mardi 26 mai 2015

Le conseil municipal de Villé a un ordre du jour très chargé !

onf

Rappel : Le conseil municipal a un ordre du jour pour la réunion de ce soir ! Au vu de son importance, la commission réunie pour une répétition générale a dû être bien longue ! Il a fallu cogiter !

Ordre du jour

- Désignation du secrétaire de séance (art L 2541-6) : Déjà un gros point de débat en perspective ! 

- Approbation du procès-verbal du conseil municipal du 7 avril 2015.

- Vote des subventions aux associations pour 2015.

- Mise à disposition d'un agent par le Centre de Gestion du Bas-Rhin.

- Motion de soutien au régime forestier et aux missions de l'Office National des Forêts.

- adhésion à la future agence territoriale d'ingénierie publique.

- communications du maire.

- divers.

  • RAPPEL : la réunion est publique !
  • NB : Vu la fréquence des réunions, le maire aurait déjà pu inscrire : marché du terroir, défilés du 14 juillet et du 11 novembre et la rentrée scolaire. Et une éventuelle fête des vendanges ? Quant au "Noël à Villé" il faudra quand même une réunion extraordinaire, vers le 15 décembre ?

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 25 mai 2015

Réunion du conseil municipal de Villé

Reunion_Debat_AMATHIEU_Fotolia

La presse (du moins une partie d'entre elle) l'annonce : "Réunion du Conseil Municipal de Villé, mardi 26 mai à 20 h à la mairie de Villé". Visiblement même l'ordre du jour n'est plus transmis ! Avec un petit entrefilet, le maire espère-t-il le moins de spectateurs possible, ses prestations étant d'un niveau très relevé ?

Mais n'oubliez pas : la réunion est publique ! avec prière de se taire ! le public ou les conseillers ?

bouche_cousue

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 24 mai 2015

Les Vosges en Espagne

Excellents bonbons vendus dans un supermarché du Val de Villé. Vu son titre "La Vosgienne" on pourrait croire à un produit local. Dommage qu'il soit marqué en tout petit sur un côté de la boîte "Fabriqué en Espagne - Gefabrizeerd in Spanje". Et la sève de pins de ces bonbons, viendrait-elle des Landes ou de cèdres du Liban ? ou belle tromperie sur la marchandise pour prendre le client pour un pigeon ?

vosgienne

Posté par jl boehler à 00:40 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

samedi 23 mai 2015

La gestion des forêts privées

foretJ'ai assisté l'automne dernier à une réunion identique dans un village de la vallée, où je possède de la forêt. Mêmes constats, mêmes tentatives de régler les problèmes, mais au sortir de la réunion rien. Juste un peu d'information dans les mêmes termes qu'à Herbsheim. Mais les réponses à des questions posées par le public, difficile de les déceler.

J'ai quant à moi posé une question concernant les assurances, en cas de feu de forêt ou en cas de vol de bois. La réponse donnée est pleine de lucidité : il faut porter plainte à la gendarmerie. Un peu court, car on sait que les enquêtes dans ce domaine aboutissent rarement. Et même si elles aboutissent, il est difficile d'obtenir une réparation.

C'est l'histoire qui m'est arrivée il y a un an. Un agriculteur du village a coupé les plus beaux arbres de ma forêt. Ayant tiré les grumes avec son tracteur, il a même arraché l'une ou l'autre borne. Je suis allé chez lui, il a reconnu les faits, prétextant quand même un abornement mal fait ... il y a deux ans. Je lui ai demandé de laisser le bois et de remettre les bornes. S'il a laissé le bois, il refuse obstinément de reposer les bornes qu'il a fait disparaître.

Quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai appris que ce monsieur siégeait au comité de l'AFAFAF de son village (association foncière pour l'aménagement foncier agricole et forestier). Ce monsieur ne peut donc se justifier d'une méconnaissance du ban communal. De tels agissements devraient au moins le conduire à démissionner de son poste. Quant à la facture du réabornage, nul doute que je vais me charger de la lui faire parvenir et de l'amener à payer les travaux.

Sanctions applicables aux infractions commises en forêt d'autrui

Article L331-2

La coupe ou l'enlèvement d'arbres ayant 20 centimètres de tour et au-dessus est puni d'une amende de 45000 euros. La circonférence est mesurée à 1,30 mètre du sol.

Article L331-3

Si les arbres mentionnés par l'article précédent ont été enlevés et façonnés, le tour en est mesuré sur la souche. Si la souche a été également enlevée, le tour est calculé dans la proportion d'un cinquième en sus de la dimension totale des quatre faces de l'arbre équarri. 
Lorsque l'arbre et la souche ont disparu, l'amende est calculée suivant la grosseur de l'arbre arbitrée par le tribunal d'après les documents du procès.

Article L331-4

Ceux qui, dans les bois et forêts, ont éhoupé, écorcé ou mutilé des arbres, ou qui en ont coupé les principales branches ou qui ont enlevé de l'écorce de liège, sont punis comme s'ils les avaient abattus par le pied.

Article L331-5

Quiconque enlève des chablis et bois de délit est condamné aux mêmes amendes et restitutions que s'il les avait abattus sur pied.

Article L331-6

Dans le cas d'enlèvement frauduleux de bois et d'autres produits des forêts, il y a toujours lieu, outre les amendes, à la restitution des objets enlevés ou de leur valeur et, de plus, selon les circonstances, à des dommages-intérêts. 
Les scies, haches, serpes, cognées et autres instruments de même nature dont les auteurs d'infractions et leurs complices sont trouvés munis sont confisqués.

Article L331-7

Les propriétaires d'animaux trouvés en délit dans les semis ou plantations exécutés de main d'homme depuis moins de dix ans sont punis d'une amende de 3750 euros, sans préjudice, s'il y a lieu, des dommages-intérêts.

Article R331-1

Toute extraction ou enlèvement non autorisé de pierres, sable, minerai, terre ou gazon, tourbe, bruyère, genêts, herbes, feuilles vertes ou mortes, engrais existant sur le sol des forêts est puni d'une amende proportionnelle au volume de matériaux extraits ou enlevés. 
L'amende maximum encourue par mètre cube extrait est égale au 1/100 du maximum de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. 
Le montant total de l'amende ne peut toutefois dépasser le montant maximum prévu pour les contraventions de la 5e classe.

Article R331-2

Tout enlèvement non autorisé de champignons, glands, faînes et autres fruits et semences des bois et forêts est puni d'une amende proportionnelle au volume de produits extraits ou enlevés. L'amende maximum encourue par litre enlevé est égale au 1/200 du maximum de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. Le montant total de l'amende ne peut toutefois dépasser le montant maximum prévu pour les contraventions de la 5e classe.

Article R331-3

Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe tout détenteur de véhicules bestiaux, animaux de charge ou de monture trouvés dans les forêts, sur des routes et chemins interdits à la circulation de ces véhicules et animaux. 
Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe tout détenteur de véhicules, bestiaux, animaux de charge ou de monture trouvés dans les forêts, hors des routes et chemins.

Article R331-4

Quiconque arrache des plants dans les bois et forêts est puni d'une amende prévue par le 5º de l'article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la 5ème classe.

Article R331-6

Dans les bois et forêts, la coupe ou l'enlèvement de bois qui n'auraient pas 20 centimètres de tour est puni de l'amende prévue par le 5º de l'article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la 5ème classe. 
S'il s'agit d'arbres issus de semences ou plantés dans les forêts depuis moins de dix ans, l'amende est celle prévue par le 5º de l'article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la 5ème classe.

Article R331-7

Les propriétaires d'animaux trouvés en infraction dans les bois et forêts autres que ceux mentionnés à l'article L. 331-7 sont condamnés à une amende prévue par le 5º de l'article 131-13 du code pénal pour les contraventions de la 5ème classe, le tout sans préjudice des dommages-intérêts.

Posté par jl boehler à 00:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 22 mai 2015

Migrants : Col du Brenner, les ambiguïtés de l'espace Schengen

Le col du Brenner (altitude : 1374 m) sépare l'Italie de l'Autriche. Outre une autoroute, il y passe à ciel ouvert une voie de chemin de fer. Un passage très emprunté par les migrants. Ce col est un des points de fracture de la politique d’immigration de l’UE : d’un côté, la police autrichienne tente par tous les moyens de bloquer les migrants qui vont vers le Nord ; de l’autre, les agents italiens ferment volontiers les yeux.

"Nein". L’injonction du gendarme autrichien est sans appel : "Die Flüchtlinge bleiben in Italien" [les réfugiés restent en Italie]. Ici, on ne passe pas.

Fin de non-recevoir au col du Brenner pour les migrants qui veulent escalader la forteresse Europe. Et "nein", c’est "nein". Un point c’est tout. Inutile d’essayer de faire vibrer la corde sensible, le règlement, c’est le règlement. Schengen ou pas Schengen. Surtout par ici.

 

brenner6Col du Brenner, 1 400 mètres d’altitude. Lampedusa est à 1 836 kilomètres de là, à l’autre bout de la botte : ils ont traversé le pays dans l’espoir de monter vers le nord et de rejoindre l’Allemagne ou la Scandinavie et leurs légendaires Etats-providences.

Il fut un temps où cette frontière était réelle. Avec des policiers, des carabiniers, des agents de la Garde des Finances, des douaniers. Des barrières, des grilles, des caméras de surveillance. Il y avait les contrôles, tous les véhicules étaient arrêtés à la frontière. Il fallait un passeport. Le tournant a lieu en avril 1998 : les barrières sont levées pour toujours. Aujourd’hui, sans les panneaux, on ne se rendrait même pas compte que l’on entre en Autriche.

Quarante mille véhicules transitent ici chaque jour, soit 14,6 millions à l’année, dont 70 % de voitures et de motos, les poids-lourds composant les 30 % restants. Et qui les arrête, les migrants entassés dans les voitures (jusqu’à six personnes, sans compter le passeur) ou dissimulés dans les camions ? Personne, manifestement.

Impénétrable Autriche

brenner3

Pour ceux qui choisissent le train, les choses sont différentes. Très différentes. L’Autriche est devenue impénétrable, un peu comme la Suisse. Et les refoulements systématiques à la frontière, sans pitié aucune, sont révélateurs d’une Europe qui fait peu de cas de l’Italie, de ses côtes, de "ses" migrants. Or nous, au moins, nous n’expulsons pas les personnes vulnérables : les femmes, les enfants, les personnes âgées, les handicapés.

La législation viennoise ne prévoit pas ce type de dérogations. Vienne peut par contre s’appuyer sur un document autrement plus important : le traité bilatéral signé avec l’Italie, selon lequel l’immigré clandestin peut être "réadmis dans le territoire dont il est supposé être arrivé de manière irrégulière". Autrement dit : ce sont les vôtres, vous vous les gardez. Ce même traité qui permet à la France et à la Slovénie de refouler les migrants à Vintimille et Tarvisio, les deux autres points de passage au-delà des Alpes. Ce même traité, toujours, que l’Italie applique à son tour pour rendre à la Tunisie ses migrants.

Des dizaines de convois transitent chaque jour dans la petite gare ferroviaire de Brennero. La nuit est réservée au fret : les trains de passagers se font rares. La Polfer, notre police ferroviaire, veille. Mais surtout, il y a les agents autrichiens. Ces derniers mois, Vienne en a dépêché des bataillons. Les gendarmes patrouillent dans les trains, "débusquent" des groupes entiers de réfugiés, les font descendre et les ramènent à la frontière. Traités comme des colis postaux par les bureaucraties européennes. Autrefois, ils voyageaient cachés entre les wagons, sous les bâches des poids lourds, dans les camions frigorifiques. Aujourd’hui, c'est dans les gares qu’on les trouve, avec des billets valides.

"Il faut revoir les accords", estime le préfet de Bolzano, Lucio Carluccio. En trois mois seulement, l’Autriche vient de procéder à 881 reconduites à la frontière. Près d’un millier de personnes refoulées au sud du Brenner. Un quart d’entre elles étaient des mineurs. Une moitié de Syriens, les autres originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée.

Fantômes

brenner

Les migrants qui ne veulent pas s’arrêter en Italie parce que leur destination est l’Allemagne ou quelque autre pays que ce soit évitent soigneusement d’être fichés par la police italienne

Quand ils se retrouvent coincés à la frontière, les tensions s’exacerbent, et il y a de quoi. Les migrants qui ne veulent pas s’arrêter en Italie parce que leur destination est l’Allemagne ou quelque autre pays que ce soit évitent soigneusement d’être fichés par la police italienne : une fois la demande d’asile présentée chez nous, ils ne peuvent plus partir.

Ce sont des fantômes voués à ressurgir ailleurs. En Suède, peut-être. "Où ils peuvent commencer à travailler immédiatement (en Italie, il faut attendre six mois) et se faire héberger en prime", résume Andrea Tremolada de Volontarius, une ONG qui prend en charge les réfugiés dans le Haut-Adige.

Si vous êtes refoulé par l’Autriche, ils vous amèneront à la caserne qui abrite le commissariat de Brennero, juste en face de la gare.

Ils devront alors prendre votre signalement et vous serez grillé, parce que vos empreintes atterriront dans l'EURODAC, la base de données de l’espace Schengen. Vous deviendrez "traçable", avec un nom et le visage qui correspond. Une fois fiché en Italie, vous ne pourrez plus réapparaître comme par magie dans un autre pays.

"L’Autriche et l’Allemagne doivent prêter main-forte à l’Italie", réclame la Caritas Italie. Le 30 août dernier, le ministre des Affaires étrangères autrichien, Michael Spindelegger, a annoncé que l’Autriche, magnanime, était disposée à accueillir 500 réfugiés syriens. Cinq cents, mais triés sur le volet : "En premier lieu les femmes, les enfants et les chrétiens". Authentique.

1 300 euros

brenner1

Mus par le désespoir, les clandestins ne s’arrêtent devant rien. Et ils retentent, autant de fois qu’il le faut. Arrêtés dans des trains, peut-être tenteront-ils leur chance à pied. Refoulés à nouveau, ils feront appel à un passeur.

Le dernier a été interpellé ici le 3 octobre. Un chauffeur de taxi milanais, pincé au péage autoroutier de Vipiteno au volant d'un fourgon Fiat Ducato avec neuf Syriens à son bord. Il dit avoir touché 1 300 euros au total. A d’autres. Il dit être de bonne foi. A d’autres. "Il risque trois ans et demi de prison pour trafic illicite de migrants". A d’autres : un an, un an et demi tout au plus, avec sursis, et sans mention [du délit dans son casier judiciaire].

Le jeu en vaut la chandelle. Surtout si vous roulez dans une voiture de location. Comme cela, si les choses tournent mal, vous éviterez de vous la faire confisquer. Ou si vous faites partie du réseau qui aide les réfugiés, en premier lieu afghans, à se déplacer sans laisser de traces derrière eux. C’est de la bouche d’un fonctionnaire décomplexé que sortira une vérité que l’on tait par cynisme. Tout en vous observant du coin de l’œil, il nous glisse à mi-voix : "De temps en temps, on arrête bien des passeurs, mais pourquoi se donner cette peine ? Après tout, il faudrait plutôt les remercier : ils nous débarrassent d’une partie des migrants". (traduit de "Berlinerzeitung" - voxeurop.eu) 

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 21 mai 2015

Il faut payer pour travailler !

2920658581_1_3

Une offre d'emploi semblant émaner de TRANSPORTS ONATRA mentionne un recrutement de chauffeurs routiers. Il s'agit, essentiellement, de déplacements régionaux. Les qualités attendues sont : "entrepreneur, sérieux, ambassadeur, courageux, autonome."

Mais, curieusement, c'est au candidat d'apporter une somme de 10 000 € à l'entreprise 
ONATRA, au titre d'une formation payante : "Il faut 10 000 € d'apport qui ira au compte ONATRA. En contrepartie, vous aurez un CDI et un véhicule routier de la société (de l'argent cela se trouve : CETELEMSOFINCO, un ami, les parents). Bien entendu, quand vous serez d'accord pour faire le chèque, vous aurez un premier CDI et une reconnaissance de dette en bonne uniforme (sic) et ensuite vous ferez le chèque ou le virement en heure." 

En effet, 
ONATRA s'engage à vous rembourser le prix de la formation sur une base mensuelle de 500 € pendant 20 mois.

Cyniquement, l'annonce précise : 
"Vous empruntez bien pour acheter une voiture. Pourquoi pas pour travailler ? Et en plus, nous vous remboursons à cent pour cent. Que voulez-vous de plus ?"

p006_0_03_01

(publié dans Arnaques-Info)

Posté par jl boehler à 00:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 20 mai 2015

En Allemagne, les grèves dans les transports se durcissent

105059332_p_590_450

Alors que la grève continue dans les chemins de fer allemands, les conducteurs de trains vont avoir à partir de jeudi le renfort des conducteurs de bus. Dans le Pays de Bade ce sont des centaines de chauffeurs qui ont annoncé qu'ils débrayent à partir de jeudi. La Deutsche Bahn va avoir du mal à remplacer certains trains régionaux par des bus, notamment à Fribourg-en-Brisgau, Waldshut, Villingen et Radolfzell. Les voisins allemands vont avoir du mal à voyager pour le week-end de la Pentecôte, sauf si la direction de la DB accepte enfin de négocier. Mais il va falloir se presser !

Posté par jl boehler à 01:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 19 mai 2015

Comment Sarkozy a armé Boko Haram

mowag_piranha_de_l_armee_nigeriane_c

Deux armes sur cinq saisies sur les combattants de Boko Haram sont de fabrication française. En lançant cette petite bombe, le ministre de la communication tchadien s'est attiré un faible démenti de l'ambassadeur de France au Cameroun. Il réplique qu'une grande partie de l'armement de la secte islamiste a été prélevée à l’armée nigériane, l'autre provenant "de trafics illégaux dans la région" sans toutefois nier l'étiquetage made in France.

Tous les experts militaires de bonne foi admettent aujourd'hui que la France, quatrième exportateur d'armes dans le monde, un rang qu'elle maintient alors qu'elle a chuté à la sixième place des puissances économiques, s'est montrée bien imprudente en parachutant à l'aveugle dans le désert libyen, en juin 2011, des dizaines de tonnes d'armes à destination des rebelles combattants Kadhafi. Nicolas Sarkozy, qui est un homme impatient, était alors pressé d'en finir avec son nouvel ennemi, le Guide Libyen.

Une pluie d'armes tricolores 

Jusqu'à ces largages, les conteneurs d'armement étaient livrés par le Qatar (tiens, le revoilà) et les Émirats Arabes Unis (où l'ancien président exerce ses talents de conférencier) par avion à Benghazi, puis par bateau jusqu'à Misrata, ville tenue par les insurgés. Les parachutages français furent effectués dans le djebel Nefoussa, non loin de la frontière tunisienne. On largua en masse des lance-roquettes, des fusils d'assaut, des mitrailleuses et surtout des missiles antichars Milan. En utilisant un système très sophistiqué, avec un petit parachute qui s'ouvrait à 200 mètres du sol, se vantaient alors les militaires français. 

Dans cette région réputée pour être un fief islamiste, ces colis tombés du ciel furent accueillis comme une bénédiction, notamment par Mounir el-Haidara, l'un des émirs les plus célèbres du djihadisme tunisien. Grâce au téléphone arabe, une grande partie des armes furent détournées de leur véritable destination et recyclées, comme le dit si bien l'ambassadeur de France au Cameroun, dans le "trafic illégal", à destination d'Aqmi, Boko Haram et consorts. Voilà comment l'armée française au Mali et l'armée tchadienne au Cameroun se sont retrouvées face à des mitrailleuses tricolores.

Le tragique aveuglement des gouvernants français ne s'arrête pas là. Il faut en effet rappeler que le colonel Muammar Kadhafi fut toujours un excellent client (hors les périodes d'embargo) des industries françaises d'armement. Quelques mois après son arrivée au pouvoir en 1969, il avait fait un gros chèque pour acquérir 82 Mirage à Dassault. Dans les années 80, de luxuriants contrats aboutirent à la livraison de missiles sol-air Crotale II et de vedettes lance-missiles. Kadhafi redevenu fréquentable en 2004, les commandes reprirent de plus belle.

100301616

Grâce à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qui débarqua à Tripoli en novembre 2005 en se parant de l'auréole de futur présidentiable. Il était venu "pour nous vendre des armes et du matériel de surveillance", a affirmé le cousin du Guide, Ahmed Kadhaf al-Dam, dans une interview publiée par l'Express en septembre 2014. "Quand il est reparti à l'aéroport, j'ai rejoint Muammar. Nous sommes sortis nous promener dans le jardin et il m'a parlé de Nicolas Sarkozy, raconte toujours le cousin. Il était enchanté du dialogue avec votre futur président. Il admirait son enthousiasme, son ambition. La Libye, à l'époque, se battait depuis longtemps pour construire une nouvelle entité politique : les "États-Unis d'Afrique". Muammar m'expliquait que nous ne pourrions jamais construire une puissance africaine autonome si nous n'instaurions pas d'excellentes relations avec la France. Il me disait ceci : "Nous devons aider Sarkozy à devenir président. Il nous faut un ami à l'Élysée." La lune de miel, ponctuée par le débarquement de Kadhafi et de sa tente de bédouin à Paris, va durer quelques années. Michèle Alliot-Marie ministre de la Défense, met les bouchées doubles et propose quantités d'armes au colonel. On réussit notamment à lui fourguer des missiles antichars Milan pour 168 millions d'euros et un réseau de communication sécurisé Tetra pour sa police à 128 millions d'euros. Mais, il ne veut pas acheter le Rafale, volontairement sous-équipé en armement, et on lui refuse des équipements de vision nocturne de dernière génération qu'il voulait acquérir pour, disait-il, lutter contre l'immigration clandestine.

Pas de levée d'embargo sur les armes

Au moment de sa chute, plus de deux milliards d'euros de contrats étaient en discussion, portant sur la vente d'hélicoptères, d'un système de radars de surveillance aérienne, de chars de combat T-72, de vedettes....  La plupart de ces armes ont été détruites par les bombardements franco-anglais de 2011, mais aucune troupe au sol ayant été déployée, on est loin d'avoir la certitude que quelques unes de ces armes, notamment les missiles Milan, ne soient pas tombés entre des mains islamistes.

Aujourd'hui, la Libye est plongée dans un effroyable chaos, avec d'un côté  le gouvernement du Premier ministre Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale, et de l'autre un invraisemblable fatras de milices claniques de diverses obédiences, et des groupes liés à l'État Islamique qui étend son emprise sur le  pays. Ce gouvernement réclame à l'ONU la levée de l'embargo sur les armes, et la livraison de 150 chars, d'une vingtaine d'avions de chasse, de sept hélicoptères d'attaque, de dizaines de milliers de fusils d'assaut et de lance-roquettes et de millions de munitions en provenance d'Ukraine, de Serbie et de République tchèque. Le 9 mars, le Conseil de sécurité des Nations Unies, à l'initiative de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis, a mis en suspens sa réponse à cette demande formulée pour lutter contre le groupe État islamique. Il n'est pas exclu, que ces grandes puissances, instruites par l'expérience syrienne où les armes promises aux rebelles dits modérés sont tombées aux mains des djihadistes de l'EI, y réfléchissent désormais à deux fois avant de livrer des armes dans un pays qui compte au moins un million d'armes légères sans compter d'autres joyeusetés comme des missiles sol-air ou des entrepôts d'armes chimiques. Et cela, aux frontières immédiates de l'Europe. On espère que Nicolas Sarkozy, qui piaffe d'impatience de revenir aux affaires, saura proposer des solutions pour sortir de ce bourbier libyen. (selon "Mondafrique")

Posté par jl boehler à 00:14 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 18 mai 2015

P'tit Louis veut une nouvelle télé plus grande !

Politico_02_07_2014_21_08_Louis_Sarkozy

Nicolas Sarkozy a tenté de twitter avec les Français ! Extraits.

Lors de ce premier rendez-vous Twitter, l'ancien chef de l'Etat n'a répondu à aucune question sur les affaires judiciaires qui planent autour de lui  parmi lesquelles l'affaire Karachi, l'arbitrage de Bernard Tapie, les soupçons de financement libyen, l'affaire Bettencourt ou celle concernant Bygmalion. Peut être le fera-il lors des autres séances de questions-réponses ? Dans une vidéo de remerciement postée à la fin, il a promis de réitérer l'exercice "le plus régulièrement possible" et "plusieurs fois dans l'année". 

Louis Sarkozy a lui profité de cet échange avec le public pour demander à son père une "plus grande télévision dans sa chambre". "Je suis prêt à échanger une plus grande TV contre la suppression de ton addiction à ton ordi", a répliqué Nicolas Sarkozy. Cécilia Attias, l'ex-femme de Nicolas Sarkozy et mère du jeune homme, s'est elle aussi immiscée dans la conversation: "Haha! Gagné Loulou!", a-t-elle twitté à destination de son fils.

Des questions et des réponses qui ont éclairé les Français pour leur choix en 2017 ! En cas de défaite, l'UMP républicaine organisera un "sarkotéléthon" en faveur de P'tit Louis !  

Posté par jl boehler à 00:03 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 17 mai 2015

Incroyable mais vrai

Des dizaines d'ossements humains, des morceaux de cercueils et des gravats de marbre ont été trouvés fortuitement par des promeneurs dans une parcelle privée de la forêt de Tincry, près de Delme (Moselle). 

moselle__1_

"La découverte a eu lieu mercredi [13 mai 2015], par des promeneurs. C'est au milieu des bois, pas à la première vue du public, mais à ciel ouvert", a expliqué vendredi un porte-parole de la compagnie de gendarmerie de Sarrebourg. Une enquête a été ouverte dans la foulée. "Nous étions partis chercher du muguet et nous sommes tombés sur ce site",explique l'un des randonneurs, interrogé par "le Républicain Lorrain". "Lorsque nous sommes allés regarder de plus près ces tas de terre, nous sommes tombés sur un premier os qui ressemblait à un fémur. Puis nous avons découvert la moitié d’un crâne."

Il y a cinq ans, déjà, des faits similaires avaient eu lieu dans le même secteur. A l'époque, une entreprise de pompes funèbres avait recouvert de terre le macabre monticule, qui servait de décharge pour de vieilles concessions de cimetière. "Ce sont des faits qui sont d'ordinaire relativement rares, mais deux fois en cinq ans, c'est assez étonnant", a commenté le porte-parole de la gendarmerie, tout en soulignant que le terrain de la découverte était privé.

En attendant, personne ne sait d'où viennent les sépultures retrouvées par les promeneurs. La violation de sépulture est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Posté par jl boehler à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :