lundi 2 novembre 2009
La librairie vouée à la fermeture ?
Faute de repreneur, l'unique librairie était vouée à la fermeture, mais une soixantaine de clients, attachés à la "proximité du livre", ont créé une société par actions simplifiée (SAS) qui a permis la réouverture de l'établissement. Entre arrivages de cartons, livres à mettre en rayon, nouvelles commandes et clients bien présents en période de rentrée scolaire, les bénévoles de la nouvelle librairie s'affairent. "Notre objectif est de maintenir la proximité du livre", explique Mathilde, présidente de la boutique née des cendres de la dernière librairie. En difficulté financière, l'ancienne libraire avait fait part à plusieurs de ses clients, dès début 2008, de son intention de mettre un terme à son activité. Préoccupés par la disparition d'un énième commerce de proximité dans la commune ou attachés à la pérennité de ce lieu de culture, clients et habitants se sont mobilisés pour sauver leur librairie. "Comme il n'y avait pas de repreneur, nous avons fait le pari de trouver un budget", explique Corinne qui a travaillé trois ans en librairie à Paris avant de s'installer ici. Au mois d'août dernier, tous ensemble, ils ont créé une SAS dont le capital est constitué de plusieurs porteurs de part. Chaque part coûte 500 euros, pour un (budget) total de 55.000 euros. Parmi la soixantaine de personnes impliquées, chacune a acheté une, deux ou trois parts, devenant ainsi actionnaire de la SAS qui fonctionne sur le principe d'"une personne égale une voix". "Pour beaucoup de gens, c'était un élan du coeur mais aussi un effort financier. Certains ne pouvaient pas mettre 500 euros et se sont regroupés", confient Mathilde et Corinne, qui occupe le nouveau poste de libraire, salarié, créé pour l'occasion. La mobilisation "n'a fonctionné que sur du réseau informel et par le bouche à oreille", selon la présidente, documentaliste de profession. "C'est très dynamisant, on fait souvent référence à l'économie solidaire, mais là, notre projet est une réalité concrète", ajoute-t-elle. La démarche des deux femmes et des autres actionnaires est renforcée par une certitude: "les gens ont encore le goût des livres". "Beaucoup de jeunes, à partir de 10 ans, entrent, regardent les livres, ressortent. C'est un univers qui ne leur fait pas peur, c'est leur environnement", constate Corinne. A la nouvelle librairie, on reste toutefois conscient des difficultés de l'aventure. "Même si on part sur des bases économiques saines, il faut voir sur le long terme ce que ça va donner. C'est un commerce qui demande beaucoup d'investissements et d'efforts", dit Mathilde. "La librairie est un des commerces les moins rentables, on le fait par passion", renchérit Corinne, affairée aux milieux des piles de livres et des "cartons porteurs d'espoir et d'avenir pour la librairie". Toute ressemblance avec des faits se passant dans la vallée de Villé est purement fortuite, l'histoire de ce post se situe à Poligny dans le Jura, au moment même du passage dans ce bourg du président de la République, qui n'en a rien vu !
lundi 26 octobre 2009
Egelhof : la CGT présente la situation juridique
Suite au jugement de la Cour d'Appel de Colmar, la CGT communique :
Tenue en échec par un accord d’entreprise
C’est ce qui vient d’arriver à l’entreprise EGELHOF SAS à Breitenbach et Seltz.
En décembre 2000 un accord d’entreprise sur l‘aménagement et la réduction du temps de travail a été signé par la USTM 67 à travers la section syndicale en place.
En janvier 2006 l’entreprise pour anticiper des difficultés économiques et sauvegarder la pérennité de l’entreprise a écrit à ses 300 salariés par lettre recommandée avec AR pour leur demander d’accepter la suppression des jours de RTT, une baisse de salaire et un travail effectif de 37 heures 50 centièmes.
Pour faire passer la manœuvre, l’entreprise a fait miroiter le payement de 2 heures 50 centièmes en heures supplémentaires, il en résulté de la sorte que le salaire mensualisé ne baissait pas, mais le jours de RTT n’étaient plus accordés et les primes de commodités personnelles et de casse croûte disparaissaient (soit 1 heures de pause).
L’entreprise enregistra l’acceptation de 97% des salariés, et les 3% réfractaires furent licenciés pour raison économique en petits wagons de 9 salariés et ils saisirent les prud’hommes.
Les licenciés firent valoir qu’une modification du contrat de travail pour raison économique ne peut intervenir sur des éléments issus de l’accord d’entreprise ci celles sont moins favorable.
L’entreprise pour tenter d’échapper à cette règle de droit mis en avant une clause résolutoire prévue dans l’accord d’entreprise qui permettait lorsque les aides AUBRY II n’étaient plus versées de rendre l’accord caduque, sauf que les aides FILLON ont pris le relais et mis en place une période transitoire de 2 années où l’entreprise à continuer de bénéficier d’allègement de charges sociales, ceci ont été allouer par la suite à toutes les entreprises dès lors que les salariés se situent dans une fourchette de rémunération.
Le conseil des Prud’hommes de Sélestat avait condamné l’entreprise et celle-ci avait fait appel de la décision.
La cour d’appel vient de rendre son arrêt et précise que dès lors que les avantages de l’exonération de charges sociales sont maintenus la clause résolutoire est privé d’effet et que l’accord d’entreprise de décembre 2000 continue de produire effet, que l’employeur ne pouvait déroger à l’accord que par des propositions comportant des mesures plus favorables.
Or les propositions de modifications faites aux salariés étaient moins favorables puisqu’elles prévoyaient la suppression des RTT et l’augmentation du temps de travail, ainsi qu’une réduction du taux horaire.
C’est dans ces conditions que les juges ont pu dire que le licenciement des salariés qui ont refusé la modification de leur contrat de travail pour raison économique ont fait l'objet d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, et ont condamné l’entreprise aux payements d’indemnités et de rappel de salaire pour les pauses.
Ce jugement permet à l’accord d’entreprise de décembre 2000 signé par la CGT d’être imposé à l’employeur et les 97% de salariés peuvent également faire valoir leur droit à régularisation dès lors que la modification de leur contrat de travail qu’ils ont accepté ne pouvaient leur être soumis.
En conclusion c’est sur un combat purement juridique que la CGT a gagné contre ces licenciements économiques abusifs et que les droits issus d’un accord d’entreprise ont triomphé.
mercredi 21 octobre 2009
Vente par correspondance : fermeture de Quelle-Allemagne
Quelle, marque de vente par correspondance du groupe allemand en redressement judiciaire Arcandor et comptant quelque 7.000 salariés, va être liquidée faute de repreneurs, a annoncé sa maison-mère dans un communiqué paru dans la nuit de lundi à mardi. "Après des négociations intensives avec de nombreux investisseurs, ni les créanciers ni l'administrateur judiciaire ne voient plus d'alternative à une liquidation", faute d'assurances sur le financement de la société, selon ce texte. Les salariés de la marque ont été informés mardi sur leur sort. Les activités de Quelle à l'étranger doivent faire l'objet d'un processus de vente séparé. Arcandor, propriétaire de Primondo, des grands magasins Karstadt et à l'époque du groupe de tourisme Thomas Cook, a été placé en redressement judiciaire début septembre. Depuis, Arcandor a cédé sa participation dans Thomas Cook.
jeudi 1 octobre 2009
Une parole, tiens, tu l'auras !
Lors de son agrandissement et de son transfert dans la zone artisanale du Climont, les dirigeants du Super-U de Villé s'étaient engagés à laisser une unité alimentaire dans leurs anciens locaux du centre bourg. Parole qui n'a jamais été respectée. Aujourdhui le liquidateur de Val-Vil Services (ancienne dénomination de Super-U) semble s'étonner du fait que la comcom ne respecte pas son engagement de transformer cette friche en "maison des aînés". En échange de cette parole donnée, l'instance intercommunale toucherait la cagnotte restante très importante de Valvil-Services, soit "quelques centaines de milliers d'€". Mais finalement cette friche sera transformée en parking. A parole, parole et demie ! Dans la même séance de comcom (vendredi, 25/09/09), on apprend que celle-ci octroie 80.000 € au "Rêve" pour lui permettre de survivre. Même un élève de cours moyen va pouvoir calculer en combien d'années la "cagnotte" aura fondu au bénéfice d'une chimère.
lundi 28 septembre 2009
"Carte de visite" du Val de Villé : la ZAIM
Lors du dernier conseil communautaire du Val de Villé, l'un des vice-présidents a évoqué le St-Gilles comme "carte de visite du Val de Villé", histoire de justifier le déficit, allant crescendo d'année en année, et sa prise en charge par la comcom, c'est-à-dire le contribuable. Nous avions d'ailleurs déjà évoqué ce problème sur ce blog (*). Ayant lu avec attention la page réservée au compte-rendu du comité directeur dans la presse (**), j'ai été fort étonné de ne trouver aucun des points importants et des véritables problèmes du Val de Villé par ces temps de disette : pas un mot sur la privatisation de la Poste, du démantèlement du service public, des postiers en lutte, pas un mot sur l'emploi et les nombreux licenciements dans de nombreuses entreprises privées ! Mais on peut avoir bonne conscience dans le Val de Villé : depuis 2001, on s'est lancé dans l'aménagement de la ZAIM (Zone Artisanale et Industrielle de Maisonsgoutte) qui devrait revitaliser l'arrière-vallée ! A ce sujet on peut d'ailleurs se demander si une sérieuse étude d'implantation a bien été faite, ou même une simple réflexion d'opportunité. Toujours est-il qu'aujourd'hui la ZAIM est achevée, le touriste peut y découvrir un giratoire et un excellent enrobé, un transformateur, des lampadaires (pour illuminer les prés et les limaces ?) et une dizaine de bornes électriques. Quant aux entreprises et aux nouveaux emplois créés : rien ! le flop complet que tout esprit normalement constitué aurait pu prévoir ! Restent une immense satisfaction des élus et ... leur profond mécontentement à la lecture de ce post contre son auteur !
(*) : http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/08/10/14697793.html
(**) : DNA du 24/9/09 : DNA2709COMCOM
La ZAIM sous toutes ses coutures !
Un transformateur, des lampadaires, du macadam...
Trois piquets, sinon rien...
Un giratoire qui ne mène nulle part...
jeudi 3 septembre 2009
Fin de la prime à la casse en Allemagne
En Allemagne, à peine huit mois après l'instauration de la prime à la casse par l'Etat fédéral, la somme de 5 milliards d'€, prévue au budget, a été dépensée et les caisses sont vides. 2 millions d'acheteurs ont pu en profiter à raison de 2500 €, pour la restitution d'une voiture âgée au minimum de 9 ans. La somme était aussi débloquée pour les cas de leasing. Depuis hier, à 10h14, le site de réservation est fermé. En janvier, l'Etat fédéral avait lancé la prime pour lutter contre la récession et tous les économistes avait constaté le succès de cette mesure. La vente de voitures neuves était de 27% plus forte que l'année précédente à la même époque. Mais les experts tirent la sonnette d'alarme : dans l'année à venir, 1 million de voitures de moins seront vendues. Malgré cet avertissement, le gouvernement fédéral renonce à renouveler la mesure. En France, le gouvernement a choisi la voie de la taxe carbone, qui va encore augmenter entre autres le prix de l'essence. Voilà qui va booster la vente des voitures ?
vendredi 14 août 2009
IPV repris
S'il y a bien reprise de IPV et sa transformation en IPV injection SAS, il n'en reste pas moins qu'au niveau de l'emploi les comptes ne sont pas bons : sur les 32 salariés restants, 24 seront repris, donc 8 vont être licenciés. Bien sûr, les nouveaux dirigeants disent envisager 10 créations d'emploi en 2010, mais tout le monde sait bien que les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Il reste à voir.
Rappel : http://jboehler.canalblog.com/archives/2008/11/29/11549323.html
A lire : DNA1208IPV
samedi 1 août 2009
La presse à Villé (suite)
Le TABAC DOCHLER à Villé a le grand plaisir de vous annoncer une nouvelle activité qui est effective depuis le 15 juillet 2009 : l'arrivée d'un point presse complémentaire où vous trouverez les 150 meilleures ventes nationales ainsi que tous vos quotidiens !
Rappel :
http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/07/14/14385430.html
mercredi 29 juillet 2009
Malgré la loi : 700 € en Inde !
Le premier juillet 2009, on apprenait que les députés ont voté à l'unanimité (ou presque) une loi interdisant à ces chers patrons qui délocalisent de proposer à leurs salariés en voie de licenciement, des postes à l'étranger avec un salaire ridicule, après que l'on ait vu certains proposer 100 €/mois en Chine ou en Roumanie, ou 300 €/mois en Tunisie, propositions qui ont à chaque fois provoqué la colère de tous les salariés ! Eh bien, non ! ce n'est pas fini, une loi doit faire l'aller-retour entre l'Assemblée Nationale et le Sénat, puis doit être promulguée par un ou plusieurs décrets d'application ! Et la boucle du circuit n'est pas bouclée ! Ce qui entraîne forcément que certains patrons en profitent pour continuer à utiliser la ficelle : c'est ce que fait la société de chaussures Lemaître-Sécurité de La Walck en proposant des postes à 700 €/mois en Inde ! Il y en a qui ne manquent pas de culot, qui plus est s'étonnent de ne pas trouver ... salarié à leur pied ! alors qu'en bons philanthropes ils considèrent que l'offre est 10 fois celle faite aux Indiens !
A lire : DNA3007inde
Rappel : http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/07/01/14260849.html
dimanche 19 juillet 2009
L'économie du canton de Villé, vue par l'ADIRA
A lire le document concernant le canton de Villé et la situation de son économie : VILLE_ADIRA . Un dossier qui devrait être connu de tous les responsables politiques et élus du Val de Villé, avant qu'ils ne prennent des décisions à quel que niveau que ce soit !

















