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jeudi 19 juillet 2018

Découverte d'un mystérieux sarcophage en Egypte

Une tombe de l'époque de Ptolémée

alexandrieUn mystérieux sarcophage de granit noir, ainsi qu’un buste, ont été découverts en Egypte. La tombe, qui remonte à la période ptolémaïque entre 305 av. et 30 av. J.-C., a été retrouvée dans la ville d’Alexandrie.

Dans un post sur Facebook, le Dr. Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, a annoncé que le sarcophage de 6 pieds de haut, long de 8,7 pieds et large de 5,4 pieds, est le plus grand jamais trouvé à Alexandrie. Il n’a jamais été ouvert depuis sa fermeture, il y a plus de 2 000 ans.

C’est le ministère égyptien des antiquités qui a annoncé la découverte sur Facebook, mais sans donner d’informations précises sur la date de la découverte, la datation du sarcophage ou le nom de l’équipe qui a réalisé cette découverte.

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Aucune inscription ne ressortant sur le sarcophage, toutes les interprétations sont possibles à partir de la taille du sarcophage et du buste qui indique que la personne enterrée dans le cercueil était d’un statut social élevé.

D’autres découvertes récentes incluent un ancien cimetière en Egypte avec plus de 40 momies et un collier contenant un “message de l’au-delà”. Une ancienne statue d’un roi de Nubie avec une inscription en hiéroglyphes égyptiens a également été trouvée dans un temple du Nil au Soudan.

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lundi 16 juillet 2018

Mexique : les Afromexicains oubliés depuis 200 ans

On estime à 450.000 le nombre d’afromexicains dans le pays, mais le chiffre réel est inconnu, car les autorités n’ont pas effectué un décompte précis.

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Lors de la guerre d’indépendance du Mexique dont les célébrations des 200 ans débutent cette semaine, des milliers d’Afromexicains ont combattu dans l’armée rebelle. Deux des héros les plus illustres du mouvement, José María Morelos et Vicente Guerrero avaient une ascendance noire.

Mais ces faits n’ont pas été reconnus. Et deux siècles plus tard, les communautés afrodescendantes vivent isolées et dans des conditions d’extrême pauvreté.

La majorité des habitants du pays ne sait pas qu’il y a des Noirs Mexicains et même les autorités ne connaissent pas totalement ce secteur de la population, affirme Ricardo Bucio, président de Conseil National pour la Prévention de la Discrimination (CONAPRED), un organisme gouvernemental.

"Il n’y a pas de statistiques fiables émanant du gouvernement, ni de politique publique spécifique en leur faveur. L’information empirique que nous avons, c’est qu’ils sont dans une situation désavantageuse", indique-t-il dans un entretien avec BBC Mundo.

Les études de l’Université Nationale Autonome Mexico (UNAM) estiment à environ 450.000 personnes la population des afromexicains, et selon la Chambre des députés, la moitié environ se trouve dans une situation de forte marginalisation.

La population afromexicaine provient des esclaves emmenés en Nouvelle-Espagne dès 1580, pour remplacer les quelques 10 millions d’indigènes morts suite à une série d’épidémies inconnues sur ce territoire.

Certains historiens évaluent à environ 250.000 le nombre d’esclave arrivés dans le pays.

Les africains se mélangèrent aux peuples autochtones, ce qui fit apparaitre les afrométisses (afromestizos) qui constituèrent une nouvelle classe sociale qui vivait en liberté, mais dans des conditions difficiles.

Il y avait cependant encore des milliers d’esclaves, surtout dans les exploitations agricoles du centre et du sud-est du Mexique.

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En Décembre 1810, Miguel Hidalgo abolissait l’esclavage dans la ville de Guadalajara, à l’ouest, où l’on trouvait l’un des rares marchés d’êtres humains opérant au Mexique.

De nombreux afromestizos rejoignirent l’armée d’Hidalgo, particulièrement dans le sud du pays.

Mais il y eut également des esclaves dans les forces adversaires, car les propriétaires des haciendas les obligèrent à rejoindre l’armée du Vice Roi espagnol, explique à BBC Mundo le chercheur Faustino Aquino, de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire.

Leur participation à la conquête de l’indépendance a été oublié. "Le patrimoine noir est resté occulté, il a presque disparu", indique Aquino.

Aujourd’hui, deux siècles plus tard, les afromexicains se tiennent habituellement à part.

Leurs manifestations culturelles sont un mélange de traditions indigènes avec des caractéristiques venant d’Afrique.

Les choses ont toujours été ainsi, indique à BBC la chercheuse Alejandra Luz Cardenas, de l’Université Autonome de Guerrero.

"L’Inquisition disait que leurs vêtements étaient condamnables, et certaines femmes furent accusées d’avoir participé aux pratiques de sorcellerie uniquement pour accomplir leurs rituels".

Aucun ne fut condamné à mort, pour une raison perverse : "Les esclaves coûtaient autant qu’une maison, et personne ne voulait perdre tant d’argent", indique Cardenas.

Beaucoup d’esclaves s’échappèrent des plantations pour se réfugier dans les zones montagneuses, où ils fondèrent des communautés qui existent encore, comme à Guerrero et Oaxaca, au sud du pays.

Et comme à l’époque, leurs conditions de vie sont souvent difficiles.

Près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, les communautés d’afromestizos sont virtuellement invisibles.

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Par exemple, les recensements de population n’incluent pas de questions visant à mesurer la population noire, ce qui a pour conséquence l’inexistence de statistiques fiables et ce qui entraine à son tour une négligence de la part des autorités, préviennent les organisations de la société civile.

"Les programmes gouvernementaux confinent les communautés noires, car ils semblent avoir été conçues pour une autre population", affirme Israël Reyes, coordinateur de l’association África AC.

En plus, selon le président du CONAPRED, les descendants des Africains sont une minorité qui n’a pas l’habitude de s’organiser pour faire les démarches pour l’obtention de services, ce qui les met dans une situation désavantageuse par rapport aux autres groupes ethniques comme les autochtones.

Dans de nombreuses communautés et selon certaines informations, ils vivent dans des logements sans plancher solide, sans drainage ou entassés. Mais en la réalité, il n y a aucune donnée spécifique.

Alors que l’on célèbre 200 ans d’indépendance du Mexique, les communautés d’afrodescendants ont peu de choses à fêter, ou alors elles le font à leur manière.

À Melchor Muzquiz, Coahuila, au nord du pays, il y a un peuple d’afromexicains qui préfère célébrer le 19 Juin plutôt que l’anniversaire du bicentenaire.

Cette date leur semble plus importante toute la célébration de l’indépendance : un 19 Juin il ya 200 ans, les Noirs Moscongos, comme le nom que porte cette communauté, ont cessé d’être des esclaves et devinrent légalement des citoyens de ce pays.

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mercredi 30 mai 2018

Le site mérovingien d'Audun-le-Tiche

Trois raisons pour visiter ce site près de la frontière luxembourgeoise !

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1. Un site unique dans le Grand Est

Mise au jour dès la fin des années 1960, la nécropole mérovingienne d’Audun-le-Tiche composée de plus de deux cents sépultures datées du VIIe siècle mais également des vestiges d’un fanum (temple) et d’un puits votif gallo-romains, est le plus grand site mérovingien mis au jour et ouvert au public dans le Grand Est.

Depuis 2016, le site qui comprend également le calvaire créé par les mineurs de fer en 1952, est classé monument historique.

Même si les collections, des milliers d’objets (armes, bijoux, etc.) retrouvés dans les sépultures attendent encore un lieu d’exposition adéquat ( lire ci-dessous ), la visite du site soigneusement entretenu par les bénévoles de la Société d’archéologie et d’histoire locale audunoise ( Sahla ) offre une première approche des us et coutumes des civilisations du VIIe siècle. La visite est aussi désormais enrichie par un support multimédia avec, par exemple, une vidéo des fouilles dans les années 1970.

2. Un voyage dans l’histoire locale

Les visites proposées par les membres bénévoles de la Sahla ne s’arrêtent pas à l’histoire antique autour de la nécropole. L’association accompagne également des balades commentées à la découverte de tout le patrimoine d’Audun-le-Tiche de l’époque gallo-romaine à l’histoire contemporaine.

Trois parcours à travers les siècles sont possibles pour découvrir, entre autres, les traces d’un aqueduc gallo-romain, du château des Malberg daté du Moyen-Age, de la faïencerie Boch (née en 1748) ou du puits de la mine Saint-Michel (creusé en 1902)…

3. C’est gratuit et ouvert à tous

Jusqu’au mois d’octobre, les visites guidées sont proposées gratuitement, sur réservation auprès de la Sahla ; elles s’adressent à tout public y compris scolaire.

Le site de la nécropole sera également ouvert au public à l’occasion des Journées de l’archéologie, les 16 et 17 juin, de 14 h à 18 h.

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vendredi 13 avril 2018

Les zoos humains

Une histoire stupéfiante et peu connue

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L'histoire stupéfiante et peu connue d'hommes, de femmes et d'enfants qui furent exposés, exhibés, au même titre que des animaux exotiques en Europe, en Amérique et au Japon. Depuis la seconde moitié du XIXème siècle jusqu'au début de la première guerre mondiale, cette pratique s'était développée. Elle concerne les populations les plus diverses de chaque continent.

Pendant plus d’un siècle, aussi bien en Europe, qu’aux Etats-Unis et au Japon, des êtres humains à part entière ont été considérés comme des attractions. L’Homme est alors exhibé à l’Homme dans le cadre d’expositions universelles ou coloniales, dans des zoos, des cirques ou des villages indigènes reconstitués. On compte entre trente et trente-cinq mille figurants, exhibés devant plus d’un milliard deux cent millions de visiteurs.

Pour la première fois, un documentaire fait ressurgir ce pan oublié de l’histoire de l’humanité en s’appuyant sur les témoignages de six parcours singuliers à découvrir, six histoires emblématiques, six destins incroyables ! Ce film est une occasion unique pour comprendre, grâce à des récits personnels et des images inédites, ce pan de notre Histoire.

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lundi 12 mars 2018

1902 : éruption de la Montagne Pelée à la Martinique

La destruction du « Petit Paris » des Antilles

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Il y a plus d'un siècle, la Martinique vivait un véritable cataclysme. L'éruption finale pourtant prévisible de la montagne Pelée, volcan situé dans le nord de l'île, provoquait la mort de milliers d'habitants pris au piège et la disparition de la magnifique ville de Saint-Pierre. Seuls deux survivants purent témoigner de cette page sombre des Antilles françaises.

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Accostée en 1502 par Christophe Colomb et habitée par les Caraïbes (un peuple amérindien qui aurait chassé les Arawaks de l’île), la Martinique – également appelée Madinina – fut réellement colonisée par les Français à partir de 1635.

La Compagnie des îles d’Amérique, propriétaire du territoire, entreprend la colonisation à partir de la rade de Saint-Pierre. Les premiers colons défrichent les terres et cultivent le tabac, le roucou, le cacao ou l’indigo. Progressivement, les Amérindiens disparaissent (décimés par des maladies exogènes et par la pression des nouveaux arrivants) pour laisser place aux Européens et à leur main-d’œuvre servile d’origine africaine, utilisée essentiellement dans les cultures.

A l’aube du XXe siècle, Saint-Pierre est à son apogée

Par sa position et son commerce, Saint-Pierre est à la fin du XIXe siècle la plus importante ville des Antilles françaises. Elle s’est développé grâce au commerce des esclaves et à l’industrie sucrière (qui a remplacé l’industrie du tabac suite à la crise du XVIIe siècle). Son port accueille des marchands et navires du monde entier.

Ses rues sont toutes pavées, les fontaines nombreuses, les maisons et les bâtiments publics sont imposants et travaillés. La ville est par ailleurs très moderne pour la région : un tramway hippomobile, une chambre de commerce, un réseau d’éclairage urbain, un asile, un hôpital, un jardin botanique et enfin, un théâtre de 800 places sur le modèle de celui de Bordeaux.

Une bourgeoisie blanche a ainsi façonné la ville sur les standards européens et y coule des jours paisibles. Surnommée « le Petit Paris » ou « la Perle » des Antilles, la commune fait office de modèle de cité idéale aux yeux des voyageurs.

La montagne Pelée, ce puissant voisin

La montagne Pelée atteint les 1 397 mètres et domine la rade de Saint-Pierre. Elle tire son nom, semble-t-il, de son aspect dénudé lors de l’arrivée des premiers colons, quelques temps après une éruption volcanique. D’autres sources affirment que son nom provient de Pelé, la déesse du feu des indigènes Caraïbes. Quoi qu’il en soit, ce volcan a toujours été une menace pour les alentours malgré son activité modérée.

Historiquement les éruptions sont effectivement peu fréquentes et relativement faibles. En revanche son dynamisme magmatique peut être brutal et difficilement prévisible pour son voisinage. Au XIXe siècle, il n’a connu par exemple que deux éruptions : l’une entre 1851 et 1854 et l’autre entre 1889 et 1905 avec son paroxysme… en 1902.

Le jour de l’Apocalypse

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Depuis 1889 donc, la montagne Pelée était en éruption. Or cette dernière va s’amplifier à partir du mois d’avril 1902. Des nuages de cendres, des fumerolles intermittentes, des secousses, une odeur de soufre, des éclairs. Les signes ne manquaient pas pour prévoir la colère imminente du volcan.

Toutefois la veille de la catastrophe, un calme apparent venait rassurer les autorités (préoccupées par l’organisation des élections à venir) : de fait, l’obstruction du cratère par le dôme en surrection bloquait l’expulsion finale.

Dans la nuit du 7 au 8 mai, les évènements s’accélèrent. D’intenses orages provoquent des coulées de boue qui dévalent les pentes et au petit matin, l’explosion du bouchon intervient. Une nuée ardente suit un puissant souffle et déferle à plus de 500km/h, recouvrant la quasi-totalité de la ville en moins d’une minute. Les lahars et les incendies détruiront ce qu’il en reste. Le bilan est extrêmement lourd : presque 30 000 victimes pour seulement deux survivants et le « Petit Paris » est rayé de la carte.

Cette catastrophe, progressivement classée dans les archives, constitue l’éruption volcanique la plus meurtrière du XXe siècle.

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 L'explosion de la Montagne Pelée (video)

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dimanche 4 mars 2018

Les heures sombres de l'esclavage aux Etats-Unis

Quand les enfants noirs servaient d’appât pour alligators

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Des cartes postales officielles pendant la période esclavagiste aux Etats-Unis représentaient des bébés noirs enlevés à leurs parents utilisés comme appâts pour alligators, dans les marais de la Louisiane, Floride et tout le Sud des Etats-Unis. Les esclavagistes avaient besoin de chair et de sang humain afin d’attirer les plus gros alligators.

Peu après la guerre civile américaine, plusieurs images décrivant l’horreur de l’esclavage comme un affront à la population noire furent créées. Elles évoquaient particulièrement les souvenirs des enfants noirs servant d’appâts. Sur ces images, on note à quel point l’image de l’enfant est bestiale.

L’analyse d’une vaste collection d’artefacts appartenant à des racistes, avec des images d’Afro-Américains révèle plusieurs questions d’intérêt commun. L’une d’elle est la représentation de la population noire (souvent nue), en particulier les enfants, comme de la nourriture pour les alligators. On peut retrouver des images des Noirs comme "appât pour alligator" sur des gravures, des cartes postales, et même sur la publicité de produits. Certains articles modernes relient toujours les Noirs aux alligators affamés.

L’homme noir n’était pas considéré en tant qu’être humain. Avant d’être jetés dans les marais par les hommes blancs, les bébés étaient écorchés vif, attachés au cou par une corde pour enfin les laisser à la merci des alligators.

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vendredi 2 mars 2018

Archéologie nordique

Le réchauffement climatique a libéré des glaces de Norvège plus de 2 000 objets plurimillénaires.

arch_oDeux spécialistes de l'archéologie glaciaire mènent depuis 2011 des recherches dans les montagnes enneigées de Norvège. Ils ont découvert de nombreux objets historiques, dont certains sont vieux de 6 000 ans.

Chaque année depuis 2011, Lars Pilo et James H. Barrett montent deux équipes d’archéologues et de scientifiques. De la mi-août à la mi-septembre, ils emmènent leurs troupes au cœur des plus hautes montagnes du centre de la Norvège, dans le comté d’Oppland et le parc national de Johunheimen, à la recherche d’objets anciens enfouis dans les glaces. 

 Ces deux hommes pratiquent l’archéologie glaciaire. Ils dénichent des objets millénaires conservés par les glaces et libérés par le réchauffement climatique. En Norvège comme dans les Alpes ou en Amérique du Nord, les artefacts découverts par les chercheurs, nombreux témoignages de cultures éteintes, risquent l’oxydation et la dégénération dès qu’ils sont relâchés à l’air libre.

Le rôle de Lars Pilø et James H. Barett est de récupérer ces objets et de les mettre en lieu sûr rapidement. Ils ont récupéré plus de 2 000 artefacts jusqu’à aujourd’hui et certains d’entre eux datent de près de 4 000 ans av. J.-C. Parmi ceux-ci, on trouve des flèches, des habits, des restes de skis ou même des chaussures vieilles de 1 300 ans av. J.-C., comme celle sur l’image ci-dessus.

Selon les chercheurs, qui ont publié leurs recherches dans Royal Society Open Science le lundi 22 janvier, beaucoup d’objets datent du "Petit âge glaciaire" de l’Antiquité tardive, durant les VIe et VII siècles avant notre ère. À cause des conditions météorologiques, les habitants des pays scandinaves auraient été forcés de mettre en partie fin à leurs activités agricoles pour se concentrer sur des activités de chasse et de cueillette.

James H. Barrett et Lars Pilø, qui est au demeurant codirecteur du Glacier Archaeological Program à l’Oppland County Council, s’interrogent ainsi sur une forme de schéma culturel des pratiques humaines en fonction des changements climatiques. 

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Une chaussure découverte sous la glace, datant de 1 300 ans avant J.-C.

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Un bâton de marche, daté par carbone 14 du XIe siècle avant notre ère

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Tunique datant de 130 ans avant J.-C

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jeudi 30 novembre 2017

Pérou : nouvelles traces de la civilisation inca

Une citadelle encore inconnue près de Cuzco

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A-t-on découvert de nouvelles traces du célèbre Empire inca au Pérou, berceau de la civilisation précolombienne annihilée par l'arrivées des conquistadors espagnols au 16ème siècle ? Une découverte importante a eu lieu près de Cuzco dans la luxuriante végétation entourant ce site très connu, qui était la capitale de cet ancien empire.

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Il s’agirait de vestiges d’une citadelle inca en pierres se composant de murs, d’enceintes carrées et d’habitations situées dans la région de Sacramento, un lieu localisé entre la vallée de Lacco Yavero et la réserve naturelle de Megantoni, une mise au jour effectuée par des paysans de la province cusqueña de Calca missionnés par le Service national des zones naturelles protégées par l’État (SERNANP) avec des vidéos et des photographies qui ont été mises à la connaissance du public pour crédibiliser leur annonce tonitruante de ce mois d’octobre.

La découverte a été menée grâce à une série d’investigations débutées il y a plusieurs années, cependant, cette information n’a pas encore été corroborée officiellement par le ministère de la Culture et le Sernamp, une entité qui a le pouvoir de contrôle dans ce domaine, car on évoque une zone située dans une réserve naturelle. Les autorités de l’État devraient arriver dans la région pour certifier les conclusions faites par les « comuneros » du village de Qorimayo, ces derniers ont bravé les difficultés liées à un environnement hostile en marchant durant deux semaines au cœur de la nature tropicale pour enfin tomber sur ces ruines séculaires.

Pour le maire de Qorimayo, Javier Alegre, les vestiges retrouvés pourraient même correspondre à la mythique cité Inca Paititi, des déclarations faites au journal local Correo.

Le Paititi est jusque-là une ville mythique inca, perdue en Amazonie péruvienne, les aventuriers de toute espèce recherchent depuis plus de 400 ans ce lieu empreint de mystère, sans succès, les diverses expéditions étant restées stériles. L’Empire inca était si vaste, qu’aujourd’hui encore, des vestiges archéologiques, des lieux d’exception ont été préservés des regards indiscrets, leur isolement leur permettant d’échapper aux pilleurs, mais aussi aux scientifiques désireux de percer les mystères de ces lieux occupés par des civilisations brillantes qui ont constitué l’identité culturelle d’une région.

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La légende de Paititi est née après l’interprétation de quelques écrits du XVIe siècle dont les auteurs étaient Vaca de Castro, Pedro Sarmiento de Gamboa et Juan Álvarez Maldonado. Ces auteurs se réfèrent à un royaume situé dans la forêt amazonienne qui n’a jamais été trouvé, et il n’existe pas d’interprétations valables de son existence à ce jour.

Rappelons que près de la zone en question vit une population indigène qui a fait le choix de l’isolement volontaire, de fait les expéditions sur zone deviennent illégales et même risquées si les permis nécessaires ne sont pas délivrés pour entreprendre ces incursions.

Cuzco était la capitale de l’Empire inca et c’est dans cette région que l’on retrouve les trois principales citadelles construites par la civilisation inca, le célèbre Machu Picchu, Choquequirao et Vilcabamba.

L’Empire inca a été le plus vaste de l’histoire précolombienne en Amérique s’étendant sur environ 2,5 millions de km², à son apogée il abritait en son sein quelque 16 millions d’habitants, il n’est pas rare donc de révéler des lieux oubliés pendant des siècles.

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samedi 11 novembre 2017

C'était il y a 100 ans

La chanson de Craonne-1917

En mémoire de tout les morts de la 1ére guerre mondiale et des révoltés de 1917... Cette chanson a été écrite par un inconnu, mais elle a vite fait le tour de toutes les tranchées... La Chanson de Craonne (du nom du village de Craonne) est une chanson contestataire, chantée par des soldats français durant la Première Guerre mondiale, entre 1915 et 1917. Elle est interdite par le commandement militaire qui la censure en raison de ses paroles antimilitaristes (« on s'en va là-bas en baissant la tête », « nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes »), défaitistes (« c'est bien fini, on en a assez, personne ne veut plus marcher ») et subversives incitant à la mutinerie (« c'est fini, nous, les troufions, on va se mettre en grève ») alors qu'une guerre est en train de se livrer sur le territoire national.

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samedi 28 octobre 2017

Madagascar : deuxième guerre mondiale

5 mai 1942 :  L’opération Ironclad 

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Durant la seconde guerre mondiale, la Grand Île était encore une colonie française. De ce fait, Madagascar était sous le contrôle du Regime de Vichy, qui a signé une armistice avec l’Allemagne nazie. 

Le 5 mai 1942, de peur que Madagascar ne soit utilisé comme base dans l’Océan Indien par le Japon, allié de l’Allemagne nazie, les Britanniques lancent l’opération Ironclad en bombardant des bâtiments de guerre français à Diego-Suarez, puis en débarquant sur la partie Nord de l’Île. Des débarquements ont également eu lieu à Majunga et dans d’autres villes portuaires.

S’en suit une progression des Britanniques vers le sud, jusqu’à la capitulation le gouverneur général Armand Annet près d’Ihosy en novembre 1942.

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Débarquement anglais à Tamatave

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Déchargement des bateaux britanniques à Tamatave

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