jeudi 3 août 2017

Colombie : Les Koguis de la Sierra Nevada

Une communauté vulnérable

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Cette étendue montagneuse côtière, la Sierra Nevada, est la plus élevée au monde avec le pic de Christophe Colomb qui culmine à 5 775 mètres d’altitude et celui de Simón Bolívar qui atteint 5560 m d’altitude, cette région colombienne située entre les départements de Magdalena, Cesar et Guajira abritent aujourd’hui encore des peuples natifs parmi lesquels les Koguis, les Arhuaco et les Wiwa Kankuamo.

Ce parc naturel connu sous le nom Teyuna, « Cité perdue« , est le berceau de la civilisation Tayrona, culture indigène précolombienne louée pour son sens technique (comme ses terrasses creusées à flanc de montagnes ). La découverte de la Ciudad Perdida a été faite en 1976 par un groupe de chercheurs. Le parc a été déclaré Réserve de la biosphère par l’UNESCO en 1979 compte tenu de son réseau d’écosystèmes qui abritent d’innombrables formes de vie et abritent plusieurs communautés autochtones.

La communauté kogui occupe la partie nord de la Sierra Nevada, dans les vallées des rivières Don Diego, Palomino, San Miguel et Ancho. Ses membres vivent dans des maisons rondes appelées Bohios et sont régis sous l’autorité du Mamo, un vieil homme qui incarne la sagesse ancienne et qui représente le pont entre le spirituel et le terrestre.

La Sierra Nevada de Santa Marta est le cœur de plusieurs écorégions, lesquelles varient avec l’altitude; difficile d’accès, certains téméraires, ayant le goût de l’aventure et de l’effort, se risquent néanmoins à pénétrer ( à coup de plusieurs jours de marche) dans la selva, la forêt tropicale, pour contempler la fascinante Teyuna, le site archéologique le plus impressionnant de Colombie et l’un des plus beaux patrimoines d’Amérique du Sud.

L’année dernière, malgré la rudesse des lieux, environ 20 000 voyageurs de 85 nationalités ont foulé les lieux. Ce sont 150 hectares, dont 20 ont été fortement conditionnés par l’Homme : terrasses, murs, des escaliers et des canaux révèlent des complexes urbains importants.

Les communautés indigènes peuplant cette région reculée du pays sud-américain restent vulnérables, ainsi en mars dernier, l’Institut national de la santé (NIH) a confirmé que onze membres de la communauté indigène kogui dans la Sierra Nevada de Santa Marta (nord) ont perdu la vie victimes d’infections virales respiratoires aiguës.

Bien que l’épidémie de grippe ait été contrôlée et une équipe médicale ait été dépêchée sur place pour procéder à la vaccination de la communauté impactée, le groupe d’épidémiologistes qui s’est rendu alors sur place dans la région a également enregistré des conditions nutritionnelles difficiles, ces populations autochtones se nourrissant essentiellement d’hydrates de carbone.

La résistance des Koguis envers la médecine occidentale les expose par ailleurs à un plus grand risque sanitaire, a déclaré un conseiller juridique de la communauté. « C’est une communauté très traditionnelle, une population d’environ 200 personnes qui préservent une grande partie de sa culture traditionnelle », a déclaré Arquímedes Arias à l’occasion de cette épidémie.

« Il s’agit d’une population vulnérable […] À l’heure actuelle la communauté se nourrit de canne à sucre, de bananes et d’oiseaux sauvages », a souligné la responsable Dusakawi, Danit Bacina Izquierdo demandant aux institutions publiques, aux organisations internationales, au secteur privé et communautaire, une aide humanitaire afin d’assurer l’amélioration de la sécurité alimentaire de cette population et une meilleure offre de soins.

Les autorités colombiennes ont bien compris la richesse de ces cultures ancestrales, la tradition orale et les connaissances des Koguis sont quelques-uns des points qui font partie du savoir-faire ancestral de cette population autochtone, des manifestations culturelles uniques qui sont incluses depuis cette année sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de la Nation.

À l’heure actuelle, plus de 100 000 autochtones habitent cette région d’une grande richesse culturelle et naturelle pour le pays; confrontés à la perte de leurs terres, au narcotrafic, au conflit armé, ou encore à la maladie, ils restent un témoignage vivant et fragile du lien qui unit l’homme à la Nature.  La montagne des Koguis représente le centre du monde, un être vivant, la Mère nourricière, celle qui leur a donné la vie, celle qu’ils respectent plus que tout. (Aline TIMBERT, ActuLatino)

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mercredi 2 août 2017

Marché du terroir de Villé : appel urgent et désespéré

Faudra-t-il pallier la défaillance de la municipalité ?

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Depuis 2001, le marché du terroir fonctionne à Villé tous les jeudi de 17 h à 21 h. Il rassemblait au départ près de 30 stands, était animé par des groupes musicaux ou autres, avait servi de support aux premières soirées-guinguettes.

Ayant été l'un des initiateurs de ce marché, florissant pour un temps, je ne puis être que désolé de la tournure prise.

Au point qu'on apprend qu'en ce mois d'août l'organisation n'est pas encore au point, voire inexistante. Après un premier appel de la conseillère générale, première adjointe, auquel peu de conseillers municipaux semblent avoir répondu, le premier magistrat a dû se lancer lui-même et promet qu'il retroussera ses manches le 17 août en compagnie d'une conseillère municipale. Et les autres jeudis, que va-t-il se passer ?

Il me semble qu'on n'en serait pas là, si la municipalité avait incité les exposants à se rassembler en son temps en association, comme je l'ai souvent proposé.

Pendant ce temps, où le marché de Villé est à la peine, d'autres marchés se développent aux alentours :

- Tous les lundis en soirée à Dambach-la-Ville

- Tous les mardis dans le Val d'Argent (villa Burrus)

- Tous les mercredis à Châtenois / Scherwiller

- Tous les vendredis à Saales

- Tous les samedi matin à Sélestat

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mardi 1 août 2017

Soirée-guinguette à Villé

La première du mois d'août !

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lundi 31 juillet 2017

Le gouvernement empêche la construction de 12 000 HLM

Un décret rédigé en catimini ! 

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A quoi joue le nouveau gouvernement ? Après le coup de rabot sur les APL, c’est au tour du budget alloué à la construction de logements sociaux de trinquer. Dans son décret n°2017-1182 du 20 juillet publié au Journal Officiel du 21 juillet 2017, le Premier ministre Edouard Philippe et son ministre de l'Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin, procèdent à l’annulation de 184,9 millions d’euros en autorisation d’engagement et 130,5 millions d’euros en crédit de paiement sur le programme "Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat" de la mission "Egalité des territoires et logement." (voir document à la fin de l'article)

Une perte sèche, selon l’Union sociale pour l’habitat qui représente quelques 730 organisations HLM. Par cette décision, c’est 12 000 logements sociaux en PLAI, c’est-à-dire à très faible loyer, qui ne sortiront jamais de terre. "Ce sont maintenant les logements très sociaux qui sont dans le "viseur de Bercy"", enrage Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat. De son côté, l'adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, ironise sur les choix du gouvernement sur Twitter : "Il est temps de revenir à la raison, de prendre la mesure des difficultés des familles les plus modestes et d’ouvrir une réelle concertation dans l’intérêt des politiques de solidarité afin d’assurer des conditions de logement et des conditions de vie décentes à tous nos concitoyens", ajoute-t-il dans un communiqué. Le décret ayant déjà été publié au Journal Officiel, pas sûr que les organismes HLM ou le personnel associatif aient les moyens de faire pression pour un retour en arrière.

Et au même moment, le président Macron annonce "qu'il n'y aura plus personne dans la rue à la fin de l'année !"

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dimanche 30 juillet 2017

Villé, village fleuri

La troisième fleur, ça se mérite !

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Notre premier magistrat peut être fier : il a obtenu la "troisième fleur". Oui, mais voilà : une troisième fleur se mériterait par des progrès réalisés depuis l'obtention de la deuxième fleur. Est-ce bien le cas ? 

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L'ancienne gendarmerie de la route de Bassemberg était l'immeuble le plus fleuri en mai 2009, aujourd'hui c'est l'endroit le plus sale. Les arbrisseaux et mauvaises herbes ont certes été fauchés juste avant le passage de la "commission", mais même pas dégagés, juste enlevés de la vue des inspecteurs à l'arrière du bâtiment. Un grand bravo à la direction municipale ! Mais veut-on commencer là un nouveau tas de compost sauvage ? Ou s'agit-il d'une simple "symphonie inachevée" ? A Villé rien ne nous étonne. 

 

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Le pont de la Leh, dans un état déplorable à la même époque, l'est toujours. Le maire aurait même demandé au SMICTOM de participer à un audit en vue de l'amélioration de l'ouvrage. Aura-t-il satisfaction en le disant avec des fleurs ... manquantes ?

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Quant au cimetière, il est dans un état lamentable ! Allées non entretenues ! Tombes abandonnées dont la concession est reprise par la commune, revenues à l'état sauvage. Haie de clôture non taillée remplaçant une enceinte obligatoire en pierres, jamais réalisée depuis la loi qui date de 1925 ! Villé était pauvre au début du 20ème siècle, l'est toujours et le sera encore à l'avenir ?

Alors, troisième fleur méritée ?

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samedi 29 juillet 2017

Inondations en Afrique

Les sinistrés d'Abidjan se sentent oubliés

abidjanDepuis le début de la saison pluvieuse, au moins vingt personnes sont mortes en Côte d'Ivoire du fait d'inondations ou de glissements de terrain. Dans certaines communes d'Abidjan, les habitants des quartiers sinistrés vivent dans la crainte de nouvelles pluies diluviennes, parfois sans solution de relogement malgré les promesses d'aide financière. Reportage à la cité Coprim, à Yopougon.

Don Paul Kohou regarde avec crainte l’imposante fissure qui strie depuis peu les murs de sa chambre. Si une partie de sa maison, nichée au bord du canal de terre de la cité Coprim à Yopougon, tient encore en partie debout, ce n’est plus le cas de celle de son voisin. Après des pluies diluviennes, une partie de l’immeuble d’à côté s’est brutalement effondrée dans le canal, le 25 mai dernier, entraînant dans sa chute une partie de sa petite villa.

Depuis le début de la saison pluvieuse, le fonctionnaire de 59 ans a vu des pans entiers de deux autres immeubles se fracasser dans le canal, qui a aussi englouti six autres villas basses. Malgré les impressionnants dégâts, Don Paul Kohou « remercie Dieu » : jusqu’à présent, les dommages ne sont que matériels. Seule une femme a été légèrement blessée. Elle était chez elle lorsque sa maison s’est effondrée après un énième glissement de terrain.

Contraints de dormir ailleurs

Dans cette partie de la cité Coprim, l’absence de victimes s’explique d’abord par les réflexes développés par ses habitants. De mémoire de riverain, le premier éboulement remonte à juin 2015. Depuis, à chaque pluie, les occupants des 48 habitations nichées en bordure de canal ont donc pris l’habitude de s’éloigner de leurs maisons par peur de nouveaux glissements de terrain. « Nous ne pouvons pas prendre le risque de dormir chez nous lorsqu’il pleut, nous avons peur que tout s’effondre. Nous sommes contraints de dormir à l’extérieur, en face, ou chez ceux qui peuvent nous accueillir », s’indigne Rigobert Blaka, dont la maison penche désormais dangereusement vers le canal.

La plupart des riverains en veulent à la mairie de Yopougon. Ils assurent que la commune leur avait annoncé en décembre 2015 la réfection tant attendue du canal. Car il y a encore une dizaine d’années, le fossé de terre avait l’envergure d’un petit caniveau que les riverains pouvaient enjamber d’un simple saut. Mais la vigueur des dernières saisons pluvieuses, couplée à la construction d’ouvrages ne laissant pas l’eau s’écouler, ont considérablement creusé le lit de la rigole.

La mairie pointée du doigt

Faute de travaux, le petit canal s’est depuis transformé en un ravin de plus de dix mètres de large par endroit. « Si des travaux avaient été faits pour l’aménager et le consolider, il n’y aurait jamais eu ces glissements de terrain et nos maisons n’auraient pas été mises en danger », déplore Don Paul Kohou, devenu le porte-voix de l’association informelle des habitants de la cité.

Des critiques que balaie la mairie de Yopougon. « La mairie n’a ni les moyens, ni les prérogatives pour effectuer ces travaux, qui relèvent de la compétence de l’État », assure Yaya Coulibaly, directeur de cabinet du maire de la commune, Gilbert Koné Kafana. « Chaque année, le maire demande aux personnes vivant dans des zones à risque de quitter les lieux », tient-il également à préciser.

Reste que les habitants, dont les économies d’une vie ont pour la plupart été investies dans ces maisons, n’ont pas les moyens de se reloger. « On nous dit de quitter les lieux, mais nous n’avons pas les moyens de partir : les logements sont trop chers à Abidjan pour que nous nous logions ailleurs », rétorque Don Paul Kohou.

« Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme »

Des sinistrés que les autorités se sont pourtant engagées à aider. Le 14 juin dernier, une délégation ministérielle est venue promettre des travaux, ainsi qu’une enveloppe financière aux riverains. « Les propriétaires des 48 villas se sont ensuite vus proposer 300 000 Francs CFA [457 euros] pour se reloger provisoirement. Mais pour l’instant nous sommes seulement six riverains à avoir reçu l’argent. Quarante-deux autres attendent toujours. Le dossier traîne, et nous ne savons toujours pas quand commenceront les travaux », déplore Don Paul Kohou, qui fait partie des six premiers bénéficiaires.

En attendant, le canal continue de s’élargir, creusé par les eaux usées et les ordures qui s’y accumulent. Un quatrième immeuble, toujours habité, menace désormais de s’effondrer. « On évoque l’incivisme et l’inconscience des personnes qui continuent de vivre dans les zones dangereuses, mais comment ceux qui n’ont pas l’argent pourraient-ils faire pour en partir ? », s’indigne Don Paul Kohou. Avant de lâcher, amer : « Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme. » (selon Claire Rinfroy, "Jeune Afrique")

NB : Lors de son voyage à Paris et Berlin, le président Ouattara a sollicité à Strabourg l'aide de l'Europe. Qu'est devenue cette aide ?

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vendredi 28 juillet 2017

Touristes arnaqués

Avion payé, mais pas de réservation !

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Quatre-vingt-dix personnes ont déposé plainte mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon contre l’agence Anatolia Voyage pour escroquerie. Certaines ont constaté que leur réservation n’avait jamais été effectuée alors que les billets avaient été payés. D’autres, coincées à l’étranger, ont appris que le vol retour n’existait pas

Pour eux, les vacances ont tourné au cauchemar. Ces touristes pensaient avoir réservé des séjours de rêve (pour la majorité en Turquie) mais rien ne s'est déroulé comme prévu, rapporte franceinfo.

Tous ont un point commun, avoir fait confiance à cette agence. Mais, l'établissement du second arrondissement de la ville a mis la clé sous la porte.

Au total, une centaine de victimes ont déposé plaintes devant le tribunal de Lyon. Certains passagers n'ont pas pu prendre l'avion car leur billet n'avait pas été payé par l'agence. "Et puis, on a des gens qui vont pouvoir faire l'aller mais lorsqu'ils sont arrivés à l'aéroport pour rentrer, le retour n'avait pas été payé", explique à franceinfo Aurélie Sauvayre, l'avocate en charge de l'affaire. Certains voyageurs ont également appris que leur vol n'existait pas.

Cette agence de voyages facturait donc les billets d'avion aux clients mais sans effectuer la réservation. D'après l'avocate, le préjudice pourrait s'élever au moins à 200 000 euros. Une page Facebook a été créée afin de rassembler les victimes. Aujourd'hui, l'agence reste injoignable. Selon des informations de franceinfo, les responsables se seraient envolés à l'étranger.

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jeudi 27 juillet 2017

Fécondité en Afrique

La CEDEAO se plie aux desiderata de Macron

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Au sommet du G20 en Allemagne, le Président Macron dénonçait le taux de fécondité comme facteur d’appauvrissement de l’Afrique. Les parlementaires de la CEDEAO semblent donc se résigner à cette assertion en luttant désormais contre la forte démographie africaine.

La capitale burkinabè Ouagadougou accueillait, ce week-end, une rencontre régionale sur la démographie. Outre les 15 pays de la CEDEAO, les parlementaires de la Mauritanie et du Tchad ont tous répondu présent. Il était question, lors de ces assises, d’évoquer la baisse de moitié du taux de fécondité à l’horizon 2030. Et ce, par la limitation à trois du nombre d’enfants par femme africaine.

Ainsi, le président de l'assemblée nationale burkinabè Salifou Diallo, hôte de la cérémonie, a-t-il déclaré : « Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique. » Puis, il ajoute : « Il est urgent de contenir la poussée  démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur « l’urgence » alléguée par Diallo. D’autant plus que quelques jours plus tôt, le président français Emmanuel Macron déclarait que les financements des bailleurs de fonds vers l’Afrique seraient englouties par le fait que les femmes africaines avaient en moyenne huit maternités chacune. Propos qui avaient suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le timing entre la déclaration de Macron et celles des parlementaires de la CEDEAO est très criant. A telle enseigne que cela s’apparente à une dictée de l’Occident aux Africains. Comme si les leaders africains n’attendaient que le signal de leur puissance tutélaire pour prendre conscience de leurs réalités. Ou bien est ce la condition sine qua non pour recevoir le financement de Macron, fervent soutien de la Françafrique ? (Rufus Polichinelle, "Afrique sur 7")

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mercredi 26 juillet 2017

La démacronisation est en marche

Baisse des APL : Robert Hue lâche Macron 

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Soutien d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier secrétaire du Parti Communiste Français dénonce la baisse des aides aux logements décidée par le gouvernement.

La baisse des APL n'en finit pas de faire couler l'encre. Cette fois, c'est l'ancien premier secrétaire du Parti Communiste Français Robert Hue, soutien d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle, qui a pris sa plume pour dénoncer la baisse des aides au logement. Dans un communiqué du mouvement des progressistes, sa nouvelle formation politique, Robert Hue dénonce une mesure "particulièrement indécente", conjuguée à l'annonce de la baisse de l'impôt sur la Fortune (ISF), qui "touchera des familles et des jeunes dont on connaît bien les difficultés".

"Fidèle à son profond attachement à la justice sociale, le Mouvement des Progressistes s’insurge contre cette décision et souhaite qu’une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron – hausse du pouvoir d’achat, protection des classes sociales les moins favorisées – soient véritablement mises en oeuvre", a averti le sénateur du Val-d'Oise.

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mardi 25 juillet 2017

Le Drian avale des couleuvres

Vers une démission de Le Drian ?

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La question n'est déjà plus de savoir s'il va démissionner, mais quand. La démission du général de Villiers a été un nouvel épisode du désenchantement de l’ancien ministre de la Défense du président Hollande. Si Jean-Yves Le Drian a salué le « grand soldat » qu’est l’ ancien chef d’état-major des Armées, en revanche la nomination du général Lecointre l’a laissé de marbre. 

Un Le Drian meurtri

Le Breton a peu apprécié le discours du président Macron à l’hôtel de Brienne, le 13 juillet. Il a été meurtri par les discours contre les pratiques anciennes du ministère de la Défense vis-à-vis de Bercy et, notamment, les attaques contre son ancien directeur de cabinet, Éric Lewandowski. Le premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et celui des comptes publics sont issus du parti Les Républicains et ne sont pas réputés pour être des amis de l’ancien ministre préféré du président Hollande. Les économies demandées au ministère des Armées, qui n’est plus chargé seul de la Défense, sont aussi une stratégie visant à mettre la lumière sur les faveurs du hollandisme envers les militaires et de leur ancien ministre. Bercy tient sa revanche. Les échanges entre Darmanin et Le Drian doivent être très différents de ceux qu’avaient jadis Jean-Yves Le Drian avec Michel Sapin.

La revanche des diplomates

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De même au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian mesure l’hyper présidence d’Emmanuel Macron. Les diplomates prennent aussi leur revanche sur les militaires. La politique étrangère est, plus que jamais, définie à l’Élysée avec Philippe Étienne, le conseiller diplomatique, et Franck Paris, le conseiller Afrique. Ces deux diplomates sont des spécialistes de l’Europe et de l’Afrique, aussi le ministre des Affaires étrangères se trouve souvent cantonné dans un rôle de porteur de messages. Jean-Yves Drian est aussi sous la surveillance rapprochée de son dircab, Emmanuel Bonne, spécialiste du Proche et Moyen Orient qui vient du Liban où il etait ambassadeur mais qui avait été aussi, jadis, un collègue apprécié d’Emmanuel Macron, à l’Élysée. Il n’est pas sûr que ce nouveau rôle ministériel convienne à l’ancien « duc de Bretagne ».

Entre deux

Sur ses terres bretonnes, Jean-Yves Le Drian a également beaucoup perdu de son aura. Son ralliement précoce au candidat Macron a déçu les socialistes bretons, légitimistes envers le président Hollande. Le Drian n’est plus des leurs, d’autant qu’il n’est plus le président du conseil régional. Lâché par les socialistes, il n’est pas devenu pour autant un leader macroniste. La place est prise. Richard Ferrand tisse sa toile pour devenir le nouveau « duc de Bretagne », sans égards pour Jean-Yves Le Drian qui commence à s’interroger sur sa place dans un tel gouvernement. Homme de caractère et en bon Breton, le Lorientais ne mangera pas son chapeau très longtemps.

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