mercredi 23 septembre 2015

La Suisse redoute l'arrivée de migrants

Depuis le 16 septembre, 5000 soldats sont à l'entraînement à Bâle, dans le cadre des manoeuvres Conex-15.

suisseCes manoeuvres ont lieu tous les ans sur les thèmes les plus divers (actes de terrorisme, maintien de l'ordre lors de manifestations, etc...). Mais cette année l'exercice est particulier. Il s'agit de prévoir l'arrivée massive de migrants. Avec la situation aux frontières hongroises, italiennes et autrichiennes, il s'agit de contrôler les passages vers l'Allemagne ou la France. 

Car la Suisse devra peut-être faire le distingo entre les réfugiés qui peuvent ouvrir un compte en banque, qui seront hébergés dans des chalets à Gstaad (Jean-Philippe Smet, alias Johnny Halliday, donnerait même un concert de soutien) et ceux qu'il faudra refuser, ou conduire vers le pays voisin ? Un vrai tri sélectif auquel l'armée devra s'entraîner.

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mardi 22 septembre 2015

200 squelettes de soldats de Napoléon découverts sur un chantier en Allemagne

Des squelettes de soldats de la Grande Armée Napoléonienne ont été découverts près de Francfort au courant de cette semaine sur le site d'un futur chantier immobilier.

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"Nous estimons qu'environ 200 personnes ont été inhumées ici", a expliqué Olaf Cunitz, adjoint au maire de Francfort, lors d'une conférence de presse sur place, dans le quartier de Rödelheim, à l'ouest de la ville. "Selon notre première estimation, il s'agit de soldats de la Grande Armée morts en 1813", sur le chemin du retour après la cinglante défaite essuyée par Napoléon lors de sa campagne de Russie. Sur la route vers la France, Bonaparte avait notamment livré bataille à Hanau, une ville voisine de Francfort, vers la mi-octobre 1813, a rappelé M. Cunitz. Les combats s'étaient poursuivis dans la région, faisant 15.000 morts selon lui. Les tombes ont été découvertes grâce aux précautions archéologiques prises lors du chantier. Des mesures adoptées car d'autres soldats avaient déjà été retrouvés en 1979 dans le quartier. Les soldats découverts à Francfort sont probablement morts des suites de blessures ou ont succombé à l'épidémie de typhus qui décimait la Grande Armée à l'époque, a avancé l'adjoint. Des assertions qui doivent encore être vérifiées scientifiquement. Mais il est certain qu'il s'agit de "tombes érigées en urgence", comme le font les militaires, a détaillé Andrea Hampel, la directrice de l'inspection des monuments historiques de Francfort.

Une datation grâce aux boutons de vêtements

Les soldats reposent dans des cercueils sommaires, qui ont permis la bonne conservation des squelettes. Ils sont alignés en rang les uns à côté des autres et n'ont aucun objet funéraire. Par ailleurs, ils gisent selon une orientation Nord/Sud, alors que l'Europe chrétienne avait l'habitude d'enterrer ses morts sur un axe Est/Ouest. Un signe que les corps ont été enfouis à la hâte, selon Mme Hampel. Les quelques boutons de vêtements retrouvés dans les tombes ont permis d'assurer la datation autour de 1813. Plus de trente squelettes ont déjà été sortis de terre et les fouilles ont permis de mettre au jour environ 200 tombes, selon le directeur du chantier Jürgen Langendorf. Elles vont se poursuivre encore quatre à six semaines, a-t-il précisé.(selon "Sciences et Avenir")

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lundi 21 septembre 2015

"Ici je me sens bien"

Un jeune gambien, réfugié, est à Elzach depuis un an.

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Il est 17h30 et par cette belle journée, Musa Chorr se présente au Domäne-Stadion d'Elzach. Il est heureux, c'est l'heure de l'entraînement de football. 

Musa Chorr vient de Baniul, la capitale de Gambie, et il fait partie du groupe de réfugiés qui ont été accueillis à Elzach il y a un an. Dans son pays, Musa avait un travail. Et il jouait dans le club de Banjul-United, en division 2 nationale. Il était connu comme un excellent défenseur. Avec l'aide d'un de ses oncles, le jeune homme a eu la possibilité de quitter son pays, où règne un état de terreur permanent, et de rejoindre l'Allemagne. Il a obtenu le statut de réfugié très rapidement.

Musa Chorr joue maintenant au club du SF Elzach-Yach où il est très apprécié. Il s'entraîne trois fois par semaine avec l'équipe première, et reste même après les entraînements pour améliorer sa technique personnelle avec le ballon. Son idôle est le défenseur brésilien Thiago Silva. Le talent de Musa a attiré plusieurs clubs de la Forêt Noire, notamment celui de Winden (près d'Elzach). Mais il a refusé les propositions car il se plaît à Elzach, où tout le monde se montre sympathique avec lui. "Chacun  veut être mon ami et cela me satisfait."

Pour l'instant, il va comme beaucoup de jeunes de son âge, à l'école. Il fréquente "l'école internationale du Römerhof à Littenweier". Malgré tous les soutiens, Musa tient aussi à une certaine indépendance. Aussi, en dehors des cours et des entraînements, il a trouvé un petit travail. Il est embauché à Waldkirch dans le cadre des "Ein-Euro-Job" (petits travaux payés un euro l'heure), où il fauche des pelouses en été ou dégage la neige des rues en hiver. Mais il recherche déjà un autre travail mieux rémunéré.

Son grand rêve, si un jour il devait quitter le club de Elzach-Yach, ce serait pour rejoindre un club professionnel  où il rêve de devenir un bon joueur. A Elzach, ses camarades de club l'appellent d'ailleurs Alaba, du nom du défenseur du FC Bayern Münich. Un autre réfugié du Nigeria, Eke Uzoma, était déjà arrivé au camp de réfugiés à Müllheim et était passé joueur professionnel à Fribourg. 

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dimanche 20 septembre 2015

Dépénalisation du stationnement

Dans un an, le bon vieux PV à 17 € aura peut-être disparu, il sera remplacé par le forfait post-stationnement. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. En cause : la mise en œuvre dela loi Maptam (Loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) et ses éventuels décrets d’application de la dépénalisation du stationnement.

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Imaginons. Nous sommes le 1 er octobre 2016, la nouvelle loi sur le paiement du stationnement entre en vigueur. Julie, qui a garé sa voiture dans la rue des amandiers, sue à grosses gouttes chez le coiffeur : l’heure tourne et elle ne se voit pas sortir avec ses papillotes pour foncer remettre une pièce dans l’horodateur. Et ce qui arrivait n’arrive plus, aucune prune n’a poussé sur le pare-brise ! Pourtant, Julie va recevoir une injonction de payer le tout nouveau forfait post-stationnement, probablement plus lourd que les 17 € actuellement pratiqués dans toutes les villes de France. Si Julie ne paie pas à temps, elle écopera d’une majoration de 50 € minimum. Son coiffeur lui aura coûté cher !

Le décret d’application de la dépénalisation du stationnement prévoit que la commune encaisse ces « amendes », mais en finance la collecte. Ce qui ne l’empêche pas de déléguer cette mission à un opérateur privé (par exemple un gérant de parking). Et ce qui enlèverait un peu de boulot aux agents de la Ville. Si le partenaire privé est intéressé aux résultats, ses salariés assermentés pourraient bien faire preuve de zèle… 

Mais la mise en œuvre de cette loi Maptam (Loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) sera pour le moins complexe, et peut-être même reportée. D’autant que, puisque les contraventions sont dépénalisées et donc ne sont plus traitées par le tribunal de police il devra être prévue la création d'une nouvelle juridiction administrative. On ne sait pas encore à combien se montera le forfait, qui touchera la recette (normalement la municipalité, mais une part peut aussi revenir aux transports en commun). On ne sait pas non plus qui emploiera les agents qui notifieront les forfaits post-stationnement : employés municipaux, salariés d’opérateurs privés ?

Ce que l’on sait, c’est que la contestation de ces forfaits post-stationnement sera compliquée. Déjà, il faudra payer, ensuite envoyer obligatoirement un premier recours administratif, qui pourra lui-même être contesté en cas de refus. De quoi décourager les plus procéduriers.

Mais peut-être, après le covoiturage, inventera-t-on le "copaiement dépénalisé et forfaitaire"  ?

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samedi 19 septembre 2015

Insécurité : on n'est jamais mieux servi que par soi-même

Adrien Desport, ex numéro 2 du FN dans le département de Seine-et-Marne, a été condamné ce mercredi 16 septembre, à quatre ans de prison dont trois ferme pour avoir incendié plusieurs voitures dans sa ville de Mitry-Mory (Seine-et-Marne) et ses alentours, en avril, pour ensuite dénoncer l'insécurité dans le département. Lui et  cinq autres militants du parti d'extrême-droite avaient comparu le 2 septembre 2015 devant le tribunal correctionnel de Meaux pour l'incendie volontaire de treize voitures, début avril. De plus, Adrien Desport et ses acolytes étaient également jugés pour avoir participé à une association de malfaiteurs, dénoncé une agression imaginaire, ou encore consommé des produits stupéfiants.

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vendredi 18 septembre 2015

Frontière austro-allemande : des contrôles qui ne gênent que les frontaliers

Incroyable, mais vrai ! A Freilassing (Bavière) la police allemande (Bundespolizei) contrôle les passages vers l'Allemagne en pleine ville. Non seulement ces contrôles sont faits à 300 mètres de la frontière sur le territoire allemand, mais ce "check-point" ne gêne que les frontaliers ! Quant aux  migrants, conduits par des passeurs, ils traversent la frontière dans les rues parallèles non surveillées.

douaneCe mardi 15 septembre, la jeune Marie Sifft, 10 ans, a fait sonner son réveil à 5 heures du matin. Car elle ne voulait pas passer, comme le jour précédent, manquer les premières heures de cours de son école. Car elle habite Freilassing en Allemagne et sa mère l'accompagne en bus dans son école privée à Saltzbourg en Autriche. De Freilassing à Salzbourg, la distance n'est pourtant que de 6 km, mais le bus a mis 3 heures et demie à les parcourir.

Les Sifft sont une de ces familles frontalières dont le quotidien est devenu plus difficile depuis que les contrôles des frontières ont été mis en place. Au niveau routier, c'est l'embouteillage permanent. Helena Sifft affirme : "Dans la société que dirige mon époux, un tiers du personnel doit passer la frontière. Ceux-là viennent en retard ou pas du tout."

Un retraité allemand revenu de vacances en Serbie décrit son voyage de 20 heures vers Münich : cet ancien électricien de 68 ans a passé 5 heures à se faire contrôler.

Un chauffeur de taxi, quant à lui, affirme qu'il ne perd pas de temps car une rue à 100 mètres de ces contrôles n'est pas bloquée et beaucoup, y compris les réfugiés, passent par là. Selon lui, les passeurs sont informés des nombreuses voies de détour. D'ailleurs, un policier confirme : "En une journée nous n'avons intercepté qu'une trentaine de réfugiés et dix passeurs." Infime par rapport aux 19000 migrants arrivés à Münich pendant le week-end.

Un problème juridique se pose d'ailleurs : les barrages routiers se font sur le sol allemand. A la frontière la route est trop étroite. Il en est d'ailleurs de même pour les trains Salzbourg - Münich qui devraient s'arrêter sur un pont. Difficile à envisager. Les réfugiés ne sont donc pas refoulés, mais dirigés vers un centre d'accueil. C'est de toutes façons là qu'ils voulaient se rendre.

Autrement dit, les mesures prises par le ministre de l'intérieur Thomas de Maizières ne servent à rien, si ce n'est à couvrir de honte et à ridiculiser non seulement l'Allemagne, mais l'Europe entière. La réunion des ministres de l'intérieur de l'espace Schengen qui a eu lieu lundi dernier n'en est que la triste réalité. Quand les hommes politiques européens s'attelleront-ils à la réalité : l'accueil d'hommes, de femmes et d'enfants en détresse ? 

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jeudi 17 septembre 2015

Un migrant intercepté au ferry de Rhinau-Kappel ?

Décidément, le blocage des migrants devient ridicule.

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Voilà qu'Angela Merkel et son ministre de l'intérieur Thomas de Maizières (descendant d'émigrés français en Allemagne au temps des guerres de religion) placent des policiers pour contrôler d'éventuels passages de migrants de l'Alsace vers l'Allemagne ! Sûr qu'au pont de Kehl, ils vont en arrêter beaucoup. Bien que pour l'instant, ni là, ni à Vieux-Brisach aucun migrant n'a encore pointé son nez, pas même sur la passerelle du jardin des deux-rives !

Mais les autorités allemandes ont pensé à tout, car les migrants pourraient traverser le Rhin en empruntant le ferry Rhinau - Kappel (départ tous les 1/4 heures). Et si certains, à la vue des policiers, seraient tentés de se jeter pour tenter de rejoindre les rives allemandes à la nage, la police fluviale germanique aurait été renforcée aussi, et même des unités de secours pour éviter les noyades vont être mises en place. Personne ne souhaite que le Rhin devienne un lieu de naufrage de boat-peoples. 

policeMême la passerelle des Deux-Rives est bien surveillée

rhinau_kappel1Bac de Rhinau - Kappel

rhinau2Un  migrant sans papiers ?

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mercredi 16 septembre 2015

Les réfugiés syriens bien accueillis dans les territoires d'outremer

Le périple de trois migrants syriens à travers la forêt amazonienne

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En pleine guerre syrienne, les premiers réfugiés arrivent en Guyane. A Cayenne, trois syriens victimes d’un naufrage à l’embouchure du Maroni, ont été pris en charge par les autorités. Ils ont traversé l’Atlantique, puis le Brésil en direction de l’Oyapock. De là, ils ont pris une embarcation pour se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni où s’achève brutalement leur périple, puisqu’ils chavirent au niveau de l’embouchure du Maroni. Ils réussissent malgré tout à regagner la côte à la nage et sont rapidement pris en charge par les autorités.

Ehssan Ibrahim (médecin à l’hôpital Andrée Rosemon de Cayenne) d’origine syrienne apporte son aide pour les premières démarches. Il avoue avoir appelé des connaissances afin d’aider ses compatriotes à obtenir des logements. Pour lui, il ne serait pas étonnant d’en voir d’autres arriver, sachant que peu de pays aident les réfugiés syriens. Ahmed (réfugié syrien) explique les raisons pour lesquelles il s’est enfui : « j’ai fui la Syrie car j’avais peur pour ma vie. Je n’ai pas voulu faire la guerre, alors j’aurai pu aller en prison. Plusieurs membres de ma familles sont morts, mes deux frères sont en prison et nous n’avons plus de nouvelles d’eux ».
D’après leur témoignage, ces trois hommes ont bien été traités par les autorités depuis leur arrivé à Saint-Laurent-du-Maroni. Leur plus grand espoir aujourd’hui est d’obtenir le sésame : un statut de réfugié politique.

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La plupart de ces réfugiés transitent en Guyane dans l'espoir de gagner ensuite l'Hexagone, ayant pu profiter au Liban de visas vers le Brésil. Comme les trois précédents, ils ont bravé tous les périls pour traverser l'Amazonie.  Les procédures de demande d'asile sont classées prioritaires dans leur cas. Cinquante-six réfugiés du Proche-Orient sont actuellement en Guyane. Selon la Préfecture, ils sont 30 Irakiens et 26 Syriens à demander l’asile politique. Leur prise en charge est assurée par l’OFPRA, l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Les réfugiés en provenance du Proche-Orient bénéficient d’un traitement prioritaire par rapport à la procédure normale de demande d'asile. Ces demandes sont enregistrées rapidement avant d'être examinées en priorité par l’Ofpra. Une démarche qui prend moins de trois mois voire moins d’un mois. Une fois le statut de réfugiés obtenu, ils gagnent l’Hexagone, leur destination finale, bien souvent.

 Guadeloupe : une histoire particulière

Ces derniers mois, plusieurs familles syriennes ont trouvé refuge en Guadeloupe., elles ont été accueillies  par leurs compatriotes, solidaires.

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La Guadeloupe a toujours été une terre d'accueil pour les Syriens et les Libanais. Depuis plus le début du XXème siècle, une importante communauté siro-libanaise s'est installée aux Antilles et, singulièrement en Guadeloupe. Un choix motivé en premier lieu par une recherche d'un nouvel essor économique et qui, plus tard, a aussi eu pour motivation l'exercice de la foi souvent difficile pour une communauté majoritairement chrétienne.

Plusieurs générations sont nées aux Antilles et en Guyane et se sont intégrées à la population, se revendiquant aujourd'hui totalement guadeloupéenne, martiniquaise ou guyanaise. Ce qui n'empêche pas pour autant une communication permanente avec la terre d'origine. Certains jeunes décident souvent de retourner y vivre. Certains s'y marient et s'y établissent.

Avec les conflits permanents au Proche-Orient, au Liban tout d'abord et en Syrie ensuite, beaucoup de ressortissants de ces pays ont fait le choix de les quitter pour chercher refuge ailleurs. Ces derniers mois ayant été particulièrement rudes en Syrie, la population s'est vue obligée de fuir ce pays en guerre; en ligne de mire  des terroristes des mouvements islamistes, les chrétiens. Souvent soumis à des actes de tortures, à la spoliation de leurs biens, à l'obligation d'adjurer leur foi chrétienne, beaucoup choisissent, la mort dans l'âme, de s'expatrier.

C'est presque naturellement, qu'ils sont accueillis aux Antilles et singulièrement en Guadeloupe.  Malgré la volonté de l'Etat de les compter désormais comme réfugiés, il reste difficile de les dénombrer puisque, parmi ceux qui arrivent, on compte aussi des personnes nées en Guadeloupe, partis vivre en Syrie et revenus chassées par la guerre. Ceux-là possèdent souvent la double nationalité franco-syrienne. Tous trouvent auprès de la communauté déjà installée en Guadeloupe un accueil fraternel quand il n'est pas familial.

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mardi 15 septembre 2015

RN 59 : Richert se souvient-il ?

Lundi matin, dans la presse régionale, Philippe Richert, le président "Les Républicains" se plaint une fois de plus que l'Etat traîne les pieds pour financer le contournement de Châtenois. Mais n'est-ce pas lui qui, le 4 décembre 2003, alors qu'il était président du Conseil Général du Bas-Rhin, a transféré les fonds prévus pour la RN59 vers l'aménagement prévu à Mertzwiller, histoire de faire plaisir à son ami ministre François Loos ? Et ceci bien avant que le tribunal administratif ne se prononce sur la validité de la DUP ? Et se souvient-il qu'il y a quelques mois, il envisageait de modifier les plans pour ne faire à Châtenois qu'une 2x1 voie à la place de la 2x2 voies prévue au contrat de plan, ce qui aurait pour conséquence de rendre caduque le plan signé ? Et ainsi, abracadabra ! encore une fois la RN59 restera en l'état malgré l'inscription au contrat de plan, et tout en rendant l'Etat responsable. Et pourquoi Philippe Richert ne parle-t-il pas de son cher ami Frédéric Bierry (LR comme lui) qui traîne lui aussi pour sortir son chèque de 11,75 millions d'€ promis au titre de la participation du Conseil Départemental 67 ? A la lecture de ce message, nos conseillers départementaux de Sélestat et Villé, Marcel Bauer (LR avec étiquette) et Frédérique Mozziconacci (LR sans étiquette), qui avaient certes suivi de près le dossier sans jamais le précéder, vont se précipiter pour le rappeler à leur président.

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lundi 14 septembre 2015

Elections calmes en Côte d'Ivoire ?

En 2010, le président sortant de Côte d'Ivoire était arrivé au pouvoir grâce à l'intervention de l'armée française (Force Licorne) dans le conflit post-électoral qui avait fait plus de 3000 morts. Pour les élections du mois d'octobre 2015, on pouvait cependant espérer une certaine normalisation. Il semble que c'est mal parti...les effets de la politique de Sarkozy ne se sont pas estompés et son protégé Ouattara (avec qui il a encore fêté le dernier nouvel an dans la luxueuse villa d'Assinie) n'a pas réussi, semble-t-il, la réconciliation des Ivoiriens.

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Le Conseil constitutionnel ivoirien a établi, mercredi, la liste définitive des 10 candidats à la présidentielle, autorisant notamment M. Ouattara à briguer un deuxième mandat face à une opposition morcelée. Le président sortant est le favori de ce scrutin crucial pour la stabilisation de la Côte d’Ivoire après la crise postélectorale qui a suivi sa victoire en 2010 sur son prédécesseur Laurent Gbagbo.

A Gagnoa, (230 km au nord-ouest d’Abidjan), la ville natale de M. Gbagbo, au deuxième jour de la contestation, des jeunes manifestants majoritairement Bétés (ethnie principalement chrétienne de Gbagbo) venus « des quartiers Garahio et Babré se sont affrontés aux transporteurs (majoritairement d’ethnie Dioula) qui leur reprochaient de perturber leurs activités », a expliqué à l’AFP, un habitant joint par téléphone.

« Tout est paralysé. Le trafic est bloqué. Il y a des pillages. Il y a des affrontements entre le quartier bété Garahio et Dioulabougou (un quartier Dioula). La police a lancé des gaz lacrymogènes », selon un autre habitant.

Ces affrontements aux gourdins, machettes et couteaux ont occasionné la fermeture des commerces et de l’administration.

A Bonoua, (60 km à l’est d’Abidjan), ville d’origine de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président qui purge une peine de 20 ans de prison, des heurts ont également eu lieu entre des jeunes Abouré (ethnie locale) et Dioula.

« C’est chaud depuis le matin ici… Des (gaz) lacrymogènes ont pénétré dans la mosquée », a déploré l’imam de la ville, Issouf Ably. « Nous appelons au calme, il ne faut pas réveiller les vieux démons de la division ».

Une « réunion de crise » entre le maire, les autorités préfectorales et les chefs religieux, devait avoir lieu prochainement.

Une partie de l’opposition favorable à M. Gbagbo conteste l’éligibilité de M. Ouattara et avait appelé à des marches jeudi.

Grand absent de la prochaine présidentielle, M. Gbagbo attend dans une cellule de la Cour pénale internationale (CPI) l’ouverture de son procès le 10 novembre pour crimes contre l’humanité en raison de son rôle présumé dans la crise de fin 2010-début 2011.

AFP ("Oeil d'Afrique")

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