vendredi 31 décembre 2021

Australie: incidents antisémites en hausse de 35% en 2021

88 incidents antisémites avaient été relevés pour le seul mois de mai durant l'opération "Gardien du mur".

australieLes incidents antisémites ont augmenté de 35% au cours de la dernière année en Australie, avec plus de 440 cas enregistrés, selon un rapport du Conseil exécutif de la communauté juive australienne. 

Le rapport publié dimanche recense 272 attaques incluant des agressions physiques, du harcèlement verbal, du vandalisme et des graffitis, et 175 menaces en 2021, contre 331 attaques l'année précédente. 

Le rapport souligne une hausse des violences physiques et du harcèlement, qui ont augmenté de 14 %, passant de 128 à 147 incidents, et des graffitis, qui sont passés de 42 à 106. Les affiches et autocollants antisémites ont enregistré une hausse de 157 %.

"Derrière les statistiques se cachent des histoires personnelles terribles d'intimidation antisémite persistante à l'encontre d'étudiants juifs, ou d'agression physique brutale d'un homme sur le chemin de la synagogue", a indiqué dans un communiqué de presse Julie Nathan, auteure du rapport.

Elle a également mentionné le déploiement d'un drapeau nazi au-dessus d'une synagogue à Brisbane, et la peinture à la bombe d'une synagogue à Adélaïde.

"Ce qui est peut-être pire, c'est le discours honteux que l'on observe en ligne et parfois dans les médias, de ceux qui, pour une raison quelconque, cherchent à rationaliser ou à minimiser ces événements", a-t-elle déclaré, précisant que 88 incidents antisémites avaient été relevés pour le seul mois de mai durant l'opération "Gardien du mur" de Tsahal à Gaza. (selon "i24news")

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jeudi 30 décembre 2021

Venezuela : litige autour d'un magot stocké en Angleterre

Le bras de fer entre Nicolás Maduro, président contesté, et Juan Guaidó, président par intérim, ne fléchirait pas pour tout l’or du monde. Surtout pour celui du Venezuela, ces 31 tonnes d’or, qui dorment dans les coffres de la Banque centrale anglaise. L’équivalent de près d’un milliard d’euros, dont les deux hommes politiques se disputent la paternité.

venezuelaCe lundi 20 décembre, la Cour suprême britannique a renvoyé l’affaire de l’or vénézuélien devant le tribunal de Commerce. Une décision qui fait suite à un appel de Juan Guaidó, qui contestait la reconnaissance de Maduro comme président du Venezuela par un précédent jugement. «Les tribunaux britanniques refuseront de reconnaître tout jugement d’une juridiction étrangère, comme ceux de la Cour suprême du Venezuela, s’ils sont en conflit avec notre politique nationale» peut-on lire dans le communiqué publié par la Cour suprême britannique, dans laquelle elle motive cette décision.

C’est une véritable course au trésor entre les deux hommes forts du Venezuela qui dure depuis plus d’un an. Et un casse-tête pour la Banque centrale britannique, qui se retrouve à jouer le rôle d’arbitre. Depuis janvier 2019, le pouvoir vénézuélien est disputé entre Nicolás Maduro et Juan Guaidó. Quelques mois après la réélection contestée de Maduro, au pouvoir depuis 2013, Guaidó se proclame «président par intérim» en janvier 2019. Il bénéficie alors du soutien d’une cinquantaine d’États étrangers, dont la France et le Royaume-Uni. Un imbroglio juridique

Depuis, le Venezuela est un pays à deux têtes, du moins au plan juridique et vu de l’étranger. Car en interne le président Maduro tient les rênes du pays d’une main de fer et l’étoile d’opposant de Guaido a singulièrement pali, y compris auprès de ses partisans. L’un comme l’autre réclament l’accès à l’or vénézuélien stocké dans les coffres de la Banque d’Angleterre. D’abord par le biais du gouvernement de Caracas, sous la houlette de Nicolás Maduro. Dès le début de la crise sanitaire en 2020, il dit vouloir récupérer ces fonds pour les vendre, et ainsi disposer d’une manne économique pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Il avait déjà fait une demande similaire auprès de Londres en 2018, sans succès. La seconde reste également sans effet. Alors, Caracas dépose une plainte devant la Haute Cour de justice britannique, plus haute juridiction du pays, accusant l’Angleterre «d’empêcher le Venezuela de faire face à une situation d’urgence sanitaire».

En juillet 2020, la justice britannique rend un premier verdict : Juan Guaidó serait le bénéficiaire légitime puisqu’il est reconnu comme «président par intérim» par Londres. Mais la décision est annulée quelques mois plus tard par la Cour d’appel de Londres, relançant le débat. Le 28 janvier dernier, c’est au tour de Juan Guaidó de réclamer l’accès à l’or vénézuélien. En tant que «président par intérim», il estime disposer de la souveraineté qui lui confère ce droit. Une partie de la crise politico-économique du Venezuela se joue désormais à plus de 7 000 kilomètres de Caracas.

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mercredi 29 décembre 2021

Ethiopie : les civils en première ligne du conflit

Rafles, massacres, viols… Les exactions commises contre les civils par les forces gouvernementales et par leurs opposants, les rebelles du Tigré, se multiplient en Éthiopie.

Ethiopie

Alors que le conflit s’enlise dans le nord de l'Ethiopie entre le gouvernement et les rebelles tigréens, les atrocités contre les civils se multiplient, dans un camp comme dans l’autre. L’Onu a lancé vendredi 17 décembre une enquête internationale.

Un rapport d'Amnisty International et de Human Rights Watch a accusé jeudi les forces de police gouvernementales et leurs alliés, les milices amharas, d’avoir commis des rafles au Tigré voisin. Depuis début novembre, les forces pro-gouvernementales auraient rassemblé hommes et femmes dans les villes d’Adebai, Humera et Rawyan, au Tigré occidental, avant de les déporter à l’est, vers la rivière Tekezé, qui marque la frontière entre les zones contrôlées par chaque groupe.

« Quand les gens ont essayé de s’échapper… [les milices] les ont attaqués avec des machettes et des haches pour que personne ne puisse s’échapper… »​ a témoigné un fermier de 34 ans d’Adebai, mentionnant des dizaines de corps.

« Des crimes de guerre »

Les rebelles tigréens ne sont pas en reste. Début septembre, près de 125 civils ont été assassinés par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) dans le village de Chenna, près de Dabat, dans la région Amhara. Niés par le TPLF, les massacres ont été confirmés par des médecins.

Mi-novembre, seize femmes ont été violées par des rebelles tigréens dans la ville de Nifas Mewcha, dans la région Amhara. « Des crimes de guerre »​, voire « des crimes contre l’humanité »​, selon Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Loin d'être seules, ces exactions sont difficiles à documenter. L’État contrôle les médias locaux et entrave le travail des journalistes et des ONG, depuis le début du conflit, en novembre 2020.

À l’époque, le Premier ministre Abiy Ahmed avait envoyé l’armée au Tigré contre le TPLF, qui défiait son autorité. Trois semaines et la prise de la capitale régionale Mekele plus tard, Abiy Ahmed proclamait une victoire express. Mais, en juin, le TPLF avait repris l’essentiel du Tigré, poursuivant son offensive dans les régions voisines de l’Amhara et de l’Afar, jusqu’à se retrouver aux portes de la capitale Adis-Abeba.

Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence début novembre. Depuis,  près de 7000 personnes seraient détenues, selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme, la plupart de l’ethnie tigréenne. Elles sont emprisonnées dans des centres de détention de masse répartis dans l’ouest du Tigré, à Addis-Abeba et dans la région Afar.

Selon l’Onu, le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts, plus de deux millions de déplacés et plongé des centaines de milliers d’Éthiopiens dans des conditions proches de la famine. (selon "Ouest-France")

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mardi 28 décembre 2021

Découverte archéologique en Autriche

Des archéologues ont découvert un bol en or, extrêmement rare, datant de plus de 3 000 ans

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Lors de fouilles menées en Autriche, des archéologues ont retrouvé un bol en or, vieux de trois millénaires. Il s'agit de l'une des plus importantes découvertes dans le pays. Précisions.

Alors qu’ils creusaient les sols d’un site, sur lequel doit bientôt voir le jour une nouvelle ligne de chemin de fer en Autriche, des archéologues ont fait une découverte incroyable !

Un magnifique bol en or, orné d’un motif solaire, a ainsi été découvert lors de ces fouilles menées sur la commune d’Ebreichsdorf, située à une trentaine de kilomètres au sud de Vienne.

Rarissime, l’objet, qui date de 3 000 ans environ, est le premier du genre à être retrouvé en Autriche.

Composé à 90 % d’or (le reste est en cuivre et en argent), le récipient mesure 20 centimètres de diamètre pour 5 centimètres de haut.

Le site archéologique de la trouvaille fut jadis une colonie de l’âge de bronze tardif, laquelle aurait été occupée entre 1 300 et 1 000 avant J-C par une centaine de personnes, référencées comme membres de la civilisation des champs d’urne.

Sur place, les archéologues ont également découvert près de 500 objets en bronze, dont des épingles, des poignards mais aussi des céramiques ou encore des ossements d’animaux.

L’emplacement, près d’un cours d’eau, laisse supposer que l’endroit revêtait une importance rituelle particulière aux yeux des habitants, selon les scientifiques.

Selon le directeur des fouilles, l’archéologue polonais Michal Sip, il s’agit de l’une des plus importantes découvertes archéologiques de ces dernières décennies, en Autriche.

« J’ai travaillé sur plusieurs continents, notamment en Égypte et au Guatemala, mais je n’avais jamais rien découvert de similaire », a-t-il ainsi déclaré, estimant que seule une trentaine de bols de ce type ont été découverts en Europe jusqu’à présent.

Ce bol devrait bientôt être exposé au Musée d'histoire de l’art de Vienne.

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lundi 27 décembre 2021

Bora Bora : un milliardaire américain crée le scandale ...

--- en privant d'eau douce des familles locales

boraboraSur l’île de Bora Bora en Polynésie française, plusieurs familles sont privées d'eau douce depuis 3 mois. En cause : les travaux de réalisation d'une lagune à proximité par la SCI Bora Yes, propriété d'un milliardaire américain. Le chantier aurait endommagé la lentille d'eau douce qui alimente les habitations. Reportage de notre partenaire TNTV.

Sur l’un des motu (îlot entourant l’île principale) de Bora Bora, des familles sont dépourvues d’eau depuis plusieurs mois déjà. Le responsable selon elles : un milliardaire propriétaire d’une partie du motu qui réalise des travaux d’aménagement d’une lagune. Un « caprice » qui a du mal à passer pour les familles car le chantier aurait endommagé la lentille d’eau douce qui alimente leurs habitations, rendant l’eau salée et impropre à la consommation.

Pour Me Thibault Millet, l’un des avocats des familles, le constat est révoltant : « on voit que c’est simplement un caprice de milliardaire parce qu’il ne se satisfait pas du lagon de Bora Bora qui est magnifique. Il veut en plus une petite lagune qui rentre dans son motu. On a vraiment une sensation de dégoût. On parle d’une lentille d’eau qui aurait pu durer probablement des centaines d’années encore. On parle de millions de m3 d’eau douce qui viennent d’être définitivement gâchés ».

Un sentiment de travail bâclé que partage Me Edouard Varrod, l’autre avocat engagé par les familles : « avant même de commencer des travaux, normalement, on est censé faire une étude sur l’impact que vont avoir les travaux sur l’environnement et notamment sur la lentille d’eau douce. Bien évidemment, ça n’a pas été fait dans ce cas-là ». 

Mais face à un milliardaire aux moyens conséquents, difficile pour la petite population du motu aux moyens restreints d’entamer des actions judiciaires. Les familles envisagent de récolter des fonds en passant par la création d’une association. « On va d’abord commencer par se poser la question d’une expertise judiciaire pour déterminer clairement les causes et le fonctionnement de cette salinisation de l’eau et comment on pourrait améliorer les choses à l’avenir, et envisager aussi surtout l’urgence : aujourd’hui, on se retrouve avec une population du motu qui n’a plus d’eau douce », détaille Me Millet. « Il y a une situation pour cette population qui est nombreuse et pour laquelle il va falloir envisager par exemple la mise en place de cuves de récupération d’eau de pluie pour faire face à l’urgence dans les mois qui vont venir en attendant la résolution du problème ».

Pour autant, les familles sont confiantes. L’annulation du permis de construire de la villa de luxe Aquamaris pourrait jouer en leur faveur dans cette affaire… Ce projet touristique de luxe a été freiné fin novembre, après une requête déposée au tribunal administratif par son voisin la société Tahiti Beachcomber. L’hôtelier soutient notamment que les travaux, dont ceux en vue de la réalisation d’une lagune, auront un impact sur l’exploitation de son établissement.(extrait de la presse - Tahiti.fr).

Mais que pèse donc Macron face à un milliardaire américain ? Il paraît pourtant que Bora Bora est un territoire français !!!

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dimanche 26 décembre 2021

A Maisonsgoutte, les économies restent au chaud dans les bas de laine

Même au conseil municipal on compte les sous !

basDécidément, le président de la CEA a semble-t-il été bien reçu lors de sa tournée dans les communes alsaciennes ... sauf à Maisonsgoutte. Et même la fusion des deux départements alsaciens au niveau des "brigades vertes" n'y a rien fait. Alors, après une bonne année de discussions, et même des déplacements en personne de notre très efficace et convaincant Frédéric Bierry et de son alliée la maire de Steige, le conseil municipal de Maisonsgoutte refuse d'ouvrir son "bas de laine" pour adhérer au syndicat des gardes-champêtres (brigades vertes)

- Extrait des délibérations du conseil municipal de Maisonsgoutte :

MeisengottLe débat a certes élé houleux, en atteste le résultat du vote (6 pour, 9 contre). Mais en touchant aux sous, même le maire peut être mis en minorité dans cette commune si originale.

En attendant, motards et conducteurs de puissants 4x4, braconniers, voleurs de bois de chauffage et chapardeurs divers sauront dans quelle commune ils vont pouvoir exercer leurs talents en toute impunité.

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samedi 25 décembre 2021

Sourire à Noël, malgré la pandémie

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vendredi 24 décembre 2021

Auroville, cité utopique de l'Inde

Lutte contre un projet de déforestation

auroville_1La population de la cité utopique d’Auroville se révolte depuis dix jours contre un projet de déforestation, ordonné par le gouvernement. Cette ville du sud du pays a été fondée en 1968 avec pour objectif de créer une communauté du futur, et d'établir une nouvelle harmonie avec l’environnement. Elle jouit maintenant d’une forêt très riche.

Les bulldozers avancent dans le cœur de la forêt d’Auroville, et des dizaines de résidents, indiens comme occidentaux, se placent sur leur chemin. Ils s’opposent à la coupe de dizaines d’arbres, qui doit permettre la création d’une route circulaire dans Auroville. Mais ils sont violemment repoussés par des hommes de main et les arbres tombent.

La nouvelle administratrice de la cité, nommée par New Delhi, affirme que ce tracé respecte les plans initiaux de la ville. Mais les résidents soutiennent qu’il faut les adapter et faire passer la route par une zone non boisée. C’est ce qu’explique cet Aurovilien qui souhaite rester anonyme par peur de représailles : « À Auroville, on a une biodiversité absolument étonnante. Et c'est vraiment la richesse d'Auroville d'avoir pu pendant 50 ans développer ces forêts. En termes de CO2, l'Inde étant très polluante, je pense qu'elle devrait protéger ses forêts plutôt que de les détruire. Pour nous, c'est absolument indispensable de garder ce trésor biologique de forêts, d'animaux sauvages qui sont revenus ici ».

Le tribunal environnemental régional, saisi par des résidents, vient de reconnaître le risque potentiel de cette déforestation. Les juges ont empêché toute nouvelle coupe d’arbre, jusqu’à vendredi prochain. Et demandé aux autorités de prouver que ces travaux sont légaux et justifiés. (de Sébastien Farcis, RFI)

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jeudi 23 décembre 2021

Vaccin gaspillé !

Le Paraguay doit jeter plus de 22 000 doses de vaccin périmées

paraguay_1Malgré un taux de vaccination encore très faible, le petit pays d’Amérique du Sud n’a pu éviter la destruction d’un stock de plus de 22 000 doses du vaccin d’AstraZeneca, dont la date de péremption était dépassée. Une crainte vis-à-vis de ce vaccin en particulier serait la cause de ce gaspillage.

Le mercredi 1er décembre, le gouvernement paraguayen a dû se résoudre à détruire 22 530 doses du vaccin d’AstraZeneca contre la covid-19, alors même que le pays est encore loin d’atteindre ses objectifs en matière de vaccination de la population.

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mercredi 22 décembre 2021

Chine, Corée du Nord... le Japon vise un budget de défense record

Le budget de la défense du Japon pour l'exercice 2021/22 pourrait atteindre un nouveau record annuel d'environ 6.100 milliards de yens (47,5 milliards d'euros), soit un bond de 15% sur un an. La situation sécuritaire de la région se détériore en effet "à une rapidité inédite", entre les provocations de la Corée du Nord et les tensions avec la Chine !

japonTensions avec la Chine, la Corée du Nord... Le Japon fourbit ses armes. Tokyo vise un budget additionnel record pour la défense. Le ministère japonais de la Défense a annoncé qu'il allait solliciter un budget additionnel record de 773,8 milliards de yens (6 milliards d'euros) pour l'exercice 2021/22 afin d'accélérer ses achats d'équipements militaires dans un contexte géopolitique régional très tendu. Les tensions avec la Chine et les risques posés par la Corée du Nord rendent la situation sécuritaire régionale "de plus en plus grave" et celle-ci se détériore "à une rapidité inédite", selon le ministère.

Si cette requête aboutit, le budget nippon de la défense pour l'exercice 2021/22, entamé le 1er avril dernier et s'achevant le 31 mars prochain, atteindra un nouveau record annuel d'environ 6.100 milliards de yens (47,5 milliards d'euros), soit un bond de 15% sur un an. Le budget additionnel doit couvrir les frais d'achat de missiles d'interception et de défense antiaérienne, des avions patrouilleurs, des hélicoptères ou encore des torpilles sous-marines. Certaines de ses dépenses avaient été initialement prévues pour l'exercice suivant 2022/23.

Dans son dernier "livre blanc" annuel sur la défense, paru en juillet, le Japon avait souligné que les tensions sino-américaines autour de Taïwan posaient une menace de plus en plus pressante pour la stabilité régionale. La Chine considère Taïwan comme une province rebelle vouée à revenir à terme dans son giron, et a accru sa pression diplomatique, militaire et économique sur l'île ces derniers temps.

Washington a vivement réagi dernièrement aux actions de Pékin visant Taïwan, mettant le Japon dans une position encombrante, étant donné que les Etats-Unis et la Chine sont ses deux principaux partenaires commerciaux. Tokyo proteste aussi régulièrement contre la présence accrue de navires chinois autour des îles inhabitées Senkaku, administrées par le Japon mais revendiquées par Pékin, qui les appelle Diaoyu.

La Corée du Nord et sa puissance nucléaire pose une autre menace sérieuse pour l'archipel nippon. Pyongyang a repris ces derniers mois ses tests de missiles balistiques. Le nouveau Premier ministre japonais Fumio Kishida, arrivé au pouvoir en octobre, a fait de l'augmentation des moyens de défense du Japon l'une de ses priorités.

De par sa Constitution pacifiste depuis l'après-guerre, le Japon ne peut théoriquement pas se doter d'armes offensives, et une règle tacite veut que ses dépenses militaires ne dépassent pas 1% de son PIB annuel. Le Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice), dont M. Kishida est le chef, veut repousser à long terme ce plafond au-delà de 2% du PIB. (selon "Capital")

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