samedi 16 février 2019

Côte d'Ivoire : de quoi se mêle Sarkozy ?

Henri Konan Bédié, ex-président de Côte d'Ivoire, aurait refusé de recevoir Sarkozy.

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Nicolas Sarkozy était annoncé à Daoukro en Côte d'Ivoire pour mener une médiation auprès d'Henri Konan Bédié, l'ancien président, afin de maintenir le contact avec Alassane Ouattara, président en exercice. Mais le président du PDCI aurait refusé de recevoir l'ex-président français lors de son séjour privé en Côte d'Ivoire, fin janvier. On a bien compris, le mandat présidentiel de Ouattara arrive à terme et Henri Konan Bédié risque d'être un sérieux concurrent pour le sortant qui, théoriquement selon la constitution ivoirienne, ne pourra pas se représenter. Mais c'est connu qu'en Afrique, une constitution c'est fait pour être contourné.

Le divorce est bel et bien consommé entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Et toutes les tentatives du président ivoirien pour ramener son ancien allié à la table de discussion sont jusque-là restées inopérantes.

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Le joker dont disposait le chef de l'Etat était l'intervention de son ami Nicolas Sarkozy auprès du président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) afin de le convaincre de revenir dans la majorité présidentielle.

Aussi, apprenons-nous que l'ancien locataire de l'Elysée était bel et bien à Abidjan, le 30 janvier dernier, pour un séjour privé. Quoi de plus normal de rencontrer un ami dont l'épouse, française, est une des généreuses donatrices du parti LR ? Alors, il a certes eu un tête-à-tête avec le Président Alassane Ouattara, dont rien n'a filtré.

Cependant, l'un des actionnaires du groupe hôtelier Accor voulait profiter de sa présence en terre ivoirienne pour rencontrer Henri Konan Bédié. Beau prétexte, mais ce dernier n'est pas dupe et lui a opposé une fin de non-recevoir. L'ancien président français est donc retourné en France sans avoir fait ce détour annoncé par Daoukro.

C'est dire que le leader du vieux parti semble totalement inflexible. La plupart des missions secrètes pour tenter une médiation entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara semblent avoir échoué. Le "Sphinx de Daoukro" s'est d'ailleurs engagé dans la formation d'une nouvelle plateforme de l'opposition.

Mais la question reste posée : de quel droit Sarkozy se mêle-t-il des affaires ivoiriennes ? Surtout que le prochain retour au pays de l'ex-président Gbagbo, chassé par la France de Sarkozy, innocenté par la CPI de La Haye, va encore compliquer la donne pour les élections de 2020 dans ce pays.

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vendredi 15 février 2019

La grande marche des Kurdes

Reçus à la mairie de Metz !

kurdes1Le Centre démocratique du peuple kurde organise son grand rassemblement annuel ce samedi 16 février à Strasbourg (DNA du 12 février). Trois groupes de marcheurs sont ainsi partis ces derniers jours de Mannheim, de Bâle et du Luxembourg pour converger vers la capitale alsacienne.

Vêtus de gilets jaunes fluorescents, ils ne font toutefois pas partie du mouvement populaire portant le même nom. En témoigne l’inscription « Liberté pour Öcalan » sur leurs gilets.

Mercredi matin aux alentours de 10h30, une centaine de manifestants kurdes est partie de Ban-Saint-Martin, pour rejoindre la mairie de Metz.

L’objectif de cette marche : « Attirer le regard des institutions européennes, et notamment celles qui s’occupent des droits de l’homme, sur la situation d’Abdullah Öcalan », explique Malika Voisin, une manifestante. Chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan est emprisonné depuis 1999 sur l’îlot-prison d’Imrali, en Turquie. Placé à l’isolement, ce dernier y purge une peine de prison à perpétuité. La lutte armée qu’il dirigeait contre la Turquie est en effet accusée d’être à l’origine de la mort de 40 000 personnes depuis les années 1980.  

Concernant les violences commises par le PKK, Malika Voisin répond : « Il y a des violences, il y a des discriminations à l’égard des Kurdes. Je l’ai vu, je l’ai vécu. Malheureusement, comme toutes les problématiques politiques, il y a des réponses qui sont violentes en face ».

En rang deux par deux, les marcheurs kurdes sont partis le 11 février de Luxembourg. Leur destination : Strasbourg, qu’ils rejoindront le 16 février prochain. Après une escale à Thionville et à Metz, ils passeront également par Nancy. En tout, près de 19 nationalités sont présentes pour cette grande marche.

La mairie a reçu la centaine de manifestants pour témoigner de sa solidarité. « Nous sommes solidaires de tous ceux qui luttent au nom de la liberté », justifie Nathalie De Oliveira, adjointe au Maire. « Nous ne sommes pas ignorants de la complexité de la cause kurde sur les territoires en conflit. Mais il est important pour nous de dire que parmi ces combattants de la liberté, il y a des personnes qui méritaient d’être accueillis en mairie », poursuit-elle.

Pas le même son de cloche à Cologne, Mannheim et Karlsruhe...

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D’après le site internet du Südwestrundfunk, la marche qui avait démarré samedi à Mannheim a été dissoute par la police mardi à Karlsruhe, car certains des quelque 90 manifestants scandaient à répétition des slogans pro-PKK. Or, le « Parti des travailleurs du Kurdistan » est considéré par l’Union européenne comme une organisation terroriste. Autre entorse aux règles de la manifestation : des tracts non signés ont été distribués. Les nombreuses exhortations de la police de cesser ces comportements ont été ignorées. C’est ainsi que les autorités ont décidé de faire dissoudre la marche. La police a relevé l’identité des participants et sommait les manifestants de se disperser. Certains d’entre eux s’opposaient alors violemment, blessant légèrement 21 fonctionnaires de police.

... ni en Alsace, où la police a usé de gaz lacrymogènes.

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À Guémar, ce mercredi en fin d’après-midi, vers 17 h, une rixe a éclaté, alors qu’un groupe d’une cinquantaine de militants kurdes marchaient pour la libération de leur leader Abdullah Öcalan.

Alors qu’ils se trouvaient au niveau du rond-point de la zone d’activités du Muehlbach entre Guémar et Bergheim, un homme est descendu de sa voiture, avec à la main un bâton ou un outil s’apparentant à une barre de fer. Il s’est approché des marcheurs et se serait adressé à eux sur un ton provocant, toujours d’après des témoins et les gendarmes, dont trois personnels du Psig (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) étaient présents pour sécuriser la manifestation.

Les militaires ont tenté d’éviter l’affrontement, mais une bagarre a éclaté sous leurs yeux entre plusieurs manifestants et le provocateur, qu’une connaissance aurait ensuite aidé à s’enfuir en voiture. Il était visiblement blessé, en particulier par des coups de poing et de pied. Des tuméfactions ont été observées chez quelques manifestants. Pour disperser les protagonistes, le Psig a fait usage de gaz lacrymogène.

Partis de Bâle voilà quelques jours et de Colmar hier matin, les militants kurdes ont fait étape à Sélestat hier soir, avant de poursuivre leur chemin jusqu’à Strasbourg, où ils seront sans doute plusieurs milliers à manifester samedi. 

La manifestation pourrait avoir plus d’ampleur que d’habitude, parce que Leyla Güven, députée turque HDP pro-kurde est en grève de la faim illimitée, toujours pour réclamer des meilleures conditions pour Öcalan. Son initiative a été suivie : « Aux quatre coins du Kurdistan et d’Europe, près de 300 personnes sont en grève de la faim illimitée », explique Hélène Erin, la porte-parole des Kurdes à Strasbourg.

Rappelons que le cortège partira samedi à 10 h des boulevards de Metz et de Lyon, près de la gare, pour rejoindre le parking des Vanneaux à la Meinau, où se tiendra un grand meeting.

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mardi 12 février 2019

Côte d'Ivoire : les enfants du cacao

Le cacao émergent d’Alassane Ouattara, c'est de l’esclavage !

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Le documentaire très attendu de la chaîne française France 2 sur le cacao en Côte d’Ivoire n’a finalement pas été diffusé en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Ce document, revient sur le trafic d’êtres humains qui alimente la filière cacao en Côte d’Ivoire.

En arrivant au pouvoir il y a une dizaine d’année, Alassane Ouattara avait promis faire de faire le ménage dans les principales filières qui portaient l’économie ivoirienne en commençant par la très lucrative filière cacao. Le régime Ouattara a publiquement accusé Laurent Gbagbo, d’avoir organisé dans cette filière un vaste réseau de corruption durant les années de crise militaro-politique. En 2011, un projet de réforme de la filière cacao a été présenté à Alassane Ouattara. Son objectif était d’assainir le secteur. Une condition des bailleurs pour que la Côte d’Ivoire atteigne le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Ce projet était de la poudre aux yeux car seules les anciennes structures de gestion de la filière sous Laurent Gbagbo (BCC, FDPCC, ARCC, FRC) ont été dissoutes. La même corruption, les mêmes passassions de marché gré à gré, l’occupation illégale des forêts et l’esclavage des enfants – pourtant combattu en apparence par la première dame –  ne se sont pas arrêtés. Rien n’a changé dans la filière cacao en Côte d’ Ivoire et le documentaire de France 2 le montre. Le documentaire étrangement indisponible en Côte d’Ivoire à l’heure de sa diffusion en direct est désormais disponible sur Youtube. (selon "Eburnie today")

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dimanche 10 février 2019

L'assaut contre le dernier fief du groupe EI en Syrie est lancé

La force arabo-kurde soutenue par Washington a annoncé ce samedi avoir lancé son offensive « finale ».

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La bataille finale lancée samedi par les Forces démocratiques syriennes, les FDS, soutenues par Washington, se concentre sur la dernière poche de quatre kilomètres carrés où sont encore retranchés quelque 600 jihadistes, dont des étrangers, et leurs familles.

La coalition arabo-kurde affirme dans un communiqué que la bataille sera terminée d’ici quelques jours. Le président Donald Trump avait affirmé que le groupe Etat islamique sera définitivement vaincu en Syrie d’ici une semaine.

En parallèle à l’opération militaire, des négociations seraient en cours pour obtenir la reddition des jihadistes, selon des sources de l’opposition syrienne.

Les derniers combattants de l’EI examinent une offre d’abandonner leur dernier fief et de se retirer soit vers la région d’al-Anbar, en Irak, soit vers Tanaf, dans le triangle frontalier syro-irako-jordanien. Les jihadistes seront accompagnés des membres de leurs familles. Les blessés et quelques prisonniers seraient remis aux FDS.

A l’apogée de sa puissance, en 2015, le califat autoproclamé par l’Etat islamique couvrait la moitié de la Syrie et le tiers de l’Irak. Il était défendu par une armée de plus de 100 000 hommes, dont des milliers de jihadistes étrangers. Aujourd’hui, il ne contrôle plus qu’un pour cent de ce vaste territoire.

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jeudi 31 janvier 2019

Dans le viseur de l’Union Européenne

Les oranges d'Afrique du Sud

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Selon une étude réalisée par une institution espagnole, les oranges d’Afrique du Sud commercialisées en Europe contiendraient plus de 50 substances actives phytopharmaceutiques, des produits chimiques utilisés pour combattre et prévenir les parasites et les maladies d’origine agricole, interdites dans l’Union européenne et potentiellement dangereuses pour l’être humain.

L’étude menée par l’association de l’Unió de Llauradors – une organisation regroupant des agriculteurs de la Communauté de Valence- a permis d’identifier les substances actives de plus de 50 produits utilisés pour éliminer les parasites et les maladies des plantes dans les oranges importées d’Afrique du Sud. Certains sont considérés comme dangereux pour les être humains, comme le paraquat en particulier qui est un herbicide extrêmement dangereux pour le cœur, les reins et les intestins. Des traces d’azinphos-méthyl ont également été découvertes, une substance interdite par l’Union européenne 2008.

L’organisation agraire qui a réalisé l’étude demande la suspension de la vente d’oranges importées d’Afrique du Sud, particulièrement présentes au Portugal, car elles présentent un risque possible pour les consommateurs. Selon l’Observatoire des importations de produits agricoles et agroalimentaires, l’Afrique du Sud est le principal fournisseur non européen de fruits et légumes frais de l’Union européenne.

Au Portugal, d’après l’Observer, les oranges d’Afrique du Sud sont vendues sur la plupart des supermarchés du pays.

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lundi 28 janvier 2019

Argentine : Soutien aux Gilets Jaunes

Les députés du FIT se réunissent devant l’ambassade de France en soutien aux Gilets Jaunes

argentine

Une délégation du FIT (Frente de Izquierda y de los Trabajadores) s'est rendue devant l’ambassade de France en Argentine ce jeudi. Elle a souhaité apporter son soutien au mouvement des Gilets Jaunes et dénoncé la répression que ceux-ci subissent.

La délégation était composée de plusieurs personnalités des partis, ainsi que des députés provinciaux et nationaux, qui composent le FIT étaient présents ce jeudi devant l’ambassade française en Argentine. Le FIT est une coalition électorale de gauche composée de plusieurs partis argentins : le PTS (Partido de los Trabajadores Socialistas), le PO (Partido Obrero) et Izquierda Socialista (IS). Cette coalition dispose de plusieurs députés dans les parlements provinciaux mais aussi au parlement national.

Ceux-ci ont souhaité se réunir ce jour-là pour marquer leur soutien au mouvement des Gilets Jaunes. Pour eux, les « gilets jaunes sont devenus un symbole de l’affrontement des plans des gouvernements capitalistes qui cherchent à ce que ce soient les travailleurs et les classes populaires qui payent la fête des riches ». Ils insistent sur le fait que ceux-ci ont « fait reculer le gouvernement Macron ».

Ceux-ci ont également pointé la « responsabilité des directions syndicales, qui regardent scandaleusement ailleurs ». Pour eux, cette « division est uniquement en faveur de la réaction alors que le mouvement est en plein développement. Pour cela, l’intervention de la classe ouvrière et de ses organisations avec ses propres méthodes, qui se mette à la tête des couches exploitées, est décisive ».

Enfin, ceux-ci ont souhaité remettre une lettre à l’ambassadeur français en poste en Argentine que nous reproduisons ci-dessous. Les signataires du FIT dénoncent l’énorme répression qu’a subi le mouvement des Gilets Jaunes, évoquant le chiffre de 1700 blessés. « Dans notre pays, nous avons une grande histoire de répression de tout type contre les travailleurs et les classes populaires », écrivent-ils. Avant d’exiger « la fin de toutes les actions répressives et la libération et l’arrêt des charges contre tous les inculpés du mouvement des Gilets Jaunes ».

Ce soutien venu de l’Argentine n’est pas le fruit du hasard. Depuis 2015, le président argentin Mauricio Macri impose une politique d’austérité et néo-libérale qui rappelle pour beaucoup les contre-réformes du président Macron. Partout dans le monde, solidarité à ceux qui subissent les mauvais coups du grand patronat !

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dimanche 20 janvier 2019

Grève des enseignants de Los Angeles

Risque d'extension à l'ensemble des Etats-Unis 

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Plus de 30.000 enseignants du secteur public de Los Angeles ont cessé le travail pour réclamer une hausse de salaire et davantage de moyens pour leurs élèves, qui sont parfois plus de 40 par classe. Des revendications partagées par beaucoup de collègues à travers le pays.

Attentivement suivi par les enseignants d'autres Etats américains, qui pourraient en faire de même, ce mouvement de grève, le premier en trente ans, touche quelque 500.000 élèves au total, de l'école maternelle au lycée, dans l'un des plus importants districts scolaires du pays, qui s'étend sur plus de 1.800 km2. 
Même si les cours n'y seront pas nécessairement assurés, les quelque 1.240 établissements concernés devraient toutefois majoritairement rester ouverts grâce à des remplaçants, des personnels administratifs non concernés par la grève et des bénévoles. 
"Nous voici en ce jour pluvieux, dans l'un des pays les plus riches du monde, dans l'un des Etats les plus riches du pays, un Etat aussi bleu (couleur du parti démocrate, NDLR) que possible --et dans une ville qui regorge de millionnaires!-- avec des enseignants obligés de faire grève pour obtenir le minimum pour nos élèves", s'est exclamé Alex Caputo-Pearl, président du syndicat des enseignants de Los Angeles (UTLA), lors d'une conférence de presse. 
"Nous défendons l'essence même de l'éducation publique. La question est la suivante: est-ce que nous affamons nos écoles publiques de proximité pour aboutir à leur privatisation? Ou bien est-ce que nous investissons dans ces écoles, pour nos élèves et pour une ville en plein développement?", a-t-il ajouté.

 - Solidarité -

Cette grève survient après des mois d'intenses négociations entre le syndicat et les responsables du district scolaire. Mais le responsable du district, Austin Beutner, assure ne pas disposer des fonds nécessaires pour satisfaire toutes les revendications des grévistes, qui coûteraient selon lui quelque 3 milliards de dollars et mèneraient le district vers la faillite. 
"Nous restons déterminés à faire aboutir les négociations dès que possible", a déclaré M. Beutner à des journalistes. 
Le nouveau gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déploré une "impasse qui perturbe les vies de bien trop d'enfants et de familles". "J'exhorte vivement toutes les parties à retourner à la table des négociations et à trouver un moyen d'aller de l'avant pour permettre le retour des enfants dans les classes et rassurer les parents", a-t-il dit dans un communiqué. 
Au printemps dernier, une grève lancée par les enseignants de l'Etat de Virginie occidentale, qui protestaient contre les bas salaires et des frais de santé croissants, avaient suscité un vif soutien de la part du public. Le mouvement des professeurs de Los Angeles pourrait lui aussi faire boule de neige. 
A Denver, dans le Colorado, le syndicat des enseignants a déjà menacé de se mettre en grève si un accord de revalorisation salariale n'était pas conclu d'ici la fin de la semaine. 
Dans tous les Etats-Unis, organisations d'enseignants, mais aussi parents d'élèves, ont manifesté leur solidarité avec leurs collègues de Los Angeles, en portant notamment des t-shirts rouges, la couleur adoptée l'an dernier par les profs en grève ("Red4Ed", littéralement "du rouge pour l'éducation"). 
L'action entamée lundi a également reçu le soutien de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, candidate à l'investiture de son parti pour la prochaine élection présidentielle. 
Le syndicat UTLA et les enseignants du district de Los Angeles "se battent pour un meilleur salaire, des effectifs réduits dans les classes et des écoles mieux dotées pour nos enfants", a tweeté Mme Warren. 
"Lorsque nous faisons défaut à nos enseignants du public, nous faisons défaut à leurs élèves - et nous passons à côté de notre avenir", estime-t-elle.

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dimanche 13 janvier 2019

Un centre de rétention en Australie

 200 migrants en grève de la faim

australiePlus de 200 migrants résidant dans un centre pour immigrants à Melbourne en Australie ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de vie, ont indiqué mercredi des détenus et des militants des ONG à l'AFP. 

 

Les migrants ont une série de demandes, allant de tables et chaises pour pouvoir effectuer leurs démarches administratives jusqu'à la liberté de sortir après minuit sans garde, selon un détenu irakien Ali Youssouf. 
"Je n'ai jamais vu de centre de détention comme celui-ci avant", dit ce migrant de 30 ans retenu au Melbourne Immigration Transit Accommodation (MITA). 
Le gouvernement australien et le SERCO -- une société privée sous contrat qui fournit le personnel n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de réaction. 
Les migrants doivent rencontrer jeudi des responsables du gouvernement pour tenter de trouver une solution. 
Des grèves de la faim sont courantes dans les centres de rétention des migrants sur le continent australien. 
L'année dernière, des centaines de personnes d'un centre de Sydney ont entamé une grève de la faim en raison de règles de visite jugées trop strictes. 
Les personnes retenues ont également eu recours à des grèves de la faim de courte durée pour obtenir l'attention des médias et faire pression sur le gouvernement conservateur australien pour qu'il ferme ces centres. 
Le gouvernement australien nie les mauvais traitements, mais s'est engagé à "réduire progressivement" le réseau de rétention d'immigrants sur l'île-continent. 
Alors qu'il hébergeait quelque 10.000 personnes en 2013, ils ne sont plus qu'un millier aujourd'hui. 
Ian Rintoul, militant de l'ONG Refugee Action Coalition, estime qu'il n'y avait "aucune excuse pour les centres de détention" et appelle à leur fermeture. 
Les gouvernements australiens appliquent depuis des décennies une politique de rétention obligatoire pour les étrangers en situation irrégulière, y compris pour ceux qui restent après l'expiration de leur visa. 
Selon ses détracteurs, cette politique coûte à l'Etat 170.000 dollars par an (148.000 euros) par étranger, selon les chercheurs de l'University of New South Wales. 
Ses partisans jugent ce système dissuasif et nécessaire pour le contrôle des frontières. 
Depuis 2013, Canberra refoule systématiquement en mer les bateaux de clandestins. Ceux qui passent entre les mailles du filet sont envoyés sur l'île de Nauru ou sur celle de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les arrivées de bateaux, auparavant quasi-quotidiennes, sont devenues rarissimes. (Selon "Tahiti-infos")

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vendredi 11 janvier 2019

La nouvelle star socialiste de New-York !

Alexandria, va-t-elle imposer l'ISF aux Etats-Unis ?

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Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du nouveau Congrès américain, est devenue en une semaine l’égerie de l’opposition à Donald Trump. L’élue démocrate de New York secoue la classe politique en proposant un impôt pour les riches.

Jeune, jolie, métissée, élégante à l’Américaine, à l’aise dans les médias… En trois jours, la représentante au Congrès de l’État de New York, Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, alias AOC, est devenue la star de la politique américaine. Dans les journaux les plus sérieux, les chaînes d’informations et dans la presse people.

Comme Barack Obama en son temps, elle apporte de la nouveauté, du souffle, de l’audace. Son profil et son parcours atypique de serveuse puis animatrice sociale venue d’un milieu modeste (mère portoricaine, père ouvrier) détonnent autant que son discours et ses propositions.

Elle ose un impôt des riches

Elle représente le parti démocrate mais se revendique socialiste. Cette étiquette politique, Alexandria Ocasio-Cortez l’assume alors que l’adjectif socialiste a toujours éliminé les candidats démocrates lors des primaires pour la présidentielle aux États-Unis. Elle la met même en pratique en avançant l’idée de taxes très élevées pour les plus riches : « Plus vous grimpez vers le haut de l’échelle, plus vous devez contribuer ! Oui, les gens vont devoir commencer à payer leur juste contribution en impôts ».

Sur la base d’un système de taxation progressive des années 1960, elle a expliqué : « Votre taux d’imposition, disons, entre zéro et 75 000 dollars serait de 10% à 15%. Mais quand vous arrivez dans les sommets, à partir de 10 millions de dollars, on peut dire des taux d’imposition à 60 ou 70 % ». Aujourd’hui, le taux maximal d’imposition aux États-Unis s’établit à 37 %.

Défendre l’impôt sur la fortune en Amérique, c’est comme si en France, on supprimait le Smic. La proposition d’AOC n’a aucune chance d’aboutir. Mais les économistes les plus éminents, dont un prix Nobel, l’ont soutenue. Et des millions de « like » sur les réseaux sociaux ont appuyé son idée de créer ces « impôts des riches » pour financer la réduction des émissions de carbone à zéro en 2030. Révolutionnaire ? Radicale ? « Pas plus que Lincoln qui a aboli l’esclavage et que Roosevelt qui a créé la sécurité sociale. Si vous les appelez radicaux, je veux bien que vous m’appeliez ainsi », répond-elle avec aplomb.

Déjà un leader

Si la benjamine du Congrès séduit et crée l’événement, c’est aussi par son sens de la répartie. A un vétéran républicain du Congrès qui l’a qualifiée de « petite fille », elle a répondu : « Cet homme est un argument vivant pour taxer la misogynie à 100 % ». Applaudissements. Les mêmes Républicains ont tenté de la discréditer en diffusant un vidéo-clip sur laquelle on la voit danser de façon mi-désordonnée mi-suggestive quand elle était étudiante. AOC réplique sur Twitter par quelques pas de danse devant son nouveau bureau au Congrès. « Trump a un adversaire sur le réseau social », s’enflamme sa voisine de banc à Washington, même génération. En une semaine, elle est devenue la leader de l’aile gauche du parti et de cette vague de jeunes élus en novembre 2018. En attendant mieux ? Pas évident même si beaucoup d’observateurs estiment qu’un prochain président sera forcément « hispanique ». Son étiquette socialiste et son identité new-yorkaise sont des handicaps pour fédérer la gauche américaine et les soutiens traditionnels des démocrates - gros cabinets d’affaires, sociétés de courtage et syndicats des États ouvriers blancs du Nord (ces derniers ont néanmoins voté Trump en 2016). AOC devra cohabiter dans son camp avec « l’establishment » démocrate incarné par la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, 78 ans. Seule certitude : cette voix décomplexée comptera. (selon AFP)

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jeudi 3 janvier 2019

Chine : des hommes «achètent» leur fiancée au Vietnam

En Chine, le déséquilibre hommes-femmes, résultant de la politique de l'enfant unique et de la préférence traditionnelle des parents pour les garçons, contraint de nombreux hommes à rester célibataires. Ne trouvant pas de femmes avec lesquelles se marier, ils se tournent alors vers les pays d'Asie du Sud-Est pour y « acheter » leurs fiancées. Au Vietnam, plusieurs milliers de jeunes filles seraient victimes de ce trafic d'êtres humains chaque année.

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Acheter sa dulcinée de l’autre côté de la frontière, c’est le choix que font de nombreux hommes chinois, désespérés par le manque de femmes dans leur pays. Un trafic organisé et lucratif s’est mis en place ces dernières années.

Ces femmes payées au prix fort par les hommes chinois viennent en général de régions rurales pauvres du Vietnam. D’autres pays aux alentours sont également touchés, en particulier le Laos et la Birmanie.

Pour tromper leurs victimes, les trafiquants leur font miroiter une vie meilleure en Chine. Ils leur promettent un emploi bien rémunéré ou un mariage avec un riche Chinois. Il arrive également que ces femmes soient tout simplement kidnappées, après avoir été droguées.

C’est souvent un membre de leur famille ou une personne en qui ces femmes avaient confiance qui les trompe et les vend aux trafiquants.

400 femmes sauvées en 11 ans grâce au soutien d’une ONG

Depuis 2007, l’ONG Blue Dragon (Dragon bleu) vient en aide à ces femmes victimes de ce trafic. En onze ans, elle a aidé 400 femmes victimes d’esclavage sexuel ou qui avaient été mariées de force en Chine à s’enfuir.

Néanmoins, c’est une activité à risque et la plupart des membres de l’association tiennent à garder leur adresse secrète. Ils se méfient de la vengeance possible des trafiquants et des maris dépossédés des femmes qu’ils ont achetées.

Souvent, ce sont les victimes elles-mêmes qui lorsqu’elles y parviennent entrent en contact avec l'ONG depuis la Chine. Une femme, retenue prisonnière dans une maison close, a ainsi réussi à contacter l’association en volant le téléphone portable de l’un de ses clients.

76 trafiquants devant la justice

Le travail de Blue Dragon commence à payer, son activité se fait connaître de plus en plus. Ces cinq dernières années, l’ONG a réussi à traîner devant la justice 76 trafiquants. C’est à la fois beaucoup au regard de la taille et des moyens de cette ONG, mais peu au regard du nombre de femmes victimes de ces trafics.

Même si un tel crime est punissable de 20 ans de prison au Vietnam, le trafic contrôlé par des réseaux mafieux bien organisés est en pleine expansion et génèrerait chaque année des dizaines de millions d'euros.

Si des solutions existent, comme l’éducation des femmes dans les régions montagneuses, les perspectives restent quand même sombres, notamment en raison de la forte demande en provenance de Chine qui ne tarit pas.

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