mercredi 13 novembre 2019

Deux maires : pas forcément le même avenir

L'un se représente, l'autre non !

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Les deux ont cependant un point commun : ils se condidèrent comme des "chefs". L'un est maire de Sélestat et souhaite le rester. L'autre est maire de Villé et a annoncé son départ... bien qu'il aimerait bien rester dans l'équipe qui lui succédera... en tant que consultant ou conseiller technique ? Surtout pas ! Il a déjà fait trois mandats de trop en accumulant les boulettes et même les grosses boules !

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Comme "chefs" ils ont pourtant les mêmes méthodes. Le Marcel ("Cella" pour les intimes, tire sur tout ce qui bouge, notamment sur ses adjoints qui ne le suivent pas au pas cadencé et auxquels il retire aussi sec les délégations - voir presse du 9/11). Un vrai bulldozer !

Le maire de Villé ("Frantzele" pour les intimes de la comcom) a des méthodes très particulières aussi. Il tire sur tout ce qui risque de lui faire de l'ombre, comme, semble-t-il il l'aurait fait avec sa première adjointe exilée à l'heure actuelle à l'autre bout de l'Hexagone. Après une démission "un peu forcée", celle-ci a été remplacée par un conseiller qui n'est pas forcément le "choix" du maire qui avait d'autres vues. Encore un beau loupé ! 

Et voilà que ce nouvel adjoint s'empresse bien tôt d'annoncer sa candidature aux élections de mars 2020 ! Alors que l'adjointe précédente n'a pas demandé au chef l'autorisation de partir, en voilà un qui ne demande pas l'autorisation d'arriver ! Dans quel monde sommes-nous donc ?

Alors notre cher "Frantzele", grand vice-président aux transports et à la pédale douce de la comcom où il n'a pas voix au chapitre, poussé dans ses retranchements, prend deux mesures qui font le tour du village : il savonne la planche à son adjoint (avec plus ou moins de réussite, d'ailleurs plutôt moins que plus) et cherche désespérément une "tête de liste docile"' à soutenir. Sachant qu'avec ses 19 années de présence, Villé devra être "soigné", il chercherait surtout du côté du corps médical. Avec peu de succès pour l'instant...

Tous les hypothétiques candidats ont déjà compris que le petit maire sortant n'a plus aucune autorité (s'il en a déjà eue ?) et ne représente aucun soutien de campagne ni une quelconque  source de conseils pour l'avenir. Pas de rôle de consultant pour lui ! A dégager tout simplement ! Mais peut-être le sympathique "Sella von Schlettstadt" l'embauchera-t-il comme colleur d'affiches ? 

PS : Le maire de Villé, qui prend souvent des conseils auprès de l'élu sélestadien (les deux sont du même bord politique), va-t-il à son tour retirer les délégations à son nouvel adjoint-candidat ? Suite dans un prochain numéro. Et la conseillère départementale et municipale, partie à l'autre bout de la France, va-t-elle enfin se positionner ?

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dimanche 13 octobre 2019

Municipales : des jeunes qui prennent la relève

Un jeune de 29 ans : Camille Rosso

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Certains considèrent le candidat aux municipales de Villé Lionel Pfann comme jeune.  Mais il y a plus jeune, ainsi ce jeune lorrain de 29 ans de Moyeuvre-Grande, dans la vallée de l'Orne (entre Amnéville et Joeuf), commune d'un peu plus de 7.000 habitants.

Et dans cette commune anciennement minière, aujourd'hui sinistrée du côté industriel (mines et hauts-fourneaux de l'empire De Wendel fermés), Camille Rosso est reconnu comme un jeune homme dynamique. Il est en effet le président de l'un des deux clubs de football évoluant en promotion d'honneur départementale, l'US Froidcul (du nom pittoresque de l'un des quartiers de la commune).

Originaire d'une famille italienne installée à Metz, il habite dans ce quartier d'anciens mineurs, où à l'heure actuelle le chômage est roi et de nombreux bâtiments délabrés et abandonnés.

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Camille Rosso y mène cependant une vie syndicale et politique militante. Il est d'ailleurs soutenu pour la campagne par le député de la circonscription Michel Liebgott (PS).

Titulaire d'un Master II en sciences politiques, il a effectué plusieurs stages dans différentes entités. Notamment au sein du Conseil Économique et Social dans le groupe de la Mutualité ainsi que dans une mairie où il a participé à la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. N'ayant pas trouvé un poste en relation avec la conduite et l'évaluation des politiques publiques, il a occupé un poste de surveillant avant de d'effectuer son service civique au District mosellan de football où il était chargé de la féminisation de la pratique.

Moyeuvre-Grande : on y connaît un certain André Zimmermann

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Moyeuvre-Grande a accueilli en son temps un cycliste bien connu dans la vallée de Villé, André Zimmermann. Il était licencié à l'Union Cycliste Moyeuvre-Grande l'année 1963 où il a gagné le Tour de l'Avenir. Né le 20 février 1939 à Maisonsgoutte, Geminiani lui fit signer aussitôt un contrat professionnel pour le compte de St-Raphaël-Gitane et dès 1964, aligna ce surdoué de l’escalade au départ du Giro, puis du Tour de France. De la folie pure ! Au total, « Zim » boucla 4 Tours : 1964 (36e) - 1965(17e) - 1966 (23e) - 1969 (26e), mais abandonna l’édition 1967, disputée par équipes nationales.

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jeudi 10 octobre 2019

A Villé, les municipales 2020 sont lancées

On avait peur du vide, cela va-t-il être le trop plein ?

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Les villois s'attendaient à la candidature Pfann depuis un certain temps, la valse-hésitation du maire Frantz n'ayant plus aucun intérêt depuis sa déclaration de non-candidature à la presse, tout comme est à considérer comme nulle la candidature de la conseillère départementale ex-adjointe discréditée par ses absences à tous niveaux.

La candidature de Lionel Pfann a certes un avantage, et ce n'est pas le moindre, c'est celui de la jeunesse. On peut espérer qu'enfin un certain dynamisme soit au rendez-vous.

Pourtant, quelques points méritent d'être éclaircis. Personne très connue dans le bourg-centre, on ne sait pas trop des orientations politiques de ce jeune candidat.

Par ailleurs, il s'agirait de savoir s'il espère un rassemblement des villois. Car la publication de la presse laisse apparaître qu'il n'a appelé à le soutenir que les 16 élus de la majorité actuelle, souvent à la botte du maire responsable de la faillite de la commune par ses initiatives de plus en plus personnelles. Pourquoi Lionel Pfann ne s'est-il pas adressé à tout le conseil, y compris l'opposition, afin de dépasser les clivages actuels (l'opposition représentait il y a 6 ans près de 30% des électeurs) ? 

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Point positif, c'est qu'il manifeste sa volonté d'associer la population à la gestion municipale. Cependant, ses priorités semblent très incomplètes : outre la sécurité routière, l'artisanat et le commerce, l'habitat, le lien intergénérationel et social, il s'agirait aussi de se pencher sur l'emploi local (58% des actifs travaillent hors de la vallée), la ruralité et les friches agricoles (comment développer un marché de produits locaux alors que nos terres agricoles sont en friches ?), la défense du service public, ou la gestion et la dépollution d'anciens bâtiments tels les FTV, l'ancienne gendarmerie ou la maison de retraite abandonnées, qui n'ont vu que des occasions manquées pendant les trois mandats de trop du maire actuel.

Cette annonce de candidature certes un peu prématurée a un avantage : elle peut permettre le débat ... dès lors qu'une deuxième candidature se dévoile.

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mercredi 19 septembre 2018

Municipales 2020 : les tractations commencent à Villé

Partira, partira pas ? Retenez-le, il veut partir !

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Comme d'habitude, le maire de Villé réfléchit depuis longtemps à ce problème des municipales, et il semble qu'il soit en train de le résoudre du moins si l'on se fie aux bruits de couloirs. Et ces élections auront lieu dans 18 mois ! C'est donc urgent, surtout dans la statégie de nomination d'un premier adjoint après la démission pas très surprise de l'adjointe-conseillère départementale. Sa grande peur, c'est qu'il n'y ait pas de candidat au poste de maire (il est pourtant bien le seul à avoir cette peur).

Alors il aurait mis au point une stratégie de haute volée :

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1) Désignation d'un 1er adjoint appelé à postuler au poste de maire et donc de mener la liste de la majorité sortante. Deux candidats de son équipe se seraient déjà fait connaître auprès du premier magistrat, qui hésite dans son choix. C'est le dernier qui sortira de son bureau qui aura raison, comme d'hab !

2) Et la solution de non-choix qu'il envisage : ne pas nommer de premier adjoint et mener lui-même sa liste aux élections. Pour convaincre les réticents de son propre camp, il soutient qu'il laisserait sa place à mi-mandat. Evidemment tout le monde connaît la valeur de ses promesses. Alors plus personne ne mord à l'hameçon... sauf ceux qui espèrent sa perte !

Quelle belle majorité solidaire nous avons à Villé ! 

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