mercredi 31 août 2022

L'Europe se prépare à un hiver sans gaz russe

Thermostats en baisse et chaussettes en laine: les Européens se préparent à un hiver difficile faute de recevoir assez de gaz provenant de Russie, dont l'invasion de l'Ukraine il y a six mois, a bouleversé le monde de l'énergie.

thermostatEn première ligne, les Lettons n'ont déjà plus de gaz russe, depuis fin juillet, et savent à quoi s'en tenir pour les prochains mois. "Les prix de l'énergie sont tellement exorbitants que nous avons installé notre propre chauffe-eau, c'est moins cher à utiliser que d'avoir recours à l'eau chaude collective", raconte Juons Ratiniks, habitant de la petite ville de Rezekne, non loin de la frontière russe.

Ce garde-frontière à la retraite prévient les "politiciens" qu'il attend une aide pour payer ses prochaines factures en hausse, sinon "ça va chauffer pour eux!"

Comme la Lettonie, le robinet de gaz russe est déjà coupé pour la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Pologne. Chez les autres, les flux vers l'Europe se tarissent: ils étaient en baisse d'environ 70% en juillet sur un an, selon plusieurs experts interrogés par l'AFP.

Dans les capitales du continent, la perspective de radiateurs froids ou d'usines à l'arrêt hante les gouvernements, qui savent que Vladimir Poutine use stratégiquement de l'arme énergétique. Les baisses de livraisons ont fait flamber les prix du gaz et, dans son sillage, de l'électricité, puisque nombre de centrales thermiques tournent au gaz. Le pétrole a aussi augmenté avant toutefois un reflux récent.

La guerre a déclenché la "première véritable crise énergétique mondiale de l'histoire", juge Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Et l'Europe se situe "à l'épicentre de la tourmente".

Le gaz est si crucial -surtout dans les pays très dépendants comme l'Allemagne pour son industrie lourde- qu'il est exempté de sanctions européennes, contrairement au charbon (embargo total) et au pétrole (embargo progressif).

- "Opération thermostat" -

Les flux déjà considérablement réduits dans le très important gazoduc Nord Stream 1 entre Russie et Allemagne "vont fluctuer entre zéro et 20% de la capacité ces prochains mois, entraînant une récession en Europe lors de l'hiver 2022/23", prédit Matt Oxenford, de l'Economist Intelligence Unit.

En cas de pénurie, les autorités couperont l'alimentation en priorité aux entreprises: en France comme en Allemagne, les gouvernements sont en train de choisir lesquelles seront sacrifiées en premier.

Mais les consommateurs qui se chauffent ou cuisinent au gaz sont aussi appelés à économiser l'énergie, alors que Bruxelles demande aux 27 pays membres de réduire de 15% leur consommation de gaz.

L'Italie a lancé dès le printemps une "opération thermostat" pour baisser le chauffage et réduire la climatisation dans les écoles et administrations. Initiative imitée par l'Espagne et l'Allemagne.

Dans ce dernier pays, une campagne a été lancée pour baisser la climatisation, privilégier les transports en commun ou acheter un pommeau de douche moins dispendieux en eau. De nombreuses villes ont diminué la température de l'eau des piscines ou l'éclairage urbain.

"J'économise l'énergie", explique Annette Kapaon, retraitée de 70 ans rencontrée à Berlin. "Je ne chauffe que la pièce où je passe du temps, dans les autres c'est juste pour que rien de gèle".

- Charbon et GNL -

La France a bloqué les prix réglementés du gaz pour les particuliers, mais en Allemagne, la facture des ménages s'alourdira de plusieurs centaines d'euros par an.

Face à l'hiver difficile qui s'annonce, le centre de conseil aux consommateurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie n'a jamais été autant sollicité en plus de 40 ans d'histoire. "Il y aura de nombreux ménages qui ne pourront pas payer", s'inquiète son porte-parole Udo Sieverding.

Beaucoup se renseignent sur l'installation de panneaux solaires, selon lui. Mais les vendeurs de charbon font aussi face à une ruée.

La France renoue pour sa part avec la "chasse au gaspi" des années 70: les magasins qui utilisent la climatisation sont priés de garder les portes fermées.

C'est aussi la course pour trouver des sources d'énergie alternatives comme le gaz naturel liquéfié (GNL) ou le charbon, pourtant très polluant.

La France a donc renoncé provisoirement à fermer une centrale à charbon et veut installer un nouveau terminal méthanier flottant, une décision décriée par les défenseurs de l'environnement. (selon "France-Antilles")

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mardi 30 août 2022

Arnaque au bois de chauffage

Une arnaque de plus en plus répandue

chauffeAlors que la facture de gaz et d’électricité a bondi en France ces dernières semaines en raison de la guerre en Ukraine, de nombreux Français se sont tournés vers le chauffage au bois. Si l’offre est en pleine expansion, les escroqueries entourant sa vente se sont également multipliées.

Une arnaque qui touche aussi bien les professionnels que les particuliers. Alors que les stocks de bois s’amenuisent et que les délais de livraison s’allongent chez certaines entreprises spécialisées, de plus en plus d’acheteurs de bois se tournent vers des sites proposant des offres à prix cassé.

Des sites frauduleux derrière les offres les plus attractives

Pourtant, les sites proposant les tarifs les plus attractifs sont aussi ceux qui sont les plus susceptibles de cacher une arnaque. Dans les faits, les victimes font leur commande en ligne, pensant être livrées rapidement mais une fois le paiement reçu, les escrocs ne donnent plus de signes de vie et plus aucun moyen n’est accessible pour les contacter.

Une victime résidant à Ouistreham, dénommée Sylvie Durouge, a témoigné d’une escroquerie subie il y a quelques semaines. «J'ai commandé une palette de granulés en ligne qui n'est jamais arrivée», a expliqué cette dernière, avant de ne plus recevoir de nouvelles du vendeur. «C'est là que j'ai compris que je m'étais faite arnaquer».

Les escrocs usurpent l’identité de chefs d’entreprise

Une autre arnaque touche aussi les professionnels et les chefs d’entreprise. Pour cela, les escrocs se servent d’une société existante pour créer une fausse annonce sur des sites comme Leboncoin. Les arnaqueurs proposent ensuite des prix plus intéressants que l’entreprise dont elle a pris l’identité.

Pour témoigner de cette arnaque, David Duchamp, chef d’une entreprise de bois de chauffage, a expliqué avoir vu son nom sortir sur un site frauduleux sur internet alors qu’il ne fait pas de vente en ligne. «Je recevais plus de dix appels dans la journée. Ils me disaient j’ai payé cette somme, il faut me livrer. Pendant quelques mois, ça m'a fait une mauvaise réputation», a affirmé ce dernier sur TF1.

Comment éviter de se faire piéger ?

Pour les particuliers, la première chose à faire pour éviter de se faire piéger est de ne pas céder à la tentation d’une vente bien plus avantageuse que les prix du marché. D’autant plus si la livraison annoncée est très rapide pour le volume de bois demandé.

L’autre point à surveiller est la méthode de paiement. Si le site frauduleux vous propose de payer en mandat cash ou en virement bancaire, cela doit vous interpeler car la traçabilité est moindre.
Enfin, les mentions légales du site vendeur peuvent être vérifiées si vous avez le moindre doute sur la fiabilité de l’entreprise. Pour être totalement sûr de ne pas subir la moindre escroquerie, il est enfin conseillé de vous rendre chez des enseignes réputées et fiables, ayant une expérience confirmée. (selon C-news)

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lundi 29 août 2022

Les algues de Saint-Pierre et Miquelon

Depuis plusieurs jours dans l'archipel, un bureau d'étude effectue un état des lieux de la ressource en algues à Saint-Pierre et Miquelon.

miquelonDurant deux semaines, des repérages sont effectués à différents endroits de Saint-Pierre et de Miquelon afin d'étudier la ressource en algues. Objectif : cartographier les champs marins. Deux ingénieures sont venues sur le plateau de Saint-Pierre et Miquelon la 1ère pour expliquer la démarche

Plusieurs méthodes réalisées

Grâce à une météo clémente, les zones d'études sont survolées en drone, assez près de la surface. C'est la société Geomatic Development qui est chargée de ce chantier. En parallèle, sur la partie marine, les ingénieures travaillent de concert avec la société Allen Mahé grâce à un dispositif photographique, qui est immergé. Une zone est déterminée afin de la cartographier très précisément. Puis dans un second temps, des transects - ou lignes - sont effectués  afin de repérer la "biomasse algale" mais aussi "des espèces", comme le relatent les deux ingénieures invitées sur le plateau de Saint-Pierre et Miquelon la 1ère.

Ces méthodes permettent à terme une vision globale et complète pour déterminer la répartition et les quantités d'algues présentes dans l'archipel. Les conclusions des recherches seront présentées en septembre prochain.

Algoculture, filière d'avenir pour l'archipel ?

Utilisées dans l'alimentaire, la cosmétique ou encore le milieu médical, les algues sont un marché en pleine expansion et pèsent 15 milliards d'euros au niveau mondial.
Pour le moment, il est encore trop tôt pour savoir si celles présentes sur les côtes de Saint-Pierre et de Miquelon pourront à terme être intégrées dans une filière de production.
Ce qui est sûr c'est que plusieurs acteurs locaux et économiques s'y intéressent.

En mars dernier par exemple, cette plante aquatique avait été à l'honneur lors de la sixième édition de la semaine de l'emploi maritime. À cette occasion, la plateforme de recherche scientifique avait organisé une sortie sur le terrain à l'anse à Ravenel à Saint-Pierre, dans le but de sensibiliser les habitants aux différentes espèces présentes sur l'île.Une fois terminés, les prélèvements et résultats de la cartographie de l'archipel seront transmis à une entreprise métropolitaine qui déterminera la présence de molécules bioactives. Cette étape permettra de savoir dans quels domaines (pharmaceutique, cosmétique, agro-alimentaire...) les algues de Saint-Pierre et Miquelon peuvent être valorisées. (selon France.info)

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dimanche 28 août 2022

Tombouctou, site du patrimoine mondial de l’UNESCO

Le château d’eau de la discorde

TombouctouLe Bien « Tombouctou » a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1988 en même temps que le site « Villes anciennes de Djenné » sur la base de critères culturels qui justifient leur Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE), conformément aux Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. Cette convention a été adoptée par l’Unesco en octobre 1972 et ratifiée par le Mali le 5 avril 1977.

De cette période à aujourd’hui, le Mali a inscrit deux autres sites nationaux, à savoir les Falaises de Bandiagara (pays dogon) en tant que Bien Mixte (culturel et naturel) et le Tombeau des Askia à Gao en tant que vestige imposant, témoin de la grandeur du puissant Empire Songhoy aux 14ème -16ème siècles.

Ces différents sites patrimoniaux de valeur universelle ont connu diverses fortunes dans le cadre de leur gestion et conservation. L’Etat partie du Mali, en étroite collaboration avec l’Unesco et certains partenaires techniques et financiers (Coopérations néerlandaise et allemande, World Monument Fund, Union européenne…), a fourni d’énormes efforts pour la conservation et la mise en valeur des sites, comme en témoigne la création en 1993 de structures déconcentrées de gestion appelées Missions Culturelles.

En 2012, la crise sécuritaire et institutionnelle qu’a vécu le Mali a eu un impact très négatif sur les sites du patrimoine culturel du Mali en général mais singulièrement sur ceux situés dans le septentrion : Tombouctou, Gao et Kidal.

Suite à la destruction des mausolées de Tombouctou et la dégradation d’autres biens et éléments du patrimoine culturel (matériel et immatériel), l’Etat malien a demandé l’inscription de ces deux sites sur « la Liste du patrimoine mondial en péril », lors de la 36ème Session du Comité du patrimoine mondial à Saint-Pétersbourg en Russie en juillet 2012.

Cette crise fut à l’origine de la grande mobilisation de la communauté internationale autour du patrimoine du Mali sous l’égide de l’Unesco. On peut noter entre autres réalisations, la reconstruction des mausolées et l’exfiltration des manuscrits anciens de Tombouctou vers le sud du pays.

Les actions d’envergure réalisées à Tombouctou et Gao, grâce à l’implication de la communauté internationale, ont constitué un début d’apport de mesures correctives pour le retrait des sites du Mali de la liste en péril.

Au moment où ces actions sont en cours pour l’aboutissement du processus de retrait, la réalisation d’un château d’eau dans l’emprise de la mosquée monumentale de Djingareyber (construite au 14ème siècle par Kankou Moussa) au nom du Président de la Transition est venue l’altérer.

Malgré deux lettres officielles du ministre chargé de la Culture adressées au Gouverneur de la Région de Tombouctou (le 13 et le 23 mai 2022) et les efforts d’explication pour dissuader de construire le château dans un autre endroit de la ville, rien n’y fit. Ceci est d’autant malheureux que la construction dudit château d’eau est survenue au moment où le ministère chargé de la Culture, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial de L’Unesco, se trouve engagé dans des actions pour aboutir à un état de conservation souhaité en vue du retrait des trois sites de la Liste du patrimoine en péril (Tombouctou, Djenné et Tombeau des Askia).

Il est à la fois incompréhensible et surprenant, qu’un Directeur d’une Entreprise, natif de Tombouctou soit derrière cette œuvre dont l’interférence visuelle entache l’harmonie de l’environnement architectural du monument.

Ce comportement vis-à-vis du patrimoine de Tombouctou, au nom du Président de la Transition, frise un zèle inexplicable d’autant que celui-ci prône ouvertement son attachement indéfectible aux valeurs culturelles ancestrales et à notre patrimoine séculaire dont un des fleurons est Tombouctou.

Les ressources inépuisables du Mali, terre de culture, d’histoire et de grandes civilisations, sont celles du patrimoine qui fondent sa notoriété, sa grandeur et le respect que le monde entier lui voue. Vouloir dégrader un élément emblématique de ce patrimoine envié de tous, quelle que soit la raison, c’est porter une atteinte grave à notre identité et nos valeurs culturelles matérielles et immatérielles mondialement reconnues et appréciées.

Le déplacement de ce château d’eau estampillé du nom du Président de la Transition et sa relocalisation en dehors de la zone tampon du périmètre classé sont nécessaires si l’on veut sortir Tombouctou de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Il permettra de minimiser l’impact visuel sur la mosquée monumentale de Djingareyber et préserver ainsi l’harmonie du paysage architectural et urbain de la ville de Tombouctou qui subit les effets pervers du développement urbain incontrôlé, malgré son classement dans le patrimoine culturel national par décret en 1992.(selon Maliweb.com)

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samedi 27 août 2022

Assassinat d'un père de famille afghan à Colmar

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Depuis plus de huit jours, bien des rumeurs ont circulé à propos de cette affaire. Et la presse en a parlé tous les jours, au point que le procureur de la république a dû publier un communiqué officiel !

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vendredi 26 août 2022

Tartes flambées

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jeudi 25 août 2022

Richard Cœur de Lion prisonnier à Haguenau

Capturé au retour de la 3e croisade, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a séjourné à plusieurs reprises à Haguenau. Il y a été en 1193 le prisonnier et l’hôte d’Henri VI, empereur du Saint-Empire romain germanique.

haguenau

L’histoire est racontée sur les monumentaux vitraux, signés Léo Schnug, qui trônent à l’entrée du musée historique de Haguenau. Le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a effectué, contre sa volonté, plusieurs séjours dans le château impérial de Haguenau, la Pfalz.

 Il est arrivé là au terme de la 3e croisade, dans laquelle il s’était engagé en 1189 avec l’empereur du Saint-Empire romain germanique Frédéric Barberousse et le roi de France Philippe Auguste. Objectif : libérer Jérusalem, dont Saladin s’était emparé deux ans plus tôt.

Accusé d’avoir trahi les croisés

Mais rien ne se passe comme prévu. Frédéric Barberousse, parti aves ses troupes de Haguenau, se noie en Asie Mineure avant d’arriver en Terre sainte. Les rois d’Angleterre et de France réussissent certes à prendre Saint-Jean d’Acre mais les relations entre eux s’enveniment et Philippe Auguste décide de rentrer en France. Richard, qui ne parvient pas à reprendre Jérusalem et s’inquiète des vélléités de son frère Jean sans Terre de le détrôner, finit par négocier une trève avec Saladin et prend lui aussi le chemin du retour. Victime d’une tempête, son bateau fait naufrage et il est capturé par le duc Léopold d’Autriche, qu’il avait humilié lors du siège de Saint-Jean d’Acre.

Henri VI, le successeur de Frédéric Barberousse, exige alors la remise du prisonnier avec qui il est en conflit pour la possession de la Sicile. Il décide de le faire comparaître devant un tribunal impérial. Le roi d’Angleterre est accusé d’avoir mené des tractations secrètes avec Saladin et d’avoir détourné l’héritage de Sicile qui devait revenir à Henri VI.

Leopold conduit d’abord son prisonnier à Haguenau en février 1193. Puis il le livre en grande pompe à l’empereur le mois suivant à Spire où se tient une diète impériale. Le roi d’Angleterre est ensuite emprisonné au château du Trifels dans le Palatinat, propriété de l’évèque de Strasbourg, en attendant son procès dont l’une des audiences a eu lieu à la résidence impérale de Haguenau.

La sentence est prononcée à Worms : Richard doit payer la somme colossale de 100 000 marcs d’argent. En attendant son versement, Richard est à nouveau enfermé au château de Trifels. Il fera ainsi plusieurs allers-retours entre sa résidence surveillée où les conditions de détention sont parfois difficiles, et le palais de Haguenau, au gré de l’humeur de l’empereur qui s’agace de ne pas voir la rançon arriver.

Lors de l’un de ses séjours en Alsace, il évoque son sort dans une lettre adressée à sa mère, Alinéor d’Aquitaine : « Je viens d’être libéré de ma prison du Trifels et je peux désormais vivre et séjourner à la Cour impériale de Haguenau où l’empereur et son épouse Constance me reçoivent avec les honneurs ».

Une somme colossale

C’est là qu’il passera les derniers mois à attendre que les barons anglais finissent par réunir et par verser la rançon entretemps réévaluée à 150 000 marcs. Le roi d’Angleterre est finalement libéré le 4 février 1194 après un an et six semaines de captivité.

La légende raconte qu’il se serait alors rendu en pèlerinage en Alsace pour déposer ses liens symboliques de captif en l’église Notre-Dame de la Délivrance de Niedermunster, l’abbatiale romane située au pied du mont Sainte-Odile, avant de repartir pour l’Angleterre.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que la fortune versée par Richard a permis à Henri VI d’organiser l’expédition militaire qui lui permettra enfin de prendre le contrôle du royaume de Sicile. Une expédition dont le départ a été donné en mai 1194 de Haguenau. (selon DNA du 16/8/22)

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mercredi 24 août 2022

Saint-Gilles revient

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mardi 23 août 2022

Au Vietnam, la pénurie de taxis exaspère les étrangers

La “grande démission” touche les chauffeurs de taxis vietnamiens, victimes de la hausse du prix de l’essence. Un phénomène qui complique beaucoup la vie des voyageurs et des expatriés, explique le site “Nikkei Asia”.

vietnamÀ Hanoï comme à Hô Chi Minh-Ville – notamment à l’aéroport international de Tan Son Nhat, le plus grand du pays –, les bagarres sont devenues quotidiennes entre usagers des rares taxis en circulation. La faute au prix de l’essence, qui depuis plusieurs mois dissuade les chauffeurs de reprendre le travail alors que les restrictions sanitaires ont été levées et que la demande a explosé.

“J’ai passé plus de trente minutes à chercher un taxi avec mon smartphone, mais il n’y a aucun véhicule disponible aux alentours”, expliquait le mois dernier un expatrié japonais qui travaille à Hô Chi Minh-Ville. Cette nuit-là, alors que des trombes de pluie s’abattaient sur la ville, il a dû patienter une bonne heure avant d’être pris en charge et de pouvoir rentrer chez lui.

Cette pénurie de taxis dans les deux plus grandes villes du pays commence à affecter sérieusement la qualité de vie du personnel international comme à compliquer les déplacements des voyageurs de passage – les Vietnamiens, quant à eux, ayant l’habitude de se déplacer à moto.

En général, au Vietnam, les chauffeurs paient eux-mêmes leur essence tandis que les compagnies de taxis mettent un certain temps avant d’ajuster leurs tarifs. “Ma marge est devenue si réduite que la vie est devenue difficile pour moi”, déclare un chauffeur qui exerce à Hanoï. D’où, ces derniers temps, le grand nombre de démissions parmi les professionnels qui préfèrent changer de métier. (selon "Courrier international")

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lundi 22 août 2022

Mali : des mercenaires de Wagner tués par un groupe djihadiste

Un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda aurait tué quatre paramilitaires du groupe Wagner au Mali. Un guet-apens qui survient alors que le pays a décidé de miser sur la Russie plutôt que sur la France pour lutter contre les djihadistes.

maliLe Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda a affirmé avoir tué quatre paramilitaires du groupe de sécurité privé russe Wagner dans une embuscade dans le centre du Mali. L’information a été confirmée par deux élus locaux et une source hospitalière, tandis qu’un haut responsable de l’armée malienne dans le centre se refusait de confirmer ou d’infirmer.

Samedi, « un groupe de mercenaires de Wagner est sorti à motos dans la région de Bandiagara, partant du village de Djallo et se dirigeant vers les montagnes », dit le communiqué. « Les soldats d’Allah les guettaient et ont pu tuer quatre d’entre eux et le reste s’est enfui », poursuit l’organe de propagande du groupe djihadiste.

Le GSIM, dont l’influence sur le terrain ne cesse de s’étendre, comprend une myriade de groupes djihadistes et opère principalement au Mali et au Burkina Faso.

Présence russe renforcée

Dans un contexte sécuritaire très dégradé, la junte s’est détournée de la France et de ses partenaires, préférant s’en remettre à la Russie pour tenter d’endiguer la propagation djihadiste qui a gagné une grande partie du pays ainsi que le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le Mali a fait appel massivement à ce qu’il présente comme des « instructeurs » venus de Russie pour soutenir son armée. Bamako dément toutefois toute présence du groupe privé russe Wagner. La Russie avait admis en mai une présence de Wagner au Mali « sur une base commerciale », sans lien avec Moscou.

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