mercredi 10 avril 2013

Compte à l'étranger et plainte en diffamation

canardComme Jérôme Cahuzac, Joëlle Ceccaldi, ex-députée suppléante de Nicolas Sarkozy, maire de Puteaux, a possédé un compte à l'étranger. La justice a découvert 4 millions d'euros sur un compte à son nom dans une banque luxembourgeoise. Interrogé par la justice, le maire de Puteaux a expliqué que l'argent était l'héritage de sa grand-mère... qui était institutrice en Corse.
Au conseil municipal, le maire UMP Joëlle Ceccaldi a demandé aux élus de sa majorité de voter la prise en charge financière par la ville d'une nouvelle plainte en diffamation contre le Conseiller Municipal et blogueur Christophe Grébert . Motif : Avoir rappelé sur internet l'existence de ce compte en banque caché et l'absence de réaction de la justice. Mais elle renonce à poursuivre le "Canard Enchaîné" qui dit la même chose ! Rappel : régulièrement, le maire de Puteaux porte plainte contre son opposant qui, très régulièrement, est relaxé. Dans les différends entre ces deux personnes, il n'y a eu qu'une condamnation : celle de Mme Ceccaldi pour avoir traité Grébert de pédophile.

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mardi 9 avril 2013

Consolation pour un referendum perdu !

Un referendum perdu ? Pas si grave que ça ! Notre ami Guido du Bas-Rhin pourra continuer à représenter son ami Charlie du Haut-Rhin en Côte d'Ivoire ! sous l'oeil bienveillant de l'ex-empereur Philippe ! Et ce qui est important surtout, c'est qu'ils gardent un langage commun : "Le fautif, c'est pas moi, c'est l'autre !"

kennel

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lundi 8 avril 2013

Il y a 500 ans, le Bunschuh et la guerre des paysans en Haute-Rhénanie

bundschuh« La révolution est une idée qui a trouvé des baïonnettes. » Napoléon Ier l’a dit trois siècles après, mais ces mots s’appliquent à la fin du Moyen Âge, entre 1493 et 1525, où l’Alsace était enflammée par la guerre et la violence radicale. Le mot « révolution » s’applique typiquement aux mouvements qui ont réussi, car ce qui est révolutionnaire est le bouleversement des normes anciennes – des changements globales, réalisés vite. Pourtant, l’Alsace a vu des soulèvements écrasés qui ont néanmoins laissé une influence révolutionnaire et imperméable sur la société et l’avenir de la région. Pendant ces révoltes, appelés par le nom Bundschuh – le soulier à lacet, symbole populaire – les roturiers de la campagne alsacienne se sont organisés, formant les armées dans la lutte pour le changement politique, social et religieux. Le climax est venu en 1525, où presque toutes les régions méridionales du monde germanique ont vu le Deutscher Bauernkrieg – la Guerre des paysans allemands – un conflit qui, selon Georges Bischoff, « n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Europe. » Désormais, ces évènements existaient dans la mémoire et l’histoire des Alsaciens et des autres, et en plus constituaient certains des enjeux les plus essentiels pour comprendre le passage d’Alsace entre l’époque médiévale et l’époque moderne. 

L'Alsace au seuil du bouleversement

intro_gemetzel_picture_gLe 23 mars 1493, à la montagne d’Ungersberg en moyenne Alsace, une trentaine des participants, venant des environs, ont fait un serment d’unité et de dévotion pour leur cause – l’achèvement violent des buts communs : supprimer des tribunaux ecclésiastiques et impériaux, interdire le cumul des bénéfices ecclésiastiques, et enfin expulser les Juifs. Depuis quelques saisons leur projet aurait été en train d’être organisé, pourtant les autorités ont découvert la conspiration bientôt après le rendez-vous à Ungersberg. Quelques étaient arrêtés par les agents de l’évêque de Strasbourg, quelques par les villes impériales de Sélestat et Obernai. La procédure était fermée vers la fin de juillet, les paysans condamnés aux amendes et éventuellement la mutilation de la main droite. La seule violence commise était par les cours, mais l’idée du Bundschuh est né. 

Le deuxième Bundschuh se produit en avril 1502, près de Bruchsal, nord-est de Karlsruhe. Malgré la distance géographique et temporelle – neuf ans ! – entre la conspiration d’Ungersberg et celui-ci, la preuve de la puissance de l’idée et du terme Bundschuh dans la région rhénane se trouve dans la vitesse très rapide parmi les gens et les autorités de faire la liaison entre les deux complots. En fait, lorsque les nouvelles sont diffusées de Spire vers le sud, un réseau des villes alsaciennes a mobilisé immédiatement pour combattre la menace possible. Pendant l’été, trois réunions à Sélestat des représentatives gouvernementaux verraient la discussion et l’implémentation des plans concrets pour la prévention des soulèvements dans l’avenir. Comme avant, le complot a fini très rapidement avec la découverte et arrestation des responsables, suivi par des exécutions, des mutilations et des bannissements, avant de la mise en œuvre du projet. Cette fois, pourtant, les buts articulés, connus par dit-on, étaient moins ésotériques : de prendre le pouvoir par force, contre les prêtres et les nobles – selon Bischoff, « au nom de Dieu des pauvres contre l’Église des riches ». 

Le dirigeant de la conspiration de 1502, un serf et un mercenaire appelé Joss Fritz, a évité l’arrestation et en 1513 il est apparu encore, avec un parti révolutionnaire plus complexe et des objectifs plus radicaux. Son affaire de 1513 se manifeste à Lehen en Brisgau avec une propagande forte et un message de l’imposition des prêts gratuits, le partage des biens superflus pour le profit communal, le plafonnement des ressources et l’usage libre des eaux et des bois. Cependant, le soulèvement était terminé avec la capture de la majorité des compatriotes de Fritz par les Bâlois, tandis que les autorités réactivent les mesures décidées en 1502. Cinq ans après, Fritz a frappé encore, cette fois sur les deux côtés du Rhin. Le plan en 1517 s’est concentré sur la diffusion des agents aux villes et villages en Alsace et dans la Forêt Noire, afin de les prendre dans une façon coordonné et puis installer un nouveau régime, commençant avec l’abolition de tout autorité sauf l’empereur et le pape, l’expulsion de la noblesse et la chevalerie, et la requête d’aide des cantons suisses. Cependant, le mouvement était arrêté encore, avant d’achever d’ampleur, et depuis on perd la trace de Joss Fritz dans l’histoire. 

Finalement, après ces quatre conspirations échouées appelées par le nom Bundschuh, on arrive en pleine guerre – la guerre des Paysans allemands. Il faut comprendre que plusieurs autres troubles et épisodes de violence ont eu lieu en Alsace et en la région rhénane entre 1493 et 1525, mais malheureusement on n’a pas d’espace pour les examiner. En tout cas, leur culmination est venue avec le Deutscher Bauernkrieg, une irruption immense du monde germanique, née en Bade pendant l’automne de 1524. Commençant pendant la semaine de Pâques en 1525 à mi-avril, les mouvements insurrectionnels et violents ont éclaté dans la campagne et dans les villes sur la rive gauche du Rhin. Les événements centraux ont duré environ un mois et demi, avec des pillages, l’organisation des grandes bandes, et la prise des villes et des châteaux. La guerre a pris pour message les Douze Articles, articulés en Souabe, qui contenait à la fois des revendications sociaux le long des thèmes communs – la suppression des tribunaux, des taxes et des privilèges de la noblesse, l’établissement de la suprématie des pouvoirs locaux, le partage des terres communs – et aussi une base spirituelle, justifié par le Réforme. 

En Alsace, la guerre a continué avec grand succès jusqu’à mi-mai ; les seigneurs étaient complètement impotents et se sont cachés dans leurs châteaux. Entre le 4 et le 11 mai, même, une sorte de congrès était convoqué à Molsheim avec les représentatives des toutes les bandes. Pourtant, l’arrivée de l’armée du Duc de Lorraine a entrainé des défaites sanglantes, comme au massacre de Saverne, le 17 mai et à Scherwiller, le 20. Malgré la continuation de la guerre, particulièrement en Haute Alsace et dans la Forêt Noire, l’écrasement violent et complet des paysans, fini par les armées de l’Empire, était bien inévitable. Les actions des paysans allemands ont frappé presque toutes les régions méridionales de l’Empire, mais à la fin elles ont toutes connu des conclusions mortelles. On estime que cent milles étaient tués. 

Une figure du "Bauernkrieg" : Jos Fritz

fritzQui est Jos Fritz, le "chef des rebelles paysans" de 1513 ? Un propriétaire terrien du Pays de Bade, et puis ? On ne sait pas beaucoup de choses en plus. Il n'existe qu'une image de lui sur une affichette datant de 1535. Et c'est tout ! Nous ne savons rien de lui directement, il existe juste quelques écrits, comme des rapports de police. Et pourtant son nom est évoqué dans de nombreux "Volkslieder" (chants populaires). Selon les uns il serait originaire de Whyl, mais il est plus probable qu'il soit né à Bruchsal vers 1470. Il fut l'animateur de nombreuses "conspirations du Bundschuh". Il était présent à la bataille de Lehen (aujourd'hui un quartier de Fribourg-en-Brisgau).  Mais Jos Fritz réussit à s'échapper. La police de la ville de Fribourg le rechercha pendant des années sans le trouver. Il vivait caché dans le Kaiserstuhl... 

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dimanche 7 avril 2013

Allemagne : scandale chez Amazon

amazoneLe géant américain du commerce en ligne, Amazon, est au centre d’un scandale en Allemagne. C'est la chaine ARD qui l'a révélé dans un documentaire, accusant l'entreprise d'employer des "gardes" proche des groupuscules néo-nazis pour surveiller leurs travailleurs étrangers.

Durant les fêtes de fin d'années, les occidentaux ont tendance à faire appel à sites comme Amazon pour faire leurs courses plus rapidement en évitant la cohue. Grâce à ARD, le voile est levé sur certaines pratiques du géant informatique. Amazon recrute 5000 personnes venant des quatre coins de l'Europe pour travailler dans ses centres de distribution en Allemagne. Pour garantir l'exécution des tâches dans le temps imparti, l'entreprise s'est tournée vers un service de sécurité nommé Hess Security qui selon ARD, étendrait ses pratiques jusque dans la vie privée des employés. Vêtus comme des SS, ces derniers n'hésitent pas à fouiller les chambres d'hôtel des employés. Le dirigeant, Rudolf Hess, a déjà été condamné à plusieurs reprises pour ses agissements au sein de groupuscules Néo-Nazis et son attitude de Hooligan. Amazon défend sa chapelle en expliquant que « Bien que la société de sécurité ne soit pas contractante d’Amazon, nous sommes bien sûr en train d’examiner les allégations concernant la conduite du personnel de sécurité et prendront immédiatement les mesures qui s’imposent. Nous ne tolérons ni la discrimination ni l’intimidation. »

Le documentaire montre des gardes en uniformes noirs avec des blasons "HESS" sur la poitrine, debout, le crâne à moitié rasé qui ne sont non sans rappeler les gardes des camps pendant la seconde guerre mondiale.

Dans de nombreuses villes d'Allemagne, c'est l'indignation et beaucoup de particulier ont d'ores et déjà décidé de ne plus rien commander par l'intermédiaire d'Amazon suite à ce documentaire troublant " J'avais commandé deux ou trois fois, mais c'est fini, j'ai d'ailleurs déjà supprimé mon compte ". Ce n'est pas la première fois que des travailleurs allemands se plaignent auprès des syndicats pour dénoncer ces pratiques barbares, mais la plupart d'entre eux n'osent rien dire car ils viennent de pays étrangers où le salaire est nettement inférieur à ce qu'ils touchent en travaillant en Allemagne, même en intérim. (La gazette de Berlin)

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samedi 6 avril 2013

Labyrinthe de referendum

labyEn ce dimanche de referendum le chemin de la mairie de Villé et du bureau de vote va être difficile à trouver ! Toujours cette histoire de poussette ! On se demande si les citoyens ne devront pas se lever de bon matin, voire faire la queue à l'entrée de cette fameuse baie vitrée de l'entrée de la mairie qui a déjà tant fait parler d'elle. Dans notre post du 29 mars, nous pensions avoir suffisamment alerté avec humour la municipalité pour qu'elle fasse déplacer le parcours de cette fameuse promenade de bambins. Eh bien, non ! Quand on est têtu, on l'est jusqu'au bout ! Electeurs de Villé, même ceux qui habitent tout près du bureau de vote, apprenez la chanson qui dit que "des kilomètres à pied, ça use les souliers" et surtout vérifiez que votre GPS est à jour ! En tous cas pour vous aider, nous publions ici l'arrêté municipal pris par la mairie de Villé ! En le lisant plusieurs fois, et en faisant un exercice sur le terrain, peut-être vous vous en sortirez !

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vendredi 5 avril 2013

Outrage à la République (vu par un journaliste africain)

ALeqM5gjraI2UnE9KnVJcWElzeb49NYD8QLa France, pays dans lequel séjourne en ce moment notre président, est secouée depuis quelques jours, par un « immense scandale ». Et pour cause, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, qui a démissionné le 19 mars après sa mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », a avoué, le mardi 2 avril devant un juge d’instruction, après plusieurs mois de déni, qu’il possède un compte non déclaré logé dans une banque en Suisse. Les aveux de l’ex-ministre ont provoqué une véritable onde de choc dans toute la France politique. Le président François Hollande qui tentait de se donner l’image de chef d’une « République exemplaire », a dû accuser, mercredi 3 mars, une heure de retard sur son voyage officiel de 48 heures au Maroc. C’est qu’il enregistrait, dans les locaux de l’Elysée, une déclaration d’urgence, pour donner sa position sur l’affaire Cahuzac. Et le chef de l’Etat français qui a dénoncé « la faute intolérable » de son ex-ministre en parlant d’ « outrage à la République », a annoncé trois mesures qui devraient, selon lui, permettre de donner un peu de crédibilité aux hommes politiques : « (…) D’abord, renforcer l’indépendance de la justice. C’est le sens de la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette réforme sera votée au parlement dès cet été. Elle donnera aux magistrats, les moyens d’agir en toute liberté, en toute indépendance, contre tous les pouvoirs. Ensuite, lutter, de manière impitoyable, contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés et assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires (…) Enfin, les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public. »
Mais les mesures annoncées par François Hollande n’ont trouvé aucune grâce aux yeux de son opposition qui a déjà oublié la mise en examen de Nicolas Sarkozy, le « frère » du président Ouattara, pour « abus de faiblesse ». Jean François Copé, le chef de l’UMP, a demandé, ni plus ni moins, la démission du gouvernement et du Premier ministre. Non sans s’interroger si l’exécutif français pouvait ignorer les mensonges de l’ancien ministre du budget. Soit le président Hollande « ne savait rien et c'est quand même extrêmement grave parce que cela signifie que luimême fait preuve d'une certaine candeur», soit « il savait et cela veut dire qu'il a menti aux Français». A-t-il ajouté.
L’ex-ministre du Budget, submergé par le remords, avait fait aussi sur son blog, ces pathétiques aveux : « A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français, j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus. J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées et notamment la dernière que je n’ai pu mener à bien. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence. »
Mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale et pour blanchiment de fonds », Jérôme Cahuzac risque jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 375.000 à 750.000 euros.
Mais vu d’ici, ce qui arrive à cet homme dont la carrière politique s’effondre ainsi pour avoir détenu un compte non déclaré en Suisse et sur lequel se trouvent six cent mille euros, environ 400 millions de FCFA, ne peut que soulever cette simple question : « C’est tout » ? C’est pour si peu qu’il y a tant d’histoires en France ? Alors que posséder un compte dans un paradis fiscal et sur lequel roupille l’argent généralement mal acquis est un sport national pour les dirigeants politiques et autres ministres de notre pays ? Combien sont-ils, les membres du gouvernement actuel de Côte d’Ivoire qui ne possèdent pas un compte non déclaré aux services d’impôt, hors de la Côte d’Ivoire ? Pas nombreux, pour ne pas dire aucun ! Mais qui cela émeut dans ce pays ? Le chef de l’Etat ivoirien peut-il lutter contre cette pratique ? Cela supposerait que lui-même n’est pas concerné. Ce qui n’est pas évident. Or l’exemple doit venir de la tête. François Hollande l’a dit : c’est « intolérable de posséder à l’étranger, un compte non déclaré aux services compétents de l’Etat». Ce qui suppose qu’il n’en possède pas lui-même. Evidemment ! Mais cette affaire française a le mérite de permettre aux populations africaines, celles qui continuent de survivre aux détournements de fonds publics, de conflits d’intérêts et autres politiques sans vision de nos dirigeants, de découvrir le fossé qui sépare leurs pays, des pays de démocratie et de droit. Dans lesquels un ministre peut s’exprimer sans citer toutes les quarante-cinq secondes,
le nom de « son excellence monsieur le président de la République ».
Bref, le scandale politique, comme l’a écrit Patrick Appel-Muller du journal «L’Humanité », est énorme. « L’homme qui tenait entre ses mains le budget de la France, qui pilotait l'administration fiscale et traquait les fraudeurs était lui-même un malfaiteur, auteur depuis plus de vingt ans d'évasions de capitaux et de dissimulation de ressources».
Ce passage ne vous rappelle pas l’histoire des biens immobiliers, comptes bancaires dans des paradis fiscaux et autres conflits d’intérêts d’un ministre de Ouattara, révélée par un certain « Eléphant Déchaîné » ?
C’est vrai que cela n’a entraîné d'autre conséquence pour ce ministre qu’une promotion dans le gouvernement… sans préjudice de la moindre enquête judiciaire.
A.T. - Côte d'Ivoire - "L'éléphant d'échaîné".

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jeudi 4 avril 2013

Au nom de la race et de la science

le_documentaire_traite_notamment_du_projet_de_collection_anatomique_du_docteur_nazi_hirt_document_remis

Le documentaire Au nom de la race et de la science, Strasbourg 1941-1944 sera projeté en avant-première au cinéma associatif Le Royal de Rothau demain à 13 h.

Il s’agit d’un moyen-métrage réalisé par Sonia Rolley, Axel et Tancrède Ramonet. Le thème en est la volonté des autorités nazies de créer une collection anatomique qui prouverait l’existence des races, mais également de conserver des exemplaires de la « race juive » après sa disparition voulue par les fanatiques du IIIe Reich.

La collection macabre du Dr Hirt

Sonia Rolley est journaliste, a effectué ses études à Strasbourg, et a été notamment correspondante en Afrique pour différents médias. Axel et Tancrède Ramonet sont producteurs et réalisateurs de documentaires. Le premier est diplômé de la Fémis, école supérieure de l’image et du son. Il a réalisé, entre autres, un documentaire sur Fidel Castro et des web-documentaires.

Le second a cofondé avec son frère la société de production Temps Noir et produit des films sur les problématiques sociales, historiques, artistiques et culturelles.

Parmi les intervenants du film, Robert Steegmann, enseignant à Strasbourg, qui a publié une thèse en 2003 sur le KL Natzweiler-Struthof, premier travail de recherche sur cet unique camp de concentration sur le territoire français actuel.

Dans Au nom de la race et de la science sera évoquée notamment la collection macabre du Dr Hirt, médecin nazi de l’université allemande de Strasbourg.

Temps Noir a produit ce film, en collaboration avec France Télévisions et la Radio Télévision suisse.

Le film sera visible également sur France 3, lundi 15 avril à 23 h 50, et sur France 3 Alsace, samedi 20 avril, à 15 h 20.

Y aller : cinéma Le Royal à Rothau, rue des Déportés, jeudi 4 avril, à 13 h. Entrée libre, dans la limite des places disponibles. Le film sera également projeté le 10 avril, à l’École militaire de Paris.

 (DNA du 3/4/2013)

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mercredi 3 avril 2013

Quelle révolution !

Dans les années 90, sous la direction du maire Jean-Marie Watt, la municipalité de Villé exigeait quatre sièges au comité directeur de la comcom. N'en obtenant que trois, elle menaçait de boycotter cette instance et de ne pas présenter de candidats ! J'avais alors présenté en tant que citoyen ma candidature, ce qui a eu pour effet immédiat de débloquer la situation. En effet, selon les textes en vigueur à l'époque, le cas de boycott était prévu : c'est le sous-préfet qui désignerait les titulaires parmi les candidats. L'effet fut immédiat : le boycott cessa et Villé présenta ses candidats. On n'allait quand même pas laisser siéger ce trouble-fête, voyons ! Aujourd'hui la loi du 16 décembre 2010 présentée par le gouvernement Sarkozy-Fillon donne quatre délégués à Villé, aux dépens de petites communes comme Urbeis, Bassemberg et Breitenau. Quel progrès ! 35 délégués au lieu de 37, payés par même pas "un radis" selon l'expression du président qui lui-même touche "de nombreuses bottes" ! Mais Monsieur le Président de la Comcom, par ailleurs Conseiller Régional EELV appelant à voter "oui" au prochain referendum (ce qui est en parfaite contradiction avec ce qu'il propose pour la vallée), pourquoi ne lance-t-il pas l'idée de l'élection à la comcom au suffrage universel ? Au lieu de "sénateurs du château de la Belle-au-Bois-Dormant" sis à la rue de Bassemberg, peut-être aurions-nous enfin de véritables représentants du peuple !

revolution

(DNA du 31/3/2013)

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mardi 2 avril 2013

Poisson d'Avril

poisson_rougeHélas, le développement industriel du Val de Villé n'est pas pour demain, Arcelor-Mittal ne s'installera ni à Villé ni à Maisonsgoutte, les mines de charbon de Lalaye et Albé n'ouvriront plus ! Même les vins d'honneur prévus hier n'ont pas eu lieu. Un vrai poisson d'avril auquel certains auraient pourtant voulu croire dans l'intérêt du développement économique de la la vallée.

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lundi 1 avril 2013

Industrie : enfin ça bouge dans le Val de Villé !

couleeLors d'une réunion mémorable qui concernait le referendum du 7 avril, le ton avait monté entre le duo formé par les maires de Villé et Maisonsgoutte, et l'auteur de ce blog. Eh bien ! pour une fois, ils avaient raison, et nous acceptons bien volontiers de nous excuser ! Bientôt la ZAIM ne sera plus une zone industrielle "fantôme" et les friches diverses de Villé (FTV, ancienne gendarmerie) seront entièrement occupées ! En effet, ARCELOR-MITTAL qui vient de fermer définitivement le dernier haut-fourneau lorrain à Florange, a décidé de s'installer dans le Val de Villé, où les salariés reviendraient moins cher, et surtout n'ont pas comme habitude de faire grève ou d'occuper les usines ! Ainsi la ZAIM serait entièrement occupée par une cokerie nécessaire à la transformation du charbon comme combustible, ce dernier étant amené à Villé par des wagonnets sur rails empruntant le tracé que nos élus de la comcom n'ont pas réussi à inscrire au "contrat de territoire" comme piste cyclable. Le charbon serait bien sûr extrait dans la vallée avec la réouverture des anciennes mines d'Albé et de Lalaye. Il est prévu la construction lors d'une première tranche de travaux de deux haut-fourneaux sur l'ancien site des FTV à Villé, de même qu'un laminoir dont la mise à feu aurait lieu le 1 avril 2014. Des négociations sont en cours avec le SMICTOM du Centre-Alsace pour la fourniture gratuite de containers de vieille ferraille en attendant l'arrivée de minerai de fer de Mauritanie. Dans un premier temps, près de 1000 emplois seront créés. Enfin, l'ancienne gendarmerie sera transformée en centre de formation aux métiers de la métallurgie et en école des mines. L'Etat a d'ores et déjà promis de céder gratuitement le bâtiment à la commune de Villé. Seule condition pour réaliser ce plan ambitieux, les dirigeants d'Arcelor-Mittal veulent pouvoir négocier avec un interlocuteur unique. Aussi, les habitants de Villé et Maisonsgoutte vont-ils être appelés aux urnes pour un referendum devant amener à la création d'un "Conseil Municipal Unique Villé - Maisonsgoutte". La première réunion d'information aura lieu ce jour de lundi de Pâques à 16 h au foyer Saint-Antoine à Maisonsgoutte et à 17 h à la salle festive de l'école primaire de Villé. Toute la population est invitée. Un vin d'honneur est offert à tous les participants.

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