jeudi 28 juillet 2022

Revalorisation des retraites : c'est quand ?

 Quand Bruno Le Maire et Macron se moquent des retraités et des français !

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Pourquoi le gouvernement a fait revoter les députés ?

Dans un premier temps, l'Assemblée avait voté une revalorisation supplémentaire pour les pensions de retraite. Mais à 2h38, un nouveau scrutin a eu lieu à la demande de Bruno Le Maire.

Le revirement de situation a fait hurler les députés de l'opposition. Dans un premier temps, plusieurs députés de la Nupes notamment se satisfont d'avoir réussi à voter, contre l'avis du gouvernement, pour une revalorisation supplémentaire des pensions de retraite, à hauteur de l'inflation réelle, pour un montant total de 500 millions d'euros.

L'amendement, déposé par Charles de Courson (membre du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires), propose une revalorisation supplémentaire de 0,4% pour les retraites du privé, complétant les augmentations prévues par le gouvernement (+1,1% en janvier et 4% en juillet) afin de "prendre en compte le niveau réel de l'inflation". À 18h34, l'amendement est voté par 186 pour et 181 voix contre.

Un dispositif "injuste" selon Bruno Le Maire

Une satisfaction de courte durée puisqu'à 1h42, Bruno Le Maire demande une seconde délibération. Dans son argumentaire, le ministre dénonce un dispositif "injuste" dans son financement. "Cet amendement est financé en prélevant les sommes sur les pensions de retraite civiles et militaires de l'État. Ça ne me paraît pas juste" argumente le ministre.

Pour convaincre avant la seconde délibération, il affirme qu'il est "probable que les retraites, étant donné le niveau d'inflation, seront revalorisées en janvier 2023", ce qui selon lui rend "inutile" l'amendement revalorisant les pensions du privé. À 2h38, un nouveau scrutin a lieu et cette fois, les députés rejettent la revalorisation supplémentaire des pensions du privé.

Les oppositions dénoncent une "folie démocratique"

Une demande tout à fait autorisée par les articles 101 et 119 du  règlement de l'Assemblée Nationale, qui permet au gouvernement de demander une seconde délibération. Si la stratégie est autorisée, elle a du mal à passer pour les députés de l'opposition.

"En procédant de la sorte, vous êtes en train d'abîmer très fortement ce Parlement", a lancé le député de Marseille (Nupes) Manuel Bompard, tandis que la députée RN de Gironde Edwige Diaz dénonce une "manoeuvre" et pointe du doigt le "retournement de veste" des députés Républicains, qui ont finalement voté pour la suppression de la revalorisation initialement adoptée. Un revirement des députés LR qui interroge également la députée Nupes de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain.

Une revalorisation début 2023 ?

Le résultat de cette seconde délibération a immédiatement été contesté par certains députés de l'opposition. Selon eux, plusieurs parlementaires n'ont pas entendu l'appel au vote annoncé par la vice-présidente de l'Assemblée nationale, Élodie Jacquier-Laforge.

Le RN Sébastien Chenu a demandé de "renvoyer immédiatement en commission cette délibération", le chef de file des écologistes Julien Bayou a proposé que le gouvernement "dépose lui-même un nouvel amendement" permettant ainsi un nouveau vote et Ugo Bernalicis (LFI) a demandé "une seconde délibération sur la seconde délibération".

Finalement, les députés ont suivi la proposition de la présidente de voter sur l'ensemble de l'article par scrutin public, qui a confirmé le résultat de la deuxième délibération. Rendez-vous est pris début 2023 pour une possible nouvelle revalorisation. (selon Yahoo-Infos)

Mais qui y croit encore ?

Posté par jl boehler à 06:09 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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