mardi 18 avril 2017

Grève aux papeteries Clairefontaine

Conditions de travail désastreuses ! 

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Une vingtaine de salariés syndiqués CGT des Papeteries de Clairefontaine ont débrayé mardi 11 avril, l'après-midi.Le motif ? Protester contre des conditions de travail qu’ils estiment être actuellement désastreuses. « Voilà maintenant 4 bonnes années que les conditions de travail se dégradent ici, et cela va en s’accentuant. A travers ce mouvement syndical, par ailleurs le premier depuis des années, nous dénonçons des techniques de management qui engendrent des conditions de travail désastreuses, avec notamment une pression constante de la hiérarchie sur de nombreux salariés. Aujourd’hui, quelqu’un qui a un souci de santé ou se blesse au travail se retrouve licencié. A ce propos, les accidents de travail sont de plus en plus en fréquents. On en dénombre ainsi 7 en janvier, 6 en février et 4 mars. Ces accidents de travail sont l’une des conséquences des mauvaises conditions de travail » déplore David Trocmé, responsable syndical CGT aux Papeteries de Clairefontaine, tout en précisant que « nous les employés respectons la direction, alors on aimerait qu’on nous respecte également en retour. Si la situation ne s’améliore pas, le mouvement syndical se poursuivra et s’intensifiera ». Parmi leurs revendications, les salariés syndiqués CGT souhaiteraient qu’il y ait plus d’embauches en CDI, que les cadences de travail soient moins élevées et que les salaires soient augmentés à hauteur de 3%. A l’heure actuelle, les Papeteries de Clairefontaine emploient 580 personnes, dont 518 en CDI.(selon "Vosges-Matin")

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lundi 10 avril 2017

Tout va bien sur le marché de l’emploi badois

Après les mois d’hiver, l’emploi reprend en ce début de printemps. Le taux de chômage dans l’Ortenau baisse de 0,2% pour se situer maintenant à 3,5%. Pas mal.

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Il est vrai, les deux, trois derniers mois, nous n’avions pas vraiment peur pour le marché de l’emploi outre-Rhin, même si le taux de chômage avait légèrement augmenté de quelques dixièmes de points. Et on avait raison de ne pas nous exciter – avec les beaux jours, ce taux de chômage redescend immédiatement pour se situer maintenant à 3,5%. On frôle à nouveau le plein emploi.

Toutefois, même si les chiffres sont excellents, ils ne le sont pas pour les 8508 hommes et femmes qui actuellement, cherchent un poste dans l’Ortenau. En même temps, dans la même région, 3718 postes sont à pourvoir, donc, tout chercheur d’emploi dans l’Ortenau a de réelles chances de trouver un nouveau poste. Souvent, il suffit de se lancer…

Et les professionnels de l’emploi attendent avec impatience l’ouverture de la saison dans le parc de loisirs EuroaPark, l’un des plus grands employeurs de la région. « Avec le début de la saison touristique, nous nous attendons à une nouvelle baisse du chômage », explique Elisabeth Giesen, directrice opérationnelle de l’Agence pour l’Emploi à Offenburg.

Et que veut dire cette évolution pour les Alsaciens à la recherche d’un emploi ? Le message est clair – avec 3718 postes qui attendent à être occupés, la situation reste inchangée pour les chercheurs d’emploi alsaciens. La meilleure adresse pour trouver un emploi en Pays de Bade, est et reste le « Centre de Placement Transfrontalier » dont les bureaux se trouvent dans le bâtiment de la gare de Kehl. Des conseillers bilingues vous y conseillent et peuvent souvent vous faire des propositions concrètes.

Allez, c’est le printemps – tentez votre chance de l’autre côté du Rhin ! (Selon "Euro-journalist")

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jeudi 30 mars 2017

Pas tout à fait un poisson d'avril !

Saint-Marguerite : le piranha des Vosges

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mercredi 29 mars 2017

Syndicalisme franco-allemand

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article).

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Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

 Daniel MURINGER, pour "L'Alterpresse 68"

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

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vendredi 24 mars 2017

Dans l'Elztal, près de 700 ménages autonomes pour la fourniture d'eau

22 mars : Journée de l'eau pour les Nations-Unies

eauDepuis 1993, le 22 mars est la "journée mondiale de l'eau", journée qui rappelle l'importance de l'accès des populations à l'eau potable et le bon traitement des eaux usées. Chez nos jumelés de la vallée d'Elzach (Elztal), plus de 40 000 abonnés sont reliés au réseau public. Mais 686 ménages ont leur propre système d'approvisionnement en eau potable. 252 puits sont utilisés pour des commerces (maisons de vacances, restaurants) et 434 sont à utilisation privée. La qualité de leau est vérifiée par des contrôles réguliers.

L'eau des sources et des puis a l'inconvénient de varier tout au long de l'année. Certains des résidents sont aussi tributaires de l'approvisionnement par camions-citernes. Le problème des sources et des puits devient d'ailleurs crucial avec le changement climatique, surtout dans les fermes isolées où l'eau sert aussi pour les animaux et pour l'agriculture.

Déjà en 2016, la faible pluviométrie a influé sur le niveau des eaux souterraines. Pour ces ménages dits autonomes, l'alimentation en eau devient de plus en plus critique.

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mardi 28 février 2017

Carnaval chez nos jumelés d'Elzach

Avec torches et fanfares

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Les Elzachois de l'Oberprechtal fêtent pendant 2 jours le quarantième anniversaire du Bergteufel (diable de la montagne) avec un grand défilé aux flambeaux, comprenant notamment six chars, deux "Guggenmisigg" et la fanfare des "fous" de la "Trachtenkapelle. La cavalcade était annoncée par une grande banderole "D'Bergdeifel het jetzt upper Precht fünf Dag lang' Narrenrecht" (Le diable de la montagne a pendant cinq jours tous les droits dans le Prechtal). Très belle ambiance !

Pour une fois, le maire de Villé, bourg jumelé, ne se serait pas déplacé à ces festivités en guise de solidarité avec tous les villois privés cette année de carnaval.

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mercredi 22 février 2017

Elzach : Carnaval sur le thème du cirque

Le cirque Konradius envahit la ville !

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Alors qu'à Villé, Carnaval se déroule sur le thème "Fête morte, volets clos", chez nos jumelés d'Elzach on fait honneur au cirque. Et toutes les associations, toutes les écoles imaginent des déguisements et des animations sur le thème du cirque. Ainsi au jardin d'enfants Saint Conrad, les enfants ont décoré le corridor avec des anneaux de cirque.

Ce thème n'est pas seulement favorable à une décoration colorée, ou à des idées créatives de jeux. Mais il donnne aussi aux enfants des possibilités de développement : maîtrise du corps, agilité, force, vitesse d'exécution, confiance en soi. Le langage aussi est développé. Toutes ces capacités dans des jeux. Les enfants de Saint Conrad sont tour à tour funambules, dompteurs, clowns, artistes.

Et malgré tout, la tradition d'Elzach est respectée. Les nombreux masques de Schuttig et Rägemolli peuvent être admirés dans tous les quartiers. Et tous ces enfants participeront cette année à la cavalcade avec des chansons apprises à l'école pour la fête. Pendant ce temps, les enfants de Villé seront au lit...

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mercredi 15 février 2017

De plus en plus d'alcool aux défilés de Carnaval

L'exemple de Gundelfingen (Haut-Pays de Bade) 

alcoolL'inesthétique n'est qu'un effet secondaire de la consommation de plus en plus forte des jeunes aux fêtes de Carnaval. A Gundelfingen, les cas qui tournent mal sont si fréquents que la municipalité a décidé de faire payer des amendes (pour les déplacements des agents), tout comme sont devenues payantes les interventions des secours.

Et les mesures prises envers les alcoolisés sont radicales. Ben (le prénom a été changé) s'en souviendra longtemps. Avant de s'effondrer après une longue beuverie, il s'était battu avec les policiers qui voulaient le contrôler. Il a été ligoté et couché sur un matelas dans la cour de l'école. En attendant qu'il soit transporté au poste de police. Il n'était pas seul, plusieurs dizaines de jeunes gens étaient dans le même état que lui, dont une majorité de jeunes filles. Ben a fini sa soirée à l'hôpital des enfants, car il n'a que 15 ans. Un hôpital qui a fait le plein ce jour-là.

Pourtant, malgré l'interdiction de vente d'alcools forts dans les rues et dans les deux "villages de fous", la consommation augmente. Aucun de ces jeunes ne semble penser à sa santé. "Dans les contrôles, nous avons trouvé de la vodka au jus d'orange ou du thé glacé au rhum", affirme un policier de Gundelfingen. Les jeunes affluent par trains entiers avec un "sac au dos ivrogne" rempli d'alcool et de drogue.

Dimanche dernier, la surveillance policière était permanente par deux douzaines d'agents. "Nous voulions éviter les saccages" confirme le responsable du service d'ordre. Il y a malgré tout eu deux bagarres vite étouffées dans l'oeuf. Malgré tout, une poignée de jeunes a été mise en garde à vue pour détention de marijuana. Les parents ont été invités à les récupérer au poste de police. Ceux-là sont souvent choqués, ils sous-estiment leurs enfants.

L'âge pour ingurgiter des boissons (18 ans) n'est guère respecté. La loi interdit les spiritueux et autres alcools forts en-dessous de 18 ans. Bière et vin sont interdits en-dessous de 16 ans. On retrouve pourtant des enfants de 14 ans à consommer ces alcools. Et évidemment, les actes de violence augmentent en conséquence. Même les policiers prennent des coups de pied et se font insulter.

Malgré tout, selon la police, la fête s'est déroulée sans incident majeur. Mais, non loin de là, à Denzlingen, il y a eu des émeutes.

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mercredi 25 janvier 2017

Europa-Park propose 250 nouveaux emplois

Les candidats à une embauche peuvent se rendre sur place

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Du 26 au 28 janvier, des visites d'embauche ont lieu à l'Europa-Park à Rust en coopération avec l'Agence pour l'emploi Offenburg, le Pôle Emploi Alsace de Sélestat et la Promotion de l' emploi local de Lahr. Le parc, pour la saison à venir,  recherche 250  nouveaux employés, que ce soit sur les montagnes russes, à l'hôtel ou sur le stand de bonbons. Les personnes intéressées ont la possibilité dans la semaine à venir voir sur place l'emploi qui les intéresse. Avec environ 3600 employés, le parc est l' un des plus grands employeurs de la région. "Qualification, convivialité et motivation des employés contribuent à la réussite de l' entreprise familiale selon un communiqué de presse du parc. Nous recherchons des collaborateurs pour les zones attractions, la restauration, la vente, le service, la cuisine et le nettoyage.  Avec le grand nombre de postes vacants, nos candidats à Europa-Park ont une bonne chance d'obtenir satisfaction", annonce Marcus Beck, chef du personnel et de l' administration de la station de l'hôtel. Pour fixer un rendez-vous, les candidats doivent écrire sur le net à http://www.europapark.de/jobs ou appeler le 07822/7715444. Cette année , les candidats seront accueillis du jeudi au samedi de 9h à 20h.

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lundi 2 janvier 2017

Thionville : un ouvrier polonais dénonce des paies de misère

Retards de salaires, paies versées au tiers : un ouvrier polonais, ex-employé d’une entreprise du bassin thionvillois, saisit les prud’hommes. Il tient à faire valoir ses droits en tant que simple travailleur sous contrat français.

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L’ex-salarié est de nationalité polonaise. Mais le contrat à durée indéterminée, signé avec une entreprise du bassin thionvillois, était bel et bien français. « Cela n’a pas empêché mon client d’être payé comme un Polonais », tempête l’avocat du tuyauteur-soudeur qui dénonce aujourd’hui les méthodes de son ancien patron.

Embauché en 2013, l’ouvrier va devoir composer avec des retards de salaires et des versements bien inférieurs à ceux qu’indiquent ses fiches de paie officielles. « En novembre 2013, il aurait dû toucher 1 477 euros nets comme c’est écrit sur son bulletin de salaire. Or il n’a perçu que 477 euros. En mai 2014, il n’est payé que 678 euros contre 1 388 euros », cite en exemple son avocat thionvillois, Me Stéphane Ripoll, extraits de compte bancaire à l’appui.

Au printemps 2014, le salarié compte près de 4 000 euros d’arriérés. Alors il décidera de ne plus venir bosser. « En novembre 2014, son employeur le met en demeure de reprendre le travail et pointe une absence injustifiée. Mais le fait de ne pas obtenir la totalité de sa paie est une raison tout à fait justifiée », rappelle Me Ripoll.

Selon l’avocat et les éléments dont il dispose, le patron aurait ensuite tout essayé pour se détacher de son ouvrier, et étouffer le litige qui les oppose. « L’employeur tente de le considérer comme démissionnaire. Il lui adresse une demande de rupture conventionnelle mais sans respecter les règles que cela impose. Il veut même lui faire signer une promesse de non-poursuite pour se protéger », égraine Me Ripoll.

4 000 euros d’impayés

Le tuyauteur-soudeur, âgé d’une trentaine d’années, semble, lui, bien décidé à se faire entendre. Soutenu par son avocat, il saisit le conseil des prud’hommes de Thionville. Et il choisit d’initier une procédure qui consiste « à prendre acte de la rupture ». « De cette manière, le salarié considère les manquements de l’entreprise, il rejette le tort exclusif sur l’employeur », décrypte Me Stéphane Ripoll. Cette option induit le fait que le salarié a déjà quitté son poste et qu’il est en mesure de justifier les raisons légitimes qui l’y ont poussé. « Ensuite, c’est aux juges des prud’hommes de trancher. S’il considère que les motifs exposés sont fondés, l’acte de rupture produit le même effet qu’un licenciement abusif ou sans cause réelle et sérieuse », souligne l’avocat thionvillois. Pour lui, les choses sont claires : l’obligation de payer les salaires n’a pas été respectée par le patron. L’ex-ouvrier réclame les 4 000 euros de salaires impayés ainsi que des dommages et intérêts.

Toutefois, même si le conseil des prud’hommes venait à statuer en sa faveur ces prochains mois, encore faudrait-il que l’employeur soit en mesure de l’indemniser comme espéré. Car son entreprise est en liquidation judiciaire. Voilà qui compromet les réclamations financières du plaignant. Même si dans de tels cas, l’association qui gère le régime de garantie des salaires est sollicitée. ("Le Quotidien Luxembourgeois")

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