vendredi 26 mai 2017

Pour qui voter dans la 5ème circonscription (Sélestat - Erstein - Villé) ?

Absences de "En Marche" et du PS

PS

La gauche est-elle absente pour autant de la circonscription ? Evidemment non, mais elle est si divisée qu'elle n'a guère de possibilité de figurer à un hypothétique deuxième tour. Le PS a donc bien fait de prendre ses responsabilités en ne présentant personne. Quant à En Marche, manipulé objectivement par le député LR lemairiste Herth, on ne peut pas dire que sa candidate démissionnée était de gauche.

Contrairement aux propos hallucinants de la secrétaire fédérale du Bas-Rhin Pernelle Richardot sur France 3 Alsace, j'estime qu'il n'y a pas plus de danger FN ici qu'ailleurs. Le "faire barrage" évoqué n'est qu'une vue de l'esprit pour ne pas appeler à d'autres débats nettement plus démocratiques. On a eu les expériences des présidentielles de 2002 et 2017, qui ont débouché à chaque fois sur des gouvernements de droite. 

Caroline, candidate de Paris-Match ?

caroline

Et le tandem Reys-Gaudin, rien ne justifie son appartenance à une gauche quelle qu'elle soit. La valse des étiquettes pour tout programme (7 au total : soutien PS, soutien En Marche, divers droite, divers gauche, EELV, écologiste et ... sans étiquette) ne donne pas confiance. Par le passé, tous les "sans étiquette" ont viré à droite. C'est ainsi que le Val de Villé a eu un député soutenu par le PS qui s'est empressé de s'inscrire à l'UMP (Alain Ferry). Le philosophe latin Sénèque avait dit : "L'erreur est humaine, persévérer dans l'erreur est diabolique." Ces paroles restent d'actualité.

Il reste les candidats de Lutte ouvrière (à l'extrême), la France insoumise (un couple venant du Hohwald, tendance Mélenchon) et le Front de Gauche (tendance parti communiste).

Pour un retour à l'union de la gauche

romanus

Je rappellerai l'expérience des cantonales du Val de Villé en 1998, où le PS départemental et la section locale avaient soutenu le candidat du PC qui avait réalisé un score de 12%. Pour la première fois depuis longtemps, un candidat PC alsacien voyait sa campagne remboursée. L'union de la gauche avait bien marché. Alors pourquoi pas cette fois-ci ?

Sans hésiter je voterai pour le ticket Romanus - Aubry.

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jeudi 25 mai 2017

RN 59 : après l'enquête parcellaire, où en est-on ?

Maintenant, ce sont les élections qui bloquent !

RN59

Il fallait s'y attendre : une enquête publique qui s''est mal passée, que pouvait-on faire ? Avant tout, les élections étant sacrées, il fallait calmer le mécontentement des usagers et des riverains. C'est donc après l'enquête, la DREAL qui a été chargée de calmer la situation en organisant discrètement une réunion avec les propriétaires des terrains et des bâtiments risquant l'expropriation. 

Tout le monde s'était rendu compte que les plans présentés au public étaient flous, voire inexacts. La DREAL a rassuré certains en affirmant qu'aucun bâtiment n'était impacté par l'emprise de la déviation. Quant à la question de donner une garantie écrite, il n'en a pas été question, tout comme il n'est pas à l'ordre du jour de relancer une enquête publique avec des plans précis et exacts. Autrement dit, les propriétaires vont rester très vigilants.

Evidemment, tous les candidats aux législatives vont être interrogés sur leur positionnement concernant ce dossier. Il est urgent de prévoir non seulement le contournement de Châtenois à 2x2 voies tel qu'il est inscrit à la D.U.P.(déclaration d'utilité publique) mais aussi une nouvelle route Val de Villé - Lièpvre, pour le développement des vallées et du Centre-Alsace et pour une sécurité optimale.

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mercredi 24 mai 2017

Le ministre de la justice est un mis en examen

François Bayrou sera jugé début 2019 ! 

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Le nouveau garde des Sceaux François Bayrou est mis en examen depuis novembre 2016 pour "diffamation publique" et la date de son procès - auquel il ne sera pas tenu d'assister - a été fixée ce vendredi à 14 heures devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a révélé RTL. Le procès se déroulera le 10 janvier 2019.  «M. Bayrou sera présent», a indiqué son avocat Mario Stasi.

Une attaque en réunion publique

Les propos visés par la plainte remontent à septembre 2015: en pleine séance publique du Conseil communautaire à Pau-Béarn-Pyrénées, le maire de Pau avait mis en doute l'honnêteté et le fonctionnement de l'association El Sistema France, qui aide les enfants défavorisés en leur apprenant la musique classique et qui recherchait des subventions.

 "Vouloir se faire de l'argent sur une expérience artistique, qui tient à la musique et aux enfants des milieux qui n'y ont pas accès, je trouve ça tellement énorme et scandaleux que je ne comprends même pas ceux qui essaient ainsi de nous obliger à participer à leur enrichissement", avait attaqué le leader du MoDem en audience publique.

L'association avait déposé plainte pour diffamation.

En cas de diffamation, rappelons que la mise en examen est automatique. Mais rappelons aussi que le ministre de la justice est un justiciable comme les autres, notamment comme tous ces blogueurs poursuivis souvent par des élus, dont 95% sont innocentés, les cautions pour frais de justice étant avancées par le plaignant. Au cas où le ministre de la justice ou l'association plaignante voudrait en connaître le montant à payer, ils pourraient toujours s'adresser au maire de Villé qui les conseillera aisément.

En tous cas, l'affaire n'est pas parue assez grave au président de la république pour refuser la nomination de François Bayrou comme garde des sceaux. Et elle risque fort de tourner  à la vaste blague, sauf pour l'association plaignante si elle est déboutée.

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mardi 23 mai 2017

Une fête à Saint-Maurice

Saint-Maurice est un petit village. Même si les fêtes y sont rares, on y rencontre quand même de "sacrés fêtards".

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lundi 22 mai 2017

Réfugiés : Bruxelles menace la Hongrie et la Pologne

Lassée des mises en garde sans effet, la Commission européenne a menacé mardi 16 mai de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie et la Pologne si elles refusaient toujours d'ici juin d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce."C'est le dernier avertissement", a lancé Dimitris Avramopoulos, le commissaire aux Migrations, en présentant un bilan d'étape sur le plan de "relocalisation" adopté en 2015 pour venir en aide à Rome et Athènes, en première ligne face à la crise migratoire.

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La menace avait déjà été agitée, mais sans calendrier précis. "Si rien n'est fait avant notre prochain rapport en juin, la Commission n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs en vertu des traités et à ouvrir des procédures d'infraction", a cette fois averti M. Avramopoulos lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Ces procédures peuvent aboutir à une saisine de la Cour de justice de l'UE (CJUE) et le cas échéant à de lourdes sanctions financières.

"Je n'ai pas peur de ces annonces tonitruantes de la Commission", a aussitôt répondu Beata Szydlo, la chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, déjà dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme controversée de la justice constitutionnelle.

"Nous ne serons pas d'accord pour qu'on impose à la Pologne ou à tout autre pays de l'UE des quotas obligatoires" de migrants, a-t-elle ajouté.

La Hongrie n'a pas été en reste face à "la menace" du commissaire Avramopoulos : "Bruxelles ferait mieux de se concentrer sur la protection des frontières plutôt que de disséminer les conséquences de ses propres erreurs", a lancé le gouvernement de Budapest dans un communiqué.

Face à l'afflux massif de demandeurs d'asile sur les côtes italiennes et grecques, où sont arrivés plus d'un million de migrants en 2015, les pays de l'UE avaient adopté en septembre 2015 un plan de répartition de 160.000 personnes en deux ans vers le reste de l'Union.

Mais ce plan dit de "relocalisation", censé incarner la solidarité européenne, a surtout illustré les divisions entre États membres, qui ne l'ont appliqué qu'au ralenti, voire pas du tout pour certains.

La Hongrie et la Slovaquie ont même intenté une action en justice pour le contester.

Au 16 mai, seulement 18.418 demandeurs d'asile ont ainsi été répartis (dont 5.711 depuis l'Italie et 12.707 depuis la Grèce), bien loin des objectifs initiaux.

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"Obligation juridique"

"J'appelle la Pologne et la Hongrie, qui n'ont pas encore relocalisé la moindre personne, à commencer à le faire immédiatement", a insisté M. Avramopoulos. Selon la Commission, ils sont avec l'Autriche "les seuls États membres à ne pas avoir encore" accueilli le moindre demandeur d'asile en application du plan de 2015, manquant ainsi "à leur obligation juridique".


L'Autriche, qui avait demandé une exemption temporaire à ce plan, "s'est toutefois formellement engagée à relocaliser 50 personnes depuis l'Italie, une décision saluée par la Commission", qui l'appelle aussi "à commencer à le faire pour la Grèce".

L'exécutif européen a également pointé du doigt mardi 16 mai la République tchèque qui n'a pas contribué depuis "près d'un an".

D'autres pays, comme l'Espagne, la Belgique, la Croatie, l'Allemagne, la Roumanie, la Slovaquie et la France, devraient eux "accroître leurs engagements mensuels" d'accueil selon la Commission.

Outre les réticences des États membres, le plan de répartition de demandeurs d'asile a également souffert de critères d'éligibilité restrictifs en termes de nationalité, les demandeurs concernés devant avoir la quasi-certitude d'obtenir l'asile après leur transfert. C'est le cas des Syriens et des Érythréens, mais les Irakiens ont quant à eux été exclus des "relocalisations".

À l'heure actuelle, selon la Commission, il y a en Grèce 12.400 personnes éligibles parmi les dizaines de milliers de migrants présents dans le pays.

En Italie, "outre les 2.500 candidats à une relocalisation enregistrés jusqu'à présent, 700 personnes devraient être enregistrées prochainement, de même que plus de 1.100 Érythréens arrivés en Italie en 2017".

Quoi qu'il en soit, l'objectif initial de 160.000 relocalisations est donc devenu inatteignable.

Et de fait, 54.000 places (sur le total initial) ont déjà été rendues disponibles pour des "réinstallations" de Syriens directement depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara.

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dimanche 21 mai 2017

Le "ministrable" Antoine Herth éconduit

Inefficace pour l'agriculture de montagne, il aurait pu être ministre aux langues de bois

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Antoine Herth, député de Centre-Alsace, était censé accompagner en son temps le candidat François Fillon au Salon de l’agriculture. Il commente son maintien : « C’est une déclaration surprenante dans la bouche d’un candidat qui avait affirmé que s’il était mis en examen, il se retirerait. » M. Herth dit aussi (avec  sa plus belle langue de bois ?) « comprendre » Bruno Le Maire, qui a démissionné de ses fonctions auprès de François Fillon, et dont il est proche : « Bruno Le Maire souhaite un renouveau des pratiques politiques. Sa position est cohérente. » « Je reste attaché aux valeurs de la droite et du centre, aujourd’hui incarnées par un candidat qui pose question » , dit M. Herth. Ajoutant que les déclarations de François Fillon ont pu semer le doute : « Ce n’est pas une bonne chose à ce moment-là. » C'était dans la presse locale les 2 et 3 mars derniers.

On peut ainsi lire dans une très sérieuse revue agricole, dès le 8 mai, soit le lendemain de l'élection macronienne : "Dans l'hypothèse d'un jeu politicien où il faudrait intégrer un "lemairiste" au gouvernement, citons donc Antoine Herth ou Pascal Coste." Ce cher Antoine, député-paysan héritier du non moins député-paysan Germain Gengenwin, espérait bien devenir Le ministre alsacien de Macron, au nez et à la barbe des sénatrices Fabienne Keller et Patricia Schillinger. Pas de chance ! aucun des trois n'a été retenu ! Et pour Antoine Herth, il manquerait de compétence en agriculture ! Il est vrai que Jacques Mézard le nouveau ministre dans ce domaine est un ancien du CNIP (Centre National des Indépendants Paysans), mouvement qui a rejoint Marine Le Pen entre les deux tours. Il paraît, selon Macron, qu'il faut respecter les équilibres. 

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Alors, ayant été moins intrépide que l'irréfléchie et frivole Caroline, qui en est depuis hier à sa cinquième étiquette (divers gauche), Herth garde sur ses affiches et tracts la mention LR. Mais aurait-il négocié, à travers son maître à penser Bruno Lemaire, une non-candidature "En Marche" dans sa circonscription ? Rien n'interdit de le penser. D'ailleurs, la candidate Tomaszewski ne sait plus elle-même si elle n'est plus candidate parce-qu'elle est malade, ou si elle est malade parce-qu'elle n'est plus candidate. Et le communiqué de Herth à "l'Alsace" de vendredi (voir ci-contre), teinté de langue de bois, ne nous éclaire guère. Et en tous cas, la presse nationale fait bien état d'un retrait d'En Marche dans une circonscription bas-rhinoise face à un candidat "lemairiste".

Quant au pauvre écologiste tendance Corine Lepage Riebel, président (dit de gauche, mais l'est-il vraiment) de la comcom du Val de Villé, le voilà orphelin de la candidate qu'il avait soutenue. Il va très certainement se plaindre en pure perte à son grand ami LR Philippe (Richert, pas Edouard).

Alors, "la vérité en face", comme le prétend le député sortant, on attendra, y compris de la part des macroniens qui prétendent ne pas tenir compte des appareils mais qui, en la circonstance, s'y plient ... au pays du Hans em Schnockeloch et dans 50 autres circonscriptions sur l'ensemble du  territoire. Il apparaît de plus en plus évident qu'Eliane Tomaszewski est la victime collatérale des volontés  de l'état-major En Marche qui vire vers la droite LR, représentée en l'occurrence par Antoine Herth.

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Extrait de "L'Alsace" du 19/5/2017

frichesAprès 15 ans de mandat, grâce à l'action efficace du député-paysan Herth, les friches agricoles ont bien progressé dans le Val de Villé.

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samedi 20 mai 2017

Emmanuel Macron en chef militaire au Mali

Une Françafrique toujours en marche

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L'association africaine "Survie" communique, à l'occasion de la visite du président Macron aux troupes françaises au Mali : 

Le nouveau Président de la République, qui cherche à aligner les images symboliques depuis son élection, se rend aujourd’hui au Mali pour illustrer son soutien aux forces militaires françaises déployées au Sahel et affirmer ainsi au nom de la "lutte contre le terrorisme" une totale continuité avec François Hollande. Le "bilan africain" de ce dernier étant en grande partie celui de Jean-Yves Le Drian, passé de la Défense aux Affaires étrangères à la faveur du "renouvellement" à la tête de l’État, Emmanuel Macron met ainsi en oeuvre un des piliers de "sa" politique africaine, la prolongation de l’ingérence militaire. Celle-ci n’est toujours pas questionnée, alors même que la situation actuelle au nord du Mali, mais aussi en Libye, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique, fragilise chaque jour la vitrine d’un interventionnisme étranger victorieux fournie par Le Drian au nouveau locataire de l’Elysée. 

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Le refrain de la fin de la Françafrique, brandi successivement par Sarkozy puis par Hollande, n’a pas été repris dans cette campagne présidentielle, à l’exception de la grossière tentative d’instrumentalisation de Marine Le Pen. Mais les déclarations du candidat Macron à certains médias spécialisés et les premiers choix politiques lourds de sens ne laissent guère d’illusion.

Celui qui a promis de faire passer le business franco-africain et la stabilité des régimes en place au nom de la lutte contre le terrorisme avant le respect des droits humains, a choisi un Secrétaire général de l’Elysée issu de l’Agence française de développement, un Premier ministre grand défenseur des intérêts d’Areva sur le continent et un ministre des Affaires étrangères qui était déjà le "ministre de l’Afrique" s’affichant volontiers avec certains des pires dictateurs du continent lors du quinquennat précédent.

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Le Tchadien Idriss Déby peut continuer à faire emprisonner des militants, le Congolais Sassou Nguesso peut laisser pourrir la crise humanitaire dans la région d’un opposant, le Gabonais Ali Bongo peut réprimer sans fin la contestation populaire : ils ne craignent aucune condamnation publique, et encore moins le gel de l’aide bilatérale ou la suspension des relations de coopération militaire et policière qui les unissent à la France. La nomination d’une ministre des Armées interroge quant à elle, avec un tel intitulé de sa fonction, sur la feuille de route donnée à cette juriste de formation face au pouvoir discret mais croissant de la Grande Muette sur la politique africaine de la France, alors même que l’opération Barkhane, déployée depuis 2014, n’a jamais été approuvée par le Parlement, en violation de l’article 35 de la Constitution.

Consciente qu’en matière de politique africaine, plus encore que dans les autres domaines, les vieilles recettes resteront de mise sous ce quinquennat, l’association Survie continuera son travail de décryptage, d’information et de mobilisation pour mettre enfin un terme aux mécanismes tant institutionnels que mafieux de la Françafrique.

Association Survie

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vendredi 19 mai 2017

Herth, candidat LR ou "En marche" ?

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Décidément, on aura tour vu dans cette 5ème circonscription du Bas-Rhin (Sélestat - Erstein). Après la farandole de Caroline, qui pour s'être affichée avec les "Macron", s'est vue retirer le soutien du parti socialiste. Qui va donc lui porter des tracts ? coller des affiches ?

Et voilà que notre député sortant LR Antoine Herth est en train de tomber dans le même piège. En effet, son mentor Bruno Lemaire vient de rejoindre l'équipe ministérielle de Macron. Celui-ci va donc forcément faire campagne pour "En Marche" (LREM). Et Herth, son disciple ? Gardera-t-il l'étiquette LR ou suivra-t-il son maître à penser à LREM ? Ce qui permettrait d'avoir dans notre circonscription trois candidats se revendiquant de la même étiquette présidentielle ? Ce qui serait pour le moins original dans une vallée où les "sans étiquettes" sont souvent rois. Dans ce cas, un candidat LR en culottes courtes du Val de Villé serait prêt à se lancer.

NB : les étiquettes valsent ! Caroline Reys en est à sa quatrième, elle s'est d'abord présentée sans étiquette, puis parti socialiste (investiture refusée), puis "En marche" (investiture écartée), et aux dernières nouvelles EELV (selon France 3 Alsace). Un record battu !

Plus d'investis "en marche" ?

3278288236_1_2_IMGqX31MToujours dans la 5ème circonscription du Bas-Rhin, grande surprise ! La macroniste Eliane Tomaszewski retire sa candidature ! Officiellement, pour raison de santé ! Officieusement pour laisser le champ libre au lemairien-macroniste Herth ? On ne manque pas de courage à LREM !

Autre info de dernière minute : François Fillon aurait envoyé une de ses cravates à bas prix à Nicolas Hulot. Le colis aurait été livré avec un peu de retard pour le conseil des ministres.  

* LREM = Lemaire-République-En-Marche ?

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jeudi 18 mai 2017

Berlin : l'extrême-droite terrorise les militants venant en aide aux réfugiés

500 personnes blessées, dont 41 enfants

neukoelln_27_12_2016La France s'est engagée à accueillir 30.000 réfugiés, l'Allemagne un million. Une grande partie se retrouve à Berlin, ils sont aidés par des militants bénévoles d'associations caritatives. C'est à ceux-là en même temps qu'aux réfugiés que s'en prennent les voyous de l'extrême-droite. 

De nombreuses agressions, d'incendies des centres d'accueil ont changé l'ambiance. Dans la Beusselstrasse Moabit, un jeune homme se cache entre des blocs de béton, dans un passage qui mène à une église, où a été aménagé un centre de consultations médicales. Fares Naem, un Syrien qui a été passé à tabac, s'en est bien sorti. Les bleus sur tout son corps ont disparu, sa lèvre ensanglanté est guérie. Mais le traumatisme reste : "J'essaie de ne pas attirer l'attention, car j'ai peur." Un peu plus loin, trois personnes de Berlin. : une jeune femme blonde militante du SPD, un historien qui a fondé une association d'aide aux étrangers. Un ingénieur électricien originaire de Damas. Ce qui les unit, c'est la crainte des extrémistes de droite. Mais aucun ne se décourage. Le nombre de violences depuis 2015 a augmenté de plus de 80 en 2016.Et tous les cas ne sont pas signalés. Les auteurs de ces agressions sont la plupart du temps des néo-nazis. Souvent, les violences ne sont pas organisées, mais les auteurs ont des idées racistes à l'esprit.

Les preuves font souvent défaut

Malgré l'absence de preuves, les indices de la présence néo-nazie sont nombreux. Less personnes interpelées font partie de groupuscules tels "Forces Libres Neukölln", ou même du NPD et de l'AfD.

Le ton des politiques a changé. Le parti "die Linke" estime que l'augmentation des violences est dûe à la dérive droitière de la société, qui renforce l'extrême-droite. 431 agressions ont aussi eu lieu contre les hommes politiques, dont 141 contre les personnalités du SPD. Tout cela a amené à des manifestations de solidarité pour les victimes des attentats.

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mercredi 17 mai 2017

Colombie : Ces dissidents des FARC qui sèment le trouble dans le processus de paix à coup d’enlèvements…

Quels sont ces FARC sans foi ni loi ?

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Ils font fi de l’accord de paix enfin signé après un long processus de négociations (4 ans de pourparlers menés à la Havane), certains dissidents des FARC refusent d’abandonner le combat et de rendre les armes et poursuivent leurs manœuvres de déstabilisation et d’intimidation. Ces rebelles sur le retour se sont regroupés principalement dans le sud de la Colombie, où la guérilla a toujours eu une forte influence, et surtout là même où elle a pris le contrôle des routes du trafic de drogue. Loin des idéaux initiaux des Forces armées révolutionnaires, ces hommes et ces femmes, hors la loi, sont des trafiquants sans scrupule ne souhaitant pas renoncer à la manne financière des trafics illicites… Conserver la main-mise sur les champs de coca, tel est leur leitmotiv, cette petite feuille verte, qui à grand coup de procédés chimique, donne la cocaïne.

Cette volonté de maintenir la pression sur les autorités se manifeste ces dernières semaines avec les différentes actions de ces dissidents qui n’ont pas hésité à enlever, le 3 mai dernier, un fonctionnaire colombien, membre de l’ONU agissant pour le compte du Programme national pour le remplacement des cultures illicites (ISBL), un kidnapping qui a eu lieu dans la zone du Guaviare.

À cet égard, l’ONU a rappelé que le fonctionnaire enlevé est avant tout « un père, un fils et un mari », et que « la priorité est donc son retour en toute sécurité et immédiat auprès de ses proches ».

Les médias locaux ont rapporté depuis que les FARC dissidents réclament la cessation des opérations militaires dans la région où il est retenu afin de le remettre à un comité de l’organisation internationale. Le système des Nations Unies en Colombie a tenu à souligner que malgré les couacs dans le processus de paix, l’organisation était plus que jamais déterminée à continuer de soutenir la Colombie « dans leurs efforts pour construire une paix durable dans le pays ».

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