dimanche 6 mai 2018

Lenny Kravitz, le 30 juillet 2018 à la Foire aux vins de Colmar

Concerts - Lenny Kravitz - Let Love Rule (live)

Vanessa Paradis Avec Lenny Kravitz

Lenny Kravitz - Believe In Me

Entrevista a Lenny Kravitz - Al Aire con Paola

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samedi 5 mai 2018

Macron l'a dit avec des fraises

Où est le caractère légal de la dépense ?

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Emmanuel Macron carbure-t-il aux fraises Tagada ? Les citoyens sont en droit de se poser la question, après l’apparition dans le dossier des comptes de la dernière campagne des présidentielles 2017 d’une étrange facture : l’achat de 17,8 kg de ces fameux bonbons pour un montant de 102,80 euros.

Les sucreries ont été achetées le 1er mars 2017 par le député La République en Marche (LREM) Mickaël Nogal, comme l’indique une facture publiée mercredi 2 mai par La Dépêche du Midi. L’élu s’est fourni dans la boutique Haribo de Nailloux, au sud de Toulouse (Haute-Garonne).

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Contacté par le quotidien occitan, Mickaël Nogal a précisé que ces fraises « n’étaient pas destinées au futur président de la République », ni même aux « marcheurs » mais aux citoyens toulousains. Elles devaient être distribuées à l’occasion d’une opération de tractage dans les rues de la Ville rose. Une manière habile de faire passer un message politique auprès des gourmands.

« À l’occasion de la journée du droit des femmes du 8 mars, nous présentions aux Toulousains les propositions d’Emmanuel Macron sur ce sujet, explique le député. Nous avions distribué des flyers pour la venue de Marlène Schiappa (actuelle secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, NDLR), et les militants avaient eu comme idée de les accompagner de petits sachets de fraises Tagada ».

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La dépense a en tout cas été jugée quelque peu inappropriée par l’instance responsable du contrôle des comptes de campagne. « Veuillez fournir des éléments démontrant le caractère électoral de cette dépense », a demandé la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) à l’équipe électorale d’Emmanuel Macron.

Si cette dernière ne parvient pas à produire ces justificatifs, il leur faudra payer toutes ces fraises Tagada de leur poche.

Et si le candidat Macron était venu dans le Val de Villé ? Combien de litres de kirsch ou de whisky aurait-il acheté pour les distribuer sous forme d'échantillon avec une invitation à un grand meeting au Saint-Gilles ou dans la salle festive de Villé ? Evidemment il aurait pris la dépense sur ses deniers personnels et non sur les impôts du contribuable. Les référents d'En Marche du Val de Villé, que tout le monde connaît, s'en seraient portés garants.

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vendredi 4 mai 2018

Sarkozy et Ouattara, les ambassadeurs de Bolloré au Rwanda ?

Un vrai carrousel de rencontres dites d'amitié

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Le 15 janvier dernier, Nicolas Sarkozy effectuait un voyage au Rwanda en compagnie d'hommes d'affaires français identifiés clairement comme membres du groupe Vivendi-Bolloré. D'ailleurs le nouveau "mis en examen" y était représenté par son propre fils Cyrille.

Et cette visite s'est terminée par "un saut de puce" à Abidjan, capitale de Sarkozie en Afrique occidentale. Evidemment, l'effet du pur hasard... Pourtant, à Kigali, les discussions ont tourné autour des opportunités d'investissements français dans plusieurs secteurs économiques où le pays recèle d'importantes potentialités, notamment dans les infrastructures, la logistique, mais aussi le tourisme d'affaires et l'hôtellerie. De quoi intéresser très fortement Bolloré, notamment en matière de routes et chemins de fer. Ne vient-il pas de décrocher le marché des voies de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou et Ouagadougou - Lomé !

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Et Ouattara dans cette affaire ? Il se doit évidemment servir de guide pour expliquer à Kagamé le bien-fondé de la démarche de Sarkozy, l'homme qui passe la plupart de ses réveillons de Nouvel An à Assinie ou à Mougins. Le tout bien sûr, pour les intérêts supérieurs de Bolloré.

Et les affaires sont les affaires, qu'importent les pratiques pour arriver au pouvoir dans son pays. Et celui qui a sur sa conscience le massacre de Duékoué dans l'ouest ivoirien est sans-gêne pour aller se recueillir sur les tombes des victimes du génocide rwandais de 1995. Les peuples et leur souffrances, ce n'est pas l'affaire des dirigeants. Juste utilisés, même à titre posthume, dans l'intérêt très financier de quelques-uns. La honte !

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jeudi 3 mai 2018

Venezuela : Explosion des cas de paludisme en un an (+69%)

L’OMS se préoccupe de la situation

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Mercredi 25 avril, jour de célébration de la lutte mondiale contre le paludisme, l’OMS a fait part de ses inquiétudes concernant la recrudescence de la maladie. Parmi les pays impactés par le rebond de malades, il y a le Venezuela qui enregistre la plus grande augmentation de cas au niveau international avec une hausse de 69% par rapport à l’année précédente.

Rappelons que le paludisme, aussi appelé malaria, est une maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, les principaux symptômes du paludisme sont une sensation de malaise général, une forte fièvre, des frissons, des douleurs musculaires, des vomissements et des frissons; dans des cas plus complexes, il peut y avoir une perte d’appétit, une perte de poids et une inflammation du foie.

Pour la première fois en une décennie, les progrès pour éliminer le paludisme dans le monde ont stagné et même régressé dans certains pays, comme c’est le cas dans le pays sud-américain.

« Si nous continuons sur cette voie nous gâcherons tous les efforts passés », a déclaré le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message ajoutant « nous appelons les pays et la communauté mondiale de la santé à résoudre les principales lacunes relatives à la lutte contre le paludisme ».

Le paludisme se développe rapidement au Venezuela, avec plus de 406 000 cas recensés en 2017, soit 69% de plus que l’année précédente, ce qui représente la plus forte augmentation au monde, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé.

Les migrants vénézuéliens qui échappent à la crise du pays véhiculent, par ailleurs, la maladie au Brésil et dans d’autres régions d’Amérique latine, a déclaré l’agence des Nations Unies, appelant les autorités à proposer des traitements gratuits indépendamment du statut juridique des Vénézuéliens malades afin d’éviter toute propagation.

« En Amérique, ce n’est pas seulement le Venezuela. Nous signalons vraiment des augmentations dans un certain nombre d’autres pays. Au Venezuela, il y a une préoccupation importante, le paludisme augmente, et ce de manière très inquiétante », a expliqué Pedro Alonso, directeur du programme mondial de lutte contre le paludisme de l’OMS, lors d’une conférence de presse à Genève à l’occasion de la Journée mondiale du paludisme, commémoré le 25 avril.

Le gouvernement vénézuélien a signalé 240 613 cas de paludisme en 2016, dont beaucoup dans l’État de Bolívar, à la frontière avec le Guyana, avec 280 décès estimés, selon l’OMS. Le chiffre pour 2017 atteint 406 000 cas, soit cinq fois plus qu’en 2013.

« Ce que nous voyons maintenant c’est une augmentation massive, atteignant probablement un demi-million de cas par an. Il s’agit de la plus grande augmentation signalée dans le monde « , a déclaré Alonso qui explique cette recrudescence mondiale par « le manque de ressources et de campagnes de sensibilisation inefficaces contre le paludisme en sont les causes » plutôt que par une prolifération de moustiques infectés.

L’OMS et son bureau régional, l’Organisation panaméricaine de la santé, travaillent avec les autorités vénézuéliennes pour faire face à une situation « préoccupante ».

« Le Venezuela nous inquiète beaucoup. Les cas de paludisme sont de plus en plus nombreux en raison de la réduction drastique des campagnes de lutte contre le paludisme menées dans le pays », a déclaré le directeur de l’OMS lors d’une conférence de presse. Des déclarations qui confirment les avertissements réitérés par les anciens ministres de la Santé, Felix Oletta et Rafael Orihuela, au cours des trois dernières années alors qu’ils ont signalé que la maladie avait été contractée par plus de 200 000 personnes.

Nicolas Maduro, président du Vénézuela, ne publie pas de chiffres sur les épidémies dans le pays pour cacher la tragédie du manque de médicaments et de soins médicaux qui touchent la population, des pénuries dans le domaine de la santé dénoncées par l’opposition venezuéliene comme Henrique Capriles.

Alonso a rappelé que, grâce à la première campagne d’éradication de la maladie dans les années 1950-1960, le Venezuela était parvenu à enrayer le paludisme dans les grandes régions du pays. « Maintenant, nous avons des augmentations massives qui atteignent probablement un demi-million de cas par an. C’est la plus forte augmentation enregistrée dans le monde », s’est-il plaint.

« Le paludisme est un organisme très complexe que nous combattons avec des outils imparfaits », notamment avec des politiques de prévention, car les insecticides utilisés n’évitent que 40 à 50% des cas.

Cependant, cette année, l’OMS introduira, en tant que test pilote, un nouveau vaccin dans trois pays africains – le Kenya, le Ghana et le Malawi – le but étant de protéger partiellement les enfants. Le paludisme touche avant tout les plus vulnérables : les jeunes enfants, les femmes enceintes et les pauvres.

En 2016, le financement dédié à la prévention a atteint environ 2, 7 milliards de dollars, soit environ la moitié de ce qui serait nécessaire. Le paludisme est la troisième maladie transmissible qui cause le plus de décès chez les enfants, après la pneumonie et la diarrhée. Plus de 300 000 enfants de moins de cinq ans sont morts du paludisme en 2016. Dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide est le moyen le plus courant et le plus efficace de prévenir le paludisme.

Le paludisme (ou malaria) est une maladie qui peut être mortelle, due à des parasites. Les parasites du genre Plasmodium sont transmis par des moustiques de type Anopheles infectés, qui piquent habituellement la nuit. En 2015, 95 pays et territoires étaient confrontés à une transmission continue du paludisme. (Aline Timbert, Actu-Latino).

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mercredi 2 mai 2018

Une insulte aux enseignants

Circulaire Blanquer : ce ministre aurait inventé la poudre ! 

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Dictées, leçons de grammaire, calcul mental, format du cahier : le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a dévoilé jeudi une série de recommandations pour les enseignants du primaire visant à améliorer "la réussite des élèves". La réaction des syndicats et des enseignants ne s'est pas fait attendre : ils dénoncent "un discours démagogique", qui a "une visée politique et non pédagogique".

Dans quatre circulaires, le ministère a détaillé le jeudi 26 avril ses recommandations sur l'enseignement de la lecture, du calcul, de la grammaire et du vocabulaire et la résolution de problèmes, qui s'accompagnent d'un guide de 130 pages adressé aux professeurs des écoles.

Concernant la lecture, Jean-Michel Blanquer est catégorique : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique -, il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair". Il prône aussi une dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés.

"J'ai une grande confiance dans l'action des professeurs", assure-t-il. Des inspecteurs de l'Éducation nationale "regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe, en l'absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un, qui est le produit d'une intelligence collective", poursuit-il.

Le message passe mal du côté des professeurs et des syndicats : "On a le sentiment qu'il nous prend un peu pour des branquignols", a expliqué à Franceinfo une directrice d'école de l'Est de la France. "Lui, super pédagogue, va nous apprendre à apprendre". Un enseignant parisien explique à la radio avoir la sensation d'être "un irresponsable qui se fait taper sur les doigts par le ministre". Il déplore un "sentiment d'infantilisation". Pour l'un de ses collègues, "Jean-Michel Blanquer véhicule l'idée que chacun fait ce qu'il veut sans aucune règle. C'est un discours démagogique".

"Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique", a déclaré Xavier Suelvès, en charge du primaire au syndicat SE-Unsa. "Le ministre s'adresse à l'opinion publique et veut lui faire croire qu'on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C'est un leurre", abonde Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire. "L'école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l'intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner".

Aucun ne prône le statu quo, d'autant que les résultats des petits Français aux évaluations internationales affichent des résultats décevants depuis plusieurs années. Mais ils estiment que le ministre ne donne pas les bons outils. Le guide de 130 pages "n'apporte rien à un enseignant chevronné" car il "correspond grosso modo à ce que le maître fait déjà en mieux", poursuit Francette Popineau. Quant à l'enseignant débutant, "attend-on de lui qu'il s'approprie seul dans son coin ces 130 pages ?".

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La dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental, des leçons de grammaire, tout cela existe déjà, relève Xavier Suelvès. "Reconnaître le verbe dans une phrase et trouver le sujet" se pratique chaque jour dans toutes les classes, poursuit-il. Quant à l'éternel combat entre la méthode syllabique et "le fantôme de la méthode globale", selon Francette Popineau, les enseignants font part de leur lassitude. Et rappellent que le point faible des écoliers relevé dans les études internationales n'est pas le déchiffrage mais la compréhension, qui ne dépend pas du choix entre méthodes syllabique ou globale.

Autre point de friction : l'uniformisation du matériel. Les conseils donnés aux professeurs vont jusqu'au choix du cahier : le guide d'apprentissage de la lecture conseille aux enseignants le format 17x22 cm à "réglure Séyès", c'est-à-dire des grands carreaux et une marge rouge à gauche. Une recommandation qui équivaut pour un professeur à dire "j'obligerai les élèves à manger avec des couverts à la cantine". "En douze années d'exercice, je n'ai jamais vu mes collègues utiliser autre chose que ces cahiers", confirme un autre professeur. "Cela doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe", ironise à France info la directrice d'école.

Les syndicats, comme les instituteurs, insistent sur l'importance de la formation continue, parent pauvre du système éducatif français. Elle est un des facteurs-clé de réussite des systèmes éducatifs étrangers les plus performants. Sur Twitter, certaines réactions étaient vives. Johanna Cornou, professeure des écoles au Havre (Seine-Maritime), reprochait ainsi au ministre de faire croire "qu'on n'a pas de cadre, qu'on enseigne encore la méthode globale ou qu'on n'utiliserait plus de cahiers". Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés. Voilà qui va mettre le ministère au service des éditeurs.

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mardi 1 mai 2018

Et voici Lalaye !

L'allée des arts revient !

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lundi 30 avril 2018

RN 59 : des retards comme d'habitude

Il fallait s'y attendre !

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A la lecture de la presse régionale des 29 et 30 avril, on peut estimer que bien naïfs sont ceux qui ont pu croire que le contournement de Châtenois sur la RN59 verrait le début des travaux fin 2017 pour être opérationnel en 2020.

Pendant des années, les retards étaient dûs (voire organisés) à des recours divers en justice. Hélas, après la dernière enquête parcellaire, malgré le projet défini dans la D.U.P. (déclaration d'utilité publique) non respecté, personne ne s'est hasardé à déposer un n-ième recours.

Il a donc fallu en haut lieu trouver un autre subterfuge, avec des travaux préalables de fouilles archéologiques à réaliser en 3 tranches en 2018 et 2019. 

Et comme par hasard, 2020 marquera la fin du Contrat de Projet Etat-Région, contre lequel le président du conseil départemental 67 Frédéric Bierry avait d'ailleurs voté. 

On peut donc s'attendre à une réinscription au futur Contrat de Plan, qui peut-être ne repoussera la réalisation du contournement qu'en 2026, si un autre subterfuge n'est pas trouvé. Et de report en report, nous arriverons peut-être à voir une route digne de ce nom en l'an 2099.

S'il est étonnant que l'AMV ne parle pas des recherches archéologiques, il est encore plus surprenant que la conseillère départementale Mozziconacci, élue (ou nommée ?) dernièrement vice-présidente du comité du massif vosgien, n'en pipe mot.   

Usagers et riverains, continuez à prendre votre mal en patience !

- A relire : Archéologie sur le contournement de Châtenois

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dimanche 29 avril 2018

Pour une sortie du mois de mai ...

... chez nos voisins vosgiens

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samedi 28 avril 2018

Lutte contre le terrorisme au Mali

La Minusma fait appel à des soldats chinois

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Des soldats chinois sont en route pour le Mali afin de renforcer les troupes de la Minusma. L'arrivée de ce contingent chinois intervient alors que la mission onusienne traverse une période très sombre dans ce pays sahélien.

A en croire les dernières statistiques, la Mission des Nations-Unies au Mali (Minusma) est en passe de devenir la mission de maintien de la paix la plus meurtrière de tous les temps, avec plus d'une centaine de Casques bleus tués dans des actes hostiles. Ce triste bilan macabre est dû aux attaques incessantes des groupes armés terroristes qui ont mis le Nord-Mali sous leur coupe depuis 2012.

Un contingent de 395 soldats chinois viendra renforcer les Casques Bleus, dès ce mois de mai, pour une durée d'un an. Ce contingent, composé entre autres d'une brigade de défense chimique, d'une unité médicale et de sapeurs-pompiers, aura pour mission de réparer des routes, des ponts et des pistes d'aéroport dans les zones de mission, protéger les quartiers généraux dans des zones de guerre, et soigner les malades et blessés.

Considérés comme très professionnels et dotés d'un excellent savoir-faire, ces soldats ne monteront cependant pas en première ligne, c'est-à-dire là où ont lieu les traques et les combats. Pour cela, les Africains (notamment les Tchadiens et les Maliens) encadrés par quelques Français continueront à faire le sale boulot.

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vendredi 27 avril 2018

Loi Collomb !

Sévèrement jugée par le Défenseur des droits comme par les ONG spécialisées qui y voient une profonde atteinte aux droits fondamentaux – c’est à dire aux protections inviolables, sorte de « lignes rouges » consacrées par le droit –, la loi sur l’asile et l’immigration est arrivée lundi sur les bancs de l’Assemblée nationale.

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Dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, le projet de loi de Gérard Collomb sur l’asile et l’immigration est arrivé ce lundi soir sur les bancs de l’Assemblée nationale. Intitulé "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif", il ne comporte finalement que très peu de changements par rapport à la version initialement présentée en Conseil des ministres le 21 février dernier, et ce malgré près de 900 amendements déposés.

La plupart n’ont pas franchi l’obstacle de la commission des lois qui examinait le projet la semaine dernière à l’Assemblée. « Le texte a été modifié à la marge mais nous n’avons rien obtenu de particulier, si ce n’est la réduction de l’allongement de la durée de rétention à 90 jours au lieu des 105 envisagés au départ » souffle-t-on du côté du Secours Catholique. Pour le reste, la teneur reste donc sensiblement la même, fidèle à une double démarche : le durcissement des mesures répressives pour les migrants en général, et un affaiblissement considérable des droits pour les demandeurs d’asile en particulier. « C’est un texte de police qui franchit la ligne rouge des droits fondamentaux », résume Vanina Rochiccioli, présidente du Gisti.

Raccourcissement des délais jusqu'à l'absurde

La grande mesure défendue par le ministre de l’Intérieur est la réduction du temps d’instruction des demandes d’asile à six mois. Problème : censée aider les demandeurs à obtenir une réponse plus rapidement, la mesure se fera à leur détriment. « En réalité, rien n’est fait pour que l’entrée dans le droit soit rendu possible et pour que les délais soient respectés par l’administration », poursuit Vanina Rochiccioli. Ce raccourcissement des délais de procédure s’applique en fait à sens unique, contre les migrants. « Les personnes qui demanderont l’asile plus de 90 jours après leur arrivée en France verront ainsi leur demande examinée en procédure accélérée, et seront privées d’hébergement et de ressources », alerte ainsi Gérard Sadik, responsable asile à la Cimade.

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Les déboutés de l’asile verront par ailleurs leur délai de recours pour contester la décision devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) divisé par deux : d’un mois, il passerait désormais à quinze jours. « Un mois, c’était déjà très court par rapport au droit commun, rappelle la présidente du Gisti. Aujourd’hui, lorsque vous souhaitez contester un permis de construire, vous avez deux mois. » Constituer un recours solide en quinze jours, compte tenu des conditions de précarité de nombreux demandeurs d’asile, deviendra très compliqué.

L'enfermement des enfants confirmé

Autre mesure très fortement contestée, le doublement du délai de rétention administrative de 45 à 90 jours. Dans le même temps, l’interdiction de la rétention des mineurs n’a finalement pas été retenue. Le mois dernier pourtant, le Défenseur des droits interpellait le Premier ministre au sujet de l’inquiétante augmentation des enfants au  centre de rétention : sur l’année 2017, la France a vu 275 enfants, « dont de nombreux nourrissons », enfermés dans ces "prisons" pour étrangers, soit autant que pour les années 2012, 2013, 2014 et 2015 réunies. Une situation pour laquelle la France avait déjà été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en 2016, considérant alors qu’imposer à des enfants une telle privation de liberté, même aux côtés de leurs parents, était assimilable à un "traitement inhumain ou dégradant". Le Président de la République Emmanuel Macron s’est pourtant prononcé, lors de son interview du 15 avril, contre l’enfermement des mineurs isolés, mais pas contre la rétention de familles avec enfants, qui pourront donc être emprisonnés pendant trois mois.

Le projet de loi prévoit également de répartir les demandeurs dans les régions françaises en conditionnant le versement de leur allocation (l’aide aux demandes d’asile – Ada) à la résidence dans cette région – sans que ne leur soit pour autant garanti un hébergement. « Un véritable cantonnement inédit », pour la Cimade, qui dénonce aussi l’inscription dans la loi de la logique d’« un accueil sous surveillance »tel que véhiculé par la circulaire du 12 décembre qui doit permettre le contrôle de la situation administrative des personnes hébergées en accueil d’urgence. Attaquée en justice et accusée d’ouvrir la voie au tri des migrants, à rebours du principe d’inconditionnalité de l’accueil, la circulaire n’a finalement pas été suspendue par le Conseil d’État,qui s'est contenté d'en réduire la portée dans sa décision. En allongeant la durée de la « retenue pour vérification du droit au séjour » de 16 heures à 24 heures, les associations dénoncent également une « garde à vue bis dédiée aux personnes étrangères » – une privation de liberté qui est normalement attaché à un délit...

"Ce projet ne répond absolument pas aux besoins"

« Le Défenseur des droits dénonce une logique de suspicion ainsi qu’un renforcement inédit des moyens coercitifs mis au service de l’éloignement des étrangers », a fait savoir vendredi sa représentante, Anne du Quellennec, lors d’une conférence de presse organisée par les États généraux des migrations – un processus de concertations décentralisées engagées sur le sujet dans 69 départements français depuis le mois de novembre. Deux jours plus tôt, le Défenseur des droits en personne, Jacques Toubon, avait lui-même vertement tancé le projet de loi lors de son audition à l'Assemblée Nationale : « Il n’y a pas de caricature à proclamer les droits fondamentaux ! » avait-il ainsi rappelé aux députés de la République en marche (LREM) sceptiques devant ses critiques répétées – dans son avis officiel en date du 15 mars -, le Défenseur des droits n’hésitait pas à parler d’un projet de loi « répressif ».

Le son de cloche est sensiblement similaire du côté de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui rendra son avis le 2 mai prochain, à en croire l’avocat Alexandre Duval-Stalla, qui en est membre : « La tonalité générale sera : "les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires". Ce projet de loi ne répond absolument pas aux besoins en la matière, et il est regrettable de ne pas respecter la tradition républicaine qui consiste à traiter les questions d’asile et celles de droit des étrangers dans des projets de loi séparés ». Au mois de mars, le Commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe s'était lui aussi "inquiété - de certaines dispositions du projet de loi.

Des interpellations qui rejoignent celles de nombreux autres acteurs, opposés à ce plan de « dissuasion migratoire ». Parmi les nombreuses associations engagées, on retrouve la Ligue des Droits de l’homme : « Il faut considérer les migrants comme des sujets de droit, non comme des objets. Et arrêter de faire croire que si on donne des droits aux migrants, on en retire aux français ! Plus il y a de droit dans une société, mieux elle se porte », explique la vice-présidente, Dominique Noguères. La liste des opposants va jusqu’à compter quelques députés LREM, frondeurs au sein de la majorité. A l’image de Jean-Michel Clément (Vienne) ou Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire) qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas la loi. Cela suffira-t-il à la recaler, lors du vote – probablement ce vendredi – qui clôturera les débats dans l’hémicycle ? C’est très peu probable. Pire, l’examen du projet au Sénat, pourrait encore aggraver le texte initialement présenté. Et confirmer le tournant coercitif de la France dans le régime du droit d’asile.

- selon Barnabé Binctin (Bastamag)

  • Photos : manifestation pour le droit d’asile, le 21 février 2018 à Paris.

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