mardi 9 avril 2019

Accidents de la route au Cameroun

La surcharge, l'une des principales causes

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S’il y a une pratique qui a pris droit de cité dans le paysage du transport en commun au Cameroun, c’est bien celle de la « surcharge ». La surcharge est la pratique qui consiste à mettre une personne de plus au niveau du siège passager à côté du chauffeur. De ce fait au lieu d’une personne vous en trouverez deux. La pratique s’étend même sur les « bendskins (moto taxis)» où on retrouve trois voire quatre personnes sur une moto.

A l’intérieur, 11 adultes et un bébé. Sans compter les bagages à l’arrière et sur le toit. « C’est tout à fait normal pour nous qui desservons ces lignes. Je porte trois personnes devant et je partage mon siège avec l’une d’elle. C’est ce qu’on appelle « petit chauffeur ». Comme la voiture est large à l’arrière, je fais asseoir quatre personnes adultes. Et elles portent les autres clients. C’est comme cela que nous nous débrouillons. Les voyageurs et nous n’avons pas le choix : les routes qui vont chez eux sont mauvaises et rares sont les voitures qui les desservent », explique tranquillement le chauffeur.«

C’est devenu une habitude. Il est quasiment impossible de se déplacer, assis seul sur le siège avant. Même si vous proposez une forte somme, les taximen vous « bâchent ». Si vous insistez, le chauffeur vous demande de descendre de sa voiture et d’aller acheter la vôtre », déclare Patrick Nlend, élève et habitué des taxis. La situation n’est guère reluisante du côté des motos taxis.

Cela se voit pourtant qu’il est mal installé et doit faire une gymnastique inappropriée entre les jambes de ses clients pour passer les vitesses. La surcharge, cause de nombreux accidents de la circulation sur nos routes, est l’activité la mieux partagée des automobilistes. Dans le transport urbain ou interurbain. Un tour dans les artères de nos villes et campagnes, et chacun peut constater que la pratique est bien incrustée. 

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Les transporteurs clandestins, appelés clandos opèrent dans des régions données de chaque ville comme les quartiers; il leur est interdit de circuler dans les routes à grandes circulations, même si certaines dérives sont souvent constatées. Mais plus que de simples clandestins, il s’agit en fait de débrouillards qui essayent de lutter contre le chômage en se lançant dans le transport en commun. On distingue aussi les Bendskin, qui sont des conducteurs de motos dits motos-taxis, qui ont l’art de ne pas respecter les lois prescrites et qui conduisent dangereusement. À l’origine de nombreux accidents notamment dans la ville de Douala, un pavillon a même été baptisé à l’hôpital Laquintinie de Douala « Pavillon Bendskin ». Ces derniers sont pourchassés depuis de nombreuses années, an qu’ils respectent les règles, soit l’obtention d’un permis de conduire approprié et des papiers de véhicules, pour qu’ils exercent dans les domaines qui leur sont réservés.

Le Cameroun compte près de 230 000 km de routes principales, dont 4 300 bitumées et bien aménagées, quoique le trac  y soit souvent perturbé à cause des gros porteurs ainsi que les péages intempestifs.

Le financement de l’entretien des routes est assuré par le fond routier, créé en août 1998 et placé sous la tutelle du ministère des nances. Une part importante (environ 1/3) du budget d’investissement de l’État revient au réseau routier, qui devrait bénécier en outre d’une enveloppe de 5,6 milliards d’euros que l’Union européenne a décidé, dans le cadre du dixième Fonds européen (2008-2013), d’aecter aux grands axes routiers africains. Le développement des échanges au sein du continent, l’intégration régionale, le désenclavement des territoires condamnés à l’autarcie, l’accès à de nouveaux marchés, notamment à l’exportation, sont autant d’objectifs communs au Cameroun et au reste de l’Afrique.

L’effacement de la dette devrait permettre de concentrer des enveloppes budgétaires massives sur le réseau routier. Le programme sectoriel 2006-2015 dénit un réseau prioritaire de 23 000 km et prévoit le bitumage de 200 km de routes par an. Avec la France, les C2D (Contrats de Désendettement et de Développement) seront en partie consacrés au nancement des travaux. Les transports au Cameroun ont un rôle important dans la question du développement du pays, qui nécessite une infrastructure adéquate an de faire face à la croissance démographique, au déplacement des populations vers les villes, ainsi qu’aux nouvelles exigences économiques.

Emmanuel Batamag - Afrik.com

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lundi 8 avril 2019

Colère à Berlin

Des milliers de personnes manifestent contre la "folie des loyers"

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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi 6 avril, à Berlin, contre "la folie des loyers" et la spéculation immobilière. D'autres manifestations ont eu lieu à Munich, Cologne, Francfort, Göttingen, Fribourg ou encore Mannheim.

Dans la capitale, les manifestants se sont rassemblés sur l'emblématique Alexanderplatz, d'où ils devaient gagner le quartier de Kreuzberg, en voie d'embourgeoisement et frappé par des hausses de loyers depuis plusieurs années. Les organisateurs tablaient, avant le début de la marche, sur au moins 6 000 participants.

"Pas de démolition d'immeubles habitables"

"Pas de démolition d'immeubles habitables", ont notamment lancé les manifestants. D'autres arboraient une pancarte "Surprise ! Le marché ne se régule pas de lui-même". Certains étaient déguisés en "requins de l'immobilier". Les organisateurs ont aussi lancé samedi un appel à signatures pour que soit organisé un référendum local sur l'expropriation par la mairie de Berlin des sociétés immobilières détenant plus de trois mille logements.

Les manifestants dénoncent en particulier des groupes comme Deutsche Wohnen et Vonovia, qui ont racheté des milliers d'édifices, profitant de prix bien plus bas que dans d'autres capitales européennes, avant de les louer à des loyers élevés. A Berlin, le prix du logement à la location a ainsi doublé en dix ans. Cette évolution des prix est portée par la popularité des grandes villes, où Allemands et Européens viennent s'installer par dizaines de milliers chaque année sans que l'offre ne suive.

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dimanche 7 avril 2019

La réunion budgétaire a été avancée... d'une demi-heure.

Enfin du concret pour les finances villoises ?

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On avait peur que la réunion du conseil municipal de Villé soit encore reportée ! Eh bien non ! elle est même avancée de 20 h à 19h30 le lundi 8 avril ! C'est que tout va bien ? A voir.

Toujours est-il qu'après la dernière réunion de commission, le maire aurait enfin mis au point un projet de budget pour 2019. Tient-il la route ? ça c'est une autre histoire.

De plusieurs sources concordantes, j'ai pu obtenir quelques informations assez déroutantes. Ainsi, rien que pour l'atelier communal, le déficit prévisionnel se situe à 120.000 €, pour lesquels le maire envisage un prêt supplémentaire. Rien que ça ! Alors que la commune est déjà bien endettée, il envisage pour ce montant un prêt-relais (un de plus) de ce montant sur une durée de 3 ans où il n'arrivera à payer que les intérêts : histoire de laisser un beau bébé de dette à son successeur ?

Autre dossier inquiétant : la fibre optique. Le montant à verser avant 2020 par la commune est de 70.000 € pour terminer les travaux et la commercialisation. Rappelons qu'au départ la fibre optique était prévue pour 2015, et que d'autres communes ont payé leur quote-part depuis 2013 ! Et à Villé, personne ne sait, pas même le maire, comment la commune va régler cette facture. On croit rêver.

Et tout ça ne dit pas comment régler les dettes déjà annoncées ! Question à se poser : qui aura le courage de reprendre le poste de premier magistrat aux élections de 2020 ? Pour l'heure le contribuable ne s'inquiète que pour la fiscalité 2019 à être votée lundi soir : à quelle sauce d'imposition sera-t-il mangé?

Ordre du jour

1) Affectation du résultat du compte administratif 2018.

2) Vote des taux de fiscalité directe locale pour 2019.

3) Budget primitif de la commune pour 2019.

4) Affectation du résultat 2018 et budget primitif 2019 du lotissement "pommiers 2".

5) Contrats d'assurance des risques statutaires.

6) Convention de participation prévoyance.

7) Renouvellement d'un emploi à durée déterminée sous forme de C.A.E.

8) Convention cadre de mise à disposition de personnel contractuel par le service interim du Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Bas-Rhin.

9) Convention pour l'installation d'un noeud de raccordement optique et de deux sous-répartiteurs optiques.

10) Divers.

11) Communications du maire.

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samedi 6 avril 2019

Retraites : le pouvoir cafouille...

...et la réforme s'embrouille

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La polémique sur l'âge de la retraite enfle à l'approche de la réforme promise par Emmanuel Macron, l'exécutif et la majorité se divisant entre ceux qui poussent à "travailler plus longtemps" et ceux qui s'opposent au report de l'âge légal, sans que l'Elysée ne tranche le débat. 

Bientôt trois semaines de confusion au sommet de l'Etat, déclenchée par Edouard Philippe, qui a le premier jugé "légitime" d'envisager que les Français travaillent "un peu plus longtemps". 
Pas pour financer les retraites, selon le Premier ministre, mais pour dégager les milliards d'euros nécessaires à la réforme de la dépendance. 
Aussitôt, Agnès Buzyn a abondé dans le même sens: "Je n'y suis pas hostile", a reconnu la ministre de la Santé, faisant valoir que "la durée de vie augmente d'année en année". 
Puis son collègue des Comptes publics, Gérald Darmanin, s'est engouffré dans la brèche, estimant que la proposition était "très courageuse", "s'étudie" et "se regarde". 
Une pluie de pavés dans la mare du Haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye, qui prépare le terrain depuis 18 mois avec syndicats et patronat, pour un projet de loi attendu cet été. 
Cette concertation se basait notamment sur la promesse du candidat Macron d'un maintien de l'âge légal de départ à 62 ans dans le futur système "universel" censé remplacer les 42 régimes actuels. Un engagement réaffirmé noir sur blanc en octobre dernier. 
Et de nouveau "confirmé" par le gouvernement, affirmait il y a deux semaines M. Delevoye, assurant que "le contrat avec les partenaires sociaux ne change pas d'un iota". 
Mais en début de semaine, M. Darmanin a expliqué "qu'indépendamment de la réforme Delevoye" il y avait "une question de savoir si on fait une réforme d’âge", à laquelle il s'est dit "plutôt favorable".

Ligne rouge et réticences

En réaction, le Haut commissaire a réclamé mardi "une clarification du gouvernement" en faisant planer le spectre de sa démission: "Si les engagements concernant l'âge minimum étaient remis en cause, il en tirerait les conséquences", a indiqué son entourage. 
Le soir même, il s'est entretenu en tête-à-tête avec M. Philippe, avant une réunion mercredi matin avec les ministres concernés par la réforme des retraites. 
"Le mandat de Jean-Paul Delevoye n'a pas changé", a fait savoir Matignon, tout en rappelant la préférence du Premier ministre pour un financement "par le travail" de la réforme de la dépendance: "C'est plutôt ce en quoi il croit". 
Une conviction partagée par ses anciens camarades des Républicains. Ces derniers jours, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Eric Woerth ont appelé à reculer l'âge légal à 65 ans. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a également estimé qu'"il faudra toucher au paramètre de l'âge". 
Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, est sur la même longueur d'onde: "Soit on ne touche rien et on va être obligés de baisser les pensions, soit on se pose la question". 
Mais le sujet est une ligne rouge pour les syndicats. "Sinon il n'y aura plus de sens à discuter", a prévenu la CFDT. Mercredi, la CGT a exigé "la tenue immédiate" d'une "réunion multilatérale" et FO a menacé de "mettre fin à (sa) participation à la concertation". 
Le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a souligné en début de semaine le risque de "porter atteinte au lien de confiance établi par le Haut commissaire avec les syndicats".  
Les députés de la majorité sont aussi réticents. Un de leurs groupes de travail sur la dépendance a averti du "risque politique" lié à une éventuelle annonce d'un allongement de l'âge de départ à la retraite. 
"Le relèvement de l'âge est une fausse bonne idée", proclamait même un projet de tribune rédigé par l'élue de Haute Garonne Corinne Vignon, remisé à la demande de Gilles Le Gendre. 
Le patron du groupe LREM a toutefois déclaré mercredi partager "l'exaspération du président de la République" sur cette polémique. Mais ce dernier ne s'est pas encore exprimé publiquement. (selon AFP)

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vendredi 5 avril 2019

Contraventions rédigées en allemand : c’est illégal

Lorsqu’un automobiliste français commet un excès de vitesse en Sarre, en Rhénanie-Palatinat ou en Pays de Bade, la Polizei envoie souvent au domicile une contravention entièrement rédigée en allemand. Or, une directive européenne de 2015 stipule que ce courrier doit être traduit dans la langue du contrevenant.

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Les contraventions d’infractions routières rédigées en langue allemande et envoyées à des automobilistes français sont-elles légales? Eh bien la réponse est non!

Une directive du Parlement européen du 11 mars 2015 (directive 2015/413, article 5, tiret 3) précise bien : « Lorsque l’État membre de l’infraction décide d’engager des poursuites à propos des infractions en matière de sécurité routière, il envoie la lettre de notification dans la langue utilisée dans le document d’immatriculation du véhicule, s’il est disponible, ou dans l’une des langues officielles de l’État membre d’immatriculation, afin de garantir le respect des droits fondamentaux. »

Les autorités de Sarre ne respectent pas la directive

Or, les autorités de Sarre et de Rhénanie-Palatinat persistent à envoyer les PV dans la langue de Goethe, même s’ils sont dressés à l’encontre d’automobilistes français. Aux contrevenants de se débrouiller, s’ils ne sont pas germanophones, pour comprendre ce qui leur est reproché exactement, comment faire pour payer ou contester, etc.

Selon Me Nicolas Matuszak, avocat en droit routier à Metz, ces contraventions sont bel et bien contestables sur la foi du règlement européen «facilitant l’échange transfrontalier d’informations concernant les infractions en matière de sécurité routière».

Huit infractions concernées par cette directive

Attention néanmoins, la directive européenne citée plus haut concerne huit infractions bien précises : excès de vitesse; défaut de port de la ceinture de sécurité; franchissement d’un feu rouge; conduite en état d’ébriété; conduite sous l’influence de stupéfiants; défaut de port du casque; circulation sur une voie interdite; usage illicite d’un téléphone portable ou de tout autre appareil de communication en conduisant un véhicule. «Donc cette directive ne concerne pas les contraventions de stationnement», note Me Matuszak.

En revanche, si les poursuites sont bien traduites dans la langue maternelle, elles peuvent être parfaitement fondées.

Chaque pays de l’Union européenne dispose de son propre code de la route. Et tout usager est tenu de le respecter quelle que soit sa nationalité.

En cas d’infraction, un étranger est passible des mêmes sanctions que celles qui peuvent être prononcées à l’encontre des conducteurs du pays concerné. En revanche, on ne peut pas lui retirer des points de son permis français pour une infraction commise à l’étranger.

En cas d’interpellation sur place, il faut payer…

Si un Français est interpellé sur place, en Allemagne par exemple, plusieurs sanctions peuvent s’appliquer d’emblée : paiement immédiat d’une amende, immobilisation du véhicule en cas d’impossibilité de payer l’amende, obligation de déposer une caution (certains automobilistes de Moselle-Est se souviennent d’avoir dû laisser des bijoux en gage il y a une trentaine d’années), la rétention ou la suspension du permis, la mise en fourrière…

Selon "Le quotidien du Luxembourg"

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jeudi 4 avril 2019

RN 59 : Alsace-Nature dégaine !

L'affaire GCO leur ayant filé "sous le nez", les "Alsace-Nature and co" se devaient de trouver un nouveau cheval de bataille routier. Et quoi de mieux que la RN59 et le contournement de Châtenois, où une enquête d'utilité publique environnementale se profile à l'horizon en même temps que les élections européennes. Alors, les écolos fanatiques du Val d'Argent publient sur leur page facebook sous le titre "Déviation de Châtenois - Un scandale financier, social, environnemental et de sécurité routière" l'annonce d'une réunion publique à Sainte-Marie-aux-Mines. 

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Et ils joignent à l'affiche un texte très hypocrite et électoraliste : "Repenser notre territoire en 2019, c'est aussi avoir une approche nouvelle du dossier dans toutes ses composantes, c'est aussi peut-être savoir reconnaître des erreurs de jugement sur certains aspects plus méconnus du dossier. Beaucoup d'années se sont déjà écoulées et pourtant tant de questions restent en suspens, c'est pourquoi nous souhaiterions inviter toutes les parties prenantes (élus, habitants, associations...) à discuter des différents points (sécurité routière, personnes porteuses de handicap, financement...) et ne pas limiter la réflexion au seul problème du bouchon de Châtenois."

Rappelons quand même : les 25 km de la RN59 en Centre-Alsace, c'est 111 morts depuis 1976 !  Alsace-Nature, c'est l'opposition systématique à la RN59, au contournement de Châtenois, à une nouvelle route sur le tronçon Lièpvre - Val de Villé, au doublement du tunnel Maurice Lemaire, avec une seule arme fatale à la clé, les recours au tribunal administratif ! Et le tout, contre l'avis de la population, des usagers et des riverains !

Alors, vous, les responsables soi-disant écologistes, qui n'avez encore aucune inscription de participation sur votre compte facebook à moins de 48 h pour votre "grand meeting", arrêtez vos histoires, et retournez compter (sous contrôle d'huissier, si cela vous chante) les orchidées et les papillons !

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mercredi 3 avril 2019

Forêt Noire : les élus locaux perdent la trace de la fibre optique

Les municipalités de la Forêt Noire envisagent de créer un réseau de fibres optiques. Mais même les conseillers de district expérimentés ne savent pas comment le projet va se poursuivre. La communication du district est fortement critiquée.

fibre_optiqueDans le district d'Emmendingen (dont fait partie la commune d'Elzach jumelée avec Villé), un réseau de fibres optiques doit être mis en place - mais comment, à vrai dire, presque personne ne semble le comprendre. Même les maires expérimentés admettent ouvertement qu'ils ne savent pas quand et où utiliser Internet haut débit. Les politiciens locaux critiquent le district et Zweckverband pour leur politique d’information. L'administrateur de district ne veut pas en rester là.

"Quand les premiers citoyens sont-ils maintenant réunis? Je ne comprends pas cela", a déclaré Franz-Josef Winterhalter (Free Voters). Il n'était pas seul dans sa question lors de la récente réunion de la commission des affaires économiques, des transports et de l'environnement.

Auparavant, Alexander Schmid, le responsable de la large bande du district, avait décrit l’évolution de l’Internet rapide. Il s’agissait d’une conférence plus technique, axée sur les moyens compliqués d’obtenir un financement - et non sur ce que les membres du comité avaient espéré. "La question qui fait bouger les gens est la suivante: quand allons-nous être en ligne?", a déclaré Klaus Vosberg (CDU).

Plusieurs personnalités politiques locales très expérimentées ont pris la parole lors de la réunion et se sont plaintes plus ou moins ouvertement du manque d'informations sur le déploiement du haut débit. « Il y a un vrai manque de communication. Ici à Titisee-Neustadt, nous ne savons rien », » dit Leopold Winterhalder (vert). Henrik Tritschler (FDP) a dit qu'il était « déçu par la présentation. Mais je suis soulagé que les autres ne savent pas plus que moi ». Le thème Internet est régulièrement soulevé. Les grandes zones sont mal desservies. "Je ne sais pas quoi dire aux gens", a déclaré Rudolf Gwinner (FDP).

Selon la conseillère de district Dorothea Störr-Ritter, le développement de la fibre optique est une tâche extrêmement complexe. Du point de vue financier, le district pourrait avoir de la chance.Il devrait être possible d'obtenir un financement pouvant atteindre 90%. "D'autres districts ont été plus rapides, mais tous les financements n'étaient pas encore en place. Ils n'ont pas pu en bénéficier." a déclaré Störr-Ritter.

L'administrateur de district montre à quel moment les premières données seront transmises. Seulement, le processus est juste très compliqué. "La réponse que tout le monde veut lire ne peut pas être, à partir du jour X, il y a un accès rapide à Internet - ce n'est pas si facile." Elle parle la "malédiction du premier numéro". Dans la présentation, Schmids indiquait également à quel moment certaines parties du réseau pourraient être mises en service. "Cela suggère 2020", a-t-elle déclaré lors de la réunion. Mais on n'est sûr de rien.

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mardi 2 avril 2019

La Région Grand Est ouvre des lignes ferroviaires à la concurrence

Parmi elles, deux lignes alsaciennes !

Accident_Train_2Le Conseil Régional du Grand Est s’est réuni en séance plénière à Metz hier jeudi. Lors de la réunion, les élus régionaux ont voté en faveur de l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires Nancy-Vittel-Contrexéville, Sélestat-Molsheim-Strasbourg ainsi que Epinal-Saint-Dié-des-Vosges-Strasbourg, dont les trains ne circulent plus entre Epinal et Saint-Dié-des-Vosges depuis le mois de décembre dernier. Avec ce vote, le Grand Est devrait être la première région de France à mettre en oeuvre la concurrence ferroviaire. Car avant que l’ouverture à la concurrence ne se généralise à l’échelle du pays, en 2023, les opérateurs, français ou étrangers, qui seront retenus pour l’appel d’offre de la Région feront circuler les trains sur les lignes concernées à partir du début de l’année 2022. Une fois de plus, l'Etat macronien laisse aller les Régions à l'avant-garde du démantèlement progressif du service public. On a déjà vu ce qu'ont donné les bus Macron dans la ruralité (suppression de lignes, ignorance de sécurité et de confort au dépens de la rentabilité) ! L'inverse du développement des transports collectifs pourtant préconisé !

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lundi 1 avril 2019

Des poissons jaunes manifestent dans le Giessen !

Y en a marre de bouffer de l'huile de vidange !

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Il fallait s'y attendre. La pollution des eaux du Giessen n'est pas du tout du goût de ces truites vagabondes dont certaines sont retrouvées "sur le dos, ventre en l'air" (pour une sieste éternelle) par les promeneurs de la piste piétonne qui longe le ruisseau !

Face aux pratiques d'un ferrailleur international autocasseur, face au silence des pêcheurs et face à l'inertie de la comcom et de la mairie de Villé, les truites survivantes ont décidé de prendre leur destin en main, et de manifester devant les bouches d'égoûts provenant de l'usine textile voisine.

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Elles seront habillées exceptionnellement d'un gilet jaune, certaines pouvant même être entièrement peintes dans cette nouvelle couleur de la contestation.

Elles invitent tous les humains de Villé et des environs à manifester à l'entrée de l'usine, coiffés d'un bonnet jaune visible au loin. Les poissons rouges des bocaux peuvent également être peints en jaune par leur propriétaire et pourront se joindre aux truites sauvages. Le rendez-vous de tout ce beau monde est fixé au lundi, 1er avril à 10h01 au pont de la rue de Breitenau. Pour une fois, les lignes de pêche seront interdites !

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dimanche 31 mars 2019

Crise financière à la commune de Villé ?

Face à des comptes pas clairs, le maire reporte encore une fois la réunion budgétaire du conseil municipal.

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Déjà pour l'approbation des comptes administratifs 2018, la séance avait dû être reportée. Et finalement, l'approbation de ces comptes, à la fois pour la gestion de la commune et celle du lotissement "Les Pommiers" où rien ne bouge au niveau de la vente des terrains, s'est passée sans trop de problèmes dans une réunion menée à la vitesse de l'éclair. On pouvait donc penser encore une fois que tout allait bien pour madame la marquise.

Certes on savait, selon un compte-rendu de presse, que 60.000 € avaient déjà été prélevés, qui devraient être remboursés en 2019. Mais voilà que, selon certains, ces remboursements s'élèveraient au moins à 240.131,88 €. Pour une bourgade qui compte près de 1000 foyers fiscaux, voilà qui représente près de 250 € à payer avant même qu'on puisse envisager des projets pour l'année 2019, déjà bien entamée. Un beau désordre !

Evidemment, comme par hasard, dans un courrier adressé aux conseillers municipaux, monsieur le maire rejette la faute sur d'autres : "En l'absence d'éléments concernant les dotations, les subventions et les offres relatives à certains travaux ...". Là il incrimine en vrac l'Etat (c'est de bonne guerre, surtout quand on sait dans quel parti politique il a ses amis), les subventions (eh bien voyons ! la conseillère départementale ne siège-t-elle pas aussi au conseil municipal en étant élue sur sa liste majoritaire ?), et les entreprises qui seraient en retard de fournir leurs devis.

Reculer pour mieux ... plonger ? 

Monsieur le maire oublie en annullant la réunion du 1er avril (et ce n'est pas un poisson) que les jours sont comptés pour transmettre le budget prévisionnel à l'administration préfectorale. Sommes-nous au début d'une crise financière et politique à Villé ? Et le premier magistrat n'est-il pas en train de reculer ... pour mieux plonger ? Wait and see. 

On peut comprendre qu'un particulier puisse jouer avec ses finances au point de se trouver dans le rouge ! On ne peut l'accepter de ceux qui jouent avec l'argent des contribuables !

Ah ! quand même une bonne nouvelle de dernière minute ! La réunion du conseil municipal serait refixée (provisoirement ?) au lundi 8 avril à 19h59. A moins, qu'une fois de plus, tout n'aille pas encore bien chez madame la marquise.

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