vendredi 14 juillet 2017

C'est samedi et dimanche à Elzach

Coupes d'Europe de cyclisme paralympique

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Samedi et dimanche 15-16, l'élite européenne du cyclisme pour handicapés se retrouvera chez nos jumelés d'Elzach. Parmi les athlètes présents seront présents de nombreux médaillés paralympiques, des pays voisins, avec une forte délégation espagnole, et aussi quelques champions venus des Etats-Unis. Pour les concurrents locaux, la journée s'annonce prometteuse aussi, les sportifs d'Elzach ayant réussi de belles performances le week-end dernier aux Pays-Bas dans une course comptant pour la coupe du monde.

Le programme

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Samedi, 15 juillet :

12 h 15 : course contre la montre des tricycles individuels.

14 h 15 : course contre la montre des tandems classe C (18 km sur routes de montagne).

Dimanche, 16 juillet :

- Courses en ligne sur un circuit à travers les rues d'Elzach à partir de 9 h. Le départ de la dernière course (classes C4 et C5) aura lieu à 15 h.

- Remises des prix à la fin des compétitions dans la cour d'école d'Elzach.

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vendredi 23 juin 2017

Marché paysan de Dambach-la-Ville

Avec "Damb'Arts" l'association pour la Promotion Economique et Culturelle de Dambach-la-Ville

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jeudi 8 juin 2017

Le plein emploi dans l’Ortenau…

Avec un taux de chômage de 3,0%, l’Ortenau atteint techniquement le plein emploi. Impressionnant, mais le taux de chômage ne dit pas tout…

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3,0% ! Au mois de Mai, le taux de chômage a encore une fois baissé de 0,2% dans l’Ortenau voisine pour atteindre cette marque mythique des 3,0%, taux considéré comme le seuil du plein emploi. Et l’Ortenau ne fait pas office d’exception – le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg se situe à 3,4% – enviable, pourrait-on penser. Une catastrophe, disent les employeurs qui cherchent des collaborateurs qualifiés qu’ils ne trouvent pas.

L’Ortenau, cette région située juste en face de Strasbourg et de l’Alsace, compte aujourd’hui 7479 personnes qui seraient à la recherche d’un emploi. Parmi ces personnes, certaines sont simplement inscrites comme chercheurs d’emploi pour pouvoir toucher des allocations. Donc, tout le monde est content, plus ou moins. Tout le monde ?

Deux catégories de personnes ne sont pas contentes du tout avec cette évolution. D’une part, les employeurs qui ont de plus en plus de mal à trouver des collaborateurs qualifiés, au point où certaines entreprises réfléchissent à une délocalisation, et d’autre part, les personnes considérées comme « difficiles à placer » et que l’on sort des statistiques officiels pour les prendre en charge dans un autre organisme, la « Kommunale Arbeitsförderung », une sorte d’antichambre de la précarité du troisième âge.

C’est vrai, les chiffres sont mirobolants et cette notion du plein emploi fait rêver certains. Mais force est de constater que ce « plein emploi » est assez trompeur. Dans un pays comme l’Allemagne qui se paye de « luxe » d’accepter que presque 20% de sa population vit en-dessous du seuil de la pauvreté, les chiffres valent ce qu’ils valent.

Oui, les apparences sont formidables. A un moment où le destin de gouvernements dépend du taux de chômage, ce « plein emploi » en Allemagne peut impressionner. Et l’Allemagne est si fière de ses chiffres. Champion à l’exportation, champion au niveau de l’emploi, champion tout court. La précarité d’un cinquième de la population, les 6 millions d’enfants vivant dans la précarité, les retraités dont les retraites se situent au niveau du RMI – tout cela fait désordre et on préfère ne pas trop en parler.

Le « modèle allemand » constitue l’incarnation du capitalisme libéral qui lui, profite un maximum à ceux qui réussissent à bien s’en accommoder, tout en laissant en rade les éléments plus faibles de la société. Quand on accepte un capitalisme qui marche sur des cadavres, le « modèle allemand » est parfait. Par contre, quand on aspire à une société qui met en avant le vivre-ensemble et la solidarité, ce même « modèle allemand » est à proscrire.

3,0%. Le « plein emploi ». Pendant que le champagne coule dans les étages des administrations, les plus démunis de la société allemande rient jaune.(Selon "euro-journaliste")

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jeudi 1 juin 2017

Améliorations à Europa Park

La famille Mack investit des millions d'€ à Rust

rustEuropa-Park s'inscrit  manifestement sur la voie de la croissance, avec une zone d'activités supplémentaire de 120 hectares. En 2019, est prévue la mise en service d'un hôtel supplémentaire et un parc aquatique. L'ensemble hôtelier comprendra alors 1200 lits supplémentaires. "Les 4500 lits actuels sont remplis à 95%, nous devons refuser des demandes." déclare Mickael Kreft, représentant le comité exécutif. Le complexe hôtelier scandinave est déjà bien avancé.

La famille Mack a investi plusieurs centaines de millions, affirme sont représentant Thomas Mack. Le but du parc aquatique est de renforcer l'ouverture à l'année. Le premier hôtel de 512 lits avait été ouvert en 1995 et avait enregistré 150000 nuitées dès la première année.En 2016, les nuitées avaient dépassé le million. Depuis sa création, le parc a accueilli plus de 100 millions de visiteurs.Plus d'un quart des visiteurs est resté au moins pour une nuit. Les visiteurs à la journée ont passé en moyenne 8,5 heures dans le parc.

Le maire de Rust, Kreft de Byern, a souligné aussi les progrès réalisés grâce à internet. Il regrette que l'arrêt ICE à Ringsheim ait été demandé en vain. Il rappelle que grâce à une connexion TGV, 60% des visiteurs du parc Disney à Paris arrivent par le train. Les communautés régionales et locales continuent à démarcher pour obtenir cet arrêt à Ringsheim. 

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dimanche 28 mai 2017

L'inexpérience et la naïveté des militants de "En Marche"

2ème circonscription du Haut-Rhin (Ribeauvillé - Ste-Marie-aux-Mines) 

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Mathieu Dischinger est conseiller municipal à la mairie de Munster, en Alsace. C'est un "engagé de la première heure" auprès d'Emmanuel Macron. "Je l'ai suivi tout de suite en avril 2016", explique-t-il. Mathieu Dischinger s'attendait à être le candidat investi dans sa circonscription du Haut-Rhin (2e). Référent logistique "En Marche" de son département, membre du comité départemental, responsable de sa circonscription, puis désigné par Emmanuel Macron comme représentant En marche ! pour l'élection présidentielle.... : il avait tout pour être l'élu. Mais non. Le couperet est tombé jeudi soir. À sa place, c'est Hubert Ott, étiqueté du Modem, qui sera candidat aux législatives dans sa circonscription. A la même heure où la candidate de la circonscription voisine (Sélestat - Erstein - Villé) a dû jeter l'éponge face à un candidat LR-lemairien.

"Cherchez l'erreur..." lance Mathieu Dischinger, amer. L'accord passé entre François Bayrou et Emmanuel Macron ? Celui qui a parcouru plus de 5 000 kilomètres, passé des heures à tracter, à rencontrer les personnes sur le terrain, estime en être "une des victimes collatérales (...). C'est désolant, car nous avons l'impression d'avoir été des porteurs d'eau." "C'est paradoxal, on nous fait travailler à la base, au plus proche des gens. Puis on ne favorise pas la personne qui s'est fait connaître par les habitants, et on la remplace. On ne comprend pas bien la stratégie électorale... On espère qu'on ne s'est pas trompés", poursuit le conseiller municipal.

A "En marche", on n'écoute plus les comités

Les mots sont durs pour Emmanuel Macron. "Il nous a demandé d'être ses guerriers. Mais normalement, les guerriers, on les préserve, on ne les sacrifie pas. Nous avons été sacrifiés. Notre référent départemental nous a soutenus à 200 %, mais désormais, à En marche !, on n'écoute plus les comités. On nous impose les décisions par le haut." Le conseiller municipal de Munster est d'autant plus déçu que, à la suite de l'annonce du candidat investi dans sa circonscription, il n'a eu aucun retour d'Emmanuel Macron ou même d'un membre de La République en marche !.

Mathieu Dischinger épingle son remplaçant du MoDem, Hubert Ott : il "n'a jamais tracté un document, n'a jamais rien fait dans cette circonscription (...). J'avais beaucoup d'espoir, car je considérais qu'En marche ! représentait le nouveau monde politique. Mais, en fait, nous avons encore emmené quelques morceaux de l'ancien monde avec nous...". Comprendre le MoDem. D'après ses dires, Mathieu Dischinger n'est pas le seul dans ce cas. "Dans une autre circonscription, il s'est passé la même chose. Une personne a été parachutée de Paris", explique-t-il. Le militant est déçu. Mails il n'est pas allé jusqu'à rendre carte de La République en marche !, et ne compte pas le faire. L'espoir du changement malgré tout ? (Selon "Le Point")

Le changement ? Ce n'est pas maintenant, et "En Marche" n'est qu'une résurgence de la vieille droite conservatrice.

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Hubert Ott, un vieux de la vieille des batailles électorales; le néo-militant de base Dischinger n'a pas fait le poids.

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mardi 18 avril 2017

Grève aux papeteries Clairefontaine

Conditions de travail désastreuses ! 

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Une vingtaine de salariés syndiqués CGT des Papeteries de Clairefontaine ont débrayé mardi 11 avril, l'après-midi.Le motif ? Protester contre des conditions de travail qu’ils estiment être actuellement désastreuses. « Voilà maintenant 4 bonnes années que les conditions de travail se dégradent ici, et cela va en s’accentuant. A travers ce mouvement syndical, par ailleurs le premier depuis des années, nous dénonçons des techniques de management qui engendrent des conditions de travail désastreuses, avec notamment une pression constante de la hiérarchie sur de nombreux salariés. Aujourd’hui, quelqu’un qui a un souci de santé ou se blesse au travail se retrouve licencié. A ce propos, les accidents de travail sont de plus en plus en fréquents. On en dénombre ainsi 7 en janvier, 6 en février et 4 mars. Ces accidents de travail sont l’une des conséquences des mauvaises conditions de travail » déplore David Trocmé, responsable syndical CGT aux Papeteries de Clairefontaine, tout en précisant que « nous les employés respectons la direction, alors on aimerait qu’on nous respecte également en retour. Si la situation ne s’améliore pas, le mouvement syndical se poursuivra et s’intensifiera ». Parmi leurs revendications, les salariés syndiqués CGT souhaiteraient qu’il y ait plus d’embauches en CDI, que les cadences de travail soient moins élevées et que les salaires soient augmentés à hauteur de 3%. A l’heure actuelle, les Papeteries de Clairefontaine emploient 580 personnes, dont 518 en CDI.(selon "Vosges-Matin")

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lundi 10 avril 2017

Tout va bien sur le marché de l’emploi badois

Après les mois d’hiver, l’emploi reprend en ce début de printemps. Le taux de chômage dans l’Ortenau baisse de 0,2% pour se situer maintenant à 3,5%. Pas mal.

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Il est vrai, les deux, trois derniers mois, nous n’avions pas vraiment peur pour le marché de l’emploi outre-Rhin, même si le taux de chômage avait légèrement augmenté de quelques dixièmes de points. Et on avait raison de ne pas nous exciter – avec les beaux jours, ce taux de chômage redescend immédiatement pour se situer maintenant à 3,5%. On frôle à nouveau le plein emploi.

Toutefois, même si les chiffres sont excellents, ils ne le sont pas pour les 8508 hommes et femmes qui actuellement, cherchent un poste dans l’Ortenau. En même temps, dans la même région, 3718 postes sont à pourvoir, donc, tout chercheur d’emploi dans l’Ortenau a de réelles chances de trouver un nouveau poste. Souvent, il suffit de se lancer…

Et les professionnels de l’emploi attendent avec impatience l’ouverture de la saison dans le parc de loisirs EuroaPark, l’un des plus grands employeurs de la région. « Avec le début de la saison touristique, nous nous attendons à une nouvelle baisse du chômage », explique Elisabeth Giesen, directrice opérationnelle de l’Agence pour l’Emploi à Offenburg.

Et que veut dire cette évolution pour les Alsaciens à la recherche d’un emploi ? Le message est clair – avec 3718 postes qui attendent à être occupés, la situation reste inchangée pour les chercheurs d’emploi alsaciens. La meilleure adresse pour trouver un emploi en Pays de Bade, est et reste le « Centre de Placement Transfrontalier » dont les bureaux se trouvent dans le bâtiment de la gare de Kehl. Des conseillers bilingues vous y conseillent et peuvent souvent vous faire des propositions concrètes.

Allez, c’est le printemps – tentez votre chance de l’autre côté du Rhin ! (Selon "Euro-journalist")

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jeudi 30 mars 2017

Pas tout à fait un poisson d'avril !

Saint-Marguerite : le piranha des Vosges

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mercredi 29 mars 2017

Syndicalisme franco-allemand

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article).

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Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

 Daniel MURINGER, pour "L'Alterpresse 68"

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

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vendredi 24 mars 2017

Dans l'Elztal, près de 700 ménages autonomes pour la fourniture d'eau

22 mars : Journée de l'eau pour les Nations-Unies

eauDepuis 1993, le 22 mars est la "journée mondiale de l'eau", journée qui rappelle l'importance de l'accès des populations à l'eau potable et le bon traitement des eaux usées. Chez nos jumelés de la vallée d'Elzach (Elztal), plus de 40 000 abonnés sont reliés au réseau public. Mais 686 ménages ont leur propre système d'approvisionnement en eau potable. 252 puits sont utilisés pour des commerces (maisons de vacances, restaurants) et 434 sont à utilisation privée. La qualité de leau est vérifiée par des contrôles réguliers.

L'eau des sources et des puis a l'inconvénient de varier tout au long de l'année. Certains des résidents sont aussi tributaires de l'approvisionnement par camions-citernes. Le problème des sources et des puits devient d'ailleurs crucial avec le changement climatique, surtout dans les fermes isolées où l'eau sert aussi pour les animaux et pour l'agriculture.

Déjà en 2016, la faible pluviométrie a influé sur le niveau des eaux souterraines. Pour ces ménages dits autonomes, l'alimentation en eau devient de plus en plus critique.

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