dimanche 1 octobre 2017

Avant de faire du vélo, rasez-vous !

Pas de barbus en vélo, svp !

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L'information était passée quasi inaperçue. Les coureurs cyclistes de l'équipe belge Sport Vlaanderen-Baloise ne peuvent désormais plus porter la barbe, comme le relèvent ce mardi nos collègues de RTBF. Encore plus surprenant, le motif de cette décision est purement...esthétique. 

"Je prends cette mesure pour l'élégance du cyclisme, a expliqué le directeur sportif, Walter Planckaert, dans les colonnes du journal Het Nieuwsblad. Nous sommes une équipe cycliste, avec des coureurs. Pas des pilotes de motocross ou des joueurs de rugby. Les snot (la morve) et les restes de nourriture dans la barbe d'un coureur en pleine course, c'est sale."

L'ancien coureur professionnel est prêt à admettre des barbes de quelques jours mais une pilosité plus fournie et plus travaillée vaudra exclusion de l'équipe, prévient-il. Un avertissement sérieux quand on sait que la formation est le passage quasi-obligé pour les jeunes coureurs flamands dans leur quête d'un premier contrat professionnel.

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samedi 30 septembre 2017

Information forestière

Du retard à l'allumage ! 

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Ce lundi, 2 octobre 2017 le point n° 3 de l'ordre du jour du conseil municipal de Villé sera : "Adhésion à l'association des communes forestières d'Alsace". Un point qui n'a rien de nouveau, puisqu'en 2001 la commission Agriculture-Forêt que je présidais avait déjà proposé cette adhésion. Cette proposition a été régulièrement refusée par le maire, sous prétexte que la "petite forêt" de Villé avait surtout une "vocation touristique", se devant donc d'être entretenue et non exploitée.

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Depuis cette époque, la forêt communale a été régulièrement entretenue par l'O.N.F. avec un bénéfice ou un déficit avoinisant de "zéro euros", ce qui satisfaisait tout le monde, puisque la vocation touristique de Villé était "prise en compte". Oui, mais par qui ? bancs délabrés, parcours de santé à l'abandon ! C'est bien à l'image de Villé ! 

Evidemment, quand on parle du budget forestier, on n'inclut pas les revenus de la chasse ! Ceux-ci devraient couvrir l'entretien des chemins, qui reste quasi-nul !

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Aujourd'hui, à la vue de ce point de l'ordre du jour, plusieurs questions se posent :

  • Le maire de Villé a-t-il changé de politique forestière ?
  • Que va peser le maire de Villé (avec sa très "petite forêt") au milieu de tous les exploitants ?
  • Cette association prendra-t-elle à son compte les chemins forestiers, l'exploitation et l'entretien, y compris le volet touristique. J'ai peine à le croire !

L'adhésion proposée par le maire de Villé est-elle juste une participation à une AG (où il n'a rien à dire ?) suivi d'un vin d'honneur ? Dans ce cas, il vaut mieux ne pas adhérer, la commune économisera quelques sous déjà rares dans sa caisse pour une cotisation bidon !

- A lire ou à relire :  

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vendredi 29 septembre 2017

Steige en fête

Dans le Val de Villé, la bière va-t-elle remplacer le kirsch ?

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jeudi 28 septembre 2017

Un conseil municipal à Villé

Après une si longue attente (depuis le 26 juin), enfin de nouveau une réunion publique du conseil municipal à Villé. On a eu peur. Des fois que l'ouragan Irma soit passé par là, rayant Villé de la carte. En tous cas, selon l'ordre du jour, aucune reconstruction ne semble programmée. Celui-ci sera donc expédié en un temps record. Spectateurs, soyez à l'heure, sinon vous risquez de ne rien voir. Lundi, le 2 octobre à 20 h à la mairie ! 

Ordre du jour

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1) Finances : décision budgétaire modificative n° 1, renouvellement de la ligne de trésorerie.

2) Environnement : adhésion à l'association des communes forestières d'Alsace

3) Marchés publics : renouvellement de l'adhésion à la plateforme Alsace Marchés Publics.

4) Divers : prestation d'archivage.

5) Communications du maire.

Et voilà, c'est tout ! Rentrez chez vous, regardez à 20h25 votre feuilleton "Plus belle la vie" et dormez bien.

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mercredi 27 septembre 2017

Comment Macron est devenu l'ami de Poutine

Poutine efface la dette de la Russie à Rothschild détenue par les banques centrales

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Le leader russe Vladimir Poutine a échappé à la servitude financière des banques centrales détenues par Rothschild en effectuant le paiement final de toutes les dettes des républiques soviétiques.

 Poutine a réglé une dette de 125,2 millions de dollars conformément à l’accord du gouvernement de la Fédération de Russie et du Conseil des ministres de Bosnie.

Le paiement final de la Russie les verra échapper aux griffes des banques centrales et à l’emprise du prochain ordre mondial.

Selon RT.com, “Moscou a effectué le paiement final de la dette extérieure restante héritée de l’Union soviétique. La Russie a assumé la dette après que les autres anciennes républiques soviétiques ont refusé de payer.”

“La dette envers la Bosnie-Herzégovine d’un montant de 125,2 millions de dollars a été réglée conformément à l’accord entre le Gouvernement de la Fédération de Russie et le Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine”, a déclaré mardi le ministère russe des Finances.

La dette restante était l’argent que l’Union soviétique devait à la Yougoslavie. La dette extérieure de l’URSS a été accumulée de diverses façons. Les obligations envers les pays occidentaux ont été comptabilisées sur le marché de la dette après 1983. L’argent dû à l’ex-Yougoslavie était dû aux échanges entre les pays.

Pourquoi la Russie paie la dette soviétique seule.

Initialement, on a supposé que la dette extérieure de l’URSS serait payée par toutes ses républiques. Un document à ce sujet devait être signé en décembre 1991. La majeure partie de la dette concernait la Russie (61,34%). L’Ukraine devait rembourser 16,37%, et la Biélorussie devait rembourser 4,13%.

Toutefois, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, l’Azerbaïdjan, la Moldova, le Turkménistan et l’Ouzbékistan n’ont pas signé l’accord. En conséquence, en 1994, la Russie a assumé toute la dette en échange de biens partout dans l’ex-Union Soviétique.

Lorsque les relations avec la Russie se sont détériorées en 2014, Kiev a menacé de nationaliser la propriété russe en Ukraine. À l’époque, le ministère russe des Affaires étrangères a rappelé à l’Ukraine qu’il devait 20 milliards de dollars à la dette de l’époque soviétique et si Kiev soulève cette question, Moscou peut exiger le remboursement.

En 1994, la dette de l’ancienne URSS était de près de 105 milliards de dollars. La plus grande partie de ce montant (plus de 47 milliards de dollars) a été accordée au Club de créanciers de Paris. C’était un bassin de 19 créanciers, principalement dans l’Ouest, y compris les États-Unis et le Royaume-Uni.

La Russie a annulé la dette soviétique de Cuba de 29 milliards de dollars et le pays a activement commencé à rembourser les dettes sous la présidence de Vladimir Poutine, qui a également coïncidé avec une hausse des prix du pétrole.

L’une des dernières dettes de l’époque soviétique a été remboursée l’an dernier au Koweït. La Russie a payé 1,1 milliard de dollars et a livré 620 millions de dollars de produits de haute technologie dans le pays.

La Russie annulle des dettes aux pays en voie de développement.

Dans le même temps, la Russie a annulé une grande partie de la dette que les pays en développement devaient. En 2014, la Russie a effacé plus de 30 milliards de dollars de la dette de Cuba, qui représentait 90% du passif total. La dette restante, d’un montant de 3,5 milliards de dollars, sera remboursée dans dix ans en 20 versements égaux.

La Russie a également annulé la dette de l’Irak de 21,5 milliards de dollars, la Mongolie (11,1 milliards de dollars), l’Afghanistan (11 milliards de dollars) et la Corée du Nord (10 milliards de dollars), ainsi que des dettes de 20 milliards de dollars de la part de plusieurs pays africains.

Au total, la Russie a effacé plus de 100 milliards de dollars de dettes des pays en développement au cours de la dernière décennie. Devinez le but de la manoeuvre !

(Selon Neon Nettle et "Deboutciv")

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mardi 26 septembre 2017

Elections au Bundestag

Salomon, Oberbürgermeister de Fribourg : "La Jamaïka  n'est pas facile pour les Verts"

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Après les élections au Bundestag, qui a certes vu la victoire de la CDU d'Angela Merkel, on parle de plus en plus d'une coalition gouvernementale CDU - FDP - Verts, le SPD ayant déjà annoncé son retour dans l'opposition. "Ce serait quelque chose de nouveau", estime Dieter Salomon. Mais il reste sceptique : les négociations seront difficiles. A Fribourg, les Verts étaient en tête devant la CDU. Mais pour l'Allemagne, l'arrivée au Bundestag de l'extrême-droite est une catastrophe.

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lundi 25 septembre 2017

Angélique Kidjo, artiste béninoise

Après Makeba, Dibango, Fela, Youssou N'Dour et Mory Kanté, Angélique Kidjo est la plus jeune des artistes africains à connaître une véritable carrière internationale. Son contrat avec Island n'y est évidemment pas pour rien, tant il est vrai que le continent noir est une pépinière de talents, hélas trop souvent à l'écart des grands circuits phonographiques.

Biographie

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 Angélique Kidjo naît le 14 juillet 1960 à Ouidah, petite ville portuaire de la République du Bénin qui, jusqu'en 1975, se nommait le Dahomey. Issue de l'ethnie Pedah, Angélique est baptisée à sa naissance Angélique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kango Manta Zogbin (le sang d'une lanterne ne peut allumer une flamèche). Sa mère, Yvonne, est chorégraphe et directrice de théâtre renommée, ainsi qu'une femme d'affaire avertie.

Quant à son père Franck, quand il ne travaille pas comme fonctionnaire des postes, il pratique activement la photo et à l'occasion, joue du banjo. Elevée au milieu de ses huit frères et sœurs, Angélique est très tôt au contact d'une multitude de cultures, de langues, de traditions. Sa langue maternelle est le fon, mais elle en comprend et en parle bien d'autres que l'on retrouvera à travers ses disques.

Dès l'âge de six ans, Angélique chante et danse dans l'ensemble que sa mère dirige. La troupe fait de nombreuses tournées à travers l'Afrique de l'ouest, et la petite fille se forge déjà une solide expérience. Vers neuf ans, elle reprend l'école mais à onze, elle chante dans le groupe de ses frères, le Kidjo Brothers Band. Avec eux, elle acquiert une connaissance aiguë du répertoire afro-américain soul et rythm and blues, et en particulier celui de James Brown qu'elle connaît sur le bout des doigts.

Adolescente, Angélique est déjà une chanteuse connue dans toute la région. Son énergie et la qualité exceptionnelle de sa voix séduisent le public impressionné par cette petite femme au tempérament volcanique. Vers quinze ans, elle écrit quelques chansons et se réfère souvent à son idole, la sud-africaine Myriam Makeba. Avec le groupe de son lycée, les Sphinx, elle nourrit encore un peu plus sa notoriété. En 1979, la radio lui ouvre ses portes et, très sensibilisée aux problèmes de l'Apartheid en Afrique du Sud, Angélique choisit d'interpréter un titre de sa composition sur Winnie Mandela.

Elle rencontre alors le chanteur et producteur camerounais, Ekambi Brillant, qui lui fait faire son premier disque "Pretty", également co-produit par son frère, Oscar Kidjo. Nous sommes en 1980 et Angélique a 20 ans. L'album est enregistré à Paris où la jeune femme vient pour la première fois. Mais, c'est en Afrique que le succès du disque est énorme. Avec deux titres, "Pretty" qui devient un temps le surnom d'Angélique, et "Ninivé", Angélique Kidjo devient une star dans l'ouest africain et remplit les salles au cours de ses tournées du Togo à la Côte d'Ivoire.

En 1988, elle monte également son propre groupe, Angie Kidjo. Elle y est entourée de jeunes musiciens français, plutôt issus du jazz, dont le bassiste Jean Hébraïl, qui devient son mari.

 Le 10 juin 2010, Angélique Kidjo participe à Johannesburg (Afrique du Sud) au concert de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du Monde de Football, organisée pour la première fois en terre africaine. Elle se produit aux côtés d'artistes internationaux comme Shakira, Alicia Keys, John Legend, Amadou & Mariam ou encore Vieux Farka Touré.

2017 : Angélique Kidjo dénonce le discours hypocrite d'Emmanuel Macron sur la surdémographie de l'Afrique.

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dimanche 24 septembre 2017

Le drame des Rohingyas

Au Bangladesh, les camps de réfugiés au bord de l'asphyxie

rohyngiasLes Rohingyas continuent d'affluer au Bangladesh, fuyant les opérations de l'armée birmane. Ils sont maintenant 450.000 à s'entasser dans les camps près de la frontière. L'ONG Médecins sans frontières (MSF), dont les équipes tentent d'aider les réfugiés, craint une catastrophe sanitaire.

Pas assez de nourriture, d'eau, des camps difficiles d'accès et jonchés d'excréments : la situation pour les Rohingyas réfugiés au Bangladesh alarme les Nations unies et les ONG, qui appellent à l'aide pour éviter une catastrophe sanitaire.

A leur arrivée au Bangladesh, après des jours entiers de marche souvent sous la pluie, les rescapés trouvent des camps débordés et sont contraints de déboiser les collines, ou de s'installer sous de simples bâches au bord des routes. « Les camps sont surpeuplés à ce stade, ils débordent littéralement », a déclaré à Genève Andrej Mahecic, le porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Et les pluies torrentielles de ces cinq derniers jours ont transformé en bourbiers toute la zone, faisant craindre des glissements de terrain.

Eau contaminée

En outre, l'acheminement de l'aide est compliqué car la zone est immense et il n'y a pas de route à l'intérieur des camps. « Le terrain est vallonné, sujet aux glissements de terrain, et il n'y a pas de latrines. Quand on marche à travers le camp, on patauge dans l'eau sale et les déjections », décrit Kate White, coordinatrice médicale d'urgence de MSF.

« Leurs abris sont très fragiles, il n’y a pas d’infrastructures sanitaires, l’accès à la nourriture est très limité, égrène au micro de RFI Robert Onus, coordinateur d’urgence de Médecins sans frontières. Et lorsque vous combinez ces trois éléments, cela crée une situation où la santé devient très vulnérable. Parce que le moindre changement dans un de ces facteurs, la moindre maladie dans l’eau distribuée, la moindre baisse supplémentaire dans la quantité de nourriture dont disposent les gens, peut faire basculer la situation de très difficile et fragile à catastrophique. Je dirais que le principal problème, c’est l’absence d’accès à une véritable eau potable. » Faute d'eau potable, les gens boivent de l'eau collectée dans les rizières, les flaques, ou dans de petits puits creusés à la main et souvent contaminés par des excréments.

« Par ailleurs, reprend Robert Onus, le niveau de vaccination en Birmanie pour ce que l’on en sait est assez bas. Et une fois que vous avez une telle concentration de personnes, 450 000, qui vivent très proches les uns des autres, toute maladie qui normalement pourrait être prévenue par des vaccins peut s’étendre très vite. Et évidemment une de celles que l’on redoute le plus c’est la rougeole. »

Risque d'épidémie

L'ONU a estimé vendredi qu'il faudrait 167 millions d'euros (200 millions de dollars) au cours des six prochains mois pour affronter la « catastrophique » crise humanitaire. « Toutes les conditions sont réunies pour qu'une épidémie se déclare et se transforme en une catastrophe de grande ampleur », conclut Robert Onus, dans un communiqué publié jeudi soir.

Plus de 429 000 musulmans rohingyas ont fui au Bangladesh ces dernières semaines pour échapper à une campagne de répression de l'armée birmane, qualifiée d'« épuration ethnique » par l'ONU, et jusque récemment largement minorée voire ignorée de la part du pouvoir birman. Jeudi, le président français Emmanuel Macron est allé jusqu'à évoquer un « génocide ». (selon RFI et AFP)

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samedi 23 septembre 2017

Pourquoi la guerre ne s'arrête pas en Syrie

Les intérêts des pays impliqués 

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Au tournant du vingtième siècle, la croissance économique soutenue depuis un demi-siècle et le développement de nouvelles armes, vont créer un surplus de puissance et d’énergie qui, mis au service d’un nationalisme militariste, vont déboucher sur la première guerre mondiale. La gestion humiliante par les alliés de l’Allemagne vaincue et la crise économique de 1929 vont concourir au déclenchement du deuxième conflit mondial. Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères de la France et son collègue américain Franck Kellog, mettront en 1928 « la guerre hors-la-loi ». Mais en vain. Le Japon d’abord, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie ensuite, n’en ont que faire. L’immense boucherie qui va suivre provoquera un traumatisme. Après 1945, seuls l’URSS et les USA continueront à s’affronter, mais par procuration. Malgré les guerres de Corée et du Vietnam, c’est à l’intérieur des pays que l’œuvre de mort continuera.  En Amérique du Sud et en Afrique, mais c’est surtout dans l’URSS de Staline, la Chine de Mao et le Cambodge de Pol-Pot, que se déroulent en silence les plus grands assassinats collectifs de l’histoire de l’humanité. La mort de Staline et de Mao, la chute de L’Union Soviétique, mettent fin aux massacres. Certes, La Chine, la Corée du Sud, l’Iran, l’Arabie Saoudite, les anciennes républiques soviétiques, quelques pays d’Afrique, sont encore des dictatures où l’on meurt pour un délit d’opinion. La Russie et la Turquie dans une moindre mesure. Par ailleurs, l’Amérique a lancé une dernière équipée impériale lamentable en Irak et en Afghanistan et la Russie a annexé la Crimée. Mais sur l’ensemble de la planète, les guerres entre nations et les génocides intérieurs sont en très net recul. Le niveau atteint par le commerce international fait définitivement pencher la balance vers la paix comme moteur de l’économie mondiale et particulièrement après une crise sévère comme celle de 2008. En Amérique du Sud, il n’y a plus de dictature. Celle d’Hugo Chavez est en phase terminale et les FARCS en Colombie ont déposé les armes. Malgré le massacre des Tutsis au Rwanda, l’Afrique depuis 1989 est plus apaisée et de nombreuses dictatures sont tombées. Le système d’apartheid de l’Afrique du Sud a disparu, il ne persiste plus qu’en Israël. Le monde arabe ne suit que lentement le mouvement. La révolution tunisienne, les réformes au Maroc, le renversement de Hosni Moubarak, de Mohamed Morsi et d’Ali Abdallah Saleh, la mort de Mouammar Kadhafi, sont assombris par le chaos en Libye au Yémen et le retour de l’autoritarisme en Égypte et surtout par la guerre en Syrie.

Ce que celle-ci a de particulier est le niveau d’implication de grandes et de moyennes puissances, l’afflux de combattants, de soldats et d’armées régulières du monde entier, les sommes colossales qui y sont investis, l’utilisation de missiles balistiques et de bombardiers stratégiques, de sous-marins et de porte-avions. Aussi disproportionnée, sont la destruction massive de villes et de villages, le déplacement de la moitié de la population, les 465.000 morts et disparus, les milliers de combattants tués, pour déloger une poignée de barbares, qui resurgissent quelques kilomètres plus loin. Il y a avant tout les explications convenues. Celle du contrôle des conduits de gaz et de pétrole, la guerre contre l’Etat Islamique et ses clones, la sécurité d’Israël, les intérêts stratégiques de la Russie et de l’Occident au Moyen-Orient et les querelles d’influences des pays de la région. Mais tout cela mis ensemble ne justifie pas ce niveau de participation. J’en veux pour preuve deux éléments.

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D’abord le désengagement des États-Unis depuis Barack Obama et l’interventionnisme erratique de Donald Trump qui laisse le Pentagone gérer au moindre coût les dérapages que pourrait entraîner le conflit syrien. L’Amérique a beau se replier sur elle-même, sa seule puissance économique et militaire lui impose d’intervenir là où il faut si ses intérêts son en danger. On imagine mal que toutes les autres nations présentes en Syrie se sentent menacées sans que l’Amérique ne soit inquiète, à un jet de pierre d’Israël sa protégée et des puits de pétrole.

Le second élément est l’étrange fluidité des alliances entre les partis impliqués dans le conflit. Si l’enjeu était vital pour celles-là, aurait-ont vue la Turquie se fâcher avec la Russie, puis se réconcilier avec elle qui soutient l’Iran, la concurrente d’Ankara ? L’Iran et la Turquie soutiennent des groupes différents et en parallèle développent leurs échanges commerciaux. La Russie soutient les efforts des milices pro-iraniennes, mais ne réagit pas quand elles sont bombardées par les avions de la coalition arabo-occidentale ou Israël. L’Arabie Saoudite, le principal pourvoyeur en moyens des groupes islamistes s’en prend au Qatar sous le prétexte que celui-ci fait de même ! Les Kurdes qui au nord de la Syrie se sont aménagé une quasi-autonomie au détriment de l’état central, monopolisent la prise de Raqua avec des armes américaines sans que la Russie ou les milices pro-iraniennes ne trouvent à redire. Quand l’ALS épaulée par Ankara l’ennemie de Damas s’en prend aux Kurdes, l’aviation syrienne oublie de la bombarder, alors qu’elle le fait si la même ALS est occupée à combattre l’État Islamique. On ne fait pas ce genre de compromis sur le terrain, si les forces engagées y joue une mise importante. Le seul dans ce kaléidoscope sans cesse secoué qui risque sa survie, est le président Assad. Mais depuis bien longtemps il ne décide plus rien, il ne sert que de couvertures légales aux interventions iraniennes et russes.

Pour saisir l’ampleur de la guerre en Syrie il faut aussi regarder le caractère des pays et des dirigeants qui s’y sont engagés. Le régime iranien, de par sa pratique de gouvernement et sa structure idéologique, malgré sa charge symbolique religieuse, relève plus du mouvement de la « Révolution permanente » initié par Lénine, que d’une véritable innovation de l’islam politique. Cette révolution permanente est une nécessité pour que le régime survive à ses contradictions et à besoin sans cesse de s’exporter au-delà de ses frontières. La personnalité démagogique de Recep Tayyip Erdogan qui se manifeste tous les jours en Turquie a également besoin d’un théâtre extérieur pour exprimer son besoin de domination et son désir de majesté. Les monarques du Golf qui possèdent leurs pays et leurs richesses, ont trouvé l’occasion de venger leurs égos blessés par Hafez El Assad et son fils Bachar qui les ont humiliés publiquement à plus d’une reprise. Vladimir Poutine dont le pays traverse une crise économique sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique recueille dans les sondages un taux de satisfaction de plus de 70%. Les russes, très sensibles à la grandeur de leurs pays, remercient un autocrate, un Pierre Le Grand lilliputien, qui la leur rétablit sur la scène internationale, aussi factice soit-elle. C’est comme si ces derniers « malades qui nous gouvernent » s’étaient retrouvés en Syrie, pour jouer une partie dorénavant interdite ailleurs. Il ne manque à leur cercle que le dernier venu, Donald Trump, mais celui-ci est moins libre de ses caprices.

Je ne prétends pas réduire la longévité et la dureté de la guerre syrienne à ces éléments, mais les ignorer, tronque certainement l’analyse.

Amine Issa, citoyen et blogueur libanais

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vendredi 22 septembre 2017

Côte d'Ivoire : le départ peu reluisant du dernier sarkozyste

Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire depuis le 17 avril 2012 (nommé dans les derniers jours du quinquennat de Nicolas Sarkozy), était devenu la véritable "voix de son maître" auprès du président ivoirien Alassane Ouattara. Au point que ce dernier s'est souvent mêlé des affaires françaises pour maintenir à son poste son ami fidèle. C'est bien souvent que Georges Serre s'est retrouvé à Assinie à la résidence secondaire de Ouattara. Il n'en est pas moins vrai que son attitude  lors de son récent pot de départ n'est pas digne d'un diplomate de son rang. Et le "canard" ivoirien "L'éléphant déchaîné", premier journal satirique de Côte d'Ivoire, n'a pas omis de le relever.

ambassadeur

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