jeudi 27 avril 2017

Un journaliste de RFI condamné à 10 ans de prison au Cameroun

Pour avoir fait son travail

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Le correspondant de RFI au Cameroun, Ahmed Abba, a été condamné à 10 ans de prison ferme pour "non-dénonciation d'actes de terrorisme et blanchiment d'actes de terrorisme" par le tribunal militaire de Yaoundé.

Le journaliste est condamné à "10 ans de prison ferme avec mandat d'arrêt à l'audience (...) et à verser 55.726.325 francs CFA" (environ 85.000 euros), a déclaré le président du tribunal, précisant qu'il pourrait faire cinq ans de prison supplémentaires en cas de non-paiement de l'amende.

"Ahmed Abba est déclaré non coupable d'apologie du terrorisme, coupable des faits de non-dénonciation d'actes de terrorisme, et blanchiment d'actes de terrorisme", a-t-il dit.

Le verdict a été annoncé lundi à 17H30 GMT après avoir été reporté de quatre jours à la suite du dernier procès du correspondant de RFI en langue haoussa. Le commissaire du gouvernement (procureur) avait requis la perpétuité.

Les avocats du journaliste, qui clame son innocence, ont décidé de faire appel dès mardi matin.

"RFI est consternée par le verdict du tribunal militaire de Yaoundé", a indiqué dans un communiqué la radio très écoutée en Afrique, ajoutant qu'"aucune preuve n'a été apportée au dossier" et que "cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier".

Cette condamnation après un "procès injuste" est "un travestissement de la justice", estime pour sa part dans un communiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.

Correspondant de Radio France Internationale (RFI) dans le nord du Cameroun, qui est la cible des attentats de Boko Haram, Ahmed Abba avait été arrêté fin juillet 2015 à Maroua, dans l'extrême-nord du pays.

Le journaliste de RFI, qui risquait même la peine de mort début avril, est soupçonné par les autorités camerounaises d'avoir collaboré avec le groupe extrémiste Boko Haram et de ne pas avoir partagé les informations qu'il détenait.

Il a d'abord été incarcéré par les services de renseignements camerounais pendant trois mois et affirme avoir subi des actes de torture. Ahmed Abba a finalement été transféré à la prison de Yaoundé où il est détenu depuis 636 jours.(lu dans "Oeil d'Afrique")

* RFI : Radio France International.

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lundi 24 avril 2017

Côte d’Ivoire : l’opposition n'est pas morte

Nouvelle coalition pour contrer Ouattara 

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En Côte d’Ivoire, l’opposition se remobilise avec une nouvelle coalition politique, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (ESD), dont le président est Georges Armand Ouégnin. Cette nouvelle union de l’opposition ivoirienne a vu le jour ce jeudi 20 avril 2017.

Cette coalition, présidée par Georges Armand Ouégnin, médecin de profession et vice-président du RPP, le parti de Laurent Dona Fologo, est composée de quatre partis politiques, le Rassemblement pour la paix (RPP), l’Alliance ivoirienne pour la République et la démocratie (AIRD), l’Union des nouvelles générations (UNG) et le Front populaire ivoirien (FPI) tendance Aboudramane Sangaré et de plusieurs organisations comme le Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep) ou de syndicats, comme le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), souligne RFI.

Une convention en douze points a été signée par les parties prenantes à cette coalition concernant entre autres la réconciliation nationale, la libération des prisonniers politiques, la liberté de la presse, la politique monétaire du pays ou le procès de Laurent Gbagbo et Charles Ble Goudé à la CPI, souligne le site.

Dans son discours de clôture, le président Georges Armand Ouégnin a souligné les trois points fondamentaux qui doivent, à son avis, conduire ce mouvement politique : réaliser une vraie réconciliation nationale, la restauration de la liberté d’opinion en Côte d’Ivoire et la reconquête politique du pouvoir d’Etat en 2020 par des élections libres, consensuelles et transparentes. (selon "Afrik.com")

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vendredi 21 avril 2017

La « Marine Le Pen » allemande jette l’éponge

Frauke Petry subit exactement le sort qu’elle avait réservé au fondateur du parti « AfD » Bernd Lucke – elle s’est faite désavouer. Maintenant, elle déclare prendre sa retraite.

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Lorsque l’extrême-droite ne sait pas si elle doit adopter des positions d’extrême-droite ou d’ultra-droite, elle a un problème. Et ce genre de problème est généralement l’occasion pour les extrémistes parmi les extrémistes de tenter un « putsch ». Frauke Petry , la chef de l’AfD, avait réussi le sien lorsqu’elle avait éjecté de son parti, le fondateur de l’AfD, Bernd Lucke. Mais sa joie n’était pas de longue durée – maintenant, ce sont les ultra-extrémistes qui ont eu raison d’elle. Dans la course à la nomination pour les élections législatives au mois de septembre, Frauke Petry s’avoue vaincue et ne sera pas candidate, « ni à titre individuel, ni dans une équipe de candidats ». Comment doit-on comprendre cette évolution ?

Frauke Petry, c’était la « Marine Le Pen allemande ». Tristement célèbre pour des propositions comme celle de tirer sur des réfugiés qui tenteraient de franchir clandestinement la frontière allemande, le reste de son parti estimait qu’elle n’était pas assez radicalement à l’extrême-droite. Ce sont les vieux hommes du parti, souvent avec un passé dans le parti NPD, qui prennent maintenant les commandes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, mais l‘extrême-droite allemande glisse encore davantage vers la droite, se rapprochant ainsi de mouvements comme la « Pegida » qui porte la violence xénophobe dans les rues allemandes. Si Frauke Perty avait récemment essayé d’imiter sa collègue française en tentant de dédiaboliser son parti, cette nouvelle orientation n’était pas du goût des vieux hommes du parti qui eux, défendent des positions ouvertement antisémites, xénophobes et « völkisch », utilisant sciemment une terminologie des nazis, cherchant des votes parmi cette frange de la population qui rêve toujours d’un « Reich » de 1000 ans.

Au niveau électoral, le retrait frustré de Frauke Petry risque d’affaiblir davantage ce parti qui, après un essor fulgurant, commence déjà à s’effriter. Désormais, ce ne seront plus que les électeurs à tendance néo-nazi qui voteront pour l’AfD et les « électeurs de protestation », nombreux, se rabattront certainement sur des partis de la droite bourgeoise.

Dès qu’il faut discuter contenus, l’extrême-droite a un vrai problème. Fort en slogans, l’AfD peine à présenter un programme politique digne de ce nom – mais pour les électeurs, il ne suffit plus d’être simplement contre tout. L’AfD, c’est le parti qui est contre le monde politique, contre les étrangers, contre les médias, contre l’Europe, mais comme dans d’autres pays, ces extrémistes n’ont aucune idée comment diriger un pays.

Après le mauvais score de l’ami néerlandais de Frauke Petry, Geerd Wilders, et après le mauvais score aux élections régionales en Sarre, l’AfD a perdu sa dynamique. C’est rassurant que ce parti s’auto-dévore, car les électeurs n’apprécient pas ce genre de manque d’orientation politique. Maintenant que les vieux qui rêvent d’un 4e Reich prennent les commandes, l’AfD s’auto-disqualifie aux yeux des électeurs et ceci est donc une bonne nouvelle. Il faut croire que sur l’échiquier politique en Allemagne, il n’y a pas vraiment de la place pour des formations qui défendent des idées proche des néonazis. Tant mieux ! (selon "Eurojournalist")

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mercredi 19 avril 2017

L'Europe s'arrête à Visegrad

Une enquête menée dans les 4 états dits de Visegrad (Pologne, Slovaquie, République Tchèque, Hongrie) plus en Autriche montre que les valeurs européennes ne sont pas partagés à l'est de l'Europe.

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Une enquête menée par la Fondation Bertelsmann a montré l’un des grands problèmes de l’Union Européenne – un clivage énorme entre l’Europe de l’Est et l’Europe occidentale. Interrogés sur différentes questions concernant l’Europe, les 15 à 24 ans dans le pays de l’Europe Centrale et l’Europe de l’Est ont fait preuve d’une mentalité peu européenne. Le leitmotiv : « Soyez solidaires avec nous, mais ne nous demandez pas d’être solidaires à notre niveau ». Déplorable.

Si, les jeunes dans les pays de Visegrad (Pologne, Slovaquie, République Tchèque, Hongrie) et en Autriche aiment bien l’Europe. Ainsi, dans ces pays, 78% des 15 à 24 ans estiment que l’Union Européenne joue un rôle important pour maintenir la paix entre les états-membres. 66% apprécient la possibilité de pouvoir s’installer et travailler dans un autre pays européen, et 62% estiment que pouvoir étudier dans un autre état-membre de l’UE constitue une plus-value. Ce qui est juste.

Et l’appréciation positive de l’UE ne s’arrête pas là. Pour 60% des sondés, l’UE et la seule autorité capable d’instaurer des standards environnementaux communs, 53% se réjouissent de la libre circulation dans l’espace Schengen et 45% soulignent l’importance du transfert de fonds européens vers les pays émergeants de l’Union, donc et surtout, vers les états de Visegrad.

Donc, on aime bien l’Europe, dans les états de Visegrad. Mais seulement lorsqu’il s’agit de profiter des bienfaits de cette Union Européenne – dès qu’il s’agit de se montrer soi-même solidaires, les jeunes dans ces 5 pays ne veulent plus entendre parler d’Europe.

Interrogés s’ils estiment que les états-membres de l’UE devraient être solidaires en accueillant des réfugiés de zones de conflits, seules les jeunes Autrichiens sont d’accord (61%) – plus à l’est, c’est le mur de l’égoisme. 73% des jeunes Polonais ne veulent pas accueillir des réfugiés, tout comme 75% des jeunes Slovaques, 70% des jeunes Tchèques et 72% des jeunes Hongrois. Décidemment, la propagande xénophobe des Orban, Zeman, Fico et Szydlo a fait de l’effet – dans les états de Visegrad, on craint rien, sauf les réfugiés, même si le nombre de réfugiés ayant trouvé asile dans ces pays, est ridiculement faible.

Cette enquête montre clairement que l’Union Européenne est considérée comme une sorte de supermarché à l’est de l’Europe. L’oncle bruxellois sert juste à envoyer des chèques, mais pour le reste, on s’en fiche des valeurs européennes. Mais l’Europe n’est pas ça, l’Europe ne peut avoir une pespective commune que si elle s’entend sur certaines valeurs de base.

Les 4 états de Visegrad profitent bien de l’UE et c’est bien ainsi. C’est l’un des objectifs de cette Union Européenne de pouvoir adapter les conditions de vie dans les pays moins fortunés à un niveau européen, de mener des projets d’infrastructure, de développement structurel et économique. Le rejet de ceux qui ont besoin du soutien et de la solidarité de l’Europe, est carrément honteux.

Les jeunes générations dans les états de Visegrad sont intoxiqués par la propagande nationaliste de leurs gouvernements et cette évolution est inquiétante. Comment construire une « Europe des Valeurs » si même des valeurs basiques ne sont pas partagés ?

Tout comme il n’est plus envisageable de continuer à verser des milliards à la Turquie pour financer les projets de promotion de l’état de droit et de la démocratie, il convient de remettre en question les relations avec les états de Visegrad. Il semblerait que seule une Europe Fédérale capable de délibérer à la majorité et non pas à l’unanimité puisse constituer un projet européen viable. Et il faudra aussi songer à attacher certaines subventions versées à ces états au respect des règles de base qui ne sont pas négociables.

Et si les états de Visegrad ne se retrouvent pas dans les valeurs européennes, ils peuvent actuellement suivre en direct leur alternative – s’ils ne sont pas contents, ils peuvent actionner l’article 50 des Traités Européens et quitter l’Union Européenne. Et, pourquoi pas, rallier la Russie qui elle, représente certainement une interprétation des Droits de l’Homme plus proche de ce que souhaitent ces états… (selon "Euro-journalist")

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samedi 15 avril 2017

Cameroun : des milliers de faux centres de santé découverts

Le Cameroun, pendant des décennies, a bien joué avec la santé des Camerounais soit, par ignorance ou tout simplement, par mauvaise foi. Récemment, des milliers de centres de santé ont été déclarés faux, parce qu’opérant dans l’illégalité totale.

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Des milliers de faux centres de santé, précisément plus de 2000 centres, viennent d’être pris la main dans le sac par le Ministère de la Santé Publique camerounais, qui a reproché à ces centres d’opérer dans l’illégalité totale. Le Ministre André Mama Fouda, de la Santé publique, les invite hâtivement à «régulariser leur situation administrative dans un délai de 90 jours ». Il précise dans son communiqué ceci: « Sur 3 343 formations sanitaires privées, laïques et confessionnelles exerçant au Cameroun, 1 055 disposent d’au moins un arrêté, 2 288 fonctionnent dans l’illégalité et 75 autres sont identifiées sans région d’implantation », a t-il dit.

Ce qui irrite l’envoyé de l’Etat , est que dans ces centres illégaux de santé, tout le personnel soignant n’est pas qualifié, c’est-à-dire même formé dans les règles de l’art aux métiers de la Médecine. On y trouve des apprenants sur place qui se prennent parfois faussement pour des médecins reconnus et confirmer. Pour le Ministère, c’est un risque majeur que prennent malheureusement les propriétaires de ces centres de santé qui eux-mêmes, pour la plupart, n’ont jamais mis les pieds dans un Amphi de Médecine ou dans une école d’Infirmerie…

Face à ce danger et à la vie des Camerounais ainsi exposée au quotidien, le Gouvernement par le truchement du Ministère de la santé a lancé cet ultimatum de 90 jours aux centres de santé concernés pour rejoindre la République dans les normes instituées et en vigueur. Les accusés tentent en vain de se défendre en brandissant le chômage trop élevé comme étant la cause de leurs agissements gauches: « Un homme qui a été formé pour une profession doit exercer le métier pour lequel il a été formé. En outre, on doit faciliter la procédure pour l’obtention d’agréement et des autorisations nécessaires à l’ouverture ou la création des Centres de Santé », fait savoir Kamtchueng Gérard promoteur d’un centre de santé à Mvog-Ada, un quartier populaire de Yaoundé.

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Et pendant ce temps, le président camerounais Paul Biya se soigne en Europe : à Baden-Baden, en Allemagne, il peut soigner son diabète dans sa clinique privée, et à Genève, en Suisse, son hôtel particulier lui permet d'être proche de ses comptes en banque. Et dans son pays, son peuple ne saurait imaginer les soins qui lui sont prodigués, même dans les rêves les plus fous.

cliniqueBaden-Baden : au fond, la clinique privée si chère au président camerounais Paul Biya

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vendredi 7 avril 2017

Un astrologue du Bénin vous écrit

Cela flaire l'arnaque à des kilomètres ! 

ASTROLOGIE

Voici le message reçu, le 25 février 2017, par un correspondant du Réseau anti-arnaques : "Je suis Dr Lopes Zinsou Emile, petit-fils d’un ancien roi du Bénin, voyant astrologue. Je suis là pour tous vos problèmes comme le cancer, la recherche de maître, le spiritisme, la guérison de toutes sortes de maladies et surtout le cancer de la prostate, la protection de votre maison. Vous avez du mal à trouver du travail, vous ne prospérez pas dans vos affaires, dans votre foyer, et vos soucis.

Vous avez la solution : spécialiste des cas les plus urgents, même les plus désespérés, grâce aux anges. Vous qui avez des conflits familiaux, des problèmes de foyer avec votre femme, votre mari et au travail avec votre employeur, des problèmes sentimentaux, des faiblesses sexuelles, de retour immédiat et définitif de l’être aimé, des soucis avec la justice. Vous avez été envouté, contre anti-balle, le pouvoir pour votre protection, la chance aux jeux et les moyens de financement, et avoir de la promotion dans vos entreprises.
 
Mon adresse mail : zinsou.feticheur@gmail.com Consultation rapide."
Chacun aura pu noter le charabia parfois peu compréhensible de cet astrologue (et encore, le Réseau anti-arnaques a corrigé les principales fautes d’orthographe et rétabli la ponctuation) : du reste, la formulation "anti-balle" restera un mystère.
De toute évidence, cet astrologue souffre de faiblesses textuelles.
(Publié le 23 mars 2017 dans "Réseau anti-arnaques")

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mercredi 5 avril 2017

En Côte d’Ivoire, des militants toujours détenus sans jugement dans les geôles du président Ouattara

Aucun respect des droits de l'homme !

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Des partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont toujours détenus sans jugement, dans un contexte de restriction des libertés.

 Il croupit depuis plus de deux ans dans les geôles ivoiriennes, d’abord détenu dans la sinistre maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), puis transféré à Bouaké, dans le centre du pays, loin de sa famille qui ne peut lui rendre visite qu’une fois par mois. Assoa Adou, membre fondateur et figure du Front populaire ivoirien (FPI), a été arrêté le 7 janvier 2015. Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, d’achat d’armes, de formation de bande armée et de meurtre, il attend toujours son jugement. Et faute de suivi médical, son état de santé se dégrade. Sa vue décline, il souffre d’hypertension, ce qui n’empêche pas ses geôliers de le soumettre au supplice d’une lumière en permanence allumée, pour le priver de sommeil.

Assoa Adou n’est pas le seul prisonnier politique ivoirien soumis à ce genre de maltraitance. Dans son dernier rapport annuel, Amnesty International estime à 146, au moins, les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo arrêtés entre 2011 et 2015 et toujours en attente de jugement pour des infractions qu’ils auraient commises pendant la crise post-électorale de 2010-2011. « Les autorités ont restreint le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en vertu de lois érigeant en infractions les manifestations pacifiques, entre autres formes d’expression non violente. Plus de 70 personnes, principalement membres de partis de l’opposition, ont été arrêtées, puis libérées au bout de plusieurs heures, voire plusieurs jours », relève l’ONG.

 Un amer souvenir de son passage à la Maca

 Mariam Cissé, une dirigeante du FPI, est de ceux-là. Elle a été interpellée le 10 juin 2015 alors qu’elle préparait une initiative en faveur de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye et jugé par la Cour pénale internationale. Placée en détention provisoire, elle a été entendue par un juge d’instruction seulement quatre mois plus tard, avant d’être relâchée et jugée huit mois après son arrestation. Verdict : « délit non constitué ». Relaxée, cette militante garde un amer souvenir de son passage à la Maca. « Sans suivi médical, nous en étions réduits à prier pour ne pas tomber malades. Seuls les traitements antipaludéens étaient accessibles aux détenus. Pour le reste, nos proches devaient nous apporter vivres et médicaments », raconte-t-elle.

 Une justice des vainqueurs qui perpétue les divisions

 Aux antipodes de cette répression politique, les partisans d’Alassane Ouattara suspectés de crimes de guerre en 2011 bénéficient toujours, eux, de l’impunité. « Les membres des forces loyales au président Alassane Ouattara qui s’étaient rendus coupables de violences, notamment de l’homicide de plus de 800 personnes à Duékoué en avril 2011 et de 13 personnes dans un camp pour personnes déplacées à Nahibly en juillet 2012, n’ont pas été poursuivis. Certains d’entre eux ont pourtant été identifiés par des familles de victimes mais, malgré les enquêtes menées, personne n’avait été traduit en justice à la fin de l’année », souligne Amnesty International. Une justice des vainqueurs qui perpétue les divisions et les tensions politiques en Côte d’Ivoire, avec la bénédiction de Paris, indéfectible soutien de Ouattara. « Il est inacceptable que l’État français n’intervienne pas pour faire cesser les maltraitances des prisonniers politiques. C’est pourtant Paris qui a contribué à installer par la force le régime actuel de Côte d’Ivoire, remarque Dominique Josse, responsable Afrique du PCF. Il suffirait d’une simple pression, qui pour une fois irait dans le bon sens, un simple coup de fil, pour stopper ces violations. Des vies sont en danger, il est temps d’agir. »

 Rosa Moussaoui, journaliste à la rubrique Monde de L’Humanité

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lundi 27 mars 2017

Manifestation anti-corruption à Moscou

Poutine, l'ami de Fillon et de Marine Le Pen, réprime 

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L'opposant russe Alexeï Navalny et plus d'une centaine de ses partisans ont été interpellés par la police, dimanche 26 mars, lors d'une manifestation contre la corruption qui rassemblait plusieurs milliers de personnes à Moscou.

Alexeï Navalny "a été arrêté sur (la place) Maïakovskaïa", sur l'itinéraire de la marche, interdite par les autorités, a annoncé sa porte-parole Kira Iarmych, sur Twitter. "Tout va bien pour moi, ce n'est pas la peine de se battre pour moi", a écrit de son côté Alexeï Navalny sur son propre compte, appelant à continuer de manifester.

Au total, la police russe a interpellé près de 700 manifestants, affirme l'organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations. "Les arrestations se poursuivent", a ajouté l'ONG sur Twitter. Lundi, Alexeï Navalny avait été surpris par un inconnu et recouvert de colorant vert, alors qu'il venait inaugurer son local de campagne en vue de la prochaine élection présidentielle.

 La manifestation sur la rue Tverskaïa, l'une des principales artères de la capitale russe débouchant sur le Kremlin, avait été interdite par les autorités, une décision dont Alexeï Navalny conteste la légalité. Selon la police, elle réunissait entre 7 000 et 8 000 personnes, ce qui en fait une protestation d'une ampleur rare ces dernières années en Russie.

Au royaume de Poutine, cet ancien du KGB, la répression et le politburo sont encore d'actualité. Ses amis français, François Fillon et Marie Le Pen, rêvent des mêmes méthodes en France. Et Fillon, le candidat exemplaire mis en examen, imagine même des "cabinets noirs".

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Alexeï Navalny dans un fourgon de la police, après son interpellation lors d'une manifestation à Moscou, dimanche 26 mars 2017.

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lundi 20 mars 2017

Médicaments de rue en Afrique

Le règne de Roxy-Adjamé

En Afrique, pas de sécurité sociale, pas de remboursement des soins. Alors on se soigne quand on peut, au moindre coût, ou on ne se soigne pas.

medicament_de_rue_1Roxy, le marché de médicaments de rue d’Abidjan ne désemplit pas. La plus grande pharmacie de rue d’Abidjan est ce lieu où depuis plusieurs années le trafic et la vente de médicaments de rue se lègue comme un héritage de mère en fille. En ces lieux, le secret du ravitaillement en médicaments est bien gardé d’une vendeuse à l’autre. En effet, 80% des petites mains qui rapportent chaque année des millions de francs CFA aux réseaux de trafiquants sont des femmes. Après plusieurs minutes d’échange, une jeune dame qui affirme se prénommer Fatou accepte de parler.

« Tout le monde sait que nous sommes ici. Même vos collègues blancs viennent souvent avec leurs caméras pour nous poser des questions. Ils nous demandent où on trouve nos médicaments, qui nous donne les médicaments ou bien si on va les acheter à la pharmacie… » indique-t-elle.

Fatou semble être une des doyennes des lieux. Elle propose des médicaments depuis plus de 15 ans ! Elle a commencé son activité dans les rues du quartier marchant d’Adjamé avec sa mère avant même l’adolescence. Avec son expérience dans le domaine de la vente de médicament de rue, Fatou ne fait aucune difficulté pour nous révéler l’origine des molécules vendues sur le marché sous une chaleur écrasante, avec la poussière qui recouvre les boites de médicaments et la proximité d’une décharge qui attire les mouches et autres rongeurs.

« Les médicaments que nous proposons sur le marché viennent principalement du Ghana, du Nigeria, de la Guinée et certains produits viennent de la Côte d’Ivoire. Maintenant il y a des médicaments chinois : ce qu’on utilise pour les massages, pour éclaircir la peau (dépigmentation) ou grossir les seins et les fesses… », affirme la vendeuse.

Chine, Ghana, Guinée, Nigeria et Côte d’Ivoire, les révélations de Fatou nous font prendre conscience de l’existence d’un lucratif business organisé à l’échelle ouest-africaine voire mondiale par des mains obscures. A voir les médicaments disposés dans les bassines à même le sol, plusieurs d’entre eux vendus sont effectivement des produits qui sont loin d’être autorisés par les services sanitaires Ivoiriens. Mais au fond, cela n’inquiète en rien certains Ivoiriens qui préfèrent se ravitailler auprès de ces doctoresses du bitume qui sans jamais avoir mis les pieds dans une faculté de médecine indiquent aux patients la posologie des médicaments qu’elles proposent. Pour les acheteurs qui ne se laissent pas décourager par les conditions de conservation des médicaments, les arguments ne manquent également pour défendre le choix de Roxy.

« Vous savez, c’est la situation économique du pays qui nous pousse à venir vers ces vendeuses. Nous sommes conscients qu’il y a des dangers liés à l’automédication : c’est bien comme ça qu’on appelle ce que nous faisons. Mais faute de moyens nous sommes obligés de nous ravitailler ici. En plus, il y a plusieurs produits de la pharmacie qui se retrouvent ici. Il y a seulement un problème de conservation sinon il y a de bons médicaments dans la rue », affirme Bah Edouard un client venu chercher un médicament contre le rhume.

Edouard la quarantaine passée, présente même l’activité des vendeuses de Roxy comme étant « d’utilité publique ». En effet, ce ne sont pas seulement les personnes démunies qui se ravitaillent à Roxy. Il passe en ce lieu plus d’ordonnances que dans les officines conventionnelles. Sur la cinquantaine de clients (56 ndlr) avec lesquels nous échangeons, 80% affirment connaitre les médicaments pour lesquels ils viennent à Roxy. 75% lisent avec intérêt la date de péremption des médicaments ; les 25% restant (probablement analphabètes) se confient à la sagesse et au savoir-faire des vendeuses. Leurs prescriptions ne sont pas loin d’égaler celles des pharmaciens et des médecins. Les 27 vendeuses que nous avons côtoyées ont une excellente maitrise des médicaments qu’elles vendent ! Ces acquis sont-ils le fruit de la pratique ? Les vendeuses sont-elles formées par leur circuit de ravitaillement ou des médecins ? Autant de questions pour lesquelles il va falloir creuser davantage.

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Du poison vendu à bas prix

Côté prix, la différence entre la pharmacie et la rue est plutôt tentante pour le consommateur. Une célèbre boite de vitamine vendue à 4185 f CFA en pharmacie est proposée à 2800 voire 2600 après un petit marchandage avec les vendeuses de Roxy. Le patient peut même s’offrir les ampoules buvables pour 75 ou 100 f CFA. Un autre sirop vendu en pharmacie pour les insuffisances en fer et proposé à 3200 f CFA est vendu à Roxy à 1750 f CFA et ce prix peut chuter jusqu’à 1400 CFA. En ce qui concerne les différents types de médicaments, un tour rapide dans les bassines nous permet de voir que les antalgiques arrivent en première position suivies des anti-inflammatoires, les antipaludiques et les antibiotiques. Ces médicaments se retrouvent sous toutes les formes: injectables, comprimés, solutions buvables… Pour les ARV et les anti-tuberculeux, il faut passer commande et les vendeuses garantissent la livraison de médicaments « plus bons et efficaces que ceux qui sont distribués gratuitement dans les hôpitaux ». 

En apparence les médicaments vendus à Roxy sont bons et moins chers mais pour les professionnels de la santé ces produits font plus de mal que de bien et c’est le docteur Sery qui le démontre.

« Il y a le problème de la conservation qui fait que le principe actif de ces produits n’agit plus vraiment sur le mal et au lieu de guérir la maladie, le médicament peut aggraver le mal ».

Le docteur Sery souligne également que dans la rue les médicaments ne sont pas aussi abordables qu’on le pense. Les vendeuses fixent le prix à la tête du client et font même de la surenchère en fonction du produit. Il y a aussi de véritables problèmes de santé liés à ces médicaments de rue : les organes vitaux des patients sont en danger ! Les reins, les poumons, le pancréas, le foie ou la vésicule biliaire sont des zones qui peuvent être sérieusement endommagées par ces médicaments de rue.

Au-delà, la résistance de certaines pathologies face aux antibiotiques est en grande partie liée à ces médicaments à faible action ou ces placébos vendus par des femmes qui en ignorent les dosages. C’est la raison pourquoi laquelle, les médecins invitent surtout les grands malades tels que les diabétiques, les cardiopathes et les personnes qui sont des terrains favorables au rhumatisme ou aux maladies héréditaires d’éviter l’auto-médication et de fuir les médicaments de rue.

Qui ravitaille le marché de Roxy ?

En ce qui concerne le ravitaillement des vendeuses de Roxy, une véritable omerta existe dans le milieu. Cependant, une question taraude forcément l’esprit du visiteur d’un jour qui découvre les bassines de médicaments à Roxy. Comment des médicaments officiellement autorisés peuvent-ils se retrouver dans la rue ? Des professionnels de la santé sont-ils de mèche avec la mafia du bitume ? Il n’y a pas de doute : des mains obscures font sortir des médicaments du circuit officiel pour les reverser dans le circuit officieux.

« Nous avons écho de telles pratiques vu les médicaments autorisés que ces femmes revendent, il est clair que certains docteurs ou grossistes font sortir des médicaments du circuit officiel pour alimenter le circuit officieux. Et les raisons qui l’explique sont différentes : contourner les taxes, liquider rapidement les médicaments pour se faire plus d’argent, vendre des médicaments qui ne sont plus autorisés mais qui sont restés en stocks… » explique le docteur Sery.

 Dans ce contexte de fraude et de trafic si bien organisés, la lutte contre les médicaments de rue devient difficile. Le consommateur se posera sans doute la question suivante : si de bons médicaments se retrouvent sur le marché à même le sol avec la bénédiction de certains grossistes et docteurs, pourquoi donc s’approvisionner dans les officines conventionnelles ? A cette question, certains ivoiriens ont déjà leur élément de réponse. Grâce aux campagnes de sensibilisation du Ministère de la santé publique sur les dangers des médicaments de rue, de nombreux ivoiriens ont décidé de tourner le dos aux médicaments de rue.

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« Je choisis la pharmacie parce que je veux protéger ma vie et celle de mes proches », affirme Beugré Richard un père de famille croisé dans une pharmacie des II Plateaux.

Pourtant Beugré Richard ne condamne pas ses concitoyens qui se ravitaillent dans la rue. Il estime que c’est faute de moyens que l’Ivoirien se rabat sur les médicaments de rue. Il interpelle les autorités pour que le prix des médicaments soit revu à la baisse pour soulager les populations appauvries par 10 ans de crise. Il indique que l’option des médicaments génériques est une bonne idée pour freiner le trafic des médicaments de rue. Cependant, il faut sensibiliser les ivoiriens sur la présence de ces médicaments génériques et surtout penser à afficher leurs listes dans les pharmacies.

Omerta totale sur le trafic

Le trafic de faux médicaments est aujourd’hui considéré par les experts internationaux comme une activité plus lucrative que certains secteurs clés du crime organisé. En ce qui concerne le financement et la rentabilité des faux médicaments, l’IRACM (Institut de recherche contre les médicaments contrefaits) indique que pour 1.000 $ US investis, le trafic d’héroïne rapporte environ 20.000 $ US tandis que la même somme investie dans le trafic de faux médicaments peut rapporter entre 200.000 et 450.000 $ US, soit 20 à 45 fois plus rentable que le trafic de drogue !

Ces montants représentent à l’échelle mondiale plusieurs milliards de $ US puisque 123 pays sont directement touchés par les médicaments de la rue. La preuve avec l’opération Pangea VII menée par Interpol en mai 2014 et qui a permis la saisie de faux médicaments pour une valeur totale de 22 millions d’euros ! L’opération a conduit à la fermeture de plus de 10.000 sites Internet servant d’interface à la vente des faux médicaments. Le fléau est réel mais le caractère du produit au cœur de ce trafic (le médicament ndlr) fait que l’appareil répressif des Etats affectés peine à entrer en action. Un laisser-faire qui pousse les vendeuses sur les marchés à considérer leur activité comme à la limite légale.

In fine, les commerçantes de Roxy estiment qu’elles font plus de bien que de mal. Dans cette mafia où elles sont les petites mains, rien ne semble les inquiéter. Elles affirment jouir de la protection d’hommes politiques influents aussi bien dans la commune d’Adjamé qu’à l’échelle nationale. Quant aux unités anti-drogue et de lutte contre les stupéfiants, les 27 vendeuses que nous avons côtoyées indiquent « verser de l’argent pour leur silence ». Cette pratique de corruption est quasi quotidienne !

Nous quittons les pharmacies et leurs climatisations apaisantes pour la chaleur étouffante du marché de Roxy. La peur d’être délogée un matin avec les faux médicaments qui tapissent les bassines n’habite plus vraiment les vendeuses. Nous essayons tout de même de savoir qui sont les têtes pensantes du réseau de ravitaillement des pharmacies de rue. Nos tentatives pour avoir un nom ou un numéro téléphone se sont heurtées à une véritable omerta partagé par toutes les vendeuses.

« Nous avons des sœurs qui livrent sur le marché, elles disent recevoir les médicaments de certaines personnes…c’est une chaîne mais je ne peux pas vous dire qui sont ces hommes » explique Biba une autre vendeuse.

« C’est notre secret » renchérit d’un air amusé Fatou ! Un secret très bien gardé mais que nous allons percer en partie alors que nous quittions le marché la nuit tombée. Une fourgonnette appartenant à un important distributeur de produits pharmaceutiques stationne à Roxy, livre sous nos yeux des cartons et repart. Demain tous ces médicaments inonderont Abidjan car Roxy approvisionne en faux médicaments la quasi-totalité de la capitale économique ivoirienne. (selon "eburnietoday.com", enquête de Suy Kahofi).

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dimanche 19 mars 2017

Le pouvoir des nouveaux medias

Grâce aux réseaux sociaux et les réactions massives de la part des Européens et Européennes suite aux dérapages sexistes de l’eurodéputé polonais Janusz Korwin-Mikke, ce dernier a été sanctionné.

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Il avait l’air ridicule, Monsieur Korwin-Mikke, lorsqu’il applaudissait la sanction à son encontre annoncée par le Président du Parlement Européen Antonio Tajani. Ce geste se voulait supérieur, serein, mais ne faisait que traduire la baffe cinglante que Korwin-Mikke venait d’encaisser. Pour ces propos sexistes concernant les femmes qui, selon son intervention au Parlement Européen, « devraient gagner moins parce qu’elles sont moins grandes, moins intelligentes et moins fortes que les hommes ». Cette bêtise lui vaut la suspension de ses indemnités journalières pour une période de 30 jours, l’interdiction de participer aux actions du Parlement pendant 10 jours et, pendant un an, il n’a plus le droit de représenter le Parlement Européen lors de conférences ou comme membre d’une commission. C’est le placard.

Ce sont les réseaux sociaux qui ont contribué à ce que ce scandale ne reste pas inaperçu. La vidéo de l’intervention honteuse de Korwin-Mikke a fait le tour des réseaux sociaux, accompagnée d’une pétition réclamant, justement, à ce que cet anachronisme ambulant soit sanctionné. Un moment donné, les responsables du Parlement Européen ne pouvaient plus fermer les yeux devant cette indignation et cette sanction était la seule réponse pensable suite aux dérapages de Korwin-Mikke.

On a beau s’exciter sur les nouveaux médias – c’est grâce au travail de ces nouveaux médias que de tels incidents ne passent plus inaperçu. Même Korwin-Mikke n’a pas pu essayer de mettre ce scandale sur le dos des « fake news », puisque l’intégralité de son discours pouvait être regardé sur Facebook et ailleurs. Et il convient que les Européens et Européennes prennent conscience de leur importance – si la société civile a réussi à guider la main au Président du Parlement Européen pour que celui-ci sanctionne un collègue, c’est que les citoyens et citoyennes ont plus d’incidence sur la politique européenne qu’ils ne le pensent. Prenons donc conscience de notre pouvoir et exerçons la même pression sur nos parlements aussi dans d’autres dossiers. Il est temps que les citoyens et citoyennes se réapproprient « la chose politique »… la preuve, ça marche ! (selon "eurojournalist")

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