lundi 17 décembre 2018

Trafic de voitures volées d'Europe vers l'Afrique

Les trafiquants de voitures volées en Europe

Côte d'Ivoire: trafic de voitures

Extrait d'article de "L'éléphant déchaîné" du 24 avril 2018 :

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"Un seul numéro de déclaration pour 118 voitures ! Ils n'ont peur de rien au G.U.A. (guichet unique automobile). Avec un seul numéro de déclaration créé en 2015, ils ont immatriculé plus de 100 véhicules de luxe dont la première mise en circulation a cependant été faite au premier trimestre de 2018 (voir encadré ci-dessous). Un numéro de déclaration de 2015 pour un dédouanement en 2018, bravo ! Ces véhicules ont été enregistrés sans respecter aucune procédure administrative ou fiscale !"

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jeudi 13 décembre 2018

COP 24 à Katowice (Pologne)

Climat : négociations difficiles pour les petites îles du Pacifique

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Katowice, Pologne | AFP | mardi 11/12/2018 - Les dirigeants d'Etats insulaires particulièrement vulnérables au changement climatique ont lancé mardi un appel à l'action urgente, à quelques jours de la fin de la COP24 où les négociations pour donner vie à l'accord de Paris font face à de nombreux obstacles. 

"J'ai peur pour l'avenir de mes enfants et celui des générations futures. Il est évident que nos efforts actuels ne sont pas suffisants" pour limiter le réchauffement à +1,5°C, objectif idéal de l'accord de Paris, a déclaré le Premier ministre des Iles Cook Henry Puna, à la COP24 en cours à Katowice. 
"Nous devons tous agir maintenant, et rapidement, mais je dois souligner que cela requiert une forte volonté de notre part à nous, dirigeants", a ajouté le président de Kiribati, Taneti Maamau.
Quelque 200 pays sont réunis depuis début décembre notamment pour finaliser les règles d'application du pacte climatique de 2015 qui vise à limiter le réchauffement à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle. Des règles nécessaires pour libérer le potentiel de cet accord historique. 
Après l'alerte rouge lancée récemment par les scientifiques du Giec, beaucoup de pays attendent également de cette 24e Conférence climat de l'ONU un engagement de la communauté internationale à réhausser ses ambitions en matière de réduction des gaz à effet de serre. 
Mais dans un contexte géopolitique compliqué, la bataille du week-end entre la majorité des délégations d'un côté et de l'autre Etats-Unis, Arabie saoudite, Russie et Koweit qui ont refusé d'"accueillir favorablement" le rapport du Giec, est interprétée comme un signe négatif. 
"Mon inquiétude est exacerbée par le fait que cette COP n'a pas encore pu trouver un consensus pour saluer ce rapport (...) simplement parce que certains ne veulent pas accepter la dure réalité qu'il dépeint", a dénoncé le chef de gouvernement des îles Cook. 
"Que Katowice soit un moment d'espoir pour les générations futures plutôt qu'une fin, liée à un héritage d'égoïsme, de déni et d'ignorance", a plaidé son homologue des îles Samoa, Tuilaepa Lupesoliai Sailele Malielegaoi. 
Aucun compromis sur la façon de faire référence au rapport du Giec n'a pour l'instant émergé. 
Les négociations sur les règles d'application de l'accord de Paris semblaient également toujours buter mardi sur des questions liées à la transparence (comment les États rendent compte de leurs actions, leurs financements, leurs résultats) ou le degré de flexibilité accordé aux pays les plus pauvres, selon des observateurs. 
"Le travail n'est pas terminé, loin de là. De nombreuses divisions politiques demeurent", a déclaré la responsable climat de l'ONU Patricia Espinosa. 
"Le moment du consensus et du compromis est venu, pour le bien de tous", a-t-elle lancé aux ministres réunis en session plénière, espérant un accord d'ici la fin de la COP24 prévue vendredi.
Face à ces difficultés, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres devait faire son retour à Katowice, un retour non prévu à son programme, selon une source onusienne. (extrait de "Tahiti-infos" du 12/12/2018)

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mercredi 12 décembre 2018

Quand des épaves européennes deviennent des taxis africains

Certains citoyens villois, parmi lesquels l'un ou l'autre élu intercommunal et quelques conseillers (-ères) de la majorité villoise, m'ont interpelé et demandé d'arrêter mes mensonges. Alors, pour leur éviter de dépenser des deniers qui leur permettraient de remettre leur voiture en état (ah cette voiture de sport qui pétarade comme un tracteur dans les rues de Villé !) je publie ci-dessous l'article de l'un des numéros de "L'éléphant déchaîné" du 14 mai 2018. Et si vous persistez à vouloir me poursuivre devant les tribunaux, demandez quand même au maire de Villé combien ça coûte.  

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NB : En cas de problème de lecture, imprimez le texte selon la grandeur souhaitée. Et si la lecture de ces deux pages ne vous convainc pas, je publierai prochainement un article intitulé : "Un seul numéro d'identification pour 118 voitures" (en Côte d'Ivoire évidemment).

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lundi 26 novembre 2018

Tanzanie : L’agrotourisme attire les touristes européens et asiatiques

La culture de l'oignon en nets progrès !

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La Tanzanie poursuit ses efforts visant à renforcer sa compétitivité touristique en Afrique. La nation sous la direction du président John Magufuli n’a pas réglé tous ses problèmes,  mais elle continue à montrer sa valeur sur la carte du monde. Le secteur du tourisme a subi un léger choc en 2017 en raison de la baisse des revenus de l’hôtellerie, mais il compte bien augmenter de nouveau ses revenus.L’agrotourisme a la capacité de développer le secteur agricole ainsi que de promouvoir le secteur du tourisme.

Le tourisme agricole est le prochain programme prioritaire dans le calendrier du pays afin d’attirer des recettes supplémentaires. Cette opportunité permettrait selon le Gouvernement d’éradiquer le taux élevé de pauvreté dans les zones rurales et de changer le statut social et économique des agriculteurs.

La Tanzanie prépare un forum qui a attiré les intérêts des touristes européens et asiatiques. Il vise à éclairer les consommateurs d’outre-mer d’où proviennent les oignons qu’ils importent.

La culture de l’oignon en Tanzanie depuis le plus longtemps a vu les entreprises d’oignons au Kenya «pleurer» pour l’aide, la Tanzanie se montrant très compétitive dans le secteur. Le Kenya et l’Ouganda ont été parmi les nations qui ont importé le produit car la nation de l’Afrique de l’Est a enregistré un succès dans l’élevage de l’oignon. Le Soudan du Sud a également été un importateur de la même chose, en augmentant les devises étrangères pour la Tanzanie.

Le quartier de Mangola, au nord de la Tanzanie, où se déroule la plus grande partie de la culture de l’oignon, est un lieu stratégique pour les touristes, car il se trouve dans les escarpements d’Eyasi, en bordure du lac Eyasi. La nouvelle forme de Geopark Tourism cherche à augmenter le nombre de touristes visitant le pays avec la Chine considérée comme un marché émergent pour le secteur du tourisme en Tanzanie. Avec des recettes accrues, la Tanzanie peut continuer à renforcer son statut économique, créer des opportunités d’emploi pour sa population et développer le secteur des entreprises.

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mercredi 21 novembre 2018

En Bulgarie aussi !

Les manifestants protestent contre la hausse du prix des carburants.

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Des milliers de Bulgares ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants dans un contexte de mécontentement dû au faible niveau de vie dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

Il n’y a pas qu’en France qu’on se mobilise contre la hausse du prix du carburant. En Bulgarie, des milliers de manifestants ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants.

Blocage des postes frontière

Les protestataires ont bloqué pendant plusieurs heures la circulation dans différents endroits sur les autoroutes Trakia et Hemus qui traversent le pays avant d’être dispersés par la gendarmerie, a rapporté la radio publique BNR. Des manifestants ont également bloqué l’autoroute Maritsa qui mène vers les postes frontière de Kapitan Andreevo et Lesovo à la frontière avec la Turquie, et l’accès au poste frontière de Kulata (sud-ouest) avec la Grèce. Des moments de tension ont eu lieu lorsque des manifestants ont réussi à rompre le cordon des gendarmes qui tentaient d’empêcher le blocus.

Quelque 2 000 gendarmes et policiers avaient été déployés pour maintenir l’ordre.

Pour le deuxième jour dimanche, des rassemblements ont également eu lieu dans les grandes villes tandis que d’autres ont eu lieu lundi.

« Mafia » et « démission »

À Sofia la capitale, plusieurs dizaines de manifestants ont perturbé la circulation sur les principaux boulevards en scandant « mafia ! » et « démission ! » Les manifestations du week-end contre la hausse du prix des carburants et l’augmentation prévue de la taxe sur les vieux véhicules avaient débuté il y a trois semaines, mais elles ont pris de l’ampleur, les protestataires dénonçant également le faible niveau de vie en Bulgarie, où le pouvoir d’achat atteint à peine la moitié de la moyenne de l’UE.

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mardi 20 novembre 2018

Les "gilets jaunes" de Belgique créent un mouvement politique en vue des prochaines élections

Les "gilets jaunes" vont créer un mouvement politique afin de porter la voix des citoyens lors des prochaines élections fédérales, a annoncé dimanche après-midi Claude Gilles, porte-parole de l'action citoyenne menée devant le dépôt de Proxifuel à Wierde (Namur). Après quatre jours d'actions à plusieurs endroits en Wallonie, les manifestants ont décidé d'aller plus loin dans leur démarche. Leurs différents représentants se sont entendus pour créer un mouvement politique qui portera le nom de Mouvement Citoyen Belge. Celui-ci prendra part aux prochaines élections. Et pourquoi pas une liste "gilets jaunes" aux européennes en France ? Succès garanti ...

belgiquePendant ce temps à la Réunion : aéroport bloqué par des manifestants, qui ont mis le feu à des palettes. La nuit de dimanche à lundi a encore été brûlante au Tampon (commerces pillés, voitures incendiées). Et pourtant c'est l'été là-bas...

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samedi 17 novembre 2018

Au Rwanda, les opposants vont en prison !

22 ans de prison requis contre l'opposante Diane Rwigara

rwandaLe parquet rwandais a requis mercredi 22 ans de prison contre l'opposante Diane Rwigara, accusée d'incitation à l'insurrection et de falsification de documents, lors d'un procès tenu en une seule journée à Kigali, a constaté un journaliste de l'AFP.

Diane Rwigara, 37 ans, avait tenté en vain de participer à l'élection présidentielle de 2017 contre le président sortant Paul Kagame, dont elle est devenue l'une des principales voix critiques.

"Nous requérons que Diane Rwigara soit emprisonnée 15 ans pour incitation à l'insurrection et sept ans pour falsification de documents", a déclaré un représentant de l'accusation.

Le parquet a également demandé 22 ans de réclusion contre Adeline Rwigara, "pour incitation à l'insurrection et promotion du sectarisme", dans un pays encore hanté par le génocide de 1994, qui fit plus de 800.000 morts essentiellement parmi la minorité tutsi.

Le verdict est attendu le 6 décembre et sera rendu par une formation de trois juges.

Diane Rwigara, sa mère et sa soeur Anne, avaient été arrêtées et emprisonnées en septembre 2017. Diane et sa mère ont été remises en liberté sous caution début octobre. La soeur avait recouvré la liberté un an auparavant, les charges pesant contre elle ayant été abandonnées.

Depuis son arrestation, Diane Rwigara dénonce des poursuites montées de toutes pièces et liées à son engagement politique, notamment sa tentative de se présenter à la présidentielle d'août 2017. La commission électorale avait invalidé sa candidature, arguant de plusieurs signatures falsifiées selon elle dans son dossier.

"Si vous osez critiquer le gouvernement, voilà ce qui arrive : vous vous faites arrêter, emprisonner ou vous perdez la vie. Je m'attendais à une forme de riposte", avait-elle déclaré lors d'un entretien à l'AFP en fin de semaine dernière.

Le rejet de la candidature de Mme Rwigara par la Commission électorale avait été critiquée par des gouvernements occidentaux et des groupes de défense des droits de l'homme.

M. Kagame, crédité de l'important développement d'un pays exsangue au sortir du génocide de 1994, est régulièrement accusé de bafouer la liberté d'expression et de museler toute opposition.

Il a été réélu le 4 août 2017 pour un nouveau mandat de sept ans avec près de 99% des voix, ce qui prouve un bon fonctionnement de la démocratie dans ce pays. Une réforme de la Constitution adoptée par référendum fin 2015 lui permet de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034.

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jeudi 15 novembre 2018

Compteurs Linky : la pacotille arrive toujours en Afrique

Pourquoi la Côte d'Ivoire a besoin de "compteurs électriques intelligents"

abidjanL'affaire remonte au 25 avril 2016 ! Le président Ouattara a pris du retard dans la mise en route de l'émergence de son pays en 2020 ! Alors, le lancement par le MEDEF du club "Abidjan ville durable" est une opportunité ! Et la réunion de lancement du club a été un véritable succès. En effet, 20 entreprises se sont mobilisées autour du projet. La réunion plénière du 10 juin 2016 a entériné le nom du club « Abidjan ville durable » et déterminé son fonctionnement en cinq commissions : état des lieux, vision et stratégie, mise en oeuvre, promotion, internationalisation. Et surtout, parmi les 20 entreprises se trouvent les plus implantées en Côte d'Ivoire : Bolloré Logistics, Schneider Electric International, Vinci énergies, Bouygues, Total, EDF. Pour Ouattara, l'affaire est donc jouable. 

Le président Alassane Ouattara, dans ses promesses, avait mis l'accent sur l'électrification du pays. Et, justement, EDF a du matériel disponible et l'intention d'investir dans des domaines intéressants pour la Côte d'Ivoire.  

Première action envisagée : une centrale biomasse de 46 mégawatts est déjà à l'étude. Si le dossier est mené à bon port, il s'agira de la plus grande installation biomasse en Afrique de l'Ouest (plus grande que Nachtigal au Cameroun), avec une production annuelle de 337 gigawatts/heure. Près de 1300 emplois pourraient être générés, dont plus de 1100 liés à la filière d'approvisionnement. Oui, mais financés par qui ?

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Deuxième action : l'électrification du monde rural. Là EDF crée une société autonome nommée ZECI (Zola EDF Côte d'Ivoire). Comme en France, EDF répartit ses compétences : la production d'énergie pour elle, la fourniture pour des sous-traitants. ZECI vendra des kits, comprenant un panneau solaire permettant aux ruraux un minimum de courant hors réseau, de quoi faire fonctionner quelques lampes, une télévision ou une radio. Pour des appareils électro-ménagers ce sera insuffisant, et il faudra trouver des modèles plus chers. Souvent hors de prix pour le commun des ivoiriens. Mais admettons, l'émergence est en marche.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, via un communiqué signé le 15 juin 2018, qu’elle fournira une “garantie partielle de crédit” à Zola EDF Côte d’Ivoire (ZECI) pour l’aider à mobiliser un prêt en monnaie locale de 15,75 milliards de FCFA (environ 24 millions d’euros). Le prêt sera arrangé par la Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire (SGBCI) et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (Crédit Agricole CIB), pour permettre à ZECI d’acquérir des systèmes solaires domestiques (SSD) et de les distribuer à environ 100 000 ménages supplémentaires résidant dans les zones rurales de Côte d’Ivoire, d’ici à 2020.

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Troisième action : la remise en état des réseaux en ville, qui passe par la pose de nouveaux compteurs. L'action sera menée par la CIE (compagnie ivoirienne d'électricité). Et l'action va être menée de pair avec le remplacement des compteurs en France. Et là, pas de mystère ! on fait comme en Europe : on pose les nouveaux compteurs Linky ... à quelques différences de publicité près. Ainsi, on ne parle plus de compteurs Linky, mais de compteurs "intelligents" ou de "cybercompteurs". En Côte d'Ivoire, où selon EDF l'arnaque est reine, on vante les bienfaits de tels compteurs : contrôle à distance, et surtout lutte contre la fraude. Fraude de qui ? des "brouteurs" ivoiriens ? ou d'EDF et CIE ?

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Car ce que EDF ne dit pas, c'est les inconvénients de ces compteurs ! Augmentation de la toxicité par les ondes électromagnétiques ! Augmentation des fréquences des coupures d'électricité (disjoncteurs qui sautent !), des pannes ! et même des incendies ! Augmentation du montant des factures de 25% à 50% dûe au renforcement de la puissance qui passe de 6KVA à 9 KVA (pour éviter soi-disant les coupures de courant trop intempestives), de la facturation de l' "énergie apparente" (imaginez que vous consommez un verre de bière et que le barman vous demande un prix pour la bière et un surplus à payer pour la mousse). On comprend pourquoi ni EDF, ni CIE n'informent les ivoiriens. Et pourtant la CIE a déjà installé 400.000 compteurs et compte continuer jusqu'en 2020.

En Europe, les consommateurs sont devenus méfiants, et beaucoup refusent ces nouvelles installations, alors EDF tente de liquider sa camelote en Afrique (Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Maghreb, ...) et en Amérique du Sud (Chili, Argentine, ...).Les vieilles casseroles qui formaient au temps de l'esclavage les cadeaux de pacotille (du commerce triangulaire) pour les roitelets des tribus africaines, sont remplacées par des produits électriques défectueux, avec la complicité des chefs de gouvernements locaux dont bon nombre placent leur fortune en Europe dans des paradis fiscaux.

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Mais en Côte d'Ivoire, pas plus qu'ailleurs, on n'accepte plus. De nombreux "clients" refusent l'installation de nouveaux compteurs Linky (mot "interdit") même si la CIE prétend les installer "gratuitement". Même si selon la CIE, cette opération vise à moderniser le parc de compteurs d’énergie et mettre à la disposition de sa clientèle de nouveaux services pour un meilleur suivi dans la consommation d’électricité, même si le wifi intégré laisse rêveur, même si la CIE se défend de toute surfacturation, de nombreux ivoiriens y voient une arnaque. A juste titre...

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lundi 5 novembre 2018

Migrants honduriens en marche vers les Etats-Unis

Qui se cache derrière la caravane des migrants ?

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Cette caravane de migrants n'est pas un mouvement spontané, comme certains l'affirment. Ce n'est pas non plus une action lancée par le camp démocrate, ou républicain, aux États-Unis. À l'origine, c'est un opposant au président du Honduras, Luis Redondo, qui a lancé cet appel sur les réseaux sociaux. Elle appelle les Honduriens à se retrouver le 12 octobre pour aller au Mexique. Cette « caravane » est une manière pour ce politique  de dénoncer la "corruption" du parti au pouvoir au Honduras. Et la date du 12 octobre n'a pas été choisie au hasard :  c'est le jour de la découverte de l'Amérique  par Christophe Colomb, jour de protestation  dans toute l'Amérique latine - et fête nationale en Espagne.

Qui finance la caravane ?

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Dans un tweet, un membre du Congrès républicain proche de Trump, Matt Gaetz y assure que les migrants sont payés pour rejoindre le mouvement. Sur Fox News, le 25 octobre 2018, on insinue même que c'est George Soros, le milliardaire américain, juif,  qui finance cette « invasion de migrants » pour reprendre leurs termes. Nous avons posé la question à la principale ONG qui accompagne les migrants, qui se trouvent actuellement au Mexique. Selon Rodrigo Abeja, membre de l'ONG Peuples Sans Frontières"C'est un mensonge grotesque de dire que la caravane est financée par les démocrates, les républicains ou George Soros" L'ONG Peuples Sans Frontières collecte des fonds, sur Internet, via un système de financement participatif. Les migrants sont donc aidés par cette ONG, des bénévoles, mais aussi par les habitants des régions qui leur donnent de la nourriture et des médicaments.

Qui sont ces migrants ?

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Pour l'entourage de Donald Trump, pas de doute : ce groupe est infiltré par Daech. Une assertion que ne dément pas le président américain. "Vous allez trouver des gangs du Honduras, vous allez trouver le Moyen-Orient, vous allez trouver de tout dans cette caravane !" se permet ce président populiste. Ces accusations sont démenties par Amnesty International,  qui s'est rendu sur place. "Nous n'avons pas vu de personnes du Moyen-Orient à la frontière. Nous avons vu des familles avec des jeunes enfants et des mamans qui allaitaient", assure Adeline Neau, chercheuse à Amnesty International. La plupart des migrants fuient le Honduras, où sept habitants sur dix vivent dans la pauvreté. 

À qui profite la "caravane" ?

Cette caravane de migrants a déclenché une polémique aux Etats-Unis. Ce thème polarise désormais tout le débat de la campagne des élections de mi-mandat. C'est une aubaine pour les Républicains, et  Donald Trump. C'est en tout cas l'analyse du président, le Harpers magazine : "Cela aide les Républicains, beaucoup plus que les démocrates, de voir une foule qui avance vers la frontière. C'est le cauchemar dont Trump parle sans arrêt". Ces migrants sont donc doublement instrumentalisés - par l'opposition politique hondurienne, et aussi par les Républicains aux États-Unis. Donald Trump souhaite laisser ces migrants aller à la frontière, dans des tentes, sous la surveillance d'au moins 5000 militaires.

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samedi 27 octobre 2018

En Afrique, la peur de la Chine est réelle !

Panique générale à Conakry (Guinée)

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En Guinée, un vent de panique a soufflé, jeudi 25 octobre 2018. En cause, des bateaux de pêche, au nombre de huit, appartenaient à une société de pêche artisanale chinoise, qui, dans une manœuvre de rapprocher leur collecte des revendeuses que les bateaux, se sont rapprochés des côtes. Ce qui a occasionné une panique de la population locale qui, aussitôt a cru à une invasion de rebelles. Pire, certains étaient convaincus que ces bateaux étaient là pour renverser le Président Alpha Condé.

Selon le ministère guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, ces bateaux, qui dans la nuit du 24 au 25 octobre, ont mouillé au large du port de Kassogna, dans la Préfecture de Coyah, pour débarquer leur prise, effectuaient une pêche illégale. D’autant que, insiste l’autorité, leur zone d’activité, Dubreka, était interdite  de toutes activités de pêche. Et le ministre Fréderic Loua de hausser le ton : « Nous allons procéder à  l’arraisonnement de ces  bateaux. Ces bateaux étrangers ne vont plus pêcher en Guinée ».

Alertées, les forces de défense guinéennes, qui se préparaient à une riposte à la mesure de l’attaque, se sont déployées dans les zones névralgiques du pays. Sauf que c’était une fausse alerte, comme l’indique un communiqué du ministère, qui a révélé « la présence de six (06) navires de pêche artisanale avancés, dont trois (03) avaient débarqué déjà leur contenu dans un camion frigo qui a été immédiatement arraisonné (…)».

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