vendredi 7 décembre 2018

Au conseil municipal de Breitenbach

Une motion à propos des compteurs Linky

linky

 Plusieurs concitoyens ont interpellé le Maire et les conseillers municipaux quant à l’installation de compteurs Linky notamment aux motifs que le déploiement de ces compteurs :

  • a été décidé sans consultation préalable du public et sans que le consentement des personnes ne soit ni sollicité ni recueilli
  • s’effectue sans que les exigences de la CNIL ne soient strictement respectées

Le Maire rappelle les deux réunions publiques organisées par les opposants à l’installation de compteurs Linky (Espace Socio Culturel de Breitenbach le 11.10.18, Vivarium à Villé le 08.11.18) et propose aux conseillers d’échanger sur ce sujet, qui est polémique, avant de se positionner sur la motion présentée.

Les échanges portent sur :

  • la facilitation de production d’énergies décentralisées
  • la dangerosité des nouveaux compteurs notamment au regard des ondes émises
  • les risques d’intrusion dans la vie privée
  • le refus d’entrer dans une propriété privée
  • les économies d’énergie et les économies financières potentiellement réalisables
  • la durabilité des nouveaux compteurs
  • le déploiement dans d’autres pays
  • le coût de revient et la part payée par le consommateur
  • l’imposition de ce déploiement sans débat public préalable et sans le consentement des citoyens
  • les coûts futurs de relevé de compteur en cas de refus du compteur Linky
  • l’utilité d’une délibération qui sera annulée par le contrôle de légalité

Après ces échanges, le Maire propose aux conseillers un vote à bulletins secrets sur les trois questions posées :

  • le Conseil accepte-t’il le déclassement obligatoire des compteurs existants ?
  • le Maire doit-il interpeller la CNIL avant déploiement des nouveaux compteurs et suspendre celui-ci dans l’attente de la réponse ?
  • le Maire doit-il règlementer le déroulement des opérations de déploiement du compteur Linky sur le territoire de la commune ?

Après vote, le Conseil Municipal décide :

  • de ne pas accepter le déclassement obligatoire des compteurs existants (9 voix contre, 2 voix pour)
  • d’interpeller la CNIL (8 voix pour, 4 voix contre)
  • de ne pas règlementer le déroulement des opérations (5 voix pour, 6 voix contre)

Le Maire indique que ce vote -notamment le 1er point- met la commune en position délicate et qu’il prendra les attaches nécessaires pour suite à donner.

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jeudi 6 décembre 2018

En conseil des ministres

Le projet de loi Blanquer

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Le projet de loi de Jean-Michel Blanquer, qui instaure la scolarité obligatoire dès trois ans, crée un nouvel organisme d'évaluation des politiques éducatives, ou encore modifie des écoles formant les enseignants, a été présenté mercredi en conseil des ministres. 

Ce texte baptisé "Loi pour une école de la confiance" a été mal reçu par plusieurs syndicats, qui y ont lu "une reprise en main autoritaire" sur de nombreux sujets.  

"Il n'y aura pas de loi Blanquer", avait pourtant assuré le ministre peu après son arrivée rue de Grenelle en mai 2017. 
La mesure-phare du projet de loi, annoncée au printemps par le président Emmanuel Macron, est l'abaissement à trois ans, contre six ans auparavant, de l'âge du début de la scolarité obligatoire, à partir de la rentrée 2019.  
Le texte prévoit une contribution financière des collectivités publiques aux écoles maternelles privées, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent puisque la scolarisation en maternelle n'était pas obligatoire.  
Il acte aussi le remplacement du Cnesco (Conseil d'évaluation du système scolaire) par un Conseil d'évaluation de l'école. Le Cnesco avait été créé sous le précédent quinquennat pour évaluer le système scolaire français en s'appuyant souvent sur des exemples tirés de ce qui se fait à l'étranger. 
La quasi-totalité des organisations représentant le personnel dénoncent cette suppression et critique vivement le manque d'indépendance de l'organisme chargé de le remplacer, soulignant qu'il sera composé de "quatre personnalités choisies par le ministre de l’Éducation", "quatre représentants du ministre", ainsi qu'un député et un sénateur désignés par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. 
Les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), créées en 2013 par le ministre d'alors, Vincent Peillon, et qui forment les enseignants de la maternelle au lycée, seront remplacées par des Instituts nationaux supérieurs du professorat (INSP).  
Les directeurs seront nommés par arrêté conjoint des ministres de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur. Jusqu'ici, cette nomination se faisait sur proposition du conseil de l'Espé. En octobre, le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, avait dénoncé une "reprise en main par le ministère de la formation des maîtres". 
Les syndicats s'inquiètent également, entre autres mesures, du recrutement des assistants d'éducation, qui pourront se voir confier des fonctions d'enseignement s'ils préparent les concours de l'enseignement. Bref, encore bien des points de crispations à venir entre le ministre et les enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 5 décembre 2018

Patrimoine culturel de l'Humanité

Le reggae en fait désormais partie

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"C'est un jour historique. Nous sommes très, très heureux, je suis émue", a réagi pour l'AFP la ministre de la Culture jamaïcaine, Olivia Grange, présente à Port-Louis, capitale de l'Ile Maurice où se réunit un comité spécialisé de l'Unesco. 
L'organisme de l'Onu a souligné "la contribution" de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois "cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle". 
"Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus", a ajouté l'Unesco. 
La décision de l'Unesco "aide à placer la Jamaïque sur une carte. Où que vous alliez, quand vous dites que vous êtes de Jamaïque, on vous dit +Bob Marley+", s'est encore réjouie la ministre: "nous allons fêter" la décision, a-t-elle dit. 
Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire. 
Le comité ad hoc de l'Unesco, qui se réunit jusqu'à samedi pour examiner 40 demandes d'inscription, a également intégré jeudi le chidaoba, une lutte traditionnelle géorgienne pratiquée depuis des siècles, et avait inclus la veille les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France. 
Le reggae, dont la candidature était portée par la Jamaïque, a émergé à la fin des années 1960. Style musical issu du ska et du rocksteady, il a aussi intégré des influences du jazz et du blues. 
La musique est vite devenue populaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, importée par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est souvent revendiquée comme la musique des opprimés, abordant des questions sociales et politiques, la prison et les inégalités. 
"Le reggae est un distillat des différents genres jamaïcains, remontant jusqu'aux temps de l'esclavage", estime le musicologue jamaïcain Garth White, dans une vidéo mise en ligne par l'Unesco. 
Le reggae est indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l'usage de la ganja, ou marijuana. 
En 1968 la chanson "Do the Reggay" de Toots and the Maytals a été la première a utiliser le nom de reggae, qui a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley (1945-1981) et son groupe the Wailers comme "No Woman, No Cry" et "Stir It Up."   
C'est une "excellente nouvelle" parce que le reggae "n'a jamais eu la reconnaissance qu'il mérite et a toujours été un peu à la marge", a déclaré à l'AFP Jerôme Levasseur, directeur du Bagnols Reggae Festival, un festival de reggae qui se tient à Bagnols-sur-Cèze, dans le sud de la France.
Pour M. Levasseur, "la musique doit sa notoriété à la personnalité de Bob Marley et, bien sûr, à sa simplicité" technique. Parmi ses principales figures vivantes se trouvent les Jamaïcains Jimmy Cliff ou Toots Hibbert, ou l'Ivoirien Alpha Blondy. 
A la différence de celle du patrimoine mondial, cette liste n'est pas établie selon des critères "d'excellence ou d'exclusivité", selon l'Unesco. Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine "le plus beau" mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés. (selon AFP)

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mardi 4 décembre 2018

Les écoles en zone de montagne dans le Val de Villé

Une question posée au président de la comcom, restée sans réponse

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Une fois de plus, je reviens sur la politique menée dans le Val de Villé, et notamment à propos des écoles et des R.P.I. (regroupements pédagogiques intercommunaux). J'avais soulevé la question lors de la réunion consacrée au PLUi, outil qui devrait servir à la mise en place d'une politique intercommunale. Cette question concernait le RPI Villé-Albé envisagé dans la douleur, puisque la décision a même été reportée du côté du conseil municipal de Villé. Visiblement toutes les questions de fond n'avaient pas permis d'établir un dossier clair.

J'ai donc fait remarquer que Villé n'était pas en zone de montagne alors qu'Albé s'y trouvait. Et j'espérais apprendre quels critères allaient être appliqués. RPI de montagne ou non ? Pouvait-on appliquer à ce RPI la loi-montagne parue au journal officiel du 9 janvier 1985 (votée le 24 décembre 1984 en deuxième lecture). Oui ou non ? Réponse évasive du président de la comcom : c'est une affaire entre les maires des communes concernées. Oui mais voilà, des deux maires concernés, aucun ne s'est aventuré à éclairer notre lanterne. Peut-être y serait-on arrivé si la conseillère départementale, vice-présidente du Comité de Massif, avait été présente ?

Que dit la loi ?

Alors revenons sur le fond de cette affaire ! Voilà ce que dit la loi : article L.212-3 du code de l’éducation : « Dans les départements dont le territoire comprend des zones de montagne délimitées conformément à l'article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, la mise en œuvre de la carte scolaire permet l'identification des écoles publiques ou des réseaux d'écoles publiques qui justifient l'application de modalités spécifiques d'organisation scolaire, notamment en termes de seuils d'ouverture et de fermeture de classe, au regard de leurs caractéristiques montagnardes, de la démographie scolaire, de l'isolement, des conditions d'accès et des temps de transports scolaires. Le nombre d'enseignants du premier degré affectés à chaque département par le recteur d'académie est déterminé en prenant en compte les effectifs scolaires liés à la population des saisonniers. »

Et cette loi permet l'application de spécificités en zone de montagne qui touchent entre autres les domaines suivants :

  • Les effectifs.
  • La durée du transport scolaire.
  • Le calendrier scolaire.
  • La relance des classes de découverte.

Autant de questions auxquelles aucun élu présent n'a répondu. N'eût-il pas été plus simple d'inscrire en son temps l'ensemble du bassin de vie de la vallée en zone de montagne, au lieu de ne retenir que les arrière-vallées et d'en exclure l'avant-vallée et le bourg-centre ? Une idée pour laquelle peu d'élus du secteur se sont battus en leur temps.

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lundi 3 décembre 2018

Partager le siège de la France à l'ONU ?

Jean-Pierre Chevènement : "Ce serait réduire l'Europe à l'impuissance"

(réponse à un commentaire du 30/11)

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Que pensez-vous de l'idée consistant à partager avec l'Union européenne le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU ?

Cette idée est contraire à la charte des Nations-Unies de 1945, qui confère à la France le rôle de membre permanent du Conseil de sécurité, avec droit de veto. Elle est de surcroît impraticable. Comment vingt-sept pays pourraient-ils s'entendre pour l'exercice du droit de veto ? Ce serait réduire l'Europe à l'impuissance. Au contraire, la France saura, d'une voix claire, faire valoir les intérêts européens. L'Allemagne doit nous faire confiance.

Comment interpréter cette nouvelle prise de position des Allemands ? Quelle est leur stratégie ?

Le « forcing » allemand s'inscrit dans une longue suite d'initiatives unilatérales prises sans concertation préalable avec la France, comme la sortie du nucléaire en 2011, la règle d'or en matière budgétaire en 2009-2012, la menace de jeter la Grèce en dehors de la zone euro, l'ouverture de l'Union européenne à l'afflux des réfugiés en 2015, etc... L'Allemagne avait déjà imposé, en 2008, la reprise dans le texte du traité de Lisbonne de la « substance » du projet de traité constitutionnel européen rejeté à 55% par le peuple français.

"C'est au Président de la République de mettre les points sur les i"

Cette méthode, qu'ont tolérée en silence Messieurs Sarkozy et Hollande, n'est pas la bonne entre nos deux pays. L'Allemagne ne doit pas donner le sentiment qu'elle renoue avec le vieux dessein de vouloir réduire l'influence de la France en Europe. Le Chancelier Kohl reprenait souvent le mot de Thomas Mann : « Mieux vaut une Allemagne européenne qu'une Europe allemande ». L'Allemagne doit s'accommoder de l'égalité avec la France qui figurait dans le pacte fondateur de la construction européenne.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une « bourde » de Olaf Scholtz. Le contrat de coalition CDU-CSU-SPD revendique un siège permanent pour l'Union européenne au Conseil de sécurité. Il n’était pas dit que ce serait au détriment de la France. La réaction française ne peut se borner à un tweet de Monsieur Araud, notre ambassadeur à Washington. C’est au Président de la République de mettre les points sur les i. (extrait de "Marianne")

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dimanche 2 décembre 2018

Association nationale des élus de montagne (ANEM)

Il y a quelques jours, l'ANEM a fait paraître un communiqué concernant la loi des finances pour 2019. La représentante de notre vallée et vice-présidente de la commission permanente du Massif Vosgien, la conseillère départementale et conseillère municipale de Villé F. Mozziconacci a-t-elle informé ses collègues du canton en ce qui concerne les difficultés rencontrées dans les communes de montagne ? et présenté les mesures proposées par l'ANEM ? Est-elle intervenue au sein de son conseil municipal à propos de la DSR du bourg-centre ? Une réponse et un avis motivé de sa part seraient les bienvenus. 

ANEM

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samedi 1 décembre 2018

Art africain : le rapport Sarr-Savoy

90.000 objets d’art africain seront rendus par la France

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Le rapport Savoy-Sarr a été remis vendredi au président Emmanuel Macron. Le document recommande à la France de changer sa loi pour renvoyer en Afrique des milliers d’œuvres d’art.

Le rapport a été rédigé par Bénédicte Savoy de France et Felwine Sarr du Sénégal. Les auteurs indiquent que toute œuvre d’art africain de l’époque coloniale qui se trouve aujourd’hui dans des musées français devrait être présumée avoir été acquise sans consentement éclairé, sauf preuve contraire. Ils veulent que la loi française soit modifiée pour que les pièces d’art puissent être rendues au pays d’où elles ont été sorties depuis des décennies. Le rapport Savoy-Sarr s’inscrit dans la droite ligne d’un processus entamé par le Président Emmanuel Macron lors d’une visite au Burkina Faso et qui vise à restituer de façon temporaire ou définitive des œuvres d’art aux pays africains de l’ex pré-carré colonial de la France.

Une restitution en 3 phases

La première étape dans la restitution des œuvres africaines consiste selon le rapport, à la prise de mesures législatives visant à rendre les restitutions d’objets d’art africain irrévocables. La seconde phase (2019-2022), devrait permettre un inventaire complet, faciliter l’accès et le partage des documents digitaux, mettre en place des commissions et des ateliers dans le cadre d’un « dialogue intensif ». A ce niveau, les pays africains « doivent être assurés que leurs demandes de restitutions seront reçues au-delà des cinq ans » préconise le rapport sur la base du laps de temps évoqué par Emmanuel Macron dans son discours de Ouagadougou en 2017.

La troisième phase, celle du transfert définitif des œuvres doit commencer en novembre 2022. Aucune date de fin n’est prévue pour cette phase et doit certainement s’étendre aussi longtemps que la dernière des œuvres ne quitte officiellement la France.

Si la loi française venait à être modifiée, la restitution pourrait concerner quelques 90.000 objets africains présents dans les collections publiques en France. Plus de 20.000 autres œuvres se trouvent dispersés dans de nombreux musées, notamment dans les villes portuaires de France. 70.000 objets d’art africain se trouvent dans le seul Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. 46.000 ont été acquis durant la période 1885-1960 et sont donc susceptibles – selon le rapport Savoy-Sarr – d’être restitués.

Un "butin colonial" pris à différents peuples

Sur les 70.000 objets d’art africain se trouvant au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, les pièces venant du Tchad sont les plus nombreuses car son territoire est au point de jonction entre l’Afrique du nord et l’Afrique sub-saharienne. On les estime à 9.296. Suivent les objets pris à Madagascar (7.590), au Mali (6.910), en Côte d’Ivoire (3.951), au Bénin (3.157), au Congo (2.593), au Gabon (2.448), au Sénégal (2.281) et en Guinée (1.997).

Des pièces proviennent de territoires qui n’ont pas été colonisés par la France. Il s’agit de l’Ethiopie (3.081), du Ghana (1.656), du Nigeria (1.148) et de RD Congo (1.428). Les pièces d’Afrique australe (9.282) et d’Afrique de l’Est (5.343) sont moins nombreuses.

Les pièces ainsi évaluées en chiffre représentent un patrimoine important pour chaque peuple à qui ils ont été pris bien trop souvent de force lors de la période coloniale. Il s’agit d’objets sacrés ou à caractère initiatique transmis de génération en génération et qui se confondent à l’origine de ces peuples. Nous pouvons citer les masques initiatiques malinkés de Guinée, le masque de justice ikwara Punu du Gagon, les statuts d’offrande Bamanan du Mali ou les statuettes de fécondité bété de Côte d’Ivoire.

La pauvreté des collections africaines

Le rapport Savoy-Sarr révèle que d’autres grands musées européens ont aussi de larges collections africaines. Il s’agit du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Belgique avec ses 180.000 pièces africaines, le British Museum et ses 69.000 objets africain, le Weltmuseum de Vienne avec 37.000 œuvres, le futur Humboldt Forum de Berlin et ses 75.000 pièces africaines et le Weltmuseum de Vienne 37.000 œuvres. Cette riche collection hors du continent fait pâlir d’envie les musées nationaux africains dont les collections n’excèdent pas souvent les 3.000 œuvres. Ces objets exposés dans quelques vitrines n’ont souvent pas une grande valeur artistique et historique.

La France et les pays d’origine des pièces à transférer devront élaborer – en commun – une méthodologie de restitution. Le retour de ces œuvres en Afrique serait une forme de réparation pour ce que certains intellectuels africains qualifient de crimes culturels liés à la colonisation.

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Bénédicte Savoy et Felwine Sarr : le rapport sur la restitution des œuvres d'art

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vendredi 30 novembre 2018

Des champions qui n'en sont pas moins des hommes

Dembélé poursuivi en justice par son ancien proprio après avoir laissé sa maison à l'état de porcherie.

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Ousmane Dembélé empile plus les emmerdes que les buts ces derniers temps. Après avoir rencontré les dirigeants du FC Barcelone pour évoquer les nombreux écarts qu’il collectionne depuis son arrivée en Catalogne, en raison d’un rythme de vie très éloigné des exigences du haut niveau, l’international français est de nouveau épinglé.

Cette fois-ci, c’est du côté de l’Allemagne que le garçon aurait fait des siennes. En effet, selon les informations du journal Bild, Gerd Weissenberg, l’ancien propriétaire qui louait une maison a Dembélé à l’époque où il évoluait au Borussia Dortmund, aurait déposé une plainte contre le joueur devant le tribunal de première instance de la ville.

En cause, l’état déplorable dans lequel Dembélé aurait laissé la propriété : on parle de « nourriture pourrie dans le réfrigérateur » et « entre les placards », de « plein de vieux sacs en plastique », d’ordures jonchant le sol et de nombreuses factures impayées laissées derrière la porte d’entrée. Bref, une vraie porcherie, avec photos à l’appui. Toujours selon Bild, le propriétaire affirme que le contrat de location n’a pas été résilié à temps et que les clés ne lui ont pas été rendues. Le plaignant réclamerait plus de 20.000 euros au joueur, actuellement en équipe de France à l’occasion des matchs contre les Pays-Bas et l’Uruguay.  Comme tous les autres champions, il a été décoré de la Légion d'honneur.

Mais les voilà revenus à des dimensions plus humaines, tant dans leurs résultats (défaite 2-0 contre les Pays-Bas) que dans leur vie privée.

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jeudi 29 novembre 2018

Filatures & Tissages de Villé : du nouveau

Le silence des élus !

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Le 13 novembre dernier, lors de la réunion publique à propos du PLUi, j'ai interrogé le président de la comcom Jean-Marc Riebel sur la politique industrielle dans la vallée (pour laquelle la comcom est compétente) et sur la situation des FTV (Filatures & Tissages de Villé). Je n'ai eu comme seule réponse concrète (après une longue explication sur le coût astronomique concernant la dépollution du site) que la comcom avait "gelé" l'affaire ! Présent, et très certainement au courant de tout ce qui se passe dans sa commune, le maire de Villé André Frantz est resté muet comme une carpe à ce sujet.

Après le gel, le dégel !

Et voilà qu'à peine la réunion passée, la nouvelle court ! Et, pour avoir interrogé des personnes directement concernées, cela semble plus qu'un ragot de comptoir de bistrot : le site des FTV, après le textile, après bien des péripéties où ses propriétaires envisageaient même de le transformer en "unité touristique de masse", deviendrait à courte échéance un auto-casse pouvant permettre de stocker de 5000 à 10000 véhicules hors d'usage. Il est vrai que pour ce stockage polluant et inesthétique, pas la peine de dépolluer le site. Les truites du Giessen continueront à se noyer dans les huiles de vidange. On demandera simplement à notre barde Roger Siffer de ne plus chanter que le Val de Villé est la plus belle des vallées. Avec une telle verrue en plein milieu de la figure, visible depuis le camping de la route de Bassemberg, de la piscine, des courts de tennis et même du kiosque de la Bellevue dans le Klosterwald, le panorama n'aura plus rien d'encourageant pour le tourisme. 

Sans compter que ce genre de dépôt ne fera pas grimper la moyenne très basse des salaires de la vallée, ne fera pas baisser significativement le taux de chômage et n'arrêtera pas l'exode des citoyens vers des cieux plus cléments. Il n'y a d'ailleurs que quelques élus taiseux qui croient à cette activité tout en baissant les yeux de honte, belle preuve de leur réussite. Les "gilets jaunes" vont pouvoir recruter dans la vallée !

- A lire (ou à relire) l'évolution  des FTV (cliquer) : FTV Villé

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mercredi 28 novembre 2018

Le chlordécone, pesticide de Martinique et de Guadeloupe

De 1972 à 1993, plus de 300 tonnes de chlordécone ont été déversées sur la Guadeloupe et la Martinique. Ce pesticide très toxique a créé une véritable crise sanitaire et environnementale. Et même s'il n'est plus utilisé depuis 25 ans, il est toujours présent dans la chaîne alimentaire. Aujourd'hui, la Martinique et la Guadeloupe possèdent les deux plus hauts taux de cancers de la prostate au monde et un taux de naissances prématurées 4 fois plus élevé que la moyenne nationale.

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