samedi 16 juin 2018

S.O.S. école !

Dans le Ried les municipalités se battent pour leur école, celle de Villé pour une nouvelle fleur.

scolaire

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mercredi 2 mai 2018

Une insulte aux enseignants

Circulaire Blanquer : ce ministre aurait inventé la poudre ! 

blanquer

Dictées, leçons de grammaire, calcul mental, format du cahier : le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a dévoilé jeudi une série de recommandations pour les enseignants du primaire visant à améliorer "la réussite des élèves". La réaction des syndicats et des enseignants ne s'est pas fait attendre : ils dénoncent "un discours démagogique", qui a "une visée politique et non pédagogique".

Dans quatre circulaires, le ministère a détaillé le jeudi 26 avril ses recommandations sur l'enseignement de la lecture, du calcul, de la grammaire et du vocabulaire et la résolution de problèmes, qui s'accompagnent d'un guide de 130 pages adressé aux professeurs des écoles.

Concernant la lecture, Jean-Michel Blanquer est catégorique : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique -, il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair". Il prône aussi une dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés.

"J'ai une grande confiance dans l'action des professeurs", assure-t-il. Des inspecteurs de l'Éducation nationale "regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe, en l'absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un, qui est le produit d'une intelligence collective", poursuit-il.

Le message passe mal du côté des professeurs et des syndicats : "On a le sentiment qu'il nous prend un peu pour des branquignols", a expliqué à Franceinfo une directrice d'école de l'Est de la France. "Lui, super pédagogue, va nous apprendre à apprendre". Un enseignant parisien explique à la radio avoir la sensation d'être "un irresponsable qui se fait taper sur les doigts par le ministre". Il déplore un "sentiment d'infantilisation". Pour l'un de ses collègues, "Jean-Michel Blanquer véhicule l'idée que chacun fait ce qu'il veut sans aucune règle. C'est un discours démagogique".

"Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique", a déclaré Xavier Suelvès, en charge du primaire au syndicat SE-Unsa. "Le ministre s'adresse à l'opinion publique et veut lui faire croire qu'on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C'est un leurre", abonde Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire. "L'école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l'intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner".

Aucun ne prône le statu quo, d'autant que les résultats des petits Français aux évaluations internationales affichent des résultats décevants depuis plusieurs années. Mais ils estiment que le ministre ne donne pas les bons outils. Le guide de 130 pages "n'apporte rien à un enseignant chevronné" car il "correspond grosso modo à ce que le maître fait déjà en mieux", poursuit Francette Popineau. Quant à l'enseignant débutant, "attend-on de lui qu'il s'approprie seul dans son coin ces 130 pages ?".

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La dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental, des leçons de grammaire, tout cela existe déjà, relève Xavier Suelvès. "Reconnaître le verbe dans une phrase et trouver le sujet" se pratique chaque jour dans toutes les classes, poursuit-il. Quant à l'éternel combat entre la méthode syllabique et "le fantôme de la méthode globale", selon Francette Popineau, les enseignants font part de leur lassitude. Et rappellent que le point faible des écoliers relevé dans les études internationales n'est pas le déchiffrage mais la compréhension, qui ne dépend pas du choix entre méthodes syllabique ou globale.

Autre point de friction : l'uniformisation du matériel. Les conseils donnés aux professeurs vont jusqu'au choix du cahier : le guide d'apprentissage de la lecture conseille aux enseignants le format 17x22 cm à "réglure Séyès", c'est-à-dire des grands carreaux et une marge rouge à gauche. Une recommandation qui équivaut pour un professeur à dire "j'obligerai les élèves à manger avec des couverts à la cantine". "En douze années d'exercice, je n'ai jamais vu mes collègues utiliser autre chose que ces cahiers", confirme un autre professeur. "Cela doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe", ironise à France info la directrice d'école.

Les syndicats, comme les instituteurs, insistent sur l'importance de la formation continue, parent pauvre du système éducatif français. Elle est un des facteurs-clé de réussite des systèmes éducatifs étrangers les plus performants. Sur Twitter, certaines réactions étaient vives. Johanna Cornou, professeure des écoles au Havre (Seine-Maritime), reprochait ainsi au ministre de faire croire "qu'on n'a pas de cadre, qu'on enseigne encore la méthode globale ou qu'on n'utiliserait plus de cahiers". Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés. Voilà qui va mettre le ministère au service des éditeurs.

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jeudi 26 avril 2018

Encore Montessori !

Le revers de la médaille !

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Encore une page entière dans la presse locale ! Et le même jour où dans la presse nationale apparaît une information qui émane d'un tribunal. Loin de moi l'idée que l'ensemble de ces écoles dysfonctionnent.

Force est cependant de reconnaître que ces écoles fonctionnant "hors de  tout contrat avec l'Etat" n'offrent aucune garantie ni de sécurité des locaux utilisés, ni de qualité pédagogique. 

On évoque au niveau pédagogique la méthode Montessori qui ressemble comme un jumeau aux anciennes méthodes Freinet et Steiner. Cette méthode, qui a ses qualités et ses défauts, était en vogue dans les années 60/70 dans certains secteurs de l'Education Nationale (souvent les CP et  les maternelles, puis les classes de transition). Basée sur la découverte et le rythme adapté à l'enfant à travers des activités telles le texte libre, la correspondance scolaire, le travail par groupes, elle nécessite des enseignants avec une qualité de formation très fine avec le but de "réconcilier certains élèves avec l'école".

Ce ne sont pas des parents-éducateurs ayant suivi quelques heures d'informations pendant les vacances scolaires qui y seront aptes. Au risque de tomber dans les erreurs et faiblesses de cette méthode, à savoir la "non  consolidation" des connaissances de base. 

Enfin, rappelons que cette école n'a rien de républicain : pas de gratuité (donc forcément des exclusions), des risques dans le monde rural d'accélérer les fermetures de classes et d'écoles publiques.

Quant à la laïcité, j'en doute aussi, surtout en observant que leurs responsables villois sont aussi les dirigeants d'une communauté religieuse à Strasbourg. Et surtout qu'ils veulent ouvrir leur école à la religion de façon très particulière (voir ci-dessous). On peut se demander à quelle valeur républicaine elle se réfère !

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mercredi 28 mars 2018

Une école privée "Montessori" à Villé ?

Que va devenir l'école de la république ?

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Dans le monde rural, le plus fragile au niveau du maintien du service public, voilà qu'apparaissent des école privées qui vont encore être une menace de suppressions de postes. Etait-il opportun pour nos élus de Villé et de la vallée de tolérer cela ? Surtout que ce genre d'institution est une atteinte à la notion d' "école de la république gratuite, laïque et obligatoire". Vu les prix pratiqués dans ces écoles, ce sont évidemment des portes qui se ferment aux enfants de familles pauvres ! Qui peut payer une moyenne de 500 €/mois dans une région très défavorisée par enfant scolarisé ?

Une enquête réalisée par LCI auprès de Mme Diane Vandaele, présidente des AMF

Il y a 111 ans, en 1907, ouvrait la première salle de classe Montessori. Imaginée par la célèbre pédagogue italienne, Maria Montessori, elle s’adressait aux enfants d’un quartier pauvre de Rome. Aujourd’hui pourtant, les écoles qui appliquent la méthode éducative sont onéreuses. Pour la scolarisation d’un enfant, il faut compter en moyenne 500 euros par mois. L’Association Montessori de France (AMF) explique :

"C’est très simple !. C'est parce qu'il s’agit d’écoles privées hors contrat." Ne bénéficiant d'aucun soutien financier de l’Education nationale, les établissements doivent s'arranger pour payer par leurs propres moyens les locaux, les salaires (compris entre 1500 et 1800 euros net par mois, selon notre interlocutrice), le matériel, les repas, etc. Autant de dépenses qui se répercutent sur les coûts d'inscription. "C'est comme une petite entreprise".

En moyenne, la scolarisation d'un enfant dans une école Montessori coûte 500 euros par mois. Mais les tarifs sont très aléatoires d'une école à une autre. L'école maternelle Montessori de Vincennes, par exemple, demande 700 euros de frais d'inscription puis 675 euros par mois. A l'école de Bergerac, en Dordogne, les frais d'inscription sont trois fois moins élevés (250 euros) et les frais de scolarité deux fois moins (350 euros/mois).

Pour Diane Vandaele, ces différences de prix s'expliqueraient surtout par le montant du loyer dont doivent s'acquitter les écoles. "Il y a aussi des écoles qui ont 30 ans d'existence et qui sont propriétaires de leurs bâtiment. Les situations sont très variées, commente-t-elle. Je peux en tout cas vous affirmer qu'aujourd'hui, il n'y a aucune école Montessori qui fait des bénéfices excessifs. Ça n'existe pas. Tous les directeurs avec lesquels on travaille ont du mal à boucler leurs fins de mois."

 Il y a une fois de plus les riches et les "rien".  Et qu'a dit le maire de Villé de cette implantation lors du conseil municipal de lundi soir, devant les parents d'élèves venus assister au conseil ? Rien, bien évidemment.

- A lire les articles du "Journal L'Alsace" du 27 mars montessori1 et Montessori2

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samedi 24 mars 2018

A Villé, fusion et confusion

Les parents et les enseignants protestent, le maire entérine !

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La protestation contre la suppression de classe et de postes est unanime ! enfin presque, puisque le maire, inconscient de la situation, veut faire approuver au  conseil municipal la fusion des écoles maternelle et primaire, ce qui entraînerait des classes mixtes CP/maternelle, à effectif lourd et pédagogiquement difficiles à gérer par le personnel enseignant. Assisterons-nous enfin à une prise de conscience du conseil municipal pour refuser la dégradation du service public, surtout lorsque cela se fait au détriment de la qualité d'enseignement pour nos enfants ?

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samedi 13 janvier 2018

Iran : interdiction de l’enseignement de l’anglais dans les écoles

Moyen de dénoncer l'intrusion hypothétique de l'occident dans les manifestations qui prennent de l'ampleur ? 

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L’Iran a interdit l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires, a déclaré un haut responsable de l’éducation, après que les dirigeants islamiques eurent averti que l’apprentissage précoce de l’anglais ouvrait la voie à une « invasion culturelle » occidentale.

« Enseigner l’anglais dans les écoles publiques ou privées dans un programme officiel est contraire aux lois et règlements », a déclaré Mehdi Navid-Adham, chef du Conseil de l’enseignement supérieur, à la télévision d’Etat samedi soir.

« L’hypothèse est que, dans l’enseignement primaire, le fondement de la culture iranienne des élèves est remis en cause », a déclaré M. Navid-Adham, ajoutant que les cours d’anglais non officiel pourraient également être bloqués.

L’enseignement de l’anglais commence généralement au collège en Iran, entre 12 et 14 ans, mais certaines écoles primaires en dessous de cet âge ont aussi des cours d’anglais.

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Certains enfants fréquentent également des instituts de langues privés après leur journée scolaire. Et de nombreux enfants de familles plus privilégiées qui fréquentent des écoles privées reçoivent des cours d’anglais de la garderie jusqu’au secondaire.

Les dirigeants islamiques iraniens ont souvent mis en garde contre les dangers d’une «invasion culturelle» et le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a exprimé son indignation en 2016 à propos de «l’enseignement de la langue anglaise se répandant dans les écoles maternelles».

L’ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot dans tous les domaines de l’Etat, a déclaré dans son discours aux enseignants: « Cela ne signifie pas une opposition à l’apprentissage d’une langue étrangère mais une opposition à la promotion d’une culture étrangère dans le pays et parmi les enfants, jeunes adultes et jeunes. « 

« Les penseurs occidentaux ont maintes et maintes fois dit qu’au lieu de l’expansionnisme colonialiste, la meilleure et la moins coûteuse aurait été d’inculquer la pensée et la culture à la jeune génération », a déclaré l’ayatollah Khamenei.

Bien qu’il n’y ait aucune mention de l’annonce liée aux récentes manifestations se développant depuis le 28 décembre dernier contre le pouvoir religieux et le gouvernement, les Gardiens de la Révolution iranienne ont accusé les ennemis étrangers d’avoir fomenté les troubles.

Selon des responsables iraniens, au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 1 000 personnes arrêtées lors des manifestations qui ont touché plus de 80 villes et villages ruraux, alors que des milliers de jeunes Iraniens ont exprimé leur colère face à la corruption et au chômage.

Une vidéo de l’annonce de l’interdiction a été largement diffusée sur les médias sociaux dimanche, les Iraniens l’appelant « le filtrage de l’anglais », le comparant à la blague au blocage par le gouvernement de l’application populaire Telegram pendant les manifestations.

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mardi 14 novembre 2017

Ecole de Neubois

Le "collectif Neubois" a publié le communiqué suivant en date du 10 novembre. 

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neubois1Ce communiqué, publié sur les réseaux sociaux (notamment facebook) n'engage évidemment que le collectif mentionné en signature du texte.

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vendredi 6 octobre 2017

Blanquer, incompétent et polémique

Démission au Conseil Supérieur des Programmes

michel_lussaut

"Erreur politique", comportement "discourtois", "mépris" et "désinvolture" : dans une interview accordée au Monde, le président du Conseil supérieur des programmes annonce sa démission autant qu'il charge le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, avec qui Michel Lussault n'a jamais eu de bonnes relations depuis l'installation du gouvernement. 

"Annonces unilatérales et idéologiques". "J’ai eu le sentiment qu’il ne connaissait pas vraiment ce que nous avions fait et n’avait pas la volonté de nous confier quoi que ce soit. Je lui ai dit que le CSP permettait notamment de sortir des débats partisans. Je n’ai pas réussi à le convaincre. Dans ces conditions, il devenait difficile pour moi d’envisager un maintien, ce que je n’ai pas caché au ministre", explique-t-il pour justifier sa décision.

Michel Lussualt renonce à ses missions en raison d'un certain "mépris" affiché, selon lui, par le ministre à l'égard de cet organisme créé en 2013 : "Pour prouver cette indépendance (celle de l'instance, NDLR), il aurait suffi de donner au CSP de nouvelles missions. Au lieu de cela, le ministre multiplie, sans discussion ni concertation, les annonces souvent unilatérales et idéologiques, à l’opposé du pragmatisme revendiqué."

Sortie de la "ligne actuelle de modération". Le bât blesse aussi au niveau de l'image et de la méthode Blanquer : "Ses multiples annonces, tout comme sa présence à la Une de médias comme Causeur ou Valeurs actuelles, sont autant de gestes profondément politiques montrant qu’il sort de sa ligne annoncée de modération, de prudence et de pragmatisme. A mon sens, il commet une erreur politique."

Créé par la loi de refondation de l'école, en 2013, le Conseil supérieur des programmes est chargé de veiller à une conception des programmes indépendante et non-dogmatique. Il s'était notamment attelé à la réforme du collège en 2015.

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dimanche 10 septembre 2017

L'école de Neubois en danger ?

Le "collectif" manifeste !

neubois1Le "collectif Neubois" vient de me faire parvenir une "demande d'ami" à travers mon compte facebook relié à ce blog. C'est bien volontiers que je l'accepte, ce qui ne signifie cependant pas que j'adhère à toutes ses positions.

Tout d'abord, je tiens à rappeler que les fermetures d'écoles dans notre vallée sont la résultante d'une politique menée depuis le début de la 5ème république par la droite au pouvoir sans interruption dans la vallée, une politique de libéralisme forcené ayant entraîné des fermetures d'usines, des friches agricoles, le démantèlement du service public, et pour finir la désertification des vallées. Jusqu'à maintenant, ce n'étaient surtout que les fonds de vallées qui étaient touchés, mais il fallait bien s'attendre que ce processus arrive un jour jusqu'aux avant-vallées. C'est le cas avec Neubois. Aussi, l'article  paru dans la presse locale ne m'étonne-t-il pas.

neubois

 Je tiens tout  d'abord à préciser les propos à la fois du "collectif Neubois" et de madame le Maire, sur la forme. Si le compte-rendu des réunions du conseil municipal n'est pas trop diffusé, il est malgré tout inscrit au registre officiel consultable par le public à la mairie, et affiché à l'entrée de celle-ci. Par contre ce que prétend madame le maire est inexact : "Le maire en profite pour préciser que les comptes rendus du conseil municipal sont disponibles en mairie et sur internet" ! En effet, la publication sur le site communal telle qu'elle est obligée par la loi NOTRe s'arrête à Neubois au compte-rendu du 27 novembre 2015. La commune a certes changé de site, mais plus aucun compte-rendu n'y figure. Mais, c'est connu, dans le Val de Villé le courrier officiel arrive avec la malle-poste et les lois sont appliquées avec un certain retard.

Autre remarque : selon madame le Maire, "rien n'est décidé". Oui mais ... lorsque ce sera décidé, il sera trop tard pour faire marche arrière. Le collectif a raison de manifester avant. 

Je ne reviendrai pas ici sur le fonctionnement administratif et pédagogique des RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux), j'aurai l'occasion de développer ce sujet dans un prochain post.

- Sites communaux de Neubois à voir :

http://neubois.free.fr/bulletin.php et  http://www.neubois.fr/

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mercredi 22 mars 2017

La spécificité de l’école en montagne

Sur le site de l'ANEM (association nationale des élus de montagne) 

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L’école est un service public essentiel en montagne et stratégique pour son avenir. C’est pourquoi, l’ANEM revendique la préservation du maillage actuel du service public de l’éducation et le maintien du taux d’encadrement par élève des écoles et collèges en zone de montagne, ainsi que les moyens affectés au suivi des enfants en difficulté et au remplacement des enseignants.

Sa présence, vitale pour le développement local et l’aménagement du territoire, détermine le choix d’une famille de s’établir dans une commune. Disposer d’une école vivante, c’est une perspective d’avenir et l’assurance d’une population jeune contribuant à l’économie locale. En tant que « fixateur de population », l’école rurale est un rempart contre la désertification de ces territoires.

L’ANEM plaide l’application de seuils d’ouverture (ou de réouverture) de classes adaptés aux réalités rurales et montagnardes, notamment à travers la prise en considération des évolutions démographiques, à moyen terme, qui traduisent un regain d’intérêt pour la ruralité.

Les élus de la montagne considèrent que les caractéristiques marquées de leurs territoires telles que le relief et le climat influencent directement l’accès à l’école par les enfants et justifient une approche particulière du transport scolaire, notamment en termes de sécurité, mais aussi en privilégiant la durée sur la longueur des trajets. La santé des enfants impose que le temps du transport scolaire quotidien ne dépasse pas certaines limites.

Le combat des élus en faveur du maintien du service public de l’éducation se traduit par l’adoption de motions, par des rencontres avec le ministre de l’Éducation nationale et par la défense, auprès des pouvoirs publics, des écoles de montagne, trop souvent menacées de fermeture.

L'Education Nationale a reconnu cette spécificité

Au lendemain de la publication de la circulaire relative à la rentrée scolaire 2017, Marie-Noëlle BATTISTEL, députée de l’Isère, et Annie GENEVARD, députée du Doubs, respectivement Présidente et Secrétaire générale de l’ANEM se félicitent de la prise en compte, par l’éducation nationale, de la spécificité de l’école de montagne.

Une circulaire, publiée au Bulletin officiel du 9 mars 2017, détaille les priorités de la rentrée 2017-2018 notamment sur l’école primaire et la mise en oeuvre de la carte scolaire. Cette instruction ministérielle fait référence à l’article 15 de la loi du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne qui est désormais codifié dans la partie législative du code de l’éducation.

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