samedi 17 février 2018

Des agriculteurs du Val de Villé en visite au drive fermier de Saint-Dié

Ce vendredi après-midi, des agriculteurs de Schirmeck, Stosswihr et Villé ont visité le drive fermier de Saint-Dié.

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Organisée par les Chambres d’Agriculture des Vosges et d’Alsace, cette rencontre fut l’occasion pour les producteurs agricoles alsaciens de faire connaissance et d’échanger avec leurs homologues vosgiens. Tout particulièrement sur l’organisation, la structuration et l’organisation du drive fermier déodatien, et ce en vue de l’ouverture d’autres drives fermiers que celui de Schirmeck, le seul qui existe actuellement en Alsace. Présidé par Cyril Claude, celui de Saint-Dié-des-Vosges fonctionne depuis le 5 mai 2017 et rassemble actuellement 24 agriculteurs membres. Chaque vendredi, ce sont en moyenne 88 paniers de produits locaux qui sont distribués aux clients du drive fermier.

Pour un drive inauguré il y a moins d'un an, belle réussite. A Villé, un drive prendra-t-il la place ou complétera-t-il le marché du terroir de plus en plus défaillant, n'est-ce pas Monsieur le Maire et la Conseillère Départementale première adjointe chargée  du marché du terroir (si elle l'est encore) ?

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mardi 6 février 2018

ONF : trop de cerfs dans nos forêts

L'Office National des forêts estime que la population de cerfs est quatre fois trop importante dans les bois alsaciens. Ces animaux provoquent des dégâts sur les arbres puisqu'ils se nourrissent de leur écorce ou mangent les jeunes pousses. De quoi faire chuter la valeur du bois des forêts d'Alsace.

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Autre signe d'une surpopulation de cerfs : les dégâts sur les jeunes pousses d'arbres. L'ONF table sur une régénération naturelle des forêts mais le gibier raffole des jeunes sapins et quand il ne tue pas la plante, il empêche son bon développement. Les sapins sont étêtés et ne pousseront plus de manière rectiligne, faisant baisser leur valeur.

Diviser par 4 le nombre de cerfs.

Profitant de la renégociation des baux de chasse, l'ONF espère convaincre les communes d'exiger des plans de chasse plus ambitieux. Les quatre cinquième des surfaces de chasse en Alsace sont en effet gérées par les communes. Ce sont elles qui peuvent demander aux chasseurs de prélever plus de cerfs des forêts. Il s'agit là d'une performance de funambule pour les maires qui perçoivent des revenus aussi bien des chasseurs que des ventes de bois de l'ONF provenant de leurs forêts communales.

Pour réduire les dégâts des cerfs et revenir à un équilibre permettant le renouvellement naturel des forêts, l'ONF plaide pour une chasse massive de l'animal « au moins pendant quelques années ».

La filière bois, qui souffre de la perte de valeur des arbres des forêts alsaciennes a édité sa plaquette. Elle rejoint l'ONF dans ses conclusions et estime elle aussi que la population de cerfs est quatre fois trop importante. Son vice-président, Bernard Feidt, par ailleurs PDG d'une société produisant des palettes ne trouve plus en Alsace suffisamment de bois de qualité intermédiaire pour son activité. Alors qu'ils achetait du bois dans un rayon de 80 kilomètres autour de sa scierie de Molsheim, il doit aujourd'hui faire venir sa matière première de deux fois plus loin. (selon Franceinfo.Grandest)
 

Bernard Feidt dénonce les dégâts des cerfs dans les forêts alsaciennes 

  • A lire : une plaquette de la filière-bois.
  • Et malgré la "guerre", un document paradoxalement rédigé par les chasseurs en collaboration avec l'ONF pour modifier les techniques de sylviculture.

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lundi 5 février 2018

Chasse : guerre "ONF - chasseurs" !

La bataille du cerf !

cerfLes cerfs seraient trop nombreux dans nos forêts. C'est bien le seul point d'accord entre les représentants de l'ONF et des chasseurs. L'ONF déplore les dégâts provoqués par les cervidés qui entraînent une baisse importante de la valeur des plantations. Les chasseurs, quant à eux, déplorent les méthodes imposées par l'ONF. Ci-dessous, une lettre incendiaire publiée par le président de la Fédération Des Chasseurs 57 (Moselle).  Je publierai dans les prochains jours la position de l'ONF. Chacun pourra se faire son opinion.

"Eradication du cerf en Moselle par l’ONF !" 

"Ce message s’adresse à tous ceux qui en doutaient encore et c’est avec autant d’amertume, de tristesse et de dépit que je vous le rappelle.

Il y a déjà plusieurs années que la Fédération des Chasseurs de la Moselle alerte les pouvoirs publics à ce sujet et tire la sonnette d’alarme, mais jusqu’alors, rien n’a changé. L’ONF clamant haut et fort, que son établissement ne souhaite pas la disparition du cerf et que ses services prônent le dialogue, tout en affirmant qu’il y a toujours autant de dégâts de gibier.

L’ONF Moselle a déjà mis en œuvre par le passé des actions sans équivoques, à savoir :

  • Attributions pléthoriques de bagues et délégation de plans de chasse cerf là même où cette espèce n’est pas présente,
  • Résiliation de lots à cerf pour non atteinte des minimas,
  • Démantèlement et morcellement des lots afin de les louer sous forme de licences à des chasseurs opportunistes et garants d’un prélèvement soutenu,
  • Mise en place de pots communs afin de redistribuer des bagues en cours de saison.

L’ONF a également repris en gestion un lot à cerf, ce lot est dorénavant chassé par les services de l’ONF, sans aucune limite. On retiendra, par exemple, ce tableau de 25 pièces réalisé en novembre 2017, composé de 15 biches – 8 faons et 2 jeunes cerfs : quelle éthique !!

Soucieux d’inculquer leur savoir, le service « chasse » de l’ONF par l’intermédiaire d’un ancien technicien de Fédération passé à l’ONF, propose même des formations pour bien réguler les cerfs : nos adjudicataires, qui parfois chassent depuis plus de 50 ans, seront ravis de savoir qu’ils peuvent disposer des lumières de ce monsieur !

Mais la goutte d’eau qui fait déborder le vase, est l’action menée par cet établissement public, en date du 19 janvier dernier !

L’ONF a enjoint la société de chasse « Rien A Signaler », dirigée par Monsieur René ANDRE, de restituer ses bagues de cerf, de ne plus être présent (ni ses ayants droits) sur son lot pendant un certain laps de temps afin d’opérer eux-mêmes une battue de régulation, une honte !

J’aurais pu passer sous silence le nombre de participants à cette mascarade, mais la présence de plus d’une soixantaine de participants en dit long sur la détermination de cet établissement public.

On retiendra de cette triste journée, le discrédit accordé à l’ONF, puisque le tableau final s’est traduit par 0prélèvement et qu’il a été conforté le lendemain sur leur propre lot, où une seule et unique biche a été prélevée.L’année 2017 a été difficile avec les services de l’ONF et nos appels à la vigilance ne vous ont pas échappé. L’année 2018 semble prendre le même chemin, et je puis vous assurer que je défendrai la chasse mosellane avec beaucoup de ferveur.D’ores et déjà, j’ai annulé une rencontre avec Monsieur le Directeur de l’ONF qui était prévu début février et je rencontre très prochainement Monsieur le Préfet. Inutile de vous dire que ce sujet sera à l’ordre du jour.

Nous exigeons des plans de chasse adaptés à la réalité du nombre d’animaux constaté en fin de saison sur les lots.

Les chasseurs mosellans sont bien décidés à ne pas laisser l’ONF gérer seul notre capital cynégétique. Et notre combat se trouve d’autant plus légitimé que nous pouvons de plus en plus compter sur l’appui d’un certain nombre de propriétaires forestiers et de maires qui partagent notre sens de la raison et de la responsabilité."

Pierre LANG - Président de la FDC 57

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jeudi 1 février 2018

Vers un permis de tronçonner ?

En marche pour satisfaire les assureurs !

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Non, ce n'est pas un poisson d'avril ! Travailleur ou particulier, il vous faudra bientôt un permis pour utiliser votre tronçonneuse !

La faute au décret n° 2016-1678 du 5 décembre 2016, qui prévoit la mise en place de formations à l’utilisation d'une tronçonneuse à partir du 5 décembre 2017. Une formation pas encore obligatoire à ce stade, mais fortement encouragée selon le journal "France Agricole". Une manière de préparer le terrain à un permis obligatoire, comme c’est le cas dans d’autres pays européens (Italie, Suisse, Allemagne).

Les écoles s’y sont déjà adaptées puisque, selon le même journal, « une nouvelle formation vient d’apparaître au catalogue de plusieurs chambres d’agriculture et d’établissements scolaires : la préparation du permis tronçonneuse ».

Et si le décret ne parle à ce stade que des travailleurs réguliers et des entrepreneurs, monsieur tout le monde risque bien d’être concerné à court terme vu l’historique de l’administration française… Y compris si vous utilisez votre tronçonneuse pour entretenir votre jardin ou donner un coup de main à votre voisin. Bienvenue dans la simplification administrative !

Prévoyez pour cette nouvelle formation au moins 1,5 journée et 250 €, soit bien plus que le prix d'une tronçonneuse standard.

Une réglementation tâtillonne et dangereuse !

Prises individuellement, toutes les mesures sont censées apporter davantage de sécurité peuvent sembler bienvenues. Après tout, qui s’opposerait à plus de sécurité et donc moins d’accidents ? Malheureusement, au lieu de laisser les juges apprécier selon les cas le respect des règles de bon sens en cas de problème, l’administration française entend tout réglementer jusqu’au plus infimes détails.

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Ainsi le décret sur le bûcheronnage prévoit de multiples obligations, dont la précision laisse pantois. Pour les salariés, l’employeur est ainsi tenu de vérifier la bonne couverture du réseau mobile sur la zone de ses travaux (en pleine forêt…) ou… de vérifier la présence d’un tire-tique dans sa trousse de sécurité, elle aussi obligatoire évidemment ! Autant dire que dans les nombreuses "zones blanches du Val de Villé" il sera quasiment impossible d'exploiter nos forêts.

Autant de raisons qui donneront à des milliers de fonctionnaires tatillons des raisons de pourchasser ceux qui auront le mauvais goût de leur déplaire. Surtout, à réglementer tout jusqu’au plus petit détail, on déresponsabilise encore plus tout le monde. L’important c’est désormais pour l’administration de respecter la loi, pas d’offrir des conditions de sécurité suffisantes.

Voulons-nous vraiment ressembler aux États-Unis, où l’important n’est pas d’éviter le harcèlement mais de montrer à l’administration qu’on a bien suivi des formations vidéo simplettes sur les dangers du harcèlement ? Tout individu qui a travaillé dans une société américaine peut témoigner de l’inutilité totale de cette approche, que l’administration française semble pourtant bien vouloir copier !

Et le fameux "droit à l'erreur" préconisé par Macron ?

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Une des mesures intéressantes du programme macronien est le « droit à l’erreur » pour les entreprises, en particulier dans le domaine social où les exigences réglementaires sont d’un niveau aberrant. Malheureusement le flou est encore immense et l’on ne pourra juger qu’à la mise en œuvre pratique de cette mesure si elle permet de répondre un peu au problème.

Et mauvaise pioche dans tous les cas pour les tronçonneurs car selon de nombreux juristes, ce droit « pourrait vraisemblablement ne pas s’appliquer à tout ce qui relève potentiellement du pénal ou de la santé et la sécurité des salariés ». » (L'Express)

La bureaucratie a encore de beaux jours devant elle… surtout lorsque les décrets arrangent les compagnies d'assurances qui ne rembourseront plus les accidents forestiers en cas d'absence de ce permis ! Sans oublier que rares vont être les détenteurs de ce précieux sésame, puisque 17 centres sont habilités à le faire passer dans l'Hexagone. Et pour le Grand-Est, il n'en existe que deux (CFPPA de Mirecourt et CFPPA du Balcon des Ardennes Saint-Laurent). 

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mercredi 31 janvier 2018

Cacao : le travail des enfants

Tous les enfants aiment-ils le Nutella ?

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Oui, sûrement...sauf ceux qui sont réduits en esclavage pour le produire. Nous sommes en 2016 et pour accroître ses bénéfices, Ferrero -- le géant du chocolat propriétaire de Nutella -- va jusqu'à tirer profit de l'asservissement de pauvres enfants. Arrachés à leurs familles et vendus aux plus offrants dans le pire des cas, ces enfants travaillent gratuitement dans des conditions extrêmement dangereuses. Le plaisir que nous prenons à déguster les tablettes de chocolat Ferrero a un prix : celui de leurs vies. Si plusieurs entreprises ont déjà pris des mesures pour lutter contre ce fléau, Ferrero ne semble pas s’émouvoir du sort de ces jeunes enfants. Il en sera ainsi tant que ses énormes bénéfices ne seront pas menacés.

Ferrero possède 8,8% du marché mondial du cacao. Avec les quatre autres plus grands groupes du monde, ils se partagent jusqu’à 100 milliards de dollars par an. C’est énorme! Mais au lieu de se servir de cet argent pour payer convenablement les producteurs locaux, Ferrero s’en met plein les poches.

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Au lieu d'aller à l'école et de profiter de leur enfance, nombre d'enfants travaillent dans les plantations de cacao où il doivent manipuler des machettes et appliquer des produits chimiques qui dégradent leur santé. Pire: des trafiquants vont même jusqu'à arracher certains enfants à leurs familles et à les réduire en esclavage. Le travail forcé des enfants est l’une des conséquences les plus graves générées par la filière du cacao.  Ils sont 2,1 millions d'enfants à y travailler -- en Afrique de l'Ouest -- selon le Département étasuniens du Travail. Pour sensibiliser les consommateurs, une ONG étasunienne - Green America - propose chaque année un classement des efforts fournis par les 6 plus grandes marques de chocolat pour régler ce problème. En 2016, l’entreprise Ferrero était encore la dernière de la classe…

Interpellée il y a plusieurs mois sur le sujet, l’entreprise Nestlé s’était engagée à prendre des mesures fermes contre le travail des enfants sur ses plantations de cacao. Au tour de Ferrero !

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vendredi 19 janvier 2018

Hygiène alimentaire en Afrique

Il n'y a pas que Lactalis ! En Côte d'Ivoire: du papier carton présent dans la pâte d'arachide dans les marchés.

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vendredi 10 novembre 2017

A Elzach : "Prosit" au vin du val de Villé

Un viticulteur d'Albé exporte son vin dans l'Elztal

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Dégustation de vins d'Alsace et chansons, c'était le thème d'une soirée chez nos jumeaux d'Elzach, dans la belle salle des fêtes du Ladhof, un local comme Villé n'en possède pas ! C'est la chorale intercommunale de 40 membres de "Battements de choeur" qui s'est mêlée aux invités badois et qui a créé l'ambiance. Le voyage de cette sympathique chorale, dirigée par son chef Marc Lazarus, a pu se réaliser grâce à la générosité de la commune de Villé (décision prise le 6/11 pour un voyage du 4/11) et de l'intercommunalité de la vallée. Et ceci, malgré l'affirmation du journaliste allemand qui a bien noté que c'est le viticulteur Barthel qui a fait venir cette belle chorale chargée d'agrémenter la soirée. Une soirée qui est revenue chère aux participants d'Elzach qui ont dû mettre eux aussi la main au porte-monnaie pour un montant très oenologique de 20€.

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Bürgerzentrum Ladhof/Krone
Ladhof 
79215 Elzach

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 Eintritt

 

Kosten 20,00 EURO - Vorauskasse bei Frau Heidi Sonntag, Stadtverwaltung Elzach, Zimmer 8

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C'est la sixième fois que le sympathique viticulteur d'Albé se déplace à Elzach, quelques semaines avant les fêtes de Noël, y faire déguster et vendre son bon vin de montagne. Evidemment, il a expliqué les caractéristiques et l'originalité de son produit : un vin d'altitude très agréable (surtout le pinot noir) poussant sur des terres composées de schistes. Unique en Alsace ! Tout comme il a très bien expliqué les problèmes rencontrés : gel important du dernier printemps, stockage, enlèvement, difficultés de la culture en pente forte. Les Elzachois n'avaient, en fin de soirée, qu'à se ruer vers le stock, soit pour un petit achat, soit pour une commande importante.

Sûr qu'une telle soirée sera reconduite, car il y a plusieurs viticulteurs dans notre chère vallée qui aimeraient peut-être aussi profiter de ce genre de publicité. Il y aurait même quelques distillateurs de kirsch très intéressés.

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Voir la page : Bulletin municipal d'Elzach

- et aussi :

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lundi 6 novembre 2017

Glyphosate : interdit en Bavière, autorisé en Forêt Noire

L'interdiction bavaroise vient des laiteries

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En Bavière, les laiteries du "Berchtesgadener Land" viennent d'interdire à leurs agriculteurs d'utiliser le glyphosate. Ce groupement, qui rassemble des exploitations de taille moyenne, prend ces mesures au moment même où le comité de l'Union Européenne reporte toute décision à ce sujet. Et en même temps, le groupement laitier de Forêt Noire, basé à Fribourg-en-Brisgau, critique la décision bavaroise, disproportionnée semble-t-il, tout en recommandant d'éviter autant que possible les herbicides. Quelle cacophonie !

Indépendamment de cela, les structures pastorales de Forêt Noire sont différentes de celles du Berchtesgaden Land. N'étant composées que de prairies, la lutte contre les mauvaises herbes est moindre.

Différents moyens de réduction des mauvaises herbes

Caroline von Ehrenstein, responsable du département marketing de "Schwarzwaldmilch", a évoqué le mélange des terres vertes et de terres arables comme un argument contre l'interdiction du glyphosate. Elle préconise l'utilisation d'herbicides uniquement dans les cas de nécessité absolue. En Bavière, l'interdiction d'utiliser le glyphosate depuis le mois d'octobre a été bien ressentie car le produit était de toutes façons peu utilisé. Le BLDC (Bechtesgadener Land Dairy Cooperative) souhaite malgré la généralisation de l'interdiction du glyphosate.

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vendredi 20 octobre 2017

La loi-montagne et la forêt

Les modifications de la loi de 1985 

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La loi no 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne est ainsi modifiée :

« Art. 18 bis. – Dans le cadre de la politique nationale de la montagne, des mesures spécifiques en faveur de la forêt en montagne ont pour objectifs de faciliter l’accès aux massifs forestiers en vue de leur exploitation, d’encourager leur aménagement durable, de favoriser le reboisement et d’encourager l’entreposage et le stockage de bois sur des sites appropriés et la présence d’outils de transformation à proximité des zones d’exploitation du bois. Ces objectifs peuvent être pris en compte par les documents d’urbanisme. »

La nouvelle loi montagne du 28/12/2016

Article 52 L’article L. 122-4 du code forestier est ainsi rédigé : « Art. L. 122-4. – Un document d’aménagement ou un plan simple de gestion peut être arrêté ou agréé à la demande du ou des propriétaires de parcelles forestières lorsqu’elles constituent un ensemble d’une surface totale d’au moins dix hectares et sont situées sur un territoire géographique cohérent d’un point de vue sylvicole, économique et écologique. En cas de pluralité de propriétaires, le document de gestion concerté engage chacun d’entre eux pour la ou les parcelles qui lui appartiennent. »

Article 57 : Sanction des coupes rases « Le fait pour une collectivité ou une autre personne morale (…), ou son représentant, d’ordonner ou de procéder à des coupes en infraction aux dispositions de l’art. L.124-5 est puni des peines prévues à l’article L.362-1, ces coupes étant considérées comme illicites et abusives (…). »

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La situation du Val de Villé, encore une fois, ne peut être satisfaisante. On peut procéder à des coupes rases dans le massif du Frankenbourg (Neubois n'est pas en zone de montagne) mais pas dans les fonds de vallée du côté d'Albé, de Steige ou d'Urbeis. Et toujours pour la même raison : seules les arrière-vallées sont en zone de montagne.

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samedi 30 septembre 2017

Information forestière

Du retard à l'allumage ! 

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Ce lundi, 2 octobre 2017 le point n° 3 de l'ordre du jour du conseil municipal de Villé sera : "Adhésion à l'association des communes forestières d'Alsace". Un point qui n'a rien de nouveau, puisqu'en 2001 la commission Agriculture-Forêt que je présidais avait déjà proposé cette adhésion. Cette proposition a été régulièrement refusée par le maire, sous prétexte que la "petite forêt" de Villé avait surtout une "vocation touristique", se devant donc d'être entretenue et non exploitée.

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Depuis cette époque, la forêt communale a été régulièrement entretenue par l'O.N.F. avec un bénéfice ou un déficit avoinisant de "zéro euros", ce qui satisfaisait tout le monde, puisque la vocation touristique de Villé était "prise en compte". Oui, mais par qui ? bancs délabrés, parcours de santé à l'abandon ! C'est bien à l'image de Villé ! 

Evidemment, quand on parle du budget forestier, on n'inclut pas les revenus de la chasse ! Ceux-ci devraient couvrir l'entretien des chemins, qui reste quasi-nul !

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Aujourd'hui, à la vue de ce point de l'ordre du jour, plusieurs questions se posent :

  • Le maire de Villé a-t-il changé de politique forestière ?
  • Que va peser le maire de Villé (avec sa très "petite forêt") au milieu de tous les exploitants ?
  • Cette association prendra-t-elle à son compte les chemins forestiers, l'exploitation et l'entretien, y compris le volet touristique. J'ai peine à le croire !

L'adhésion proposée par le maire de Villé est-elle juste une participation à une AG (où il n'a rien à dire ?) suivi d'un vin d'honneur ? Dans ce cas, il vaut mieux ne pas adhérer, la commune économisera quelques sous déjà rares dans sa caisse pour une cotisation bidon !

- A lire ou à relire :  

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