samedi 11 décembre 2021

FTV : 20 ans de perdus ...

... ou les rêveries de jeunes élus ?

Et voilà ! Le "serpent de mer" de la vallée réapparaît... au moment où des élections se préparent. Mais faut-il vraiment croire à une fin heureuse de l'histoire ? Rappelons les faits :

- Les FTV sont fermés depuis 2002, suite à l'arrêt d'activité de la société locataire SATIG.  Les biens immobiliers sont acquis par une société sélestadienne qui a l'habitude des transactions sur des friches industrielles (rachetées à bas prix pour une revente chère).

- Quelques transactions ont été envisagées : dès 2002, une société strasbourgeoise, spécialisée en fabrication de meubles (fauteuils en cuir) s'y intéressait. Mais le maire de l'époque n'a même pas daigné recevoir les dirigeants en mairie, et n'a pas référé à la comcom compétente en matière d'industrie.

- Un supermarché s'y est intéressé un peu plus tard, avant d'abandonner faute de répondant.

- Puis est venu le temps d'un autocass plus ou moins toléré par les élus, mais rejeté par la population. On était passé tout près d'une catastrophe écologique.

- Enfin, le propriétaire du site a rencontré fin 2003 les élus de la commune. Il proposait une rénovation du site avec une partie hôtelière et touristique, et une partie artisanale avec des ateliers-relais. Il demandait à la commune de s'engager sur la construction d'un giratoire à l'entrée de l'usine au carrefour des rues de Bassemberg et de Breitenau, à la cession d'une parcelle communale permettant l'élargissement de la rue privée menant à l'usine. Là aussi, peine perdue : aucune avancée significative n'a eu lieu.

- Par la suite, l'une ou l'autre agence immobilière s'est encore mêlée à l'affaire, sans réel succès.

On est arrivé ainsi à une situation de blocage, où personne n'a su répondre aux deux principales questions : quel sera le montant de la vente ? qui va dépolluer le site, et à quel coût ? Sur ces deux questions primordiales, il n'y a toujours pas de réponse ... et tout le reste n'est que du baratin.

Bref, la solution est loin d'être trouvée. Quant aux jeunes élus, la question mérite d'être posée : veulent-ils nous faire croire en leur efficacité soudaine ? ou sont-ils naïfs au point de croire au Père Noël ?

FTV

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samedi 23 octobre 2021

Groupe Bolloré, vers une cession de ses activités portuaires d'Afrique

Le groupe Bolloré est en pleine reconversion. Le quotidien Le Monde indique à juste titre que l'industriel français a contacté une banque d'affaires en vue d'étudier l'éventuelle cession de ses activités portuaires en Afrique.

Vincent_Bollore_Les secteurs de l'audiovisuel, de la publicité et de la communication, tel est le nouveau champ dans lequel le groupe Bolloré entend désormais faire sa reconversion. Le groupe français a d'ailleurs exploré ce terrain depuis une dizaine d'années et semble s'y plaire et s'y installer durablement et confortablement. Cette nouvelle activité constitue à ce jour 80% des bénéfices de l'industriel français.

C'est à juste titre que l'entreprise dirigée par Vincent Bolloré compte se retirer de ses activités portuaires, aéroportuaires et ferroviaires en Afrique. « Aujourd'hui, Bolloré est présent dans 42 ports africains en qualité d'opérateur de terminaux, d'agent de lignes maritimes ou de manutentionnaire. Il gère 16 terminaux à conteneurs, principalement en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest, mais aussi trois concessions ferroviaires, des entrepôts et des ports secs, etc. », indique RFI.

Nonobstant le fait que ses activités en Afrique lui rapportent plus de deux milliards d'euros de chiffre d'affaires, avec un personnel de plus de 20 000 employés, Bolloré aurait copté la banque d'affaires Morgan Stanley afin d'étudier la possibilité de cession de ses activités logistiques sur le continent.

Même s'il ne s'agit pour l'instant que d'une éventualité, CMA-CGM, Mearsk, Dubaï Ports World et Cosco shipping font d'ores et déjà le pied de grue pour s'acquérir ce vaste marché, qui a permis à la multinationale française de bâtir fortune.

Le confrère précise par ailleurs que Bolloré constitue à n'en point douter « un vecteur essentiel de l'influence économique de la France en Afrique ».

Le 24 avril 2018, faut-il le rappeler, le groupe Bolloré a été mis en examen par la justice française pour des soupçons de corruption dans la passation de marchés sur plusieurs ports d'Afrique de l'Ouest.

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vendredi 4 juin 2021

La Redoute : mis à pied pour avoir mangé une clémentine

Le salarié gagne en appel !

La_Redoute

Dans cette affaire qui a duré quatre ans et a donné lieu à deux procès, la pomme de discorde a pris la forme d'une clémentine. 

Un préparateur de commande de La Redoute près de Lille, dont la mise à pied pour avoir mangé une clémentine à proximité de son poste de travail avait été validée par les prud'hommes, a finalement gagné en appel, selon un arrêt consulté samedi par l'AFP.

Dans sa décision du 28 mai, la chambre sociale de la cour d'appel de Douai a annulé la sanction, la jugeant "disproportionnée au regard des faits qui lui sont reprochés, dès lors qu'aucune autre sanction ne lui avait été infligée et qu'il bénéficie d'une ancienneté remontant à septembre 2004".

Elle reconnaît que le salarié, également délégué CGT, "n'a pas respecté les consignes qui lui ont été données par ses responsables hiérarchiques en matière d'hygiène, que les faits sont avérés et que la sanction était légitime". "Cependant le règlement intérieur prévoit une échelle des sanctions faisant apparaître la mise à pied disciplinaire en seconde position après l'avertissement et juste avant la mutation disciplinaire", ajoute-t-elle, condamnant l'entreprise à payer 77,53 euros de rappel de salaire et congés payés.


Le 7 novembre 2017, Smaïl Bella se levait à 04h30 pour prendre son poste au site de logistique de Wattrelos à 06h00. Vers 09h00, il s'est reculé de son poste de "picking" - lieu où les salariés alignés sur une chaîne de production prennent les marchandises et les scannent pour les envoyer aux clients - pour manger une clémentine en dehors du temps de pause, avant de poser les épluchures près de son poste, ce qui pouvait détériorer les articles selon la direction. Repéré par l'agente de maîtrise, il est mis à pied une journée.

Il avait contesté cette sanction auprès des prud'hommes de Roubaix, qui avait donné raison à la direction le 15 novembre 2019.

La direction soulignait que le règlement intérieur interdisait toute nourriture au poste de travail, et rappelait aussi que Smaïl Bella avait eu un rappel à l'ordre deux mois plus tôt, pour être allé chercher des sucreries sans prévenir. (selon AFP)

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jeudi 24 décembre 2020

Pas de « Click&Collect » dans le Bade-Wurtemberg

Les fédérations de commerçants sont en colère. Dans le cadre du confinement stricte en Allemagne, le gouvernement du Bade-Wurtemberg vient d’interdire le format « Click&Collect ».

clickL’Allemagne se trouve dans un confinement que le pays n’a encore jamais expérimenté. A l’exception des magasins considérés essentiels, tout est fermé. Pour cause – pour la seule journée de mardi, l’Allemagne a enregistré 952 décès liés à la Covid-19 et maintenant, le pays met tout en œuvre pour venir à bout de ce fléau. Stricte veut dire stricte en Allemagne, et le gouvernement du Bade-Wurtemberg vient d’interdire aussi la vente en format « Click&Collect » beaucoup pratiqué en France et dans d’autres pays. Les commerçants sont en colère.

L’interdiction du « Click&Collect », donc, de la possibilité de commander des marchandises sur Internet et de venir les chercher au magasin, vise à empêcher la formation de files d’attente devant les magasins et donc, des contacts sociaux, comme l’a expliqué un porte-parole du gouvernement régional. « Mais les commerçants peuvent livrer ou faire livrer des marchandises commandées sur Internet », dit le gouvernement à Stuttgart.

Pour Sabine Hagmann, la directrice de la Fédération des Commerçants du Bade-Wurtemberg, cette interdiction pénalise les petits commerçants. « De milliers de produits ont été commandés par Internet, sont disponibles chez les commerçants et maintenant, les clients ne peuvent pas venir les chercher », dit-elle. Et le recours à la livraison? « La livraison des marchandises est onéreuse et difficile à organiser », dit Sabine Hagmann, « souvent, les commerçants ne disposent même pas d’une adresse ou même d’une adresse mail des clients. Cette interdiction est incroyable et frappe encore une fois les petits et moyens commerçants. »

Si les fédérations prévoient de faire appel à cette décision, de nombreux commerçants auront perdu aussi la part du chiffre d’affaires de la période d’Avent, avant que cette interdiction ne puisse être levée. Aujourd’hui, nous sommes le 17 décembre 2020 et si jamais cette décision devrait être invalidée, il sera trop tard pour profiter des derniers jours des affaires de Noël.

Pour les clients ayant commandé et (souvent) déjà payé les produits commandés sur Internet, la situation n’est guère meilleure. Est-ce que les cadeaux de Noël commandés en ligne arriveront à temps ? Est-ce que les produits seront livrés, à défaut de pouvoir aller les chercher dans les magasins ? Suspense garanti et pour un certain nombre de personnes, le Père Noël risque d’avoir beaucoup de retard cette année…

Lors de la première vague de la Covid-19, l’Allemagne a eu beaucoup de chance d’avoir été largement épargnée. Maintenant que le pays compte parmi les plus touchés de la deuxième vague, l’Allemagne réagit. C’est compréhensible. Mais avec l’interdiction du « Click&Collect », on se pose quand même la question si on ne fait pas un peu trop… (selon "Eurojournalist")

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vendredi 27 novembre 2020

Usine de nickel en Nouvelle-Calédonie

Intervention des forces de l'ordre pour lever des blocages

nickelLes forces de l'ordre sont intervenues tôt mardi matin à Nouméa pour lever le blocage des accès au gouvernement local et à la province Sud par des militants opposés à la vente d'une usine de nickel à un consortium piloté par le géant suisse Trafigura, a constaté l'AFP. 

Environ une centaine de militants, selon les médias locaux, ont été dispersés par des gardes-mobiles, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, occasionnant des bousculades. 

Depuis jeudi dernier, le collectif "usine du sud : usine pays" et l'ICAN (Instance coutumière autochtone de négociations) multiplient les actions sur le terrain pour s'opposer à la vente par le groupe brésilien Vale de son usine métallurgique de nickel et de cobalt à un consortium calédonien et international, dans lequel Trafigura, géant du négoce de matières premières détient 25%. Les deux parties sont en négociations exclusives jusqu'au 4 décembre.     

Le port autonome de Nouméa est bloqué depuis cinq jours, tandis que l'usine, située dans le Sud de l'archipel, tourne au ralenti car elle n'est plus alimentée en minerai, les accès à la mine de Goro étant eux aussi entravés.

Jugeant "inenvisageable de mettre en péril l'activité économique", le président du gouvernement local, Thierry Santa, a indiqué avoir déposé un référé au tribunal administratif pour que le port soit libéré par la force publique.      

Lundi, les manifestants, qui ont le soutien des indépendantistes du FLNKS, avaient organisé des barrages sur plusieurs axes routiers menant à Nouméa, qui ont été levés à la mi-journée par la gendarmerie.       

Le collectif et l'ICAN ont fait savoir qu'elles allaient "monter en pression durant toute la semaine" avec "une journée pays mort vendredi" pour "empêcher Trafigura de mettre la main" sur le fabuleux gisement de Goro. 

Ils défendent une offre concurrente, qui n'a pas été retenue par Vale, portée par Korea Zinc et la société financière de la province Nord. Le projet prévoit 56% de participation publique calédonienne.       

"Nous voulons que l'Etat fasse bouger les lignes et qu'il organise une table ronde. On ne lâchera pas", a déclaré Raphaël Mapou, porte-parole du collectif.      

Dans un courrier rendu public lundi par Vale-NC, le ministère des outre-mer a toutefois indiqué "qu'à ce jour l'offre portée par le consortium Prony Ressources (Trafigura, investisseurs privés et intérêts calédoniens, ndlr) est la seule offre viable dont l'Etat ait eu connaissance".

"Cette offre est en outre largement soutenue par les salariés de l'usine", écrit le directeur de cabinet du ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu. L'Etat est impliqué dans ce dossier par le biais d'importants soutiens financiers.

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mercredi 18 novembre 2020

Restaurants et bars, la guerre est déclarée

Confinement: restaurateurs et cafetiers préparent un recours contre leur fermeture imposée

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Restaurateurs et cafetiers ont l'intention de contester en justice la décision du gouvernement de fermer leurs établissements dans le cadre du reconfinement, a annoncé samedi l'Umih, principal syndicat des métiers de l'hôtellerie.

"L'Umih (L'Union des métiers des industries de l'hôtellerie) nationale a engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui ferme les restaurants et débits de boissons de « type N » tout en autorisant la restauration collective", a-t-elle indiqué, justifiant ce recours par "la rupture du principe d'égalité". 

Elle prévoit de "finaliser" ce recours "avant le 20 novembre".

"La fermeture administrative de nos restaurants et bars s'appuie sur des raisons sanitaires, or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements (...) que dans la restauration collective", estime le syndicat.

Il souligne que ses adhérents "appliquent, depuis leur première réouverture en juin 2020, les mêmes protocoles sanitaires stricts appliqués par la restauration collective" et qu'"à la demande de la profession, ces protocoles ont même été renforcés en septembre 2020".

"Pourquoi les restaurants collectifs qui accueillent plus de monde que nos restaurants de 20, 30 places pourraient eux pratiquer une activité normale?", s'est interrogée l'Umih, jointe au téléphone par l'AFP, dénonçant une "distorsion de concurrence par rapport à une autre forme de restauration".

Par cette action, elle espère faire "pression sur le gouvernement" et montrer que "le secteur ne lâchera rien pour réussir à rouvrir". Le "but ce n'est pas de faire refermer la restauration collective", a indiqué l'organisation, rappelant que selon une étude réalisée auprès de ses adhérents et publiée cette semaine, "deux établissements sur trois craignent de fermer définitivement d'ici la fin de l'année en raison de ce deuxième confinement".(selon AFP)

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lundi 16 novembre 2020

Printemps veut fermer sept magasins, dont Metz et Strasbourg

Le groupe de grands magasins Printemps a annoncé mardi prévoir la fermeture de quatre de ses magasins situés à Paris, Le Havre, Strasbourg et Metz, et de trois Citadium (Paris, Toulon), dans le cadre d’un plan de relance visant à “assurer la pérennité de ses activités”.

printempsLe groupe, qui prévoit aussi “l’adaptation et la mutualisation de certaines fonctions support”, n’a pas précisé le nombre de postes menacés mais indiqué que sa priorité était “d’accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées”.

Il fera également appel à un partenaire pour la recherche de repreneurs” des magasins.

Succession de crises

Le groupe Printemps, fondé en 1865, et qui détient 19 grands magasins en France à son nom ainsi que huit magasins Citadium, emploie quelque 3 000 personnes. “Depuis plusieurs années”, explique-t-il, l’enseigne “évolue sur un marché structurellement difficile et détérioré par la succession de crises conjoncturelles (attentats, manifestations des gilets jaunes, grèves)”, sans même parler de l’épidémie de Covid-19 qui a réduit drastiquement les flux touristiques.

Il se dit “dans l’obligation de transformer son modèle pour arrêter les pertes, s’adapter aux exigences de marché et assurer sa pérennité sur le long terme”. Il entend notamment “renforcer la différenciation de son offre, “redévelopper son socle de clientèle”. Et prévoit 40 millions d’euros investis chaque année sur “les deux à trois prochaines années”. (selon AFP)

“Un cataclysme”, selon le maire de Metz

“La fermeture du Printemps à Metz est un cataclysme. Ma pensée va d’abord aux 110 salariés qui perdent leur travail et qui auront beaucoup de difficultés à retrouver un emploi dans leur métier”, a réagi François Grosdidier dans un communiqué mardi.

Selon le maire de Metz, “les causes structurelles des difficultés du commerce du centre de Metz sont connues : des causes générales (développement du commerce de périphérie puis de l’e-commerce), et des causes locales : un développement périphérique largement supérieur à la moyenne nationale et la création d’une offre excédentaire à Metz intra-muros avec Muse… Autant de tendances lourdes qui ne peuvent s’inverser et que l’on ne peut pas compenser en quelques mois. Pire, la crise sanitaire a frappé le commerce non-alimentaire plus que tout autre secteur économique”.

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jeudi 24 septembre 2020

Fermeture de Bridgestone

Combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

bridgestoneBridgestone a annoncé la fermeture de son usine de pneus à Béthune. Un coup dur pour ses 863 salariés et des centaines de sous-traitants. Ces dernières années, l'entreprise avait pourtant reçu des centaines de milliers d'euros d'aides publiques.

"Ca va être la guerre". Le président de la région des Hauts-de-France ne décolère pas après l'annonce de la fermeture de l'usine  Bridgestone de Béthune. 863 employés sont sur le carreau. Sans compter des centaines de sous-traitants. Pour Xavier Bertrand, la pilule est d'autant plus amère que le site avait reçu à plusieurs reprise des aides publiques. Et même beaucoup d'aides publiques.  "C'est pas "prends l'oseille et tire-toi". ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées", prévient le président de la région. Mais de quels montants parle-t-on ?

620 000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés  par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Ces aides ont été validées en octobre 2017. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site. Et l'argent public ne devait pas s'arrêter. 

En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros et ce n'est pas tout. Reste en effet à connaître le montant du crédit d'impôt pour la compétitivité emploi (CICE) qu'aurait touché l'équipementier récemment. Le montant d'1,8 million d'euros est évoqué par plusieurs sources. Il a été confirmé par Agnès Pannier-Runacher lors du Grand Jury sur LCI. "1,8 million au titre de l'exercice 2017" a-t-elle précisé, indiquant au passage que le CICE avait, depuis, été supprimé.

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mardi 28 juillet 2020

Du rififi au marché du terroir

Pizza sans loi !

rififi

Depuis des années, un spécialiste "pizza" fournit en belles tartes les clients du marché du terroir du jeudi soir à Villé. Cette année, le marché est limité, c'est la faute au coronavirus. La plupart des marchands l'ont compris, notamment dans le fait qu'il est interdit de consommer sur place. Tout comme il est prévu un règlement pour l'installation des stands et le sens de circulation des clients. Oui, mais ! Le seul spécialiste des pizzas a du mal à se soumettre à la règlementation ! Au point que l'adjointe au maire responsable du marché a dû le rappeler à l'ordre, hélas sans succès ! C'est donc toute l'équipe maire-adjoints qui a dû intervenir avec bruit et fracas, ce qui s'est entendu à cent mètres à la ronde. Le spécialiste, prétendant qu'il ne fait pas d'affaires en ne vendant qu'une dizaine de pizzas dans la soirée, va-t-il revenir au marché les prochaines semaines ? A voir.

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jeudi 9 juillet 2020

Usine Smart de Hambach

Jim Rattcliffe (Ineos) dégaine plus vite que Vincent Bolloré !

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L’usine mosellane colle parfaitement aux besoins industriels du patron de l’OGC Nice pour produire son 4×4 ! Et si Bruno Le Maire en profitait pour réduire les impôts de production ?

Le milliardaire britannique de 67 ans, patron d’Ineos, tirera-t-il le premier ? En tous cas, Jim Ratcliffe, l’ingénieur chimique qui a bâti un empire dans la pétrochimie semble dans ce dossier sensible avoir été plus rapide que son équivalent français, le redoutable Vincent Bolloré, patron de Vivendi et Canal. L’information avait été ex filtrée, nous l’avons relayée, Il se trouve que pour Ineos, le timing est en tous points idéal.

Le groupe chimique recherchait justement une solution opérationnelle pour pour pouvoir rapidement lancer la fabrication de son nouveau 4×4 Grenadier, du nom du pub ou le patron de l’’Ogc Nice a décidé de se lancer dans l’automobile en 2017. La production du véhicule aurait dû se faire dès 2021 au pays de Galles pour l’assemblage à partir d’un châssis lui-même fabriqué au Portugal.

Un sacré challenge s’il se concrétise qui devrait contribuer à rasséréner les quelques 1600 salariés concernés par le site mosellan de Smart à Hambach. Selon des indiscrétions, il s’avère que l’annonce par les dirigeants de Daimler de leur volonté de cession du site ne s’est pas faite sans savoir sonder au préalable  l’intérêt porté au site de production par Ineos voire par Blue Car… Tant mieux ! Au moment où Bruno Le Maire confirme son souhait de rapidement faire baisser les impôts de production à la Française (90 milliards d’euros de plus qu’en Allemagne), c’est une bonne nouvelle pour notre industrie automobile et notre économie au sens large qui en a bien besoin. La relance ; c’est maintenant !

(selon "Entreprendre.fr" - Robert Lafont)

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