vendredi 22 juillet 2016

Diffamation : instrumentalisation de la justice !

Poursuivi 12 fois, jamais condamné, enfin un procès

justice

Christophe Grébert, conseiller municipal d'opposition de Puteaux, est un habitué des convocations chez un juge d'instruction, des relaxes et des nullités des poursuites à son encontre par la maire Joëlle Ceccaldi, ex-suppléante du député Nicolas Sarkozy ! Mais enfin un procès va avoir lieu car le blogueur poursuivi a porté plainte contre la maire.

Harcèlement et instrumentalisation de la justice !

Voici la déclaration de Christophe Grébert devant la 17ème chambre du Tribunal de Paris où la maire a fait annoncer  par son avocat qu'elle se désistait d'une 13ème plainte contre lui : 

"Monsieur le Président,

Pour cette affaire qui ne sera pas jugée, le maire de Puteaux a déposé plainte en 2013. A deux reprises, en 2014 et 2015, Joëlle Ceccaldi a obtenu le report de ce procès. J'ai donc été poursuivi durant 3 ans pour rien.

Le maire de Puteaux se désiste à la veille de l'audience de jugement. Je rappelle au tribunal que c'est la seconde fois devant la 17ème chambre que le maire de Puteaux se retire ainsi.

Le maire explique ce désistement dans un communiqué de presse repris par le Parisien des Hauts-de-Seine  : la justice lui aurait donné raison.  Ainsi, Monsieur le Président, vous m'auriez condamné, sans m'entendre et me juger. Ma mise en examen par le Procureur de la République suffisait sans doute au maire de Puteaux. 

Ce communiqué de Presse de Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été doublé d'un texte publié dans le journal municipal de Puteaux. La municipalité y affirme que j'ai été condamné à verser 5.000 euros à Joëlle Ceccaldi. Ce qui est faux.

Le maire de Puteaux instrumentalise l'institution judiciaire.

Je souhaite que la Justice se saisisse de ces faits. J'ai par conséquent déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le tribunal de Nanterre."

Un procès aura lieu dans quelques mois. Juste retour de manivelle, car il n'est pas acceptable que des élus, fussent-ils maires, se permettent tout sans avoir à répondre de leurs actes. Y aurait-il chez nous aussi l'un ou l'autre élu tenté par l'expérience ?

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jeudi 21 juillet 2016

Attentat de Nice

Complicités et planification

camion

Voici le communiqué de ce jour du procureur de Paris François Molins chargé de l'enquête : 

"Des avancées notables dans l'enquête ont été réalisées. Cinq suspects ont été déférés pour "participation à une association de malfaiteurs terroristes", "assassinat et complicité d'assassinat en bande organisée", en relation avec une entreprise terroriste.

Les investigations ont permis de confirmer le caractère prémédité de l'acte criminel de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Les enquêteurs ont retrouvé des photos prises le 14 juillet 2015, un an avant les faits, du feu d'artifice et de la foule. Ils ont retrouvé des informations sur la captagon, drogue utilisée par les terroristes avant le passage à l'acte. Egalement un article de Nice Matin sur un camion qui fonce sur une terrasse, des informations sur les attentats de Paris...

Mohamed Lahouaiej Bouhlel semble avoir envisagé et mûri son projet plusieurs mois avant son passage à l'acte. Certains des individus en garde à vue corroborent cette information. Des SMS ont été envoyés par le tueur pour demander davantage d'armes.

Les cinq suspects ont participé à la préparation de l'attentat. 1278 contacts téléphoniques ont été enregistrés en un an entre Mohamed Lahouaiej Bouhlel et Mohamed Walid G. "Je ne suis pas Charlie, je suis content, ils ont ramené les soldats d'Allah pour finir le travail", disait un texto après les attentats de janvier 2015 à Paris. Mohamed Walid G. était dans le camion du tueur quelques heures avant l'attentat. Ramzy A. et le couple albanais ont fourni l'arme utilisée par le tueur. Le premier a indiqué aux enquêteurs où se trouvait une autre arme, la kalachnikov retrouvée mercredi."

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mercredi 20 juillet 2016

L'Amérique latine dangereuse pour les militants écologistes

122 assassinats en 2015 !

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Il ne fait pas bon être un activiste écologiste dans certains pays du monde, et l’Amérique latine concentre des chiffres alarmants concernant les assassinats de militants qui luttent pour la protection de l’environnement. C’est le Brésil qui détient un triste record en 2015 avec 50 morts enregistrés parmi des militants engagés, des chiffres donnés par l’ONG britannique Global Witness qui dénonce également la violence au Pérou, en Colombie et en Amérique centrale.

185 personnes ont perdu la vie l’an passé pour avoir défendu leurs terres et leur environnement dans 16 pays différents, après le Brésil, ce sont les Philippines qui enregistrent 33 morts parmi les écologistes les plus fervents, 26 assassinats ont été enregistrés en Colombie, 12 au Pérou et un chiffre identique au Nicaragua. Dans le rapport divulgué par l’organisation, on peut lire « la violence a été légitimée comme un élément de la vie politique. De façon informelle, c’est devenu acceptable, après trois années passées en Amazonie, je n’ai jamais vu une situation aussi mauvaise », une confidence de l’activiste brésilien Felipe Milanez.

colombie

« C’est probable que nos données sur ces meurtres sous-estiment le problème, étant donné que de nombreux décès ne sont pas signalés, surtout dans les régions éloignées et isolées », précise l’ONG soulignant, par ailleurs, que, dans certains cas, il était impossible de recueillir suffisamment de données pour vérifier les faits.

Le meurtre reflète le risque extrême auquel les défenseurs de la terre et de l’environnement sont confrontés, selon Global Witness, les gouvernements et les entreprises utilisent des mesures juridiques pour attaquer les activistes et entraver leur légitime défense de leurs droits fonciers et de la nature.

Le rapport rappelle qu’il est « urgent et important » de mettre fin à cette augmentation de la violence.

« Protéger les défenseurs de la Terre et de l’environnement est essentiel, c’est non seulement une question de justice et de droits fondamentaux pour l’homme, mais aussi pour notre survie collective », alerte l’ONG.

Global Witness a dédié ce rapport à l’écologiste d’origine hondurienne assassinée le 3 mars dernier à son domicile dans la communauté de La Esperanza : « à Berta Cáceres et à beaucoup d’autres militants courageux » qui font face au pouvoir, et ce malgré le risque que cela représente pour leur vie. » Cinq personnes sont emprisonnées pour son assassinat, y compris un cadre supérieur de la société Desarrollos électrique S.S. (Desa), qui avait menacé Caceres pour s’être opposée lors de mobilisations indigènes contre la construction d’un barrage sur la rivière Gualcarque.

« La plupart des morts sont des gens ordinaires qui ne pensaient pas être des militants écologistes. Ce sont des gens qui vivaient même dans des régions éloignées et qui pour la première fois ont entendu le bruit d’une scie à bois ou d’une machinerie lourde autour d’eux, puis ils ont commencé à se demander: que se passe-t-il là-bas ? Que faites-vous dans mon pays ? Et ils ont décidé de se lever et de ne pas permettre la destruction de leur maison », explique le leader Billy Kyte de Global Witness.

Les industries extractives et minières étaient à l’origine de la plupart des meurtres de l’année 2015 (une augmentation de près de 70 % depuis 2014). Bon nombre des plaintes contre l’exploitation minière étaient liées au refus des entreprises de consulter préalablement les communautés locales sur les projets qui affectent leurs terres et leur environnement, une action contraire à la résolution 169 de l’OIT sur les droits des peuples autochtones : « L’un des facteurs à l’origine de tous les meurtres est relative à la pression sur la propriété, le contrôle ou l’utilisation des terres et de nombreuses communautés rurales ont été soumises à une violente répression par les propriétaires fonciers et les entreprises ayant plus de pouvoir qu’eux », précise le rapport.

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Le contrôle du bois est, au Brésil, la cause majeure de ces crimes odieux. On estime que l’exploitation illégale du bois au Brésil représente 25 % des marchés mondiaux. Les conflits sur l’exploitation forestière de l’an dernier ont donné lieu à l’assassinat de 15 écologistes dans le monde, suivi par l’exploitation minière (42 %), l’agroalimentaire (20 %), hydroélectrique (15 %) et le braconnage (13 %). Fearnside, chercheur à l’Institut national de la recherche amazonienne (INPA) du Brésil, craint que la situation dans son pays n’empire un peu plus encore en raison de l’influence de l’agro-industrie au niveau politique, ce qui limite la création d’aires protégées, en particulier en Amazonie.

Entre 2010 et 2015, Global Witness a enregistré 753 meurtres. Trois sur quatre ont été commis en Amérique latine (77 %). (selon "ActuLatino")

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mardi 19 juillet 2016

Estrosi le "subalterne" : la polémique de trop

 Traité comme un moins que rien !

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Depuis l'attentat qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, l'ancien maire de la ville Christian Estrosi se démultiplie pour critiquer le gouvernement, qu'il accuse de n'avoir pas pris des mesures qui auraient pu éviter le drame. Et se plaint même d'avoir été traité comme "un moins qui rien" par François Hollande.

Savez-vous qui est le maire de Nice ? Perdu, il ne s'agit pas de Christian Estrosi mais de Philippe Pradal. Pourtant, depuis l'attentat qui a fait 84 morts le 14 juillet, ce n'est pas lui que l'on voit se démultiplier dans les médias pour accuser le gouvernement de n'avoir pas tout mis en œuvre pour éviter ce drame, mais son premier adjoint, un certain… Christian Estrosi ! 

Au matin du 15 juillet, quelques heures seulement après l'attentat, Christian Estrosi lâche ses premiers coups contre le gouvernement"Pourquoi l'Etat a-t-il annoncé hier à midi la levée de l'état d'urgence et décidé hier soir qu'il faut le prolonger de trois mois ? Tout ça me paraît bien désordonné", lance-t-il sur France Inter, avant de reprocher à l'exécutif de n'avoir pas mobilisé suffisamment de policiers nationaux dans sa ville pour les festivités du 14 juillet. Tout en soulignant que "l'heure n'est pas aux polémiques". Un peu quand même… Car Christian Estrosi débute aussitôt une tournée des plateaux télé pour répéter sur tous les tons ses critiques contre le gouvernement.

L'ex-maire de Nice se confie aussi à Paris-Match… où il se plaint d'avoir "été traité comme un subalterne, un moins que rien" par François Hollande lors de la venue de celui-ci à Nice, vendredi : "J'étais devenu transparent alors que tout se passait dans ma ville et concernait les Niçois."

Et tout ça, que de la politique politicienne ! Estrosi, l'apôtre de Sarkozy, ne pense déjà plus aux morts de la Promenade des Anglais ! 

estrosi2Un "roi africain" considéré comme "un moins que rien". On est proche de l'incident diplomatique !

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samedi 16 juillet 2016

Attaque djihadiste à Nice

Une méthode prônée par le «ministre des attentats» de Daech

attentat

L'attentat perpétré à Nice (Alpes-Maritimes) jeudi soir semble correspondre, même s'il n'a pas été revendiqué par l'organisation Etat islamique (ou Daech), à l'application d'une stratégie prônée par celui qui est surnommé par les services de renseignements occidentaux, le «ministre des attentats» : le syrien Abou Mohammed Al-Adnani, porte-parole officiel de l'organisation djihadiste. Vers 1h30 du matin, la section terroriste de Paris a été saisie de l'enquête. 

Abou Mohammed Al-Adnani ne cesse d'exhorter ses partisans à passer à l'action dans leurs pays d'origine. Dans un long message audio diffusé en septembre 2014 par Al Furqan, le principal média de l'EI, il lance : «Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu'il soit (...) Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs». Al-Adnani encourage ceux qu'il nomme «les soldats du califat» à utiliser n'importe quelle arme disponible.  
  

«Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle», exhorte-t-il, «débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d'une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le». «Ne consultez personne et ne cherchez de fatwa de personne», poursuit-il dans cet enregistrement, qui a depuis été partagé et diffusé par des milliers de sites internet. «Que l'infidèle soit combattant ou civil est sans importance. Leur sentence est la même : ce sont tous deux des ennemis. Leur sang est permis». Il y a un mois, le 13 juin, Larossi Abballa a utilisé un simple couteau pour tuer un policier et sa femme à leur domicile près de Paris, dans une attaque qui a été revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique. 

  Celui que les milieux djihadistes nomment «le cheikh Adnani» est au fil des mois devenu une figure importante au sein de l'EI, qui pourrait être chargée, en plus de motiver des djihadistes isolés, de superviser des campagnes de terreur en Occident. Originaire de la région d'Idlib, dans le Nord de la Syrie, c'est un vétéran du djihad anti-américain en Irak, où il s'est rendu dès 2003. 
  
Jeudi, le journaliste David Thomson, spécialiste des djihadistes français, notait sur son compte Twitter qu'un combattant venu de l'Hexagone exhortait dans une vidéo les sympathisants de la cause «à ne plus rejoindre l'EI mais à frapper en France»…

Plus DAECH est traqué et affaibli militairement, plus il simplifie les attaques en occident. A nos gouvernements de ne pas baisser la garde et de rester solidaires. La rupture du consensus par la droite ne va hélas pas dans le bon sens. Juppé, Sarkozy, taisez-vous. Il est indigne de récupérer les morts à des fins électoralistes.

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jeudi 14 juillet 2016

Cinq ans après le retour de la paix en Côte d’Ivoire, les réfugiés ivoiriens vivant au Ghana ont encore peur de rentrer chez eux

Malgré les assurances de la communauté internationale sur la situation sécuritaire, beaucoup se montrent encore réticents. Sur les 11.000 réfugiés ivoiriens au Ghana, seuls quatre sont officiellement rentrés dans leur pays depuis la visite à Accra de leur ministre de la Cohésion sociale, Mariatou Koné, qui a pourtant promis que « personne ne sera arrêté à son retour ».

REFUGIES_IVOIRIENS

Mais pour la plupart des 2200 réfugiés pro-Gbagbo vivant au camp Egyeikrom, dans le centre du Ghana, pas question de revenir. « Aller en Côte d’Ivoire, c’est aller mourir, il vaut mieux rester ici et attendre le jour de ma mort réelle plutôt que d’aller me faire tuer par les rebelles en Côte d’Ivoire. Je préfère rester ici », soutient Ange-Pelagie Baya, une réfugiée, directrice d’une ONG. « Je suis de l’ouest et ceux qui sont visés aujourd’hui sont les gens de l’ouest. Je n’ai plus de village ni de campement. Tous les rebelles ont occupé le secteur de chez nous. On ne peut pas rentrer à Abidjan. Même au marché, les rebelles sont au marché. Moi rentrer ? Ce n’est pas maintenant tant que le régime de Ouattara est en place. Je suis toujours en asile », explique-t-elle.

Pourtant, la situation dans le camp de réfugiés n’est pas des plus reluisante. La distribution de vivres aux réfugiés a été arrêtée en novembre, alors que le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés n’a reçu que 3 % de l’aide promise par les donateurs, depuis le début de l’année. Mais l’organisme onusien ne compte pas laisser, les déplacés livrés à eux-mêmes. « Le rapatriement du HCR est volontaire, chaque individu évalue la situation et en fonction de cela, ils prennent la décision de rentrer. Notre rôle est de faciliter ça pour s’assurer que nous avons des informations de sources diverses des pays ciblés, afin qu’ils puissent prendre une décision », soutient Nii Ako Sowa porte-parole du HCR au Ghana.

Selon l’agence des Nations Unies, plus de deux tiers des 300.000 Ivoiriens qui ont fui leur pays en 2010 n’ont pas été enregistrés. Et difficile de dire actuellement où ils se trouvent, même si certains affirment que la plupart ont rejoint l’Afrique du Nord et l’Europe. « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour relayer les inquiétudes des réfugiés au gouvernement ivoirien et inversement, afin de s’assurer que tout le monde se comprend, et qu’on puisse travailler et avancer, même si je dois dire que, honnêtement, à l’heure actuelle, de nombreux réfugiés ne veulent pas rentrer parce qu’ils ne pensent pas que les conditions sont réunies », déclare Tetteh Padi du Conseil des réfugiés du Ghana.

Le haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a tenu une réunion à Abidjan mardi, pour préparer le retour de tous les Ivoiriens qui ont fui les violences post-électorales entre novembre 2010 et mai 2011.(selon AFP)

sos refugiés ivoiriens

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mercredi 13 juillet 2016

Villé : tout est annulé !

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L’ensemble des festivités du 13 juillet à Villé (veille de la fête nationale) sont annulées (Météo)

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lundi 11 juillet 2016

C'était un vendredi soir à Breitenbach

Spectacle "noces bayna" de Fawzy al aiedy ( copyright Chergui Karim)

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dimanche 10 juillet 2016

France - Portugal

... à Villé

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samedi 9 juillet 2016

Pommiers 2 : la jungle

Baisse du prix à la vente : pas d'équité, pas d'efficacité

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Décidément, le lotissement "les Pommiers 2" à Villé n'a pas fini de faire parler de lui. Terminé depuis 2007, puis recogité en "éco-quartier avorté", les parcelles non vendues sont aujourd'hui à l'abandon. Les raisons sont nombreuses : terrains trop cher (7800 € TTC pour "Pommiers 1", 13200 € pour "Pommiers 2"). Pour des terrains plus pentus, proches d'une ancienne décharge, voire quasiment  dessus. La liste des 30 candidats à l'achat en 2007 a ainsi littéralement fondu, si bien que seules trois parcelles de Pommiers 2 ont été vendues. Les autres attendent toujours "des pigeons" ?

Que peut-on attendre lorsque des parcelles sont recouvertes de friches servant de cache-misère aux défauts (même les déchets presque archéologiques découverts en 2006 sont bien enterrés). Quant à l'abornage et le piquetage, il faudra vraiment chercher pour  trouver les limites de propriété.

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Et voilà que j'ai  eu le plaisir d'assister au dernier conseil ! Le maire propose de baisser les prix pour arriver à la vente. C'est vrai que l'entretien non effectué a  permis des économies dans le budget du lotissement. Et la proposition a été adoptée bien que le vote soit très approximatif. La journaliste (dans son compte-rendu) et moi-même avons vu deux votes "contre", le maire n'en compte qu'un. Si dans cette affaire cela ne change rien au schmilblick, on peut  se demander ce qu'il en est du nombre de signataires des propriétaires fonciers dans l'affaire des baux de chasse.

- Extrait de presse (DNA du 29/9/2016) : 

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- Extrait du PV du conseil municipal (signé par le maire) :

 III ) Urbanisme

 Point n° 7 : révision du prix de cession de l'are du lotissement Pommiers 2

 Monsieur le Maire rappelle que par délibération du 25 mars 2013, le conseil municipal de Villé avait fixé le prix d'un are au lotissement les Pommiers II à 11 000 € HT.

 Depuis cette date, la commune a concrétisé la vente de trois lots sur les neuf que compte le lotissement.

 Elle a également ouvert la possibilité aux agences immobilières de commercialiser les parcelles, par délibération du 5 octobre 2015.

 Les contacts établis avec d'éventuels acquéreurs font apparaître :

 que le prix à l'are est trop élevé

 que les parcelles sont trop grandes

 D'où l'impossibilité pour les candidats à l'acquisition de concrétiser leur projet, le budget « terrain » s'avérant trop élevé.

 La première possibilité est de modifier la division des terrains en créant des parcelles de taille plus réduite. Cette hypothèse présente l'inconvénient de nécessiter de coûteux travaux.

 La deuxième possibilité est de revoir le prix des lots à la baisse, en modifiant le prix d'un are de terrain. L'idée est de réduire le poste budgétaire « terrain » pour les potentiels acquéreurs, afin de maximiser les chances pour la commune de céder les lots dans un délai raisonnable.

 Il est proposé au conseil municipal de fixer un prix à l'are

 de 9 500 € H.T. , soit 11 400 € TTC en commercialisation directe par la commune

 de 9 025 € H.T. soit 10 830 € TTC en commercialisation par un tiers extérieur (agence immobilière), auxquels il faut ajouter 5% de commission, soit 475 € H.T. et 570 € TTC.

Monsieur Gérard CHAMLEY informe qu'en sa qualité d'agent immobilier, il renoncera à toute commission s'il était amené à trouver un client pour ces parcelles.

Monsieur Franck JEHL se demande pourquoi la commune baisse les prix maintenant, alors que peut-être le marché reprendra dans quelques mois.

Monsieur le Maire répond que la commune souhaite accueillir de nouveaux habitants.

Madame Catherine FILOUX se dit dérangée par cette décision, par rapport aux trois ménages qui ont déjà acquis un terrain à l'ancien tarif.

L'ensemble du conseil municipal réagit et rappelle à Madame Filoux que cet embarras est partagé, il a d'ailleurs été largement évoqué en commission réunie le 20 juin 2016, mais qu'il faut avancer et créer les conditions d'une commercialisation dans des délais raisonnables.

Le conseil municipal, après en avoir délibéré, décide par 18 voix pour et une voix contre (Monsieur Franck JEHL) de fixer un prix à l'are comme suit :

9 500 € H.T., soit 11 400 € TTC en commercialisation directe par la commune

9 025 € H.T. soit 10 830 € TTC en commercialisation par un tiers extérieur (agence immobilière), auxquels il faut ajouter 5% de commission, soit 475 € H.T. et 570 € TTC.

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