lundi 28 novembre 2016

Qui est Ambroise Croizat ?

croizat

Né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et mort le 11 février 1951 à l'hôpital Foch de Suresnes, il fut l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale et du système de retraites en France. Il fut également secrétaire général de la fédération des travailleurs de la métallurie de la CGT et ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947. Son père, Antoine Croizat, est ouvrier et sa mère, Louise Jeannette Piccino, employée dans un tissage de velours. Il travaille en usine dès l'âge de 13 ans lorsque son père est appelé sous les drapeaux en 1914. Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours du soir et devient ouvrier ajusteur-outilleur dans la région lyonnaise.

En 1917, il s'inscrit aux Jeunesses socialistes et adhère au Parti Socialiste en 1918. Il se déclare partisan de l'affiliation du parti SFIO à l'Internationaliste communiste. Il anime les grandes grèves de la métallurgie lyonnaise. Ambroise Croizat entre lui-même au Parti communiste dès sa fondation en 1920 et il est l'un des dirigeants des Jeunesses communistes de 1920 à 1928. Il devient un permanent du Parti communiste en 1925. En 1928, il est nommé secrétaire de la Fédération unitaire des métaux. En 1929 – et jusqu'à sa mort en 1951 – il est membre du comité central, puis membre du bureau de la Fédération de la jeunesse. Il déploie une intense activité militante dans de multiples endroits en France. En 1936, au moment où se réalise l'unité syndicale, il devient secrétaire général de la Fédération unique des métallurgistes CGT, qui regroupe alors 20 % des effectifs de la CGT.

Aux élections générales législatives des 26 avril et 3 mai 1936, il est élu dans la deuxième circonscription du 14e arrondissement de la Seine. Il est négociateur de la convention de la métallurgie parisienne, rapporteur sur la loi des conventions collectives à la Chambre. Il est également négociateur dans le secteur des grands magasins et membre à la Chambre de la commission sur les armements.

Arrêté dans la nuit du 7 au 8 octobre 1939 — comme d'autres députés communistes qui soutiennent le pacte germano-soviétique —, déchu de son mandat de député le 20 février 1940, il est condamné le 3 avril à cinq ans de prison et à 4 000 francs d'amende. Ayant transité par 14 prisons, il finit par être transféré en mars 1941 au bagne de Maison Carrée dans la banlieue d'Alger. Libéré le 5 février 1943, trois mois après le débarquement allié en Afrique du Nord, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d'Alger. Ce n'est qu'une fois sa déchéance annulée le 28 octobre 1944 qu'il peut siéger à l'Assemblée consultative provisoire, au titre de la CGT. À la Libération, il est élu membre des deux Assemblées constituantes (scrutins du 21 octobre 1945 et du 2 juin 1946) puis de l'Assemblée nationale de 1946 à 1951.

Croizat est ministre du Travail du général De Gaulle du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946, puis ministre du Travail et de la Sécurité Sociale du 26 janvier au 16 décembre 1946 (gouvernements Gouin et Bidault) et du 22 janvier au 4 mai 1947 (gouvernement Paul Ramadier, fin de la participation communiste au gouvernement). C’est à ce poste qu’il dirige la mise en place du système de protection sociale : assurance maladie, système de retraites, allocations familiales, et amélioration du droit du travail français, avec les comités d'entreprise, la médecine du travail, la réglementation des heures supplémentaires, le statut des mineurs.

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès… » déclarera-t-il dans son dernier discours à l'Assemblée Nationale en octobre 1950.

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dimanche 27 novembre 2016

Les marchés de Noël en Europe

Informations pratiques 

marche

A l’heure où Strasbourg s’apprête à inaugurer son marché de Noël, vous envisagez peut-être de goûter à l’esprit de Noël dans un autre pays européen. En Allemagne, République Tchèque, Italie, Pays-Bas et bien d’autres, les chalets en bois, sapins, vin chaud et illuminations sont également au programme. Pour vivre la magie de Noël dans un pays européen en toute quiétude, le Centre Européen des Consommateurs France vous livre quelques informations pratiques.

Contrôles aux frontières – Si vous êtes citoyen de l’UE, vous pouvez voyager entre les pays de l’espace Schengen sans devoir montrer votre carte d’identité ou votre passeport à la frontière. Attention ! Certains états comme l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Norvège et la Suède ont toutefois réintroduit des contrôles à leurs frontières.

Pneus neige pour circuler à l’étranger – 7 pays comme l’Allemagne ou l’Autriche imposent des pneus neige si les conditions climatiques sont hivernales. Pour savoir si vous devez équiper votre véhicule pour circuler dans un pays européen, consultez la carte interactive également proposée par le CEC.

Paiement en espèces en Europe – Dans 21 pays d’Europe, les paiements en espèces sont limités à un certain montant (1.000 € en Italie par exemple). Au-delà, vous devrez payer par virement ou par carte bancaire mais rarement par chèque. Renseignez-vous auprès du commerçant sur la possibilité de payer par carte bancaire et sur les types de cartes acceptés. Consultez avant de partir la carte interactive du CEC France sur les limites de paiement en espèces en Europe.

Pas de droit de rétractation sur les marchés – Le droit de rétraction permet de revenir sur sa décision d’achat pendant un certain délai. Les achats sur les marchés de Noël ne sont pas concernés par ce droit. Votre achat sur un marché de Noël en France comme en Europe, sera donc ferme et définitif.

Garantie de deux ans sur les produits achetés – Pour tout bien acheté en Europe, les consommateurs bénéficient d’une garantie d’au moins 2 ans qui leur permet de demander réparation, remplacement du bien ou remboursement si ces solutions s’avèrent impossibles. Elle est obligatoire, gratuite et fournie par le commerçant, même sur un marché de Noël. N’oubliez pas de demander les coordonnées du commerçant pour pouvoir le contacter en cas de problème.

Vin chaud – à consommer avec modération – Les taux d’alcoolémie fixés en Europe ainsi que les sanctions inhérentes varient d’un pays à un autre. Dans 18 pays européens, le taux autorisé est de 0,5g par litre de sang (Allemagne, Belgique, Espagne). Il varie dans les autres pays entre 0,2 g/l et 0,8 g/l et plusieurs pays appliquent même la tolérance zéro (Roumanie, Hongrie). (euro-journaliste)

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samedi 26 novembre 2016

Au fond de la vallée, les Horbotteux ...

Du théâtre où l'on se plie en deux !

horbotteux

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vendredi 25 novembre 2016

Isolés en Amazonie, les Yanomami

Mis en danger pas les mineurs clandestins

yanomami

L'organisation Survival a publié des images aériennes bouleversantes d'une communauté contemporaine isolée évoluant au coeur de la forêt amazonienne qui pourrait réunir une centaines d'habitants.

La communauté a été localisée sur le territoire indigène Yanomami (au nord du Brésil), près de la frontière avec le Venezuela. 22000 Yanomami vivent du côté brésilien de la frontière, et au moins trois groupes n'ont aucun contact avec le monde extérieur. Ils sont extrêmement vulnérables à la propagation des maladies véhiculées par les étrangers.

yanomami3

L’ONG, qui depuis 1969 défend les droits des peuples autochtones dans le monde entier, a déclaré dans un communiqué que la présence de mineurs pourrait constituer une menace fatale pour ces natifs, ils pourraient périr entre autres du paludisme, une maladie contre laquelle les Yanomami sont très vulnérables.

Sur certaines images aériennes diffusées par Survival vous pouvez voir un groupe d’Indiens dans un village Yanomami au milieu de la forêt en train d’observer l’avion qui les survole.

La présence d’un millier de mineurs illégaux d’or sur le territoire ancestral des Yanomami est une épée de Damoclès qui pèse sur cette communauté fragile, les travailleurs illégaux n’hésitant pas à utiliser du mercure qui contamine les cours d’eau et impacte fortement les ressources en poissons, principale source alimentaire de la communauté.

Plus tôt cette année, une enquête a indiqué que 90 % des Indiens d’Amazonie au Brésil souffrait d’un empoisonnement au mercure en raison des activités minières réalisées au milieu de cet espace naturel exploité avec déraison.

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Ce territoire est officiellement protégé depuis 1992, et est censé être un foyer sûr au cœur du poumon vert  où de nombreuses tribus, dont au moins trois restent isolés du monde, évoluent, selon Survival International.
Selon le directeur de Survival International, Stephen Corry , »ces images extraordinaires prouvent l’existence de tribus isolées inconnues. Ils ne sont pas sauvages, ce sont des sociétés complexes et contemporaines dont les droits doivent être respectés […] Toute tribu isolée s’expose à la catastrophe si son territoire n’est pas protégé. Nous faisons tout notre possible pour sécuriser leurs terres et leur donner la chance de déterminer leur propre futur… leurs droits doivent être respectés ».

Les Indiens Yanomami représentent une population d’environ 32 000 personnes qui évoluent dans les forêts tropicales et montagneuses du sud du Venezuela et du nord du Brésil. Selon certaines sources, le nombre des orpailleurs qui travaillent illégalement sur leur territoire ne cesse d’augmenter.

L’exploitation illégale de l’or dans cette région, tout spécialement du côté brésilien, introduit parmi les membres de la tribu des maladies qui depuis 1980 ont causé la mort de 20 % de la population. Il est donc temps pour les gouvernements concernés de mettre en oeuvre des politiques efficaces pour protéger les derniers Hommes libres vivant en parfaite autarcie et autonomie sur Terre, ainsi que leur habitat naturel indispensable à leur survie et à leur pérennité. (selon Actu-Latino)

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jeudi 24 novembre 2016

Réunion publique à propos des réfugiés

Enfin une bonne initiative

refugies

Comme je l'avais proposé sur ce blog, une réunion publique concernant l'accueil de réfugiés à la gendarmerie aura lieu lundi, 5 décembre à 20 h à Villé en présence du Sous-Préfet de Sélestat.

Visiblement, les choses avancent, même si c'est à petits pas.

Autre nouvelle intéressante

Une réunion a eu lieu à Sainte-Marie-aux-Mines concernant l'aménagement de la RN59 lors du contrat de plan Etat-Région 2014 - 2020. Un comité d'usagers va se mettre en place, rassemblant des membres du Val d'Argent, du Val de Villé et de Châtenois. Une assemblée générale est d'ores et déjà prévue le 14 janvier à Rombach-le-Franc.

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mercredi 23 novembre 2016

A Kehl, la presse interdite au congrès de l'extrême-droite allemande

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La liberté de la presse compte parmi les piliers de la démocratie, elle est indispensable au bon fonctionnement de la société et en Europe, on y attache une importance majeure. Et nous critiquons tous, à juste titre, les atteintes à cette liberté de presse en Turquie où le président-dictateur Erdogan a fermé ces derniers mois environ 170 médias, arrêté de nombreux journalistes considérés comme critiques, abolissant dans les fait cette liberté de la presse. Si toute l’Europe s’est insurgée contre cette violation des principes démocratiques, l’extrême-droite allemande voit les choses comme Recep Tayyip Erdogan. Elle veut museler la presse.

Lors du congrès régional de l’AfD 'Alternative für Deutschland) ce week-end à Kehl, la presse a été exclue – et l’AfD montre ainsi son visage d’un parti qui se fiche des règles démocratiques. C’est l’extrême-droite qui a inventé le terme « Lügenpresse » (presse mensongère) – l’extrême-droite ne veut pas informer, mais manipuler les gens par des communications. L’exclusion de la presse du congrès d’un parti politique, ce n’est pas anodin et montre que cette extrême-droite constitue une vraie menace pour la démocratie.

La justification donnée pour cette exclusion de la presse par l’AfD est surprenante : le parti craint que des militants défendant des « opinions aberrantes » puissent s’exprimer au micro pour se porter candidat pour les élections en 2017. Et puisque les méchants médias risquent de relater ces « opinions aberrantes », le parti craint une mauvaise presse. Conséquence – l’AfD a fermé la porte aux journalistes.

Au moins, par cette exclusion de la presse et cette attaque sur la liberté de la presse, l’AfD vient d’avouer publiquement qu’une partie de ses militants défend des « opinions aberrantes ». Si tous ceux qui ne sont pas sensibles aux slogans populistes de l’AfD avaient déjà cette sensation que les militants de ce parti défendent des opinions aberrantes, il est intéressant que le parti lui-même l’avoue et ce, pour justifier une attaque sur l’un des piliers de la démocratie.

kehl

Les médias auront quand même parlé de ce congrès de l’AfD à Kehl. Ils ont mis l'accent sur l’exclusion de la presse, sur la lettre ouverte que les citoyens kehlois ont adressé aux militants de l’extrême-droite qui se rendront à Kehl ce week-end, sur les manifestations contre l’AfD ce week-end dans la petite ville frontalière. Et plusieurs fédérations de journalistes ont protesté contre ces agissements antidémocratiques – on verra si elles obtiennent gain de cause par le biais d’un jugement en référé.

Et qu’on se le dise lors des prochaines échéances électorales – une extrême-droite qui veut abolir des valeurs fondamentales d’une démocratie éclairée, constitue un vrai danger. Et il ne faut argumenter « bof, ils ne pourront pas faire pire que les autres… » – si, ils peuvent faire pire. La preuve, l’extrême-droite s’attaque aux fondamentaux de la démocratie. Comme Erdogan en Turquie. (Selon "Euro-journaliste")

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mardi 22 novembre 2016

RN 59 : au Conseil Régional, le compte n'y est pas !

Un préfet adepte du copié/collé et un conseiller qui affabule

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Décidément, il y en a qui connaissent leur sujet. C'est ce qui ressort des délibérations du Conseil Régional du Grand-Est qui était réuni à Metz ce vendredi matin. Il est d'ailleurs étonnant que la question de la RN 59 ait été abordé par le maire de ... Marckolsheim (commune qui ne  se situe pas sur la route citée). On aurait pu penser que le conseiller régional Sitzenstuhl de Sélestat était mieux placé. Mais enfin, passons ... 

Tout d'abord, revenons sur la question posée : "... plusieurs accidents graves". Oui mais voilà, ces accidents graves se situent tous sur le tronçon Lièpvre - Val de Villé, qui n'est pas concerné par le Contrat de Plan Etat/Région 2014 - 2020, alors qu'il était inscrit au contrat Etat/Région 2000/2006. Cela s'appelle du rétro-pédalage.

Quant à la réponse du Préfet, elle est identique à celle de son prédécesseur qui à l'été 2014 avait reçu en catimini ces chers amis d'Alsace-Nature et qui, pour éviter un nouveau recours au tribunal administratif, avait concédé un contournement à 2x1 voie, sans aucun rapport avec la DUP (déclaration d'utilité publique) qu'il venait de signer et sans aucune efficacité au niveau de la sécurité et des nuisances. La leçon a été bien apprise.

Quant au conseiller régional de Sélestat Charles Sitzenstuhl (LR), son attitude est pour le moins étonnante ! Il a dû entendre un bout de la réponse du Préfet, mais la suite de sa publication, on se demande où il l'a cherché. Peut-être dans un rêve correspondant à un sommeil profond ? D'abord, a-t-il bien calculé ? Il parle d'un coût de 60 millions, dont 30 millions payés par l'Etat, et 15 millions par la Région, soit un total de 45 millions. Il manque 15 millions ! 

Mais, les usagers et riverains de la RN 59 ont heureusement l'habitude de ce genre de calcul. Après tout, en 2003, Philippe Richert, alors président du Conseil Général 67) n'a-t-il pas allègrement transféré les fonds alloués au contournement de Châtenois vers celui de Mertzwiller (jonglage tactique qui a permis de ne réaliser aucun de ces deux projets). Et Philippe Richert, aujourd'hui président LR du Conseil Régional serait-il plus crédible ?

Le seul qui pourrait être satisfait des propos de Charles Sitzenstuhl, cela pourrait être le président LR du Conseil Départemental Frédéric Bierry qui n'est plus appelé à cotiser dans ce dossier de rêve. La réalité reste à vérifier lorsque le conseiller régional sélestadien sortira de son sommeil du juste. C'est peut-être là qu'il y aura une bonne nouvelle pour l'Alsace Centrale ? En tous cas, les usagers et riverains de la RN 59 sont comme Saint-Thomas, ils veulent voir pour y croire.

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lundi 21 novembre 2016

Les bus Macron vont-ils contribuer à la désertification de nos vallées ?

Une info passée inaperçue !

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A partir du 1er janvier 2017, le groupe KRISTINATOURS va rejoindre le groupe jurassien TRANSARC, basé provisoirement à Lons-le-Saunier, mais qui est en plein déménagement vers Dijon. Pourtant, les choses étaient prévisibles : depuis un certain temps, la petite entreprise familiale, héritière des transports Bastien (qui remplaçait à son époque le train Sélestat - Villé), n'obtenait plus toutes les concessions de la vallée de la part du conseil général. Ainsi, selon le site Société.com, Kristinatour a vu le total de son bilan chuter de 18,79% entre 2014 et 2015. Visiblement, au niveau des élus départementaux, on n'en a que faire des vallées vosgiennes.

Même problématique dans le massif du Jura. Le Conseil Départemental 39 s'est prononcé sur le renouvellement des transports scolaires et interurbains pour la période 2016 - 2023. Et la nouvelle délégation de service public est très défavorable à la société TRANSARC CREDOZ sise à Lons-le-Saunier et à la société de transports associée BRESSE REVERMONT sise à Saint-Amour.

Le PDG de TRANSARC Damien Rameau ne décolère d'ailleurs pas. « Nous avons été la variable d’ajustement ». Et Transarc Credoz, installée à Lons-le-Saunier, va déposer un recours auprès du tribunal administratif, après que l’entreprise a été pratiquement évincée du marché des transports scolaires et interurbains du Conseil départemental. L’assemblée départementale s’est en effet prononcée lundi 27 juin pour le renouvellement de la concession 2016-2023. Neuf lots étaient proposés. D’après les calculs de son PDG, TRANSARC n’assurerait plus que 8 % des transports scolaires et interurbains contre 20 % aujourd’hui. L'entreprise aurait dû se débarrasser de 40 bus et  procéder au licenciement sec d'au moins 9 chauffeurs.

Transarc partenaire de Flixbus !

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C'est à la suite de ce désengagement départemental que Transarc, la compagnie de bus située à Lons-le-Saunier vient de signer un partenariat avec la société allemande Flixbus. Pour se développer, Transarc a besoin de chauffeurs pour conduire leurs bus. « Flixbus n’a pas de car, donc ils doivent créer des partenariats avec des entreprises locales telles que Transarc », explique Damien Rameau, à la direction du siège social situé à Lons-le-Saunier. Ainsi, Transarc a pu embaucher 20 chauffeurs pour des voyages Lons-le-Saunier - Paris. Et Transarc est aujourd'hui le bras armé de la start-up Flixbus ! (voir ci-dessous l'extrait du quotidien "Le Progrès")

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 Que cherche Transarc dans le Centre-Alsace ?

Il est évident que face à Transarc (525 salariés, 407 véhicules, 8 dépôts) Kristinatours n'est qu'un élément du puzzle. sans compter que Flixbus a les  moyens d'imposer ses propres vues. Et celles-ci apparaissent clairement lorsqu'on sait que Transarc cherche non seulement à s'accaparer Kristinatours, mais aussi tout ce qui transporte des voyageurs entre Sélestat et Saint-Dié et au-delà. Il n'est pas utopique de voir ainsi Flixbus ouvrir des lignes Strasbourg - Paris ou Colmar - Paris, ou même Fribourg-en-Brisgau - Paris, en pratiquant un dumping sauvage des prix qui amèneront bien des dégâts dans les transports et le service public (la ligne TGV Fribourg - Paris est déjà peu rentable, sinon déficitaire, tout comme la ligne TGV Saint-Dié - Paris, du moins jusqu'à Nancy). Un coup supplémentaire à la vallée déjà bien touchée et qui verra forcément partir sa seule société de transports vers d'autres cieux. Une fois de plus, nos élus n'auront rien vu venir, participant ainsi à la désertification des vallées, où le transport des voyageurs et des scolaires deviendra de plus en plus bancal. 

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dimanche 20 novembre 2016

Les bus Macron, ça ne marche pas !

Vers une sortie de route !

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Vendue par l'ancien locataire de Bercy, désormais candidat à la présidentielle, comme la solution miracle à la mobilité et à la création d'emplois, la libéralisation des lignes de bus longue distance est un fiasco. 

L’opération communication autour des « cars Macron » a vraisemblablement échoué. Libéralisé par la loi portée par l’ancien ministre de l’Économie et adoptée le 6 août 2015 à coups de 49-3, le transport national de voyageurs par autocars a été vendu comme la solution miracle à la complémentarité des modes de transport (rail-route-aérien) permettant en outre de désenclaver les territoires et de garantir, à moindre coût, la mobilité pour tous. À la clé, promettait le 30 juin 2015, au Sénat, celui qui est désormais officiellement candidat à l’élection présidentielle (lire ci-contre), 22 000 créations d’emplois. Un chiffre avancé également par la commission d’études des effets de la loi Macron. Mais une fois passé l’enthousiasme des premières semaines, « la faillite économique, sociale et environnementale des cars Macron est patente » analyse Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT transports.

Le compteur des créations d’emplois affiche timidement 1 430 embauches. Et encore, ce chiffre inclut les 175 salariés aujourd’hui menacés de perdre leur emploi chez Megabus, qui est aux bords de la liquidation judiciaire. Sur les cinq opérateurs initiaux, seuls trois, Flixbus, Isilines et Ouibus, dont deux adossés à des groupes publics (Isilines à Transdev-Caisse des dépôts et Ouibus à la SNCF), se partagent désormais un marché chaotique, incapables de s’autoréguler et surtout en voie d’ultraconcentration autour de quelques lignes jugées rentables. Pour le reste, c’est la désertion. En septembre dernier, c’est Flixbus qui ouvre le bal en supprimant, sur la ligne Bordeaux-Lyon, les arrêts de Guéret (Creuse) et Montluçon (Allier). Si la direction de la start-up allemande argue de la baisse des réservations pour justifier ses coupes franches, elle prévoit surtout de concentrer son offre sur les lignes à très forte rentabilité. Quant à Ouibus (anciennement IDbus), filiale de la SNCF et concurrente directe du transport ferroviaire, son développement a fait perdre à l’opérateur public 250 millions d’euros sur la seule année 2015, révèle la CGT cheminots, laquelle, par ailleurs, rappelle que la SNCF a renfloué sa filiale privée de 50 millions d’euros sur la même année. Des pertes accumulées au détriment du service public. 

La facture risque d'être salée pour la SNCF

À pas de loup, Transdev prépare également son « repositionnement » sur ses offres Isilines. « La volonté de la direction, c’est de se concentrer sur certains horaires et certaines lignes, moins déficitaires que les autres », explique Jérôme Briot, membre CGT du comité de groupe européen de Transdev. « Car, à la vérité, poursuit-il, il n’existe aucune ligne véritablement rentable. » La guerre des prix que se livrent les trois derniers opérateurs de cars Macron en France a fait chuter le prix du trajet à 4 centimes d’euro du kilomètre en moyenne. « Et à ce tarif-là, il faut payer le car et son entretien, le conducteur et le carburant... C’est impossible de faire du bénéfice », reprend le syndicaliste. Pour Transdev, les pertes sont évaluées à une dizaine de millions d’euros par an.

Ironie de l’histoire, c’est Jean-Marc Janaillac, ancien président de Transdev (aujourd’hui à la tête d’Air France) et conseiller transport de François Hollande pendant la campagne de 2012, qui a « poussé à l’écriture de la loi Macron », rappelle Jérôme Briot. Sans doute y voyait-il le moyen d’étoffer son offre de transport routier de voyageurs, Transdev étant également à la tête d’Eurolines qui opère depuis des années sur les trajets internationaux en bus. Or, reprend le syndicaliste, en pariant sur les cars Macron, « Transdev et la SNCF ont encouragé la naissance d’un monstre, Flixbus, dont ils ne savent plus comment se débarrasser ». En Allemagne, où le secteur du transport en autocars est libéralisé depuis le 1er janvier 2013, la Deutsche Bahn s’était également positionnée. Mais l’opérateur ferroviaire public a fini par lâcher le marché sous le poids des pertes accumulées.

En somme, dans ce marché ultraconcurrentiel, seul Flixbus dégage des marges. Et pour cause. L’entreprise allemande, qui détient désormais 90 % du marché outre-Rhin, fait rouler pour son compte et sans scrupule des prestataires autocaristes comme Megabus. « Il y a fort à parier que ce que l’on nous a vendu comme l’ouverture totale d’un secteur à la concurrence, permettant de développer l’entrepreneuriat et de créer des emplois, se résume, in fine, à un quasi-monopole de Flixbus », résume Jérôme Vérité. Et pour les opérateurs historiques que sont Transdev et la SNCF, l’addition pourrait être extrêmement salée. Car « au-delà de l’exploitation des cars Macron, Flixbus pourrait tout à fait décider de se positionner sur les délégations de service public, aujourd’hui gérées par les opérateurs publics ou leurs filiales », souffle Jérôme Briot. Avec, en première ligne, l’immense marché du transport urbain.

La loi Macron, plébiscitée par les pourfendeurs du service public, est en passe de consacrer le trust privé d’une entreprise de droit étranger. « Et tout ceci, conclut Jérôme Briot, n’a été rendu possible que par des financements publics. Sans l’argent public jeté par Transdev et la SNCF dans la course folle à cette concurrence, jamais cette loi n’aurait été suivie d’effets. » Dix-huit mois après leur création, les fameux cars Macron auront réussi l’exploit de déstructurer entièrement un secteur, d’alimenter la fermeture de lignes et de dessertes ferroviaires, de réenclaver des territoires, le tout en créant une poignée d’emplois dont la plupart, note la CGT, sont en réalité des réorientations professionnelles.

A peine candidat, il traîne déjà un boulet !

La candidature de l’ancien ministre de l’économie a suscité de nombreuses réactions. « Macron, une candidature de plus pour le libéralisme. À quand une candidature unie de l’alternative à l’austérité ? Le temps presse. » a réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Au gouvernement, le premier ministre, Manuel Valls, ne s’est pas fait attendre pour réagir, affirmant qu’il faut « une expérience qui a été éprouvée par le temps » pour gouverner et « refuser les aventures individuelles », sans nommer directement son ancien ministre. Arnaud Montebourg dénonce quant à lui « le candidat des médias », qui doit encore « démontrer qu’il a des propositions pour transformer le pays ». Du côté des candidats à la primaire de la droite, les mots ne sont pas tendres non plus. Alain Juppé invite à « ne pas être naïf » face à un candidat qui se présente en « chevalier blanc », alors qu’il « a totalement cautionné la politique économique menée depuis 2012 », quand François Fillon a la « conviction » que « les Français ne confieront pas leur destin à quelqu’un qui n’a aucune expérience et surtout qui n’a rien démontré ». (Selon "L'Humanité")

Bientôt sur ce blog : 

Comment la politique des bus Macron participe à la désertification de nos vallées !

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samedi 19 novembre 2016

Enfin !

Avec près de 3 semaines de retard, le bulletin municipal arrive dans le quartier du Petit Liban...

vill__infoJe ne m'attarderai pas à chercher qui est responsable de ces retards perpétuels de l'information dans ce quartier, ou quelles sont les raisons d'un tel retard. Je l'ai lu malgré tout ! Je me suis arrêté un peu sur la fin de l'Editorial du maire, qui nous ressasse toujours le même refrain des "aides financières en constante baisse". Voyant parfois la très surprenante gestion municipale, je me demande si l'Etat ne donne pas encore trop de dotations à notre commune. Il ne me semble pas avoir lu, où que ce soit, que le maire de Villé, sarkozyste de la première heure selon la presse, s'est battu bec et ongles contre les réformes territoriales. Enfin restons-en là et ne retournons pas le couteau dans la plaie... Je constate simplement que ce beau bulletin sur papier glacé ne souffre d'aucune réduction budgétaire, mais d'une réduction qualitative maximale en ce qui concerne l'information du citoyen.

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Même pas complet ! Le lecteur et contribuable villois aurait mérité d'être informé sur les rues que notre premier magistrat, en bon disciple du haut-rhinois Eric Straumann, a décidé de ne plus déneiger. Finalement, le seul article intéressant dans cette mièvre production est celui qui narre la création d'une nouvelle association. Bravo à ces bénévoles.

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