samedi 30 mars 2019

Un monstre au paradis

Le plastique menace toute vie aux îles Galapagos

galapagosJuste armés de gants, gardes du parc des Galapagos et bénévoles combattent un monstre créé par les humains: des tonnes de plastique que les courants marins poussent jusque dans les estomacs des animaux uniques de cet archipel de l'océan Pacifique. 

A un millier de kilomètres des côtes d'Equateur, s'est engagée une guerre inégale, mais décisive pour la protection d'un éden qui a inspiré sa théorie de l'évolution à Charles Darwin, un éco-système inédit sur la planète. 
Les déchets des grandes métropoles parviennent jusqu'aux îles, dégradés en micro-particules de plastique, une menace majeure pour les iguanes, les tortues, les poissons et les oiseaux qui n'existent nulle part ailleurs. 
Ce micro-plastique "en arrive à pénétrer l'organisme d'espèces dont nous nous alimentons ensuite", a expliqué en outre à l'AFP la biologiste Jennifer Suarez, experte en éco-systèmes marins du Parc national des Galapagos (PNG). 
Les radiations solaires et la salinité des mers détériorent bouteilles, bouchons, emballages, filets de pêche, etc. D'abord dur comme une pierre, le plastique se désintègre, au contact des rochers et par la force de l'eau, en micro-particules qu'ingère la faune. 
Chaque année, sous un soleil implacable, des "commandos" de nettoyage débarquent sur les plages et les zones rocheuses pour tenter de limiter les dégâts. 
Un inventaire de bazar
Des ordures de plastique de toutes sortes se mêlent et s'accumulent face aux côtes, s'infiltrent jusque dans les fissures des couches de lave volcanique pétrifiée des Galapagos.  
Gadgets sexuels, sandales, briquets, stylos, brosses à dents, bouées, mais aussi canettes en aluminium polluent les zones de repos des animaux, dont certains sont en danger d'extinction. 
Dans des parties inhabitées, comme Punta Albemarle, à l'extrême nord de l'île Isabela où est parvenue l'AFP, les nettoyeurs ramassent des déchets issus d'ailleurs, parfois de l'autre côté de la planète. 
L'archipel équatorien, qui compte environ 25.000 habitants, a restreint ces dernières années l'entrée du plastique sur son territoire et son usage. 
"Plus de 90% des résidus que nous collectons ne proviennent pas d'activités productives aux Galapagos, mais d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale, et même une grande quantité de déchets sont de marques asiatiques", précise Jorge Carrion, directeur du PNG. 
Ces résidus viennent "probablement de flottes de pêche originaires d'Asie qui opèrent autour de la zone économique exclusive des Galapagos", ajoute-t-il, debout sur le quai du parc à Puerto Ayora, chef-lieu de l'île Santa Cruz. 
Depuis 1996, des artisans pêcheurs nettoient aussi les îles les plus éloignées et depuis trois ans, les déchets collectés sont notés dans un registre. 
"Cela nous sert à identifier l'origine des ordures qui arrive sur les côtes non peuplées. Il a été répertorié que la plus grande quantité de marques sont péruviennes et chinoises", précise Jennifer Suarez. 
Bien qu'il n'existe encore aucune législation, l'idée est que ce recensement permette un jour de réclamer des compensations pour dégâts environnementaux. 
Au cours du premier trimestre de 2019, huit tonnes de déchets ont été ramassés, 24,23 tonnes pour toute l'année 2018 et 6,47 tonnes en 2017. 
Des sacs pris pour des méduses
 Les gardes font un autre inventaire, plus affligeant, des animaux affectés, tels les cormorans, qui édifient leur nids avec des couches-culottes, ou le cadavre d'un fou à pattes rouge enfoui dans des ordures. 
Indignés, les nettoyeurs trouvent des sacs de plastique marqués de morsures de tortues marine, qui les confondent avec les méduses dont elles s'alimentent. 
"Nous jetons tant d'ordures à la mer et elles arrivent sur des côtes où il n'y a même pas de gens!", déplore Sharlyn Zuñiga, 24 ans, bénévole. 
Cette étudiante de la région amazonienne de Pastaza a découvert aux Galapagos des plages vierges, au sable blanc jonché de déchets. 
"C'est très dur! Nous ne voyons jamais que la face la plus belle des Galapagos, en photos, en cartes postales", s'indigne-t-elle. 
Bien que les vagues ne cessent de déverser des résidus, les nettoyeurs s'acharnent et défendent leur tâche, qui semble sans fin sur ces îles classés au Patrimoine naturel de l'humanité par l'Unesco. 
En fin de mission, d'énormes sacs de déchets de plastique sont chargés à bord d'un bateau qui met le cap sur Puerto Ayora, d'où ils seront expédiés sur le continent pour y être incinérés. 
"Nous éliminons les ordures qui s'accumulent sur ces sites, évitant ainsi qu'elles continuent à se dégrader en micro-particules", ajoute la biologiste Jennifer Suarez. 
"Nous devons aller plus loin que le seul ramassage des résidus. Nous devons en appeler aux consciences à l'échelle mondiale afin d'arrêter de jeter des ordures en milieu marin", estime le directeur du PNG. (selon AFP)

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vendredi 29 mars 2019

Finale de la coupe de la ligue de football

Pour ceux qui ne savent pas où c'est, allez à  la brasserie du centre, place du marché à Villé !

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jeudi 28 mars 2019

Des remous à l'hôpital de Sélestat

Le "Marcel" croyait avoir désigné un nouveau directeur, l'ARS lui aurait-elle préféré un "liquidateur" ?

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drmarcelExtrait du journal "L'Alsace" de ce jour

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mercredi 27 mars 2019

RN 59 : encore une enquête d'utilité publique ...

... pour ne pas commencer les travaux du contournement de Châtenois ?

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La RN 59 prévue en grande liaison d'aménagement du territoire en 1991, après une guerre de tracés entre élus qui a débuté dès 1976 à la fermeture du tunnel Maurice Lemaire au trafic ferroviaire, aura tout vu au niveau administratif. Dès 2000, une inscription au Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006 qui devait voir se réaliser le contournement de Châtenois et les études pour le tronçon Lièpvre - Val de Villé. Résultat : rien ! Ou plutôt si : 82 morts de 1976 à 2006.

Puis, est apparue une nouvelle inscription au Contrat de Projet Etat-Région qui court de 2014 à 2020 ! Une inscription au rabais puisque plus rien n'est prévu pour le tronçon Lièpvre - Val de Villé. Certes la DUP (déclaration d'utilité publique) a prévu une déviation à 2x2 voies, mais plus personne ne parle de cette caractéristique correspondant à l'augmentation du trafic ! Il serait prévu une 2x1 voie qui ne règle en rien la sécurité sur cette route surchargée (23000 véhicules/jour au giratoire de Val de Villé).

Et même cette déviation, qui devait être réalisée à partir de 2015, puis de 2016, puis de 2017, puis de 2018, puis de 2019 (dernier délai avant la fin du Contrat de Projet), n'est pas prête de voir les travaux débuter. Après l'enquête publique parcellaire pour laquelle des avocats sont encore dans les starting-blocs en attendant les décisions préfectorales, on lance une autre enquête d'utilitié publique dite "environnementale". Bref, une rampe de lancement offerte à une association dite de protection de la nature qui a très certainement déjà prévu un recours au tribunal administratif. Cela va encore faire une décennie ou deux de retards. Les travaux commenceront lorsque Saint-Glinglin sera béatifié, ce ne sera pas demain. Et pendant ce temps, la RN59 est passée à 111 morts !

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mardi 26 mars 2019

Valsartan, médicament contaminé !

Par substances cancérigènes dans l'antihypertenseur Valsartan une femme est gravement malade. À présent, un avocat de Fribourg-en-Brisgau (pays de Bade) a engagé une action en justice contre trois sociétés pharmaceutiques pour son client. 

valsartanIl s’agit du premier procès national en la matière, dirigé contre trois sociétés pharmaceutiques allemandes qui produisent le médicament antihypertenseur Valsartan. Heiko Melcher, avocate spécialisée en droit médical à Fribourg, s'est présentée au tribunal de district de Constance au nom d'une cliente âgé de 80 ans et originaire de Tengen à Hegau (district de Constance). La patiente ayant eu un cancer du rein au printemps 2018, a pris quotidiennement le valsartan, un médicament antihypertenseur à forte dose, pendant six ans à une dose maximale de 320 milligrammes. À l'été 2018, des contaminants contenant les nitrosamines NDMA et NDEA (N-nitrosodiméthylamine et N-nitrosodiéthylamine) ont été découverts dans des préparations de valsartan qui transformaient la matière active de deux fabricants chinois. Ces substances sont cancérogènes.

Un marché contesté !

Le géant pharmaceutique suisse Novartis détient depuis 20 ans le brevet du médicament antihypertenseur. Après l'expiration de la protection par brevet, des génériques de diverses sociétés sont entrés sur le marché. Ce marché des génériques est contesté, les sociétés allemandes - comme cela est courant dans de nombreux autres secteurs - achètent le médicament pour le médicament à des fabricants étrangers, comme en Asie et en Amérique latine. Il est moins cher et plus rapide de produire là-bas, confirme le pharmacologue renommé Fritz Sörgel, directeur de l'Institut de recherche biomédicale et pharmaceutique de Nuremberg. Les fabricants étrangers d'ingrédients actifs seraient mis sous pression par les sociétés allemandes à propos des contrats de rabais et suivraient sous cette pression de nouvelles filières de production. "C'était bien causé par un solvant venu à la contamination", dit Sörgel. On pense que les polluants ont été présents pendant six ans, le fabricant de médicament étranger a ensuite changé le processus de synthèse.

 D'abord la Chine, puis l'Inde et le Mexique !

Les contaminants ont été découverts pour la première fois par le fabricant chinois Zhejiang Huahai Pharmaceutical. Plus tard, un deuxième producteur de drogue problématique, Zhejiang Tianyu, a été découvert. Rien qu'en Chine, 17 sociétés pharmaceutiques allemandes ont été approvisionnées, explique l'avocat Melcher. Entre-temps, selon Sörgel, qui a examiné 152 préparations dans son institut, une contamination de producteurs de principes actifs en Inde et au Mexique a également été découverte. 

Par ordre de l'Institut fédéral des médicaments et des dispositifs médicaux, qui fait partie du secteur des affaires du ministère fédéral de la Santé, tous les lots livrés du médicament en question ont été retirés du marché. Les patients ont pu retourner leurs médicaments. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a également lancé une procédure d'évaluation des risques.

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En février 2019, dans un rapport provisoire, elle a annoncé que la plupart des médicaments à base de Sartane, ou la plupart d'entre eux, ne contenaient pas ou très peu de contaminants. En ce qui concerne les médicaments contenant l'ingrédient actif du fabricant chinois Zhejiang Huahai, l'EMA est parvenue à la conclusion suivante: sur 100 000 patients qui ont pris le médicament à la dose la plus élevée (320 milligrammes) pendant six ans, 22 en raison d'un cancer à la NDMA et huit en NDEA (lorsque vous prenez la préparation pendant quatre ans à la dose maximale). L’avocat Melcher estime que, selon cette estimation, 900 000 patients atteints de valsartan dans toute l’Allemagne sont atteints d’un cancer dû aux impuretés: "Un risque non négligeable".

Le pétitionnaire a reçu les comprimés de trois fabricants de génériques différents: 1A-Pharma, Mylan dura et Hexal; Tous les trois sont maintenant poursuivis. La juge Mirja Poenig, porte-parole du tribunal d'instance compétent de Constance, a confirmé que la procédure préliminaire écrite avait été ordonnée le 20 février. "Deux des trois accusés ont déjà indiqué leur intention de se défendre. Il est donc probable qu'une nomination soit faite ultérieurement, à moins qu'un règlement amiable extrajudiciaire ne puisse être atteint ou qu'un ordre d'expertise ne soit préparé." En ce qui concerne l'audience, ce n'était "pas sérieusement prévisible".

La porte-parole d'Hexal, Katja Minak, a déclaré, également au nom de la filiale de Hexal, 1A-Pharma, que les lots concernés avaient été rappelés depuis le 4 juillet 2018, et a confirmé les poursuites judiciaires à l'encontre des deux sociétés: "À notre avis, les demandes sont non fondées." Mylan dura laissa les demandes de renseignements de la BZ sans réponse. 

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L’avocat Melcher a calculé que le procès pouvait durer plusieurs années et que son client serait peut-être décédé avant tout jugement. Il en avait discuté avec son client et avec sa famille et avait décidé de mettre fin à la procédure. Dans le cadre de la procédure, le renversement de la charge de la preuve s’applique, ce qui signifie: Les sociétés défendeuses doivent prouver que le cancer du demandeur peut avoir d’autres causes.

La plainte repose sur une responsabilité objective en vertu de la loi allemande sur les médicaments et sur l'omission des contrôles nécessaires, explique Melcher, citant trois objectifs: premièrement, fournir des informations sur la fabrication, si le fabricant était au courant d'interactions ou de problèmes et dans quelle mesure il existait des contrôles sur la production , "On pense que les médicaments doivent avoir les contrôles les plus stricts." Deuxièmement, ils veulent faire valoir une demande en dommages et intérêts, troisièmement, la conclusion: Melcher considère l'action comme un cas modèle pour d'autres patients. (selon "Badische Zeitung")

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lundi 25 mars 2019

Comcom : où ont passé les délégués ?

Nombreuses absences au comité directeur !

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En général, après les élections municipales, les élus communaux se battent pour entrer au comité directeur de la communauté des communes. Mais à voir le nombre de présents (et surtout d'absents), on se demande pourquoi ils ont tendance à se bousculer, si c'est pour briller ensuite par leur absence. Ainsi, lors de la dernière séance plénière, sur 39 délégués 14 étaient absents et 25 présents ! Combien seront-ils en 2020 à se battre, y compris pour le poste de président ?

Et le pompon, une fois de plus, revient à Villé qui est théoriquement représenté par quatre délégués, et seul l'un d'eux était présent ! Il est vrai que la commune de Villé et la MJC se devaient de faire beaucoup d'efforts pour organiser le défilé et la fête de carnaval du samedi dernier. Et déjà là il y a eu des difficultés pour trouver une équipe de distribution de knacks.

Le citoyen villois est quand même en droit de se demander pourquoi il a voté pour des candidats qui réclamaient, lors de leur campagne électorale en  2014, quatre postes de délégués et une vice-présidence.

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dimanche 24 mars 2019

Opération "chaudière gratuite"

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samedi 23 mars 2019

Mongolie: l'air vicié force des milliers d'enfants à l'exode

La Mongolie, ses steppes à perte de vue, ses lacs et ses nomades... Un paysage de carte postale caché l'hiver par l'épais brouillard toxique qui englobe la capitale, où des milliers d'enfants sont contraints à l'exil à cause des risques pour leur santé. 

mongolieOulan-Bator, où vit près de la moitié de la population de ce pays de plus de 3 millions d'habitants, est l'une des villes les plus polluées du monde, victime du chauffage au charbon encore couramment utilisé. 
La majorité des habitants résident dans des bidonvilles en périphérie, dans des tentes traditionnelles – les yourtes – sans eau courante ni système d'évacuation. 
Pour des milliers de parents, le dilemme est cornélien: garder ses enfants auprès de soi au risque de mettre leur vie en danger ou les envoyer vivre au vert pour les préserver de la pollution? 
Dans ce pays enclavé entre la Russie et la Chine et grand comme trois fois la France, l'air toxique provoque un véritable exode hors de la capitale. Les experts préviennent que la pollution est désastreuse pour les enfants, pouvant causer retard de développement, maladies chroniques, voire la mort. L'hiver, les hôpitaux sont pleins. 
La fille de Naranchimeg Erdene a vu son système immunitaire affaibli par l'air toxique d'Oulan-Bator, où les systèmes de chauffage domestique brûlent du charbon et même du plastique dans les bidonvilles, alors que les températures plongent allègrement sous la barre des -40 degrés en hiver. 

Destination: air pur

"Nous faisions constamment des allers-retours à l'hôpital", explique Mme Erdene à l'AFP. Sa fille Amina a souffert d'une pneumoconiose (maladie pulmonaire causée par l'inhalation de poussières dangereuses) à deux reprises à l'âge de deux ans, nécessitant plusieurs traitements antibiotiques. 
Seul remède possible, selon les médecins: envoyer la fillette à la campagne. Aujourd'hui, Amina vit avec ses grands-parents à Bornuur Sum, un village situé à 135 kilomètres de la capitale. 
"Elle n'est plus tombée malade depuis qu'elle vit ici", s'enthousiasme Mme Erdene, qui ne voit son enfant qu'une fois par semaine, au prix d'un trajet de trois heures aller-retour. 
"C'était vraiment difficile les premiers mois (...), on pleurait au téléphone", se rappelle la maman qui, comme beaucoup de parents d'Oulan-Bator, a dû se résoudre à ce choix de vie pour protéger sa fille. 
Selon certaines mesures, Oulan-Bator, capitale la plus froide du monde, est aussi la plus polluée, avec des niveaux records de PM2,5. Ces particules fines, dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, sont nocives car elles pénètrent profondément dans les poumons. Leur concentration atteignait 3.320 microgrammes par m3 en janvier, soit 133 fois la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Fuir à l'étranger

De quoi attiser les tensions sociales. Les habitants les plus fortunés d'Oulan-Bator n'hésitent pas à accuser les migrants des bidonvilles et à réclamer leur expulsion. 
Mais pour ces derniers, le chauffage au charbon est le seul accessible. 
"Les gens viennent s'installer dans la capitale parce qu'ils ont besoin d'un revenu régulier (...) Ce n'est pas de leur faute", s'indigne Dorjdagva Adiyasuren, une mère de famille qui vit dans une yourte avec six enfants. 
Pour tenter d'enrayer le problème, les autorités ont interdit les mouvements migratoires à l'intérieur du pays en 2017. Et depuis mai 2018, le chauffage au charbon n'est théoriquement plus autorisé. Sans résultat probant pour le moment. 
Les habitants qui en ont les moyens, eux, fuient à l'étranger durant les périodes de forte pollution, à l'image de Luvsangombo Chinchuluun. Cette militante associative n'a pas hésité à emprunter de l'argent pour emmener sa petite-fille en Thaïlande pendant tout le mois de janvier.

Poumons et cerveau atteints

Les effets de la pollution sont désastreux pour les adultes, mais les enfants sont encore plus vulnérables, en partie parce qu'ils respirent plus vite et absorbent plus d'air et de polluants stagnant au ras du sol. 
Malgré les risques pour la santé, Badamkhand Buyan-Ulzii et son mari n'ont d'autre choix que rester dans la capitale pour travailler. Mais ils ont décidé d'expédier Temuulen, leur fils de deux ans, à plus de 1.000 kilomètres. 
La maman de 35 ans a longuement hésité à prendre cette décision, préférant d'abord déménager d'un district à l'autre dans l'espoir que la santé de son fils s'améliore. En vain. Plusieurs ennuis de santé, dont une bronchite qui a duré toute une année, l'ont finalement convaincue d'envoyer Temuulen chez ses grands-parents. 
"Peu importe s'il me manque et qui l'élève, tant qu'il est en bonne santé, je suis contente." 
Le résultat est convaincant, assure Mme Buyan-Ulzii: "Ma belle-mère m'a demandé s'il était toujours nécessaire de lui donner des médicaments, parce qu'il ne tousse plus". 
Certains considèrent la pollution comme un facteur rédhibitoire, qui hypothèque leur avenir. "C'est risqué d'avoir un enfant: qui sait ce qu'il lui arrivera une fois né?", se désespère ainsi Mme Erdene. Cette mère de famille se dit "effrayée" à l'idée d'être de nouveau enceinte. (selon AFP)

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vendredi 22 mars 2019

En vert et contre tout !

 Un obstacle aux pistes cyclables : le cuivré des marais !

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L'affaire était bien lancée ! Le 20 janvier dernier, la commission "transports - circulation douce" de la comcom de la vallée de Villé, présidée par le maire de Villé relayé très efficacement par le président Riebel, décidait enfin de lancer le projet des pistes cyclables. Un "atelier participatif" a même été créé et un montant de 80.000 € prévu pour les acquisitions foncières et éventuels premiers travaux.

C'était sans compter sur le représentant de Thanvillé, par ailleurs membre du comité de l'association écologiste Alsace-Nature, qui tient à faire savoir aux participants à la réunion de commission de la comcom du 20 mars où il a brillé par son absence, qu'il n'est pas favorable au passage de la piste Saint-Maurice - Zone Industrielle par la zone alluviale, tout comme il s'oppose au tracé Honcourt - Maisonsgoutte, le tout pour des raisons environnementales. Sur ces tracés, semble-t-il, les futurs cyclistes risquent de déranger un sympathique papillon appelé "cuivré des marais".

Et l'affaire ne risque-t-elle pas de se terminer au tribunal administratif, un peu comme le dossier de la RN59 et du contournement de Châtenois, où le même responsable a fait compter par un huissier de justice les orchidées menacées de destruction ?  A quand le comptage judiciaire des papillons sur le ban du président-maire écologiste de Saint-Maurice ?

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jeudi 21 mars 2019

A propos des aborigènes d'Australie

La Haute cour d'Australie a jugé mercredi que les Aborigènes spoliés de leurs terres devaient être indemnisés en particulier pour la "perte culturelle" et la  "souffrance spirituelle" endurées, une décision qui fera date et pourrait déclencher une série de procès dans le pays. 

aborig_nes1La cour a jugé que les peuples Ngaliwurru et Nungali, du Territoire du Nord, avaient le droit d'être indemnisés après avoir été privés de leurs terres par le gouvernement régional. 
A Timber Creek, ville isolée dans le nord, l'utilisation de terres par le gouvernement régional pour y bâtir des infrastructures a empiété sur les "droits fonciers des autochtones", a jugé la Haute cour. 
Cette dernière a rejeté un appel du gouvernement contre un précédent jugement estimant que les aborigènes devaient être indemnisés non seulement pour la valeur des terres perdues mais également pour "la perte culturelle". Le gouvernement estimait "manifestement excessive" une indemnisation pour cette perte culturelle. 
La cour a octroyé 1,3 million de dollars australiens (920.000 dollars US ou 813.000 euros) d'indemnisation pour cette seule "perte culturelle", soulignant avoir évalué "la relation spirituelle" des groupes concernés avec leur terre et "la souffrance spirituelle" infligée par la rupture de ce lien qu'ils ont subie. 
Le versement des indemnités s'effectuera individuellement en fonction des détenteurs de droits fonciers et de leurs liens avec la terre ou les eaux. 
Avant le jugement, des experts en droit de l'Université du Queensland avaient estimé dans une étude qu'il aurait d'"énormes conséquences" pour les peuples indigènes. 
"Pour les Etats du Queensland et d'Australie occidentale en particulier, la décision devrait clarifier les montants significatifs des indemnités qui pourraient leur être réclamées à l'avenir", ont-ils écrit. Ces deux Etats sont riches en ressources naturelles et minières. 
Des responsables gouvernementaux auraient évalué le coût des demandes potentielles de dédommagements à plus d'un milliard de dollars australiens (700 millions USD ou 625 millions d'euros).  
Pour l'ensemble de l'Australie, la somme pourrait atteindre "des milliards de dollars", selon un avocat, Tony Denholder, même s'il reste encore des "complexités légales" pour évaluer le montant des compensations.  
Le jugement de mercredi dernier "va probablement déclencher des demandes d'indemnisation de la part de beaucoup des centaines de groupes de détenteurs aborigènes de droits fonciers dans toute l'Australie, qui ont enfin des éclaircissements -- quoique limités -- sur la façon dont ils pourraient quantifier la compensation qui leur est due", a prédit M. Denholder.     
Les aborigènes, dont le nombre était estimé à un million lors de l'arrivée des colons britanniques en 1788, ne représentent plus que 3% des 24 millions d'Australiens. Ils sont donc aujourd'hui moins nombreux qu'au début de la colonisation.  
Les aborigènes restent de loin la population la plus défavorisée du pays avec en particulier des taux de pauvreté et d'incarcération plus élevés. Ils sont en moins bonne santé que la population générale.(selon AFP)

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