dimanche 18 juin 2017

Ouattara, président de Côte d'Ivoire, devant les députés européens

 Une semaine européenne du chef d'Etat le plus riche d'Afrique

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Alassane Dramane Ouattara (ADO pour les intimes) vient de faire le tour de l'Europe : Paris pour y rencontrer le nouveau président Macron, Berlin pour participer au G20, Strasbourg pour s'exhiber au Parlement Européen. On peut se demander ce qu'il est venu faire. Son discours devant les députés européens est explicite :

1) Une aide militaire renforcée. Son pays est menacé par le terrorisme, semble-t-il. En réalité, son pays est miné par les mutineries qui menacent son pouvoir. Il faut absolument que l'armée française, voire les armées européennes, l'aident pour éviter un éventuel coup d'Etat. Après tout, Sarkozy l'avait déjà aidé à conquérir le pouvoir en 2011.

2) Une coopération pour un meilleur développement économique. Oui mais pour le bénéfice de qui ? Des Bouygues, Bolloré, Vinci and co, ou de la population ivoirienne qui vit dans la misère et le chômage ? Cela reste à voir. Lui qui évoque les inondations et le réchauffement climatique uniquement pour toucher un plus gros pécule qu'il ira faire fructifier dans une banque suisse, ce qu'attestent ses nombreux déplacements à Zürich ou à Genève. Lui qui ignore ce que corruption veut dire ?

3) La lutte contre l'immigration clandestine. Il évoque les dangers de la traversée de la Méditerranée. Il oublie simplement que tous ceux qui vivent dans la misère le lui doivent, alors même qu'il promet "l'émergence" de son pays avant 2020. Et que tous ceux qui quittent son pays l'ont fait pour fuir la guerre et le font pour chercher un monde meilleur.

4) Et comme gages, il atteste depuis 2011 d'une réconciliation nationale réussie. Sans blagues ! Alors que les opposants sont régulièrement emprisonnés, que les droits de l'homme sont bafoués. Mais pourquoi donc de nombreux ivoiriens réfugiés au Sénégal et au Ghana refusent-ils de rentrer chez eux ?

Et justement, pendant qu'il prononce ses très conventionnés discours à Paris, Berlin et Strasbourg, son peuple manifeste dans plusieurs villes, notamment à Abidjan ! Les paroles sont une chose, les réalités une autre !

Film Complet

Les marches de la colère en Côte d'Ivoire

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jeudi 15 juin 2017

Madagascar: nouvelle base arrière du terrorisme

France et Etats-Unis s’inquiètent

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En plein océan Indien, loin de l’Europe et des Etats-Unis, ancrée face à l’Afrique de l’Est, Madagascar -qui a déjà du mal à faire venir les touristes chez elle- reçoit de plein fouet une gifle dont elle se serait bien passée: faire partie de la liste des pays considérés comme refuges de terroristes.

Alors que les attentats font tache d’huile de par le monde, les malgaches pourraient ne plus être à l’abri des atrocités qui touchent la France, la Belgique, les États-Unis, les pays africains francophones. « Le pouvoir malgache tente de rassurer l’opinion publique et la communauté internationale en annonçant quelques mesures dont le renforcement des dispositifs déjà existants en matière de lutte antiterroriste,…la collaboration avec Interpol… la surveillance renforcée de certaines écoles coraniques,…l’intensification des contrôles des étrangers, spécialement ceux originaires des autres pays à risques », lit-on dans « Madagascar-Magazine » de juin 2017.

RFI rappelle « Un homme a été arrêté vendredi 20 novembre à Madagascar. Il est soupçonné d'être un terroriste, sympathisant de l'organisation État islamique. Les forces de l'ordre l'ont repéré après la diffusion de messages sur les réseaux sociaux où il véhiculait des messages islamistes de haine et anti-français. L'homme, connu des services de sécurité de l'Hexagone, a été libéré après 24 heures de garde à vue. C'est une première dans un pays qui n'a jamais été frappé par des actes terroristes liés à l'islamisme radical ».

Certaines mosquées de Mahajanga notamment, qui avaient abrité voilà quelques années Fazul Abdullah Mohammed (Comorien, l'un des principaux responsables des attentats contre les ambassades américaines le 7 mai 1998 à Nairobi, au Kenya, et à Dar-es-Salaam, en Tanzanie et chef d'Al-Qaïda dans la corne de l'Afrique dès 2009) tué en 2011, continuent de fournir des candidats au djihad international.

Des malgaches parmi les djihadistes tués au Mali

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Dans son ouvrage, « La guerre de la France au Mali » Jean-Christophe Notin rapporte que l’armée française a découvert, dès 2013, la présence de malgaches parmi les djihadistes tués au combat. Il s’avère que ceux-ci auraient fréquenté la même mosquée que Fazul.

C’est avec un visa touristique de court-séjour (trois mois) que les djihadistes entrent dans le pays, avant de partir vers d’autres destinations… Entre temps, fleurissent selon les services secrets américains, « la création de nombreuses écoles coraniques qui pourraient favoriser dangereusement un basculement vers l’islam radical », note le numéro 82 de « Madagascar-Magazine ». Cela dit, des visas touristiques de 15 jours seulement pourraient être délivrés aux personnes suspectées, avec un contrôle direct pour ceux qui les récupèrent à l’arrivée de l’aéroport ou des ports. Mais les frontières de Madagascar restent bien poreuses…

Pour finir, l’IFRI signale : « Outre la proximité géographique et culturelle des Comores, archipel où la menace salafiste est réelle, la réislamisation qui touche Madagascar participe d’un mouvement plus global qui s’étend en Afrique de l’Est, au Kenya, en Tanzanie ou encore en Afrique du Sud ».

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mardi 6 juin 2017

Communiqué du gouvernement de l'Union des Comores

Suite aux propos du président Macron, le gouvernement des Comores n'a pas tardé à réagir en convoquant l'ambassadeur de France et en se fendant d'un communiqué bien senti. C'était à prévoir.

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lundi 29 mai 2017

Pluies diluviennes et inondations en Côte d'Ivoire

Le gouvernement demande aux sinistrés de "déguerpir" 

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Le Comité interministériel de gestion des crises a repris, vendredi, ses travaux en invitant les populations ivoiriennes à quitter les sites à risques en cette période de pluies diluviennes qui ont déjà fait huit morts à Abidjan, a constaté l'APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Composé de plusieurs structures de l’état dont des ministères et leurs démembrements ainsi que  des forces l’ordre, ce Comité a fait le point de la situation après deux jours d’intense pluie sur la ville d’Abidjan, ayant occasionné des dégâts matériels et humains.

Selon le ministre de la Construction, du logement, de l'assainissement et de l'urbanisme, Claude Isaac Dé qui a présidé les travaux, huit décès ont été déjà déplorés de mercredi à jeudi. ‘’Il y a eu deux décès le mercredi (24 mai) à Cocody Angré (Est d’Abidjan), le jeudi (25 mai) il y a eu six décès dont cinq à Yopougon (Ouest d’Abidjan) et un à Cocody’’, a-t-il expliqué en insistant sur la sensibilisation des populations.  

‘’Nous demandons aux populations des zones à risques de se mettre à l’abri en quittant les zones à risques’’, a lancé le ministre Dé, soulignant que le gouvernement est en ‘’alerte’’ et en ‘’éveil’’, car ‘’on aura encore la montée des pluies’’.

Selon les prévisions météorologiques, de grosses pluies sont annoncées pendant plusieurs mois cette année en Côte d’Ivoire.  Une série de numéros gratuits ont été communiqués par le comité afin de permettre aux populations d’appeler en cas d’inondations. Il s’agit du 20 25 00 40 / 20 25 79 89 / 20 25 79 79 et 22 50 80 50. (selon APA : agence de presse africaine).

Des numéros gratuits qui vous disent de déguerpir des zones inondées, sans vous dire où aller et un comité ministériel qui ne gère rien ! Un comité qui avoue son impuissance en déclarant que les "les gens ne nettoient pas les caniveaux" : culpabliliser les victimes, quelle honte !

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samedi 27 mai 2017

Pourquoi Trump change de politique au Moyen-Orient !

Les dessous d'un nouveau revirement de Trump !

Reniant en tout la politique de Barack Obama, et alors même que les iraniens par leur vote viennent de confirmer l'orientation modérée de leur gouvernement qui veut s'ouvrir au monde, Trump se met à jouer la carte des sunnites de l'Arabie Saoudite contre les chiites iraniens, en accusant l'Iran d'attiser "les feux d'un conflit sectaire et du terrorisme".

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 Quels sont les dessous de ce sombre revirement tel que Trump a pris l'habitude d'en provoquer ?

Dans le cadre d'une tournée de Donald Trump, l'Arabie saoudite et les EAU ont promis de transférer 100 millions dollars sur le compte d'une organisation caritative lancée par Ivanka Trump la fille du président américain.

 En avril, lors de sa visite en Allemagne, celle-ci a proposé de créer une fondation chargée notamment de fournir des crédits aux femmes-entrepreneuses du Proche-Orient. L'organisation caritative sera dirigée par la Banque mondiale. Le processus de création de cette fondation est toujours en cours.

Il est à noter que l'Arabie saoudite impose d'importantes restrictions aux droits des femmes et à leur participation à la vie sociale, leur interdisant notamment de conduire et de gérer leurs finances.

 

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Selon CNN, le père d'Ivanka Trump risque de se voir accusé d'hypocrisie.

En effet, Donald Trump avait auparavant violemment critiqué la fondation caritative de la candidate démocrate Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle. Selon lui, la démocrate avait fourni des services politiques à un certain nombre des pays, y compris à l'Arabie saoudite, en échange de dons à la Fondation Clinton.

 Néanmoins, Donald Trump a affirmé que le concept de l'organisation proposée par sa fille différait de celle d'Hillary Clinton. Tiens donc !

Autre mystère trumpien : un puissant émir aurait demandé Ivanka Trump en mariage, alors que celle-ci est déjà mariée. Au niveau de l'Arabie saoudite et de ses richesses, rien ne nous étonne plus. 

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lundi 22 mai 2017

Réfugiés : Bruxelles menace la Hongrie et la Pologne

Lassée des mises en garde sans effet, la Commission européenne a menacé mardi 16 mai de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie et la Pologne si elles refusaient toujours d'ici juin d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce."C'est le dernier avertissement", a lancé Dimitris Avramopoulos, le commissaire aux Migrations, en présentant un bilan d'étape sur le plan de "relocalisation" adopté en 2015 pour venir en aide à Rome et Athènes, en première ligne face à la crise migratoire.

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La menace avait déjà été agitée, mais sans calendrier précis. "Si rien n'est fait avant notre prochain rapport en juin, la Commission n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs en vertu des traités et à ouvrir des procédures d'infraction", a cette fois averti M. Avramopoulos lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Ces procédures peuvent aboutir à une saisine de la Cour de justice de l'UE (CJUE) et le cas échéant à de lourdes sanctions financières.

"Je n'ai pas peur de ces annonces tonitruantes de la Commission", a aussitôt répondu Beata Szydlo, la chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, déjà dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme controversée de la justice constitutionnelle.

"Nous ne serons pas d'accord pour qu'on impose à la Pologne ou à tout autre pays de l'UE des quotas obligatoires" de migrants, a-t-elle ajouté.

La Hongrie n'a pas été en reste face à "la menace" du commissaire Avramopoulos : "Bruxelles ferait mieux de se concentrer sur la protection des frontières plutôt que de disséminer les conséquences de ses propres erreurs", a lancé le gouvernement de Budapest dans un communiqué.

Face à l'afflux massif de demandeurs d'asile sur les côtes italiennes et grecques, où sont arrivés plus d'un million de migrants en 2015, les pays de l'UE avaient adopté en septembre 2015 un plan de répartition de 160.000 personnes en deux ans vers le reste de l'Union.

Mais ce plan dit de "relocalisation", censé incarner la solidarité européenne, a surtout illustré les divisions entre États membres, qui ne l'ont appliqué qu'au ralenti, voire pas du tout pour certains.

La Hongrie et la Slovaquie ont même intenté une action en justice pour le contester.

Au 16 mai, seulement 18.418 demandeurs d'asile ont ainsi été répartis (dont 5.711 depuis l'Italie et 12.707 depuis la Grèce), bien loin des objectifs initiaux.

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"Obligation juridique"

"J'appelle la Pologne et la Hongrie, qui n'ont pas encore relocalisé la moindre personne, à commencer à le faire immédiatement", a insisté M. Avramopoulos. Selon la Commission, ils sont avec l'Autriche "les seuls États membres à ne pas avoir encore" accueilli le moindre demandeur d'asile en application du plan de 2015, manquant ainsi "à leur obligation juridique".


L'Autriche, qui avait demandé une exemption temporaire à ce plan, "s'est toutefois formellement engagée à relocaliser 50 personnes depuis l'Italie, une décision saluée par la Commission", qui l'appelle aussi "à commencer à le faire pour la Grèce".

L'exécutif européen a également pointé du doigt mardi 16 mai la République tchèque qui n'a pas contribué depuis "près d'un an".

D'autres pays, comme l'Espagne, la Belgique, la Croatie, l'Allemagne, la Roumanie, la Slovaquie et la France, devraient eux "accroître leurs engagements mensuels" d'accueil selon la Commission.

Outre les réticences des États membres, le plan de répartition de demandeurs d'asile a également souffert de critères d'éligibilité restrictifs en termes de nationalité, les demandeurs concernés devant avoir la quasi-certitude d'obtenir l'asile après leur transfert. C'est le cas des Syriens et des Érythréens, mais les Irakiens ont quant à eux été exclus des "relocalisations".

À l'heure actuelle, selon la Commission, il y a en Grèce 12.400 personnes éligibles parmi les dizaines de milliers de migrants présents dans le pays.

En Italie, "outre les 2.500 candidats à une relocalisation enregistrés jusqu'à présent, 700 personnes devraient être enregistrées prochainement, de même que plus de 1.100 Érythréens arrivés en Italie en 2017".

Quoi qu'il en soit, l'objectif initial de 160.000 relocalisations est donc devenu inatteignable.

Et de fait, 54.000 places (sur le total initial) ont déjà été rendues disponibles pour des "réinstallations" de Syriens directement depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara.

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samedi 20 mai 2017

Emmanuel Macron en chef militaire au Mali

Une Françafrique toujours en marche

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L'association africaine "Survie" communique, à l'occasion de la visite du président Macron aux troupes françaises au Mali : 

Le nouveau Président de la République, qui cherche à aligner les images symboliques depuis son élection, se rend aujourd’hui au Mali pour illustrer son soutien aux forces militaires françaises déployées au Sahel et affirmer ainsi au nom de la "lutte contre le terrorisme" une totale continuité avec François Hollande. Le "bilan africain" de ce dernier étant en grande partie celui de Jean-Yves Le Drian, passé de la Défense aux Affaires étrangères à la faveur du "renouvellement" à la tête de l’État, Emmanuel Macron met ainsi en oeuvre un des piliers de "sa" politique africaine, la prolongation de l’ingérence militaire. Celle-ci n’est toujours pas questionnée, alors même que la situation actuelle au nord du Mali, mais aussi en Libye, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique, fragilise chaque jour la vitrine d’un interventionnisme étranger victorieux fournie par Le Drian au nouveau locataire de l’Elysée. 

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Le refrain de la fin de la Françafrique, brandi successivement par Sarkozy puis par Hollande, n’a pas été repris dans cette campagne présidentielle, à l’exception de la grossière tentative d’instrumentalisation de Marine Le Pen. Mais les déclarations du candidat Macron à certains médias spécialisés et les premiers choix politiques lourds de sens ne laissent guère d’illusion.

Celui qui a promis de faire passer le business franco-africain et la stabilité des régimes en place au nom de la lutte contre le terrorisme avant le respect des droits humains, a choisi un Secrétaire général de l’Elysée issu de l’Agence française de développement, un Premier ministre grand défenseur des intérêts d’Areva sur le continent et un ministre des Affaires étrangères qui était déjà le "ministre de l’Afrique" s’affichant volontiers avec certains des pires dictateurs du continent lors du quinquennat précédent.

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Le Tchadien Idriss Déby peut continuer à faire emprisonner des militants, le Congolais Sassou Nguesso peut laisser pourrir la crise humanitaire dans la région d’un opposant, le Gabonais Ali Bongo peut réprimer sans fin la contestation populaire : ils ne craignent aucune condamnation publique, et encore moins le gel de l’aide bilatérale ou la suspension des relations de coopération militaire et policière qui les unissent à la France. La nomination d’une ministre des Armées interroge quant à elle, avec un tel intitulé de sa fonction, sur la feuille de route donnée à cette juriste de formation face au pouvoir discret mais croissant de la Grande Muette sur la politique africaine de la France, alors même que l’opération Barkhane, déployée depuis 2014, n’a jamais été approuvée par le Parlement, en violation de l’article 35 de la Constitution.

Consciente qu’en matière de politique africaine, plus encore que dans les autres domaines, les vieilles recettes resteront de mise sous ce quinquennat, l’association Survie continuera son travail de décryptage, d’information et de mobilisation pour mettre enfin un terme aux mécanismes tant institutionnels que mafieux de la Françafrique.

Association Survie

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jeudi 18 mai 2017

Berlin : l'extrême-droite terrorise les militants venant en aide aux réfugiés

500 personnes blessées, dont 41 enfants

neukoelln_27_12_2016La France s'est engagée à accueillir 30.000 réfugiés, l'Allemagne un million. Une grande partie se retrouve à Berlin, ils sont aidés par des militants bénévoles d'associations caritatives. C'est à ceux-là en même temps qu'aux réfugiés que s'en prennent les voyous de l'extrême-droite. 

De nombreuses agressions, d'incendies des centres d'accueil ont changé l'ambiance. Dans la Beusselstrasse Moabit, un jeune homme se cache entre des blocs de béton, dans un passage qui mène à une église, où a été aménagé un centre de consultations médicales. Fares Naem, un Syrien qui a été passé à tabac, s'en est bien sorti. Les bleus sur tout son corps ont disparu, sa lèvre ensanglanté est guérie. Mais le traumatisme reste : "J'essaie de ne pas attirer l'attention, car j'ai peur." Un peu plus loin, trois personnes de Berlin. : une jeune femme blonde militante du SPD, un historien qui a fondé une association d'aide aux étrangers. Un ingénieur électricien originaire de Damas. Ce qui les unit, c'est la crainte des extrémistes de droite. Mais aucun ne se décourage. Le nombre de violences depuis 2015 a augmenté de plus de 80 en 2016.Et tous les cas ne sont pas signalés. Les auteurs de ces agressions sont la plupart du temps des néo-nazis. Souvent, les violences ne sont pas organisées, mais les auteurs ont des idées racistes à l'esprit.

Les preuves font souvent défaut

Malgré l'absence de preuves, les indices de la présence néo-nazie sont nombreux. Less personnes interpelées font partie de groupuscules tels "Forces Libres Neukölln", ou même du NPD et de l'AfD.

Le ton des politiques a changé. Le parti "die Linke" estime que l'augmentation des violences est dûe à la dérive droitière de la société, qui renforce l'extrême-droite. 431 agressions ont aussi eu lieu contre les hommes politiques, dont 141 contre les personnalités du SPD. Tout cela a amené à des manifestations de solidarité pour les victimes des attentats.

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mercredi 17 mai 2017

Colombie : Ces dissidents des FARC qui sèment le trouble dans le processus de paix à coup d’enlèvements…

Quels sont ces FARC sans foi ni loi ?

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Ils font fi de l’accord de paix enfin signé après un long processus de négociations (4 ans de pourparlers menés à la Havane), certains dissidents des FARC refusent d’abandonner le combat et de rendre les armes et poursuivent leurs manœuvres de déstabilisation et d’intimidation. Ces rebelles sur le retour se sont regroupés principalement dans le sud de la Colombie, où la guérilla a toujours eu une forte influence, et surtout là même où elle a pris le contrôle des routes du trafic de drogue. Loin des idéaux initiaux des Forces armées révolutionnaires, ces hommes et ces femmes, hors la loi, sont des trafiquants sans scrupule ne souhaitant pas renoncer à la manne financière des trafics illicites… Conserver la main-mise sur les champs de coca, tel est leur leitmotiv, cette petite feuille verte, qui à grand coup de procédés chimique, donne la cocaïne.

Cette volonté de maintenir la pression sur les autorités se manifeste ces dernières semaines avec les différentes actions de ces dissidents qui n’ont pas hésité à enlever, le 3 mai dernier, un fonctionnaire colombien, membre de l’ONU agissant pour le compte du Programme national pour le remplacement des cultures illicites (ISBL), un kidnapping qui a eu lieu dans la zone du Guaviare.

À cet égard, l’ONU a rappelé que le fonctionnaire enlevé est avant tout « un père, un fils et un mari », et que « la priorité est donc son retour en toute sécurité et immédiat auprès de ses proches ».

Les médias locaux ont rapporté depuis que les FARC dissidents réclament la cessation des opérations militaires dans la région où il est retenu afin de le remettre à un comité de l’organisation internationale. Le système des Nations Unies en Colombie a tenu à souligner que malgré les couacs dans le processus de paix, l’organisation était plus que jamais déterminée à continuer de soutenir la Colombie « dans leurs efforts pour construire une paix durable dans le pays ».

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mardi 16 mai 2017

Fourniture d'armes : ça suffit !

Les relations entre les copains et coquins français et ivoiriens sont au beau fixe

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L’Armée française a offert du matériel militaire aux Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), d’une valeur de 40 millions de FCFA. Ce don a pour objectif d’accompagner la grande muette dans son processus de modernisation. Et bientôt, arriveront des hélicoptères.

De nombreuses questions se posent de part et d'autre. Qui était à la manoeuvre ? Côté ivoirien : le président Ouattara, plus souvent à Paris qu'à Abidjan ? ou Guillaume Soro, le président de l'assemblée nationale, propriétaire depuis la rébellion des 2/3 du matériel de l'armée ? Côté français : Le gouvernement Cazeneuve et son ministre des armées Le Drian, qui a rejoint Macron ? Ou Macron dès son élection ? Et cela augure-t-il de la prochaine Françafrique généreuse qui remplacerait la Françafrique affairiste ? En tous cas, voilà une générosité mal placée, surtout si l'on apprend que dans le matériel à arriver figurent des hélicoptères de combat.

Je  suis persuadé que le nouveau gouvernement se positionnera sur ces fournitures, à moins qu'on continue à nous cacher que d'importantes mutineries ont lieu dans les grandes villes de Côte d'Ivoire, qu'il y a eu des morts, et que la population, bloquée chez elle, meurt de faim.

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