'établissement. Selon lui, une des options retenues pourrait être le maintien d'une seule épreuve écrite en fin d'année. Mais pas la philosophie, "trop lourde" pour être conservée.

Le choix du scénario ne pourra de toute façon se faire qu'en fonction des dates de reprise, que nul ne connaît.

Malgré tout, "le ministre doit vite s'exprimer sur le sujet pour enlever de la pression aux élèves et aux enseignants", juge Claire Guéville, secrétaire nationale responsable du lycée au Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire.  

"Beaucoup d'incertitudes"

"Il faut qu'il dise clairement que les cours à distance ne peuvent pas remplacer les cours au lycée, que le programme doit forcément être allégé". Car pour le moment, "les enseignants sont tentés d'avancer coûte que coûte, ce qui va laisser sur le carreau un certain nombre d'élèves", craint-elle. 

En l'absence de directives, la plupart des professeurs poursuivent en effet le programme. "On fait comme si on était en cours, je transmets à mes élèves tous les documents nécessaires par mail, pour l'instant on se dit qu'il y aura bien le bac à la fin de l'année", témoigne Marjorie Alaphilippe, prof d'histoire-géo à Châtellerault (Vienne). 

Malgré le confinement chez eux, les lycéens tentent eux aussi de maintenir un semblant de normalité: "On continue d'apprendre de nouveaux chapitres, on fait comme si de rien n'était", raconte Adèle, en Terminale S, à Versailles. Mais la situation, totalement inédite, engendre un surcroît de stress: "On ne sait pas très bien comment ça va finir. Si par exemple, ne sont prises en compte que les notes du contrôle continu, cela pourrait desservir les élèves de certains lycées comme le mien, plutôt sévères dans la notation", redoute-t-elle.

"Il y a beaucoup d'inquiétudes, d'incertitudes", souligne pour sa part Mathieu Devlaminck, en Terminale ES à Arras et vice-président du syndicat lycéen UNL. Le bac, "c'est un peu le sujet du moment, avec beaucoup de bruits qui courent sur le contrôle continu, le calendrier...", décrit-il. "Pour l'instant, les lycéens font comme si tout était normal, mais on sait très bien que le bac sera peut-être purement et simplement annulé à la fin".

Et si beaucoup de jeunes s'enthousiasment à l'idée de le remplacer par du contrôle continu, ce serait "une fausse bonne idée" selon lui, car "cela créerait un bac local et inégalitaire". (selon AFP)

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samedi 18 janvier 2020

Premières épreuves du nouveau bac...

... menacées par un boycott des profs

bacA quelques jours de l'échéance lundi, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat sont menacées par un appel au boycott de syndicats d'enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée.

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les opposants envisagent les mêmes modes d'action qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les "E3C" dans le jargon, doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l'histoire-géographie, les langues vivantes ainsi sur que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. 

Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de Première et Terminale comptent pour 30% de la note finale.

Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets mais certains d'entre eux s'y refusent.
"Sur notre secteur, les 50 profs d'histoire-géo se sont mis en réseau pour ne pas faire remonter les sujets des épreuves qu'on devait sélectionner et nous ne ferons pas passer ce contrôle continu. On entre dans le dur", assure Jimmy, professeur d'histoire-géographie au lycée Angela-Davis de Saint-Denis, en banlieue parisienne.

Dans les lycées où les professeurs ont refusé de choisir les sujets, il a été demandé aux inspecteurs régionaux de le faire à leur place.

Même un établissement comme le prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris est concerné. "Nous sommes au minimum 13% en grève reconductible depuis jeudi dernier, contre la réforme des retraites et pour la suppression des épreuves de contrôle continu, ce qui est assez historique pour un établissement comme le nôtre", lance un professeur qui souhaite garder l'anonymat.

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, "une vingtaine de profs" sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. "Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine", explique un professeur.

"Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n'est au point du côté de l'administration", prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une "petite minorité". "Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien", a-t-il affirmé.  "Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-t-il déjà lancé mardi devant l'Assemblée nationale. 

- "Ca nous stresse" - 

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à M. Blanquer de "renoncer" à cette première session.

Et pour les premiers concernés, les élèves, c'est un peu l'inconnu.

"Pour l'épreuve d'histoire-géographie, que je vais passer le 3 février, on nous a absolument pas dit en quoi ça consistait, on nous dit juste d'apprendre tout en nous expliquant que le professeur va peut-être boycotter l'épreuve. Forcément, ça nous stresse", témoigne à l'AFP Morgane, élève de Première dans l'académie de Versailles. 

"Tout est extrêmement flou... J'aurais vraiment préféré passer l'ancien bac, ça aurait été plus simple et moins angoissant", ajoute-t-elle.

Du côté des parents d'élèves, la principale fédération FCPE demande "un ajournement des épreuves, en raison de cette impréparation".

Pour Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs), "la seule incertitude qui existe encore, c'est la capacité du système à absorber plus de trois millions de copies et 10.000 correcteurs dans un temps relativement restreint", craint-il.

Selon une enquête de ce syndicat réalisée auprès des trois quarts des lycées de l'académie d'Aix-Marseille, les perturbations pourraient être "relativement conséquentes", estime M. Vincent. 

Le ministre a estimé lors d'une audition au Sénat la semaine dernière que "tout désordre" dans un établissement serait "nuisible aux élèves", et affirmait "qu'une solution serait trouvée" pour assurer le bon déroulé des corrections. (selon "Tahiti.infos")

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mardi 17 décembre 2019

Education : la Chine meilleure élève de l'étude Pisa

La France dans la moyenne

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L'Asie brille une nouvelle fois dans la dernière étude Pisa de l'OCDE : Chine et Singapour caracolent en tête, tandis que la France reste dans la moyenne, sans parvenir à réduire le poids de l'origine sociale sur la réussite scolaire de ses élèves.

Cette étude, publiée tous les trois ans, qui évalue depuis 2000 les compétences en sciences, mathématiques et compréhension de l'écrit des élèves de 15 ans, est devenue une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements.
Les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600.000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves.
Plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves en lecture, sujet le plus développé dans cette édition, mais aussi en sciences et en mathématiques. Quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang) arrivent en tête du classement, suivis par Singapour, Macao (Chine), Hong-Kong (Chine), l'Estonie et le Canada.
"Dans de nombreux pays asiatiques, l'éducation des enfants est la priorité numéro 1, les enseignants suivent des formations de qualité et on décide d'investir dans les établissements en difficulté", explique Eric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE. En Corée du Sud, également bien classée, "les enseignants sont très valorisés dans la société et leurs salaires y sont très attractifs", poursuit-il.
Un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l'écrit, ce qui signifie qu'il aura probablement du mal à réussir dans un monde de plus en plus numérique, met en garde l'organisation.
Par rapport à la dernière édition, certains pays ont beaucoup progressé, comme l'Estonie, la Pologne ou le Portugal, où un effort particulier a été fait sur la formation des enseignants et la revalorisation du métier.
La France se situe, elle, légèrement au-dessus de la moyenne des pays riches. Une place "honorable", a commenté Angel Gurria, le secrétaire général de l'Organisation.
Elle fait globalement aussi bien que l'Allemagne, la Belgique ou le Portugal, mais moins bien que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni et beaucoup moins bien que l'Estonie, la Pologne ou l'Irlande.
"Nous enrayons la chute mais c'est insatisfaisant", a commenté le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. 

"Du temps à réagir"

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La France conserve notamment un gros point noir: les inégalités sociales y restent très fortes. Depuis la dernière enquête Pisa qui mettait l'accent sur la lecture, en 2009, "elles ne se sont pas aggravées mais leur niveau est toujours très inquiétant", souligne Eric Charbonnier.

Ainsi, environ 20% des élèves favorisés (appartenant au quart supérieur de l'indice Pisa du statut économique, social et culturel), mais seulement 2% des élèves défavorisés, sont parmi les élèves très performants en compréhension de l'écrit, contre 17% et 3% en moyenne dans les pays de l'OCDE.
Les performances en mathématiques et en sciences sont également fortement corrélées avec le statut socio-économique.
Par ailleurs en France, un élève défavorisé sur cinq ayant de bons résultats ne prévoit pas de terminer ses études supérieures, alors que cette proportion est très faible parmi les élèves favorisés.
Seuls quelques pays sont plus "inégalitaires" que la France: Israël, le Luxembourg ou la Hongrie.
"Notre système d'éducation n'a pas agi assez vite sur les leviers qui permettent de réduire les inégalités" en investissant sur les enseignants, les petites classes ou les établissements défavorisés, conclut M. Charbonnier. "Contrairement à l'Allemagne, la France a mis du temps à réagir", estime-t-il.

Depuis 2012, la France a décidé de mettre l'accent sur l'école primaire ou sur les écoles des quartiers défavorisés. Le ministre Jean-Michel Blanquer a ainsi mis en oeuvre une réduction des effectifs des classes de CP, CE1 en Rep et Rep+.
"L'amélioration des résultats va passer par priorité à l'école primaire", veut croire Jean-Michel Blanquer, en rappelant aussi la mise en place d'une aide personnalisée au collège (les "devoirs faits") et en insistant sur le "volontarisme" de son ministère pour améliorer la formation initiale et continue des professeurs.
"Il faut espérer que les mesures prises vont porter leurs fruits et seront peut-être visibles dans l'étude Pisa en 2027" (quand les élèves aujourd'hui en primaire seront à l'âge de répondre à l'étude), relève Eric Charbonnier. En attendant, l'OCDE recommande une réflexion plus globale sur le métier d'enseignant, ou sur les filières professionnelles qui sont encore choisies en France "par défaut", et où se concentrent un grand nombre d'élèves défavorisés.(selon AFP)

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samedi 23 novembre 2019

En faveur de l'Afrique

Lobaye school 

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LOBAYE SCHOOL est une association de la Vallée de Villé qui cherche à promouvoir la création d'une école en Centrafrique, à Lobaye.

Autour du fleuve Lobaye et dans les viillages, les enfants ne peuvent pas suivre une scolarité actuellement.
Des personnes de bonne volonté se donnent les moyens pour créer des évènements en vue de financer une école qui serait accessible aux enfants de plusieurs villages.

Un marché aux puces a déjà eu lieu.

Une soirée africaine sera organisée à Lalaye le 7 décembre prochain.

D'autres manifestations seront annoncées au fil du temps.

Merci pour votre soutien ! Pensez à en parler et à partager autour de vous !

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mercredi 2 octobre 2019

Au tribunal correctionnel de Strasbourg

Diffamation envers les écoles Steiner : le prof de philo relaxé

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Dans l'édition de Strasbourg des DNA de ce mardi 1er octobre, l'article suivant a retenu mon attention : "Un professeur de philosophie de 49 ans qui enseigne dans un lycée général de région parisienne a été poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Strasbourg par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France ainsi que par une enseignante pratiquant cette pédagogie alternative. En cause, deux articles publiés sur son blog en octobre et décembre 2018.

Lui-même ancien élève du système Steiner, avec lequel il a rompu, Grégoire Perra mène depuis plusieurs années un combat pour alerter sur ce qu’il considère comme les dérives d’une pédagogie se réclamant de l’anthroposophie. « Ce que je dénonce, c’est tout l’arrière-fond cosmologique, mythologique, ésotérique qui n’est pas mis en avant pour les parents, a-t-il précisé lors de l’audience du 9 juillet. Il y a un certain nombre d’éléments d’endoctrinement qui sont diffusés aux élèves de façon inconsciente. »

Dans leur délibéré rendu mardi 1er  octobre, les juges ont estimé que la diffamation n’était pas constituée faute de faits précis énoncés. Le prévenu a été relaxé."

Poursuivi une première fois déjà par la même fédération en 2014, Grégoire Perra avait déjà bénéficié d'une relaxe. A cette époque, ce professeur organisait des conférences où il dénonçait les pratiques  de ces écoles.

Voici un compte-rendu dans le journal local "Vosges-Matin" du 14 juin 2014 (édition d'Epinal) :

Lutter contre les dérives sectaires pour préserver nos libertés

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Une quarantaine de personnes très attentives ont assisté samedi, à l’Espace associatif, à la journée annuelle organisée par le cercle laïque de prévention du sectarisme ( CLPS).

David Perrin, maire-adjoint a accueilli au nom de la Ville les participants venus de parfois très loin. Michel Heinrich, député et membre du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale assistait à cette matinée comme François Xavier Huguenot, conseiller général.

En ce début de matinée, le CLPS accueillait Grégoire Perra. Ce professeur de philosophie a témoigné de son expérience d’abord d’élève puis de professeur au sein d’une école Steiner-Waldorf.

Illustrant son analyse de nombreux exemples, Grégoire Perra a démonté et expliqué les bases de l’enseignement dans les écoles Steiner-Waldorf.

«Avec une pédagogie attractive annoncée au public comme tournée vers l’éveil, ces écoles contribuent en réalité à mettre en place auprès de leurs élèves un système de pensée fermé qui génère des dérives et rend difficile une ouverture au monde extérieur».

Ces écoles privées, onze actuellement en France dont trois sous contrat avec l’Etat, fondent leur enseignement sur la doctrine de Rudolf Steiner, un philosophe mystique et pédagogue du début de 20ème siècle. La société Anthroposophique que Steiner a créée comporte un enseignement comprenant des éléments aussi divers que la réincarnation et le karma. 

«Durant toute leurs scolarité, les élèves subissent un véritable endoctrinement.» affirme Grégoire Perra. Et ceux qui résistent se font tabasser à la récré sans que les profs n’interviennent».

La mise en condition semble insidieuse s’appuyant sur des méthodes analogiques. « Cela consiste à vous laisser croire que les idées que vous avez, c’est vous qui les avez découvertes alors que ce sont les adeptes de l’anthroposophie qui vous les ont apportées » explique Grégoire Perra.

«Pour recruter des élèves de la maternelle à la terminale, les responsables de ces écoles adoptent un discours sur l’épanouissement de l’individu, l’émergence de l’artiste intérieur, le développement de la pensée libre de l’individu. En réalité dans les faits, les élèves qui sortent de ces écoles développent un super égo, cause de souffrances et qui leur pose problème pour une intégration sociale réussie.»

Grégoire Perra préconise que l’Etat arrête de subventionner ces écoles sous contrat. Il a expliqué également comment lors des inspections, les profs dissimulaient la réalité de fonctionnement par toutes sortes de stratégies.

Perra continue son combat contre l’endoctrinement des anthroposophes et leurs écoles Steiner-Waldorf en multipliant les écrits, les conférences dans le seul but d’informer les gens sur la vérité des faits. «C’est maintenant à la société de parler» a-t-il conclu.

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