mercredi 21 novembre 2012

Vol de bois : une épidémie qui se répand !

Nous avions déjà évoqué les vols de bois dans le Val de Villé (certains revendant même, paraît-il, ce bois volé) ! Et voilà, qu'à lire le magazine TONIC de novembre, on apprend que de telles pratiques ont aussi lieu à l'autre bout de l'Alsace. Le vol de bois, la peste redoutée des bûcherons!

bois3

bois2

Posté par jl boehler à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

mardi 20 novembre 2012

Fin de la Françafrique ? La Corsafrique continue !

cafederommeC'est un simple fait divers qui a mis la puce à l'oreille. Un Français voyageant en Côte d'Ivoire passe une nuit à côté du grand stade Houphouët-Boigny dans un casino-restaurant-bar-hôtel "Café de Rome" à Abidjan. Après quelques jeux en salle, il passe à d'autres jeux en compagnie d'une jeune fille. Quelle ne fut pas sa stupeur au réveil, la jeune fille avait disparu... avec son portefeuille, ses papiers, son argent. L'affaire ne fait que commencer.  Car "le consommateur de sexe" ne s'est pas tu et est allé raconter son aventure à des personnalités bien placées. Il lui fallait au minimum des papiers pour rentrer chez lui ! Quant à trouver un patron de cette drôle de boîte, très difficile ! Alors il a fallu chercher, et qui cherche trouve ! Ce genre de casino-hôtel fait partie d'une chaîne d'établissements se situant au Sénégal (3 à Dakar), au Gabon, au Cameroun et en Côte d'Ivoire. Et ces établissements font partie d'un groupe ANFA Sa, qui a son siège à Chiasso (Suisse) puis Genève, 7, rue des battoirs, avocats : Kayser & Böhler, inscrit au registre du commerce le 5/3/02 sous le numéro CH-524-3001266-8 ! Et à retrouver le nom des propriétaires ? Nous l'avons retrouvé grâce à "Jeune Afrique" qui a publié le 5/11/2008 : 

jpg_Machine_a_sous_Bakw_ca153"Fer de lance de la colonisation française en Afrique occidentale et équatoriale, les ressortissants français originaires de Corse y ont notamment investi dans la restauration et l’hôtellerie. Et de Dakar à Brazzaville, quelques grandes familles sont toujours très actives sur ce créneau. Certaines ont même étendu leurs activités aux jeux de hasard. Ainsi, dans la capitale sénégalaise, Maurice Raineri (*) dirige le Casino du Cap-Vert et le Café de Rome, des actifs regroupés sous la bannière du groupe Anfa, basé à Genève. Mais qui ne se limitent plus au Sénégal, puisqu’un Café de Rome a également ouvert à Abidjan. Autre pays, autre groupe... Celui fondé par Robert Feliciaggi concentrait, à l’origine, ses activités en Afrique centrale. Originaire de Pointe-Noire, celui-ci a su faire fructifier ses relations politiques pour faire du business. Pêche, import-export, hôtellerie, il se diversifie dès le début des années 1980 en ouvrant ses premières salles de jeux, les « Fortune’s Clubs ». Très vite, ses machines à sous et ses casinos vont essaimer à travers l’Afrique centrale, avant de gagner l’Afrique de l’Ouest. Dans les années 1990, Feliciaggi s’associe avec un autre Corse, Michel Tomi. Tous deux vont se lancer dans les courses hippiques. Le principe est simple : faire parier les turfistes africains sur le tiercé français. Au Sénégal, puis au Cameroun, au Gabon et ailleurs, le PMU s’africanise. Dix ans plus tard, les sociétés de paris mutuels sont présentes dans une quinzaine de pays, emploient 4 000 personnes et génèrent des bénéfices qui se chiffrent en milliards de F CFA. Mais en l’absence de comptes consolidés, difficile d’avancer des montants. La disparition du « père fondateur » du groupe, assassiné de trois balles de calibre 38 sur le parking de l’aéroport d’Ajaccio, le 10 mars 2006, ne va pas contrarier ce succès. Outre les paris et les casinos, le groupe de Michel Tomi se diversifie en se lançant dans le transport aérien. En mars 2005, il fonde la compagnie Afrijet Business Service, spécialisée dans l’aviation d’affaires. Et en octobre dernier, le fils de Michel, Jean-Baptiste Tomi, prend la direction de la compagnie Gabon Airlines, en remplacement de Christian Bongo." Michel Tomi, encore un corse au CV sulfureux. Et le journal satirique "Backschich" complète l'information dans un article intitulé "Corsa Nostra ".

En début d'année 2012, le gouvernement de Ouattara avait décidé la démolition du "Café de Rome" d'Abidjan (voir koaci.com ). A l'heure actuelle, on parle plutôt d'un agrandissement de l'établissement. Alors que François Hollande a annoncé la fin de la Françafrique ! Visiblement la Corsafrique va subsister ! A noter que le casino comprend une partie "hôtel" dont vous pourrez lire sur les dépliants discrets : " LE CAFE DE ROME VOUS ACCUEILLE ET VOUS OUVRE LES PORTES D’UN LIEU OU TOUTES LES FOLIES SONT PERMISES ET VOS ENVIES SATISFAITES !" On n'arrête pas le progrès...

caimanlagune30

Pour cause de pollution lagunaire, le gouvernement ivoirien avait décidé début 2012 la démolition du complexe "Café de Rome".

Aujourd'hui, le complexe est en voie d'agrandissement. 

(*) Maurice Raineri, propriétaire des Cafés de Rome a même une page facebook où il se dit Directeur General du Cafe de Rome, Casino,MAS, Brasserie, Hôtel,Salle de Poker et  Directeur Casino du Cap Vert, Salle de Jeux, Machines à sous, Salle de Poker, Restaurant, Hôtel, Discothèque, Piano bar.

(**) Une élimination de l'empereur des jeux africains par des rivaux ambitieux ? : lire l'article du lFigaro

Posté par jl boehler à 02:42 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 19 novembre 2012

Tramway de Bamako : les Maliens en veulent-ils ?

translohr_ste6_t6Depuis un certain temps, la Société Lohr, soutenue par la municipalité de Strasbourg, est sur les rangs pour réaliser un tramway, à Bamako, capitale du Mali pays surtout éprouvé par la guerre contre les islamistes et AQMI, qui occupent le nord du pays, appliquant très strictement la charia. Un Mali en plus marqué du sceau de la pauvreté. Alors voilà ce qu'a écrit un journaliste malien :

"300 milliards de FCFA, c’est le coût des deux futures lignes de tramway que l’on présente désormais dans une presse généreuse, comme la future et grandiose réalisation du président Amadou Toumani Touré, le Top des Tops du PDES.

16_ATTUn ATT qui semble vouloir plus frapper les imaginations, que de se préoccuper d’une vraie politique de développement qu’il définit lui-même, à chaque occasion, comme la résolution des problèmes les plus urgents des gens. Or, s’agissant des problèmes « infrastructurels » des Bamakois, on n’a pas besoin de sortir de Ponts et Chaussées, pour les identifier et même pour les résoudre.

Tout le monde a vu l’effervescence, on aurait dit un budget national bis, que les 180 milliards de la Sotelma ont produit et l’usage que l’on se proposait d’en faire. Imaginez alors, ce que l’on peut réaliser, sans quitter le domaine des routes et autres réalisations voisines avec 300 milliards.

Yirimadio, à moins d’un kilomètre du stade du 26 mars, désormais en pleine ville, n’a ni l’eau ni l’électricité et ses populations n’ont pas compris que l’on soit passé par-dessus eux pour aller construire une cité de 700 logements avec toutes les commodités à Niamana. Missabougou n’a aucun caniveau, Sikoroni, presque voisine de Koulouba, n’a aucun poteau électrique et ne parlons pas de Djicoronipara ni de Talico encore moins de Chédabougouni, les jours de pluies.

La poussière de Bamako, aux heures de pointe, n’est pas seulement le fait de l’harmattan ou des chantiers en cours et sa densité est surement visible de ce poste d’observation privilégié qu’est Koulouba.

Cette épaisse brume assassine est le fait de l’absence de routes bitumées, de drains, d’espaces verts, de jardins, de promenades, d’esplanades, de parkings, de lampes, de trottoirs, d’assainissement etc. Bamako la propre, Bamako la coquette. Pour cela il faut d’abord boucher les nids de poule et chasser les ténèbres.

bamako5Ce d’autant plus que l’électricité dédiée à la bonne marche de cette nouvelle machine conviendrait mieux aux ménages, ce d’autant plus qu’il faudra bousculer toute la ville pour lui frayer un chemin sans compter que son prix sera forcement prohibitif pour des personnes qui peinent tous les matins à trouver le prix de « sotrama ».

N’imaginons même pas les traumatismes multiples pour tous ces porteurs de baluchons, vendeurs au grand marché de Bamako. Un tramway donc pourquoi faire sinon que pour se faire plaisir, flatter son égo et entrer dans une Histoire où l’on est déjà.

Pourquoi sinon endetter plus encore le pays, inutilement. Pour que cet emprunt (car il s’agit d’un crédit à contracter et à rembourser) puisse, par son utilisation réaliste profiter au plus grand nombre et plus longtemps, pourquoi ne pas construire pour 50 milliards le pont de Bacodjicoroni, les cinquante kilomètres du boulevard du Cinquantenaire pour 50 autres milliards et en prime mille autres réalisations pour le pays.

Ce que nous attendons de nos autorités c’est qu’elles nous développent, pas qu’elles nous impressionnent.

Ce que les Maliens attendent de leurs dirigeants c’est qu’ils accompagnent un mouvement, une dynamique engagée depuis l’indépendance, non qu’ils courent devant sans se soucier des affamés, des malades et des chômeurs, au mental atteint, qui s’échinent derrière.

Le tram c’est surement le progrès mais le développement lui-même n’est il pas une question de strates, de paliers, d’étapes dont l’inobservation conduit à ses ratés monumentaux qui plombent tout sur leur passage.

Et il ne restera que le sourire amer qui accompagne tous les éléphants blancs africains, du Transgabonais de Bongo en passant par la basilique de Yamoussokro d’Houphouët et la fusée du Zaïrois Mobuto Séssé Séko."

B.Daou - Afribone

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 18 novembre 2012

IKEA, la prison !

ikeaAprès Ikea en Italie, Ikea en Turquie et Ikea à Cuba, c’est Ikea en RDA. Le groupe suédois rajoute un scandale à son palmarès, celui du travail forcé des prisonniers en ex-République démocratique d'Allemagne, et tente aujourd’hui de sauver les meubles, en déclarant officiellement ses excuses.

Depuis six mois, les rumeurs bourdonnent autour d'Ikea : le constructeur de meubles aurait, selon les témoignages d’anciens prisonniers politiques en RDA, utilisé d’anciens détenus de manière illégale dans ses usines de montage. C’est un rapport du Frankfurter Allgemeine Zeitung , paru en mai dernier, qui a déclenché l’enquête. Il avançait que, dans les années 1970/80, des sous-traitants de la filiale auraient eu recours au travail forcé et à la chaîne dans quelques prisons de RDA (à Naumburg ou Waldheim par exemple), transformant ainsi les cellules en « camps de travail ».

Hier matin, le producteur de meubles a publié un rapport* sur le sujet démontrant « que des prisonniers politiques et des détenus ont participé en partie à la production de composants ou de meubles, qui ont été livrés à Ikea il y a 25 à 30 ans ». A cette époque, le constructeur suédois (pays neutre pendant la Guerre Froide) avait délégué une partie de ses ateliers de montage à des entreprises d’Etat de la RDA. Selon l’entreprise, la principale raison de cette bavure est que "à l'époque, nous n'avions pas le même système de contrôle que nous avons aujourd'hui, et nous n'avons clairement pas assez pris de mesures pour empêcher de telles méthodes de production". Certes, mais comment expliquer que l’affaire ne surgisse que maintenant, alors que les victimes, elles, en parlent depuis des années ?

 Ikea présente officiellement ses excuses : "Nous regrettons profondément que ce soit arrivé", a déclaré Jeanette Skejlmose, membre de l'équipe dirigeante de l’entreprise. Elle annonce aussi être prête à financer un éventuel projet de recherche plus poussé sur le travail forcé, cette fois menée par l’Association des victimes de la dictature communiste (UOKG). Le commissaire fédéral chargé des archives de la Stasi, Roland Jahn, a aussi déclaré que ce « point noir » du travail forcé sous la dictature en RDA, dont le chiffre s’élèverait à environ 10 000 prisonniers, devait être éclairci.

De la RDA à Cuba !

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a également statué qu’en 1987, un accord entre un groupe d’experts de la RDA et le ministère de l’intérieur cubain aurait été signé, décidant d’un approvisionnement de l’île en pièces détachées. La cellule des prisonniers cubains se serait transformée en atelier à la chaîne, afin d’assembler les objets du contrat : 35 000 tables de salle à manger, 10 000 tables pour enfants et 4000 costumes trois-pièces. Ikea avait nié avoir été mis au fait de ce contrat avec ses sous-traitants („Kunst- und Antiquitätenhandel GmbH“ (KuA) et „Delta Export Import GmbH“). Le géant du meuble avait donc lancé sa propre enquête et avait déclaré vouloir consulter les archives de la Stasi (police politique de la RDA) sur le sujet. Au final, le porte-parole d’IKEA avait déclaré que l’entreprise « condamnait l’utilisation de prisonniers politiques » dans sa production, « au sens le plus strict du terme ». De plus, même s’il prenait ces accusations très au sérieux, le constructeur avait continué de nier l’utilisation des prisonniers dans sa filiale.

Les syndicats aux trousses !

Outre son image de scandinave écolo, pratique et efficace –que revêtent volontiers les marques comme Ericsson, TetraPak ou Bang&Olufsen- Ikea est loin d’être au-dessus de tout soupçon sur le droit des travailleurs. Les produits alimentaires bios, les engagements écolos avec la WWF ou encore les dons au Pakistan ou en Inde ne suffisent plus à détourner l’attention des problèmes internes d’Ikea. Les grèves syndicales s’enchaînent dans certains lieux d’implantations, comme en Turquie, en Italie ou même en France. Selon Stephan Boujnah**, co-fondateur du think-tank « En temps réel », il ne s’agit pas d’une crise du modèle suédois, mais d’une crise du secteur de la distribution.

Laura Berger - La gazette de Berlin 

Posté par jl boehler à 00:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 17 novembre 2012

Journée des fous à Elzach

narrentag2_webChez nos voisins badois, et notamment à Elzach, les festivités de Carnaval commencent très tôt. Ainsi le "Elzacher Narrentag" aura lieu les 12 et 13 janvier et regroupera les organisations carnavalesques de Oberndorf, Rottweil, Überlingen et Elzach. C'est aujourd'hui à 17 h qu'a lieu la première réunion et l'inscription des groupes participants. Seuls les inscrits pourront participer aux cortèges, l'un de nuit le samedi soir, l'autre de jour le dimanche après-midi. Pour le samedi soir, chaque participant se verra remettre un flambeau.

Fackelumzug Elzach 2012

video : défilé aux flambeaux 2012

Posté par jl boehler à 13:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 15 novembre 2012

La guggamusik à Villé

426770_162972777147363_1732756647_n

Posté par jl boehler à 19:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 14 novembre 2012

Fête de Noël à Lalaye

lalaye

Posté par jl boehler à 10:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 13 novembre 2012

L’expulsion brutale d’un Tunisien filmée par un passager à l’aéroport de Lyon

tunisienLes vidéos d’un sans-papiers forcé par la police d’embarquer sur un avion pour Tunis provoque l’indignation sur Internet. L’auteur de la vidéo se dit choqué par le traitement inhumain subi par son compatriote.
 Les passagers du vol TU 751 de 11h50 entre Lyon et Tunis du samedi 10 novembre ont assisté à une scène perturbante alors qu’ils venaient d’embarquer. Un Tunisien est maintenu face contre terre par deux policiers. L’homme, qui refuse d’embarquer, hurle tandis que les passagers supplient les deux agents de la police de l’air et des frontières de le relâcher, leur reprochant de traiter l’homme comme un criminel.
Selon le passager qui a filmé la scène puis posté ses vidéos sur YouTube, le Tunisien aurait été maintenu pendant une quinzaine de minutes au sol, avant d’être finalement sorti de l’avion. D’après les informations qu’il a pu recueillir à bord, le sans-papiers, prénommé Aymen, habitait Lyon, serait divorcé et père de deux enfants. Il avait été placé en détention pendant 45 jours au centre de rétention de l’aéroport, avant d'être embarqué dans un avion pour Tunis.
La préfecture du Rhône a indiqué à FRANCE 24 que le Tunisien faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français de la part de la préfecture de l’Isère qui avait demandé son placement dans le centre de rétention de la région. La préfecture explique que le sans-papiers refusait de monter dans l’avion et s’était montré agressif, insultant même les policiers.
 Après cet incident, l’homme a été placé en garde à vue puis jugé par le tribunal de grande instance de Lyon. Il a été condamné le 13 novembre à 10 mois de prison ferme et 3 ans d’interdiction de territoire français.
 
"Pour la France, pays des droits de l’Homme, c’est vraiment une honte de traiter un être humain de la sorte". Tounsihor (pseudonyme) est franco-tunisien. Il s’apprêtait à rentrer en Tunisie pour une semaine de vacances. Il est l’auteur des vidéos publiées sur YouTube.
 
Extraits de la vidéo originale. Les visages des agents de la police de l'air et des frontières ont été floutés.
 
Le vol avait déjà deux heures de retard. On avait vu qu’avant nous, des personnes étaient entrées dans l’avion. Lorsque nous avons embarqué, on a entendu des cris, des gens se bagarrer. Je me suis dit : ‘C’est pas possible, on vient d’attendre deux heures, et là, il y en a qui trouvent le moyen de se battre pour retarder encore le vol !’.
 Puis, je me suis approché et j’ai vu deux hommes, dont un assez imposant portant un t-shirt orange, tenir à terre un homme qui criait et semblait souffrir énormément. Ils étaient à deux sur lui, lui tenant les bras et les jambes. C’était incroyable de les voir agir si violemment.
 Un passager avec un survêtement Adidas, qu’on voit sur la vidéo, s’est approché pour demander aux policiers de le relâcher. Il a demandé au sans-papiers de se calmer, de faire attention à ce qu’il disait et faisait, car il risquait d’être accusé d’outrage à agent et d’aggraver sa situation. J’ai appris ensuite que cet homme en survêtement connaissait la personne séquestrée. Le sans-papiers s’était levé pour se diriger vers lui et c’est à ce moment qu’il a été mis à terre. "Si un policier tunisien avait fait ça à un Français, ça aurait été un incident diplomatique !" Les personnes âgées autour étaient choquées, il y avait aussi des enfants qui demandaient ce qu’il se passait. J’ai vu des hôtesses de l’air et d’autres membres de l’équipage les larmes aux yeux. La façon dont cette personne a été traitée nous a profondément choqués. Si un policier tunisien avait fait ça à un Français, ça aurait été un incident diplomatique ! Certes, je n’ai pas vu les policiers mettre des coups. Mais je considère qu’il y a d’autres manières pour traiter un être humain, surtout en présence d’autres personnes, comme dans un avion touristique. À un moment, les deux hommes m’ont demandé d’arrêter de filmer. Mais j’ai refusé. Je ne faisais pas ça pour la gloire et j’en avais le droit. Comme je le dis dans la vidéo, pour la France, pays des droits de l’Homme, c’est vraiment une honte de traiter un être humain de la sorte.

Posté par jl boehler à 18:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 10 novembre 2012

Décibulles 2013

Hé les amis ! Le Festival Décibulles fêtera sa 20ème édition les 12, 13 et 14 juillet 2013 ! Au programme : des têtes d’affiches, des découvertes, des groupes régionaux, des spectacles d’arts de rue mais aussi des surprises. Réservez-vous déjà les dates !

530611_525341694144680_1464773990_n

Posté par jl boehler à 00:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 9 novembre 2012

Pêche en Afrique : la honte !

Un blog à suivre :

header_article_tmpphpgvuyMp

L’accaparement des mers est un danger pour l’Afrique. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation a mis en garde contre la surpêche le 30 octobre 2012. Ainsi Olivier De Schutter * recommande aux gouvernements du monde entier de cesser ces pratiques, qui épuisent les stocks halieutiques(1). L’Afrique, continent oublié par l’aquaculture, subit de plein fouet les effets de la surpêche. Contrairement à la situation en Europe, la consommation de poissons est relativement faible en Afrique : 9 kg contre 30 kg de poissons dans les zones industrialisées comme l’Europe. Il faut néanmoins se rendre compte que cette consommation constitue «la moitié des apports en protéines ».

Malheureusement, le rapport de l’ONU met en évidence le fait que la surpêche fait chuter considérablement l’accès des Africains aux produits issus de la mer. L’offre en produits marins par habitant a continué à décroître ces dernières années. Or, les « systèmes agricoles étant soumis à une pression croissante », les Africains sont de plus en plus nombreux à se tourner vers rivières et les océans pour subvenir à leurs besoins en protéines.

 On a en tête des images où des barques partent en quête de poissons dans les eaux africaines. Seulement la réalité est un peu différente : les flottes industrielles s’installent, pour une exploitation déjà deux fois trop importante, selon les estimations de l’ONU. Résultat : 500.000 personnes sur des chalutiers géants capturent le poissons que 12 millions de pêcheurs artisanaux pourraient attraper. 30 millions de tonnes de poissons sont ainsi récupérées, au détriment des pêcheurs locaux. Seule solution à court terme : développer l’aquaculture en Afrique, mais les conditions devraient être surveillées pour éviter les dérives.

peche_afrique

Selon Olivier De Schutter , des mesures urgentes sont à prendre par les gouvernements afin de protéger, soutenir et partager les bénéfices issus de la pêche. Il faut modifier les Accords de licence et d’accès : « Sans une action rapide pour sauver les eaux de pratiques intenables, les pêches ne pourront plus jouer leur rôle capital dans la garantie du droit à l’alimentation de millions de personnes ». Cet accès déséquilibré nuit réellement aux pêcheurs artisanaux, sans compter les actions illégales menées en parallèle : prises non signalées ou même pêche en eaux protégées. De Schutter appelle donc les gouvernements à développer leurs contrôles pour les rendre plus stricts.

Véritable défi pour les gouvernements, c’est pourtant la seule solution durable : trouver un équilibre et gérer conjointement les ressources halieutiques. Outre les mesures répressives à l’encontre des industries de pêche dans l’illégalité, il s’agirait donc de créer des zones de pêche uniquement artisanales. Il faudrait également renforcer les droits des travailleurs, sur les navires comme en local (soutenir les coopératives, par exemple).

 Carton rouge à la France et à l’Espagne

 L’Afrique est le seul continent touché pour le moment, mais d’autres endroits, comme les îles du Pacifique, pourraient suivre rapidement. Mais on est bien loin de prendre le chemin de la sagesse : l’Europe, sous la pression des gouvernements français et espagnols, vient de donner son accord pour accorder des subventions destinées à moderniser la flotte de pêche. Cette décision aveugle qui précipite la mort des océans, accélère la raréfaction des espèces comme les difficultés des pêcheurs Africains. Plutôt que d’aider l’aquaculture ou les économies d’énergies, comme le dit Greenpeace, « C’est comme si on payait quelqu’un [avec l'argent de nos impôts] pour vous voler ! » .

 On aura l’air malin avec nos navires ultra modernes quand il n’y aura plus de poisson ! La ministre de l’écologie a fait naufrage face au lobby de la pêche…

Posté par jl boehler à 00:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,