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samedi 15 février 2020

Fuite du cajou ivoirien vers les pays voisins

La Côte d’Ivoire, leader mondial du cajou est victime d’une fuite de son produit vers les pays voisins comme le cacao. Cette situation constitue une menace sur la filière.

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La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou dénonce la contrebande de sa production vers les pays voisins, notamment le Ghana. La situation a été largement exposée vendredi à l’ouverture de la campagne 2020. Adama Coulibaly, le directeur du Conseil coton-anacarde (CCA), qui gère la filière, a confirmé qu’une « bonne partie de la production passe par les frontières ».

« Ces deux dernières années, le phénomène de la fuite de la production a pris de l’ampleur et commence à menacer la filière », a souligné le directeur du CCA qui estime entre 150.000 et 200.000 tonnes la production perdue chaque année. Preuve de cette activité illégale et contre-productive pour la Côte d’Ivoire, la campagne 2018/2019 de cajou s’est soldée par une production de 634.000 tonnes, contre 761.000 précédemment. On observe donc une baisse de 17%.

La baisse de la production la plus importante a été signalée dans la région du Gontouno. L’importante zone de production proche de la frontière du Ghana, a vu sa production chuter de 136.000 à 17.000 tonnes en moins de cinq ans. La proximité avec le Ghana en fait une zone de fuite intense du cajou ivoirien. Le ministre de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani précise que face à cette activité illégale qui met en péril toute la filière, le gouvernement veut chasser « ces commerçants véreux qui travaillent contre l’intérêt du pays ».

La fuite du cajou ivoirien représente un manque à gagner annuel de plus 17 milliards de F CFA de recettes fiscales. Face à cette situation, la Côte d’Ivoire annonce la mise en place d’une « stratégie de lutte contre ces personnes mafieuses devant aboutir jusqu’au retrait de leurs agréments d’exportateur » a martelé le ministre de l’agriculture. (Anderson Diédri, "Eburnie today")

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samedi 21 décembre 2019

Au conseil départemental 67, débat sur l'agriculture de montagne...

... en l'absence de notre conseillère, vice-présidente du Comité du Massif des Vosges... et non des Pyrénées !

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Notre conseillère multi-cartes est malade ! depuis 3 ans au conseil municipal de Villé (où elle était première adjointe), depuis 2 ans à la comcom et depuis un an au département ! Et pourtant, elle a encore obtenu à l'automne 2018 la délégation de vice-présidente du comité de massif, et dans le même comité une place remarquée dans la commission des transports et des circulations douces ! Le tout, avec le soutien du président Bierry qui ne s'exprime guère sur les raisons de ces nominations, et pour cause ! 

Il ne faut donc pas s'étonner si, une fois de plus, nos agriculteurs de la vallée ont été mal défendus ! Certes ceux de l'arrière-vallée toucheront des aides substantielles, mais pas ceux de l'avant-vallée qui ne toucheront rien. Les pentes du l'Altenberg et de l'Ungersberg seraient-elles moins rudes que celles du Climont ?  Et c'est à prévoir, au prochain bulletin cantonal de notre tandem de choc, on verra apparaître les sommes versées aux agriculteurs de "montagne", mais pas le nombre de ceux qui n'auront rien obtenu !

Quant à la réflexion prévue, à mener entre les acteurs du massif, et aux ajustements à prévoir pour l'attribution des aides en commission permanente, on peut se demander qui va mener tout ça ... depuis un certain manoir en Ariège, histoire de réaliser un travail de proximité ?

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montagne2NB : à compter les absences représentant 1/3 des élus, on peut voir l'importance que le CD67 accorde à ses agriculteurs et à ses vallées !

Information sensationnelle !

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Le PV du 9 décembre indique aussi que notre grande absente est interdite de prendre la parole et de voter au point CD/2019/086 publié ci-dessous ! Notre conseillère, désignée comme membre du C.A. de la "Mission Locale de Sélestat pour l'Emploi", où son assiduité va très certainement permettre de réduire le chômage dans tout le Centre-Alsace, est-elle punie et réduite au silence du fait de ses absences ?

Etait-elle présente sur ce seul point de l'ordre du jour ? Et dans ce cas, elle est revenue d'Ariège pour rien ? ou alors, faut-il penser que les PV du conseil départemental 67 sont établis en avance ? Ah sacré Fredo, tu nous en réserves des surprises !

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vendredi 20 décembre 2019

L'agriculteur Antoine Herth cultive son champ électoral

Une carte d'anniversaire arrivée avec 7 jours de retard !

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Ah ce brave député qui envoie à tous les électeurs de sa circonscription ses meilleurs voeux de bon anniversaire ! Le tout, bien sûr, envoyé de l'Assemblée Nationale à Paris aux frais d'impression et d'envoi laissés à la charge du contribuable. Quant aux retards, il n'hésitera pas à vous expliquer qu'ils sont dûs à ces grèves inadmissibles de cheminots et de postiers qui ne méritent pas leur retraite. Et quelle affaire de rencontrer des tracteurs qui bloquent les routes, alors que ce brave Bruno a annoncé pour les paysans des retraites de 1000 €/mois !

Décidément, on n'est pas lemairien et macroniste pour rien. En tant que spécialiste agricole il accompagne son chef de file à travers la France entière, y compris dans le Massif Central (voir photo  ci-dessus). On peut donc comprentre que notre député, grand maître en agriculture, n'ait pas le temps de s'occuper de la vallée de Villé où les friches sont nombreuses. Ce qui n'émeut visiblement guère l'élu de la circonscription. L'envoi de cartes postales est plus rentable en voix. Mais tu n'auras pas la mienne, cher Antoine, désolé. L'année prochaine, essaie avec  l'envoi de quelques bouteilles de champagne.

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 Quelques exemples de développement agricole dans le val de Villé :

1) Ancienne vigne (lieudit Schrann) :

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2) Ancien verger (lieudit Gänzlach, vers Albé) :

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jeudi 19 décembre 2019

Travaux forestiers à Villé

On croit rêver !

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Le dernier conseil municipal avait à l'ordre du jour un point pseudo-environnemental : prévision de travaux forestiers pour 2020. Bien que préparé par l'ONF qui a en charge la gestion des forêts communales, le programme laisse rêveur ! Le résultat prévisionnel (appelons cela bénéfice escompté) s'élève à 19320 € ! alors que les années précédentes le bénéfice net tournait autour une centaine d'€, voilà une bonne nouvelle ? Peut-être ? sauf que dans les dépenses, rien ne transparaît sur l'entretien des chemins forestiers à part quelques travaux de "renvois d'eau" qu'on devrait appeler simplement "nettoyage de rigoles", et la remise en état de l'un ou l'autre talus !

Et voilà que, sur la timide question d'un conseiller, le maire affirme qu'il faut y intégrer les 5500 € de location de chasse ! Et voilà que le naturel du premier magistrat refait surface : il confond forêt communale et forêt privée ! Et le produit de la chasse est à investir dans les chemins des forêts privées, ce que notre premier magistrat ignore depuis son premier mandat ! Mais évidemment, il ne songe pas non plus à reverser aux propriétaires le produit de la chasse qui leur revient !

Il n'y a d'ailleurs qu'à voir l'état des chemins forestiers à Villé pour comprendre qu'ils constituent le cadet des soucis du maire.

Un exemple : le chemin du Wirbelspach, raviné par les eaux ...

wirbelspach1... et envahi par les ronces !

wirbelspachEt quand il y a des travaux (comme à la Schrann), ils consistent en pose de panneaux et de barrières d'interdiction !

schrannPour information de la population, voir ci-dessous la délibération présentée par le maire au conseil municipal, et adoptée en l'état à l'unanimité. Même pas de référence aux réunions de la commission "forêts" ou de la C.C.A.F. (commission consultative d'aménagement forestier) qui a été créée en septembre 2006, et qui est chargée de la réglementation des plantations forestières (réglementation légalement déposée au tribunal de Sélestat). Et le maire classe le chapitre forestier dans la rubrique "ENVIRONNEMENT". Il faut le faire !

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mardi 8 octobre 2019

Steige : où étaient les élus bas-rhinois de la montagne ?

La fête de la montagne vosgienne se tient tous les ans ! Cette année c'est le Bas-Rhin qui avait le bonheur de l'accueillir à Steige. On aurait pu s'attendre à voir la visite d'un élu départemental ! Hélas, pas un ne s'est déplacé !

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On savait que la Frédérique de Villé (bourg-centre qui n'est pas classé "zone de montagne") vice-présidente du comité de Massif s'occupait des premiers contreforts pyrénéens, et ne pouvait donc être présente. L'aérodrome de montagne du VVF d'Albé n'est pas encore opérationnel pour accueillir son avion personnel au cas où elle aurait voulu venir pour une visite éclair. 

On aurait pu s'attendre que le président du CD67 la remplace, surtout qu'il est l'élu de Schirmeck (bourg-centre de la vallée de la Bruche classé en "zone de montagne"). Va savoir pourquoi une telle différence entre ces deux bourgs-centres.

La vraie question, c'est de savoir où a passé le président Bierry. Et ce n'est pas difficile à trouver : à Schiltigheim ! avec son "ami" de la Chambre des Métiers Bernard Stalter (autrefois voyageur accompagnateur en Afrique de Guido Kennel, le président précédent du CG67) ! Déguster une bière industrielle plutôt qu'une bière artisanale de  la vallée ? Et pour refuser une médaille, comme l'attestent "Les chuchotements" de la presse régionale !

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Le lundi, c'est le jour des Chuchotements, la rubrique des indiscrétions politiques des DNA et de L'Alsace.

Coup de théâtre dimanche matin à la cérémonie de remise de diplômes et de distinctions de l’artisanat organisée par la Chambre de métiers d’Alsace (CMA), à Schiltigheim. Frédéric Bierry a refusé la médaille d’honneur en or de la CMA que le président Bernard Stalter souhaitait lui remettre. Contrairement à leur collègue, Brigitte Klinkert et Jean Rottner l’ont acceptée.

Le refus du président du Conseil départemental du Bas-Rhin « n’a pas été compris » par les 500 artisans présents, explique-t-on à la CMA. « Les artisans sont choqués et s’interrogent sur les raisons qui ont poussé à cette attitude. »

Frédéric Bierry a expliqué être « mal à l’aise avec les médailles » en proposant de décerner la médaille qui lui était destinée aux épouses et époux des artisans qui ont été honorés par la médaille de 50 années de brevet de maîtrise. « Je fais mon travail d’élu, c’est seulement normal », insiste le président du Bas-Rhin en estimant ne pas avoir besoin de médaille pour cela. À la CMA, on parle de « maladresse ». Frédéric Bierry invoque « une ligne de conduite ».

On pourrait cependant imaginer un autre scénario : ce sympathique Fredo risque en 2021 d'être immolé sur l'autel de la Collectivité Européenne d'Alsace. La solution de repli pourrait être le Sénat. Et il y a plus de grands électeurs du côté de Strasbourg et Schiltigheim qu'au fond d'une petite vallée vosgienne en voie de désertification. Ah la com avant tout et au service des intérêts politiciens, au détriment des intérêts collectifs !

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  • A noter quand même parmi les personnalités présentes à Steige, le président de la comcom Jean Marc Riebel qui ne s'est jamais offusqué du fait que seule une moitié des communes de la vallée figurait en "zone de montagne". C'est vrai qu'il n'a pas l'ambition de devenir sénateur. Il a quand même publié deux photos sur sa page facebook : saluons ce courage politique de celui qui lors d'une réunion publique du PLUi a expliqué la différence entre "zone de montagne" et "zone de massif". Il fallait l'oser.

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samedi 24 août 2019

Chez nos voisins de Sarre

Les scolytes causent encore de gros dégâts

scolyteAu cours de l'année en cours, les scolytes ont de nouveau causé des dégâts considérables dans la forêt domaniale de la Sarre.

Par rapport à l’année précédente, les experts forestiers s’attendaient à un doublement de la quantité de copeaux de bois, a déclaré le ministère de l’Environnement à Sarrebruck. Sur environ 360 hectares, 10% de la superficie d’épinettes de la forêt domaniale, des dégâts causés par les scolytes seraient signalés. On prévoit actuellement qu'une superficie totale de près de 100 hectares.

Les dégâts causés par l'attaque de scolytes auraient considérablement augmenté dans toutes les régions du pays, a rapporté le ministère. Ils continueraient d'augmenter au cours du second semestre et seraient encore plus visibles de septembre au premier trimestre de 2020. Les scolytes se propagent massivement, surtout par temps sec et chaud.

C'est l'un des parasites les plus dangereux pour la forêt. Même les arbres en bonne santé peuvent mourir très rapidement en cas d'attaque. Les insectes forent des passages dans l'écorce et le bois pour la ponte - et interrompent l'alimentation entre la racine et la couronne. En Sarre, les dommages causés par le "coléoptère" en 2018 ont été estimés à environ un million d'euros.

L'été chaud et sec a provoqué dans la forêt un dommage extrême. "Au moins l'étendue de l'année précédente", a-t-on déclaré. Les résultats d'un inventaire des dégâts forestiers sont attendus dans les prochaines semaines. De nouvelles inspections ont également permis de constater des "dégâts de séchage" chez le sapin de Douglas. En outre, ce même type de dégâts sont visibles chez de vieux hêtres notamment dans le "Saarkohlenwald".

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jeudi 4 juillet 2019

Quand un chinois achète des terres agricoles en France

Un rêve mis en faillite !

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Le milliardaire Hu Keqin, PDG du conglomérat Reward, connu pour s'être emparé de terres céréalières en France, se voyait déjà en roi de la baguette en Chine. Mais son groupe a fait faillite, montrant la fragilité de certains investisseurs chinois. 

L'affaire avait fait grand bruit quand un mystérieux chinois avait racheté 1.700 hectares dans l'Indre il y a cinq ans, puis 900 hectares dans l'Allier trois ans plus tard.  
Était-ce le début d'une conquête du grenier à grains français? Les pires inquiétudes circulaient, comme souvent lorsqu'il s'agit d'investissements chinois.  
Mais finalement rien de tout cela ne s'est produit. Car Reward ("Luowa" en chinois), fondé en 1995 et spécialisé à l'origine dans le lait maternisé et les produits d'entretien, a été mis en faillite le 13 mai, selon un avis publié en ligne le 2 juin sur le registre chinois des faillites consulté par l'AFP.  
En janvier, l'agence de notation financière Fitch avait déjà tiré la sonnette d'alarme, expliquant que Reward avait été dans l'incapacité de s'acquitter d'une dette de 300 millions de yuans (38 millions d'euros) début décembre, alors qu'il assurait disposer fin septembre de... 4,15 milliards en numéraire (530 M EUR). 
Fitch déplorait au passage l'opacité entourant les comptes des firmes chinoises, la non-publication d'informations "pertinentes" et des audits notoirement incomplets... 

Du pain au pays du riz !

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Et Monsieur Hu, qui annonçait à l'AFP il y a un an environ vouloir ouvrir 1.500 boulangeries en Chine en cinq ans, approvisionnées en farine française, n'a finalement ouvert que trois boutiques "Chez Blandine" à Pékin. Et elles ont déjà fermé, d'après Dianping.com, principal site de référencement de commerces et services.  

"Il y a un réel attrait pour la France parce que les produits sont bons, jouissent d'une bonne image. Ils veulent les importer en Chine mais sans doute vont-ils trop vite pour se faire une part de ce marché très concurrentiel", analyse Jean-Marc Chaumet, agro-économiste et spécialiste de la Chine à l'Institut de l'élevage. 
Avant Reward, il y avait eu le fiasco du lait. Synutra, numéro trois de la nutrition infantile en Chine, avait retiré tous ses pions l'an dernier, plongeant dans les difficultés ses partenaires, le groupe coopératif normand Les Maîtres laitiers du Cotentin et la coopérative bretonne Sodiaal, qui a dû reprendre le site construit par le chinois à Carhaix (Finistère). 
"On ne peut toutefois pas généraliser", insiste Jean-Marc Chaumet, car il y a "une volonté chinoise d'investir dans l'agroalimentaire à l'étranger" et ça peut aussi "très bien se passer" comme dans le cas de l'usine financée au tiers par le hongkongais H&H (propriétaire des laits infantiles Biostime) avec la coopérative normande Isigny-Sainte-Mère. 

Que deviennent les domaines agricoles acquis en France ?

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Dans les fermes françaises de Hu Keqin, l'activité semble suivre son cours. Dans l'Allier, rien n'a changé, le travail dans les champs est toujours effectué par les anciens employés, selon la mairie de Thiel-sur-Acolin et un agriculteur du coin. 

Dans la Drôme, les actionnaires familiaux historiques du Châtelard 1802 ont claqué la porte en septembre. Car "rien de ce qui avait été évoqué à l’époque en matière d’investissements dans l'outil de production, le développement de la gamme ou bien encore l'ouverture de nouvelles boutiques n’a été réalisé", expliquaient alors les frères Montaud dans la presse locale. 
Mais en avril, dans le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, la nouvelle direction assurait tenir le cap: "Outre le fait de continuer à développer l’export et le grand export, nous commençons à distribuer nos produits dans les canaux du groupe en Chine". 
Depuis cet épisode, l’État français a promis des verrous réglementaires pour éviter que des terres stratégiques ne passent aux mains de puissances étrangères. Mais le secteur attend toujours une loi foncière qui les mettra en place. Dans nos régions viticoles, en Bourgogne et dans le Bordelais notamment, aussi on attend. Car l'empire Hu Keqin s'étend aujourd'hui bien au-delà des domaines céréaliers.

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Les Chinois possèdent plus de 100 châteaux et domaines dans le Bordelais

La Chine à l’assaut des campagnes françaises ?

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mercredi 12 juin 2019

Un colloque pour le massif vosgien

40 années de reconquête agricole remises en question ?

La loi d’avenir pour l’agriculture et la forêt marque un sévère coup d’arrêt à la politique de reconquête agricole et paysagère mise en place dans le massif vosgien depuis 40 ans. Un colloque organisé à Munster ce jour devrait permettre de mettre la problématique à plat et de déboucher sur des solutions. Nul doute que notre conseillère départementale villoise, vice-présidente du Comité de Massif des Vosges, y sera pour défendre nos vallées.

storckensohn«  Il y a une quarantaine d’années, la forêt avait pris beaucoup de place dans le massif vosgien et poussait quasiment jusqu’aux premières maisons des villages. Avec la disparition de l’ouvrier paysan qui, en plus de son travail à l’usine, avait une petite activité agricole, la friche s’est progressivement installée à la place des pâturages et des champs existants à l’époque , explique François Tacquard, vice-président de l’association du massif vosgien. Puis, à partir de 1946, on subventionnait la plantation de conifères – principalement des épicéas — par l’entremise du fonds forestier national  »…

Ces forêts, plantées souvent sur de bonnes terres agricoles, n’ont pas donné les résultats escomptés, bien au contraire. Les paysages se sont refermés, et les villages se sont retrouvés « emprisonnés » par la végétation : humidité, manque d’ensoleillement, perte des repères locaux, rien de bien réjouissant pour les habitants… Selon les vallées, on pouvait arriver à près de 80 %, voire plus de taux de fermeture du paysage…

Une prise de conscience quasi générale a permis la mise en œuvre d’une politique volontariste et extrêmement active d’ouverture des paysages conjuguée avec l’installation d’agriculteurs pour entretenir ces espaces.

Le premier plan paysage a vu le jour en 1990 dans la vallée de la Bruche. Il a permis des ouvertures paysagères et le développement d’une agriculture de qualité. La vallée de Saint-Amarin a fait de même en 1993 et a été pionnière, avec l’appui du Parc des Ballons, en matière de Mesure Agri Environnementale (MAE). Tout le massif s’est lancé dans la même démarche au cours de cette période. «  Cette réouverture pastorale a présenté de nombreux avantages , explique Laurent Seguin, président du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Des agriculteurs se sont installés, proposant des productions respectueuses de l’environnement et favorisant les circuits courts. L’impact touristique a aussi été très important : les gens aiment nos paysages ouverts…  »

Mais depuis 2014, l’État, qui souscrivait pleinement à la politique de reconquête des paysages, a changé de regard sur la montagne. En effet, la loi d’avenir pour l’agriculture et la forêt remet tout en question. «  L’argument est simpliste , estime François Tacquard. Au prétexte que la forêt protège l’environnement et capte du carbone, il ne faut plus y toucher. Or ces plantations d’épicéas en rang militaire sont des désastres écologiques. »

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200 espèces à l’hectare dans un pâturage réhabilité

Selon les acteurs locaux, depuis cette loi, «  tout bloque, tout est verrouillé, les techniciens de la direction de l’environnement appliquent le texte à la lettre, méconnaissant les réalités du terrain.  »

Or, les spécialistes s’accordent à dire qu’un pâturage réhabilité contient 200 espèces différentes à l’hectare ; une forêt d’épicéas en compte une. «  Ça ne va plus, il faut tout remettre sur la table  », tempête François Tacquard. «  Certes il y a eu des abus de défrichements forestiers, notamment autour des villes, mais là, on est dans l’extrémisme. »

L’objectif du colloque du 12 juin est d’inviter les élus et techniciens et de montrer ce qui a été fait avec l’argent public et ce qui resterait à faire dans le massif vosgien. «  Nous voulons montrer que nous sommes des gens raisonnables, soucieux de l’équilibre sylvo-pastoral et du bien-être des habitants. Nous voulons aussi dialoguer pour mettre en place des procédures efficaces, proches des besoins du terrain et respectueuses des milieux naturels et des paysages  », insistent les organisateurs.(DNA du 11/6)

  • Colloque organisé par l’association de massif vosgien, le parc naturel des Ballons des Vosges et le parc des Vosges du Nord, mercredi 12 juin de 9 h à 13 h, salle de la Laub, 12, rue Saint-Grégoire à Munster.

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mardi 14 mai 2019

De la Chine au bassin du Congo, la mafia du bois

L’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC »vient de mettre à jour une filière « criminelle »  du commerce  international du bois en Afrique centrale dont un groupe chinois, Dejia Group, est le maitre d’oeuvre. 

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Il en est du bois précieux tel l’Okoumé, comme de l’héroïne.  Son commerce – illicite- peut rapporter énormément d’argent. Des millions de $ selon l’ONG  britannique « Environmental Investigation Agency  INC» (sic !) qui vient de rendre public un rapport de 80 pages qui es tle fruit d’une *enquête de quatre longues années

Cette ONG spécialisée dans la dénonciation des « crimes environnementaux »  présente la particularité, afin  de remplir sa mission,  de recourir aux « undercover investigations » soit d’utiliser des « infiltrés » sur le même modèle donc, que les services spécialisés dans la lutte contre les narcos -trafiquants. 

Ses récentes investigations mettent en cause de hautes personnalités gabonaises et congolaises, mais aussi le groupe chinois Dejia Group, un des leaders mondial  du secteur forestier. 

Le bois américain contaminé

Rien de vraiment nouveau sous le soleil, estimeront certains. Pourtant l’enquête d’EIA ne se limite pas à ce constat. Elle tend a démonter que, du  bassin du  Congo, en passant par l’empire du Milieu, c’est aujourd’hui une bonne partie de la filière bois des Etats unis qui aujourd’hui est contaminée avec un bois ou ses dérivés, coupés ou exporté illégalement, ceci suite à la mise en place  d’une vaste entreprise de corruption des responsables gabonais ou congolais ;

Bref un bois présentant tous les divers labels exigés par la réglementation internationale mais pourtant pourri de la tête aux pieds :

Il semble que même sous le règne du très climato sceptique Donald Trump – et à l’aune des relations sino –américaines- cela ne fasse pas rire les Yankee dont les « Bricorama » locaux proposent désormais aux consommateurs américains, attelés à se construire une petite maison dans la prairie, toute les déclinaisons d’un bois 100 %  « made in  corruption ». 

1,5 million d’hectares

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Cible principale de l’ONG  le groupe Dejia, contrôlé par le magnat chinois Xu Gong De,  qui gère au bas mot  1, 5 millions d’hectares de forêts tropicales au Gabon et au Congo. (La chine est le principal importateur de bois du bassin du Congo, ce pour une valeur estimée à 800 millions de $. Aucune loi n’y régit l’importation de bois illégal).  C’est l’un des groupes forestiers les plus influents d’Afrique. M. Xu est présent dans la région et tout spécialement  au Gabon depuis le début la fin des années 80 où il a été « attiré à l’époque par son proche parent, » Jean Ping le chef de cabinet alors d’Omar Bongo devenu depuis l’opposant principal d’Ali Bongo (1). 

Ainsi les enquêteurs « sous couverts » d’EIA,  reprochent t-ils   à son groupe, entre autres délits et crimes,  d’avoir manipulé en 2016  le processus d’attribution de la concession forestière de Lebama au Congo (140 000 hectares), mais aussi la surexploitation illégale  d’espèces réglementées (15 000 arbres pour une seule filiale congolaise), et encore l’exportation d’agrumes  pour 80 millions de $ du Congo au-dessus du quota légal. (Entre 2013 et 2016). 

Enfin et pour faire bonne mesure,  la soustraction au titre de l’impôt au Gabon au Congo pour plusieurs millions de $. (3 à  7 millions de $ par an selon l’estimation plancher d’EIA)

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Autant de délits, qui bien que mis à jour localement,  sont restés impunis « à cause des pots de vin (versés par Dejia) régulièrement à des fonctionnaires de tous niveaux et aux décideurs, y compris certains ministres » précise l’ONG.

Le ministère des mallettes 

Mister XU et son groupe entretiennent aussi les meilleures relations avec les dirigeants du Congo-Brazza : Denis Sassou N’Guesso et son inamovible  ministre de l’économie forestière Henri Djombo, (19 ans titulaire du poste). Mr Djombo a ainsi occupé ou occupe d’éminentes fonctions internationales : président de l’Organisation africaine du bois,  Président la Commission des Forêts d’Afrique Centrale, président du Bureau du conseil international de coordination du Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO. 

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Mr Djombo s’avère donc être l’une des plus éminente figure de la préservation de la forêt du bassin du Congo, deuxième massif forestier du monde après celui de l’Amazonie.  

Une sommité dont l’ EIA rapporte devenue  « l’un des proches alliés de la famille» XU et qu’ « en échange de ses services», une « mallette pleine d’argent liquide (lui) était fréquemment remise ». 

Selon les détails rapportés par les taupes d’EIA,  une « mallette » ne saurait contenir moins de 157 000 $.

Henri Djombo, vieux crocodile du Parti congolais du Travail (PCT),  ne serait donc  pas « de bois » et la « fréquence » évoquée  explique  comment en 2016, une filiale du groupe chinois, la Sicofor, a remporté haut la main, l’appel d’offre de « la dernière zone forestière disponible» en République du Congo. 

L’erreur d’Henri Djombo (recyclé depuis comme Ministre d’ Etat à l’Agriculture) est d’avoir été insuffisamment partageux. Nombre des informations ayant alimentées les investigations d’EIA « viennent tout droit de son ministère» assure à Mondafrique une source proche du dossier. 

« L’infâme association » 

Quoi qu’il en soit, le groupe chinois fort des services ainsi rendus pèse 36 % de tout le bois exporté du Gabon et du Congo Brazzaville vers les Etats-Unis et 40 % de l’Okoumé , (une essence particulièrement protégé ) utilisée par les consommateurs américains. Ceci à partir de filiales off shore basées à Hong Kong : «  Le groupe Djeia a pu introduire environ 25 millions de $ de produits de source illégale aux Etats Unis au cours des dix dernières années » estime EIA. 

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Certes  nombre des clients Yankee de Djeia ne découvrent ni  l’eau humide ni le caractère illégal de ces importations : Ainsi, Jim Green, patron d’Evergreen, premier importateur US d’Okoumé, n’abuse t-il pas lui de la langue de bois : «  Tout le monde réclame un pot de vin ; toute la machine doit être graissée pour que les choses marchent bien. Je m’en fiche, je le comprends, c’est comme ca que ca fonctionne. Je le fais ». 

« Business is business » certes, mais cette relation commerciale n’en est pas moins qualifiée d’ « infâme association » par EIA qui relève que ,de fait, c’est l’ensemble la chaîne d’approvisionnement en bois des Etats Unis qui est contaminée. Des millions de consommateurs américains participent, malgré eux, par leurs achats d’un bois certifié « vert » à la pérennisation d’un vaste système de corruption, d’exploitation illégale de la forêt et d’évasion fiscale massive.

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Ce soutient indirect à la « mafia chinoise du bois » irrite d’autant plus l’administration US que Washington est en pleine guerre commerciale avec Pékin. La publication du rapport  intervient alors même que Brazzaville est depuis des mois en pleine renégociation de sa dette avec le FMI, soit près de 10 milliards de $ et dont les chinois détienne au bas mot  30 %. Et  les USA sont aussi les premiers contributeurs financiers du  FMI… 

Dans ce contexte explique à Mondafriqueun opposant congolais qui a suivi de près et participé à l’enquête d’EIA, « cette affaire de bois toxique est explosive. Au delà des considérations environnementales et réglementaires, renflouer Brazzaville, revient pour les américains à financer les fraudes fiscales  des entreprises chinoises au détriment de l’Etat congolais »

Autrement dit Washington devrait ainsi subventionner les exportation frauduleuses chinoises sur son propre territoire. 

Et d’en déduire que  « ne va pas passer comme une lettre à la poste !

(1) Jean Ping est le neveu de Mister XU,  magnat du groupe Dejia, et «principal contributeur de sa dernière campagne présidentielle » selon des confidences recueillies par l’ONG. 

A Libreville on promet de  « recouper », à Brazzaville on reste de marbre.   

Dans un communiqué alambiqué en date du 29 mars 2019,  le ministre Gabonais des Forets et de l’Environnement, Guy-Bertrand Mapangou, indique  s’interroger  « sur les véritables objectifs poursuivis par les auteurs de cette enquête à charge et au caractère inquisitoire, alors que la règle en la matière impose l’impartialité qui suppose le respect des principes tels que la présomption d’innocence, le contradictoire, etc. » (sic).

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Mais c’est pour préciser ensuite  que : «  le Gouvernement gabonais rejette ces accusations et la tentative maladroite des auteurs de l’enquête menée, visant à discréditer le Gabon à partir d’actes isolés qu’aurait commis un opérateur privé ». 

Et d’expliquer que les autorités ont ouvert  leur propre enquête « afin de mieux recouper ces allégations et se réserve le droit de poursuivre les auteurs de tous ces actes répréhensibles, dès que la lumière sera faite ».

Du pain sur la planche pour le ministre déjà mobilisé par l’opération anti-corruption baptisée  « Mamba » et initiée peu avant les révélations d’EIA avec pour objet d’éradiquer « la mafia »,  selon les propres termes du ministre, qui gangrénerait son administration.  

Les tentatives de Mondafrique d’obtenir une réaction de la SICOFOR  à Pointe Noire et de M. Henri Djombo (auteur d’un ouvrage joliment titré «  les bénévoles »)  sont restées infructueuses. (Une enquête d’Eric Laffitte, journaliste à "Mondafrique")

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mercredi 10 avril 2019

La forêt ivoirienne

Cacao, les enfants pris au piège

De Franceinfo, publié le 10 janv. 2019. Le travail des enfants dans les plantations a-t-il disparu, comme s'y est engagée l'industrie du chocolat en 2001 ? "Envoyé spécial" a enquêté en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao.

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