lundi 3 décembre 2018

Partager le siège de la France à l'ONU ?

Jean-Pierre Chevènement : "Ce serait réduire l'Europe à l'impuissance"

(réponse à un commentaire du 30/11)

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Que pensez-vous de l'idée consistant à partager avec l'Union européenne le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU ?

Cette idée est contraire à la charte des Nations-Unies de 1945, qui confère à la France le rôle de membre permanent du Conseil de sécurité, avec droit de veto. Elle est de surcroît impraticable. Comment vingt-sept pays pourraient-ils s'entendre pour l'exercice du droit de veto ? Ce serait réduire l'Europe à l'impuissance. Au contraire, la France saura, d'une voix claire, faire valoir les intérêts européens. L'Allemagne doit nous faire confiance.

Comment interpréter cette nouvelle prise de position des Allemands ? Quelle est leur stratégie ?

Le « forcing » allemand s'inscrit dans une longue suite d'initiatives unilatérales prises sans concertation préalable avec la France, comme la sortie du nucléaire en 2011, la règle d'or en matière budgétaire en 2009-2012, la menace de jeter la Grèce en dehors de la zone euro, l'ouverture de l'Union européenne à l'afflux des réfugiés en 2015, etc... L'Allemagne avait déjà imposé, en 2008, la reprise dans le texte du traité de Lisbonne de la « substance » du projet de traité constitutionnel européen rejeté à 55% par le peuple français.

"C'est au Président de la République de mettre les points sur les i"

Cette méthode, qu'ont tolérée en silence Messieurs Sarkozy et Hollande, n'est pas la bonne entre nos deux pays. L'Allemagne ne doit pas donner le sentiment qu'elle renoue avec le vieux dessein de vouloir réduire l'influence de la France en Europe. Le Chancelier Kohl reprenait souvent le mot de Thomas Mann : « Mieux vaut une Allemagne européenne qu'une Europe allemande ». L'Allemagne doit s'accommoder de l'égalité avec la France qui figurait dans le pacte fondateur de la construction européenne.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une « bourde » de Olaf Scholtz. Le contrat de coalition CDU-CSU-SPD revendique un siège permanent pour l'Union européenne au Conseil de sécurité. Il n’était pas dit que ce serait au détriment de la France. La réaction française ne peut se borner à un tweet de Monsieur Araud, notre ambassadeur à Washington. C’est au Président de la République de mettre les points sur les i. (extrait de "Marianne")

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dimanche 2 décembre 2018

Association nationale des élus de montagne (ANEM)

Il y a quelques jours, l'ANEM a fait paraître un communiqué concernant la loi des finances pour 2019. La représentante de notre vallée et vice-présidente de la commission permanente du Massif Vosgien, la conseillère départementale et conseillère municipale de Villé F. Mozziconacci a-t-elle informé ses collègues du canton en ce qui concerne les difficultés rencontrées dans les communes de montagne ? et présenté les mesures proposées par l'ANEM ? Est-elle intervenue au sein de son conseil municipal à propos de la DSR du bourg-centre ? Une réponse et un avis motivé de sa part seraient les bienvenus. 

ANEM

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samedi 1 décembre 2018

Art africain : le rapport Sarr-Savoy

90.000 objets d’art africain seront rendus par la France

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Le rapport Savoy-Sarr a été remis vendredi au président Emmanuel Macron. Le document recommande à la France de changer sa loi pour renvoyer en Afrique des milliers d’œuvres d’art.

Le rapport a été rédigé par Bénédicte Savoy de France et Felwine Sarr du Sénégal. Les auteurs indiquent que toute œuvre d’art africain de l’époque coloniale qui se trouve aujourd’hui dans des musées français devrait être présumée avoir été acquise sans consentement éclairé, sauf preuve contraire. Ils veulent que la loi française soit modifiée pour que les pièces d’art puissent être rendues au pays d’où elles ont été sorties depuis des décennies. Le rapport Savoy-Sarr s’inscrit dans la droite ligne d’un processus entamé par le Président Emmanuel Macron lors d’une visite au Burkina Faso et qui vise à restituer de façon temporaire ou définitive des œuvres d’art aux pays africains de l’ex pré-carré colonial de la France.

Une restitution en 3 phases

La première étape dans la restitution des œuvres africaines consiste selon le rapport, à la prise de mesures législatives visant à rendre les restitutions d’objets d’art africain irrévocables. La seconde phase (2019-2022), devrait permettre un inventaire complet, faciliter l’accès et le partage des documents digitaux, mettre en place des commissions et des ateliers dans le cadre d’un « dialogue intensif ». A ce niveau, les pays africains « doivent être assurés que leurs demandes de restitutions seront reçues au-delà des cinq ans » préconise le rapport sur la base du laps de temps évoqué par Emmanuel Macron dans son discours de Ouagadougou en 2017.

La troisième phase, celle du transfert définitif des œuvres doit commencer en novembre 2022. Aucune date de fin n’est prévue pour cette phase et doit certainement s’étendre aussi longtemps que la dernière des œuvres ne quitte officiellement la France.

Si la loi française venait à être modifiée, la restitution pourrait concerner quelques 90.000 objets africains présents dans les collections publiques en France. Plus de 20.000 autres œuvres se trouvent dispersés dans de nombreux musées, notamment dans les villes portuaires de France. 70.000 objets d’art africain se trouvent dans le seul Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. 46.000 ont été acquis durant la période 1885-1960 et sont donc susceptibles – selon le rapport Savoy-Sarr – d’être restitués.

Un "butin colonial" pris à différents peuples

Sur les 70.000 objets d’art africain se trouvant au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, les pièces venant du Tchad sont les plus nombreuses car son territoire est au point de jonction entre l’Afrique du nord et l’Afrique sub-saharienne. On les estime à 9.296. Suivent les objets pris à Madagascar (7.590), au Mali (6.910), en Côte d’Ivoire (3.951), au Bénin (3.157), au Congo (2.593), au Gabon (2.448), au Sénégal (2.281) et en Guinée (1.997).

Des pièces proviennent de territoires qui n’ont pas été colonisés par la France. Il s’agit de l’Ethiopie (3.081), du Ghana (1.656), du Nigeria (1.148) et de RD Congo (1.428). Les pièces d’Afrique australe (9.282) et d’Afrique de l’Est (5.343) sont moins nombreuses.

Les pièces ainsi évaluées en chiffre représentent un patrimoine important pour chaque peuple à qui ils ont été pris bien trop souvent de force lors de la période coloniale. Il s’agit d’objets sacrés ou à caractère initiatique transmis de génération en génération et qui se confondent à l’origine de ces peuples. Nous pouvons citer les masques initiatiques malinkés de Guinée, le masque de justice ikwara Punu du Gagon, les statuts d’offrande Bamanan du Mali ou les statuettes de fécondité bété de Côte d’Ivoire.

La pauvreté des collections africaines

Le rapport Savoy-Sarr révèle que d’autres grands musées européens ont aussi de larges collections africaines. Il s’agit du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Belgique avec ses 180.000 pièces africaines, le British Museum et ses 69.000 objets africain, le Weltmuseum de Vienne avec 37.000 œuvres, le futur Humboldt Forum de Berlin et ses 75.000 pièces africaines et le Weltmuseum de Vienne 37.000 œuvres. Cette riche collection hors du continent fait pâlir d’envie les musées nationaux africains dont les collections n’excèdent pas souvent les 3.000 œuvres. Ces objets exposés dans quelques vitrines n’ont souvent pas une grande valeur artistique et historique.

La France et les pays d’origine des pièces à transférer devront élaborer – en commun – une méthodologie de restitution. Le retour de ces œuvres en Afrique serait une forme de réparation pour ce que certains intellectuels africains qualifient de crimes culturels liés à la colonisation.

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Bénédicte Savoy et Felwine Sarr : le rapport sur la restitution des œuvres d'art

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vendredi 30 novembre 2018

Des champions qui n'en sont pas moins des hommes

Dembélé poursuivi en justice par son ancien proprio après avoir laissé sa maison à l'état de porcherie.

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Ousmane Dembélé empile plus les emmerdes que les buts ces derniers temps. Après avoir rencontré les dirigeants du FC Barcelone pour évoquer les nombreux écarts qu’il collectionne depuis son arrivée en Catalogne, en raison d’un rythme de vie très éloigné des exigences du haut niveau, l’international français est de nouveau épinglé.

Cette fois-ci, c’est du côté de l’Allemagne que le garçon aurait fait des siennes. En effet, selon les informations du journal Bild, Gerd Weissenberg, l’ancien propriétaire qui louait une maison a Dembélé à l’époque où il évoluait au Borussia Dortmund, aurait déposé une plainte contre le joueur devant le tribunal de première instance de la ville.

En cause, l’état déplorable dans lequel Dembélé aurait laissé la propriété : on parle de « nourriture pourrie dans le réfrigérateur » et « entre les placards », de « plein de vieux sacs en plastique », d’ordures jonchant le sol et de nombreuses factures impayées laissées derrière la porte d’entrée. Bref, une vraie porcherie, avec photos à l’appui. Toujours selon Bild, le propriétaire affirme que le contrat de location n’a pas été résilié à temps et que les clés ne lui ont pas été rendues. Le plaignant réclamerait plus de 20.000 euros au joueur, actuellement en équipe de France à l’occasion des matchs contre les Pays-Bas et l’Uruguay.  Comme tous les autres champions, il a été décoré de la Légion d'honneur.

Mais les voilà revenus à des dimensions plus humaines, tant dans leurs résultats (défaite 2-0 contre les Pays-Bas) que dans leur vie privée.

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jeudi 29 novembre 2018

Filatures & Tissages de Villé : du nouveau

Le silence des élus !

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Le 13 novembre dernier, lors de la réunion publique à propos du PLUi, j'ai interrogé le président de la comcom Jean-Marc Riebel sur la politique industrielle dans la vallée (pour laquelle la comcom est compétente) et sur la situation des FTV (Filatures & Tissages de Villé). Je n'ai eu comme seule réponse concrète (après une longue explication sur le coût astronomique concernant la dépollution du site) que la comcom avait "gelé" l'affaire ! Présent, et très certainement au courant de tout ce qui se passe dans sa commune, le maire de Villé André Frantz est resté muet comme une carpe à ce sujet.

Après le gel, le dégel !

Et voilà qu'à peine la réunion passée, la nouvelle court ! Et, pour avoir interrogé des personnes directement concernées, cela semble plus qu'un ragot de comptoir de bistrot : le site des FTV, après le textile, après bien des péripéties où ses propriétaires envisageaient même de le transformer en "unité touristique de masse", deviendrait à courte échéance un auto-casse pouvant permettre de stocker de 5000 à 10000 véhicules hors d'usage. Il est vrai que pour ce stockage polluant et inesthétique, pas la peine de dépolluer le site. Les truites du Giessen continueront à se noyer dans les huiles de vidange. On demandera simplement à notre barde Roger Siffer de ne plus chanter que le Val de Villé est la plus belle des vallées. Avec une telle verrue en plein milieu de la figure, visible depuis le camping de la route de Bassemberg, de la piscine, des courts de tennis et même du kiosque de la Bellevue dans le Klosterwald, le panorama n'aura plus rien d'encourageant pour le tourisme. 

Sans compter que ce genre de dépôt ne fera pas grimper la moyenne très basse des salaires de la vallée, ne fera pas baisser significativement le taux de chômage et n'arrêtera pas l'exode des citoyens vers des cieux plus cléments. Il n'y a d'ailleurs que quelques élus taiseux qui croient à cette activité tout en baissant les yeux de honte, belle preuve de leur réussite. Les "gilets jaunes" vont pouvoir recruter dans la vallée !

- A lire (ou à relire) l'évolution  des FTV (cliquer) : FTV Villé

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mercredi 28 novembre 2018

Le chlordécone, pesticide de Martinique et de Guadeloupe

De 1972 à 1993, plus de 300 tonnes de chlordécone ont été déversées sur la Guadeloupe et la Martinique. Ce pesticide très toxique a créé une véritable crise sanitaire et environnementale. Et même s'il n'est plus utilisé depuis 25 ans, il est toujours présent dans la chaîne alimentaire. Aujourd'hui, la Martinique et la Guadeloupe possèdent les deux plus hauts taux de cancers de la prostate au monde et un taux de naissances prématurées 4 fois plus élevé que la moyenne nationale.

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mardi 27 novembre 2018

Précarité énergétique

Près de 7 millions de Français touchés

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Près de sept millions de ménages sont considérés comme étant en situation de précarité énergétique, a indiqué vendredi l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), et ce malgré la mise en place en 2018 d'un "chèque énergie" adressé à 3,6 millions de ménages. 

Un ménage est considéré comme étant en situation de précarité énergétique dès lors qu'il consacre plus de 8% de ses revenus à ses dépenses en énergie dans son logement ou qu'il déclare une sensation de froid lié à un équipement de chauffage défaillant ou une mauvaise isolation.  
L'an dernier, le seuil de précarité énergétique était fixé à 10% des revenus, ce qui empêche la comparaison entre le rapport de 2016 et celui publié vendredi. Selon l'ancien calcul, près de 6 millions étaient touchés par la précarité énergétique. 
Le nouveau rapport précise toutefois que le phénomène a très légèrement diminué depuis 2013. "Si l’on corrige l'impact conjoncturel de la météo, ce faible recul du phénomène demeure, mais est encore plus modéré, principalement en raison de la baisse des consommations d'énergie dans les logements", précise l'ONPE. 
Selon un sondage du médiateur national de l'énergie, 30% de l'ensemble des Français ont restreint le chauffage chez eux pour ne pas avoir de factures trop élevées et 15% d'entre eux ont déclaré avoir souffert du froid dans leur logement au cours du dernier hiver. 
La loi sur la transition énergétique votée en 2015 a instauré un dispositif de "chèque énergie" pour aider les ménages aux faibles revenus à payer leurs factures ou à réaliser des travaux de rénovation énergétique. 
En 2018, pour sa première année d'existence, ce chèque a bénéficié à 3,6 millions de ménages, pour un montant allant de 48 à 227 euros. Le gouvernement a par ailleurs annoncé que le chèque allait être étendu à 5,8 millions de ménages en 2019 et augmenté de 50 euros. 
L'Observatoire a calculé qu'il faudrait réduire la facture énergétique des ménages de 710 euros en moyenne par an pour qu'ils sortent de leur situation de précarité.  
Un grand plan d'investissement doit permettre d'investir 1,2 milliard d’euros afin de financer la rénovation de 75.000 logements par an, soit 375.000 avant 2022. 
Outre le "chèque énergie", le dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE) finance également la lutte contre la précarité énergétique, par une contribution des fournisseurs d'énergie.
Macron va-t-il annoncer ces mesures votées en 2015 comme une nouveauté ? Et les "gilets jaunes" accepteront-ils cette duperie et s'en satisferont-ils ?

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lundi 26 novembre 2018

Tanzanie : L’agrotourisme attire les touristes européens et asiatiques

La culture de l'oignon en nets progrès !

agriculture

La Tanzanie poursuit ses efforts visant à renforcer sa compétitivité touristique en Afrique. La nation sous la direction du président John Magufuli n’a pas réglé tous ses problèmes,  mais elle continue à montrer sa valeur sur la carte du monde. Le secteur du tourisme a subi un léger choc en 2017 en raison de la baisse des revenus de l’hôtellerie, mais il compte bien augmenter de nouveau ses revenus.L’agrotourisme a la capacité de développer le secteur agricole ainsi que de promouvoir le secteur du tourisme.

Le tourisme agricole est le prochain programme prioritaire dans le calendrier du pays afin d’attirer des recettes supplémentaires. Cette opportunité permettrait selon le Gouvernement d’éradiquer le taux élevé de pauvreté dans les zones rurales et de changer le statut social et économique des agriculteurs.

La Tanzanie prépare un forum qui a attiré les intérêts des touristes européens et asiatiques. Il vise à éclairer les consommateurs d’outre-mer d’où proviennent les oignons qu’ils importent.

La culture de l’oignon en Tanzanie depuis le plus longtemps a vu les entreprises d’oignons au Kenya «pleurer» pour l’aide, la Tanzanie se montrant très compétitive dans le secteur. Le Kenya et l’Ouganda ont été parmi les nations qui ont importé le produit car la nation de l’Afrique de l’Est a enregistré un succès dans l’élevage de l’oignon. Le Soudan du Sud a également été un importateur de la même chose, en augmentant les devises étrangères pour la Tanzanie.

Le quartier de Mangola, au nord de la Tanzanie, où se déroule la plus grande partie de la culture de l’oignon, est un lieu stratégique pour les touristes, car il se trouve dans les escarpements d’Eyasi, en bordure du lac Eyasi. La nouvelle forme de Geopark Tourism cherche à augmenter le nombre de touristes visitant le pays avec la Chine considérée comme un marché émergent pour le secteur du tourisme en Tanzanie. Avec des recettes accrues, la Tanzanie peut continuer à renforcer son statut économique, créer des opportunités d’emploi pour sa population et développer le secteur des entreprises.

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dimanche 25 novembre 2018

Macron en fuite, reconnu à Varennes

Il voulait préparer la contre-révolution des "lingots d'or" !

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Déconcerté par le succès de la révolution des gilets jaunes, le président Macron, accompagné de sa femme et de son premier ministre a tenté de rejoindre son fief d’Amiens, où se trouvent ses derniers fidèles, pour lancer avec ses amis riches un contre-mouvement : la révolution des lingots jaunes.

Pour éviter tous les barrages mais également pour brouiller les pistes, le président a du faire de nombreux détours. De plus, le couple présidentiel était muni de faux passeports.

Notre président tenta de se faire passer pour un certain M. Durand, intendant de la baronne de Korff, tandis que sa femme Brigitte avait pris le pseudo de Mme Rochet, gouvernante des enfants de Mme de Korff.

Malheureusement, cette tactique ne s’est pas avérée payante…

La voiture des fuyards s’arrête devant une station-service de Sainte-Menehould. Le pompiste, Jean-Baptiste Drouet, qui a séjourné à Paris, reconnaît le président mais ne réagit pas tout de suite.

Il ne se lance à la poursuite de la berline royale que lorsque la municipalité le mandate après délibération. La voiture présidentielle arrive à Varennes, mais doit s’y arrêter, le président est surpris de ne pas trouver une autre voiture qui doit l’escorter pour la suite du périple.

Jean-Baptiste Drouet et Jean-Chrisosthome Guillaume arrivent à Varennes, passent devant le véhicule arrêté et avertissent le procureur-syndic, l’épicier Jean-Baptiste Sauce, que la voiture du président en fuite est arrêtée en haut de la ville. Ils décident de barricader le pont de l’Aire en mobilisant les gilets jaunes locaux qui ne se firent pas prier. Ils ont exaucé les voeux du président qui souhaitait "qu'ils viennent le chercher".

L’automobile est immobilisée à quelques encablures de la barricade, devant la voûte de l’église Saint-Gengoult qui enjambe la rue 12.

Jean-Baptiste Sauce, sous la pression des patriotes qui se trouvaient à l’estaminet du « Bras d’or », oblige les voyageurs à descendre et les fait entrer dans sa maison qui est à quelques pas. A cette heure, le président et sa femme se trouvent encore dans cette maison. A n’en pas douter, ils seront reconduits sous bonne escorte vers la capitale.

Enervé au moment ou il fut interpellé, Emmanuel Macron se serait écrié : « Mais je perds la tête ! » Ce à quoi Jean-Baptiste Sauce aurait rétorqué : « Pas encore, mais ça peut venir !» (selon "Nordexpress")

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samedi 24 novembre 2018

Stakhanovisme départemental

 Une lettre de nos deux élus !

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Depuis un certain temps, les citoyens de notre canton (enfin, quelques-uns, car on n'imagine pas sa diffusion avec le bulletin municipal) reçoivent la "lettre du canton" de Mutzig publiée par nos représentants Frédéric Bierry et Frédérique Mozziconacci ! 

Il en ressort un travail titanesque surtout de la part de la représentante villoise. En effet, son accolyte président gérant l'intégralité du département, il revient à elle de s'occuper des dossiers cantonaux. Aussi comprenons-nous mal ses absences des mois d'octobre et novembre. Il est vrai que sa démission du poste de première adjointe au conseil municipal de Villé lui a pris beaucoup de temps ... pour ranger son bureau.

Autre curiosité, les chiffres avancés par notre duo ne figurent absolument pas dans le compte-rendu de commission du lundi 12 novembre 2018 (sauf les 5000 € pour la viabilisation du collège de Villé, qui est d'ailleurs la moins forte somme attribuée sous ce chapitre). Alors d'où sortent-ils ? Il faudra demander au conseiller départemental Philippe Meyer, élu du canton de Molsheim, qui représente régulièrement l'absente du fait de sa "bonne connaissance de la vallée de Villé". 

Avec de tels rendements stakhanovistes, on peut envisager sans soucis la fusion Bas-Rhin / Haut-Rhin, on pourra même y rajouter la Moselle.

* Stakhanov : Mineur ukrainien « de choc » qui, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur.

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  •  NB : la page 2 n'est qu'à moitié pleine ! Gâchis de papier ? ou dossiers non rendus ?

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