lundi 6 février 2017

Corruption légalisée en Roumanie

Incroyable, mais cela se passe au sein de l’Union Européenne. Le décret d’amnistie du gouvernement social-démocrate « légalise » en quelque sorte la corruption, en fixant des seuils jusqu’où la corruption reste impunie. Si la Commission Européenne a protesté contre cette « légalisation » de la corruption, le gouvernement roumain s’est engagé dans un bras de fer avec sa propre population.

OK_Bucharest_CristianChirita_Wiki_ccbysa30

Comment ne pas penser « tous pourris » lorsque le gouvernement décrète que la corruption reste impunie si elle ne dépasse pas 200.000 Lei (44000 €) et ce, dans un pays où le salaire annuel d’un professeur d’école ne dépasse pas les 4500 € ? Et très pratique – le gouvernement roumain avait proposé dans la foulée une amnistie pour les personnes incarcérées et condamnées à des peines de moins de 5 ans de prison. Cette mesure concernerait environ 2500 détenus, dont des responsables politiques condamnés pour – corruption et qui bénéficieraient donc de la grâce du gouvernement. Suite aux protestations musclées, cette amnistie n’a pas encore été décrétée, le gouvernement craigne que les protestations puissent se transformer en émeutes.

Si ce dossier concerne en premier lieu la Roumanie, il concerne également l’Union Européenne, car il est inconcevable qu’un état-membre de l’UE « légalise » la corruption. Ailleurs, les associations et ONGs se battent pour plus de transparence et moins de corruption, pendant qu’un état-membre « légalise » la corruption ?

Depuis mardi, la Roumanie est en état d’alerte. A Bucarest, Cluj, Timisoara et Sibiu, des dizaines, des centaines de manifestants descendent dans la rue, à Bucarest, des affrontements violents entre les manifestants et les forces de l’ordre ont eu lieu. Et la situation est loin de se calmer – et le gouvernement ne veut pas revenir sur sa décision qui est pour le moins surprenante.

Depuis la chute de Ceausescu, le pays n’a pas vu des manifestations d’une telle envergure et ce, malgré les températures glaciales qui règnent en Roumanie. Le gouvernement roumain, en place depuis moins d’un mois sous la direction de Sorin Grindeanu, est en train de se mettre non seulement la population à dos, mais également les autres institutions roumaines. Ainsi, le président Klaus Iohannis (qui avait, lors de son instauration, promis « d’éradiquer la corruption pendant les 5 ans de son mandat »), le Procureur Général, la Cour Suprême et d’autres autorités ont déjà fait savoir leur opposition à cette décision gouvernementale.

Va-t-on vers une nouvelle « révolution » en Roumanie ? Est-ce que l’intervention de Jean-Claude Juncker suffira pour raisonner le gouvernement roumain ? En tout cas, ce qu’il se passe en Roumanie montre une nouvelle fois l’incapacité de cette Europe intergouvernementale de défendre ensemble, même les valeurs les plus basiques. Seule une Europe fédérale sera en mesure de permettre une vraie organisation européenne à l’intérieur comme à l’extérieur.

Posté par jl boehler à 00:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 5 février 2017

Premier camouflet pour TRUMP

L'interdiction d'entrer aux Etats-Unis suspendue !

trump

Suite à une ordonnance du tribunal fédéral de Seattle, le département d'Etat américain a officiellement suspendu le décret imposé par le président Donald Trump interdiction d'entrée. Si le visa est valide en soi, les musulmans des sept pays concernés sont autorisés à entrer de nouveau aux Etats-Unis, selon la déclaration du porte-parole du Bureau d'Etat américain, déclaration publiée samedi à Washington. Auparavant Trump avait qualifié de la décision du juge fédéral de "ridicule".

Posté par jl boehler à 00:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 3 février 2017

Un scandale un peu vite oublié

Comment Macron a vendu Alstom aux américains

 L'affaire qui a amené Montebourg à démissionner du gouvernement !

Posté par jl boehler à 11:10 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 2 février 2017

Fillon chez les Russes

Encore un nouvel album !

poutine_fillonEn octobre dernier, Le Canard enchaîné, encore lui, révélait que l’ancien Premier ministre avait fondé, entre son départ de Matignon en mai 2012 et son retour sur les bancs de l'Assemblée en juin de la même année, une société de consulting baptisée  2F Conseil. Elle lui aurait rapporté un salaire de 600 000 euros net entre 2012 et 2015, soit environ 18 000 euros par mois.

Qui François Fillon a-t-il bien pu conseiller ? "Ce qui circule, c’est qu'il aurait travaillé pour des sociétés russes (…). On comprendrait alors la complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine", a souligné le candidat écologiste Yannick Jadot, lundi 30 janvier sur BFTMV. Mais, à ce jour, aucune procédure judiciaire n’est engagée sur cette activité de conseil.

François Fillon refuse jusqu'à présent de s'exprimer sur ce sujet. Dans ce dossier, il a respecté les règles : créer une société lorsque l'on est député est interdit par la loi, mais il l'a fait en dehors de tout mandat à l'Assemblée.

Concernant ses clients, son coordinateur de campagne est monté au créneau, mardi 31 janvier. "Il m'a dit : 'écoute, il n'y a pas une société russe, il n'y a pas un groupe russe, il n'y a pas l'Etat russe', les choses sont claires, tente de clarifier Bruno Retailleau sur BFTMV. Rien avec la Russie." "Les choses ont été parfaitement transparentes, déclarées au fisc, à la Haute Autorité [pour la transparence de la vie publique], chacun peut s'en rendre compte", ajoute-t-il.

Posté par jl boehler à 00:52 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 1 février 2017

Schaüble veut abolir l'évasion fiscale

Pour une fois, l’inventeur de la politique d’austérité, le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble, a eu une excellente idée. Qui pourrait empêcher une bonne partie de l’évasion fiscale des grandes entreprises.

OK_Sch_uble_European_People_s_Party_Wiki_CCBY20_620x310

Le système connu sous le nom de « LuxLeaks » fonctionne de manière assez simple. Les multinationales transforment leurs bénéfices réalisés dans les différents pays en « droits de licence de marque » qu’ils versent à leur QG qui lui, est installé dans un pays où il ne paie que peu ou pas d’impôts sur ces bénéfices. Ainsi, les bénéfices réalisés dans les pays se transforment en frais de fonctionnement et l’entreprise en question ne paie aucun impôt sur ses bénéfices. Le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble veut maintenant s’attaquer à ce système qui a permis au Luxembourg ou à l’Irlande, d’attirer de nombreux sièges européens d’entreprises multinationales. Tout en privant les états européens des recettes fiscales, tout en permettant aux entreprises les plus riches du monde à se soutirer de la taxation.

Dès mercredi, Schäuble veut présenter une proposition de loi – qui interdit de déduire les frais de licence ou de propriété intellectuelle des bénéfices imposables, lorsque de tels frais ne sont pas ou peu taxés dans le pays où l’entreprise a son siège principal. Puisque des pays comme Malte n’imposent pas les droits de licence ou de propriété intellectuelle, cette mesure mettrait un terme à cette pratique qui prive depuis sa mise en œuvre, les pays européens des impôts des plus grandes entreprises.

« Les impôts devraient être payés dans le pays où l’activité générant des bénéfices est effectuée et non pas dans le pays qui offre le taux d’imposition le plus faible », a expliqué Wolfgang Schäuble en s’attaquant ainsi au système instauré au Luxembourg et dans d’autres pays. Dans ce système, les multinationales ne payent que des impôts dérisoires sur d’énormes bénéfices, et privent ainsi les états européens d’une source de budget importante, au seul profit des actionnaires des multinationales. Est-ce que Wolfgang Schäuble se serait découvert une âme de socialiste ?

Toutefois, pour que ce système puisse réellement être invalidé, il ne suffira pas qu’un seul pays prenne une mesure comme celle-ci. Une telle règlementation ne pourrait être efficace qu’à condition que tous les états-membres de l’Union Européenne y adhèrent – mais ce sera difficile, car des pays comme les Pays-Bas, Malte, le Luxembourg, la Belgique ou, hors-UE, la Suisse profitent de ce système qui garantit des emplois et quelques retombées fiscales chez eux.

Il serait souhaitable que l’Union Européenne se saisisse de ce dossier et que l’Europe agisse de manière solidaire pour faire en sorte à ce que les entreprises les plus riches du monde participent comme les autres au financement des budgets publics. Et il faudra faire vite, avant que Wolfgang Schäuble se rend compte qu’il est en train de défendre un projet que l’on pourrait carrément qualifier « de gauche »… (selon "Euro-journalist")

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 31 janvier 2017

Fillon chez les sénateurs

On a déjà deux tomes des notes écrites par l'attachée familialement parlementaire du candidat Fillon, à savoir

  • Fillon et Pénélope
  • Fillon chez les Belges

Un troisième album devrait bientôt sortir

  • Fillon chez les sénateurs

vignette_focus_wide

Mois d’une semaine après l’éclatement de l’affaire dite Penelope Fillon, une nouvelle bombe vient d’exploser dans la campagne du candidat de la droite. Selon Mediapart et Le Journal du Dimanche, François Fillon est soupçonné d’être lié à une affaire de détournement de fonds au Sénat. D’après leurs informations, il aurait profité d’un système de détournement portant sur l’enveloppe versée aux sénateurs pour rémunérer leurs collaborateurs.

François Fillon aurait ainsi récolté plus de 20 000 euros

Concrètement, une fois les salaires des collaborateurs payés, des sénateurs UMP n’auraient pas gardé l’éventuel résidu pour financer le fonctionnement de leur groupe parlementaire comme le prévoit la loi, mais ils l’auraient plutôt détourné via une association et ce, entre 2009 et 2014.

Ce dossier est instruit depuis 2012, suite à une dénonciation de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Pour le moment, cinq personnes dont trois sénateurs ont été mises en examen pour détournement de fonds publics et recel. Toutes assurent pourtant que ce système consistant à déléguer une partie des crédits collaborateurs au groupe qui les reversait ensuite aux sénateurs via une association n’avait rien d’illégal. Et c’est justement ce que tente aujourd’hui de vérifier la justice.

Posté par jl boehler à 01:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 30 janvier 2017

Trois casseroles au prix d'une !

Même les Belges s'y mettent !

Le_futur_president_de_la_commission_d_enquete_belge_sur_le_Kazakhgate_veut_entendre_Sarkozy_Fillon_et_GueantL’affaire dite du "Kazakhgate" pourrait connaître des rebondissements en France. Francis Delpérée, député belge et probable futur président de la commission d’enquête parlementaire sur le "Kazakhgate", a en effet déclaré ce jeudi 24 novembre que plusieurs personnalités françaises pourraient être prochainement entendues dans le cadre de cette affaire de corruption internationale. 

Invité de Bel-RTL ce jeudi, Francis Delpérée a affirmé : "C’est à la commission de décider quand elle tiendra ses premières réunions. Elle va certainement établir une liste de personnes qui vont être interrogées : des Belges, mais pourquoi pas aussi, bien sûr, des personnalités étrangères.  Sarkozy, Fillon, Guéant…"

A l'époque des faits, Nicolas Sarkozy était président de la République française, François Fillon Premier ministre et Claude Guéant ministre de l'Intérieur.

Le député belge Francis Delpérée concède, toutefois, que la commission ne pourrait pas forcément contraindre ces personnalités à venir témoigner. "Je n’ai pas non plus un peloton de gendarmerie, ni un bataillon de parachutistes pour faire venir X ou Y", a-t-il admis. 

Le but de la commission d’enquête est, notamment, d’établir les circonstances ayant permis l’adoption par la Belgique, au printemps 2011, d'une loi élargissant le champ d'application des "transactions pénales", rappelle la RTBF ce jeudi. Cette loi avait permis au milliardaire belgo-kazakh Patokh Chodiev de voir les poursuites judiciaires à son encontre être abandonnées. Il était suspecté, avec deux autres hommes d’affaires, de "faux", d’"association de malfaiteurs" et de "blanchiment" d’argent dans le cadre de transactions immobilières au Kazakhstan.

L’entourage de Nicolas Sarkozy, à l’époque président de la République française, est suspecté d’avoir influencé l’adoption rapide de la loi belge afin de permettre aux personnes poursuivies de voir les poursuites à leur encontre abandonnées contre une "transaction pénale". Les enquêteurs soupçonnent l’État français d’avoir fait pression pour aider Patokh Chodiev, proche du président kazakh. Un mois après l’adoption de la loi en Belgique, un contrat sur la vente de 45 hélicoptères par la France au Kazakhstan avait été conclu.  (selon "le Lab politique - Europe 1")

Posté par jl boehler à 10:31 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 29 janvier 2017

Donald Trump va construire "The Wall"

Rien n’arrête le fantasque président américain, surtout pas le bon sens. L’un de ses premiers projets consiste à construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis. Dont le coût devrait être assumé par le Mexique.

mur2

Depuis la IIe Guerre Mondiale, le monde civilisé s’est efforcé de faire disparaître les murs et barbelés entre les pays, en cherchant la proximité et la paix avec ses voisins. Pour le nouveau président américain, c’est tout le contraire. Il s’attaque maintenant à un projet des plus fous – la construction d’un mur séparant le Mexique et les Etats-Unis. Et encore une fois, le monde regarde avec de grands yeux vers Washington en constatant que cet homme fait réellement ce qu’il avait annoncé. Même les choses les plus folles.

L’exemple historique que Donald Trump aime bien citer, c’est la Grande Muraille entre la Chine et la Mongolie. Longue de 21000 kilomètres, la Grande Muraille est la preuve matérielle pour Trump qu’une telle construction est possible, de plus « sans grues et pelleteuses », comme le président américain souligne. Ce qu’il ne dit pas, c’est que la construction de la Grande Muraille avait coûté de centaines de milliers de vies et avait duré plusieurs siècles. Mais ce que les Chinois ont accompli, ne représente qu’un défi pour Donald Trump qui veut faire construire ce mur en quelques années seulement.

Et il a déjà une idée très précise quant à la réalisation de ce mur. 12 mètres de haut (!), ancré à 3 mètres dans le sol, disposant, comme dit Trump « d’une belle grande porte pour que les ‘bons’ puissent passer », sans toutefois préciser qui, selon lui, seraient les « bons » et les « méchants ». Et puisque la construction d’un tel mur géant n’est pas donné (des experts estiment que le coût d’une telle réalisation se situerait, au bas mot, aux alentours de 26 milliards de dollars), il compte en plus faire payer – le Mexique !

Mister President sait déjà comment faire payer le Mexique malgré le refus du voisin des Etats-Unis – en appliquant des taxes d’importation sur des produits fabriqués au Mexique et en taxant également les virements des travailleurs d’origine mexicaine qui envoient tous les mois de l’argent en Mexique pour soutenir leurs familles.

Cet homme est dangereux et plus personne ne devrait avoir des doutes s’il fera ce qu’il avait annoncé. Oui, il le fera. Et certainement encore des choses pires que celle-là. Il serait temps que l’Europe réagisse et prenne les mesures nécessaires pour pouvoir se serrer les coudes. Tout le monde parle de réformes européennes, c’est le moment de les mettre en œuvre. Pour l’Europe et aussi, pour pouvoir stopper un Donald Trump qui risque d’apporter le feu et le sang au monde.

Posté par jl boehler à 18:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 28 janvier 2017

Fin de l'ère primaire

Le Val de Villé et le vallon de Ranrupt datent géologiquement du carbonifère et de la fin de l'ère primaire. Il est donc logique que le dernier épisode des primaires citoyennes dans ce secteur de montagne soit particulièrement regardé. Surtout que dimanche dernier, la participation n'a pas été très forte (à peine plus de 200 votants pour ce canton napoléonien regroupant le Val de Villé et le  secteur de Saâles). Et pourtant le temps ne se prêtait pas pour aller à la pêche. Alors, les responsables départementaux (souvent accusés d'abandonner le monde rural à son triste sort) ont décidé de marquer un grand coup.

Sébastien Loeb : après le Dakar, le Ranrupt

loeb1

Notre champion des rallyes, à peine revenu d'Amérique du Sud où il a fini sur le podium du Dakar, aurait été embauché pour participer à une "spéciale vosgienne" Villé - Ranrupt : il conduira, à bord de son bolide, les électeurs villois jusqu'à Ranrupt en passant par le col de Steige. Suivant le temps (neige et tempête), le spectacle est assuré. Prix de la randonnée 1 €, le restant des indemnités  demandées par le champion étant fournies par le candidat de droite Fillon et l'ambitieuse ex-future première dame Pénélope.

Les écologistes protestent

caisse_a_savon_600x450_1

Il fallait s'y attendre ! Nos amis écologistes, toujours décidés à voter sans provoquer de pollution, ont décidé d'une contre-manifestation sous forme de biathlon : course de vélo de Villé au col de Steige, descente en caisse à savon jusqu'à la mairie de Ranrupt. Avec la concurrence de ces deux spectacles de qualité, le record de participation électorale sera battu. Et comme la municipalité de Villé ne figure toujours pas parmi les listes électorales, le premier magistrat enfourchera son vélo pour apporter ce document manquant au maire de Ranrupt.

La navette des skieurs

Enfin, le conseil général 67 a promis de détourner la navette Villé - Champ du Feu par Ranrupt. Avec tout ce dispositif, pas d'excuse pour ne pas aller voter aux primaires. Même Thomas Voeckler, dont les grands-parents habitent un chalet à Bellefosse, viendra déposer son bulletin dans l'urne.

navette

Posté par jl boehler à 00:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 27 janvier 2017

Trump tire plus vite que son ombre

Le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump est-il le Lucky Luke de la politique ? Ce qui est sûr, l’homme semble, avec à peine 5 jours depuis son investiture, vouloir travailler et tenir ses promesses. Ainsi, il va très vite…Il n’est vraiment pas un homme politique. Il a pris plusieurs mesures depuis son entrée à la Maison-Blanche vendredi, dont voici un résumé…

TRUMP__681x383

  • Vendredi: premier décret contre l’Obamacare

– Donald Trump proclame le 20 janvier 2017, date de son investiture, «journée nationale du dévouement patriotique», pour «renforcer nos liens entre nous et avec notre pays

– Trump signe un premier décret contre l’emblématique loi d’assurance santé «Obamacare» de son prédécesseur, ordonnant à son administration d’accorder le plus d’exemptions possibles à la réforme de 2010, détestée des conservateurs pour son coût et sa lourdeur, en attendant son abrogation par le Congrès.

  • Dimanche: vers une renégociation de l’Aléna

– Trump annonce qu’il va commencer à renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) avec les dirigeants du Canada et du Mexique qu’il doit voir prochainement. Une rencontre avec son homologue mexicain Enrique Peña Nieto est notamment prévue le 31 janvier.

  • Lundi: retrait du TPP, coupure des fonds aux ONG pro-avortement

– Donald Trump signe l’acte de retrait des États-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP), dont l’administration de Barack Obama avait fait l’une de ses priorités. Vu comme un contrepoids à l’influence grandissante de la Chine, ce traité a été signé en 2015 après d’âpres négociations par 12 pays d’Asie-Pacifique représentant 40% de l’économie mondiale. Mais le texte, qui va bien au-delà de la simple levée des barrières douanières, n’était pas encore entré en vigueur, en l’absence de ratification par le Congrès américain.

– Trump signe un décret interdisant le financement, par des fonds fédéraux, d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement. Cette signature a lieu le lendemain du 44e anniversaire de «Roe V. Wade», l’arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l’avortement aux Etats-Unis, et deux jours après que des millions d’Américaines ont manifesté pour leurs droits.

– Le nouveau président signe un décret gelant les embauches des fonctionnaires au niveau fédéral, qui ne s’applique cependant pas au personnel militaire, suivant sa promesse de «curer le marigot» en réduisant le nombre et le statut des fonctionnaires.

– Plusieurs ministères et agences fédérales publient des circulaires imposant aux fonctionnaires un verrouillage de leur communication. À l’Agence de protection de l’environnement (EPA), toute communication au public, à la presse et sur les réseaux sociaux est désormais interdite.

  • Mardi: relance de projets d’oléoducs controversés

– Donald Trump redonne vie au projet du gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, dont la construction avait été bloquée par M. Obama au nom de la lutte contre le changement climatique. Long de 1900 kilomètres, dont 1400 aux Etats-Unis, le projet Keystone XL vise à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta (ouest) jusqu’au Nebraska (centre des Etats-Unis) d’où il pourrait rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique. L’aboutissement de ce projet est conditionné à une renégociation avec la société canadienne TransCanada, selon le président.

– Il signe aussi un décret ouvrant la voie à la construction d’un autre oléoduc porté par la compagnie Energy Transfer Partners dans le Dakota du Nord, dont le tracé avait été rejeté en décembre après une intense mobilisation des Amérindiens et des écologistes. La tribu sioux de Standing Rock reproche à l’entreprise qui en a la charge de vouloir faire passer l’oléoduc, baptisé Dakota Access Pipeline, sur des sites sacrés où sont enterrés leurs ancêtres, menaçant par la même occasion leurs sources d’eau potable.

  • Mercredi: lancement d’un mur anti-immigration

– Donald Trump signe un décret lançant le projet de construction d’un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, la promesse la plus emblématique de sa campagne, qu’il entend faire payer ultérieurement à Mexico. Il signe un autre décret portant sur une application plus rigoureuse des lois sur l’immigration, y compris une limitation de l’accès aux fonds fédéraux pour les «villes sanctuaires» qui accueillent des immigrants clandestins.

Posté par jl boehler à 00:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :