dimanche 28 juin 2015

Le marché du terroir de Dambach-la-Ville démarre

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DAMB’Arts à DAMBACH la VILLE

MARCHE PAYSAN, ARTISANAL et ARTISTIQUE

Kunscht unn Büramarik : 2015 aura pour thème les RAAMBAS

(Anciens ceps de vigne) qui, grâce à quelques mains talentueuses et averties, trouveront une deuxième vie en décorant notre cité médiévale, après avoir séduit nos gosiers pendant des décennies.

Tous les lundis de l’été, du 29 juin au 31 Août 2015, de 17h à 20h, ( le 13 juillet sera nocturne jusqu’à 22h) aura lieu sous les anciens remparts sud de la cité médiévale la 8ème édition du Marché Paysan, Artisanal et Artistique. des Remparts

 L’association Damb’Arts qui a donné son nom à cette manifestation unique en son genre, s’engage à ce que, ces rendez vous hebdomadaires figurent parmi les grands évènements de l’été dans le centre Alsace. Depuis 2008 des artistes, artisans et paysans s’en donnent à cœur joie pour décliner toutes les facettes des traditions et des cultures alsaciennes dans tout le quartier des Remparts.

 Sans chichis, mais profondément naturels les divers acteurs, créateurs et producteurs de ces rendez vous hebdomadaires sauront séduire le public local et touristique par l’impressionnante mosaïque de produits et de saveurs typiquement d’ici ou d’ailleurs. Où donner de la tête entre chevrier, sculpteur, peintre, bonnetier, potier, boulanger, cuisinier ou vigneron, forgeron, maraicher, apiculteur, musicien ou dessinateur , entre un toast au Foie Gras d’Alsace et une dégustation de Riesling Grand Cru Frankstein.

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Visite de caves

Harmonie bizarre et rare, c’est une vraie invitation au voyage pour vos papilles et vos yeux.

Dans les anciens fossés des remparts, un podium permettra aux jeunes ou moins jeunes talents de tous genres d’exposer leur savoir faire artistique, musical, théâtral, etc….

Un concert vous est proposé tous les lundis à partir de 18h Country, Jazz, folk et folklore se succèderont dans un excellent cadre acoustique naturel ! Cadre idyllique, romanesque et médiéval, ici ça fleure bon l’Alsace vraie, telle qu’on se l’imagine.

 Dès 17h laissez-vous guider à travers la vieille ville par notre guide local passionné et chevronné avant de venir découvrir le quartier des remparts. Renseignements : Gilbert BECK Domaine du Rempart Tél : 06.13.41.26.1 Quelques places sont encore disponibles pour des stands de l’artisanat régional et artistique.

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samedi 27 juin 2015

Tchad : expulsion d'un journaliste de RFI

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Un envoyé spécial de Radio France Internationale (RFI) au Tchad a été expulsé mardi soir après avoir été interpellé brutalement à N’Djamena, a rapporté mercredi la radio sur son site internet.

Le gouvernement tchadien a de son côté expliqué à l’AFP que le journaliste français, entré légalement au Tchad, avait commencé à travailler sans attendre d’avoir reçu son accréditation de presse, ce qui est strictement interdit au Tchad.

Selon RFI, le journaliste dînait à son hôtel en compagnie de Reed Brody, porte-parole de l’organisation des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW), quand deux hommes se présentant comme « des agents de la police des airs et frontières », selon des témoignages cités par RFI, « signifient à Laurent Correau son expulsion du territoire tchadien, sans fournir d’explication, ni de document officiel ».

L’envoyé spécial de RFI tente d’en savoir davantage, passe plusieurs coups de téléphone, les prétendus agents « s’impatientent », leur montrent un badge, mais « le ton monte: Reed Brody est giflé, Laurent Correau aussi », selon RFI. Il est conduit manu militari à l’aéroport, puis à bord d’un avion d’Air France.

Le ministre tchadien de l’Information et de la Communication Hassan Sylla Bakari a indiqué à l’AFP que « bien qu’il soit entré légalement au Tchad et fait les démarches en vue de l’obtention d’une accréditation, il a commencé à travailler dans l’illégalité avant même l’obtention de l’accréditation, ce qui a obligé les services de sécurité à l’expulser ».

« Beaucoup de journalistes étrangers séjournent en ce moment chez nous, ils n’ont pas eu de problème parce qu’ils ont obtenu leur accréditation », a ajouté le ministre à l’AFP.

Mercredi matin, le journaliste a affirmé sur les ondes de sa radio qu’il avait bien « effectué les procédures habituelles d’enregistrement » auprès des autorités dès son arrivée la semaine dernière et qu’elles lui avaient « clairement indiqué » qu’il pouvait commencer à travailler « en attendant de recevoir le document officiel ».

Laurent Correau était arrivé dans la capitale N’Djamena jeudi pour réaliser « une série de reportages » en prévision du procès pour « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture » de l’ancien président tchadien Hissène Habré, qui s’ouvre le 20 juillet à Dakar.

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Mercredi, la direction de RFI a fait part de son indignation et de sa protestation contre cette expulsion. Selon elle, « aucun motif n’a pour l’heure été invoqué ».

Interrogé lors d’un point-presse, le ministère français des Affaires étrangères s’est borné à rappeler que la France est attachée « au respect de la liberté de la presse et au libre exercice du métier de journaliste ».

La France et le Tchad ont fortement intensifié leurs relations ces dernières années, notamment dans le domaine militaire et dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le quartier-général de la force militaire française Barkhane qui a vocation à intervenir au Sahel est ainsi installé à N’Djamena.

De son côté, la Société des Journalistes (SDJ) de RFI a condamné « avec la plus grande fermeté » cette expulsion et a jugé « inadmissible », au regard de la liberté d’informer, cette décision « non justifiée » accompagnée de « gestes violents ».

« La question de la possibilité de faire un travail journalistique au Tchad » est dès lors posée, souligne la SDJ dans un communiqué. (selon l'AFP).

Nul doute que le gouvernement français qui ne peut se passer de l'armée tchadienne dans les combats contre les djihadistes va passer cette affaire par pertes et profits.

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vendredi 26 juin 2015

Migrants : Des milliers de manifestants réunis devant le Bundestag à Berlin

refugies_berlinUn nombre surprenant (plus de 5000 personnes) a participé à la manifestation organisée par le collectif d'artistes "Zentrum für politische Schönheit" devant le Bundestag à Berlin pour exiger une autre politique en faveur des migrants de la part de l'Union Européenne.

"Nous voulons mettre un terme à la politique anti-réfugiés" déclare le porte-parole de la manifestation Justus Lenz, "Nous voulons mettre un terme à la mort en Méditerranée." On a entendu aussi des slogans tels "Non à la fermeture de l'Europe". Les manifestants avaient l'intention de creuser des tombes avec une excavatrice dans le parc devant le Bundestag, et y déposer des cercueils. Ceci fut interdit par la police. Par contre ils ont pu installer un "mémorial du réfugié inconnu" et planter des croix en bois ornées de fleurs. Selon une manifestante : "C'est quand même mieux que les charniers de l'UE." Des centaines de croix ont été plantées sur la pelouse du Bundestag.

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Vendredi dernier, les obsèques d'un jeune réfugié nigerian, noyé en Méditerranée alors qu'il voulait rejoindre une partie de sa famille en Allemagne, ont eu lieu au cimetière de Schönberg. 250 à 300 personnes y ont participé. Ses parents n'ont pas obtenu de visa pour venir assister aux obsèques. Le collectif s'est cotisé pour payer le retour du corps dans son pays. Mais il n'est pas sûr que toutes les autorisations administratives puissent être obtenues. Sinon, il sera définitivement enterré dans une fosse commune loin des siens. Si certains Länder s'attachent à accueillir les réfugiés dans des conditions plus acceptables, la rigidité administrative de la Chancellerie provoque l'inhumanité. C'est cet événement qui a été l'élément déclencheur de la manifestation.

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jeudi 25 juin 2015

Le duo Hitmix à Villé pour la soirée guinguette ce vendredi soir

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mercredi 24 juin 2015

La Chine interdit la pratique du ramadan

L'observance du ramadan dans la région du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) où vit une importante minorité musulmane, les Ouïghours, est fortement restreinte par les autorités chinoises. Une décision vivement condamnée par la prestigieuse institution de l'islam sunnite Al-Azhar.

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Fonctionnaires, enseignants, étudiants et restaurateurs visés

Les fonctionnaires, les enseignants et les étudiants sont particulièrement visés par les mesures restrictives des autorités chinoises. Il leur est interdit de prendre part aux pratiques religieuses traditionnelles associées au mois sacré du ramadan, qui a débuté jeudi. 

Une note adressée aux fonctionnaires sur un site gouvernemental du Xinjiang indique : Durant le ramadan, ne jeûnez pas, ne participez pas à des veillées ou à d'autres activités religieuses. 

Les restaurants ont également reçu pour consigne de continuer à fonctionner normalement, selon des instructions publiées par divers sites gouvernementaux. Une note officielle publiée sur le site de l'Administration de l'alimentation et des médicaments du canton de Jinghe au Xinjiang indique : Les services de restauration ouvriront aux heures normales de fonctionnement durant le ramadan. 

Les sites officiels préviennent que des "inspections" se dérouleront pour assurer la "stabilité sociale". 

"Arracher les Ouïghours à leur culture musulmane"

La région du Xinjiang est un immense territoire, situé au nord-ouest de la Chine. Les Ouïghours y sont la première ethnie locale. Ces musulmans turcophones se plaignent que leurs droits linguistiques, culturels et religieux sont bafoués par les autorités chinoises qui ont, de leur côté, opté pour une stratégie de répression implacable contre les militants ouïghours, invariablement qualifiés de "terroristes" ou de "séparatistes". 

Dilxat Rexit, porte-parole du Congrès mondial ouïghour, une organisation basée à Munich (Allemagne) considérée par Pékin comme "séparatiste", a déclaré : En interdisant le jeûne du ramadan, la Chine cherche à arracher les Ouïghours à leur culture musulmane. 

Il a également jugé que cette "provocation" des autorités chinoises ne pourrait déboucher que sur davantage de troubles et de tensions.

Des restrictions condamnées par Al-Azhar

L'institution basée au Caire a indiqué vendredi dans un communiqué : Al-Azhar et son grand imam Ahmed Al-Tayeb condamnent la décision des autorités chinoises d'interdire aux musulmans de jeûner et de pratiquer leurs rituels religieux durant le ramadan dans certains secteurs de Xinjiang.

Al-Azhar a "rejeté toute forme d'oppression engagée contre les musulmans Ouïghours en Chine et qui affecte leurs droits religieux et libertés personnelles", et appelé la communauté internationale, l'ONU et les ONG de défense des droits de l'Homme à agir pour mettre fin à de telles "violations".

Le chercheur Romain Caillet a indiqué sur Twitter qu'Al-Azhar est, pour le moment, la seule institution du monde arabe ayant réagi aux restrictions imposées par les autorités chinoises. En tous cas la Chine : une laïcité à l'envers.

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mardi 23 juin 2015

Tags antisémites à la croix du Staufen à Thann

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C'est un agent des services de la Ville de Thann qui a découvert les inscriptions. L'inscription EL peut "Elsass-Lothringen", "Alsace-Lorraine" en français, ce qui laisse à penser que cet acte pourrait être le fait d'autonomistes. Ces inscriptions ont été découvertes deux jours après la commémoration sur le site de l'Appel du 18 juin. A cette occasion, une plaque à la mémoire d‘un résistant thannois, André Ehlinger, avait été dévoilée par l’épouse de ce résistant sur le muret blanc derrière la croix du Staufen.

La gendarmerie a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de ces inscriptions. Une plainte a été déposée par René Gallisath, président du Souvenir de Thann.
La Croix du Staufen, une croix de Lorraine de 12 mètres de haut, avait été érigée après la Seconde Guerre mondiale, en mémoire des Résistants alsaciens. Inaugurée en 1949, la première pierre avait été posée par le Général de Gaulle.
Le site surplombant la ville de Thann est devenu un lieu de promenade très prisé par les habitants du secteur. Il offre une vision panoramique sur la plaine d'Alsace et le Jura suisse. Son accès n'est possible qu'à pied, via un sentier de randonnée, ou à VTT.*

Plastiquée à deux reprises par les "Loups Noirs"

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En 1981, la Croix du Staufen est la cible de deux attentats. La nuit du 16 mars 1981, le monument est dynamité. Une lettre en allemand est retrouvée au pied du mémorial, signée "Groupe alsacien de combat les Loups Noirs" (en all. Elsässische Kampfgruppe, die schwarzen Wolfen). Les Loups Noirs reprochent au monument d'avoir été « érigé par les colonisateurs et les collaborateurs afin de rappeler éternellement la haine contre la nation allemande ». En effet, une plaque de bronze encastrée dans un muret du mémorial mentionnait la phrase suivante: « Face à l'envahisseur notre fidélité a bravé la force, trois siècles en témoignent: 1648-1948 ». Ils exigent l'enseignement généralisé de l'allemand en Alsace. 

Une nouvelle croix, fidèle à l'originale est rapidement élevée grâce à l'aide de nombreux donateurs. Elle est inaugurée le 18 juin 1981. Mais le 20 septembre 1981, les Loups noirs repassent à l'action et la font sauter pour la seconde fois. Sur la lettre de revendication, les Loups Noirs ont noté, toujours en allemand:

« Pas de monument dédié au soi-disant Libérateurs aussi longtemps que les hommes politiques ne donnent pas satisfaction à nos revendications. La conquête de l'Alsace et de la Lorraine ne fut à l'époque pas une libération mais un rapt contraire aux droits des peuples. Nous demandons l'enseignement de l'allemand dans toutes les écoles d'Alsace et de Lorraine. Nous ne laisserons pas anéantir notre langue maternelle et notre culture. Nous voulons être un peuple libre dans notre propre pays. »

Les auteurs avaient été retrouvés en octobre 1981, arrêtés, jugés et condamnés à des peines de prison. Deux d'entre eux étaient originaires du Val de Villé.

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lundi 22 juin 2015

Pays de Bade : des écoles pour les enfants de réfugiés

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Alors que nos dirigeants résument trop souvent le problème des migrants à Vintimille et Calais, et à détruire quelques camps de Roms, au nom du slogan "France, terre d'accueil" nos voisins du Pays de Bade aménagent des logements, et surtout font l'effort de créer des écoles pour les enfants de ces migrants. Le Land Bade-Würtemberg a déjà créé 1100 classes dans le but d'intégrer ces élèves, qui ne connaissent souvent pas un mot d'allemand. Ces classes sont gérées avec une certaine flexibilité nécessaire au vu des origines très diverses des réfugiés. D'où un gros problème à résoudre : la formation des enseignants.

L'école n'est pas seulement une obligation, mais aussi un droit

Le nombre des réfugiés augmente rapidement, et plus encore celui des enfants en âge d'aller à l'école. Cette année, le gouvernement du Land compte avec l'arrivée de 52000 migrants, dont un tiers d'enfants à scolariser, soit, selon le ministre de l'éducation Andreas Stoch (SPD) un doublement des effectifs.

L'obligation de scolarisation débute, selon la loi allemande, au plus tard six mois après l'arrivée des familles, sans qu'il ne soit fait une différenciation sur les origines ou sur les situations administratives. D'où la nécessité de scolariser aussi les enfants de l'ex-Yougoslavie menacés de reconduction dans leur pays. Le droit à l'inscription dans une école est quasi-immédiat.

16000 élèves du Land nécessitent des classes spéciales

La plupart des enfants de réfugiés viennent des Balkans, de Gambie et de Syrie, un autre tiers provenant de l'Afrique de l'Ouest (surtout  du Nigeria), d'Algérie, d'Irak, du Pakistan, d'Afghanistan et d'Erythrée. Non seulement ils ne parlent jamais l'allemand, mais sont aussi très souvent analphabètes et n'ont jamais vu d'école. L'administration scolaire du Land a déjà aménagé 780 classes dans les écoles primaires, et 800 classes de formations professionnelles.

Nécessité de recruter des enseignants et d'assurer leur formation

De nombreux enseignants d'écoles allemandes traditionnelles sont recrutés et formés notamment au niveau des langues. "Nous voulons donner à ces enfants les meilleures chances de repartir dans la vie" promet Stoch.

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dimanche 21 juin 2015

C'est l'été, Villé s'anime

Première soirée guinguette de la saison

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samedi 20 juin 2015

Christiane Taubira n'ira pas en prison

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Christiane Taubira, ministre de la justice, garde des sceaux, était invitée par le gouvernement de Côte d'Ivoire. "Je tiendrai plusieurs réunions bilatérales avec d’autres ministres de la justice et bien sûr je circulerai, je rencontrerai des personnes qui font vivre la justice au quotidien, aussi bien dans le domaine judiciaire que directement, la justice civile, la justice pénale mais également la protection judiciaire de la jeunesse et des questions pénitentiaires", a-t-elle indiqué. Elle a même été reçue par le président Alassane Ouattara. Mais la  visite de la plus grande prison d'Abidjan, la célèbre Maca, lui a été refusée sans aucune explication. On peut cependant deviner : conditions inhumaines de détention ? trop de prisonniers politiques ? tortures ? ou tout ça à la fois ? 

Même la presse ivoirienne s'en est offusquée (lire ci-dessous l'article de "L'éléphant déchaîné" n°  239).

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Ce qu'il fallait cacher à Christiane Taubira

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vendredi 19 juin 2015

Grèves en Turquie

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En Turquie, le pouvoir d'achat a baissé de 25 % au cours de la dernière année, une catastrophe pour les travailleurs. Cela a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Sur 14 . 5000 salariés de la plus grande usine du pays, Oyak Renault, a commencé une grève dans la zone industrielle de Bursa.

En avril, le personnel d'une usine Bosch, entreprise de fournisseurs, avait menacé de démissionner en bloc, et immédiatement la direction a accordé des augmentations salariales de 12 % à 60 %. Cela a encouragé les ouvriers de Renault à continuer la lutte. Après quelques actions, la direction immédiatement réagi avec une grève d'avertissement en réduisant les licenciements envisagés.

Cependant, les salariés ont continué la grève avec occupation d'usine. Leurs revendications étaient: pas de licenciements, suppression des agents surveillants politiques, et une augmentation de salaire comme Bosch (soit environ 130 euros).

Les salariés des autres entreprises de la région qui vivent dans les mêmes conditions de vie, ont rapidement emboîté: (Tofas FIAT , 6500 salariés), Coskunöz (mineurs, 2000 salariés), MAKO (fabrication de phares, 1100 salariés) ... Au total, près de 16000 défient les directions des entreprises.

Les grévistes ont choisi leurs délégués qui ont représenté dans toutes les discussions avec les directions. Ils avaient la consigne, avant d'accepter une décision patronale, de la signaler à tous leurs collègues rencontrés collectivement qui votaient à main levée ou tout simplement en applaudissant. 

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Le patronat était naturellement tenté d'intimider ces jeunes délégués résolus.Ceux-ci, cependant, ne se sont pas découragés . Après une menace du capitaine de district de la police, ils ont décidé de ne plus aller aux réunions décidées par le patronat. S'il voulait parler aux grévistes, il pourrait les rencontrer dans l'usine occupée!

Le risque de propagation du mouvement à d'autres grands centres industriels dans le pays a conduit les entrepreneurs Renault à céder. Ainsi, le 27  mai, un accord a été signé : pas de sanctions contre les grévistes, les délégués des salariés deviennent les seuls interlocuteurs valables, 200 € garantis de prime annuelle, 500 € pour mettre fin aux grèves et de nouvelles négociations salariales en Juin. Les salariés sont conscients d'avoir obtenu une grande victoire.

Néanmoins, ce mouvement ne s'est pas est pas arrêté. Il se prolonge maintenant dans les banlieues de plusieurs villes: Ford Otosan, Valeo, Delphi, Turk Traktor à Ankara, Arçelik dans la ville d'Eskisehir, la raffinerie Petikim et la compagnie d'énergie Izenerji à Izmir ... 

Les grévistes ont appris très rapidement comment s'organiser, comment mener leur mouvement, comment contrecarrer les plans des espions du patronat et de la police. Et ils voient que les patrons n'ont maintenant plus le choix dès lors que les salariés sont décidés à ne pas céder. Une lutte qui rappelle beaucoup celle des ouvriers polonais de Solidarnosk dans les années 80 et qui a mené à la chute de la dictature de Jaruzelski. Avec ces grèves, et la défaite aux élections législatives, Erdogan a des soucis à se faire.

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