vendredi 9 mars 2018

Venezuela : pénurie alimentaire et pillages

La crise sociale n'arrête pas

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Les foyers de protestation se multiplient, la population se rebelle contre le manque de nourriture dans de nombreuses régions du Venezuela. Les émeutes, les pillages et les vols commencent en général au coucher du soleil  et durent jusqu'à l'aube, créant un profond climat d'insécurité.

Selon l’ONG Provea, 44 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’année pour avoir exprimé leur mécontentement face à la crise sociale actuelle qui afflige le pays.

« 2018 commence avec une dictature s’attaquant aux pauvres. 44 nouveaux prisonniers politiques qui ont réclamé de la nourriture et ont exprimé leur mécontentement et leur inquiétude au sujet du chaos économique et social », a souligné l’organisation à travers le réseau social Twitter.

La semaine dernière, le gouvernement du président Nicolás Maduro a ordonné aux propriétaires de plus de 200 supermarchés privés de baisser les prix après que des Vénézuéliens soient descendus dans la rue en scandant « nous avons faim, nous voulons manger ».

Le Venezuela a enregistré une grave crise, avec une pénurie marquée de produits de base et de médicaments, Maduro muselant l’opposition invoque une « guerre économique »  menée par ce qu’il qualifie d’« ultra droite et ses alliés internationaux » pour mettre fin à la révolution bolivarienne et le chasser du pouvoir. En plus de la contrebande de produits vers la Colombie, les îles voisines et d’autres territoires voisins, le gouvernement impute la crise sociale à une conspiration fomentée par les États-Unis, l’opposition et les commerçants « spéculateurs » dans le pays.

Les perspectives économiques du Venezuela sont de plus en plus décourageantes, puisque l’hyperinflation, selon le FMI, atteindra 2 350% en 2018. Selon les principales universités vénézuéliennes, la pauvreté a atteint 30,2% en 2016 et l’extrême pauvreté 51,5%, le gouvernement avance de son côté des chiffres respectifs de 18,3% et 4,4%.

Le 6 janvier, l’accès aux chaînes de supermarchés vénézuéliens a été placé sous surveillance policière en charge d’observer la baisse des prix réclamée par les inspecteurs du gouvernement après les pillages qui ont éclaté dans plusieurs régions du pays.L’inflation en 2017 a atteint un niveau estimé de 2000% et le président Nicolas Maduro a déclaré le 31 décembre une augmentation de 40% du salaire minimum national, les commerçants décidant alors d’une nouvelle augmentation dans les rayons. (selon "Actu.latino")

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jeudi 8 mars 2018

TF1 : une affaire de gros sous !

Qui va gagner ? qui va perdre ?

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 Pour l'instant, seul Canal+ refuse de retransmettre les chaînes affiliées au groupe TF1. Demain, vont peut-être s'y joindre Orange et Free ? Qui va gagner dans ce combat de gros bras ? On sait déjà qui va perdre : le téléspectateur qui devra acheter un boîtier TNT ou qui à terme verra grimper sa facture Canalsat et sa redevance télé ? Tout est possible ! 

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mercredi 7 mars 2018

Enlèvements d'enfants à Abidjan

Des centaines de personnes marchent à Abidjan pour ’’dire stop’’ à l’enlèvement des enfants

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Des centaines de personnes ont marché, samedi, devant le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody-Angré (Est d’Abidjan) pour ’’dire stop’’ à l’enlèvement des enfants dans le pays et exprimer leur soutien à la famille de Traoré Aboubacar Sidick dit Bouba, un enfant de 4 ans enlevé, torturé et assassiné la semaine dernière par un bijoutier de 27 ans pour un crime rituel, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

De noir vêtus majoritairement avec des bougies pour certains et des gerbes de fleurs pour d’autres, ces ivoiriens ont procédé à une marche dite ’’silencieuse’’ ponctuée par des prières devant ledit établissement sanitaire à quelques encablures du CHU où le corps sans vie du « petit Bouba » avait été retrouvé enseveli, ligoté avec la gorge tranchée.

« Le message que nous voulons lancer, c’est de dire stop aux enlèvements et aux crimes rituels d’enfants dans le pays», a expliqué Nicole Mireille Didier, une cyberactiviste ivoirienne co-initiatrice de ce rassemblement.

« Nous n’avons pas le droit de laisser prospérer ces crimes contre les enfants. Il faut que ça s’arrête. Par cette manifestation, c’est un soutien moral que nous apportons à la famille de Bouba », a ajouté Mme Nicole Mireille plaidant auprès des autorités ivoiriennes afin que le carrefour du CHU de Cocody-Angré soit baptisé « carrefour Bouba» en mémoire de la victime.

M. Hassan Hayek, également co-initiateur de ce rassemblement a, pour sa part, espéré que « Bouba sera le dernier cas de crimes d’enfants dans le pays ». Venu ’’marquer sa solidarité’’ à la famille de la victime et exprimer son ’’indignation’’, le célèbre artiste musicien ivoirien, Guillaume Konan dit Kajeem a estimé quant à lui, que « Bouba est un cas extrême » ajoutant que « c’est notre façon à nous de dire qu’il faut que ces crimes s’arrêtent ».

Selon lui, il était important que ce rassemblement ait lieu « simplement pour dire stop aux enlèvements d’enfants, stop à tous ces crimes pour que nos enfants soient un peu plus en sécurité dans nos rues ».

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Le Week-end dernier, rappelle-t-on, un enfant de 4 ans enlevé dans le quartier de Williamsville (Centre d’Abidjan) a été retrouvé enseveli, ligoté avec la gorge tranchée dans une broussaille à quelques encablures du CHU de Cocody-Angré ( Est d’Abidjan).

Le présumé meurtrier, un bijoutier de son état exerçant dans le même quartier que sa victime, arrêté par la police judiciaire ivoirienne, est passé aux aveux indiquant l’avoir assassiné pour un crime rituel. Cet assassinat avait suscité une vague d’indignation dans le pays. Le gouvernement ivoirien a également exprimé sa compassion à la famille du ’’petit Bouba’’ assurant que justice sera rendue. (selon "APA" - agence de presse africaine)

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mardi 6 mars 2018

Le député LREM Eric Alauzet se moque des retraités

"Les retraités d'aujourd'hui font partie d'une génération dorée !" Sans blague ?

alauzetQuel bel argumentaire que celui de ce député LREM qui parle sans réfléchir, au moment où de nombreux retraités voient baisser leur pouvoir d'achat et s'apprêtent à manifester contre des mesures inadmissibles prises par le tandem Macron - Philippe.  Et de trouver même que les "pénalisés" ne sont qu'une minorité. Et d'appeler les retraités à se ressaisir ! Et de trouver que les retraités sont en colère car insuffisamment informés ! Et de trouver que la hausse de la CSG est une mesure de gauche, extrêmement sociale !

Ce monsieur oublie-t-il que souvent ceux qui sont retraités aujourd'hui sont ceux qui, à travers les cotisations sociales, ont contribué à payer les pensions des veuves de guerre (2ème guerre mondiale, Algérie), ceux qui ont payé la vignette dont le produit était destiné aux retraités, produit qui ne leur a que très rarement été reversé. 

Ce monsieur a-t-il déjà oublié qu'élu Les Verts puis EELV, il a trahi la gauche pour rejoindre LREM par opportunisme ! Un vrai défenseur d'une politique de gauche ? J'en doute.

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lundi 5 mars 2018

Les homards remercient les électeurs suisses

La Suisse vient de voter une loi qui est censée adoucir la mort des homards. Mais est-ce que ces animaux seront au moins reconnaissants ?

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La vie d’un homard se partage en deux phases. Dans un premier temps, le crustacé grandit en mer, se balade dans son territoire et cherche à se reproduire. Les journées se passent agréablement jusqu’au début de la deuxième phase qui aboutit dans nos assiettes. L’étape la moins cool est la mise à mort dans l’eau bouillante, considérée désormais en Suisse comme un crime. Par conséquent, les restaurateurs suisses sont soumis à l’obligation d’endormir le homard avant de le glisser (délicatement !) dans l’eau bouillante. On espère que le homard appréciera, mais en tout cas, les gastronomes suisses auront une meilleure conscience.

Selon les scientifiques, les crustacés disposent d’un système nerveux sophistiqué qui leur permet de ressentir la douleur. Pour endormir le homard avant de le bouillir, la méthode préconisée est l’électrochoc. C’est un peu la chaise électrique avant l’ébouillantage. Chatouiller à mort ou ennuyer à mort représentaient sans doute des méthodes trop onéreuses ; la fin d’un homard ayant eu la chance d’atterrir dans un restaurant suisse ressemblera à une exécution à l’américaine.

Les homards peuvent applaudir des deux pinces, car non seulement, ils seront protégés du chaud, mais aussi du froid : dès le 1er mars entre en vigueur la nouvelle loi qui interdit aussi de les transporter sur de la glace ou dans l’eau glacée.

 En tout cas, il est rassurant de voir que, pendant que d’autres gouvernements se limitent à briller dans la communication politique, la Suisse se penche sur les questions vraiment importantes. Les homards finiront mangés, comme auparavant, mais les Helvètes les dégusteront avec la bonne conscience qu’autorise une mise à mort pleine d’humanité. Heureusement que le ridicule ne tue pas… (selon "Eurojournalist.com")

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dimanche 4 mars 2018

Les heures sombres de l'esclavage aux Etats-Unis

Quand les enfants noirs servaient d’appât pour alligators

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Des cartes postales officielles pendant la période esclavagiste aux Etats-Unis représentaient des bébés noirs enlevés à leurs parents utilisés comme appâts pour alligators, dans les marais de la Louisiane, Floride et tout le Sud des Etats-Unis. Les esclavagistes avaient besoin de chair et de sang humain afin d’attirer les plus gros alligators.

Peu après la guerre civile américaine, plusieurs images décrivant l’horreur de l’esclavage comme un affront à la population noire furent créées. Elles évoquaient particulièrement les souvenirs des enfants noirs servant d’appâts. Sur ces images, on note à quel point l’image de l’enfant est bestiale.

L’analyse d’une vaste collection d’artefacts appartenant à des racistes, avec des images d’Afro-Américains révèle plusieurs questions d’intérêt commun. L’une d’elle est la représentation de la population noire (souvent nue), en particulier les enfants, comme de la nourriture pour les alligators. On peut retrouver des images des Noirs comme "appât pour alligator" sur des gravures, des cartes postales, et même sur la publicité de produits. Certains articles modernes relient toujours les Noirs aux alligators affamés.

L’homme noir n’était pas considéré en tant qu’être humain. Avant d’être jetés dans les marais par les hommes blancs, les bébés étaient écorchés vif, attachés au cou par une corde pour enfin les laisser à la merci des alligators.

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samedi 3 mars 2018

Villé : la vérité sur un bris de lunettes et sur la "démission de fait" d'une importante élue

Lunettes : sur la piste d'une "scène de ménage"

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En l'absence de la presse et de spectateurs, très certainement hyper-motivés par l'importance de l'ordre du jour, c'est en discutant avec quelques élus de la majorité que j'ai pu apprendre quelques détails sur le contenu de cette réunion du conseil municipal. 

Ainsi, le point concernant les lunettes "de vue" à payer par la municipalité a donné lieu au débat le plus long de la soirée. C'est la femme de ménage qui, par inadvertance, en époussetant le bureau de l'atelier municipal aurait fait tomber une paire de lunettes. 

OK ! mais comme il se raconte que la "femme de ménage" serait l'épouse de l'agent dont les lunettes auraient été brisées, certains élus se sont posé des questions sur l'éventualité d'une scène de ménage aux frais du contribuable... ce qui a entraîné trois abstentions.

Une démission manquée ?

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Je reviens sur les "absences" de la première adjointe de Villé, conseillère départementale par ailleurs, souvent citée pour prendre la succession du maire de céans en 2020. Je rappelle ses nombreuses absences inexpliquées lors des derniers mois, et surtout celles des réunions de la commission du marché du terroir qu'elle préside. Silence significatif de ces élus de la majorité : "On n'est pas au courant!" (hé oui, même le maire ne sait où elle a passé) ou encore : "Très certainement un motif personnel". En tous cas le maire, qui l'a remplacée à ces réunions de préparation de marché, n'a pas jugé utile d'aborder le sujet et de résumer les décisions (pardon, les propositions) prises.

N'aurait-il pas été plus judicieux si notre conseillère avait officialisé sa démission de cette commission, poste où il semble qu'elle ne sert à rien. C'eût été au moins un formidable coup de com qui l'aurait fait profiter d'un énorme retentissement, au minimum au niveau du Centre-Alsace. Bref, l'équivalent de la pub que fait la presse aux démissions de deux maires et d'une conseillère communautaire pour la communauté des communes du proche Marckolsheim. Voilà qui aurait eu de la gueule !

Bientôt, des "huis clos" ?

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Toujours, selon ces conseillers de la majorité, peu loquaces en général au conseil, le maire aurait profité de l'absence de la presse pour développer des sujets qu'il n'aurait pas abordé si elle était là.  Un huis clos de fait, quelle belle aubaine! C'est ainsi qu'il a, semble-t-il, abordé l'affaire de la suppression d'une classe à l'école primaire à la rentrée scolaire prochaine. Pas sûr que la méthode soit la bonne pour sauver ce poste ou pour favoriser l'aménagement d'un nouveau périscolaire. Et surtout, pas très démocratique !

Mais monsieur le maire est un taiseux qui a horreur de la presse, moyen incontournable d'informer ses électeurs. Surtout que le bulletin municipal est distribué avec parcimonie et en retard. Ainsi celui du mois de février n'est arrivé que le 3 mars, en même temps que la cavalcade carnavalesque.

Le prochain conseil municipal verra à l'ordre du jour l'établissement du budget pour 2018.

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vendredi 2 mars 2018

Archéologie nordique

Le réchauffement climatique a libéré des glaces de Norvège plus de 2 000 objets plurimillénaires.

arch_oDeux spécialistes de l'archéologie glaciaire mènent depuis 2011 des recherches dans les montagnes enneigées de Norvège. Ils ont découvert de nombreux objets historiques, dont certains sont vieux de 6 000 ans.

Chaque année depuis 2011, Lars Pilo et James H. Barrett montent deux équipes d’archéologues et de scientifiques. De la mi-août à la mi-septembre, ils emmènent leurs troupes au cœur des plus hautes montagnes du centre de la Norvège, dans le comté d’Oppland et le parc national de Johunheimen, à la recherche d’objets anciens enfouis dans les glaces. 

 Ces deux hommes pratiquent l’archéologie glaciaire. Ils dénichent des objets millénaires conservés par les glaces et libérés par le réchauffement climatique. En Norvège comme dans les Alpes ou en Amérique du Nord, les artefacts découverts par les chercheurs, nombreux témoignages de cultures éteintes, risquent l’oxydation et la dégénération dès qu’ils sont relâchés à l’air libre.

Le rôle de Lars Pilø et James H. Barett est de récupérer ces objets et de les mettre en lieu sûr rapidement. Ils ont récupéré plus de 2 000 artefacts jusqu’à aujourd’hui et certains d’entre eux datent de près de 4 000 ans av. J.-C. Parmi ceux-ci, on trouve des flèches, des habits, des restes de skis ou même des chaussures vieilles de 1 300 ans av. J.-C., comme celle sur l’image ci-dessus.

Selon les chercheurs, qui ont publié leurs recherches dans Royal Society Open Science le lundi 22 janvier, beaucoup d’objets datent du "Petit âge glaciaire" de l’Antiquité tardive, durant les VIe et VII siècles avant notre ère. À cause des conditions météorologiques, les habitants des pays scandinaves auraient été forcés de mettre en partie fin à leurs activités agricoles pour se concentrer sur des activités de chasse et de cueillette.

James H. Barrett et Lars Pilø, qui est au demeurant codirecteur du Glacier Archaeological Program à l’Oppland County Council, s’interrogent ainsi sur une forme de schéma culturel des pratiques humaines en fonction des changements climatiques. 

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Une chaussure découverte sous la glace, datant de 1 300 ans avant J.-C.

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Un bâton de marche, daté par carbone 14 du XIe siècle avant notre ère

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Tunique datant de 130 ans avant J.-C

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jeudi 1 mars 2018

Chez les anciens mineurs lorrains : la hausse de la CSG passe mal

"On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle."

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Chez Suzanne et Denis, au café Cyrano, à Moyeuvre-Grande, ancienne cité minière où mes parents se sont mariés, d’habitude on ne parle pas beaucoup de politique. Mais là, Claudy, Jean-Luc, André, Fernand et les autres font une exception. « Parce que vous nous posez la question, et aussi parce que ça nous touche vraiment », prévient Fernand. « Ça devient dur pour nous, pour tout le monde. » Avec ses deux mains, l’ancien représentant en habillement, qui touche 1 480 € par mois, mime le geste d’une prise dans un étau. « On gratte sur tout. On fait aller. Moi je marche beaucoup. Jusqu’à Clouange, ou Jœuf, à pied. À 89 ans ! »

Entre deux traits d’humour, autour d’un petit noir ou d’une petite mousse, à l’heure de l’apéro, vendredi, ils évoquent la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG), perceptible sur leur pension, depuis le 1er février.

Jeannot aime les images. « On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle. Tout est passé au travers », assure l’ancien mineur et chauffeur de taxi. Pour lui, la baisse représente 25 € prélevés par mois. « On n’a jamais vu un truc pareil. On a cotisé toute notre vie. Même la caisse d’assurance maladie rembourse moins. »

Ils restent philosophes. Finalement, ils n’ont pas vraiment le choix. « On ne va pas lever le poing quand même ! », rit Jean-Marie, quand un téléphone sonne. « Réponds, c’est peut-être Macron qui t’appelle ! » Fou rire général.

Ils sont retraités de la sidérurgie, souvent, depuis plus ou moins longtemps. Et ont le sentiment unanime que ce n’était vraiment pas sur leur feuille, à eux, qu’il fallait taper. Jean-Marie a arrêté de travailler depuis trois ans. « Moi, je faisais partie de la dernière promotion d’apprentis dans la sidérurgie. Ensuite, j’ai bossé au Foyer Sonacotra, jusqu’à 62 ans. Il a fallu que je travaille quatre années supplémentaires pour avoir une retraite à taux plein. Les groupements paient le minimum. Et là, ça me fait 240 euros en moins par an. »

Pour Jean-Marie, 76 ans, « c’est 30 € de moins par mois ». « Rien que pour moi. Ma femme aussi, évidemment ! » Un apprentissage à la campagne, puis un passage par la métallurgie et la chaîne de fabrication Bata ne paient pas tant que ça. « Heureusement que je ne cours plus, j’aurais même plus de quoi m’acheter une paire de baskets ! », plaisante Jean-Marie avant de relancer, l’air un peu grave. « C’est quand même la première fois que quelqu’un touche aux retraites… »

Une première, mais ils s’y attendaient, plus ou moins. Et chacun a un avis bien tranché. « C’était dans son programme de campagne, à Macron. Il faut trouver ceux qui ont voté pour lui. Mais quand on pose la question, y a jamais personne ! », sourit Christian. « Il y a quand même des aberrations. De qui se moque-t-on ! », grogne André. Claudy, 74 ans, l’ex-sidérurgiste, gagnait 2 000 €. « Ça me fait 40 € de moins. Enfin… avec l’augmentation du gaz et de l’électricité, ça fait quand même beaucoup. Il faudra bien que je les économise quelque part. Pas sur la pêche, parce que j’aime vraiment ça. Mais peut-être sur d’autres sorties. »

Malgré tout, ça rigole beaucoup autour du bar. Et le petit détour quotidien, au Cyrano, personne n’envisage de le supprimer. Pour le plus grand plaisir de Suzanne qui est formelle : « Ma clientèle, elle est vraiment très belle. »

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mercredi 28 février 2018

Le patron français du renseignement militaire : tout va bien au Sahel !

"Le niveau de la menace est à la portée de nos partenaires africains." Ah bon ?

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«  Si l’on regarde le nombre d’attaques, on ne peut pas parler de dégradation sécuritaire. Il y a un bruit de fond de harcèlements, mais qui existe depuis la fin de Serval (en 2013) et qui continue  », a déclaré le général Jean François Ferlet, le chef du renseignement militaire au journal "L'opinion". «  La situation n’est pas satisfaisante, mais elle est contrôlée  ».

Et le même d'ajouter: «  Le niveau de la menace est à la portée de nos partenaires (africains), s’ils voulaient  », estime le DRM. «  La balle est dans leur camp et il y a une grosse pression politique sur eux pour la mise en œuvre des accords de paix  ». Mais ceux-ci «  stagnent  » reconnaît le DRM qui n’observe «  pas vraiment de dynamique générale  ». Le G5 ? «  Il faut que ça marche, parce que ce n’est pas Barkhane qui va régler le problème  ». Selon le DRM, le «  point clé  » est «  le contrôle permanent des frontières  », pas des opérations «  one shot  », après lesquelles les groupes terroristes reviennent. Le modèle mis en avant par le DRM est celui du contrôle de la frontière entre le Tchad et du Soudan, avec une coordination entre les deux pays et un «  droit de poursuite de 100 kilomètres  » sur le territoire du voisin.

L'Algérie, partenaire incontournable

Le problème essentiel, pour le DRM, est celui des trafics (armes, drogues, humains, etc.) : une «  gangrène  » dit-il, avec des «  chefs de groupes  » qui privilégient leur intérêt particulier sur l’intérêt général. Là encore, il faut leur «  mettre la pression  », avec des sanctions décidées par les Nations Unies qui les toucheraient au portefeuille. Toutefois, reconnaît le DRM, «  nous ne pouvons pas nous attaquer au trafic de manière désordonnée, parce que cela déstabiliserait l’économie et que nous n’avons pas d’économie alternative à proposer  ». «  Nous nous attaquons aux trafics quand ils servent à financer le terrorisme  » précise le DRM.

Interrogé sur le rôle de l’Algérie, le DRM a estimé qu’ «  elle est un partenaire, jusqu’à preuve du contraire. On a besoin d’elle  » car elle est «  incontournable  ». «  Nous avons des contacts  » a-t-il ajouté.

Alors tout va bien au Sahel ... sauf qu'il y a toujours encore des attentats et des victimes, même chez les soldats français.

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