dimanche 12 janvier 2020

Une oreille tendue vers les élus de la montagne

Les Vosges alsaciennes absentes du débat ?

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Invitée à présider le conseil national de la montagne qui se tenait ce vendredi à Saint-Dié-des-Vosges, la ministre Jacqueline Gourault a martelé sa volonté de concertation entre les élus des territoires montagneux comme les Vosges et l’État. Le but : être à l’écoute des problématiques spécifiques à la montagne et proposer des politiques adaptées. Encore faudrait-il que tous les interlocuteurs soient présents. Car la vice-présidente alsacienne du Comité du Massif Vosgien, une fois de plus, manquait à l'appel. Et on peut se demander qui représentait ce versant du massif pendant que le président Bierry fêtait la nouvelle année et le départ à la retraite du président Riebel à la comcom de la vallée de Villé.

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Pourtant à l’ordre du jour figurait notamment le désormais célèbre décret relatif à l’obligation d’équipement des véhicules en période hivernale, « prêt depuis deux ans mais reporté d’abord à cause de la crise des gilets jaunes puis de l’opposition des transporteurs routiers » précisait la ministre. Il était aussi question de la prise en compte de la politique de la montagne dans la future Agence Nationale de Cohésion des Territoires, des montants alloués aux futurs contrats de plan interrégionaux de massif, mais aussi de la caisse pivot des saisonniers pluriactifs (moniteurs de ski, guides, personnel hôtelier, etc...) du régime spécial de l’activité partielle en montagne (sujet qui horripile pourtant le président Macron), ou face au changement climatique, ou encore du maintien des espaces agricoles et du déboisement.

La manifestation improvisée à l'arrivée de la ministre n'y a rien fait. Malgré le contexte social tendu qui entoure le projet de réforme des retraites, la ministre de la Cohésion territoriale a tenu à se concentrer sur son cheval de bataille, l’aménagement du territoire, sans en dévier d’un iota. Et pas n’importe quel territoire : la montagne.

Profitant de la perche tendue par ce Conseil National de la Montagne qu’elle préside à l’espace François-Mitterrand de Saint-Dié ce vendredi, elle a expliqué en premier lieu le projet de loi dit des « 3D » : décentralisation, différenciation et déconcentration. « Tout doit être appliqué en fonction de la géographie des territoires, comme le transport ou la santé dans des vallées de montagne avec des services publics éloignés », constate la ministre.

Une différenciation à discuter lors de concertations

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Pour ce faire, les élus des territoires pourront exposer leurs besoins et leurs propositions à l’occasion de concertations régionales organisées prochainement. Aucun domaine n’est exclu. Ce travail interministériel doit aboutir à un texte qui doit être « prêt pour la fin du premier semestre 2020 ».

Parmi les inquiétudes de la montagne : le réchauffement climatique, « une réalité » et les forêts. « Ce n’est pas qu’un territoire touristique et sportif. Il y a une voix de la montagne avec des problématiques spécifiques : les saisonniers, la pluriactivité, les équipements spéciaux en hiver ou les conditions du maintien d’une agriculture de montagne », expose Annie Genevard, présidente de l’association nationale des élus de la montagne. Également députée LR du Doubs, elle souhaite que la ministre puisse faire entendre cette voix spécifique au gouvernement.

Des conseils avec une nouvelle agence

Depuis le 1er janvier, l’Agence nationale de la cohésion des territoires a vu le jour. Fruit de la fusion entre l’Agence du numérique, le Commissariat général à l’égalité des territoires et l’Établissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux, elle doit conseiller les collectivités territoriales avec une fonction « d’ingénierie » juridique, financière ou technique comme sur le programme "Action coeur de ville" ou les maisons France Service.

Une chose est sûre : la ministre assure qu’il y aura un programme spécifique consacré à la ruralité de montagne pour mener des politiques publiques adaptées. Reste à voir l'application... avec des élus absents ?

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lundi 30 décembre 2019

Des marchands de sommeil à la frontière française

Privés ou entreprises luxembourgeoises louent à des prix indécents des chambres à des salariés grand-ducaux dans les communes le long de la frontière, notamment à Ottange.

ottange_840x450À première vue, c’est une maison banale. Cette imposante demeure, située à l’entrée de la rue du Grauve à Ottange, appartenait à une dame âgée jusqu’à l’année dernière. Rachetée au printemps par une entreprise luxembourgeoise, elle a ensuite subi de gros travaux. Le petit potager à l’entrée a été rasé au profit d’un parking. Des cloisons ont été érigées à l’intérieur, de façon à diviser le lieu en plusieurs logements. À côté de l’une des nombreuses portes d’entrée, cinq boîtes aux lettres. Deux seulement sont attribuées.

Ses habitants, des Portugais et un Italien, ne parlent pas français. Ils louent chacun une petite chambre spartiate, avec entrée privative, et partagent les autres pièces (salle de bains, cuisine, salon). «Je ne sais pas combien je paie. Le loyer est directement prélevé par l’usine», raconte l’un d’entre eux. Il explique être là depuis peu et il ne compte pas rester plus d’un mois.

L’exemple est typique de ce qui se trame le long de la frontière. Cette dernière attire les marchands de sommeil. Dans les communes limitrophes, les biens immobiliers sont rachetés pour y aménager des chambres et des caves. Lesquelles sont louées à des prix exorbitants sur internet : de 300 euros à plus de 500 euros par mois.

De nombreux abus

Les travailleurs frontaliers et les étudiants sont preneurs… «Franchement, ici ça va comparé à ailleurs, raconte cet habitant d’une autre résidence ottangeoise. Là où j’habitais avant, il y avait des règles strictes. On devait rentrer avant 22 h, ne pas faire de bruit dans les escaliers. C’était comme une prison!» Ils sont six à habiter dans ce logement. Chacun loue sa chambre 500 euros.

Les propriétaires de ces biens viennent parfois de l’extérieur. Ils montent des sociétés immobilières, puis aménagent les chambres qu’ils louent à l’unité. Les autres pièces sont partagées. La location comprend l’électricité, internet, le gaz… Dans d’autres cas, des entreprises luxembourgeoises rachètent les biens ou les louent en leur nom. Elles y placent ensuite leurs travailleurs détachés. Le roulement est important. Les «locataires» ne restent jamais longtemps.

À douze dans une maison de 4 pièces

Ce système n’est pas sans poser des problèmes de sécurité : «S’il y a une ou deux personnes, ça va. Mais à douze dans une maison de quatre pièces, c’est hors la loi», explique un spécialiste de l’immobilier qui s’appuie sur un cas avéré. Les entreprises y trouvent toutefois leur compte. Elles bénéficient d’une main-d’œuvre de proximité. Les salariés profitent quant à eux d’une résidence sans avoir à se déclarer auprès de la mairie. D’après une source qui connaît le dossier, leurs enfants logent parfois au Luxembourg dans la famille, afin qu’ils puissent bénéficier des avantages sociaux du Grand-Duché.

La prolifération des chambres à louer pose aussi un problème de stationnement. Les voitures envahissent les cités. Les habitants peinent à se garer. Une question à laquelle les collectivités ne trouvent pas de réponse.

Damien Golini (Le Républicain lorrain)

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mercredi 4 décembre 2019

Elzach : protection contre les inondations

Elzach traite des conséquences des fortes pluies et des mesures à prendre. Et cela coûte cher avec dix affluents de l’Elz: jusqu’à présent, une dépense de 8 millions d’€ est envisagée.

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Sur le district d'Elzach, plus de dix affluents se jettent dans l'Elz, causant parfois des dommages rapides lors de fortes pluies. Sur la base d'une enquête sur les bassins hydrographiques, des mesures de protection contre les inondations ont été identifiées pour les affluents, ce qui, selon la première prévision, coûtera plus de huit millions d'€.

Des travaux prévus sur 400 kilomètres carrés 

Sur la base des dégâts causés en 2013/2014, les six municipalités de Waldkirch, Gutach, Simonswald, Winden, Biederbach et Elzach avaient commandé un relevé des bassins hydrographiques. Elzach espère enquêter sur le fait que les terrains seront constructibles, mais que les bâtiments doivent être mieux protégés. Le maire Roland Tibi a annoncé qu'au cours des dix prochaines années, certaines mesures découleront des résultats de l'enquête. Une enquête coûts-avantages devrait préciser si des subventions sont possibles pour des mesures individuelles.

Catharin Schäfer de "Wald und Corbe Consulting" a présenté les résultats au conseil municipal : dans l'Elztal, les inondations se sont succédées à plusieurs reprises. L'intérêt pour la protection contre les inondations étant réel, l'enquête sur les bassins fluviaux est subventionnée à 70%. Pour qu’une analyse de l’inventaire et des faiblesses puissent être constatées, une enquête hydrologique et hydraulique a été réalisée. Jusqu'en 2016, les eaux des affluents de l'Elz n'étaient pas au centre de l'enquête, mais ce sont elles qui causent beaucoup de dégâts.

L'élargissement d'un bassin de rétention est la principale mesure préconisée. inclus dans le catalogue de mesures.

Prochaine analyse des coûts et des avantages

En ce qui concerne le concept de protection contre les inondations, le bureau Wald und Corbe est en contact avec le bureau de district. Les mesures de protection contre les inondations sont subventionnées à hauteur de 70% si la charge supportée par la communauté dépasse 150 € par citoyen, a informé Schäfer. Pour Elzach, cela signifie que même des coûts d'un million d'euros suffisent pour bénéficier du montant maximal de l'aide. À l'unanimité, le conseil municipal a autorisé l'administration à engager une enquête sur le rapport des coûts et des avantages si nécessaire.

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lundi 25 novembre 2019

A Elzach : l'association "The Eye Bus"

Une initiative badoise qui mérite d'être connue

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Les établissements de soins ophtalmologiques, notamment pour les malvoyants et les aveugles, sont souvent difficilement accessibles. C'est la raison pour laquelle le département d'ophtalmologie de l'hôpital universitaire de Fribourg, la fondation pour aveugles et malvoyants du Pays-de-Bade sud, le réseau de protection des yeux "Südbaden" et le Blindenheim de Fribourg ont lancé conjointement le projet "Augenbus". 

L’Augenbus transporte un appareil mobile d’examen ophtalmologique et contient un ensemble de base d’aides visuelles et autres aides. Les diagnostics, la consultation des aides visuelles ainsi que la consultation sociale sont pris en charge chaque fois par une ou plusieurs personnes de contact compétentes. L’Augenbus est disponible en rotation aux points centraux des localités pour une journée chacune.

Ainsi, le 03.12.2019, l'Augenbus viendra à Elzach de 10h00 à 15h30.

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L'enquête et la consultation se déroulent dans des locaux des villages participants. Le centre du projet est la consultation ambulatoire des personnes aveugles ou malvoyantes. Le service est destiné aux personnes qui, en raison de leur situation géographique dans des régions éloignées, n'ont pas la possibilité de subir un examen opportun dans un centre spécialisé en ophtalmologie.

L'objectif du projet est de prendre en charge des patients aveugles ou ayant une déficience visuelle grave dans les régions rurales au sud de Baden-Baden, ainsi que de mener des recherches scientifiques. L'association "The Eye Bus" est financée par le ministère des Affaires rurales et de la Protection des consommateurs du Bade-Wurtemberg. 

Voilà qui pourrait intéresser nos élus du Centre-Alsace ? Et pourquoi pas chez nous un financement du Conseil Départemental ? de la Comcom ? des municipalités ? Candidats aux élections de 2020, soutenez cette idée !

- A voir :  http://www.augenbus.de/

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mercredi 2 octobre 2019

Au tribunal correctionnel de Strasbourg

Diffamation envers les écoles Steiner : le prof de philo relaxé

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Dans l'édition de Strasbourg des DNA de ce mardi 1er octobre, l'article suivant a retenu mon attention : "Un professeur de philosophie de 49 ans qui enseigne dans un lycée général de région parisienne a été poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Strasbourg par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France ainsi que par une enseignante pratiquant cette pédagogie alternative. En cause, deux articles publiés sur son blog en octobre et décembre 2018.

Lui-même ancien élève du système Steiner, avec lequel il a rompu, Grégoire Perra mène depuis plusieurs années un combat pour alerter sur ce qu’il considère comme les dérives d’une pédagogie se réclamant de l’anthroposophie. « Ce que je dénonce, c’est tout l’arrière-fond cosmologique, mythologique, ésotérique qui n’est pas mis en avant pour les parents, a-t-il précisé lors de l’audience du 9 juillet. Il y a un certain nombre d’éléments d’endoctrinement qui sont diffusés aux élèves de façon inconsciente. »

Dans leur délibéré rendu mardi 1er  octobre, les juges ont estimé que la diffamation n’était pas constituée faute de faits précis énoncés. Le prévenu a été relaxé."

Poursuivi une première fois déjà par la même fédération en 2014, Grégoire Perra avait déjà bénéficié d'une relaxe. A cette époque, ce professeur organisait des conférences où il dénonçait les pratiques  de ces écoles.

Voici un compte-rendu dans le journal local "Vosges-Matin" du 14 juin 2014 (édition d'Epinal) :

Lutter contre les dérives sectaires pour préserver nos libertés

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Une quarantaine de personnes très attentives ont assisté samedi, à l’Espace associatif, à la journée annuelle organisée par le cercle laïque de prévention du sectarisme ( CLPS).

David Perrin, maire-adjoint a accueilli au nom de la Ville les participants venus de parfois très loin. Michel Heinrich, député et membre du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale assistait à cette matinée comme François Xavier Huguenot, conseiller général.

En ce début de matinée, le CLPS accueillait Grégoire Perra. Ce professeur de philosophie a témoigné de son expérience d’abord d’élève puis de professeur au sein d’une école Steiner-Waldorf.

Illustrant son analyse de nombreux exemples, Grégoire Perra a démonté et expliqué les bases de l’enseignement dans les écoles Steiner-Waldorf.

«Avec une pédagogie attractive annoncée au public comme tournée vers l’éveil, ces écoles contribuent en réalité à mettre en place auprès de leurs élèves un système de pensée fermé qui génère des dérives et rend difficile une ouverture au monde extérieur».

Ces écoles privées, onze actuellement en France dont trois sous contrat avec l’Etat, fondent leur enseignement sur la doctrine de Rudolf Steiner, un philosophe mystique et pédagogue du début de 20ème siècle. La société Anthroposophique que Steiner a créée comporte un enseignement comprenant des éléments aussi divers que la réincarnation et le karma. 

«Durant toute leurs scolarité, les élèves subissent un véritable endoctrinement.» affirme Grégoire Perra. Et ceux qui résistent se font tabasser à la récré sans que les profs n’interviennent».

La mise en condition semble insidieuse s’appuyant sur des méthodes analogiques. « Cela consiste à vous laisser croire que les idées que vous avez, c’est vous qui les avez découvertes alors que ce sont les adeptes de l’anthroposophie qui vous les ont apportées » explique Grégoire Perra.

«Pour recruter des élèves de la maternelle à la terminale, les responsables de ces écoles adoptent un discours sur l’épanouissement de l’individu, l’émergence de l’artiste intérieur, le développement de la pensée libre de l’individu. En réalité dans les faits, les élèves qui sortent de ces écoles développent un super égo, cause de souffrances et qui leur pose problème pour une intégration sociale réussie.»

Grégoire Perra préconise que l’Etat arrête de subventionner ces écoles sous contrat. Il a expliqué également comment lors des inspections, les profs dissimulaient la réalité de fonctionnement par toutes sortes de stratégies.

Perra continue son combat contre l’endoctrinement des anthroposophes et leurs écoles Steiner-Waldorf en multipliant les écrits, les conférences dans le seul but d’informer les gens sur la vérité des faits. «C’est maintenant à la société de parler» a-t-il conclu.

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mardi 24 septembre 2019

Déchets transfrontaliers

L’affaire interpelle. Du côté de Marckolsheim, les habitants sont furieux de voir que des Badois peu scrupuleux balancent leurs déchets dans la nature chez eux, juste de l’autre côté de la frontière.

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Il s’agit bien souvent de déchets provenant d’entreprises du bâtiment qui souillent les sous-bois mais aussi de dépôts ménagers. Ce type de comportement n’est pas nouveau, malheureusement. Et il est certain que la liste des communes touchées par ces indélicats, d’un côté ou de l’autre de la frontière, doit être longue. Il est peut-être temps que les autorités fassent fi de cette frontière pour retrouver ces pollueurs qui salissent «notre» nature.

Dernièrement, sur des enveloppes, une même adresse revenait plusieurs fois, celle d’une maison à Oppenau, une ville du Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement de l’Ortenau, dans le district de Fribourg-en-Brisgau. La commune a déposé une main courante à la gendarmerie. Pas sûr que la démarche soit suffisante. Il va falloir muscler les mesures à prendre.

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vendredi 20 septembre 2019

Elzach, capitale du masque

Du 14 au 16 novembre, un symposium européen sur le masque réunissant des conférenciers de renom aura lieu à Elzach en avant-première de la campagne "Elzacher Larvae return home".

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Quoi? une annonce de "Fasnet"? Maintenant, à la fin de l'été ? Exceptionnellement - oui! Parce qu’aujourd’hui exactement dans huit semaines, du 14 au 16 novembre, se déroulera dans le Schuttigstädtchen Elzach un grand symposium européen des masques - une première. Les préparatifs de cet événement folklorique, qui attirera des amis de masques de près et de loin, se poursuivent au moins depuis le début de l'année et entrent maintenant dans leur dernière phase.

Ce colloque est organisé par la ville d’Elzach avec le soutien du magazine de l’année du carnaval "Narri, Narro". "La particularité du complexe coutumier du Fasnet souabe-alémanique est la multitude de masques aux motifs les plus divers, essentiellement sculptés dans du bois et une expression, qui rendent la coutume unique en Europe. Le site Elzach n’est pas choisi par hasard, la ville a son grand carnaval et sa figure folle, le Schuttig, qui la met à un rôle de premier plan dans le Fasnet souabe-alémanique". indiquent les organisateurs.

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mardi 17 septembre 2019

Elz'Art à Elzach

Le week-end des 28/29 septembre : peinture de rue

elzartElzach, commune jumelée avec Villé, finalisera bientôt un de ses grands projets avec "ElzArt", les samedi et dimanche 28 et 29 septembre. Il s’agit d’art, ou plutôt de "street art": graffitis, street painting, peintures murales, street art, tatouages et "body painting". Un programme coloré pour les enfants et une vaste offre gastronomique des bouchers et aubergistes d'Elzach. Les magasins seront ouverts le samedi jusqu'à 18h et le dimanche de 12 à 17 heures. "Elzach déborde d'idées", tel est le slogan de ces deux journées.

Le programme de "ElzArt"

Samedi 28 septembre:

- magasins ouverts de 9h à 18h. 

- 18h "Le plus grand spectacle", spectacle de danse présenté par deux clubs de danse, 19h DJ Benni au "Fuhrmannskeller"; 20h groupe de musique "Knock Out" d'Elztäler avec Rockclassics; 21h30 DJ Bocki au "Bären".

Dimanche 29 septembre:

- les magasins sont ouverts de 11h à 18h

- 14h00 et 15h30 Spectacle de danse par et pour tous les âges: danse jazz et danse moderne du club de ballet et de gymnastique Elztäler.

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dimanche 15 septembre 2019

Le loup de retour en Lorraine

Ce n’est pas officiellement confirmé, mais pour les éleveurs, le doute n’est pas permis. Le loup a refait son apparition en Moselle. Depuis 15 jours, cinq attaques ont été dénombrées au sud de Sarrebourg. Au total, près de 40 moutons ont vu la bête de trop près…

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Le loup est-il de retour en Moselle? Pour les éleveurs, cela ne fait aucun doute. Entre le 22 août et le 3 septembre, au moins cinq attaques ont été dénombrées sur des troupeaux ovins dans le sud de Sarrebourg, à Saint-Georges, Lorquin ou encore Landange. Quatre éleveurs ont été touchés et 38 moutons ont été tués ou blessés.

Les premières analyses confirment que ces attaques proviennent d’un même animal. Et, pour chaque attaque, la mention «Loup non écarté» accompagnait les rapports officiels. L’animal proviendrait des Alpes. Et les autorités le suivaient à la trace, au gré des attaques commises ici ou là. Cet été, il a ainsi sévi en Alsace, suivant une trajectoire le conduisant potentiellement jusque dans le sud de la Moselle.

Des attaques en 2014

Rien n’a été confirmé et les autorités ont demandé aux syndicats d’éleveurs de ne pas ébruiter l’affaire, le temps de mettre en place des mesures dans la sérénité. Mais aujourd’hui, le loup semble se plaire en Moselle-Sud et s’y être installé. Ce qui fait craindre de nouvelles attaques dans le secteur, et provoque une montée de psychose chez les éleveurs locaux.

En 2014, ils avaient été sérieusement impactés par un autre loup solitaire, descendu du massif du Donon. Le Pays de Sarrebourg, connu pour son important élevage ovin, semble être un terrain particulièrement apprécié par le grand canidé. Entre janvier et mai 2014, 33 brebis ou agneaux avaient péri sous les crocs et des dizaines d’autres avaient été blessés.

Dernière attaque mardi

Après cette série d’attaques, un comité Grand Carnivore a été créé en 2017, le retour du loup en Moselle semblant inéluctable, alors que la population de loups progresse en France. Ce comité rassemble tous les acteurs du dossier, y compris les pro-loups et les éleveurs.

L’organisme n’a pas encore été saisi après ces dernières attaques. «Mais une réunion est en train de se mettre en place», souligne une source. «De toute façon, ces attaques ne pouvaient pas rester secrètes bien longtemps…»

La dernière recensée a eu lieu mardi matin, à Landange. Dans cette seule exploitation, une dizaine de bêtes ont été victimes du loup, en deux dates. Les éleveurs redoutent un scénario pareil à celui de la Meurthe-et-Moselle, où un loup solitaire sévit depuis des mois dans la plaine des Vosges, certains l’ayant même qualifié de  «loup le plus meurtrier de France». Entre les Vosges, le Toulois et la Meuse, 136 bêtes ont été tuées au cours de l’année.(selon Le Quotidien du Luxembourg)

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vendredi 12 juillet 2019

Metz : la tête de Trump dans la Moselle...

... pour dénoncer son climatoscepticisme

trump1Une immense structure gonflable représentant la tête du président américain Donald Trump à moitié immergée est installée dans la Moselle, à Metz, depuis vendredi et jusqu'au 7 septembre pour dénoncer ses positions contre le climat, dans le cadre du festival d'arts numériques Constellations. 

"L'idée, c'était de bâillonner Trump, de le faire taire, mais il continue à parler, très sûr de lui", explique l'artiste Jacques Rival, à l'origine du projet. L'installation, baptisée "Everything is fine", montre "un Trump en perdition, mais qui continue à vouloir être seul contre tous, à vouloir oeuvrer contre l'intérêt commun", ajoute-t-il. La tête, haute de 4,60 m et large de 6 m, en toile de PVC peinte, est gonflée en permanence grâce à un système de soufflerie. Sa main droite sort de l'eau, faisant le signe OK avec les doigts.  

La nuit, un jeu de lumière créera "une atmosphère sécuritaire avec un éclairage dynamique", précise l'artiste de 47 ans, habitué des oeuvres monumentales et satiriques. La bande son du discours qu'avait tenu en 2017 M. Trump lors du retrait des Etats-Unis à l'accord de Paris sur le climat est diffusée, tronquée, donnant l'impression qu'il parle dans l'eau. De sa bouche, sous l'eau, sortent des bulles. Un buzzer est installé sur le quai, en contrebas du pont des Roches, pour inciter les passants à le faire taire ou bien à remettre en route son flot de paroles incompréhensibles.  

L'installation s'inscrit dans le parcours d'arts numériques, composé de 14 oeuvres, du festival Constellations qui a drainé l'an dernier quelque 950.000 visiteurs. 

Avec cette oeuvre, "il s'agit de sensibiliser le public à l'importance de s'engager sur ces sujets (l'environnement et la biodiversité, NDLR), de manière décalée et quasi burlesque", explique Hacène Lekadir, adjoint à la culture de la ville de Metz. 

"C'est aussi modestement un message envoyé au président Trump pour lui dire combien ses postures et ses positions anti-écologiques sont dangereuses pour le monde entier", ajoute-t-il. (selon AFP)

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