dimanche 8 avril 2018

A propos du génocide des Tutsi au Rwanda

"Survie" ramène au ministère des Armées une caisse d’armes pour interpeller Emmanuel Macron

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Alors que les rescapés du génocide des Tutsi du Rwanda s’apprêtent à commémorer ce samedi le 24ème anniversaire du début des massacres, des militants de Survie ont interpellé ce jeudi 5 avril le président et le gouvernement français en mettant en scène le retour d’une fausse caisse d’armes et de munitions expédiées par Paris pendant le génocide. L’association demande au président que ses premières annonces à ce sujet soient à la hauteur des enjeux : il faut désormais une reconnaissance officielle du soutien que les autorités françaises ont apporté à un régime génocidaire.

48 heures avant les 24èmes commémorations du début du génocide des Tutsi du Rwanda, l’association Survie, mobilisée contre la Françafrique, a organisé la remise symbolique au ministère de la Défense de l’époque d’une caisse factice d’armes et de munitions françaises. Les gendarmes présents au 14 rue Saint-Dominique ont donc été pris à témoins d’une forme de retour par la Poste (pour motif de « non distribution ») d’une des caisses d’armements que la France a acheminées en 1994 à destination d’un régime allié, alors même qu’il commettait un génocide. Comme les gendarmes sur place ont refusé de réceptionner ce colis, les militants de l’association l’ont ensuite apportée au siège du Parti Socialiste rue de Solférino, pour suggérer de profiter du déménagement pour faire l’inventaire de la politique de François Mitterrand au Rwanda. Il s’agissait pour l’association d’illustrer concrètement le soutien politique, économique et militaire que notre pays a apporté, et que l’État français devrait désormais reconnaître.

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Pour Fabrice Tarrit, co-président de Survie : « C’est le président Emmanuel Macron qui a désormais la responsabilité de reconnaître officiellement, au nom de la France, que les autorités de notre pays ont soutenu et armé un régime "ami" quelles qu’en soient les conséquences. Ce soutien, déjà incompréhensible avant le génocide, ne s’est pas démenti pendant les massacres, ni même après ». Il ajoute « L’État devra bien le reconnaître : on ne peut pas attendre plus de 50 ans, comme pour la participation active des autorités françaises dans la déportation de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale ! ».

Ce soutien à ceux qui commettaient le génocide des Tutsi a pris différentes formes : politique, diplomatique, militaire (livraisons d’armes et de munitions, recours à des mercenaires)... Il a été apporté en connaissance de cause, de manière active, et a eu un effet sur les crimes commis : cette politique constitue juridiquement une complicité de génocide, l’intention génocidaire n’étant pas nécessaire à cette qualification. Une reconnaissance officielle de ce soutien aux auteurs d’un génocide amènera, logiquement, à demander des comptes aux décideurs civils et militaires qui ont mené cette politique.

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« Comment comprendre que des responsables politiques de l’époque comme les ministres Alain Juppé et François Léotard ou encore le secrétaire général de l’Elysée Hubert Védrine, n’aient jamais été inquiétés ? Et surtout que l’Amiral Lanxade, le Général Quesnot et le Général Huchon sont partis à la retraite avec tous les honneurs, sans jamais rendre des des comptes à la justice ? », s’étonne Fabrice Tarrit. « Ces trois responsables militaires étaient respectivement chef d’état-major des armées, chef d’état-major particulier du président et chef de la mission militaire de coopération : ils ont eu, avec le président François Mitterrand, toutes les cartes en main pour continuer ou arrêter de soutenir un régime "ami" qui commettait le crime des crimes. Des responsables français ont opté pour un soutien direct, avec l’opération Turquoise qui a gelé la ligne de front, et un soutien indirect, avec des mercenaires corsaires de la République comme Bob Denard ou Paul Barril ».

Emmanuel Macron a l’opportunité historique de reconnaître officiellement, sans faux-fuyants, qu’un tel appui a été décidé et exécuté en toute connaissance de cause – d’autant que pour la première fois depuis 1994, aucun des partis de gauche et droite qui gouvernaient ensemble à cette période de cohabitation n’est actuellement au pouvoir. Le président le doit d’abord aux victimes et aux rescapés du génocide, mais aussi aux citoyens français, afin d’ouvrir le nécessaire débat sur le fonctionnement des institutions de la Vème République. Et si Macron oubliait le Rwanda, le Rwanda et l'Afrique ne l'oublient pas. (communiqué de "Survie")

Génocide au Rwanda : Guillaume Ancel brise l'omerta

Rwanda Genocide

Rwanda L'histoire qui mène au génocide part 1

Rwanda L'histoire qui mène au génocide part 2

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samedi 7 avril 2018

Brésil : Lula bientôt en prison ?

L'ex-président reste favori pour la nouvelle élection

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Après 11 heures de débats et à six mois d’une élection présidentielle pour laquelle il était donné favori, Luiz Inacio Lula da Silva devrait commencer à purger sa peine de 12 ans de prison dans les prochains jours.

Si le feu vert a été donné, les avocats de Lula peuvent encore présenter des recours, mais seulement sur des aspects techniques, et non pas sur le fond. Cela signifie que Lula devra bien purger sa peine peut-être dans quelques jours, une fois que toute la procédure judiciaire aura été conclue, rapporte notre correspondant Martin Bernard

L'ancien président a été condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l’obtention de marchés publics.

Décision loin d'être unanime

La décision de la Cour suprême est pourtant loin d’être unanime : six de ses membres ont voté contre l’habeas corpus, cinq autres pour sa concession. Elle représente un coup dur pour l'ancien président de gauche, mais une victoire pour les procureurs de l’opération « Lavage-Express », l’enquête qui a mis au jour un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords et qui secoue toute l'Amérique Latine.

Elle confirme aussi la jurisprudence datant de 2016 stipulant que toute peine de prison peut commencer à être purgée dès la condamnation en seconde instance. Une décision favorable à l’habeas corpus aurait en revanche pu permettre à tous les condamnés de rester en liberté jusqu’à l’épuisement de tous les recours.

À Brasilia, les manifestants avaient été séparés en deux groupes, comme lors du procès de Dilma Rousseff en 2016. Dès que la tendance contre Lula s’est dessinée, ses adversaires ont commencé à chanter l’hymne national et à fêter leur victoire. Et de l’autre côté de la barrière, c’était la désolation, car Lula reste l’un des hommes politiques les plus populaires au Brésil, même s’il a aussi beaucoup de détracteurs… et surtout la gauche devra trouver un nouveau candidat pour la présidentielle d’octobre prochain.

Lula dénonce un complot

À la tête de son pays de 2003 à 2010, Lula nie farouchement les faits qui lui sont reprochés, invoquant l’absence de preuves et dénonçant un complot pour l’empêcher de briguer un troisième mandat. Cela huit ans après avoir quitté le pouvoir.

L’ancien ouvrier de 72 ans est l’une des personnalités politiques les plus charismatiques de l’Amérique latine et a quitté les reines du pays avec un taux de popularité record. Dans la course pour un retour lors des élections d’octobre, cette décision pourrait arrêter son ambition de pouvoir, alors qu’il était donné favori.

« Je veux juste que la Cour suprême rende justice. Je ne veux aucun bénéfice personnel et qu'elle indique quel crime j'ai commis », avait déclaré Lula à Rio de Janeiro, deux jours avant la séance de la Cour suprême.

Le Brésil reste profondément divisé

Le climat, très tendu partout dans ce pays qui reste profondément divisé depuis les élections de 2014, ne s’est pas amélioré après un message du chef de l’armée brésilienne. Le général Eduardo Villas-Boas a indiqué mardi 3 avril sur Twitter que l’armée « partage le sentiment de tous les bons citoyens qui répudient l’impunité ».

Cette publication laisse entendre une rare prise de position de l’armée, qui prend désormais une place inédite dans la vie du Brésil depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985). Un déclaration qui est un « grave affront à l’indépendant des pouvoirs et une menace envers l’État démocratique », selon Amnesty International.

- selon RFI.

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vendredi 6 avril 2018

Macron "bien accueilli"

Une majorité de français approuve les actions des cheminots

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Emmanuel Macron a été accueilli par une centaine de manifestants, dont des cheminots, des étudiants et des personnels soignants, lors de son arrivée à Rouen ce jeudi. En déplacement sur le thème de l'autisme au CHU, le chef de l'Etat a été hué par des manifestants qui entendent défendre le service public.

"Macron, on t'attend", lance le groupe rassemblé devant le pavillon de pédiatrie sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre.

Emmanuel Macron a été interpellé par une aide-soignante mécontente des nouvelles coupes dans le budget de l'hôpital. En ce printemps de contestations sociales, des comités d'accueil remontés attendent le président de la République à chacun de ses déplacements : c'était le cas ce jeudi au CHU de Rouen, où Emmanuel Macron, arrivé sous les hués d'une foule hétéroclite, a été pris à partie par une aide-soignante.


"On a besoin de moyens"

"Vous avez vu ? On travaille bien, on fait de belles choses, et on a besoin d'argent. Il y a encore moins 2% cette année (dans le budget) alors qu'on augmente le taux d'activité de 4%. Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, des fermetures de service faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel. (...) Il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler.", a-t-elle expliqué au chef de l'Etat.


"De l'argent, il y en a dans le pays ! Les déficits publics, c'est beaucoup les banques. C'est pas tellement les cheminots ou les hôpitaux", a-t-elle continué, tandis qu'Emmanuel Macron invoquait la baisse des déficits publics pour justifier la "réorganisation" des budgets hospitaliers. "Il y a des coupes budgétaires dans tous les services publics", a constaté cette membre du personnel médical du CHU, alors que cheminots, employés municipaux, retraités et étudiants accompagnaient la grogne de ses collègues devant l'hôpital.

Face à cette colère, Emmanuel Macron s'est voulu rassurant, sans pour autant reculer sur le fond : "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des annonces qui suscitent aujourd'hui des protestations, qui sont totalement légitimes, qui supposent un travail, des explications quant au changement et à son sens", a déclaré le locataire de l'Elysée. "Ça ne doit pas empêcher le gouvernement de gouverner et de faire des choses importantes pour des millions de Français." Emmanuel Macron reste donc, pour l'heure, "droit dans ses bottes". Pour combien de temps ?


Selon un sondage pour BFMTV, 44% des Français approuvent la mobilisation des cheminots, et 41% y sont opposés. La tendance s'est inversée en deux semaines.

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jeudi 5 avril 2018

Ghana : le PCF communique

Non à l'impérialisme américain en Afrique

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La ratification de l'accord militaire entre le gouvernement du Ghana et les Etats-Unis d'Amérique est intervenue vendredi 23 mars dernier. Les Etats-Unis auront le droit de déployer des soldats et du matériel militaire à leur guise. En contrepartie, les forces armées du Ghana devraient toucher un plat de lentilles. En effet il s’agit de vingt millions de dollars, notamment pour la formation et l’équipement de l’armée ghanéenne. Le parti d’opposition, National Democratic Congress (NDC), a boycotté le vote à l’Assemblée nationale, considérant que cet accord porte atteinte à la souveraineté du pays. L’immense majorité du peuple ghanéen, selon les premières enquêtes d’opinion, rejette cette ratification qui renforce considérablement l’emprise de l’impérialisme américain. Cette ratification intervient également malgré les avertissements sévères de nombreux analystes de sécurité selon lesquels l'accord exposera le Ghana, pays aujourd’hui stable, à des attaques terroristes. L’opposition de gauche annonce également qu'une série d'activités planifiées doivent démarrer avec, comme point d’orgue, une manifestation nationale contre cet accord. Dans ce contexte, Koku Anyidoho, le Secrétaire général adjoint du NDC a été arrêté et emmené du siège de la police à Accra vers une destination inconnue. Le Parti communiste français appelle au respect des libertés de l’opposition et est solidaire des progressistes ghanéens. Il marque sa préoccupation face à l’évolution de la situation. Le Ghana, terre de Kwame N’Krumah et de Jerry Rawlings, mérite mieux que de se faire vassaliser comme nombre de ses voisins francophones notamment. Les peuples africains ne doivent pas être les pions de politiques de puissances militaires quelle qu’elles soient.

Parti communiste français
28 mars 2018

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mercredi 4 avril 2018

Un conseil municipal abracadabrantesque à Villé

Démission, or not ?

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Selon la première adjointe, sa démission serait une "rumeur", c'est bien le seul point d'accord avec elle. Alors où est le problème ? C'est tout simple : selon toutes les sources contactées, c'est elle-même qui a lancé la "rumeur", ajoutant régulièrement un mot de mauvaise "humeur" envers le premier magistrat. La rumeur semble d'ailleurs confortée par le fait que le maire l'a déjà remplacée dans certaines de ses responsabilités, telle les marchés et plus particulièrement le marché du terroir. Alors même si le courage politique n'a pas autorisé l'annonce de la démission en réunion publique devant les auditeurs venus pour défendre l'école primaire, attendons !

Whait and see !

 3 % d'augmentation des impôts ?

Erreur, monsieur le maire ! avec l'augmentation de 1 % que vous avez votée à la comcom, ce dont vous n'avez pas parlé à vos conseillers (comme d'habitude ?), l'augmentation est de 4 % !

Un site internet à 10000 € !

Qui peut croire ça ? A ce tarif, aucune municipalité de la vallée et ailleurs n'aurait de site internet. Et à ce prix, je n'aurais pas de blog ! Les sites sont souvent gratuits ! Et une formation des personnes à l'utilisation et au référencement, se fait en général par skype (donc sans déplacement) et dure en moyenne 10 heures ! Alors 10000 €, cela ferait 1000 € de l'heure, même les ministres et les parlementaires n'ont autant de revenus. Et comme aucun élu n'a relevé l'incongruité de cette somme, la somme réservée au site internet a passé ... comme une lettre à la poste. A des tarifs pareils, quel sera le pourcentage de l'augmentation des impôts locaux en 2019 ? Et, d'ailleurs, ce tarif, s'il peut convenir à une grande entreprise, n'a rien à voir avec une petite mairie.

Augmentation des frais de justice, menteur !

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Selon certaines sources convergentes, monsieur le maire de Villé a augmenté le montant prévisionnel au budget des frais de justice. Interrogé, et poussé dans ses derniers retranchements par les membres de sa propre majorité, il a affirmé qu'il s'agissait de régler "l'affaire Boehler".

Rappelons les faits : en 2015, monsieur le maire a déposé plainte en diffamation (à propos d'un article sur ce blog concernant les baux de chasse non reversés aux propriétaires fonciers) avec constitution de partie civile auprès d'un juge d'instruction. Après le dépôt d'une caution de 2500 €, le maire m'a "traîné" devant le tribunal correctionnel de Colmar ainsi que trois conseillers municipaux. Mais, malgré tous ses efforts et ceux de son avocat, il n'a pas fallu plus de 5 minutes au tribunal pour annuler la plainte de monsieur le maire et le renvoyer dans les cordes. C'est ce qu'on appelle un "ko au premier round".

Lors d'un conseil municipal, le premier magistrat avait affirmé prendre tous les frais à sa charge. Vu l'importance de la facture, aurait-il changé d'avis ? Autre question : "l'affaire Boehler" étant terminée depuis le 23 juin 2016, il n'aurait pas encore soldé son débit auprès du tribunal et des avocats ? Monsieur le maire, un bon conseil ! Fermez votre porte,  messieurs les huissiers ne vont pas tarder à sonner ... 

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mardi 3 avril 2018

Les messages cryptés de Macron and co

Comme des djihadistes ?

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La messagerie cryptée Telegram ne serait pas seulement la préférée des jihadistes, elle serait également celle des membres du gouvernement, rapporte ce jeudi L'Obs. 

L'engouement de la majorité pour la messagerie instantanée Telegram daterait du début de la campagne présidentielle. "C'est devenu très vite le seul canal naturel", déclare même un proche de l'exécutif au magazine.

Fini les SMS ou autres mails, toutes les discussions et décisions politiques transiteraient par la messagerie cryptée. Et certains ministres ne pourraient d'ailleurs plus s'en passer, comme Gérald Darmanin. "Sa boucle [son groupe de discussion, ndlr] est spectaculaire. On peut y poser des questions en direct, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Le ministre y cajole les députés", révèle à L'Obs un parlementaire. Emmanuel Macron serait également un adepte. L'Opinion révélait d'ailleurs en septembre dernier que le chef de l'État échangerait via la messagerie cryptée avec un groupe d'une dizaine de ses plus proches collaborateurs.

Plutôt réticent au départ, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, aurait lui aussi sauté le pas le 21 mars dernier. La porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé, serait elle aussi une adepte et l'utiliserait "une centaine de fois par jour", tout comme la chef de file de la majorité à la commission des Finances, Amélie de Montchalin, qui passerait même ses consignes de vote, via Telegram.

Mais selon L'Obs, certains ministres seraient quant à eux récalcitrants, comme la ministre du Travail Muriel Pénicaud, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui trouve l'application "trop moderne pour elle". Le président du groupe LREM à l'Assemblée et ancien ministre, Richard Ferrand, tire quant à lui la sonnette d'alarme et s'inquiète de possibles fuites dans la presse. "Vous pouvez être sûrs qu'un jour, le contenu de nos boucles sera dans les médias".

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lundi 2 avril 2018

Non mais sans blague ?

Un vrai requin d'avril

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Evidemment, les chasseurs de nos vallées n'ont jamais vu de loup, ni dans le Rauenthal au fond du val d'Argent, ni sur le chemin des ânes dans le Willerthal. Tout comme des hommes de Néanderthal n'ont pas survécu aux époques glaciaires dans nos anciennes mines d'argent ou de charbon.

Evidemment, en 1525, le duc de Lorraine s'est fait attaquer dans le val de Villé par des paysans, et non par des sauvages inconnus d'un autre âge. C'était après la bataille de Scherwiller qui a marqué la fin des révoltes paysannes en Alsace.

Bien évidemment aussi, le maire de Sainte-Marie-aux-Mines n'a jamais pensé à remplacer son opposition par des hommes préhistoriques. Tout comme le député Herth n'a jamais eu de schnaps-idée, ni même d'autres, et n'a jamais imaginé des tournées de cabaret avec Roger Siffer pour des néanderthaliens fantômes.

Et bien évidemment aussi, le maire de Villé, après avoir évité des migrants réels à l'ancienne gendarmerie de son bourg, il n'a pas songé un instant y héberger des migrants d'un autre âge.

Et bien évidemment, les maires d'Albé et de Lalaye n'ont jamais souhaité leur présence au VVF ou à Jeunesse Heureuse. 

Tout est donc bien qui finit bien ! 

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dimanche 1 avril 2018

Des hommes de Néanderthal encore présents dans les vallées du Centre-Alsace

Ils auraient survécu dans les anciennes galeries de mines  

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On aurait pu s'attendre à ce qu'un jour, nos chasseurs rencontrent des loups sortant du plus profond de nos forêts. Il n'en est rien, ce sont bien des descendants de l'homme de Néanderthal qui auraient été aperçus. Ayant vécu très certainement dans des grottes il y a quelques centaines de milliers d'années, cette espèce qu'on croyait disparue a pu occuper dès la fin du Moyen-Age les mines du Val d'Argent et du Val de Villé.

Certains mineurs en auraient aperçu quelques-uns il y a très longtemps. A Villé, le livre de l'abbé Nartz fait état d'une attaque des troupes du duc de Lorraine par des "sauvages d'une race inconnue" lors de la traversée du Klosterwald, à hauteur de la Fontaine du Diable. 

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Le réchauffement planétaire expliquerait que ces hommes s'éloignent de plus en plus de leurs habitats souterrains. 

Cependant, ces hommes ne paraissent pas dangereux pour les habitants de nos communes. A Villé, le maire semble même enclin à héberger ces quelques familles soit dans l'ancienne gendarmerie, soit dans l'ancienne maison de retraite. Le maire d'Albé verrait d'un bon oeil ces "autochtones de longue date" investir le VVF,  tout comme la maire de Lalaye souhaite les loger à l'ancienne colonie de vacances "Jeunesse Heureuse".

Les principaux problèmes sont la parole et la langue. Mais le maire de Villé y a déjà vu une possibilité de sauver son école primaire et notamment le cours préparatoire. Il pense même ouvrir ces classes aux adultes, qui pour l'instant n'émettent que quelques sons incompréhensibles. Notre grand premier magistrat aurait même imaginé de réquisitionner l'école privée Montessori pour éduquer ces petits néanderthaliens.

Quant au maire de Sainte-Marie-aux-Mines, qui constate de trop nombreuses absences injustifiées de son opposition, il rêve déjà de remplacer ces absents par des éléments plus dociles choisis parmi les plus évolués de ces hommes qui ont vécu si longtemps près de nous sans se faire remarquer.

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Enfin, une merveilleuse idée, que nous appellerons une "schnaps-idée", aurait pour origine le député Herth. Ayant lu les aventures de Buffalo Bill et des indiens présentés dans des cirques lors de tournées européennes au 19ème siècle, il aurait imaginé que Roger Siffer, le barde du Val de Villé, relance ses tournées cabarètistes estivales, pour présenter ces Néanderthaliens (à ne pas confondre avec des Willerthaliens) à travers toute l'Alsace. Voilà qui réconcilierait les Bas-Rhinois et les Zoo-Rhinois. Oui, je dis zoo-rhinois, à cause du zoo de Mulhouse.

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samedi 31 mars 2018

Sarkozy : les Africains mieux informés que les Français

Voici, l'article paru le mardi 27 mars, concernant notre ex-président, dans "L'Eléphant Déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire correspondant à notre "Canard Enchaîné". Il est vrai que Nicolas Sarkozy a toujours été un grand ami du président Ouattara, que la force Licorne a aidé à porter pouvoir. Et ceci, sans ingérence dans la politique intérieure de ce pays africain ? Non bien sûr, ce n'est pas ça la "Françafrique".

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vendredi 30 mars 2018

Des fonds publics syriens planqués au Luxembourg ?

Les affaires louches de Rifaat Al-Assad, l'oncle de Bachar

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80% des affaires traitées par les douanes françaises touchent des fonds d'origine syrienne. Et Rifaat al-Assad, l’oncle de Bachar, en est un des acteurs. Depuis 1984, il vit en Europe où il détient une gigantesque fortune, aujourd’hui dans le collimateur de la justice française. Il possède aussi plusieurs sociétés au Luxembourg.

Le "boucher de Hama"

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Officiellement, depuis 1984, Rifaat al-Assad est un opposant à son neveu Bachar al-Assad. Il a pourtant été par le passé un fer de lance de la répression du régime, comme en témoigne son implication dans le massacre de Hama en 1982. Longtemps protégé par Paris, il est à la tête d’une immense fortune, notamment immobilière. Il a créé neuf sociétés au Luxembourg où il a été un actionnaire de référence de SES. Mais désormais ce sont les revers de fortune qu’il accumule tandis qu’il semble lâché par ses anciens protecteurs français.

Il convient d’observer qu’une centralisation des sociétés s’est réalisée au Luxembourg», constate un rapport des douanes françaises, lancées dans la traque du patrimoine immobilier de Rifaat al-Assad. Le 4 février 2014, deux ONG, Sherpa et Transparency International France, ont porté plainte contre l’oncle de Bachar al-Assad pour, entre autres, recel de détournements de fonds publics et blanchiment. Les ONG inscrivent leur plainte dans le cadre des dossiers des «biens mal acquis», valant à plusieurs dirigeants politiques et chefs d’État étrangers d’être aujourd’hui poursuivis en France.

AdTech adLes deux associations soupçonnent Rifaat al-Assad et sa pléthorique famille (quatre épouses et au moins douze enfants) d’avoir constitué leur fortune à partir de fonds publics syriens détournés en 1984 : 200 millions de dollars qu’il aurait puisés dans la caisse présidentielle quand il a fui la Syrie après une tentative de coup d’État contre son frère Hafez.

D’autres sources évoquent aussi un pactole au moins équivalent amassé dans divers trafics avec le Liban quand il commandait les Brigades de défense de la révolution. Cette milice, forte de quelque 50 000 hommes, a longtemps été redoutée des Syriens, notamment pour sa responsabilité dans le massacre de Hama, qui a fait entre 10 000 et 40 000 morts en 1982. Son implication dans ces événements vaut à Rifaat d’être surnommé le «boucher de Hama» par les Syriens.

Depuis qu’il a quitté son pays avec sa famille et une suite conséquente, Rifaat se présente en opposant politique au régime syrien, à la tête d’un parti sans rôle significatif. Ce statut le met à l’abri des sanctions internationales visant les dirigeants syriens depuis que le pays a plongé dans la guerre civile en 2011. Néanmoins, des élus français, dont l’ancien maire du XVIe arrondissement parisien, qui a eu maille à partir avec lui, demandent ces dernières années que sa fortune doit être saisie.

Les épouses font ascenseurs à part

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Ce natif de Qardaha, âgé aujourd’hui de 79 ans, a vécu depuis son départ de Syrie entre Paris, Londres, Marbella et Genève. Dans les années 80, et jusqu’à récemment, les autorités françaises voyaient en lui un intermédiaire à même d’apaiser les relations entre Paris et Damas, voire un possible remplaçant de son frère Hafez lorsque celui-ci vivait encore. En France, il est décoré de la Légion d’honneur en 1986 tandis que les services de renseignement hexagonaux le couvent de leurs ailes protectrices.

 Rifaat al-Assad tire profit de ce verni de respectabilité pour prospérer dans les affaires. Au fil des décennies, il acquiert un luxueux parc immobilier en France : un ancien haras avec château à Bessancourt dans le Val-d’Oise, des hôtels particuliers et des appartements dans les arrondissements les plus chics de la capitale française, des ensembles de bureaux à Lyon.

 Il fut notamment propriétaire d’un hôtel particulier de 6 000 mètres carrés avenue Foch dont il avait fait sa résidence parisienne. Ses deux dernières épouses, Line Al Khayer et Raja Barakat, accédaient à leurs appartements personnels par des ascenseurs séparés, spécialement aménagés pour éviter qu’elles se crêpent le chignon, rapportait en 2013 un article de Charlie Hebdo versé à l’instruction.

 Les magistrats parisiens estiment la valeur du parc immobilier de Rifaat al-Assad en France à 90 millions d’euros et la cour d’appel de Paris en a définitivement validé la saisie le 27 mars. Entendu par les juges en octobre dernier, l’ancien vice-président syrien a assuré ne pas s’occuper de son patrimoine, disant ignorer jusqu’aux documents qu’il signe. Une affirmation contredite par des écoutes téléphoniques ordonnées par la justice attestant au contraire qu’il suit de près ses affaires.

Associé à des avocats luxembourgeois

Sur le papier, ses biens immobiliers sont en grande partie détenus par des sociétés de droit luxembourgeois. Dans le rapport des douanes françaises auquel Le Quotidien a eu accès, quatre sociétés anonymes luxembourgeoises sont citées : Al Jinane, ELM Investment, AYM et Sounoune.

Ces entreprises ont été immatriculées dans les années 90 et 2000 par des avocats luxembourgeois, agissant en qualité de mandataires et membres des conseils d’administration. Ils ont depuis pris leur distance avec un personnage devenu à leurs yeux sulfureux et dont on craint aussi de possibles représailles.

«Nous n’avions aucune raison de nous méfier de lui. Il tenait ouvertement boutique, ne cachait pas qui il était et il était protégé par des services français», dit sous le couvert de l’anonymat un avocat de la capitale qui l’a assisté dans ses affaires luxembourgeoises. «On s’est dit que nous pouvions travailler avec son argent et que de toute façon nous n’allions pas refaire le monde…», justifie le même, affirmant avoir appris bien plus tard son implication dans le massacre de Hama.

Conseils mouvants et adresses changeantes

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En réalité, Rifaat al-Assad, ses épouses et enfants avaient créé jusqu’à neuf sociétés au Grand-Duché. Deux, les plus anciennes, ont été liquidées. Les autres sont maintenant hébergées par un discret domiciliataire, à Luxembourg, dont les gérants goûtent fort peu les questions portant sur leurs relations avec l’ancien chef milicien.

Avant d’être enregistrées au Grand-Duché, certaines sociétés étaient établies au Liechtenstein. D’autres avaient des actionnaires panaméens et suisses. Toutes étaient aux mains de la famille de Rifaat al-Assad. C’est notamment le cas de Al Jinane SA, spécialisée dans les revêtements de sol, immatriculée à Luxembourg en décembre 2005, période à laquelle la famille rapatrie trois entreprises de Vaduz vers le Grand-Duché.

Les sociétés qu’ils possèdent au Luxembourg sont de deux types : les unes semblent avoir été montées dans le seul but d’héberger le patrimoine immobilier tandis que les autres ont été spécialement constituées pour acquérir des actions dans la Société européenne des satellites, la SES.

503 propriétés en Espagne

Les conseils d’administration de ces sociétés sont très mouvants, les membres de la famille s’échangeant en permanence leurs postes d’administrateurs. Dans les documents notariés rattachés à ces entreprises, Rifaat apparait comme vice-président de la république syrienne jusqu’en 1998. Tout ce petit monde change aussi fréquemment d’adresse entre Paris, Londres et le sud de l’Espagne.

C’est dans ce dernier pays que l’oncle du dictateur syrien fait la une des médias le mardi 4 avril dernier. Ce jour-là, la Guardia Civil perquisitionne l’un de ses complexes immobiliers du port de plaisance huppé de Puerto Banus, en Andalousie. L’enquête vise Rifaat al-Assad pour blanchiment de capitaux en bande organisée et fait suite à celle ouverte en France en 2014. La justice évalue le patrimoine immobilier de Rifaat en Espagne à 691 millions d’euros. Les enquêteurs y ont repéré 503 propriétés, dont un domaine s’étendant sur 3 300 hectares, La Maquina, dans la région de Marbella. L’ensemble de ces biens a été saisi par la justice ibérique, qui a par ailleurs bloqué 92 comptes en banque.

assad2Le 4 avril, la Guardia Civil a perquisitionné un complexe immobilier de Rifaat al-Assad à Puerto Banus, dans le sud de l’Espagne. Le lieu est surnommé « Little Damas ».

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