mercredi 5 avril 2017

En Côte d’Ivoire, des militants toujours détenus sans jugement dans les geôles du président Ouattara

Aucun respect des droits de l'homme !

abidjan

Des partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont toujours détenus sans jugement, dans un contexte de restriction des libertés.

 Il croupit depuis plus de deux ans dans les geôles ivoiriennes, d’abord détenu dans la sinistre maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), puis transféré à Bouaké, dans le centre du pays, loin de sa famille qui ne peut lui rendre visite qu’une fois par mois. Assoa Adou, membre fondateur et figure du Front populaire ivoirien (FPI), a été arrêté le 7 janvier 2015. Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, d’achat d’armes, de formation de bande armée et de meurtre, il attend toujours son jugement. Et faute de suivi médical, son état de santé se dégrade. Sa vue décline, il souffre d’hypertension, ce qui n’empêche pas ses geôliers de le soumettre au supplice d’une lumière en permanence allumée, pour le priver de sommeil.

Assoa Adou n’est pas le seul prisonnier politique ivoirien soumis à ce genre de maltraitance. Dans son dernier rapport annuel, Amnesty International estime à 146, au moins, les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo arrêtés entre 2011 et 2015 et toujours en attente de jugement pour des infractions qu’ils auraient commises pendant la crise post-électorale de 2010-2011. « Les autorités ont restreint le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en vertu de lois érigeant en infractions les manifestations pacifiques, entre autres formes d’expression non violente. Plus de 70 personnes, principalement membres de partis de l’opposition, ont été arrêtées, puis libérées au bout de plusieurs heures, voire plusieurs jours », relève l’ONG.

 Un amer souvenir de son passage à la Maca

 Mariam Cissé, une dirigeante du FPI, est de ceux-là. Elle a été interpellée le 10 juin 2015 alors qu’elle préparait une initiative en faveur de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye et jugé par la Cour pénale internationale. Placée en détention provisoire, elle a été entendue par un juge d’instruction seulement quatre mois plus tard, avant d’être relâchée et jugée huit mois après son arrestation. Verdict : « délit non constitué ». Relaxée, cette militante garde un amer souvenir de son passage à la Maca. « Sans suivi médical, nous en étions réduits à prier pour ne pas tomber malades. Seuls les traitements antipaludéens étaient accessibles aux détenus. Pour le reste, nos proches devaient nous apporter vivres et médicaments », raconte-t-elle.

 Une justice des vainqueurs qui perpétue les divisions

 Aux antipodes de cette répression politique, les partisans d’Alassane Ouattara suspectés de crimes de guerre en 2011 bénéficient toujours, eux, de l’impunité. « Les membres des forces loyales au président Alassane Ouattara qui s’étaient rendus coupables de violences, notamment de l’homicide de plus de 800 personnes à Duékoué en avril 2011 et de 13 personnes dans un camp pour personnes déplacées à Nahibly en juillet 2012, n’ont pas été poursuivis. Certains d’entre eux ont pourtant été identifiés par des familles de victimes mais, malgré les enquêtes menées, personne n’avait été traduit en justice à la fin de l’année », souligne Amnesty International. Une justice des vainqueurs qui perpétue les divisions et les tensions politiques en Côte d’Ivoire, avec la bénédiction de Paris, indéfectible soutien de Ouattara. « Il est inacceptable que l’État français n’intervienne pas pour faire cesser les maltraitances des prisonniers politiques. C’est pourtant Paris qui a contribué à installer par la force le régime actuel de Côte d’Ivoire, remarque Dominique Josse, responsable Afrique du PCF. Il suffirait d’une simple pression, qui pour une fois irait dans le bon sens, un simple coup de fil, pour stopper ces violations. Des vies sont en danger, il est temps d’agir. »

 Rosa Moussaoui, journaliste à la rubrique Monde de L’Humanité

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mardi 4 avril 2017

2 et 3 juin, à Andlau

Un seul point de vente des billets dans le Val de Villé !

Brasserie du Centre à Villé !

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lundi 3 avril 2017

Enfin le budget primitif pour Villé !

La prochaine réunion du conseil municipal de Villé est fixée au mercredi, 5 avril à 19h30 à la mairie de Villé.

Ordre du jour

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1) Finances : affectation du résultat du compte administratif 2016, vote des taux de fiscalité pour 2017, budget primitif 2017, affectation du résultat 2016 du lotissement "Les Pommiers 2" et budget primitif pour 2017, mission d'assistance pour les marchés d'assistance.

2) Ressources humaines : convention de mise à disposition d'un agent avec Tremplins, création d'un poste C.A.E., emplois saisonniers.

3) Urbanisme : cession d'un terrain communal, convention de mise à disposition du parking de l'ancien Super-U.

4) Divers.

5) Communications du maire.

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dimanche 2 avril 2017

Poisson d'avril

Ni réfugiés, ni djihadistes !

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Les habitants de Villé et des environs ne vivront pas dans la peur ! Il n'y a pas de djihadistes dans la vallée de Villé. Les friches agricoles, industrielles, administratives resteront des friches. Et à Villé, on continuera à dormir en paix. Seuls quelques fantômes continueront à squatter l'ancienne gendarmerie, l'ancienne maison de retraite ou l'ancienne filature. L'aérodrome d'Albé restera réservé à quelques petits avions et à des maquettes.  Et même au prochain conseil municipal, qui se tiendra le mercredi 5 avril à 19h30 à la mairie, nos élus n'auront pas à proclamer l'état d'urgence !

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samedi 1 avril 2017

Pas de réfugiés, mais des djihadistes !

gendarmerie

Depuis le mois de novembre 2016, les villois espèraient accueillir des réfugiés dans l'ancienne gendarmerie.  6 mois plus tard, le projet semble abandonné. Le bâtiment reste délaissé, comme bien d'autres dans la Vallée (usine FTV, ancienne maison de retraite, et j'en passe).Les volets et les portails restent clos, les parterres ne sont plus fleuris au grand dam du maire de Villé qui voit s'éloigner l'espoir du maire de Villé d'obtenir une troisième fleur et du président de la comcom qui désespère de trouver une solution de reprise de l'ancienne maison de retraite.

Un repreneur enfin !

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Il y a quelque temps déjà, un repreneur très discret circulait dans le Val de Villé à la recherche de lieux qui pourraient lui convenir. Et des silhouettes curieuses d'aspect rasaient les murs toutes les nuits surtout dans le bourg-centre, où toutes les lumières étaient éteintes. Dans quel but ? Nul ne pouvait le dire, bien que les agents communaux aient été alertés tous les matins par la découverte d'effractions de plus en plus nombreuses.

Finalement, par une source qui tient à rester anonyme, nous avons appris qu'il s'agissait du chef du mouvement djihadiste du Sahel, un certain Bel Mokhtar, donné pour mort depuis de longs mois, mais qui s'était réfugié clandestinement dans le Val de Villé avec une douzaine de ses gardes du corps. Et ils avaient trouvé ce qu'ils voulaient : toute la logistique pour établir un camp d'entraînement.

Une logistique très au point

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Tout d'abord, les candidats au djihad arrivent par les airs. Certaines nuits le va et vient des avions était incessant du côté de l'aérodrome d'Albéville. Et cette piste, souvent peu fréquentée, voyait certaines nuits arriver un vrai défilé aérien, des hommes sautant des avions dès qu'ils touchaient le sol pour repartir sans même s'arrêter. Ces hommes étaient regroupés dans le hangar jouxtant l'aérodrome avant de partir à pied avec leur équipement vers l'ancienne gendarmerie villoise ou vers l'ancienne maison de retraite.

Les friches agricoles pour terrain d'entraînement

Une fois installés, ces "stagiaires" sont emmenés vers les friches agricoles sur les hauteurs vers Triembach-au-Val ou Albé. Les anciennes mines leur servent également de lieux d'entraînement. Enfin, paraît-il, certains exercices auraient même lieu dans l'immense cour déserte des Filatures & Tissages de Villé (FTV). Et les vestiaires des sportifs villois seraient utilisés pour les douches en fin d'entraînement. Ces djihadistes sans gêne étaient-ils à l'origine des dégradations constatées il y a quelques semaines ?

Et tout cela au nez et à la barbe des autorités locales ! Toujours selon une source discrète, il y aurait déjà eu trois stages depuis le début de l'année ! Certains regretteraient déjà d'avoir protesté contre l'arrivée de réfugiés.

frichesDjihadiste dans les friches viticoles entre Triembach-au-Val et Villé

djihad3Dans la cour des FTV ?

djihad2Après l'entraînement, la douche. Dans les vestiaires des sportifs de Villé ?

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vendredi 31 mars 2017

Cambadélis écrit aux militants du PS

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, vient d'écrire à tous les militants. Un acte de bravoure ou une nouvelle synthèse telle qu'on les vit depuis de nombreuses années ? Dénonce-t-il une scission ou annonce-t-il une fission ? Si dans la forme il soutient Hamon, dans le fond n'est-il pas déjà parti ailleurs ? En tous cas voilà les 4 pages d'un dur exercice d'équilibriste que Cambadélis aurait pu s'épargner. La traduction immédiate de Valls  en commission des conflits eut été plus pertinente.

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jeudi 30 mars 2017

Pas tout à fait un poisson d'avril !

Saint-Marguerite : le piranha des Vosges

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mercredi 29 mars 2017

Syndicalisme franco-allemand

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article).

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Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

 Daniel MURINGER, pour "L'Alterpresse 68"

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

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mardi 28 mars 2017

Ce qui fonctionne en Europe

A l’occasion du 60e anniversaire du Traité de Rome, le Centre Européen de la Consommation à Kehl rappelle les choses qui font qu’il n’y ait pas d’alternative à l’Europe…

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« C’est quoi l’Europe ? » Souvent décriée, mal-aimée, au cœur des débats avec le Brexit et plutôt cachée dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle, l’Europe fête ses 60 ans le 25 mars. A cette occasion, le Centre Européen des Consommateurs France a lancé une campagne d’information mettant en valeur 60 raisons de croire (encore) en l’Europe. Extraits de ce qui fonctionne en Europe, le plus grand marché au monde avec 508 millions de consommateurs.

Etre consommateur en Europe, c’est notamment :

• Pouvoir bénéficier des services gratuits du Centre Européen des Consommateurs (CEC) de son pays en cas de litige de consommation transfrontalier. Depuis 2005, à l’initiative de la Commission européenne et des Etats membres, il existe en effet un CEC dans chaque pays de l’UE, ainsi qu’en Islande et en Norvège, qui informe et aide les consommateurs qui ont une question sur leurs droits en Europe ou un litige avec un professionnel situé dans un autre pays européen.

• Pouvoir se rétracter dans un délai de 14 jours après une commande sur Internet dans un pays de l’UE.

• Pouvoir acheter dans un autre pays de l’UE sans discrimination fondée sur sa résidence ou sa nationalité.

• Bénéficier d’une garantie légale de minimum 2 ans en cas d’achat d’un bien défectueux dans un pays de l’UE.

• Avoir des droits (remboursement, indemnisation…) en cas d’incident lors d’un voyage en avion, en train, en bateau ou en bus.

• Communiquer (téléphone, SMS, Internet mobile) en Europe au même tarif que dans son pays d’abonnement (à partir du 15 juin 2017).

• Bénéficier de soins lors d’un séjour dans un pays de l’UE et être remboursé dans son pays d’affiliation grâce à sa carte européenne d’assurance maladie.

• Profiter de ses abonnements à des services en ligne (films, musique, jeux vidéo…) lors d’un voyage dans l’UE (à partir de 2018).

• Pouvoir engager une action en justice à l’encontre d’un professionnel européen de façon simplifiée grâce aux procédures judiciaires de règlement des petits litiges ou d’injonction de payer européenne.

L’Europe c’est aussi :

• 24 langues officielles qui permettent à chaque citoyen d’avoir accès aux documents de l’UE, écrire à la Commission européenne et recevoir une réponse dans sa propre langue.

• Plus de 5 millions de personnes depuis 30 ans qui ont étudié dans un autre pays de l’UE grâce au programme ERASMUS.

• Un système d’alerte rapide pour les produits dangereux non alimentaires : RAPEX.

• Un réseau FIN-NET pour résoudre les litiges financiers transfrontaliers.

• Une diversité culturelle pour tous les goûts : festivals de musique, de film, de la bière, de la saucisse,…
Alors, c’est quoi l’Europe ? C’est 60 ans de construction, de vivre ensemble qu’il convient de protéger mais aussi d’adapter aux habitudes de consommation et aux défis de demain (ex : harmoniser les critères des vignettes anti-pollution des véhicules dans tous les pays d’Europe, libérer les frontières du numérique…).

Retrouvez les « 60 raisons de croire en l’Europe » développées par le Centre Européen des Consommateurs France sur www.europe-consommateurs.eu et sur son compte twitter @ECCFrance.(selon euro-journaliste).

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lundi 27 mars 2017

Manifestation anti-corruption à Moscou

Poutine, l'ami de Fillon et de Marine Le Pen, réprime 

moscou

L'opposant russe Alexeï Navalny et plus d'une centaine de ses partisans ont été interpellés par la police, dimanche 26 mars, lors d'une manifestation contre la corruption qui rassemblait plusieurs milliers de personnes à Moscou.

Alexeï Navalny "a été arrêté sur (la place) Maïakovskaïa", sur l'itinéraire de la marche, interdite par les autorités, a annoncé sa porte-parole Kira Iarmych, sur Twitter. "Tout va bien pour moi, ce n'est pas la peine de se battre pour moi", a écrit de son côté Alexeï Navalny sur son propre compte, appelant à continuer de manifester.

Au total, la police russe a interpellé près de 700 manifestants, affirme l'organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations. "Les arrestations se poursuivent", a ajouté l'ONG sur Twitter. Lundi, Alexeï Navalny avait été surpris par un inconnu et recouvert de colorant vert, alors qu'il venait inaugurer son local de campagne en vue de la prochaine élection présidentielle.

 La manifestation sur la rue Tverskaïa, l'une des principales artères de la capitale russe débouchant sur le Kremlin, avait été interdite par les autorités, une décision dont Alexeï Navalny conteste la légalité. Selon la police, elle réunissait entre 7 000 et 8 000 personnes, ce qui en fait une protestation d'une ampleur rare ces dernières années en Russie.

Au royaume de Poutine, cet ancien du KGB, la répression et le politburo sont encore d'actualité. Ses amis français, François Fillon et Marie Le Pen, rêvent des mêmes méthodes en France. Et Fillon, le candidat exemplaire mis en examen, imagine même des "cabinets noirs".

Navalny

Alexeï Navalny dans un fourgon de la police, après son interpellation lors d'une manifestation à Moscou, dimanche 26 mars 2017.

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