mercredi 2 octobre 2019

Au tribunal correctionnel de Strasbourg

Diffamation envers les écoles Steiner : le prof de philo relaxé

perra2

Dans l'édition de Strasbourg des DNA de ce mardi 1er octobre, l'article suivant a retenu mon attention : "Un professeur de philosophie de 49 ans qui enseigne dans un lycée général de région parisienne a été poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Strasbourg par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France ainsi que par une enseignante pratiquant cette pédagogie alternative. En cause, deux articles publiés sur son blog en octobre et décembre 2018.

Lui-même ancien élève du système Steiner, avec lequel il a rompu, Grégoire Perra mène depuis plusieurs années un combat pour alerter sur ce qu’il considère comme les dérives d’une pédagogie se réclamant de l’anthroposophie. « Ce que je dénonce, c’est tout l’arrière-fond cosmologique, mythologique, ésotérique qui n’est pas mis en avant pour les parents, a-t-il précisé lors de l’audience du 9 juillet. Il y a un certain nombre d’éléments d’endoctrinement qui sont diffusés aux élèves de façon inconsciente. »

Dans leur délibéré rendu mardi 1er  octobre, les juges ont estimé que la diffamation n’était pas constituée faute de faits précis énoncés. Le prévenu a été relaxé."

Poursuivi une première fois déjà par la même fédération en 2014, Grégoire Perra avait déjà bénéficié d'une relaxe. A cette époque, ce professeur organisait des conférences où il dénonçait les pratiques  de ces écoles.

Voici un compte-rendu dans le journal local "Vosges-Matin" du 14 juin 2014 (édition d'Epinal) :

Lutter contre les dérives sectaires pour préserver nos libertés

perra3

Une quarantaine de personnes très attentives ont assisté samedi, à l’Espace associatif, à la journée annuelle organisée par le cercle laïque de prévention du sectarisme ( CLPS).

David Perrin, maire-adjoint a accueilli au nom de la Ville les participants venus de parfois très loin. Michel Heinrich, député et membre du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale assistait à cette matinée comme François Xavier Huguenot, conseiller général.

En ce début de matinée, le CLPS accueillait Grégoire Perra. Ce professeur de philosophie a témoigné de son expérience d’abord d’élève puis de professeur au sein d’une école Steiner-Waldorf.

Illustrant son analyse de nombreux exemples, Grégoire Perra a démonté et expliqué les bases de l’enseignement dans les écoles Steiner-Waldorf.

«Avec une pédagogie attractive annoncée au public comme tournée vers l’éveil, ces écoles contribuent en réalité à mettre en place auprès de leurs élèves un système de pensée fermé qui génère des dérives et rend difficile une ouverture au monde extérieur».

Ces écoles privées, onze actuellement en France dont trois sous contrat avec l’Etat, fondent leur enseignement sur la doctrine de Rudolf Steiner, un philosophe mystique et pédagogue du début de 20ème siècle. La société Anthroposophique que Steiner a créée comporte un enseignement comprenant des éléments aussi divers que la réincarnation et le karma. 

«Durant toute leurs scolarité, les élèves subissent un véritable endoctrinement.» affirme Grégoire Perra. Et ceux qui résistent se font tabasser à la récré sans que les profs n’interviennent».

La mise en condition semble insidieuse s’appuyant sur des méthodes analogiques. « Cela consiste à vous laisser croire que les idées que vous avez, c’est vous qui les avez découvertes alors que ce sont les adeptes de l’anthroposophie qui vous les ont apportées » explique Grégoire Perra.

«Pour recruter des élèves de la maternelle à la terminale, les responsables de ces écoles adoptent un discours sur l’épanouissement de l’individu, l’émergence de l’artiste intérieur, le développement de la pensée libre de l’individu. En réalité dans les faits, les élèves qui sortent de ces écoles développent un super égo, cause de souffrances et qui leur pose problème pour une intégration sociale réussie.»

Grégoire Perra préconise que l’Etat arrête de subventionner ces écoles sous contrat. Il a expliqué également comment lors des inspections, les profs dissimulaient la réalité de fonctionnement par toutes sortes de stratégies.

Perra continue son combat contre l’endoctrinement des anthroposophes et leurs écoles Steiner-Waldorf en multipliant les écrits, les conférences dans le seul but d’informer les gens sur la vérité des faits. «C’est maintenant à la société de parler» a-t-il conclu.

perra

Posté par jl boehler à 03:33 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 24 septembre 2019

Déchets transfrontaliers

L’affaire interpelle. Du côté de Marckolsheim, les habitants sont furieux de voir que des Badois peu scrupuleux balancent leurs déchets dans la nature chez eux, juste de l’autre côté de la frontière.

d_chets1

Il s’agit bien souvent de déchets provenant d’entreprises du bâtiment qui souillent les sous-bois mais aussi de dépôts ménagers. Ce type de comportement n’est pas nouveau, malheureusement. Et il est certain que la liste des communes touchées par ces indélicats, d’un côté ou de l’autre de la frontière, doit être longue. Il est peut-être temps que les autorités fassent fi de cette frontière pour retrouver ces pollueurs qui salissent «notre» nature.

Dernièrement, sur des enveloppes, une même adresse revenait plusieurs fois, celle d’une maison à Oppenau, une ville du Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement de l’Ortenau, dans le district de Fribourg-en-Brisgau. La commune a déposé une main courante à la gendarmerie. Pas sûr que la démarche soit suffisante. Il va falloir muscler les mesures à prendre.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 20 septembre 2019

Elzach, capitale du masque

Du 14 au 16 novembre, un symposium européen sur le masque réunissant des conférenciers de renom aura lieu à Elzach en avant-première de la campagne "Elzacher Larvae return home".

elzach

Quoi? une annonce de "Fasnet"? Maintenant, à la fin de l'été ? Exceptionnellement - oui! Parce qu’aujourd’hui exactement dans huit semaines, du 14 au 16 novembre, se déroulera dans le Schuttigstädtchen Elzach un grand symposium européen des masques - une première. Les préparatifs de cet événement folklorique, qui attirera des amis de masques de près et de loin, se poursuivent au moins depuis le début de l'année et entrent maintenant dans leur dernière phase.

Ce colloque est organisé par la ville d’Elzach avec le soutien du magazine de l’année du carnaval "Narri, Narro". "La particularité du complexe coutumier du Fasnet souabe-alémanique est la multitude de masques aux motifs les plus divers, essentiellement sculptés dans du bois et une expression, qui rendent la coutume unique en Europe. Le site Elzach n’est pas choisi par hasard, la ville a son grand carnaval et sa figure folle, le Schuttig, qui la met à un rôle de premier plan dans le Fasnet souabe-alémanique". indiquent les organisateurs.

elzach1

Posté par jl boehler à 05:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 17 septembre 2019

Elz'Art à Elzach

Le week-end des 28/29 septembre : peinture de rue

elzartElzach, commune jumelée avec Villé, finalisera bientôt un de ses grands projets avec "ElzArt", les samedi et dimanche 28 et 29 septembre. Il s’agit d’art, ou plutôt de "street art": graffitis, street painting, peintures murales, street art, tatouages et "body painting". Un programme coloré pour les enfants et une vaste offre gastronomique des bouchers et aubergistes d'Elzach. Les magasins seront ouverts le samedi jusqu'à 18h et le dimanche de 12 à 17 heures. "Elzach déborde d'idées", tel est le slogan de ces deux journées.

Le programme de "ElzArt"

Samedi 28 septembre:

- magasins ouverts de 9h à 18h. 

- 18h "Le plus grand spectacle", spectacle de danse présenté par deux clubs de danse, 19h DJ Benni au "Fuhrmannskeller"; 20h groupe de musique "Knock Out" d'Elztäler avec Rockclassics; 21h30 DJ Bocki au "Bären".

Dimanche 29 septembre:

- les magasins sont ouverts de 11h à 18h

- 14h00 et 15h30 Spectacle de danse par et pour tous les âges: danse jazz et danse moderne du club de ballet et de gymnastique Elztäler.

ElzArt

Posté par jl boehler à 00:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 15 septembre 2019

Le loup de retour en Lorraine

Ce n’est pas officiellement confirmé, mais pour les éleveurs, le doute n’est pas permis. Le loup a refait son apparition en Moselle. Depuis 15 jours, cinq attaques ont été dénombrées au sud de Sarrebourg. Au total, près de 40 moutons ont vu la bête de trop près…

loup_840x450

Le loup est-il de retour en Moselle? Pour les éleveurs, cela ne fait aucun doute. Entre le 22 août et le 3 septembre, au moins cinq attaques ont été dénombrées sur des troupeaux ovins dans le sud de Sarrebourg, à Saint-Georges, Lorquin ou encore Landange. Quatre éleveurs ont été touchés et 38 moutons ont été tués ou blessés.

Les premières analyses confirment que ces attaques proviennent d’un même animal. Et, pour chaque attaque, la mention «Loup non écarté» accompagnait les rapports officiels. L’animal proviendrait des Alpes. Et les autorités le suivaient à la trace, au gré des attaques commises ici ou là. Cet été, il a ainsi sévi en Alsace, suivant une trajectoire le conduisant potentiellement jusque dans le sud de la Moselle.

Des attaques en 2014

Rien n’a été confirmé et les autorités ont demandé aux syndicats d’éleveurs de ne pas ébruiter l’affaire, le temps de mettre en place des mesures dans la sérénité. Mais aujourd’hui, le loup semble se plaire en Moselle-Sud et s’y être installé. Ce qui fait craindre de nouvelles attaques dans le secteur, et provoque une montée de psychose chez les éleveurs locaux.

En 2014, ils avaient été sérieusement impactés par un autre loup solitaire, descendu du massif du Donon. Le Pays de Sarrebourg, connu pour son important élevage ovin, semble être un terrain particulièrement apprécié par le grand canidé. Entre janvier et mai 2014, 33 brebis ou agneaux avaient péri sous les crocs et des dizaines d’autres avaient été blessés.

Dernière attaque mardi

Après cette série d’attaques, un comité Grand Carnivore a été créé en 2017, le retour du loup en Moselle semblant inéluctable, alors que la population de loups progresse en France. Ce comité rassemble tous les acteurs du dossier, y compris les pro-loups et les éleveurs.

L’organisme n’a pas encore été saisi après ces dernières attaques. «Mais une réunion est en train de se mettre en place», souligne une source. «De toute façon, ces attaques ne pouvaient pas rester secrètes bien longtemps…»

La dernière recensée a eu lieu mardi matin, à Landange. Dans cette seule exploitation, une dizaine de bêtes ont été victimes du loup, en deux dates. Les éleveurs redoutent un scénario pareil à celui de la Meurthe-et-Moselle, où un loup solitaire sévit depuis des mois dans la plaine des Vosges, certains l’ayant même qualifié de  «loup le plus meurtrier de France». Entre les Vosges, le Toulois et la Meuse, 136 bêtes ont été tuées au cours de l’année.(selon Le Quotidien du Luxembourg)

Posté par jl boehler à 03:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 12 juillet 2019

Metz : la tête de Trump dans la Moselle...

... pour dénoncer son climatoscepticisme

trump1Une immense structure gonflable représentant la tête du président américain Donald Trump à moitié immergée est installée dans la Moselle, à Metz, depuis vendredi et jusqu'au 7 septembre pour dénoncer ses positions contre le climat, dans le cadre du festival d'arts numériques Constellations. 

"L'idée, c'était de bâillonner Trump, de le faire taire, mais il continue à parler, très sûr de lui", explique l'artiste Jacques Rival, à l'origine du projet. L'installation, baptisée "Everything is fine", montre "un Trump en perdition, mais qui continue à vouloir être seul contre tous, à vouloir oeuvrer contre l'intérêt commun", ajoute-t-il. La tête, haute de 4,60 m et large de 6 m, en toile de PVC peinte, est gonflée en permanence grâce à un système de soufflerie. Sa main droite sort de l'eau, faisant le signe OK avec les doigts.  

La nuit, un jeu de lumière créera "une atmosphère sécuritaire avec un éclairage dynamique", précise l'artiste de 47 ans, habitué des oeuvres monumentales et satiriques. La bande son du discours qu'avait tenu en 2017 M. Trump lors du retrait des Etats-Unis à l'accord de Paris sur le climat est diffusée, tronquée, donnant l'impression qu'il parle dans l'eau. De sa bouche, sous l'eau, sortent des bulles. Un buzzer est installé sur le quai, en contrebas du pont des Roches, pour inciter les passants à le faire taire ou bien à remettre en route son flot de paroles incompréhensibles.  

L'installation s'inscrit dans le parcours d'arts numériques, composé de 14 oeuvres, du festival Constellations qui a drainé l'an dernier quelque 950.000 visiteurs. 

Avec cette oeuvre, "il s'agit de sensibiliser le public à l'importance de s'engager sur ces sujets (l'environnement et la biodiversité, NDLR), de manière décalée et quasi burlesque", explique Hacène Lekadir, adjoint à la culture de la ville de Metz. 

"C'est aussi modestement un message envoyé au président Trump pour lui dire combien ses postures et ses positions anti-écologiques sont dangereuses pour le monde entier", ajoute-t-il. (selon AFP)

Posté par jl boehler à 00:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 5 juillet 2019

Faux documents pour demandeurs d’asile et détenus

Interdit de gérer une société ? Pas un souci pour ce Messin bien implanté. Quelques entreprises écrans et un vrai savoir-faire dans les faux documents lui ont permis de développer une officine servant utilement les demandeurs d’asile et les détenus qui avaient besoin d’un emploi pour sortir de prison.

metz

Il vient toujours un moment, au cœur d’une audience, où le tribunal correctionnel, voire la chambre de l’instruction, se transforme en succursale de Pôle emploi. Étonnant spectacle durant lequel les familles des prévenus ou des détenus extirpent de leur chapeau une offre d’emploi. C’est un atout dans le dossier lorsqu’on espère sortir de prison. Mais en vérité, les juges considèrent habituellement ces contrats de travail avec distance, pas sûrs de leur crédibilité.

On connaît aujourd’hui la provenance de certains de ces contrats…

La brigade de recherches mobiles zonale (BMRZ) de Metz a interpellé, la semaine dernière, un Mosellan qui tenait ce qu’on peut appeler une officine du document frauduleux. Il avait, dans son portefeuille clients, des proches de détenus en quête de liberté. Mais pas seulement. L’enquête menée par la police aux frontières, pendant près de deux ans, a révélé que ces faux documents favorisaient du travail dissimulé et une filière d’aide à l’entrée et au séjour irrégulier. Les demandeurs d’asile savaient à quelle porte frapper pour obtenir des papiers et des contrats de travail afin d’être régularisés.

Toutes les nationalités

Les clients venaient des Balkans, d’Afrique aussi, une dizaine de nationalités semblent concernées. Tous les chemins menaient à ce faussaire qui a été capable de tromper pendant quatre ou cinq ans les services de la préfecture, l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) – dont le préjudice se monte à plus de 800 000 € –, la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) et les impôts. Avant finalement qu’un signalement ne lance l’enquête judiciaire.

Le cerveau de l’affaire est un Messin connu des autorités judiciaires pour diverses malversations. Interdit de gérer des sociétés, il a pu monter son affaire en créant plus d’une dizaine d’entreprises de BTP, souvent des coquilles vides, et en plaçant à leur tête des hommes de paille. En arrière-plan, il continuait à tirer les ficelles. Un complice nancéien jouait le rôle de comptable. Chaque prestation était facturée au minimum 1 000 €.

Quid des personnes régularisées ?

Le principal mis en cause a été interpellé avec trois autres personnes, et mis en examen la semaine dernière par un juge d’instruction de Metz.

L’opération a « conforté la procédure. On a mis la main sur de nombreux documents frauduleux », indique une source. Se pose maintenant la question de l’avenir des personnes régularisées sur la base de ces documents.

Une trentaine de dossiers a déjà été identifiée. « Il y a en a sans doute beaucoup d’autres. Mais retrouver ces personnes s’annonce compliqué. » (Paru dans "Le quotidien du Luxembourg")

Posté par jl boehler à 00:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 22 juin 2019

Marché paysan de Dambach-la-Ville

Le programme des animations

dambach

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 13 juin 2019

Weilertal, c'est où ?

Histoire de rues jumelles...

elzach1

Elzach, qui a très récemment fêté son jumelage avec la commune de Telfs, dans le Tyrol autrichien, possède déjà une "Telfer-Strasse". Et au conseil municipal, certains se sont souvenu que le jumelage avec Villé durait depuis bien plus longtemps et n'était toujours pas évoqué par le nom d'une rue. Alors le conseil s'est lancé ! 

1419356564

Oui, mais voilà ! "Une rue de Val de Villé, c'est tout simplement mauvais", avait déclaré un peu plus tôt le bürgermeister Roland Tibi. Et on avait alors évoqué l'idée de la traduction allemande de "Weilertal Road". Mais toujours pas d'unanimité là-dessus : contrairement à Schlettstadt, la ville sœur de Waldkirch, malheureusement, "Weilertal" ne dit presque rien aux Elzachois. Les Alsaciens disent "Val de Villé" ou "Willerdaal", le Elzacher simplement "Villé".

l_cheur

Un court sondage certes non représentatif a révélé: "Weilertal? Hm ... c'est où ? à Weil am Rhein ou à Badenweiler?" Il serait peut-être plus évident d'appeler la rue "Val-de-Villé-Straße"? A Waldkirch, on a bien opté pour la "Schlettstadt-Allee".

Et si on en revenait à des habitudes plus terre à terre ? Lorsque nos jumelés se rencontrent, c'est pour bien manger et bien boire ! Alors, si Elzach avait un jour une "Plataschlacker Gasse" ? Voilà qui aurait de la gueule ! Suite au prochain conseil municipal ... qui se réunit plus souvent que celui de Villé.

Une "Gasse" (ruelle) suffira bien sûr pour accueillir de temps en temps quelques villois qui se rendent à Elzach en covoiturage limité à deux véhicules. Quant à l'Avenue d'Elzach à Villé pour accueilir les bus de Forêt Noire, elle reste à construire.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 25 mai 2019

Frimar ou Colbourg ?

Le maire de Vieux-Brisach propose une ville franco-allemande.

brisach

Pourquoi ne pas penser en grand à la coopération: Oliver Rein, le Bürgermeister de Vieux-Brisach propose un projet commun de développement urbain. À d'autres endroits, cependant, cela dépend de la coopération avec la France.

"Construisons ensemble une ville sur le Rhin, c'est ce que nous appelons Freimar ou Colburg", a déclaré le maire de Vieux-Brisach, Oliver Rein, à la réunion de la région de Fribourg. Des représentants de la ville de Fribourg ainsi que des districts ruraux de Breisgau-Hochschwarzwald et d'Emmendingen sont représentés au sein du comité. Le maire de Fribourg, Martin Horn, a déclaré qu'il s'agissait d'une proposition "courageuse" visant à résoudre le problème du logement dans la région. Horn était moins convaincu du nom. "Nous devons reparler de Freimar."

Le sujet a été abordé dans la discussion sur l'avenir post-nucléaire de Fessenheim. Il s'est avéré qu'il reste encore beaucoup de points à éclaircir. Entre autres choses, il est question de créer un parc industriel international et de créer une liaison ferroviaire entre Fribourg et Colmar. Après la réunion, on a appris que le gouvernement fédéral ne voulait pas payer pour la connexion ferroviaire, qui coûte jusqu'à 270 millions d'€.

Il n’est pas clair non plus quelle technologie (électrification ou non ?) devrait être utilisée pour les trains, même s’ils devaient seulement être mis en route. Cette décision est prise en France. Du côté allemand, la route entre Breisach et Fribourg est en train d’être électrifiée. En France, la traction à l'hydrogène est également à l'étude. Si des systèmes incompatibles sont utilisés, les passagers devront changer de train sur la liaison Fribourg-Colmar. Selon l’administrateur du district, Dorothea Störr-Ritter, ce scénario est tout à fait envisageable.
Il existe également un désaccord entre l'Allemagne et la France sur une autre question. L'entreprise énergétique française EdF envisage de construire sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim une usine de démantèlement des composants de réacteurs radioactifs. L'Allemagne rejette les plans d'un soi-disant Technocentres. "Les Français connaissent notre position, mais nous ne savons pas comment ils la gèrent, et ce n'est pas nous qui décidons", a déclaré Störr-Ritter.
Le voeu du Bürgermeister de Alt-Breisach risque de rester pieux encore de nombreuses années.

Posté par jl boehler à 00:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,