dimanche 5 mai 2019

Volksmusik aux Tanzmatten

Réservez dès maintenant !

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Die jungen Thierseer - Tirol, der Adler in mir

Die Grubertaler 

Musikapostel - Lena (Offizielles Musikvideo)

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lundi 29 avril 2019

Festi'rock les 14 et 15 juin à Andlau

Ce sera un week-end de fou !!! à noter dans vos agendas et à partager un max !  

andlau

 Fatals Picards " C'est l'histoire d'une meuf "

Les 3 Fromages

Concert Epsylon

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dimanche 21 avril 2019

Polynésie française : Festival de danse aux îles Gambier

Pour la première soirée de chants et danses au festival des îles Gambier, l'honneur est donné aux îles de Hao et de Hiva Oa. Les prestations ont totalement séduit le public...

tuamotouLe groupe de danse de Hao, la délégation la plus importante avec une quarantaine de danseurs et danseuses, a fait le show pour la première soirée de spectacle au festival des Gambier qui couvre toute la semaine de Pâques. Les artistes de l'atoll ont choisi le thème de la culture dans sa généralité. "On a pris différents thèmes de l'île de Hao, celle d'une princesse ou encore d'artisanats", explique Teiki Piriotua, chef de la délégation de Hao.

Pour les Puamotu, la difficulté a aussi été de s'adapter à la fraîcheur des soirées. "Toutes les filles voulaient danser en pull lors des répétitions", confie Maria Kalinski, danseuse de Hao. Les Marquisiens étaient également sur la scène pour cette première soirée. Le feu était au centre de leur show. "Nous avons essayé de vous raconter le don du feu aux hommes par Maui", souligne Patrice Kaimuko, chargé de la culture de la commune de Hiva Oa.

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mercredi 17 avril 2019

Incendie à Notre-Dame

La colère des historiens

incendie

Au lendemain du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, les spécialistes en art tirent la sonnette d'alarme sur l'entretien des monuments.

"C'est l'incendie de trop". Les architectes et historiens sont en colère. Invités sur Franceinfo et BFMTV, au lendemain de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ils estiment que ce drame aurait pu être évité et pointent le manque d'entretien des bâtiments historiques en France.

Alexandre Gady, historien de l'art, estime que l'édifice est malheureusement "perdu".

"On ne va pas reconstruire Notre-Dame, on va la réparer. Mais on l'a perdue. On se dit qu'un tel édifice, dans une ville comme Paris, dans un pays qui est la sixième puissance mondiale, ça a un côté profondément dérisoire d'assister impuissant à ce qu'il s'est passé", se désole-t-il sur Franceinfo.

La problématique de l'eau


Outre la charpente, datant du XIIIe siècle, partie en fumée, l'historien Alexandre Gady s'inquiète de la quantité d'eau qui a été déversée dans la cathédrale par les pompiers pour éteindre les flammes. "Le pire ennemi de l'architecture, ce n'est pas le feu paradoxalement, mais l'eau qui a été déversée pour sauver la cathédrale, qui va se retourner contre elle. Il va y avoir des infiltrations, des champignons, et un taux d'hydrométrie qui va mettre en danger les œuvres qui sont encore à l'intérieur", détaille-t-il sur BFMTV.

L'historien de l'art pointe par ailleurs le manque de budget alloué au patrimoine. "Nous disons depuis des années que le budget des monuments historiques est trop faible, qu'on en fait une variable d'ajustement, mais à un moment, ça devient des problèmes de sécurité graves",estime-t-il au micro de Franceinfo. Et d'ajouter :"L'état du patrimoine n'est pas du tout à la hauteur du niveau d'un grand pays. On a rogné sur les budgets, cherché des pis-aller, jusqu'au dernier, le loto du patrimoine. Tout ça est bien sympathique, mais le patrimoine, c'est une charge régalienne, c'est l'image de la France, c'est notre histoire ! À force de faire des petits bouts de trucs à droite et à gauche, on finit par le mettre en danger."

La responsabilité de l'État ?


Une négligence qui est visible dans d'autres églises parisiennes, selon Didier Rykner, rédacteur en chef du magazine la Tribune de l'Art, à BFMTV."J'ai visité il y a quelque temps l'église de la Madeleine. J'ai pris des photos de prises électriques dans tous les sens... ce n'est absolument pas aux normes. Demain, la Madeleine peut flamber. Il faudrait que madame Hidalgo se rende compte que les églises de Paris sont dans un état désastreux", assure Didier Rykner, qui demande à l'État de "prendre sa responsabilité" dans ce drame. (selon "Orange News")

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vendredi 15 mars 2019

Le Bade-Würtemberg va rendre des crânes humains à l'Australie

L'Australie cherche des restes d'aborigènes dans le monde entier. À Stuttgart et à Fribourg se trouvent plusieurs crânes, qui devraient maintenant trouver leur dernier repos dans leur pays d'origine.

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Le Bade-Wurtemberg envisage de renvoyer dix crânes humains en Australie à la mi-avril. Cela a été confirmé lundi par le ministère des Sciences à Stuttgart. Les crânes des Australiens autochtones étaient arrivés en Allemagne vers 1900 à des fins "scientifiques".

Deux crânes se trouvent au musée Linden de Stuttgart - huit crânes à l’Université de Fribourg. "Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de traiter correctement les restes humains et de les renvoyer afin qu'ils puissent être enterrés", a déclaré la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Petra Olschowski. 

Le "Stuttgarter Nachrichten" avait annoncé leur retour lundi. Selon le journal, des chercheurs du sud-ouest ont acheté des crânes au 19ème siècle pour des "recherches raciales". Souvent les tombes des aborigènes australiens ont été pillées. Selon le ministère, de nombreux crânes sont liés à la "recherche raciale" ou à la "science raciale".

Déjà en 2007, l’Australie avait demandé le retour des dix crânes, a déclaré Olschowski. A cette époque, il fut décidé de commencer par rechercher l'origine exacte de ces restes humains à l'aide de tests ADN élaborés. Depuis le printemps 2016, le résultat est tombé : "Il est fort probable que les crânes viennent d'Australie". Les demandes de retour officielles des autorités australiennes concernant des crânes spécifiques ont été reçues par le ministère en mars 2018.

Après que les dernières questions concernant le retour puissent être clarifiées, le ministère de la Science souhaite rendre les crânes pour des raisons éthiques. Pour le transfert, une délégation australienne se rendra à Stuttgart en avril. Elle comprendrait non seulement des représentants des autorités australiennes, mais également des représentants des Aborigènes. Selon le ministère, un acte solennel de remise du crâne au Linden Museum est prévu. Dans le même temps, le Bade-Wurtemberg souhaite enquêter sur les endroits où se trouvent d’autres ossements humains, sur leur origine et sur la question de savoir si un retour leur convient également.

Dès 2014, l'Université de Fribourg avait renvoyé 14 crânes en Namibie. L'anthropologue Alexander Ecker (1816-1887) avait rassemblé une collection de restes humains à Fribourg. 

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jeudi 14 mars 2019

Mexique : découverte sur un site maya

Un «trésor scientifique»

mexique

Des archéologues mexicains ont découvert des centaines de vestiges de très grande valeur dans une grotte située sur le site maya de Chichen Itza, dans le Yucatan (sud-est du Mexique), a indiqué lundi un chercheur responsable de ce projet.

Ce «trésor scientifique», découvert dans cet «espace mystique», compte sept offrandes, notamment des brûleurs d’encens en céramique ainsi que d’autres objets, a indiqué le chercheur Guillermo de Anda lors d’une conférence.

Les scientifiques espèrent que la datation de ces vestiges permettra de savoir qui étaient et d’où venaient les itzaes, le peuple maya qui vivait dans cet état du Yucatan.

Cette grotte avait été découverte il y a plus de cinquante ans par la population locale qui en avait alors informé l’Institut national de l’anthropologie et de l’histoire (INAH).

Un chercheur envoyé par l’INAH avait, pour une raison inconnue, décidé de murer l’entrée de cette cavité et s’était contenté de rédiger un rapport technique dans lequel il n’indiquait pas l’emplacement de la découverte.

Dans un premier temps, l’archéologue Guillermo de Anda, qui travaille depuis trois ans sur le projet Gran Acuifero Maya, n’a pas fait attention à ce rapport.

L’an dernier, alors qu’il étudiait un des gouffres situé près du temple de Kukulcan, situé sur le site archéologique de Chichen Itza, il est tombé sur la grotte Balakmul.

«Ce que nous avons alors découvert était incroyable, rien n’était altéré et un des brûleurs d’encens est même devenu une stalagmite», a raconté Guillermo de Anda.

Les archéologues, qui ont parcouru jusqu’à présent quelque 460 mètres «à quatre pattes ou à pied», continueront à explorer la grotte, profonde d’environ 24 mètres, et à analyser les objets archéologiques in situ.

Les experts pensent que les plus grands brûleurs d’encens pourraient dater de l’époque post-classique (700-800 et  800-1000 après J.C.).

«Il est possible que nous découvrions des matériaux plus anciens, y compris des restes humains squelettiques, sous les boues et les sédiments », a ajouté l’archéologue. (selon AFP)

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mardi 5 mars 2019

dj ötzi

Anton aus Tirol

otzi

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dimanche 3 mars 2019

Leyla Mac Calla - The capitalist blues

Réussite totale !

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L’américano-haïtienne Leyla Mc Calla vient de sortir son 3ème album, et c’est une réussite totale ! « Capitalist Blues » : le titre du disque donne le ton de l’album (Jazz Village/PIAS) :  la chanteuse y dénonce les injustices sociales et le monde moderne concurrentiel dans lequel nous vivons. La chanson au service d’un message politique, et la fierté du patrimoine chanté créole haïtien : Leyla Mc Calla reste plus que jamais fidèle à elle-même !

«J’ai le blues capitaliste/Je nage dans un océan peuplé de requins/Ils me disent ce que je dois faire/Pour laisser ma petite marque dans ce monde froid, si froid » : dès le premier titre, « Capitalist Blues » (chanté en anglais, et qui donne son titre à l’album), Leyla Mc Calla délivre son message. Et ce message, elle l’artiste comblée par le destin, jeune mère de famille installée à la Nouvelle-Orléans, est finalement le même que celui des chansons traditionnelles de Haïti, en créole, qu’elle nous livrait dans son album précédent, « A day for the hunter, a day for the prey » (2016) : ce monde est cruel et injuste, et les plus pauvres en payent toujours le prix fort.

« Mizè pas dous » : non la misère n’est pas douce, nous dit-elle dans cet autre titre du disque, en créole, tout comme dans « Lavi Vye Neg », autre chanson créole où elle évoque « La Terre Bénie » – nom que les Haïtiens donnent à leur patrie dans leurs chansons…

Pour ce troisième album, Leyla Mc Calla a abandonné le violoncelle avec lequel elle s’accompagnait précédemment, et elle a choisi comme partenaires musicaux un groupe célèbre à la Nouvelle Orléans, « King James and The Special Men », qui lui offrent ce son unique, totalement « jazz Nouvelle-Orléans », sur des textes qui restent toujours de sa composition, quand ils ne reprennent pas le répertoire traditionnel de Haïti.

Mais avec cet orchestre de jazz, Leyla Mc Calla explore aussi d’autres univers musicaux : « Money is king » (L’argent est roi) est composé sur un rythme de calypso des Caraïbes ; « Lavi Vye Neg » évoque les rythmes du Cap-Vert ; « Heavy as lead » (Lourd comme du plomb, chanson sur la pollution de la terre par le plomb) évoque l’univers du Gospel avec son accompagnement à l’orgue ; etc.

Leyla Mc Calla est devenue en quelques années une artiste indispensable sur la scène musicale mondiale. Indispensable car elle redonne leur fierté à ces millions d’hommes et de femmes de Haïti, aujourd’hui comme dans les siècles passés, qui sont ou furent victimes de la pauvreté, de l’injustice, et de la loi, historique et toujours actuelle, que les plus forts ont toujours raison, et que l’argent est roi – « Money is king ».

Mais ce message pour un monde où la valeur-argent ne domine pas tout, est aujourd’hui relayé, partout dans le monde, par des hommes et femmes, qui, sans être descendants d’esclaves comme la majorité des habitants de Haïti hier et aujourd’hui, revendiquent un monde moins matérialiste, et plus humain. On les appelle « altermondialistes », car ils rêvent, comme Leyla Mc Calla, d’un « autre monde », d’un monde meilleur…

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mercredi 5 décembre 2018

Patrimoine culturel de l'Humanité

Le reggae en fait désormais partie

reggae

"C'est un jour historique. Nous sommes très, très heureux, je suis émue", a réagi pour l'AFP la ministre de la Culture jamaïcaine, Olivia Grange, présente à Port-Louis, capitale de l'Ile Maurice où se réunit un comité spécialisé de l'Unesco. 
L'organisme de l'Onu a souligné "la contribution" de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois "cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle". 
"Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus", a ajouté l'Unesco. 
La décision de l'Unesco "aide à placer la Jamaïque sur une carte. Où que vous alliez, quand vous dites que vous êtes de Jamaïque, on vous dit +Bob Marley+", s'est encore réjouie la ministre: "nous allons fêter" la décision, a-t-elle dit. 
Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire. 
Le comité ad hoc de l'Unesco, qui se réunit jusqu'à samedi pour examiner 40 demandes d'inscription, a également intégré jeudi le chidaoba, une lutte traditionnelle géorgienne pratiquée depuis des siècles, et avait inclus la veille les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France. 
Le reggae, dont la candidature était portée par la Jamaïque, a émergé à la fin des années 1960. Style musical issu du ska et du rocksteady, il a aussi intégré des influences du jazz et du blues. 
La musique est vite devenue populaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, importée par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est souvent revendiquée comme la musique des opprimés, abordant des questions sociales et politiques, la prison et les inégalités. 
"Le reggae est un distillat des différents genres jamaïcains, remontant jusqu'aux temps de l'esclavage", estime le musicologue jamaïcain Garth White, dans une vidéo mise en ligne par l'Unesco. 
Le reggae est indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l'usage de la ganja, ou marijuana. 
En 1968 la chanson "Do the Reggay" de Toots and the Maytals a été la première a utiliser le nom de reggae, qui a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley (1945-1981) et son groupe the Wailers comme "No Woman, No Cry" et "Stir It Up."   
C'est une "excellente nouvelle" parce que le reggae "n'a jamais eu la reconnaissance qu'il mérite et a toujours été un peu à la marge", a déclaré à l'AFP Jerôme Levasseur, directeur du Bagnols Reggae Festival, un festival de reggae qui se tient à Bagnols-sur-Cèze, dans le sud de la France.
Pour M. Levasseur, "la musique doit sa notoriété à la personnalité de Bob Marley et, bien sûr, à sa simplicité" technique. Parmi ses principales figures vivantes se trouvent les Jamaïcains Jimmy Cliff ou Toots Hibbert, ou l'Ivoirien Alpha Blondy. 
A la différence de celle du patrimoine mondial, cette liste n'est pas établie selon des critères "d'excellence ou d'exclusivité", selon l'Unesco. Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine "le plus beau" mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés. (selon AFP)

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samedi 1 décembre 2018

Art africain : le rapport Sarr-Savoy

90.000 objets d’art africain seront rendus par la France

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Le rapport Savoy-Sarr a été remis vendredi au président Emmanuel Macron. Le document recommande à la France de changer sa loi pour renvoyer en Afrique des milliers d’œuvres d’art.

Le rapport a été rédigé par Bénédicte Savoy de France et Felwine Sarr du Sénégal. Les auteurs indiquent que toute œuvre d’art africain de l’époque coloniale qui se trouve aujourd’hui dans des musées français devrait être présumée avoir été acquise sans consentement éclairé, sauf preuve contraire. Ils veulent que la loi française soit modifiée pour que les pièces d’art puissent être rendues au pays d’où elles ont été sorties depuis des décennies. Le rapport Savoy-Sarr s’inscrit dans la droite ligne d’un processus entamé par le Président Emmanuel Macron lors d’une visite au Burkina Faso et qui vise à restituer de façon temporaire ou définitive des œuvres d’art aux pays africains de l’ex pré-carré colonial de la France.

Une restitution en 3 phases

La première étape dans la restitution des œuvres africaines consiste selon le rapport, à la prise de mesures législatives visant à rendre les restitutions d’objets d’art africain irrévocables. La seconde phase (2019-2022), devrait permettre un inventaire complet, faciliter l’accès et le partage des documents digitaux, mettre en place des commissions et des ateliers dans le cadre d’un « dialogue intensif ». A ce niveau, les pays africains « doivent être assurés que leurs demandes de restitutions seront reçues au-delà des cinq ans » préconise le rapport sur la base du laps de temps évoqué par Emmanuel Macron dans son discours de Ouagadougou en 2017.

La troisième phase, celle du transfert définitif des œuvres doit commencer en novembre 2022. Aucune date de fin n’est prévue pour cette phase et doit certainement s’étendre aussi longtemps que la dernière des œuvres ne quitte officiellement la France.

Si la loi française venait à être modifiée, la restitution pourrait concerner quelques 90.000 objets africains présents dans les collections publiques en France. Plus de 20.000 autres œuvres se trouvent dispersés dans de nombreux musées, notamment dans les villes portuaires de France. 70.000 objets d’art africain se trouvent dans le seul Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. 46.000 ont été acquis durant la période 1885-1960 et sont donc susceptibles – selon le rapport Savoy-Sarr – d’être restitués.

Un "butin colonial" pris à différents peuples

Sur les 70.000 objets d’art africain se trouvant au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, les pièces venant du Tchad sont les plus nombreuses car son territoire est au point de jonction entre l’Afrique du nord et l’Afrique sub-saharienne. On les estime à 9.296. Suivent les objets pris à Madagascar (7.590), au Mali (6.910), en Côte d’Ivoire (3.951), au Bénin (3.157), au Congo (2.593), au Gabon (2.448), au Sénégal (2.281) et en Guinée (1.997).

Des pièces proviennent de territoires qui n’ont pas été colonisés par la France. Il s’agit de l’Ethiopie (3.081), du Ghana (1.656), du Nigeria (1.148) et de RD Congo (1.428). Les pièces d’Afrique australe (9.282) et d’Afrique de l’Est (5.343) sont moins nombreuses.

Les pièces ainsi évaluées en chiffre représentent un patrimoine important pour chaque peuple à qui ils ont été pris bien trop souvent de force lors de la période coloniale. Il s’agit d’objets sacrés ou à caractère initiatique transmis de génération en génération et qui se confondent à l’origine de ces peuples. Nous pouvons citer les masques initiatiques malinkés de Guinée, le masque de justice ikwara Punu du Gagon, les statuts d’offrande Bamanan du Mali ou les statuettes de fécondité bété de Côte d’Ivoire.

La pauvreté des collections africaines

Le rapport Savoy-Sarr révèle que d’autres grands musées européens ont aussi de larges collections africaines. Il s’agit du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Belgique avec ses 180.000 pièces africaines, le British Museum et ses 69.000 objets africain, le Weltmuseum de Vienne avec 37.000 œuvres, le futur Humboldt Forum de Berlin et ses 75.000 pièces africaines et le Weltmuseum de Vienne 37.000 œuvres. Cette riche collection hors du continent fait pâlir d’envie les musées nationaux africains dont les collections n’excèdent pas souvent les 3.000 œuvres. Ces objets exposés dans quelques vitrines n’ont souvent pas une grande valeur artistique et historique.

La France et les pays d’origine des pièces à transférer devront élaborer – en commun – une méthodologie de restitution. Le retour de ces œuvres en Afrique serait une forme de réparation pour ce que certains intellectuels africains qualifient de crimes culturels liés à la colonisation.

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Bénédicte Savoy et Felwine Sarr : le rapport sur la restitution des œuvres d'art

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