vendredi 15 juin 2018

Foudre, tonnerre, pluie et bonne humeur à Elzach

Malgré les orages, la "Stadtmusik Elzach" a réussi à animer les festivités du week-end.

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Le Dieu Météo avait décidé de perturber la "Stadtmurefest" (fête sur les remparts de la ville). Dès vendredi, les organisateurs pensaient avoir aménagé les installations "pour du beurre", car une véritable tempête s'était déjà déclenchée. On pensait pouvoir oublier le concert "Rock an der Mauer". Et pourtant, les tables sous le chapiteau se sont vite remplies de monde.  Pluie, foudre, tonnerre ? Seule la musique comptait.

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Et samedi soir, ce n'était pas différent. Dès que le groupe "Saitensprünge" ont entamé leur première chanson, les Elzachois sont arrivés en masse. Et ce n'est qu'à l'aube que les derniers fêtards sont rentrés.

Et le dimanche, toute la journée on entendit plus la "Blasmusik" que le tonnerre. Dès le matin, de nombreuses familles avec leurs enfants, les grands-pères et grand'mères étaient présents pour l'apéritif-concert de la "Werkkapelle Gütermann" avant d'apprécier un excellent repas. Et l'après-midi, les Elzachois ont pu participer à de nombreuses animations. Ce qui a fait dire aux responsables : "Nous nous en sommes sortis avec un oeil au beurre noir, mais nous avons vaincu le dieu Météo."

Stadt Elzach ist musikalisch.....!

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jeudi 14 juin 2018

Organisation du Mondial 2026 : Trump vainqueur

Le Maroc perd la bataille face au trio nord-américain

Mondial_2026_FIFALe Maroc est tombé armes à la main, ce mercredi, dans la course à l'organisation du Mondial 2026. Le Congrès de la FIFA qui s'est tenu à Moscou, à la veille de la Coupe du Monde en Russie a plutôt opté pour le bloc américain.

Le verdict est finalement tombé, ce mercredi 13 juin à Moscou, lors du 68e Congrès de la Fédération internationale de football association (FIFA). Cette première attribution de l'organisation de la coupe du monde sous l'ère Gianni Infantino a en effet connu un engouement particulier. En lieu et place de la vingtaine de personnes du Comité exécutif de la FIFA qui avait droit au vote, ce scrutin a été ouvert au Congrès, c'est-à-dire à toutes les fédérations du football mondiale.

Ainsi, sur les 203 membres du Congrès qui ont pris part au vote pour l'attribution du Mondial 2026, la liste "United 2026", constituée par le trio nord-américain Etats-Unis/Canada/Mexique, a remporté le scrutin avec 67% des voix, au détriment du Maroc.

En dépit de l'espoir entretenu par les Africains d'organiser un second Mondial après celui de l'Afrique du Sud en 2010, le jeu était presque fait. Car lors de l’évaluation des deux dossiers le mois dernier, le trio américain avait obtenu une note de 4 sur 5, quand le Maroc avait de son côté été évalué à 2,7 sur 5.

Notons que le Mondial 2026 est le premier qui se jouera à 48 équipes. Ce scrutin constitue le cinquième auquel le Royaume chérifien participe, mais les résultats n'ont jusque-là pas évolué pour le pays du Roi Mohammed VI.

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mercredi 13 juin 2018

PLUi : friches agricoles et viticoles

Le bourg-centre : paroles, paroles ...

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Lors du dernier conseil municipal, nos élus (ou plutôt notre élu, le maire de Villé, car il n'y a pas eu de vote) se sont penchés en point unique de la réunion sur le PLUi. Voici in extenso le compte-rendu intégral ! Un monument du genre ! En contradiction complète avec le projet bourg-centre, établi certes de façon téméraire sans évaluation budgétaire en 2003 (ce qui a en grande partie amené à l'impasse budgétaire actuelle de la commune). J'avais déjà dit à cette époque que ce document pouvait au plus figurer dans les archives de la Société d'Histoire, mais manquait de sérieux et de chiffré pour des demandes de subvention. La suite me donnera raison, puisque toutes les subventions espérées, notamment une grosse partie du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) n'a pas été versée. Les travaux de la succession villoise du baron Haussmann ont été payés par les  seuls villois.

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PV4Pourtant, en 2003, le maire de Villé André Frantz écrivait dans son projet :

"3 secteurs d'Appelation d'Origine Contrôlée partiellement plantés en vignes, au nord et au nord-est de la commune couvrent une superficie totale de 2,1 ha..."

Puis un peu plus loin :

"Après avoir effectué une étude paysagère sur Villé, deux problèmes importants se sont posés, à savoir les friches sur les versants vers Albé et Triembach-au-Val et les plantations forestières sans réglementation pour Villé depuis 1968. Une nouvelle réglementation et une résorpsion des friches passent par la création d'une Commission Communale d'Aménagement Foncier, financée par le Conseil Général du Bas-Rhin.

En date du 12 mars 2002, le conseil municipal décide à l'unanimité de demander au Conseil Général la création d'une C.C.A.F.

Le 21 octobre 2002, la commission permanente du Conseil Général émet un avis favorable à l'institution à Villé d'une C.C.A.F. ayant pour vocation de donner un avis sur la réglementation de certains boisements."

Si par la suite, il a bien été créé une CCAF, celle-ci ne s'est réunie qu'une fois pour sa création et pour deux visites sur le terrain, restées sans aboutissement ! et ceci malgré toutes mes relances (j'en étais membre en tant que représentant des propriétaires forestiers). A mes dernières relances, en 2014, monsieur le maire n'a même pas daigné répondre. (voir ci-dessous)

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Aujourd'hui, à l'heure du PLUi, on  en voit le résultat : 

1) Les friches viticoles et agricoles ne sont pas résorbées. De deux zones, elles sont même devenues trois (Giesshübel, vers Saint-Martin, en plus) !

2) Les zones AOC restantes risquent de disparaître à jamais ! au profit de lotissements-bidon (comme "les Pommiers 2"?). Et pourtant les élus de Villé ont souscrit au P.A.D.D. du PLUi (projet d'aménagement et de développement durables) : "Les terres agricoles et viticoles seront préservées de I'urbanisation. De plus, il s'agira d'en reconquérir d'autres sur les nombreux terrains en friche, pour faire face à la forte demande en foncier agricole ou viticole AOC. Cet objectif est nécessaire au maintien d'une agriculture de montagne dynamique qui entretient le paysage et évite l'enfrichement." Mais c'est connu, à Villé on n'a peur de rien, surtout pas des contradictions.

3) Et la réglementation des boisements n'aura pas lieu ! Voilà encore un point qui va rendre plus complexe le zonage ! J'y reviendrai dans un article ultérieur.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un vice-président de la comcom pour la réalisation d'un PLUi cohérent, alors qu'il a échoué dans l'application de sa propre politique dans le bourg-centre qu'il dirige d'une main plus que tremblante ?

NB : Dans les années 1960/70, dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) et à l'occasion des quotas instaurés par la commission de Bruxelles, de nombreuses terres viticoles de la vallée - et notamment à Villé - furent achetées par des viticulteurs de Scherwiller, Nothalten, Dambach-la-Ville, qui ont ainsi contourné la règle des quotas dans leur vignoble. Les anciennes vignes de la vallée, sont restées à l'abandon et devenues des friches. Les 2,1 ha cités par le maire de Villé sont la surface viticole encore cultivée et non le périmètre de la zone AOC.

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Friche d'une ancienne vigne à la Gänzlach !

* Prochain article à propos du PLUi : toujours, et encore des friches,  F.T.V. ou les occasions manquées !

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mardi 12 juin 2018

Endettement africain

Les dessous de la dépendance

AfriqueLe fléau de la dette africaine fait toujours couler beaucoup d’encre, de mots et de maux. Les « requins » de la finance mondiale sont pointés du doigt à juste titre, mais sont-ils vraiment les seuls responsables ? Certes les financiers ont une responsabilité mais les Etats africains emprunteurs ne sont pas innocents : dépenses expansives ; dépendance aux seules matières premières ; fiscalité dissuasive et mal gérée ; mauvaises habitudes consécutives aux remises de dettes multiples. La liste est longue.

Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales (2017), le nombre de pays à faible revenu surendettés ou risquant de le devenir est passé de 7 en 2013 à 12 en 2016. Il y en a même qui se sont déclarés en défaut de paiement comme le Mozambique, en janvier 2017. Une histoire qui semble se répéter en dépit des séquelles indélébiles des anciennes crises de l’endettement. Alors, pourquoi les vieux démons de la dette reviennent encore roder autour du continent africain ?

 A qui la responsabilité ?

 Pour beaucoup d’Africains, les « requins » de la finance internationale, de façon générale, et les institutions de Bretton Woods en particulier, sont les seuls responsables de l’endettement sans fin des pays africains. Sans dédouaner ces acteurs de leur part de responsabilité, il est désolant de constater que les premiers responsables du boulet de la dette que traînent les pays africains à leurs pieds depuis des décennies sont avant tout leurs propres dirigeants.

 D’abord, l’augmentation rapide de la dette des pays africains est la conséquence des politiques budgétaires expansionnistes. Il s’agit des dépenses dans des infrastructures pharaoniques (« les éléphants blancs ») pas toujours en adéquation avec les besoins urgents de la population ; de nombreuses subventions distribuées pour des raisons politiciennes, du nombre pléthorique et souvent mal utilisé des fonctionnaires de l’administration, etc. Ces dépenses souvent improductives sans retour rapide sur investissement entrainent inéluctablement des déficits publics et rendent l’endettement incontournable.

 La dépendance aux matières premières

 Ensuite, la dépendance des économies africaines rentières aux cours des matières premières apparait comme un facteur favorisant l’endettement. Des indépendances jusqu’à ce jour, les pays africains au sud du Sahara n’ont pas réussi la transformation structurelle susceptible de diversifier leurs économies. Ces dernières mono-productrices restent très vulnérables aux fluctuations des cours de matières exportées à l’état brut. Ainsi, une baisse significative des cours de ces matières premières se traduit par une chute des ressources, de laquelle nait des déficits importants. Pour les financer, les dirigeants africains ont souvent recours à l’endettement. A titre d’illustration il faut noter que à la suite de la chute du prix du cacao en 2017, premier produit d’exportation de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a sollicité et obtenu auprès de la France un appui budgétaire pour le financement de son déficit budgétaire d’un montant de 65,6 milliards FCFA. Cette exposition aux chocs sur les prix des matières premières est accentuée par l’absence de politique contra-cyclique. En effet, au lieu d’économiser en période de vache grasse, pour financer leurs dépenses en période de vache maigre, les gouvernements africains font l’inverse. Ils dépensent trop lors des périodes de boom en s’engageant dans des projets coûteux et improductifs, et quand les cours des matières premières baissent ils manquent de ressources et sont obligés de s’endetter pour boucler leurs budgets.

 La faiblesse des recettes

 Par ailleurs, la faiblesse des recettes de l’Etat constitue aussi un facteur favorisant l’endettement. Le niveau des recettes fiscales représente moins de 20% du PIB de ces pays ; un niveau largement inférieur à celui des pays de l’OCDE. De plus, la pression réglementaire et fiscale des Etats incite les entreprises formelles à se cacher et frauder pour échapper au poids écrasant de la fiscalité. Elle encourage aussi celles qui sont déjà dans l’informel à y demeurer. Ce secteur est une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes, où sa contribution au PIB s’échelonne entre 25 % et 65 %. Donc au lieu de faire des réformes pour améliorer l’environnement des affaires et faire sortir les entreprises de l’informel et accroitre leurs recettes fiscales, les dirigeants africains choisissent la voie de la facilité en continuant de s’endetter.

 Les remises de dettes

 Enfin, l’accoutumance aux différents mécanismes de réduction de la dette pourrait expliquer la tendance des dirigeants africains à vouloir toujours s’endetter. Depuis le milieu des années 70, les créanciers des pays africains ont élaboré différents mécanismes de réduction de la dette. Ainsi, les mécanismes comme les Plans Baker et Brady, les Termes de Toronto (1988), les Termes de Londres (1991), les Termes de Naples (1995) et les Termes de Lyon (1996) et plus récemment l’initiative PPTE renforcée et l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) ont été mis en place pour la réduction de la dette. Les dirigeants africains semblent s’être accoutumés à ces mécanismes, dans le sens où même s’ils adoptent de mauvaises politiques publiques ils ont un filet de sécurité permettant de les protéger en gommant leurs erreurs. Ils n’ont plus d’incitations suffisantes pour combattre les causes de l’endettement conduisant toujours au ré-endettement.

 Comment sortir du cercle de la dette ?

Somme toute, pour pouvoir résister à la tentation de la dette, les dirigeants africains doivent d’abord améliorer la qualité des dépenses publiques à travers l’augmentation de l’efficience des dépenses, la redéfinition des dépenses prioritaires et la mise en œuvre d’une politique macroéconomique saine. Il s’agit aussi pour l’Etat de se consacrer à ses fonctions régaliennes en cédant certaines activités au secteur privé. Ensuite, il apparait urgent d’augmenter les recettes fiscales des pays africains. Ces derniers doivent renoncer à la facilité et faire des réformes pour l’accroissement de la base imposable. Il s’agit d’améliorer l’environnement des affaires en réduisant la pression réglementaire et fiscale pour attirer le secteur informel vers le formel et augmenter ainsi les ressources de l’Etat et réduire le recours à l’endettement extérieur. Enfin, il est indispensable de faire de la transformation structurelle des économies africaines la priorité pour amoindrir les effets des chocs consécutifs aux fluctuations des cours des matières premières. Bref, il faut sortir de l’économie de rente et aller vers l’économie productive du marché.

 KRAMO Germain, analyste économiste ivoirien.

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lundi 11 juin 2018

Le nazisme, une crotte d’oiseau…

Le chef du groupe d'extrême-droite AfD au Bundestag, Alexander Gauland, a minimisé les années 1933 à 1945 en les désignant comme « une crotte d’oiseau ». L’homme n’est pas à son premier dérapage.

chiureEn France, il y avait Jean-Marie Le Pen et sa tristement célèbre phrase qui réduisait les chambres à gaz à un « détail de l’histoire » ; maintenant, l’Allemagne doit s’occuper d’Alexander Gauland qui, comme beaucoup de cadors de partis d’extrême-droite, a déraillé lors d’une apparition au congrès des jeunes extrémistes de l’AfD, la « Junge Alternative ». Lors de son intervention, Gauland a qualifié les 12 ans du règne nazi de « crotte d’oiseau », sous-entendant que ces années ne pesaient pas lourd face à « l’histoire allemande de 1000 ans ». Là, Alexander Gauland dépasse les limites de la libre expression d’une opinion. L’apologie du nazisme n’est pas une opinion, mais constitue un délit. Et puisque Gauland n’est pas à son premier dérapage de ce type, tous les regards se tournent vers la justice. Qui elle, ferme les deux yeux devant les extrémistes identitaires.

Il y a deux semaines, le parquet de Mühlhausen a demandé un non-lieu à l’encontre d’Alexander Gauland. Plusieurs personnes avaient porté plainte pour « incitation à la haine », suite à une déclaration ouvertement raciste de Gauland qui avait attaqué la Chargée de l’Intégration du gouvernement allemand, la ministre d’Etat Aydan Özoguz. A son adresse, Gauland avait vociféré : « […] Invitez-là au Eichsfeld et dites-lui ce que c’est que la culture spécifique allemande. Après, elle ne reviendra jamais plus. Et nous pourrons – Dieu soit loué – la déposer sur une déchetterie en Anatolie. » Le parquet de Mühlhausen a estimé le 14 mai dernier qu’il n’y avait « aucun intérêt public de poursuivre Monsieur Gauland ».

Samedi dernier, Alexander Gauland était presque euphorique lorsqu’il s’exprimait devant les 1000 délégués du congrès de la « Junge Alternative » à Seebach en Thuringe. Devant les jeunes extrémistes, il a osé ceci : « Hitler et les nazis ne sont qu’une chiure d’oiseau dans les plus de 1000 ans du succès de l’histoire allemande ! ». La salle applaudissait debout.

Hormis le fait que Gauland, du haut de ses 77 ans, ignore visiblement tout de l’histoire allemande, cette phrase constitue carrément une apologie du nazisme. En utilisant ces termes, Gauland ramène le plus grand crime contre l’humanité jamais perpétré à une petite tache que l’on peut essuyer d’un coup de mouchoir. Son public, aussi peu au courant de l’histoire du pays et de son identité qu’il prétend défendre, est réceptif à ce genre de dérapage verbal. A un moment où le « … first ! » inventé par Donald Trump et repris par la quasi-totalité du monde politique dans les différents pays, cette phrase permet aux jeunes crânes rasés de scander fièrement « Deutschland first ! ». Cette auto-absolution pour les crimes des nazis est insupportable.

Et la suite ? La justice allemande fermera à nouveau les yeux, probablement en estimant une nouvelle fois qu’il n’y a aucun intérêt public à sanctionner cet homme haineux. Au lieu de se pencher sur ceux qui invitent la jeunesse allemande à la haine et par conséquent, à la violence, la justice préfère s’occuper, avec la police, de poursuivre au niveau européen des manifestants ayant participé l’année dernière aux manifestations contre le sommet G20 à Hambourg. Ces jours-ci, il fait bon être extrémiste identitaire en Allemagne – plus personne ne pense à vous molester. Mais après, lorsque les excès arriveront dans les rues, il ne faudra peut-être pas s’étonner. A moins que le Bundestag prenne son courage entre les deux mains, vote la levée de l’immunité du député Gauland et porte plainte pour « incitation à la haine ». Car c’est exactement de cela qu’il s’agit. (selon "Euro-journalistes")

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dimanche 10 juin 2018

Coupe du monde 2022 : des changements ?

Le Qatar opposé à un élargissement à 48 équipes

coupeLe Qatar, pays organisateur de la Coupe du monde 2022 qui doit rassembler 32 équipes nationales, pourrait s'opposer à un élargissement à 48 équipes, a révélé lundi le président de la Fifa, Gianni Infantino. Le premier Mondial à 48 équipes est programmé pour 2026, année pour laquelle le Maroc d'une part, un trio USA-Mexique-Canada d'autre part, sont en lice pour l'organiser. "Les Qataris ont obtenu une Coupe du monde à 32 équipes. Les contrats sont là pour être respectés", a déclaré Infantino.

32 équipes, ça suffit ! Le Qatar, pays organisateur de la Coupe du monde 2022 qui doit rassembler 32 équipes nationales, pourrait s'opposer à un passage à 48 nations, a révélé lundi le président de la Fifa, Gianni Infantino. Le premier Mondial à 48 équipes est programmé pour 2026, année pour laquelle le Maroc d'une part, un trio Etats-Unis-Mexique-Canada d'autre part, sont en lice pour l'organisation. 

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La proposition d'un Mondial à 48 équipes, en 2026, a été validée dans la foulée de l'élection d'Infantino aux commandes de la Fifa, il y a deux ans. Et Gianni Infantino juge « intéressante à étudier » la proposition par la Confédération sud-américaine (CONMEBOL) d'avancer de quatre ans cet élargissement. Le président de la Fifa n'a pas affirmé catégoriquement que le Qatar avait le droit de mettre son veto à cette proposition, mais estimé qu'il serait « absolument » injuste d'imposer cet élargissement anticipé à un pays qui est en train de préparer un tournoi à 32 équipes. 

« Il est évident que le Qatar devra être d'accord » (pour accueillir 48 sélections), a souligné M. Infantino, pour qui un tel accord du Qatar sera indispensable « car nous devons travailler ensemble », a-t-il déclaré à des journalistes, au siège de la Fifa à Zürich. Les membres de la Fifa doivent se réunir en Russie dès la semaine prochaine. Ils vont décider, formellement, si l'option d'un Mondial-2022 à 48 équipes mérite une analyse plus approfondie.

« Ils ont obtenu un Mondial à 32 équipes »

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Selon le président Infantino, il est prématuré de spéculer sur cette hypothèse: « Nous avons un contrat avec les Qataris. Ils ont obtenu une Coupe du monde à 32 équipes. Nous en sommes là. Les contrats sont là pour être respectés », a-t-il ajouté. L'autre aspect de cette question est, selon certains experts, le besoin de recourir à une co-organisation si le Mondial passe de 32 à 48 équipes: « Bien sûr, plus d'équipes cela veut dire plus de stades, plus de sites, plus d'hôtels, plus de transports », a souligné M. Infantino. 

« Est-ce qu'il serait possible de le faire seulement au Qatar, cela pose question, donc il faut regarder cela de plus près », estime le président de la Fifa, alors que l'attribution du Mondial-2022 au Qatar suscite, depuis huit ans, plusieurs controverses. Des soupçons de corruption font toujours l'objet d'une enquête de la justice suisse, ajoutés à des accusations d'abus des droits de l'Homme, sur les chantiers de certains stades, sans compter un embargo économique de la part d'autres pays du Golfe, sur fond de financement du terrorisme. 

La désignation pour 2026 dans quelques jours

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Le Qatar a, jusqu'à maintenant, surmonté tous ces obstacles mais, selon Simon Chadwick, un expert de l'université britannique de Salford, partager cette Coupe du monde serait « une défaite pour Doha ». La question de la co-organisation sera au centre des débats la semaine prochaine en Russie, lors du Congrès de la Fifa, le 13 juin, qui doit choisir entre le Maroc et le trio Canada-Etats-Unis-Mexique, longtemps considéré comme favori. 

Le Maroc est bel et bien candidat à l'organisation du Mondial 2026

Vendredi dernier, les inspecteurs de la Fifa ont qualifié la candidature africaine comme étant « à haut risque », en matière de stades, d'hébergement et de transports, tout en donnant des notes solides au projet nord-américain. Sur ces bases, la Task Force de la Fifa aurait déjà pu éliminer le Maroc mais elle préfère laisser décider, par vote, les participants au Congrès de la Fifa. Ce qui pourrait donner une dernière chance au Maroc. 

Leur vote « devrait vraiment être basé sur le football », estime M. Infantino, alors qu'une attribution au Maroc serait considérée, en plus d'une surprise, comme un camouflet absolu pour le président américain Donald Trump.   

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samedi 9 juin 2018

Une vidéo anti-Bouteflika crée la polémique

Le ton monte entre Alger et l’Union Européenne

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Le ton monte entre l’Algérie et l’Union Européenne après la diffusion sur les réseaux sociaux par la journaliste Layla Haddad d’une vidéo, tournée dans les locaux de l’UE, moquant l’e président Bouteflika. La journaliste a par ailleurs déposée une plainte pour une agression intervenue à Bruxelles le lendemain de la publication de cette vidéo.

Les rapports entre l’Algérie et l’Union européenne sont très tendus depuis la publication d’une vidéo réalisée au siège de la Commission européenne à Bruxelles par Layla Haddad, ancienne correspondante à Bruxelles de la télévision nationale algérienne (l’EPTV). Dans cette vidéo, très critique vis à vis d’Abdelaziz Bouteflika, Layla Haddad s’adresse directement au président algérien en utilisant des formules qui peuvent en effet choquer, « Vous n’êtes plus qu’un amas de chair immobile (...) Les barons du régime dont votre propre frère se sont arrogés le droit de disposer de vous ». Layla Haddad accuse aussi Bouteflika d’avoir fait de la présidence « une fonction vacante », et estime que son état de santé ne lui permettant plus de gouverner il lui faut « tirer un trait » après 19 ans de pouvoir.

Outre la réaction sur le contenu même du message diffusé, les autorités algériennes reprochent à l’UE sa passivité vis-à-vis de l’utilisation de ses symboles dans une vidéo portant atteinte aux la table ornée du drapeau européen.

L’ambassadeur de l’UE en Algérie John O’Rourke a été convoqué mais il a répondu, dans un tweet, q« ue les journalistes accrédités auprès des institutions européennes ne parlent pas au nom des institutions mais en leur propre nom, en ligne avec les principes de liberté d’expression et liberté des médias », réponse qui n’a évidemment nullement satisfait Alger.

Par ailleurs, Layla Haddad a déclaré avoir été agressée au lendemain de la publication de sa vidéo. « J’ai été victime le 4 juin 2018 autour de 07h50 au pied de mon domicile personnel à Bruxelles, d’une agression verbale et physique par deux individus de type maghrébins », a déclaré Layla Haddad précisant qu’elle avait déposé une plainte. Layla Haddad a tenu à réaffirmer sa « détermination à porter haut et fort » son message de citoyenne algérienne qui « ne sera nullement ébranlé par cette tentative d’intimidation » rapporte Algérie Focus.

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vendredi 8 juin 2018

Trop de cigognes sont de retour

L'animal emblématique de l'Alsace, autrefois menacé d'extinction, est de nouveau si nombreux qu'il en résulte des problèmes.

cigognePlusieurs grands médias en ont parlé : la cigogne, sauvée de l'extinction, commence à causer des problèmes en Alsace. D'une part, beaucoup de grands nids sont maintenant une menace, d'autre part, et la présence massive de ces élégants oiseaux est une menace pour d'autres espèces. Pourtant personne ne penserait à prendre des mesures contre la cigogne.

Les problèmes sont multiples, particulièrement à Munster, où les cigognes ont maintenant installé en quelque sorte leur quartier général. Les nids, souvent lourds de plusieurs centaines de kilos, obstruent les cheminées, bloquent le fonctionnement des systèmes d'eau chaude et peuvent même conduire à l'accumulation de gaz d'échappement et dans le pire des cas, à l'empoisonnement au monoxyde de carbone. Sans compter la contamination fécale à grande échelle.

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De plus, la grande faim des grandes et petites cigognes était un danger pour d'autres espèces: une cigogne adulte a besoin d'environ un demi-kilo de nourriture chaque jour. Grenouilles, insectes, petits mammifères - tout y passe, même les poussins du grand courlis, espèce alsacienne autrefois nombreuse, aujourd'hui menacée, car les cigognes mangent systématiquement sa progéniture.

Mais que faire pour atteindre l'équilibre ? Alors que la cigogne ait été en danger pendant longtemps, elle est maintenant de retour à la maison et redevient pour l'Alsace un symbole au même titre que les maisons à colombages et les vignobles. Les experts se creusent la tête, car contrairement au loup, par exemple, il n'y aura jamais de lobby anti-cigogne, et l'oiseau est trop ancré dans la culture alsacienne. Il est pratiquement impossible de changer les habitudes des cigognes, car ces animaux ont un mode de vie précis dans les lieux où ils nichent, où ils vivent, où ils peuvent se reproduire en paix. En raison des hivers toujours plus chauds, il y a même beaucoup de cigognes qui ne volent plus vers le sud, mais qui restent sédentaires en Alsace.

Un vrai défi pour la conservation de la nature et les écologistes !  En attendant, cependant, tout le monde est heureux que la survie des cigognes ait été assurée. La façon dont ça se passe, on verra...

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jeudi 7 juin 2018

FIFA : bientôt la coupe du monde en Russie

Des "affaires" resurgissent ... en Afrique ! 

fifa0Et pour une fois, ce n'est ni le Canard Enchaîné ni Médiapart qui les dévoilent, mais un journal satirique ivoirien "L'Eléphant Déchaîné".

fifaLa révolte gronde dans certains pays éliminés, notamment la traditionnellement qualifiée Côte d'Ivoire de Didier Drogba. De quoi s'agit-il ? De règlements non respectés ? De "dessous de tables" insuffisants des états ? ou des  fédérations nationales ? Ce sont bien sûr les "déçus" qui dévoilent les manoeuvres. Ci-dessous le dossier complet publié par "l'Eléphant déchaîné".

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mercredi 6 juin 2018

PLUi : pas forcément le beau temps !

Le PLUi pour la vallée de Villé a été décidé à la comcom dès 2015. Intention louable ! Oui, la méthode est définie, mais... au service de quelle politique ? La réponse est là beaucoup plus floue.

PLUi9A noter que le POS de Villé, comme bien d'autres de la vallée (7 très exactement), sera caduc en 2020 ! Alors, la commune aurait intérêt à intégrer tout son zonage dans le PLUi ! et pas seulement les deux sites évoqués en  exclusivité au conseil municipal (Schmissberg, entrée est de Villé) ! Ce travail de fond, à 18 ou 20 mois de l'échéance est-il entrepris ? On peut en douter ! Il ne semble même pas envisagé  dans le bourg-centre.

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S'il est fait une rapide référence au SCoT du Centre-Alsace, approuvé depuis 2013, aucune allusion cependant au Schéma Interrégional du Massif Vosgien, qui est pourtant aussi important que le SCoT ! Le PLUi ne peut être en contradiction avec ces documents approuvés, et pourtant ... Là aussi il y a beaucoup à redire. Quant à la loi ALUR citée dans le document de la comcom, si elle encadre les loyers, régule les frais d'agences et les plafonne, on se demande en quoi elle peut intervenir et impacter un document de zonage. Comprenne qui pourra.

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Le Schéma Interrégional du Massif des Vosges est un document officiel de 163 pages que tout élu de notre vallée devrait avoir en livre de chevet. Il est aussi important que le SCoT ! Il a d'ailleurs été lui aussi approuvé en 2013. Incongruité pour le Val de Villé : seule la moitié des communes est dans la zone "Montagne et Régions défavorisées" ! Et ceci personne ne s'en est rendu compte parmi nos élus ! Première difficulté, et de taille ! A noter, que même Frédérique Mozziconacci, vice-présidente du comité de massif, qui plus est première adjointe du maire de Villé, ne s'est guère exprimée à ce sujet.

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Dans la vallée deux responsables politiques devraient être particulièrement au courant de ces documents à la base du PLUi : Jean-Marc Riebel, président de la comcom et premier vice-président du PETR (pôle d'équilibre territorial et rural) de la région de Sélestat, qui est très versé dans la mise en place du SCoT, puis déjà citée, notre conseillère départementale, très bien placée au niveau du Comité du Massif Vosgien. Nul doute qu'ils imiteront le maire de Villé, qui apparaît de plus en plus sur ce blog dans un rôle très "constructif" (hérité du député Herth et de la sénatrice Keller), et proposeront dans les articles à venir de très intéressantes contributions sous formes de commentaires.

* Prochains articles concernant le PLUi : Une vallée de friches en tous genres !

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