mercredi 16 mai 2007
Signal-Lux : la méthode Berlusconi émigre en France !
La société italienne Vemer-Ciber vient de déposer son offre de reprise de Signal-Lux France actuellement en redressement judiciaire, alors qu'elle avait déjà "bénéficié" d'un plan social qui a amené 38 licenciements (ou départs volontaires, c'est selon) devant permettre sa survie au minimum jusqu'en 2008 ! Cette offre comprend notamment : le rachat pour un montant de 1.210.000 € et le maintien de 60 emplois (soit 62 licenciements !). Ce plan sera présenté au tribunal le 29 mai, et la décision de ce dernier sera rendue publique le 5 juin. Dans ce cas les licenciements interviendraient au plus tard le 5 juillet ! Les plus importantes fabrications du site de Villé sont vouées à aller en Italie, chez Vemer-Siber ! Quant à Signal-Lux Electronic l'offre de reprise se monte à 10.002 € très précisément ! Et encore mieux, pour Tunilux l'offre est de... 1 € symbolique ! Et comble de cynisme, l'offre deviendrait caduque "ipso facto" en cas de grève ou d'occupation de l'usine ! Une nouvelle forme d'atteinte aux droits des salariés ! Rejetée par le peuple italien, la méthode Berlusconi émigre en France !
A lire : alsace1606signalux et dna1606signalux
dimanche 22 avril 2007
Egelhof : en cassation !
Le 24 mars dernier, j'annonçais sur mon blog la condamnation de Egelhof à verser à un salarié licencié la "modique somme" de 149 717,81 €. Il fallait s'y attendre, Egelhof vient de se pourvoir en cassation. Mais attention, l'affaire ne sera pas rejugée sur le fonds, mais uniquement sur la forme de la procédure judiciaire. Cela signifie en clair que, comme dans de nombreux cas, la Cour de Cassation confirme le jugement et la validité de la procédure, ou alors elle estime qu'il y a un vice de procédure, ce qui entraîne un retour de l'affaire pour être rejugée devant une autre cour d'Appel. La Cour de Cassation siège à Paris, au Palais de justice, appelé communément "la Conciergerie" (pour ceux qui souhaiteraient assister à la séance publique).
samedi 24 mars 2007
Egelhof : 149 717,81 € pour un licenciement !
Un premier jugement concernant les licenciements chez Egelhof vient d'être rendu par la Cour d'Appel de Colmar en date du 15 février 2007. L'entreprise a été lourdement condamnée et le salarié licencié a obtenu les indemnisations suivantes : 50.331,68 € au titre du préavis, 5.033 € au titre des congés payés afférents, 23.488,13 € au titre de l'indemnité de licenciement, 62.865 € au titre de dommages et intérêts et 8.000 € au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure civile (frais d'avocats), soit un total de 149.717,81 €. Sans commentaires ! ils viendront tout seuls !
Ci-joint l'intégralité du jugement : egelhofappel
mercredi 7 mars 2007
Signal-Lux : rassurant ?
Signal-Lux va être racheté ? Ce sont les titres de la presse, suite à un communiqué du groupe italien de Vérone VEMER-SIBER sur son site internet http://www.vemersiber.it/ Pour l'instant, l'affaire semble en bonne voie en ce qui concerne Signal-Lux Italie, sa filiale Signal-Lux MDS. Pour Signal-Lux France, en redressement judiciaire, l'affaire dépend évidemment des deux administrateurs judiciaires nommés. Beaucoup de chiffres sont alignés, mais aucun hélas ne concerne l'emploi. Là, nous restons dans le flou le plus complet : y aura-t-il maintien des emplois ? suppression d'une partie ? de la totalité ? S'agit-il d'une affaire de gros sous ou de reprise de l'activité industrielle ? Il y a de quoi rester inquiet, et en tous cas vigilant.
A lire : dna0703vemersiber
Presse du 8/3 : alsace0803salarie et dna0803salaries
jeudi 1 février 2007
Egelhof : joyeux anniversaire ?
Février 2006 : Egelhof licencie 9 salariés, licenciement nécessaire, selon l'entreprise, pour sa sauvegarde à Breitenbach. Un an plus tard, où en est la situation :
- De ces 9 licenciements (8 à Breitenbach, 1 à Seltz), 3 dossiers ont fait l'objet d'une conciliation et d'une transaction. Les 5 autres sont encore en cours au conseil de prudhommes.
- l'entreprise propose les mêmes modifications de contrat à 11 salariés que celles qu'elle avait fait signer à presque l'ensemble du personnel en 2006. Devant le refus des 11 réfractaires, l'entreprise a entamé une nouvelle procédure de licenciements de 7 salariés pour raison économique (demande soumise au CCE et CE d'établissement de Breitenbach hier, et au CE de Seltz aujourdhui).
Après la mise en redressement judiciaire de Signal-Lux, un nouveau coup dur pour la vallée ! Que penser des paroles du député lors des voeux du Nouvel An où il déclarait haut et fort que le Val de Villé n'était pas sinistré ?
A lire : dna0202egelhof
dimanche 28 janvier 2007
Cuisines Schmidt : La Chine, c'est fini !
"Pas question de délocaliser la production en Asie", disait le directeur général Jean-Marie Schwab en 2005, qui avait alors déjà implanté deux magasins de vente à Shanghaï (interview du "Management du net"). Les mauvaises expériences de la vente l'auront de toutes façons dissuadé de tenter de le faire puisque depuis le 1er janvier 2007 les cuisines Schmidt ont fermé leurs locaux. Implantées à Lièpvre et à Sélestat, avec une main d'oeuvre importante dont une partie importante provient de notre vallée, elles ont visiblement subi des déboires. Selon le directeur général de cette entreprise familiale, la distance géographique et culturelle rendait difficile la gestion d'activités en Chine, où de surcroît le client changeait facilement d'entreprise pour quelques cents en moins ou en plus. Dorénavant, les Cuisines Schmidt vont à nouveau se limiter à l'Europe, puisque malgré le couac chinois, leur chiffre d'affaire a progressé de 7,6 % en 2006 (plus de 10 % dans l'Hexagone).
Les Cuisines Schmidt en chiffres :
- Chiffres d'affaires : 141 millions d'€ en 1999, 154 M en 2000, 168 M en 2001, 164,5 en 2002, 200 M en 2003, 221 M en 2004, 240 M en 2005, 260 M en 2006.
- Effectifs : 1 250 salariés.
- Concessionnaires : 500.
mercredi 10 janvier 2007
Signal-Lux : le risque des délocalisations !
L'affaire Signal-Lux montre bien que les délocalisations, qui sinistrent l'emploi dans notre pays, ne sont pas forcément des réussites en toute tranquillité pour les patrons qui s'y livrent. En Afrique ou en Asie, on peut tout gagner, mais aussi tout perdre. Voyez tous ces ressortissants qui avaient investi tous leurs biens en Côte d'Ivoire, et pour lesquels l'armée française a dû organiser une expédition pour les évacuer après qu'ils aient tout perdu. La Tunisie était considérée jusqu'à maintenant comme un pays "sûr" mené d'une main de fer par Ziné Ben Ali. Les derniers évènements qui se sont produits dans le secteur de Grombalia (voir grombalia0701liberation et grombalia0701pressedz), où est implantée Tunilux l'usine "soeur" de Signal-Lux n'a rien de rassurant pour le développement du groupe Signal-Lux : le "verrouillage" par l'armée tunisienne de la zone de Grombalia a empêché l'acheminement de matériel vers la France. 25 morts dans une bataille rangée entre l'armée tunisienne et une "bande de gangsters" selon le gouvernement, des terroristes salafistes (proches d'Al-Kaïda et de Oussama Ben Laden), d'origines diverses (algérienne, marocaine, mauritanienne) selon les informations reçues.
A noter que Grombalia est le lieu de détention des prisonniers politiques tunisiens, où ont lieu régulièrement des manifestations contre l'utilisation de la torture. Le lieu des échaufourrées n'est certainement pas l'effet du hasard. Le patronat délocalise par principe vers des secteurs où la situation est calme avec un dictateur fort qui permet de faire...des affaires ! Mais quand les vagues arrivent, que la dictature se fissure, les rats quittent le navire, il faut fuir vers d'autres cieux, peut-être la Chine, l'Inde ou d'autres pays où la main d'oeuvre est bon marché...où ils auront le temps de faire des bénéfices jusqu'au réveil ...des Chinois, des Hindous ou autres ! Et pendant ce temps, en Alsace et en Italie, on établit des plans sociaux, on licencie et on met en redressement judiciaire... en attendant la suite ?
A lire à propos de Signal-Lux à Villé : dna0901tunilux dna1101signalux alsace1101signalux
A lire à propos de la situation en Tunisie à Grombalia & environs : grombalia0701fusillade et grombalia0701calepin
PS : au moment où j'écris ce chapitre, la télé informe que le GSFR (groupe Al-kaïda maghrebin) communique depuis l'Algérie. Pour la Tunisie, PPDA cite 15 morts...officiels. A lire aussi l'article du 9/1 sur une nouvelle fusillade toujours au sud de Tunis - la presse officielle tunisienne reconnaît enfin qu'il s'agit de salafistes : grombalia0901fusillade
vendredi 22 décembre 2006
Signal-Lux : tout va très bien, madame la marquise !
Lors du dernier conseil municipal du 12 décembre, monsieur le maire avait fait le compte-rendu de la commission "Industrie". Il avait évoqué la situation chez Signal-Lux en ces termes : "M. le Maire précise qu'il a des contacts réguliers avec la direction de cette société dont le carnet de commandes est plein." Aujourdhui nous apprenons par la presse la probable mise en redressement judiciaire de Signal-Lux, ce qui entraînera la nomination d'un administrateur ! La PDG italienne Baccalini motive la procédure par "un manque de commandes" ! Une vraie partie de "poker menteur" dont on se demande qui en est le bénéficiaire ! L'évolution de cette entreprise était pourtant un secret de polichinelle ! Après avoir bénéficié de prêts particulièrement favorables pour son agrandissement auprès d'Alsabail (organisme du Conseil Général) avec le soutien unanime de la Communauté des Communes, cette entreprise a déjà profité d'un plan social qui a abouti à 34 suppressions de postes. L'entreprise avait fait preuve de cynisme en proposant quelques postes en Tunisie à 300 €/mois! La direction avait aussi promis que ce plan social stabiliserait l'entreprise au moins jusqu'en 2008 !La voilà au plus mal ! Ne faut-il pas plutôt y voir une farouche volonté de délocaliser ? J'avais été interviewé le 10 mai 2005 par FR3-Alsace et j'avais dénoncé le manque de contrôle des élus en ce qui concerne les aides accordées ! Je n'avais reçu qu'une réaction, celle du conseiller général qui s'étonnait que les médias puissent faire une place "au seul conseiller municipal d'opposition de Villé, candidat socialiste battu aux dernières élections cantonales" (sic). Sur l'avenir des salariés, sur la situation économique de la vallée, pas un mot ! "Passez, il n'y a rien à voir", c'est sa devise et celle de ceux qui l'entourent ! Il serait quand même logique de demander des comptes aux responsables de l'entreprise, au moins sur l'utilisation des fonds publics, et de soutenir les salariés autrement que par des motions prises en catimini qui n'effarouchent plus personne !
A lire : alsace2212signalux1 et alsace2212signalux2
Rappel de courrier : haagfr3
vendredi 8 décembre 2006
La patronne sur la paille
La presse de ce jour s'est faite l'écho de la condamnation d'une responsable d'entreprise à six mois de prison avec sursis, assortis d'une interdiction d'exercer une profession industrielle ou commerciale pendant 3 ans, et la publication du jugement dans un journal local et aux portes de la mairie de Neuve-Eglise, pour avoir soustrait au fisc en matière de TVA la modique somme de 152 000 €. Même si la presse ne la nomme pas, il s'agit de l'ancienne gérante de Alpa-France, en liquidation judiciaire depuis le 20 mars 2006 (voir message du 22/3/2006 : Alpa-France, c'est fini ).
Deux internautes, Karl et Pierre, m'ont permis de mener mon enquête sur cette affaire et de l'éclairer d'un jour particulier ! Alors, reprenons une à une les déclarations de cette dame devant la justice : "On est passé de 3 à 13, puis à 40, puis à 100 salariés !" Que nenni, il n'y a jamais eu, selon les déclarations faites dans les bilans, plus de 20 employés ! La dame raconte tous ses efforts...pour sauver des emplois, terminant par : "Mon mari et moi, nous avons tout perdu !" Pour le moins curieux, puisque le couple en est à sa quatrième entreprise en liquidation judiciaire (St-Dié, Marckolsheim, Rossfeld, et maintenant Neuve-Eglise). A chaque fois, les salariés ont été licenciés brutalement, sans versement des salaires, et ont dû s'adresser aux prudhommes et à des administrateurs pour obtenir leur dû ! Alors même que le couple a toujours retrouvé des ressources pour relancer une affaire ! Alors, le "tout perdu" laissant croire qu'ils pointent aux restos du coeur, ne peut que sonner faux !
Et voilà qu'apparaît fin 2005, une nouvelle société intitulée MEDIAPACK, avec comme dirigeante Mme GROSS Laetitia, née MESNY, fille de la gérante qui vient d'être condamnée, avec comme activité (comme à Neuve-Eglise) le conditionnement à façon, et son siège social à l'adresse : Chemin du Rongeant, 52300 Joinville, et une adresse : boîte postale 500500 à Barr (peut-être juste pour pouvoir inscrire l'entreprise à Colmar, puisqu'à Barr l'entreprise ne possède même pas un numéro de téléphone). Dans cette famille, pour des gens qui sont "sans le sou", il semble qu'on soit prévoyant.
Ou alors, ce couple au bord de la mendicité, aurait-il si peu de conscience qu'il jette dans les mêmes mésaventures ses propres enfants, déjà nommés au conseil d'administration des entreprises en faillite ? Ou bien, les affaires seraient-elles plus "juteuses" pour cette famille qu'il n'y paraît ? les dindons de la farce restant les contribuables, et surtout les salariés !
A lire : alsace0812tva et dna0812tva
Documents concernant les entreprises de la famille MESNY : af1 af2 af3 af4 mediapack
mercredi 22 mars 2006
Alpa-France : c'est fini
Entreprise implantée dans les anciens locaux d'Egelhof-Villé, dans la zone artisanale du Climont, depuis 1998, qui avait comme activité "le conditionnement à façon", elle employait de 15 à 20 personnes. Brutalement, hier soir les salariés ont été informés que le tribunal de Colmar venait de prononcer le règlement judiciaire de la société, et qu'un administrateur était nommé.
Renvoyés sans même toucher leur salaire ou solde de tout compte ! la direction leur a indiqué qu'il fallait les réclamer par voie prudhommale ! Certains de ces salariés ont déjà eu la même mésaventure à la fermeture de l'écloserie ! Il leur faudra attendre 6 mois, voire 1 an, pour obtenir le fruit de leur travail ! Comment vont-ils vivre ? qui leur fera seulement crédit ?
Une fois de plus, cette affaire touche les familles du Val de Villé qui ont déjà dû subir les fermetures de Satig Villé, Tricotages-Vosges-Alsace, Kodack, écloserie, et les licenciements (ou "suppressions de postes") de Signal-Lux, Egelhof et autres. La même politique continue à produire les mêmes effets !
Quand nos élus responsables, et notamment le conseiller général, vont-ils s'inquiéter des emplois, de garanties réelles dans ce domaine en contrepartie des aides apportées ? La solution est-elle pour eux de remplacer la précarité par plus de précarité ?












