mercredi 2 octobre 2019

Au tribunal correctionnel de Strasbourg

Diffamation envers les écoles Steiner : le prof de philo relaxé

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Dans l'édition de Strasbourg des DNA de ce mardi 1er octobre, l'article suivant a retenu mon attention : "Un professeur de philosophie de 49 ans qui enseigne dans un lycée général de région parisienne a été poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Strasbourg par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France ainsi que par une enseignante pratiquant cette pédagogie alternative. En cause, deux articles publiés sur son blog en octobre et décembre 2018.

Lui-même ancien élève du système Steiner, avec lequel il a rompu, Grégoire Perra mène depuis plusieurs années un combat pour alerter sur ce qu’il considère comme les dérives d’une pédagogie se réclamant de l’anthroposophie. « Ce que je dénonce, c’est tout l’arrière-fond cosmologique, mythologique, ésotérique qui n’est pas mis en avant pour les parents, a-t-il précisé lors de l’audience du 9 juillet. Il y a un certain nombre d’éléments d’endoctrinement qui sont diffusés aux élèves de façon inconsciente. »

Dans leur délibéré rendu mardi 1er  octobre, les juges ont estimé que la diffamation n’était pas constituée faute de faits précis énoncés. Le prévenu a été relaxé."

Poursuivi une première fois déjà par la même fédération en 2014, Grégoire Perra avait déjà bénéficié d'une relaxe. A cette époque, ce professeur organisait des conférences où il dénonçait les pratiques  de ces écoles.

Voici un compte-rendu dans le journal local "Vosges-Matin" du 14 juin 2014 (édition d'Epinal) :

Lutter contre les dérives sectaires pour préserver nos libertés

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Une quarantaine de personnes très attentives ont assisté samedi, à l’Espace associatif, à la journée annuelle organisée par le cercle laïque de prévention du sectarisme ( CLPS).

David Perrin, maire-adjoint a accueilli au nom de la Ville les participants venus de parfois très loin. Michel Heinrich, député et membre du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale assistait à cette matinée comme François Xavier Huguenot, conseiller général.

En ce début de matinée, le CLPS accueillait Grégoire Perra. Ce professeur de philosophie a témoigné de son expérience d’abord d’élève puis de professeur au sein d’une école Steiner-Waldorf.

Illustrant son analyse de nombreux exemples, Grégoire Perra a démonté et expliqué les bases de l’enseignement dans les écoles Steiner-Waldorf.

«Avec une pédagogie attractive annoncée au public comme tournée vers l’éveil, ces écoles contribuent en réalité à mettre en place auprès de leurs élèves un système de pensée fermé qui génère des dérives et rend difficile une ouverture au monde extérieur».

Ces écoles privées, onze actuellement en France dont trois sous contrat avec l’Etat, fondent leur enseignement sur la doctrine de Rudolf Steiner, un philosophe mystique et pédagogue du début de 20ème siècle. La société Anthroposophique que Steiner a créée comporte un enseignement comprenant des éléments aussi divers que la réincarnation et le karma. 

«Durant toute leurs scolarité, les élèves subissent un véritable endoctrinement.» affirme Grégoire Perra. Et ceux qui résistent se font tabasser à la récré sans que les profs n’interviennent».

La mise en condition semble insidieuse s’appuyant sur des méthodes analogiques. « Cela consiste à vous laisser croire que les idées que vous avez, c’est vous qui les avez découvertes alors que ce sont les adeptes de l’anthroposophie qui vous les ont apportées » explique Grégoire Perra.

«Pour recruter des élèves de la maternelle à la terminale, les responsables de ces écoles adoptent un discours sur l’épanouissement de l’individu, l’émergence de l’artiste intérieur, le développement de la pensée libre de l’individu. En réalité dans les faits, les élèves qui sortent de ces écoles développent un super égo, cause de souffrances et qui leur pose problème pour une intégration sociale réussie.»

Grégoire Perra préconise que l’Etat arrête de subventionner ces écoles sous contrat. Il a expliqué également comment lors des inspections, les profs dissimulaient la réalité de fonctionnement par toutes sortes de stratégies.

Perra continue son combat contre l’endoctrinement des anthroposophes et leurs écoles Steiner-Waldorf en multipliant les écrits, les conférences dans le seul but d’informer les gens sur la vérité des faits. «C’est maintenant à la société de parler» a-t-il conclu.

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dimanche 22 septembre 2019

Guyane : des milliers d'enfants non scolarisés

En Guyane, des milliers d'enfants ne sont pas scolarisés à cause notamment du manque de classes et de contraintes administratives et socio-économiques, ont indiqué à l'AFP plusieurs membres de la communauté éducative.

antillesCette année, comme les années précédentes, des milliers de jeunes, de la maternelle au lycée, ne seront pas scolarisés en Guyane, déplore la communauté éducative, évoquant le manque de classes et d'internats, de professeurs, les barrières matérielles (coût du transport en pirogue, de la cantine), et accusant aussi des pratiques municipales entravant les inscriptions en maternelle et primaire (comme l'exigence d'un justificatif de domicile dans un territoire qui compte de nombreux habitats spontanés).
"Il y a des enfants de maternelle qui sont inscrits mais qui n'ont pas d'affectation faute de places, et il y a les non-inscrits à cause des mairies qui ne permettent pas l'inscription de tous les enfants", a regretté vendredi le réseau éducation sans frontières (RESF) auprès de l'AFP.
En 2018, le taux de non-scolarisation était de "13,7%" (soit 11.000 élèves), a expliqué à l'AFP le rectorat de Guyane.
Aïssatou Chambaud, présidente de la Fédération autonome des parents d'élèves et étudiants de Guyane, souligne des difficultés de scolarisation "au niveau de la maternelle" et "lors du passage de la 3e à la seconde, avec chaque année 800 élèves qui se retrouveraient sans affectation".
Dans ce territoire classé en zone d’éducation prioritaire renforcé (Rep+), les constructions scolaires ne parviennent pas à suivre la croissance démographique, cinq fois plus élevée que dans l'Hexagone.
Pour le Sgen CFDT-Cdtg, le "dédoublement des classes - même si il y a souvent deux enseignants dans la même classe" et l'obligation de scolariser "d'un coup" les 3-6 ans, avec l'obligation d'instruction dès 3 ans, aggravent les capacités d'accueil de ce territoire de 300.000 habitants et 84.000 élèves.
Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a d'ailleurs reconnu à la rentrée que "pour arriver à ce que tous les enfants de Mayotte et Guyane aillent à la maternelle dès 3 ans", il faudrait "deux ou trois rentrées" pour "y arriver pleinement".
"Les enfants appartenant à des groupes stigmatisés (Amérindiens, Bushinengé) ou étrangers ou perçus comme tels sont les plus exposés" à la non-scolarisation, "la priorité étant donnée aux autres enfants", déplorait déjà en avril 2019 la commission nationale consultative des droits de l'homme.
Après la grande crise sociale de 2017, l'État s'était engagé à augmenter les dotations des collectivités à 350-400 Millions d'euros d'ici 2027 pour les constructions scolaires.(selon AFP/Antilles)

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mardi 16 juillet 2019

Montessori : un business nébuleux, mais lucratif !

Toujours pas très républicaine, cette école !

montessoriLe 28 mars 2018, je publiais sur ce blog un article concernant une éventuelle ouverture d'une école Montessori dans la vallée de Villé. Puis plus rien, aucune information d'ouverture à la rentrée scolaire 2018/2019. Voilà qui ne m'attriste guère, tant cette école privée n'avait rien de républicain et de démocratique (école payante d'environ 500 €/mois par élève, liée à un courant religieux proche de l'extrême-droite, encadrée par du personnel peu formé - voir dans la presse l'affaire de Issenheim).

Qu'à cela ne tienne ! Les écoles "Montessori" continuent à "se faire leur beurre" par la vente de leur matériel pédagogique : hochets, cloches musicales, puzzles, lotos, livres : tout y passe ! Et tant mieux si d'autres que les "Montessori" achètent ce matériel.  Les chaînes françaises Oxybul et La Grande Récré font la publicité, les éditions Larousse et Nathan proposent les modèles. 

Et tant pis si le matériel ne répond même plus aux besoins des pédagogies Freinet ou Schreiner auxquelles se réfèrent les Montessori. L'essentiel c'est qu'il plaise à l'achat aux parents et aux grands-parents. Et leur offre aurait doublé en trois ans. Et les experts en communication de ce fabuleux business savent y faire : ils associent la marque aux noms des plus célèbres innovateurs de la planète, Larry Page et Sergey Brin (Google), Jeff Bezos (Amazon), ou Jimmy Wales (Wikipedia). Et même le nom du champion suisse de  tennis Roger Federer est mis en avant (il aurait été un élève d'une école Montessori).

Parents qui comptiez dépenser 5 à 7000 € par an pour l'éducation de vos enfants, vous risquez de vous en sortir avec une ardoise de 10 à 12.000 €. Mais après tout, pour les plus riches ces sommes ne comptent pas.

Une école Montessori sans personnel qualifié ? et, aux dernières nouvelles, ... en liquidation judiciaire malgré des participations parentales de 400 €/mois (voir "L'Alsace" du 9/7/2019)

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dimanche 16 juin 2019

50 ans de collège à Villé

Le collège est une institution relevant du département. Aussi est-il heureux que le président ait été présent aux festivités, notamment pour la partie officielle de mise en terre d'une capsule temporelle.

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Il s'en est d'ailleurs félicité sur sa page facebook : "Le collège de Villé est une fierté pour le Département. Je suis heureux de venir y célébrer les 50 ans! Un établissement reconnu pour sa réussite éducative. L'occasion aussi d'enterrer une capsule temporelle qui ne sera déterrée qu'en 2069 ! Les élèves d'aujourd'hui ont voulu s'adresser aux élèves de demain avec de nombreux objets ! (maillot du Racing, DNA du jour, téléphone portable et nombreuse lettres...) ! Bravo à la Principale, Mme Baumann et toute son équipe !"

Il y a quelques années, les absences de la conseillère départementale de céans et du maire du bourg-centre auraient été ressenties comme un crime de lèse-majesté. Aujourd'hui ces manquements ne font plus que sourire. On a évité la récupération politicienne.

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 La presse était là ! Tant pis pour les élus absents !

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lundi 10 juin 2019

Mobilisation contre la loi Blanquer

La fin d’année scolaire est sujette aux fermetures de classes. Eraison pour laquelle elle se traduira ce mardi qui vient par une volonté de mobilisation de parents d’élèves contre la loi sur l’école. Si le mouvement sera d'ampleur dans la vallée de la Bruche, on se demande s'il sera suivi dans la vallée de Villé, où, pourtant, l'école de Maisonsgoutte risquait de voir une fermeture, même si pour l'instant cela semble partie remise. Mais pour combien de temps ? Et dans le Centre-Alsace, d'autres classes vont fermer (Scherwiller, Sélestat, Marckolsheim) !

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Des parents d’élèves de la vallée de la Bruche se mobiliseront, mardi qui vient, pour protester contre l’application de la loi dite Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation. « Certaines mesures ne passent pas… », constate un des parents, qui craint notamment un appauvrissement de l’offre éducative en milieu rural. « Dans la vallée, on a déjà connu des alertes, comme à Wildersbach, par exemple, où l’école devait fermer. Et quand une école ferme, c’est un village qui meurt… ».

Les parents ont déjà fourbi leurs ‘‘armes’’, pancartes, banderoles accompagneront une journée qu’ils souhaitent « école morte. On ne bloquera pas l’accès aux établissements scolaires, mais on sera présents devant eux, pour manifester pacifiquement et dialoguer entre parents ».

Les points de rencontre se situeront entre autres à Saâles, Bourg-Bruche, Ranrupt, Natzwiller, Neuviller-la-Roche et Wildersbach. D’autres actions pourraient être programmées en aval de la vallée de la Bruche, dans les jours qui suivront ce premier mouvement d’humeur.

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dimanche 20 janvier 2019

Grève des enseignants de Los Angeles

Risque d'extension à l'ensemble des Etats-Unis 

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Plus de 30.000 enseignants du secteur public de Los Angeles ont cessé le travail pour réclamer une hausse de salaire et davantage de moyens pour leurs élèves, qui sont parfois plus de 40 par classe. Des revendications partagées par beaucoup de collègues à travers le pays.

Attentivement suivi par les enseignants d'autres Etats américains, qui pourraient en faire de même, ce mouvement de grève, le premier en trente ans, touche quelque 500.000 élèves au total, de l'école maternelle au lycée, dans l'un des plus importants districts scolaires du pays, qui s'étend sur plus de 1.800 km2. 
Même si les cours n'y seront pas nécessairement assurés, les quelque 1.240 établissements concernés devraient toutefois majoritairement rester ouverts grâce à des remplaçants, des personnels administratifs non concernés par la grève et des bénévoles. 
"Nous voici en ce jour pluvieux, dans l'un des pays les plus riches du monde, dans l'un des Etats les plus riches du pays, un Etat aussi bleu (couleur du parti démocrate, NDLR) que possible --et dans une ville qui regorge de millionnaires!-- avec des enseignants obligés de faire grève pour obtenir le minimum pour nos élèves", s'est exclamé Alex Caputo-Pearl, président du syndicat des enseignants de Los Angeles (UTLA), lors d'une conférence de presse. 
"Nous défendons l'essence même de l'éducation publique. La question est la suivante: est-ce que nous affamons nos écoles publiques de proximité pour aboutir à leur privatisation? Ou bien est-ce que nous investissons dans ces écoles, pour nos élèves et pour une ville en plein développement?", a-t-il ajouté.

 - Solidarité -

Cette grève survient après des mois d'intenses négociations entre le syndicat et les responsables du district scolaire. Mais le responsable du district, Austin Beutner, assure ne pas disposer des fonds nécessaires pour satisfaire toutes les revendications des grévistes, qui coûteraient selon lui quelque 3 milliards de dollars et mèneraient le district vers la faillite. 
"Nous restons déterminés à faire aboutir les négociations dès que possible", a déclaré M. Beutner à des journalistes. 
Le nouveau gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déploré une "impasse qui perturbe les vies de bien trop d'enfants et de familles". "J'exhorte vivement toutes les parties à retourner à la table des négociations et à trouver un moyen d'aller de l'avant pour permettre le retour des enfants dans les classes et rassurer les parents", a-t-il dit dans un communiqué. 
Au printemps dernier, une grève lancée par les enseignants de l'Etat de Virginie occidentale, qui protestaient contre les bas salaires et des frais de santé croissants, avaient suscité un vif soutien de la part du public. Le mouvement des professeurs de Los Angeles pourrait lui aussi faire boule de neige. 
A Denver, dans le Colorado, le syndicat des enseignants a déjà menacé de se mettre en grève si un accord de revalorisation salariale n'était pas conclu d'ici la fin de la semaine. 
Dans tous les Etats-Unis, organisations d'enseignants, mais aussi parents d'élèves, ont manifesté leur solidarité avec leurs collègues de Los Angeles, en portant notamment des t-shirts rouges, la couleur adoptée l'an dernier par les profs en grève ("Red4Ed", littéralement "du rouge pour l'éducation"). 
L'action entamée lundi a également reçu le soutien de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, candidate à l'investiture de son parti pour la prochaine élection présidentielle. 
Le syndicat UTLA et les enseignants du district de Los Angeles "se battent pour un meilleur salaire, des effectifs réduits dans les classes et des écoles mieux dotées pour nos enfants", a tweeté Mme Warren. 
"Lorsque nous faisons défaut à nos enseignants du public, nous faisons défaut à leurs élèves - et nous passons à côté de notre avenir", estime-t-elle.

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samedi 12 janvier 2019

Bilinguisme à Villé !

Une claque au maire du bourg-centre !

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Lundi dernier, le maire de Villé rappelait à la presse qu'il avait obtenu de son conseil municipal l'accueil d'une classe bilingue à l'école primaire ! (voir ci-contre) 

C'était compter sans les autres communes de la vallée, et surtout sans les parents d'élèves de ces communes ! Et le maire de Villé, malgré son calme apparent, ne sait plus à quel saint se vouer ! Car entre-temps, il tentait de créer un RPI (regroupement pédagogique intercommunal) avec la commune d'Albé ! Mais là aussi, cela n'avance pas : mettre toutes les classes primaires à Villé et toutes les maternelles à Albé n'enchante personne, ni Albé, village classé en zone de montagne bénéficiaire d'avantages à ce titre, ni Villé, où des parents voient d'un mauvais oeil un transport hors de la commune.

Car, bien sûr, fort de la volonté politique sans failles de ses élus, Villé reste le seul groupe scolaire à ne pas voir sortir de terre un périscolaire, alors qu'il existe au sein de l'école une belle cuisine et deux grandes salles qui voient plus souvent des réunions politiques que des animations scolaires !

Voilà ce que c'est, Monsieur le Maire, de céder pour une nouvelle gendarmerie au prix ridicule de 3000 € l'are, des terrains prévus pour une salle des fêtes. Refusant même le don de l'ancienne (route de Bassemberg) qui tombe en ruines au même titre que le Bilstein ou le Frankenbourg, proposée à l'€ symbolique par l'Etat à la commune ! (voir ci-dessous l'article des DNA du 11/01/2019)

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NB : La mairie de Villé va ouvrir un cahier de doléances ! Pour les affaires nationales ou municipales ? A voir !

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jeudi 6 décembre 2018

En conseil des ministres

Le projet de loi Blanquer

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Le projet de loi de Jean-Michel Blanquer, qui instaure la scolarité obligatoire dès trois ans, crée un nouvel organisme d'évaluation des politiques éducatives, ou encore modifie des écoles formant les enseignants, a été présenté mercredi en conseil des ministres. 

Ce texte baptisé "Loi pour une école de la confiance" a été mal reçu par plusieurs syndicats, qui y ont lu "une reprise en main autoritaire" sur de nombreux sujets.  

"Il n'y aura pas de loi Blanquer", avait pourtant assuré le ministre peu après son arrivée rue de Grenelle en mai 2017. 
La mesure-phare du projet de loi, annoncée au printemps par le président Emmanuel Macron, est l'abaissement à trois ans, contre six ans auparavant, de l'âge du début de la scolarité obligatoire, à partir de la rentrée 2019.  
Le texte prévoit une contribution financière des collectivités publiques aux écoles maternelles privées, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent puisque la scolarisation en maternelle n'était pas obligatoire.  
Il acte aussi le remplacement du Cnesco (Conseil d'évaluation du système scolaire) par un Conseil d'évaluation de l'école. Le Cnesco avait été créé sous le précédent quinquennat pour évaluer le système scolaire français en s'appuyant souvent sur des exemples tirés de ce qui se fait à l'étranger. 
La quasi-totalité des organisations représentant le personnel dénoncent cette suppression et critique vivement le manque d'indépendance de l'organisme chargé de le remplacer, soulignant qu'il sera composé de "quatre personnalités choisies par le ministre de l’Éducation", "quatre représentants du ministre", ainsi qu'un député et un sénateur désignés par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. 
Les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), créées en 2013 par le ministre d'alors, Vincent Peillon, et qui forment les enseignants de la maternelle au lycée, seront remplacées par des Instituts nationaux supérieurs du professorat (INSP).  
Les directeurs seront nommés par arrêté conjoint des ministres de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur. Jusqu'ici, cette nomination se faisait sur proposition du conseil de l'Espé. En octobre, le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, avait dénoncé une "reprise en main par le ministère de la formation des maîtres". 
Les syndicats s'inquiètent également, entre autres mesures, du recrutement des assistants d'éducation, qui pourront se voir confier des fonctions d'enseignement s'ils préparent les concours de l'enseignement. Bref, encore bien des points de crispations à venir entre le ministre et les enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

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mardi 4 décembre 2018

Les écoles en zone de montagne dans le Val de Villé

Une question posée au président de la comcom, restée sans réponse

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Une fois de plus, je reviens sur la politique menée dans le Val de Villé, et notamment à propos des écoles et des R.P.I. (regroupements pédagogiques intercommunaux). J'avais soulevé la question lors de la réunion consacrée au PLUi, outil qui devrait servir à la mise en place d'une politique intercommunale. Cette question concernait le RPI Villé-Albé envisagé dans la douleur, puisque la décision a même été reportée du côté du conseil municipal de Villé. Visiblement toutes les questions de fond n'avaient pas permis d'établir un dossier clair.

J'ai donc fait remarquer que Villé n'était pas en zone de montagne alors qu'Albé s'y trouvait. Et j'espérais apprendre quels critères allaient être appliqués. RPI de montagne ou non ? Pouvait-on appliquer à ce RPI la loi-montagne parue au journal officiel du 9 janvier 1985 (votée le 24 décembre 1984 en deuxième lecture). Oui ou non ? Réponse évasive du président de la comcom : c'est une affaire entre les maires des communes concernées. Oui mais voilà, des deux maires concernés, aucun ne s'est aventuré à éclairer notre lanterne. Peut-être y serait-on arrivé si la conseillère départementale, vice-présidente du Comité de Massif, avait été présente ?

Que dit la loi ?

Alors revenons sur le fond de cette affaire ! Voilà ce que dit la loi : article L.212-3 du code de l’éducation : « Dans les départements dont le territoire comprend des zones de montagne délimitées conformément à l'article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, la mise en œuvre de la carte scolaire permet l'identification des écoles publiques ou des réseaux d'écoles publiques qui justifient l'application de modalités spécifiques d'organisation scolaire, notamment en termes de seuils d'ouverture et de fermeture de classe, au regard de leurs caractéristiques montagnardes, de la démographie scolaire, de l'isolement, des conditions d'accès et des temps de transports scolaires. Le nombre d'enseignants du premier degré affectés à chaque département par le recteur d'académie est déterminé en prenant en compte les effectifs scolaires liés à la population des saisonniers. »

Et cette loi permet l'application de spécificités en zone de montagne qui touchent entre autres les domaines suivants :

  • Les effectifs.
  • La durée du transport scolaire.
  • Le calendrier scolaire.
  • La relance des classes de découverte.

Autant de questions auxquelles aucun élu présent n'a répondu. N'eût-il pas été plus simple d'inscrire en son temps l'ensemble du bassin de vie de la vallée en zone de montagne, au lieu de ne retenir que les arrière-vallées et d'en exclure l'avant-vallée et le bourg-centre ? Une idée pour laquelle peu d'élus du secteur se sont battus en leur temps.

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vendredi 2 novembre 2018

Pour un RPI à Villé, attendez le Père Noël !

Voilà ce que c'est que de présenter en conseil municipal des dossiers peu ficelés, Monsieur le Maire ! Il n'y a qu'à lire le compte-rendu du conseil municipal du mardi 30 octobre dans la presse locale pour en saisir la douce réalité.

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Le RPI attendra !

Les élus villois devaient voter mardi soir la création d’un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre les écoles de Villé et d’Albé. Il en a été finalement autrement.

Cette solution avait été proposée parce que les effectifs des écoles publiques des deux communes ont été jugés trop fluctuants pour permettre à chaque structure d’assurer seule dans de bonnes conditions la scolarité de tous les enfants.

« Il pourrait être intéressant que les maternelles aillent à Albé car l’école y est toute neuve. Elle possède deux salles de classe et deux enseignantes. Cela permettrait également d’aménager les locaux de maternelle de Villé en accueil périscolaire », explique l’adjointe aux affaires scolaires Françoise Grandvallet.

« On ne va pas garder les quatre, c’est clair et net »

Le conseiller municipal Franck Jehl n’est pas du même avis et se pose moult questions qui sont restées, mardi soir, sans réponses précises : « Comment ça va se passer avec nos trois Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles)  ? On va en licencier ? » L’adjointe confirme que « c’est un point à travailler car il y en a aussi une à Albé ». « On ne va pas garder les quatre, c’est clair et net », intervient le maire André Frantz.

Franck Jehl se demande également si les parents d’élèves ont été « sondés », qui va prendre en charge le bus et combien ça va coûter. Car, selon lui, « Albé est plus demandeur que nous. Je sais que leur bâtiment a été refait il y a deux ans mais on n’y peut rien ! »

Pour André Frantz, il n’y aurait pas à discuter, « il est important de créer ce RPI, surtout qu’on ferait d’une pierre deux coups avec l’accueil périscolaire. Ça serait bizarre que Villé ne fasse pas de RPI alors que toute la vallée fonctionne comme ça ! » D’autant plus que pour Frédérique Mozziconacci, « c’est un projet global et il est important de coordonner l’école et le périscolaire ».

L’élu d’opposition Michel Gilardeau trouve que « les remarques sont justifiées. Il faut trouver des solutions et il n’y a rien de facile. Mais ce serait bien que les élus ne soient plus mis à l’écart et soient correctement informés des avancées des dossiers pour éviter de se retrouver sur des points de blocage lors des conseils. »

« Il n’y a pas d’anguille sous roche. Ça ne peut être que pour le bien des enfants »

Le maire poursuit selon son idée : « Si on arrive à mener de front les deux dossiers, ça ne peut être que gagnant-gagnant. » Et pour calmer le jeu, il affirme qu’il « n’y a pas d’anguille sous roche. Ça ne peut être que pour le bien des enfants. L’urgence, c’est l’accueil périscolaire pour les enfants de 3 à 11 ans. »

Franck Jehl ne veut pas « signer un chèque en blanc. Je ne suis pas d’accord de voter ça. » Il manque trop d’éléments selon lui. Et Michel Gilardeau l’appuie dans ce sens : « On ne sait pas où on va. Je ne suis pas à l’aise avec ce qui est dit là. Il nous faudrait une vision plus claire de ce qui va se faire. »

André Frantz, déçu, s’avoue vaincu pour le moment et décide d’ajourner ce point. La question d’un RPI entre Villé et Albé est reportée au prochain conseil municipal, en décembre. (extrait des DNA du 1/11/2018)

Prochain article : 

"Pour obtenir satisfaction à la mairie, traversez la rue !" 

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