jeudi 9 mai 2019

Saint-Dié : Une jeune femme arménienne arrêtée et expulsée

Ce mardi à 3h, Laura, jeune femme arménienne arrêtée lundi matin avec son enfant de 10 mois et conduite au centre de rétention de Metz, est transférée vers Roissy avec d’autres personnes pour être expulsée vers l’Italie. L’association "Asil’ Accueil" a souhaité communiquer suite à cette expulsion.

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« Cette mise à exécution programmée à haut renfort policier est non seulement d’une violence intolérable, mais elle court-circuite délibérément les institutions judiciaires et les droits fondamentaux de la personne humaine, car on peut supposer que dans les heures qui suivent, une décision de remise en liberté soit prononcée au regard notamment de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que de la convention internationale des droits de l’enfant. 

On peut imaginer le choc traumatique de cette femme ainsi que de son mari, absent du domicile au moment de l’arrestation. Ceci en totale contradiction avec ce qu’on peut lire couramment dans les écrits du préfet : « La présente décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à leur vie personnelle et familiale ». Honte à ces méthodes serviles, destructrices d’humanité. Exprimons notre indignation, aujourd’hui dans le débat public, demain dans les urnes. » explique Jean-Louis Didelot pour Asil’Accueil. (selon Saint-Dié/info)

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mercredi 8 mai 2019

La diaspora algérienne

Depuis février dernier, les Algériens de France se mobilisent par milliers tous les dimanches, à Paris et dans d’autres villes, en signe de solidarité avec les millions de manifestants qui battent le pavé en Algérie.

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Sur le pavé parisien, chaque dimanche, es mêmes slogans retentissent: « Pouvoir assassin », « FLN dégage», « FLN au musée »,  « Le peuple veut la chute du régime »,« Un seul héros, le peuple »,«Mangeurs de cachir*, laissez-nous »…

Vers l’avènement d’une IIème République

En France, la diaspora algérienne s’organise pour être en phase avec le mouvement populaire qui rejette le système imposé en 1962 et les personnalités qui l’ont servi. C’est le cas de Nadia Bey, journaliste, qui m’a invité à une « Conférence-débat-propositions » le 25 avril dernier, à Saint-Denis.

Pour commencer, il a évidemment été question de démocratie, de pluralisme et de liberté de la presse. Les femmes, très nombreuses, ont réclamé l’abrogation du code de la famille, inspiré par la charia. Ces revendications, défendues passionnément des deux côtés de la Méditerranée, seront du ressort du Parlement de la IIème République algérienne dont l’avènement est souhaité par tous.

En attendant, le système perdure. L’heure est à la mobilisation et au combat. La création d’une ou de plusieurs fédérations représentatives de la diaspora est à l’ordre du jour. L’interdiction faite aux bi-nationaux(article 51 de la Constitution),  d’accéder à de hautes responsabilités en Algérie est perçue comme une offense à leur patriotisme et les empêche de revenir dans leur pays pour contribuer à son développement.

Lutter contre la corruption

Intervenant à mon tour en fin de soirée, j’indiquais qu’en Suisse, où une loi permet de bloquer à titre préventif les avoirs des « potentats », un avocat d’origine algérienne avait entamé des démarches pour que soient gelés les comptes du clan Bouteflika afin que l’argent ne puisse être transféré vers des destinations sans traçabilité.

Parmi les propositions destinées à aider le peuple algérien à lutter contre la corruption qui gangrène le pays, j’ai proposé que la diaspora algérienne interpelle les parlementaires français pour qu’ils votent une loi permettant, comme en Suisse, de mettre préventivement sous séquestre les avoirs et les biens de dirigeants corrompus.

Je me suis aussi demandé comment des sommes considérables d’argent sale sont déposées sans problème dans des banques françaises, alors qu’un simple citoyen doit justifier l’origine d’un transfert dépassant 10 000 euros.

J’ajoutais : « Qui dit corruption dit corrupteurs ». Je me suis alors interrogé tout haut, en me demandant si des surfacturations effectuées par certaines entreprises ou si des rétro-commissions n’aboutissaient dans les caisses de partis politiques français.

Gaïd Salah n’est pas « Monsieur mains propres »

Le 30 avril dernier, à Constantine, le général Ahmed Gaïd Salah, chefd’État-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense, qui dirige de facto l’Algérie a déclaré avoir en sa possession « des dossiers lourds de corruption … dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ». Ces derniers temps, il a ordonné l’incarcération de généraux et d’oligarques corrompus. D’autres arrestations sont annoncées. Mais, pour la rue algérienne, Gaïd Salah n’est pas pour autant  « Monsieur mains propres ». Dans un câble datant de 2007 révélé par Wikileaks, Robert Ford, ambassadeur américain à Alger, le présentait comme «peut-être le fonctionnaire le plus corrompu de l’armée ». Ahmed Gaïd Salah devrait se retirer pendant qu’il en est encore temps.

* NB : Le sandwich au cachir, saucisson halal à base de bœuf ou de volaille, appelé aussi « chitta », est devenu le symbole des corrompus depuis que le FLN en a offert avec quelques dinars, pour attirer la population dans ses meetings.

(Gilles Munier, journaliste)

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mardi 7 mai 2019

Pistes cyclables : Alsace-Nature en gros sabots !

Une chapelle qui ne représente qu'elle-même !

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Ah décidément ! En cette période préélectorale de municipales prévues en mars 2020, certains font feu de tous bois ! Et tout ce qui peut servir, sert : Alsace Nature, commissions de la comcom de la vallée de Villé, conseil de développement (PETR) du Centre-Alsace, Natura 2000, le SAGE, les collectifs ou associations (Véloval ou Trajets), etc... Partout c'est la même chapelle qui prétend représenter la vallée de Villé, alors qu'elle ne représente qu'elle-même.

Cette "surreprésentation" cache en fait une opposition systématique à tout, comme le démontre Alsace-Nature spécialiste des recours aux tribunaux à propos des routes. Et n'oublions pas que ces activités judiciaires contre les pouvoirs publics sont financées par le contribuable, ce qui est un comble (Alsace-Nature est en effet "reconnue d'utilité publique").

Le résultat est simple : un retard important dans l'aménagement de pistes cyclables dans notre beau val de Villé. Il n'y a qu'à voir les conflits passés qui ont bloqué les projets (Bassemberg, Saint-Martin, etc...) Et il est si facile de dire qu'on est "pour", tout en manoeuvrant "contre" (le tout avec un brin de démagogie en louant le travail de l'un ou l'autre collectif).

Ainsi, ils (ou "il" ?) s'opposent (tout en se réfugiant derrière la "police de l'eau")  à des pistes longeant le Giessen ! Ils préfèrent le passage de ces pistes en plein dans les prés et les champs ! Voilà qui va très certainement intéresser les agriculteurs qui ont déjà beaucoup de difficultés pour survivre dans la vallée ! Le tout, pour préserver quelques papillons dont le commun des mortels a déjà oublié le nom. Et le tout aussi au détriment du développement économique.

Que nos champions de l'activisme ne s'intéressent-ils pas aux friches industrielles de la vallée (par exemple les FTV qui sont loin d'être dépolluées et dont les écoulements vont encore dans le Giessen), aux friches administratives (comme les anciennes gendarmerie et maison de retraite) et évidemment aussi aux friches agricoles dont la surface augmente régulièrement ?

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lundi 6 mai 2019

Il y a 65 ans : Dien Bien Phu

Le livre en vietnamien Diên Biên Phu 13 mars - 7 mai 1954, de l'auteur français Ivan Cadeau et traduit par Dào Thi Ngoc Nhàn, a été présenté vendredi 3 mai à Hanoï. Un événement organisé par la Direction d’État des archives du Vietnam, à l'occasion du 65e anniversaire de cette bataille.

dienbienphu"Nous avons signé avec les Éditions Tallandier un contrat d’achat des droits d’auteur de +Diên Biên Phu 13 mars - 7 mai 1954+, publié en 2013, pour le traduire en vietnamien. Cela permettra aux lecteurs vietnamiens de mieux comprendre cette victoire historique", a informé Dang Thanh Tùng, directeur de la Direction d’État des archives lors de la cérémonie de présentation de cet ouvrage.

Celui-ci contient l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur le contexte, le déroulement et les suites de ce combat de 56 jours qui scella le départ des troupes françaises d’Indochine. Depuis, Diên Biên Phu est synonyme de courage et de sacrifice.

Ce livre comprend sept chapitres: "Une porte de sortie honorable", "La campagne d’automne 1953", "Anne-Marie, Béatrice, Gabrielle et quelques autres", "C’est pour demain", "La crise du moral", "La bataille des cinq collines", "Au revoir mon vieux".

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Des documents d’archives dévoilés

C'est l’année dernière, dans le cadre de sa mission de travail au Service historique de la Défense de la France, qu'une délégation de la Direction d’État des archives du Vietnam a pris connaissance de Diên Biên Phu 13 mars - 7 mai 1954 d’Ivan Cadeau. Ce Docteur en histoire est aussi officier, enseignant auprès de différents organismes de l’Armée de terre, et affecté au Service historique de la Défense.

Diên Biên Phu 13 mars - 7 mai 1954 constitue une source de documentation de valeur sur toute la bataille, apportant des informations sous l’angle d’un officier et historien français. L'ouvrage présente de nombreux documents d’archives gardés par la partie française qui seront dévoilés au public vietnamien pour la première fois.

D’après Dang Thanh Tùng, "l'ouvrage en vietnamien sera offert à des bibliothèques et à des universités au service de la recherche et de l’enseignement".

dienbienphu1"J’avais lu de nombreux livres sur Diên Biên Phu, cette défaite française qui accéléra la fin de la guerre. Je voulais contribuer, à partir des archives françaises, à participer à une meilleure compréhension de cette bataille", a partagé Ivan Cadeau. Il a aussi souhaité une coopération fructueuse entre le Service historique de la Défense française et la Direction d’État des archives du Vietnam.

Dans le cadre de son séjour dans le pays, il a participé vendredi matin 3 mai à Hanoï à un colloque autour du 65e anniversaire de la bataille, organisé par l’Université des sciences sociales et humaines relevant de l’Université nationale de Hanoï.

"Je présenterai également les archives militaires françaises qui sont conservées au Service historique de la Défense à Vincennes, près de Paris, et qui relatent cette bataille et, plus généralement, la guerre d’Indochine. Il existe ainsi, des milliers de cartons sur la période 1945-1956, l'année 1956 marquant l'année où le corps expéditionnaire français quitte le Vietnam", a-t-il informé.

En outre, il s'est rendu dimanche 5 mai à Diên Biên Phu, où il a visité l’exposition "Diên Biên Phu - Histoire en or" qui s’est ouverte le 19 avril. Réalisée par la Direction d’État des archives du Vietnam, en partenariat avec le Musée de la victoire historique de Diên Biên Phu, cette exposition présente plusieurs documents fournis par le Service historique de la Défense française.

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Bigeard et Dien Bien Phu

Dien Bien Phu, la bataille (presque) tombée dans l'oubli

Histoire du Vietnam : Dien Bien Phu - 1953-1954

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dimanche 5 mai 2019

Volksmusik aux Tanzmatten

Réservez dès maintenant !

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Die jungen Thierseer - Tirol, der Adler in mir

Die Grubertaler 

Musikapostel - Lena (Offizielles Musikvideo)

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samedi 4 mai 2019

Ponctualité des trains SNCF

Le Grand Est parmi les bons élèves

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L’année 2018, marquée par une très longue grève des cheminots, a été particulièrement mauvaise pour la régularité des trains, indique l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) dans son bilan annuel. Le Grand Est fait partie des plus ponctuels.

« L’année 2018 a constitué la pire année depuis 2012 (date de création de l’AQST) en termes d’annulation pour l’ensemble des transports ferroviaires longue distance. On peut retenir la forte augmentation du taux d’annulation des circulations TGV à 7,8% contre 1,0% en 2017 et 0,3% en 2016 », écrit l’Autorité.

Les trains ont aussi été fort peu ponctuels l’an dernier : 17,8% des TGV ont par exemple été en retard en 2018, contre 15,4% et 11,5% les deux années précédentes. Seuls les trains de banlieue parisiens s’en sortent relativement bien, selon le document. C’est la liaison Paris-Arras qui a été la plus victime d’annulations l’an dernier, tandis que les passagers du Paris-Le Mans ont subi le plus de retards. A l’inverse, Paris-Nancy et Paris-Lyon sont les relations les plus ponctuelles.

Quant aux TER, Bretagne, Grand-Est et Normandie sont d’assez bons élèves pour la ponctualité, tandis qu’Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et l’Occitanie ferment la marche loin derrière.

Grève inédite et panne monstre

« 2018 a été marquée par des mouvements sociaux nationaux significatifs », et en particulier la grève nationale du 2e trimestre qui a « grandement impacté le trafic ferroviaire », souligne l’Autorité, rappelant aussi la grande panne électrique ayant touché Paris-Montparnasse du 27 juillet au 6 août.

« 2018 a été, sans conteste, une année particulièrement difficile pour les clients du train », a confirmé la SNCF. Cette piètre performance « s’explique assez logiquement par la plus longue grève qu’a connue SNCF ». « De telles perturbations sur un quart de l’année impactent naturellement de façon importante les données présentées par l’AQST », selon un porte-parole.

La SNCF préfère mettre en avant les efforts entrepris depuis deux ans « pour améliorer la régularité de tous les trains ». Un « retour aux fondamentaux » qui produit des résultats « particulièrement encourageants depuis le début 2019 ». (selon AFP)

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vendredi 3 mai 2019

Chantage sur internet

 Histoire de hacker

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Une consommatrice indique avoir reçu un message menaçant et apporte le commentaire suivant : « Faux je suppose, mais cela fait peur. » : « Vous ne me connaissez pas et vous vous demandez probablement pourquoi vous recevez ce mail, non ? Je suis un hackeur qui a piraté vos appareils il y a quelques mois. J’ai mis en place un virus sur le site pour adulte (porno) et devinez quoi. Vous avez visité ce site pour vous amuser (vous savez ce que je veux dire). » Ce présumé hacker indique avoir réalisé une vidéo en double écran montrant les films visionnés, mais aussi les enregistrements de la webcam. Il est prêt à ne pas diffuser cette vidéo auprès de vos contacts et à la détruire si vous lui réglez une somme de 500 € par bitcoins. L’argumentation du hacker vise trois objectifs :  décourager l’internaute de détruire le virus (« c’est trop tard ») ;  imposer un court délai pour le paiement (« vous avez 48 heures pour effectuer le paiement ») et éviter tout échange de mail (« c’est une offre non négociable ») ;  rassurer la victime qui est disposée à régler la somme demandée (« Je vous garantis que je ne vous dérangerai plus après votre paiement car vous n’êtes pas ma seule victime. C’est le code d’honneur des hackeurs »). Cette offre douteuse est à rattacher au thème du « ransonware » (en français : « rançongiciel » ou logiciel d’extorsion). Il s’agit d’un logiciel malveillant qui prend en otage vos données. Dans le cas relaté, la réalisation de la vidéo est fictive mais constitue un levier psychologique pour obtenir le paiement d’une rançon.

(Selon INFO-ALERTE, mise en garde hebdomadaire diffusée par le Réseau antiarnaques, association partenaire de l’UFC-Que Choisir, BP 40179, 79205 PARTHENAY cedex (contact@arnaques-infos.org) Site : www.arnaques-infos.org SIRET : 503 805 657 00049.)

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jeudi 2 mai 2019

Les origines du "CRS=SS" beaucoup utilisé en mai 68

La bataille du charbon

Le slogan "CRS SS" s'est installé dans le répertoire contestataire et militant dans les années 60. Pourtant il date en fait de 1948. Trois ans après la fin de la guerre, les mineurs qui vivent une des grèves les plus dures et les plus violemment réprimées de l'histoire sociale, font rimer CRS et SS.

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Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de mineurs ont été utilisés comme des bêtes de somme pour relancer la grande machinerie industrielle qui démultipliait l'impact écologique de la civilisation sur la planète et qui leur volait leurs vies (combien d'entre eux moururent ou connurent une longue et atroce agonie à cause de la silicose, ce "mal des mineurs", et combien d'autres crevèrent sur le carreau ?!). Il fallait bien cela, n'est-ce pas. Pour la France, sa grandeur, son industrie, son rayonnement, etc., cocorico.

En 1948, lorsque le gouvernement de l'époque s'attaque à leurs salaires et à leurs conditions de travail, ils décident de faire grève. On leur envoie l'armée, les flics, les troupes coloniales. Au moins 7 mineurs sont tués. Leur grève est un échec, mais il faut chercher là l'origine du CRS = SS, et non pas en mai 68 où il fut beaucoup repris.

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mercredi 1 mai 2019

Contournement de Châtenois : un projet bâtard

Echange "bouchon" contre "insécurité" ?

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Il fallait s'y attendre ! Et ceux qui croyaient encore, avant la réunion publique de Châtenois, que le contournement de l'agglomération serait une 2x2 voies permettant la circulation en toute sécurité et le développement économique et humain des vallées, en sont pour leurs frais. Même pas conforme à la D.U.P. de 2012 (déclaration d'utilité publique) qui était déjà en retrait par rapport à celle de 2002 ! Le présentateur a bien parlé d'une "première tranche", mais qui y croit ? Même pas nos élus locaux qui ont pris la parole (Adoneth maire de Châtenois, Bauer maire de Sélestat, Herth le député, Burrus le maire de Ste-Croix-aux-Mines), tous venus pour récolter quelques voix électorales ?

Car, contrairement à Alsace-Nature, qui lors de ses réunions a brillé par "les salles vides", celle de Châtenois était pleine à craquer (près de 300 personnes). Mais  le groupuscule de ces "alsaciens naturels" était présent, provoquant lors de ses interventions à répétition les sifflements, les rires, les agacements et les moqueries de la salle.

Je n'avais quant à moi que deux questions très précises à poser :

1) L'enquête d'utilité publique de 2012 avait déjà présenté une partie "environnementale" de 307 pages ! On y étudiait déjà la mésange charbonnière, le gobe-mouches à collier, le cincle plongeur, le grand corbeau, les amphibiens, la bécassine des marais, le blaireau, le putois, les lézards, les papillons ! Vu le temps qui a passé, l'étude a dû se faire en profondeur au rythme d'un calendrier chinois (un animal par année). Alors pourquoi encore une fois une "enquête publique environnementale" ? Que de temps perdu... même si on avait omis en 2012 l'orchidée et l'azuré de la sanguesorbe.

2) Quel genre de route de déviation est-il prévu ? Une 2x2 voies, qui pour le trafic de plus de 20.000 véhicules/jour permettrait pour les usagers "une conduite apaisée" ? ou une 2x1 voie bâtarde et inutile qui déplacera l'insécurité et la pollution dans les vignes ?

Si sur la première question, la réponse est restée floue, au moins sur la deuxième, c'est clair mais non satisfaisant, c'est une 2x1 voie, avec des aires de dépassement à 3 voies ! De celles qui présentent le plus de dangers. Les responsables ont dû dévoiler leurs cartes, et elles ne sont pas belles. Les 111 morts de cette route risquent de ne pas être les derniers.

Mais, au fait, à quoi servent une DUP ? un contrat Etat/Région ? s'ils ne sont pas respectés ! Un vrai marché de DUPes.

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mardi 30 avril 2019

Brésil: plus de 2.000 indigènes convergent vers le centre de Brasilia

Pour la défense de leurs terres ancestrales !

brasiliaQuelque 2.000 représentants de tribus indigènes du Brésil ont commencé à occuper mercredi matin le centre de Brasilia pour faire valoir leurs droits à leurs terres ancestrales, encore plus menacés depuis l'arrivée au pouvoir du président Jair Bolsonaro. 

Durant trois jours, les indigènes ont manifesté et campé devant les centres emblématiques du pouvoir de la capitale brésilienne, participant à ce "Camp de la terre libre" ("Campamento Tierra Libre") qui rassemble chaque année plusieurs centaines de personnes depuis 2004.  
Les forces de l'ordre étaient très nombreuses dans le centre de la capitale, où des cordons de sécurité ont été mis en place, ont constaté des journalistes de l'AFP. 
Des indigènes en tenue traditionnelle chantaient. Sur des bannières qu'ils arboraient on pouvait lire: "Nos terres sont sacrées. Pas d'extractions minières sur nos territoires", ou "Nous exigeons les démarcations de nos terres". 
Redoutant des troubles, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique Sergio Moro a ordonné la mobilisation de la Force nationale sur l'Esplanade des ministères et de la Place des Trois pouvoirs où sont situés le gouvernement, le Congrès et la Cour suprême. 
Il a pris cette mesure après une demande du général Augusto Heleno, chef du cabinet de la Sécurité institutionnelle, soucieux "d'empêcher les actes de violence de la part des manifestants". 
"Notre camp se tient depuis plus de 15 ans de manière pacifique, dans le but de donner de la visibilité à nos luttes quotidiennes", s'est offusquée la Coordination des peuples indigènes du Brésil (APIB) dans un communiqué. "Si le général Augusto Heleno prétend empêcher les actes de violence, qu'il s'occupe des grands propriétaires terriens qui envahissent nos territoires et tuent nos familles". 
"2019 a commencé dans un contexte très lourd", selon l'appel au rassemblement de l'APIB, qui attend au total quelque 5.000 représentants indigènes de tout le pays. 
La liste des doléances des populations autochtones ne cesse de s'allonger depuis l'élection en janvier du président d'extrême droite Jair Bolsonaro. 
La Funai, organisme public chargé des questions indigènes, s'est vu retirer ses attributions en matière de démarcation des terres et d'octroi de licences environnementales au profit d'un ministère de l'Agriculture totalement acquis à la cause de l'agro-business. 
Selon de nombreuses ONG et associations, les invasions de terres indigènes se sont multipliées sous le gouvernement Bolsonaro. 
Quelque 800.000 indigènes et 305 ethnies vivent au Brésil, pays-continent de 209 millions d'habitants.

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