jeudi 21 juin 2018

Côte d'Ivoire : Bouaké, une ville à sec

Que ce soit dans de grandes métropoles ou dans de petits villages isolés, il va falloir apprendre à s'habituer à la pénurie d'eau en Afrique. France 24 s'est rendue à Bouaké, en Côte d'Ivoire, où vivent 1,5 million de personnes et où l'eau se fait de plus en plus rare.

Le journal ivoirien "L'Eléphant déchaîné" se saisit de la même menace qui pèse sur Yopougon, la plus grande commune qui compose Abidjan la capitale économique du pays.

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lundi 18 juin 2018

Nicaragua : Des manifestations durement réprimées

157 morts recensés !

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Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.

De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.

Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.

La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.

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Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.

Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.

Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.

« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.

En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.

Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.

Et pourtant la violence continue !

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Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.

Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.

Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.

Un gouvernement soi-disant populaire

Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.

Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)

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mardi 12 juin 2018

Endettement africain

Les dessous de la dépendance

AfriqueLe fléau de la dette africaine fait toujours couler beaucoup d’encre, de mots et de maux. Les « requins » de la finance mondiale sont pointés du doigt à juste titre, mais sont-ils vraiment les seuls responsables ? Certes les financiers ont une responsabilité mais les Etats africains emprunteurs ne sont pas innocents : dépenses expansives ; dépendance aux seules matières premières ; fiscalité dissuasive et mal gérée ; mauvaises habitudes consécutives aux remises de dettes multiples. La liste est longue.

Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales (2017), le nombre de pays à faible revenu surendettés ou risquant de le devenir est passé de 7 en 2013 à 12 en 2016. Il y en a même qui se sont déclarés en défaut de paiement comme le Mozambique, en janvier 2017. Une histoire qui semble se répéter en dépit des séquelles indélébiles des anciennes crises de l’endettement. Alors, pourquoi les vieux démons de la dette reviennent encore roder autour du continent africain ?

 A qui la responsabilité ?

 Pour beaucoup d’Africains, les « requins » de la finance internationale, de façon générale, et les institutions de Bretton Woods en particulier, sont les seuls responsables de l’endettement sans fin des pays africains. Sans dédouaner ces acteurs de leur part de responsabilité, il est désolant de constater que les premiers responsables du boulet de la dette que traînent les pays africains à leurs pieds depuis des décennies sont avant tout leurs propres dirigeants.

 D’abord, l’augmentation rapide de la dette des pays africains est la conséquence des politiques budgétaires expansionnistes. Il s’agit des dépenses dans des infrastructures pharaoniques (« les éléphants blancs ») pas toujours en adéquation avec les besoins urgents de la population ; de nombreuses subventions distribuées pour des raisons politiciennes, du nombre pléthorique et souvent mal utilisé des fonctionnaires de l’administration, etc. Ces dépenses souvent improductives sans retour rapide sur investissement entrainent inéluctablement des déficits publics et rendent l’endettement incontournable.

 La dépendance aux matières premières

 Ensuite, la dépendance des économies africaines rentières aux cours des matières premières apparait comme un facteur favorisant l’endettement. Des indépendances jusqu’à ce jour, les pays africains au sud du Sahara n’ont pas réussi la transformation structurelle susceptible de diversifier leurs économies. Ces dernières mono-productrices restent très vulnérables aux fluctuations des cours de matières exportées à l’état brut. Ainsi, une baisse significative des cours de ces matières premières se traduit par une chute des ressources, de laquelle nait des déficits importants. Pour les financer, les dirigeants africains ont souvent recours à l’endettement. A titre d’illustration il faut noter que à la suite de la chute du prix du cacao en 2017, premier produit d’exportation de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a sollicité et obtenu auprès de la France un appui budgétaire pour le financement de son déficit budgétaire d’un montant de 65,6 milliards FCFA. Cette exposition aux chocs sur les prix des matières premières est accentuée par l’absence de politique contra-cyclique. En effet, au lieu d’économiser en période de vache grasse, pour financer leurs dépenses en période de vache maigre, les gouvernements africains font l’inverse. Ils dépensent trop lors des périodes de boom en s’engageant dans des projets coûteux et improductifs, et quand les cours des matières premières baissent ils manquent de ressources et sont obligés de s’endetter pour boucler leurs budgets.

 La faiblesse des recettes

 Par ailleurs, la faiblesse des recettes de l’Etat constitue aussi un facteur favorisant l’endettement. Le niveau des recettes fiscales représente moins de 20% du PIB de ces pays ; un niveau largement inférieur à celui des pays de l’OCDE. De plus, la pression réglementaire et fiscale des Etats incite les entreprises formelles à se cacher et frauder pour échapper au poids écrasant de la fiscalité. Elle encourage aussi celles qui sont déjà dans l’informel à y demeurer. Ce secteur est une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes, où sa contribution au PIB s’échelonne entre 25 % et 65 %. Donc au lieu de faire des réformes pour améliorer l’environnement des affaires et faire sortir les entreprises de l’informel et accroitre leurs recettes fiscales, les dirigeants africains choisissent la voie de la facilité en continuant de s’endetter.

 Les remises de dettes

 Enfin, l’accoutumance aux différents mécanismes de réduction de la dette pourrait expliquer la tendance des dirigeants africains à vouloir toujours s’endetter. Depuis le milieu des années 70, les créanciers des pays africains ont élaboré différents mécanismes de réduction de la dette. Ainsi, les mécanismes comme les Plans Baker et Brady, les Termes de Toronto (1988), les Termes de Londres (1991), les Termes de Naples (1995) et les Termes de Lyon (1996) et plus récemment l’initiative PPTE renforcée et l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) ont été mis en place pour la réduction de la dette. Les dirigeants africains semblent s’être accoutumés à ces mécanismes, dans le sens où même s’ils adoptent de mauvaises politiques publiques ils ont un filet de sécurité permettant de les protéger en gommant leurs erreurs. Ils n’ont plus d’incitations suffisantes pour combattre les causes de l’endettement conduisant toujours au ré-endettement.

 Comment sortir du cercle de la dette ?

Somme toute, pour pouvoir résister à la tentation de la dette, les dirigeants africains doivent d’abord améliorer la qualité des dépenses publiques à travers l’augmentation de l’efficience des dépenses, la redéfinition des dépenses prioritaires et la mise en œuvre d’une politique macroéconomique saine. Il s’agit aussi pour l’Etat de se consacrer à ses fonctions régaliennes en cédant certaines activités au secteur privé. Ensuite, il apparait urgent d’augmenter les recettes fiscales des pays africains. Ces derniers doivent renoncer à la facilité et faire des réformes pour l’accroissement de la base imposable. Il s’agit d’améliorer l’environnement des affaires en réduisant la pression réglementaire et fiscale pour attirer le secteur informel vers le formel et augmenter ainsi les ressources de l’Etat et réduire le recours à l’endettement extérieur. Enfin, il est indispensable de faire de la transformation structurelle des économies africaines la priorité pour amoindrir les effets des chocs consécutifs aux fluctuations des cours des matières premières. Bref, il faut sortir de l’économie de rente et aller vers l’économie productive du marché.

 KRAMO Germain, analyste économiste ivoirien.

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lundi 11 juin 2018

Le nazisme, une crotte d’oiseau…

Le chef du groupe d'extrême-droite AfD au Bundestag, Alexander Gauland, a minimisé les années 1933 à 1945 en les désignant comme « une crotte d’oiseau ». L’homme n’est pas à son premier dérapage.

chiureEn France, il y avait Jean-Marie Le Pen et sa tristement célèbre phrase qui réduisait les chambres à gaz à un « détail de l’histoire » ; maintenant, l’Allemagne doit s’occuper d’Alexander Gauland qui, comme beaucoup de cadors de partis d’extrême-droite, a déraillé lors d’une apparition au congrès des jeunes extrémistes de l’AfD, la « Junge Alternative ». Lors de son intervention, Gauland a qualifié les 12 ans du règne nazi de « crotte d’oiseau », sous-entendant que ces années ne pesaient pas lourd face à « l’histoire allemande de 1000 ans ». Là, Alexander Gauland dépasse les limites de la libre expression d’une opinion. L’apologie du nazisme n’est pas une opinion, mais constitue un délit. Et puisque Gauland n’est pas à son premier dérapage de ce type, tous les regards se tournent vers la justice. Qui elle, ferme les deux yeux devant les extrémistes identitaires.

Il y a deux semaines, le parquet de Mühlhausen a demandé un non-lieu à l’encontre d’Alexander Gauland. Plusieurs personnes avaient porté plainte pour « incitation à la haine », suite à une déclaration ouvertement raciste de Gauland qui avait attaqué la Chargée de l’Intégration du gouvernement allemand, la ministre d’Etat Aydan Özoguz. A son adresse, Gauland avait vociféré : « […] Invitez-là au Eichsfeld et dites-lui ce que c’est que la culture spécifique allemande. Après, elle ne reviendra jamais plus. Et nous pourrons – Dieu soit loué – la déposer sur une déchetterie en Anatolie. » Le parquet de Mühlhausen a estimé le 14 mai dernier qu’il n’y avait « aucun intérêt public de poursuivre Monsieur Gauland ».

Samedi dernier, Alexander Gauland était presque euphorique lorsqu’il s’exprimait devant les 1000 délégués du congrès de la « Junge Alternative » à Seebach en Thuringe. Devant les jeunes extrémistes, il a osé ceci : « Hitler et les nazis ne sont qu’une chiure d’oiseau dans les plus de 1000 ans du succès de l’histoire allemande ! ». La salle applaudissait debout.

Hormis le fait que Gauland, du haut de ses 77 ans, ignore visiblement tout de l’histoire allemande, cette phrase constitue carrément une apologie du nazisme. En utilisant ces termes, Gauland ramène le plus grand crime contre l’humanité jamais perpétré à une petite tache que l’on peut essuyer d’un coup de mouchoir. Son public, aussi peu au courant de l’histoire du pays et de son identité qu’il prétend défendre, est réceptif à ce genre de dérapage verbal. A un moment où le « … first ! » inventé par Donald Trump et repris par la quasi-totalité du monde politique dans les différents pays, cette phrase permet aux jeunes crânes rasés de scander fièrement « Deutschland first ! ». Cette auto-absolution pour les crimes des nazis est insupportable.

Et la suite ? La justice allemande fermera à nouveau les yeux, probablement en estimant une nouvelle fois qu’il n’y a aucun intérêt public à sanctionner cet homme haineux. Au lieu de se pencher sur ceux qui invitent la jeunesse allemande à la haine et par conséquent, à la violence, la justice préfère s’occuper, avec la police, de poursuivre au niveau européen des manifestants ayant participé l’année dernière aux manifestations contre le sommet G20 à Hambourg. Ces jours-ci, il fait bon être extrémiste identitaire en Allemagne – plus personne ne pense à vous molester. Mais après, lorsque les excès arriveront dans les rues, il ne faudra peut-être pas s’étonner. A moins que le Bundestag prenne son courage entre les deux mains, vote la levée de l’immunité du député Gauland et porte plainte pour « incitation à la haine ». Car c’est exactement de cela qu’il s’agit. (selon "Euro-journalistes")

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samedi 9 juin 2018

Une vidéo anti-Bouteflika crée la polémique

Le ton monte entre Alger et l’Union Européenne

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Le ton monte entre l’Algérie et l’Union Européenne après la diffusion sur les réseaux sociaux par la journaliste Layla Haddad d’une vidéo, tournée dans les locaux de l’UE, moquant l’e président Bouteflika. La journaliste a par ailleurs déposée une plainte pour une agression intervenue à Bruxelles le lendemain de la publication de cette vidéo.

Les rapports entre l’Algérie et l’Union européenne sont très tendus depuis la publication d’une vidéo réalisée au siège de la Commission européenne à Bruxelles par Layla Haddad, ancienne correspondante à Bruxelles de la télévision nationale algérienne (l’EPTV). Dans cette vidéo, très critique vis à vis d’Abdelaziz Bouteflika, Layla Haddad s’adresse directement au président algérien en utilisant des formules qui peuvent en effet choquer, « Vous n’êtes plus qu’un amas de chair immobile (...) Les barons du régime dont votre propre frère se sont arrogés le droit de disposer de vous ». Layla Haddad accuse aussi Bouteflika d’avoir fait de la présidence « une fonction vacante », et estime que son état de santé ne lui permettant plus de gouverner il lui faut « tirer un trait » après 19 ans de pouvoir.

Outre la réaction sur le contenu même du message diffusé, les autorités algériennes reprochent à l’UE sa passivité vis-à-vis de l’utilisation de ses symboles dans une vidéo portant atteinte aux la table ornée du drapeau européen.

L’ambassadeur de l’UE en Algérie John O’Rourke a été convoqué mais il a répondu, dans un tweet, q« ue les journalistes accrédités auprès des institutions européennes ne parlent pas au nom des institutions mais en leur propre nom, en ligne avec les principes de liberté d’expression et liberté des médias », réponse qui n’a évidemment nullement satisfait Alger.

Par ailleurs, Layla Haddad a déclaré avoir été agressée au lendemain de la publication de sa vidéo. « J’ai été victime le 4 juin 2018 autour de 07h50 au pied de mon domicile personnel à Bruxelles, d’une agression verbale et physique par deux individus de type maghrébins », a déclaré Layla Haddad précisant qu’elle avait déposé une plainte. Layla Haddad a tenu à réaffirmer sa « détermination à porter haut et fort » son message de citoyenne algérienne qui « ne sera nullement ébranlé par cette tentative d’intimidation » rapporte Algérie Focus.

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mardi 5 juin 2018

Amnesty accuse l’armée nigériane de viols sur des réfugiées

Des femmes fuyant Boko Haram sont victimes de traitements inhumains, selon l'ONG.

nigeriaUn nouveau rapport d'Amnesty International indique que l'armée nigériane a maltraité des femmes et des filles fuyant l'insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Dans ce rapport intitulé "Ils nous ont trahis", Amnesty dresse un tableau sombre en ce qui concerne les agissements de l'armée nigériane dans l'État de Borno.

Le groupe de défense des droits de l'homme affirme que les soldats ont séparé les femmes de leurs maris et les ont confinés dans des "camps annexes" assez éloignés des principaux camps. Une fois confinées dans ces camps annexes, elles ont été victimes de viols et d'abus sexuels, parfois en échange de nourriture.

Le rapport souligne également que les femmes fuyant les violences ont été forcées à avoir des relations avec le personnel militaire. Il affirme que les militaires ont profité de la famine dans les camps pour s'attaquer aux victimes. Neuf femmes ont déclaré avoir été violées.

Amnesty indique aussi que des femmes soupçonnées d'être membres de Boko Haram ont été détenues arbitrairement : cinq d'entre elles seraient mortes, ainsi que 32 enfants. Le rapport est basé sur plus de 250 entrevues réalisées entre 2016 et 2018. Le groupe affirme que la violence perpétrée pourrait constituer des crimes de guerre.

Un porte-parole militaire de l'armée nigériane a rejeté le rapport, qualifiant les allégations de viols de "fictives".

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vendredi 1 juin 2018

Algérie, Libye : même combat ?

Des migrants vendus comme esclaves !

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Alors que l’Algérie n’a pas fini de s’insurger contre les critiques de l’ONU quant au traitement réservé aux migrants, voilà que ce pays d’Afrique du Nord fait ainsi face à de nouvelles accusations. Il s’agit, cette fois, de migrants subsahariens qui ont affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des « passeurs » qui étaient le plus souvent de leur propre nationalité dans la ville de Tamanrasset.

C’est du moins ce qu’a rapporté, ce mercredi 30 mai 2018, l’agence de presse Reuters, qui, en plus de témoignages rassemblés par l’agence à Agadez au Niger, cite une enquête de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM), qui a questionné des milliers de migrants après qu’ils ont quitté le pays dirigé par le Président Abdelaziz Bouteflika.

Reuters indique que des témoignages ont fait état des détails de travail forcé et d’esclavagisme imposés à des migrants de différentes nationalités subsahariennes. Le cas d’un jeune Guinéen a été évoqué. Il s’agit d’un nommé Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, qui a affirmé avoir été vendu deux fois en Algérie par des ravisseurs non identifiés. « La première fois, ils m’ont vendu pour 100 000 francs CFA », a-t-il déclaré à l’agence de presse. Pour sa part, un migrant togolais a indiqué avoir été torturé dans la ferme à moutons où il avait été forcé de travailler.

Abdoulaye Maizoumbou, membre d’une organisation caritative à Agadez au Niger, a confié à l’agence de presse qu’une vingtaine des 30 migrants renvoyés de l’Algérie qu’il a rencontrés ont également affirmé avoir été esclaves, la plupart vendus à Tamanrasset, souvent par des passeurs de leur propre nationalité.

Pour l’heure, les autorités algériennes n’ont pas réagi à ces accusations, du reste graves et qui pourraient porter un sacré coup à l’image de ce pays d’Afrique du Nord.

(selon l'agence Reuters)

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vendredi 25 mai 2018

Algérie : Amnesty International demande la libération d'un blogueur

Le blogueur Merzoug Touati est en détention depuis plus d’une année à Béjaïa (Bougie). Ce jeune homme risque une condamnation à mort pour «espionnage».

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Une accusation infondée, estime Amnesty International (AI) dans un communiqué rendu public hier : «Cette accusation est forgée de toutes pièces sur la base de publications en ligne.» L’ONG souligne que cette affaire ne fera que «ternir un peu plus le bilan de l’Algérie en termes de droits humains». L’organisation rappelle, dans ce sens, que Merzoug Touati «est inculpé de charges liées à un message publié sur Facebook et à une vidéo publiée sur YouTube qui, selon les autorités, ont encouragé les troubles civils».

Une charge qui ne tient pas la route, selon la même source : «Amnesty International a examiné les pièces judiciaires qui répertorient à titre de ‘‘preuves’’ les commentaires publiés par Merzoug Touati avant que son compte Facebook et son site internet ne soient supprimés. Elle a conclu qu’ils ne contenaient ni incitation à la violence ni appel à la haine, et que ses publications entraient dans le cadre de la liberté d’expression en lien avec son travail de journaliste citoyen.»

Pour AI, Merzoug Touati est «un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exprimé ses opinions pacifiques». «Chaque jour que Merzoug Touati passe en prison est un jour de trop et entache un peu plus le bilan de l’Algérie en termes de droits humains.

Il est absurde qu’un post exprimant une opinion pacifique sur Facebook puisse entraîner une condamnation à mort», affirme AI dans son communiqué. Merzoug Touati, lit-on dans le même communiqué, «incarne les rêves brisés d’une génération dans un pays où la liberté d’expression est régulièrement mise à mal»

A la veille du procès, Amnesty appelle les autorités algériennes à «libérer immédiatement ce prisonnier d’opinion dans l’attente de son procès pour ses publications en ligne». Il est à rappeler que Merzoug Touati, détenu depuis le 22 janvier 2017, se trouve actuellement à la prison d’El Khemis, à Béjaïa. Il a observé au moins trois grèves de la faim pour protester contre le prolongement de sa détention.

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mardi 22 mai 2018

Base militaire chinoise à Djibouti

Des lasers contre les pilotes US qui la survolent !

chine1L'armée de l'air américaine a lancé un avertissement à ses pilotes en Afrique. Selon le Pentagone, des lasers auraient été utilisés par la Chine contre les avions survolant sa base à Djibouti.

L’armée américaine affirme que les soldats chinois utilisent des lasers de forte puissance pour interférer avec les vols américains dans la région, a rapporté le South China Morning Post. Lors d’un point de presse jeudi, Dana White, porte-parole du Pentagone, a déclaré que les « incidents très graves » ont entraîné « deux blessures mineures », ajoutant que l’utilisation du laser chinois « représente une menace réelle pour nos aviateurs ». Les États-Unis demandent que la Chine fasse une enquête sur ce sujet. « C’est une affaire sérieuse. Et nous prenons cela très au sérieux » , a expliqué White. « Nous attendons de la Chine qu’elle mène une enquête approfondie ».

Camp Lemonnier est la seule base américaine permanente en Afrique et elle abrite environ 4.000 soldats. Ouverte en 2001, l’installation est devenue un point vital pour les opérations antiterroristes américaines, en particulier en tant que centre régional pour les missions de drones.

Des observateurs militaires chinois ont déclaré que l’utilisation de la technologie laser avait pour objectif d’effrayer les oiseaux près de son aérodrome ou de perturber les drones espion volant au-dessus, et non pas de viser des pilotes étrangers. L’analyste Zhou Chenming a déclaré au journal : « Les bases chinoises et américaines à Djibouti sont très proches, donc on pourrait déranger l’autre si les deux parties n’ont pas de mécanisme de communication approprié explique Newsweek. »

L’installation chinoise est la première base militaire outre-mer de Pékin, et se trouve à quelques kilomètres au nord du camp américain Lemonnier.

L’armée a publié un avis à ses pilotes, publié plus tard par la Federal Aviation Administration, les exhortant à « faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils transitent près de la base chinoise  ».

Son emplacement dans le golfe d’Aden et la proximité du canal de Suez font de Djibouti un site stratégique important. Le gouvernement a une politique libérale vis-à-vis des bases étrangères, et la France, l’Espagne et le Japon sont aussi implantés dans le pays.

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mercredi 9 mai 2018

Inde : Brûlée vive par ses violeurs

Elle avait osé porté plainte ! 

inde_viols_754174_0_1xDans le nord-est de l'Inde, 15 personnes ont été arrêtées vendredi 4 mai pour le viol d'une jeune femme de 16 ans agressée sexuellement puis brûlée vive par des membres de son village. Suite à l'agression sexuelle, la victime a porté plainte auprès du conseil de village qui a simplement imposé une lourde amende aux accusés. Mais ces derniers furieux de ce jugement se sont retournés contre la victime et l'ont brûlée vive dans sa maison. Ce drame montre à quel point ces conseils de village peuvent représenter une entrave pour obtenir justice en Inde.

L'Inde a beau constituer la 6e plus riche économie mondiale, plus de la moitié de ses habitants vivent toujours dans des villages. Et là, les habitants se connaissent et suivent l'ordre traditionnel guidé par le conseil local, appelé "panchayat".

Ces membres sont des élus ou fonctionnaires locaux et ils sont censés s'occuper de problèmes de santé publique ou de voirie, mais ils sont tellement influents qu'ils servent également, comme dans ce cas, de justicier local.

Les disputes entre voisins ou les morts suspectes sont ainsi souvent réglées en silence avant même d'atteindre la police, considérée comme trop lente et corrompue.

Le problème est que ce sont généralement les hommes de castes dominantes qui siègent dans ces conseils, et que leurs décisions concernant des viols de femmes de castes inférieures peuvent être influencées par leur culture patriarcale, surtout dans le nord du pays.

Cette omerta des villages est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on considère que la grande majorité des viols qui ont lieu en Inde ne sont jamais rapportés aux autorités.

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