mardi 31 décembre 2019

Aux origines de la Saint-Sylvestre

C’est le roi Charles IX, fils de Catherine de Médicis qui, en 1564, signe l’édit fixant le début de l’année au 1er janvier. Cette décision est appliquée pour la première fois en 1567. Depuis, on fête le 1er de l’An dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, exception faite durant la révolution française.

copieAvant Charles IX, l’année commençait selon les préférences du roi en place. Cela coïncidait évidemment avec un événement du calendrier religieux. 
 
Charlemagne a privilégié Noël, sous son règne, l’année commençait alors au 25 décembre ! Les rois Capétiens ont opté pour Pâques, d’où des années différentes puisque Pâques ne tombe jamais à la même date, elle tombe à la pleine lune de l’équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril.
 
Charles IX, fils de Catherine de Médicis a, en 1564, signé un édit fixant le début de l’année au 1er janvier. Cette décision a été appliquée pour la 1ère fois en 1567.
 
La décision de Charles IX a été respectée depuis à une exception près, lors de la révolution française : pour marquer la rupture avec le temps religieux, c’est l’équinoxe d’automne qui avait été choisi pour ouvrir l’an nouveau.
 
Pour les catholiques, le 1er de l’An revêt une coloration religieuse puisqu’on célèbre Marie. C’est la plus ancienne fête romaine consacrée à la Vierge Marie.
 
Supprimée pendant la Révolution, elle a été restaurée par le Vatican en 1969 : c’est la première des fêtes mariales qui se succèdent tout au long de l’année.
 
De nos jours, laïques comme religieux fêtent le jour de l’An comme l’occasion de se remettre du réveillon de la Saint-Sylvestre et d’échanger des vœux à minuit en s’exclamant « Au gui l’An Neuf » sous une boule de gui, plante à laquelle les Celtes conféraient des vertus magiques.
 
La Fête existait bien avant que Saint Sylvestre 1er ne devienne pape, de 314 à 325. Les origines de la Saint-Sylvestre sont multiples et se perdent dans la nuit des temps.
 
Les origines païennes se sont mélangées aux origines religieuses en drainant l'ensemble des croyances populaires et religieuses liées au solstice d'hiver. En réalité, ce Saint a peu à voir avec la Fête du Nouvel an, mis à part son nom. 
 
Certains historiens avancent que ce Saint fut choisi uniquement pour son nom qui évoque la forêt. La nature est en effet très importante dans les symboliques et traditions héritées de l'antiquité. Saint Sylvestre 1er reste connu pour ses constructions de grandes basiliques romaines.
 
Les peuples et les cultures anciennes célébraient le solstice d'hiver et on retrouve la même symbolique dans toutes ces croyances et ses pratiques. (de Delphine Barrais, Tahiti.info)

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lundi 30 décembre 2019

Des marchands de sommeil à la frontière française

Privés ou entreprises luxembourgeoises louent à des prix indécents des chambres à des salariés grand-ducaux dans les communes le long de la frontière, notamment à Ottange.

ottange_840x450À première vue, c’est une maison banale. Cette imposante demeure, située à l’entrée de la rue du Grauve à Ottange, appartenait à une dame âgée jusqu’à l’année dernière. Rachetée au printemps par une entreprise luxembourgeoise, elle a ensuite subi de gros travaux. Le petit potager à l’entrée a été rasé au profit d’un parking. Des cloisons ont été érigées à l’intérieur, de façon à diviser le lieu en plusieurs logements. À côté de l’une des nombreuses portes d’entrée, cinq boîtes aux lettres. Deux seulement sont attribuées.

Ses habitants, des Portugais et un Italien, ne parlent pas français. Ils louent chacun une petite chambre spartiate, avec entrée privative, et partagent les autres pièces (salle de bains, cuisine, salon). «Je ne sais pas combien je paie. Le loyer est directement prélevé par l’usine», raconte l’un d’entre eux. Il explique être là depuis peu et il ne compte pas rester plus d’un mois.

L’exemple est typique de ce qui se trame le long de la frontière. Cette dernière attire les marchands de sommeil. Dans les communes limitrophes, les biens immobiliers sont rachetés pour y aménager des chambres et des caves. Lesquelles sont louées à des prix exorbitants sur internet : de 300 euros à plus de 500 euros par mois.

De nombreux abus

Les travailleurs frontaliers et les étudiants sont preneurs… «Franchement, ici ça va comparé à ailleurs, raconte cet habitant d’une autre résidence ottangeoise. Là où j’habitais avant, il y avait des règles strictes. On devait rentrer avant 22 h, ne pas faire de bruit dans les escaliers. C’était comme une prison!» Ils sont six à habiter dans ce logement. Chacun loue sa chambre 500 euros.

Les propriétaires de ces biens viennent parfois de l’extérieur. Ils montent des sociétés immobilières, puis aménagent les chambres qu’ils louent à l’unité. Les autres pièces sont partagées. La location comprend l’électricité, internet, le gaz… Dans d’autres cas, des entreprises luxembourgeoises rachètent les biens ou les louent en leur nom. Elles y placent ensuite leurs travailleurs détachés. Le roulement est important. Les «locataires» ne restent jamais longtemps.

À douze dans une maison de 4 pièces

Ce système n’est pas sans poser des problèmes de sécurité : «S’il y a une ou deux personnes, ça va. Mais à douze dans une maison de quatre pièces, c’est hors la loi», explique un spécialiste de l’immobilier qui s’appuie sur un cas avéré. Les entreprises y trouvent toutefois leur compte. Elles bénéficient d’une main-d’œuvre de proximité. Les salariés profitent quant à eux d’une résidence sans avoir à se déclarer auprès de la mairie. D’après une source qui connaît le dossier, leurs enfants logent parfois au Luxembourg dans la famille, afin qu’ils puissent bénéficier des avantages sociaux du Grand-Duché.

La prolifération des chambres à louer pose aussi un problème de stationnement. Les voitures envahissent les cités. Les habitants peinent à se garer. Une question à laquelle les collectivités ne trouvent pas de réponse.

Damien Golini (Le Républicain lorrain)

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dimanche 29 décembre 2019

Villé : la pagaille organisée continue

Que se passe-t-il avec les biodéchets ?

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Depuis quelques temps, le système des biodéchets fonctionne bien dans le Centre-Alsace ... sauf à Villé. Les quatre très beaux bacs du bourg-centre débordent régulièrement, au point d'attirer les rats des égoûts voisins ! Pourtant, lors de l'aménagement de ces containers, les représentants du SMICTOM en avaient préconisé huit à Villé ! Monsieur le maire, avec son bâton de maréchal du bourg-centre, en a décidé autrement : "Quatre, et pas un de plus !" Et pas un socle en béton comme recommandé ! On voit le résultat en cette fin de mandat de notre premier magistrat : les ordures traînent à côté et sur les bacs ! 

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Autre service non rendu : en ces fêtes de fin d'année, les services du SMICTOM ont des horaires aménagés ! Oui, mais une fois de plus, dans la montée de la croix, des voitures stationnent de façon gênante, mais non interdite car Monsieur le Maire refuse toujours de mettre en application sa vieille promesse d'arrêté municipal, de pose de panneau d'interdiction de stationner et de lettre d'information des riverains. Et ainsi tout le quartier "du petit Liban" bénéficie de la dynamique politique municipale et voit ses poubelles rester pleines au bord du trottoir. Là aussi, les rats menacent ! Pourvu qu'ils n'amènent pas la peste !

Question posée : faudra-t-il appeler à la grève du paiement des impôts locaux pour services non rendus ?

Et surtout, n'écrivez pas à la mairie : le stock de timbres-poste pour les réponses est épuisé !

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samedi 28 décembre 2019

Martinique : un mouvement social qui dure

Bus incendiés le soir de Noël !

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Cinq bus ont été incendiés en Martinique dans la nuit de mercredi à jeudi, nouvelle escalade dans un conflit social impliquant la principale compagnie de bus de l'île dont les salariés sont en grève depuis le 17 décembre.

Les quelques 400 salariés (dont 180 chauffeurs) de la Compagnie Foyalaise de Transport Urbain (CFTU) sont mobilisés depuis que l'autorité qui gère les transports publics de l'île, Martinique Transport, a décidé d'ôter la délégation de service public à l'entreprise qui assure le réseau de bus depuis 2005 dans Fort-de-France et ses communes limitrophes.

Une menace qui pesait depuis un an déjà sur la CFTU et qui prendra effet au 31 juillet prochain alors que le contrat devait courir jusqu'en 2023. 

Si le président de Martinique Transport a promis une garantie de l'emploi aux salariés, les syndicats craignent que leurs avantages soient remis en cause.

Ces derniers jours, ils ont donc mené plusieurs actions, opérations escargots, blocage de l'accès à deux importants centres commerciaux ainsi que de la SARA (Société Anonyme de Raffinerie des Antilles), ce qui a entraîné d'importants retards de livraison dans les 87 stations services de l'île et des pénuries de carburants.

Les grévistes ont également visé les entrées du Grand Port Maritime de Martinique qui a déposé un référé contre la CFTU après l'incendie de trois bus à quelques centaines de mètres seulement de l'appontement en carburants. Deux autres bus ont été incendiés ailleurs.

Jeudi, les grévistes ont accepté de lever leurs blocages devant la SARA et l'une des entrées du port après une rencontre avec le préfet. Les négociations devraient reprendre vendredi matin.(selon AFP)

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vendredi 27 décembre 2019

Retraite : cadeaux aux riches et déficit organisé

Jean-Luc Mélenchon s'exprime

m_lenchonPendant qu’il débite des mensonges contre les régimes spéciaux des petites payes, Macron créé un nouveau régime de retraites pour les grosses payes. Mais ce n’est pas sûr que ça leur profite non plus. Car il sera financé par l’ensemble des contribuables. Une autre conséquence de ce dispositif c’est le manque à gagner que cette faveur va entrainer pour les caisses de retraites. Et cela au moment même où il est question de lutter contre un éventuel déficit de celle-ci. Au total, c’est un somptueux cadeau supplémentaire fait au patronat : une somme supérieure à l’abolition de l’impôt sur la fortune. Et un beau trou dans la caisse de 7 milliards par an au total.

Premier volet : le nouveau régime spécial grosse paye. En effet dans la loi PACTE votée il y a quelques semaines, il y a du neuf. Ceux qui cotiseront pour une retraite dans une assurance privée pourront déduire de leurs impôts le montant de leurs cotisations. Génial non ? Ce qu’ils ne paieront pas devra bien être payé par quelqu’un. C’est prévu : tous les autres contribuables passeront à la caisse. Ou bien sinon ce sera des services publics en moins. Ce nouveau régime spécial payé par les contribuables sera en fait quasi obligatoire si les cadres veulent maintenir leur niveau de revenu à la retraite. Ils paient dès maintenant, cela va de soi. Donc pour avoir de l’argent demain ils auront moins de pouvoir d’achat aujourd’hui. Une mesure qui va aggraver le ralentissement de l’activité économique. Pour compenser cette mauvaise affaire d’aujourd’hui, Macron fait un deuxième cadeau qui sera donné après-demain quand les heureux cotisants arriveront à l’âge de payer leur pension. En effet il a décidé que les pensions acquises de cette façon seront dispensées d’impôt pour 70 % de leur montant. Encore un cadeau à la charge de l’ensemble des contribuables. Les bénéficiaires de ces trouvailles devraient se demander à quel prix ils les payent vraiment. Ce qu’ils reçoivent d’une main ils le payent maintenant comme contribuables ou usagers des services publics de l’autre. Toute la classe moyenne supérieure ferait bien de se demander ce qu’elle gagne dans un système ou l’éducation de ses enfants, la santé de la famille et la retraite tout privé coûte autant. Le service public et la solidarité étaient plus économiques.

Et maintenant voyons l’autre volet de ce système c’est-à-dire ce qu’il va coûter aux caisses de retraite. Reprenons : au-dessus d’un salaire annuel de 120 000 euros brut, la réforme « libère » 28.29% de cotisations qui ne seront plus versés au régime général. Total 7 milliards d’euros. Je viens de dire que c’est une façon de pousser les cadres et leurs milliards de cotisations dans les bras de « BlackRock » et des fonds de pensions. Mais ce n’est pas la seule arnaque non dite de cette réforme. Car sur ces 28.28% de cotisations sur le brut (qui font 7mds /an), 60% sont en fait des cotisations patronales et 40% seulement sont des cotisations salariales. Première conséquence : en ne payant plus ces cotisations, les cadres ne vont gagner que 11.3% (28.29 × 40%) en salaire net et encore moins en pouvoir d’achat puisqu’ils paient des impôts sur leur salaires. Après impôts, les cadres ne vont donc recevoir qu’environ 1,3 milliards à placer, s’ils le veulent, chez les « BlackRock » et consorts.

Les « entreprises » de leur côté vont empocher 16.9 % du gain. Un effet non négligeable : le prix réel du travail pour tous ces salariés payés au-dessus de 120 000 euros annuels va baisser d’autant. Une part plus importante de la plus-value produite retourne dans la poche de l’actionnaire. Le total a été chiffré en interne par l’AGIRC ARCO. Ça représente 4.2 mds d’euros par an offerts aux entreprises qui ont des très hauts salaires.

La voilà la vraie arnaque ! Un cadeau égal à une fois et demi l’impôt sur la fortune déjà supprimé. Un cadeau égal à 20% du Crédit Impôt Compétitivité Emploi offerts aux entreprises qui ont des très hauts salaires. Champagne chez Total, Atos, Sanofi et, surtout, dans les banques les assurances et autres secteurs de financiers.

Autant de nouvelles liquidités qui trouveront un accueil chaleureux dans les fonds de pension et les instituts prévoyance.

Mais le pire pour nous tous c’est que, à partir de 2025, le régime général de retraite perd de son côté 7 milliards d’euros tous les ans.

Ce qui veut dire que pour la période réputée chaude pour les comptes de ces caisses, c’est à dire entre 2025 à 2040, il leur en coûtera plus de 70 milliards d’euros cumulés. Ce qui creusera d’autant le déficit que cette réforme était justement censée combler.

Ce n’est pas fini.

Ceci s’ajoute à la suppression d’une autre cotisation sociale (CET/CEG). Elle permet de payer les droits solidaires (maternité, famille, chômage...). Elle rapporte chaque année près de 3 milliards d’euros.

Nouveau déficit 45 milliards cumulés pour la période 2025 à 2040.

Contrairement au discours racoleur du gouvernement, sortir 10% des cadres du système par répartition est tout sauf une mesure de « justice sociale ». C’est un énorme cadeau à la finance qui sera cher payé par l’ensemble des salariés.

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jeudi 26 décembre 2019

Manifestations à Mayotte

"On ne va pas supporter ça longtemps" dit le préfet.

mayotteLe préfet de Mayotte Jean-François Colombet a promis lundi, sur la chaîne Mayotte la 1ère, de "s'occuper" des "meneurs", qui depuis plusieurs semaines, sont soupçonnés d'être les responsables des affrontements et violences qui secouent l'île, notamment à Koungou, commune limitrophe du chef-lieu  Mamoudzou.

"On ne va pas supporter ça plus longtemps", a déclaré le préfet, alors que des violences ont lieu quasiment toutes les nuits entre jeunes de bandes rivales de Koungou et Majicavo, mais aussi contre les forces de l'ordre et contre la population, qui se retrouve agressée et rackettée par ces jeunes, notamment lors de barrages improvisés sur la RN1, axe stratégique de Mayotte. 

"Cette situation que nous vivons est inacceptable. Les Mahorais (...) qui respectent la loi ne l'acceptent pas, et je ne l'accepte pas, nous allons donc y mettre un terme", a promis Jean-François Colombet.

Selon lui, "il faut distinguer deux publics parmi ceux qui aujourd'hui troublent l'ordre public". Il y a d'abord "les meneurs, les violents, souvent les plus âgés. Ils ne sont pas très nombreux, une cinquantaine, nous allons nous occuper d'eux", a-t-il assuré.

Sept ont déjà été interpellés "ce week-end", a-t-il précisé: "un Mahorais et six étrangers".

Selon lui, "les jeunes gens (en situation irrégulière, ndlr) qui ont été violents au cours des dernières journées n'ont plus d'avenir à Mayotte, je le dis solennellement. L'Etat gardera la mémoire de tout ce qui s'est passé", a affirmé le préfet.

"A côté, a-t-il poursuivi, il y a tout un tas de gamins, sans doute beaucoup plus fragiles, beaucoup plus manipulés. Il faut qu'on les traite comme ils sont, c'est-à-dire comme des enfants. Quand vous avez face à vous des enfants de 10 ans, vous pouvez pas les traiter comme un enfant de 17 ans ou un jeune majeur violent", a-t-il insisté.

Le préfet "appelle au sursaut les parents, pour qu'ils prennent leurs responsabilités. Un enfant de 10 ans n'a rien à faire avec un parpaing dans la main".

"J'appelle à une mobilisation générale sur le sujet", a encore dit le préfet.

Actuellement, près de la moitié de la population de Mayotte (256.000 habitants au dernier recensement INSEE en 2017) est étrangère, et la majorité est en situation irrégulière en provenance de l'Union des Comores.

(Publié dans "Tahiti.info", mais pas dans les journaux métropolitains. Mais pourquoi, Macron, au lieu d'aller en Côte d'Ivoire avant Noël, n'est-il pas allé à Mayotte ?)

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mercredi 25 décembre 2019

Joyeux Noël

Glass Tiger & Brigitte Boisjoli - Joyeux Noël/Happy Xmas (war is over)

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mardi 24 décembre 2019

Bribri et Manu en Afrique

En France, la grève fait rage, sans trêve pour les fêtes de fin d'année. Même si Manu vient d'annoncer le renoncement à sa propre retraite, et si Bribri va devoir subvenir à ses besoins après leur départ de l'Elysée.

Pendant que son fêtard insouciant de mari bringuait avec les militaires du campement de Port-Bouët en Côte d'Ivoire, Bribri visitait un hôpital "mère-enfant" dans la banlieue abidjanaise, à Bingerville, en compagnie de la première dame ivoirienne, la très française Dominique Nouvian-Ouattara, qui possède un hôtel particulier à Paris, et une très belle résidence secondaire à Mougins (06). Elle compte venir s'installer dans ce beau coin d'Afrique avec son petit garçon, dès la fin de leur mandat présidentiel. Ils y retrouveront leurs amis Rothschild (chasseurs d'éléphants), Bouygues, ou les millionnaires Bolloré, Bouygues, Vinci, et ne seront donc pas dépaysés.

Evidemment, il faudra faire vite, car la Françafrique et le franc cfa vont disparaître, pour laisser la place aux technocrates russes et aux nouveaux capitalistes chinois. Bribri devrait même insister pour que Manu démissionne de suite, même si cela risque d'attrister quelques marcheurs bien de chez nous.

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lundi 23 décembre 2019

Macron en Côte d'Ivoire

Un meeting de l’opposition interdit pendant la présence du président français !

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Le meeting de l’opposition ivoirienne, qui devait se dérouler samedi, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, a été interdit par les autorités ivoiriennes.

La mairie de Yopougon – quartier réputé acquis à la cause de l’opposition ivoirienne – a pris un arrêté « interdisant toutes manifestations publiques pouvant entraîner des mouvements de foule sur les espaces ouverts de la commune ». L’arrêté signé du maire Gilbert Koné Kafana (du parti au pouvoir) dont Ebunie Today a eu copie précise que cette interdiction s’étend « du 16 décembre 2019 au 5 janvier 2020 » ; période durant laquelle le président français séjournera en Côte d’Ivoire.

Emmanuel Macron doit se rendre en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre, pour célébrer les fêtes de fin d’année en compagnie des forces françaises stationnées dans le pays et renforcer les relations bilatérales.

La décision du maire vient contrecarrer les plans des deux coalitions d’opposition, la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CRDP) et Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) qui avaient appelé à un meeting commun sur la grande place FICGAYO de Yopougon. La mairie avait déjà refusé une première date pour ce meeting, le 14 décembre, expliquant que la place était déjà prise par une autre manifestation.

Pour un cadre du Front populaire ivoirien le parti au pouvoir veut fermer la bouche à tout opposant à l’occasion de l’arrivée de M. Macron, réfutant la logique d’un quelconque trouble à l’ordre public mais évoquant bien plus une manœuvre politicienne visant à museler.

La CRDP a été lancé à l’initiative du premier parti d’opposition ivoirien, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par l’ex-président Henri Konan Bédié. EDS est proche du FPI, l’autre grand parti d’opposition de l’ex-président Laurent Gbagbo. (Anderson Diédri, blogueur à "Eburnie today")

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dimanche 22 décembre 2019

Un Argentin accusé de torture bientôt extradé

Le Conseil d’État a validé, mercredi 11 décembre, l’extradition vers l’Argentine de Mario Sandoval, un ancien policier soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un étudiant en 1976 à Buenos Aires. L’instance a estimé que les faits, anciens, n’étaient pas prescrits.

argentineMe Sophie Thonon-Wesfreid n’attend plus qu’une seule chose : « Que Mario Sandoval monte dans un avion pour retourner en Argentine afin d’y être jugé. » Voilà ce qu’explique cette avocate française, qui défend l’État argentin dans un dossier historico-judiciaire au long cours : l’extradition d’un ancien policier argentin, Mario Sandoval, soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un étudiant en 1976 à Buenos Aires.

Après des années de procédure, le Conseil d’État a validé, mercredi 11 décembre, le décret d’extradition du gouvernement français, entraînant l’arrestation immédiate en région parisienne de cet homme de 66 ans, arrivé en France en 1985.

« Plusieurs centaines de meurtres, tortures et séquestrations »

Une décision en forme de victoire pour les militants des droits de l’homme en Argentine et en France. « Mario Sandoval est soupçonné d’avoir participé pendant la dictature (1976-1983) à plusieurs centaines de meurtres, tortures et séquestrations », soulignaient, le mois dernier, huit associations. De son côté, l’ancien policier argentin, qui clame son innocence, va saisir la Cour européenne des droits de l’Homme sans qu’on sache encore avec cette certitude si cette requête entraînera ou non une suspension de l’extradition.

Pour comprendre cette affaire, il faut se replonger plus quarante ans en arrière, dans cette Argentine gouvernée par une dictature militaire à l’origine d’environ 30 000 « disparitions forcées » d’opposants politiques. De simples étudiants, parfois, comme Hernan Abriata.

En 1976, ce militant de la Jeunesse universitaire péroniste avait 25 ans et se destinait à devenir architecte lorsqu’il fut arrêté au domicile de ses parents, restés ensuite sans nouvelle de lui. Il fallut attendre 2012 pour qu’un juge argentin réclame à la France l’extradition de Mario Sandoval qui, lui, avait tranquillement refait sa vie dans l’hexagone, y obtenant même la nationalité française en 1997.

Un débat autour de la prescription

Depuis huit ans, tout le débat judiciaire tourne autour de la question cruciale de la prescription. L’ancien policier soutient que la disparition d’Hernan Abriata, survenue en 1976, est prescrite en droit français, le délai étant fixé à 10 ans pour ce type de crime. Mais le camp d’en face affirme que, dans ces disparitions, le délai de prescription ne peut démarrer qu’à partir du moment où on est certain que le crime a pris fin. « Ce qui signifie que la prescription ne peut démarrer qu’à partir du moment où on retrouve le corps de la victime. Ce qui n’a pas été le cas pour Hernan Abriata », souligne Me Thonon-Wesfreid, qui défend la notion de « crime continu » dans ce genre de disparitions.

En mai 2019, le Conseil constitutionnel a écarté toute prescription dans cette affaire, comme le Conseil d’État ce mercredi 11 décembre. Cette dernière instance n’a pas retenu non plus l’argument avancé par Mario Sandoval sur la crainte « d’être privé en Argentine d’un procès équitable, de la présomption d’innocence et de conditions acceptables de détention provisoire », comme l’indique son avocat, Me Jérôme Rousseau, dans un communiqué. Au contraire, le Conseil d’État constate que l’ancien policier n’a pas apporté d’« éléments circonstanciés de nature à établir qu’il risquerait d’être personnellement privé du droit à un procès équitable ».

L’arrestation de Mario Sandoval est aujourd’hui accueillie « avec émotion » par Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste qui a été torturé en 1974 en Argentine puis emprisonné pendant 4 ans. « Pendant toutes ces années, l’idée que cet individu puisse vivre tranquillement en France sans avoir rendu de compte à la justice m’était insupportable, confie-t-il. Mais dans ce type d’affaire, deux principes doivent nous guider : pas de vendetta, ni d’oubli. Faire condamner les anciens tortionnaires argentins n’est pas une histoire de vengeance personnelle pour les familles des disparus. Le constat est juste que, sans justice historique, il ne peut y avoir de justice sociale. »

En Argentine, la famille d’Hernan Abriata, et en particulier sa mère âgée de 93 ans, n’attend elle aussi qu’une seule chose : que Mario Sandoval monte dans l’avion. « Ce ne sont pas des événements du passé (…). La douleur est toujours présente, c’est un "crime continu" », affirmaient en octobre les proches de l’étudiant dans un texte adressé à l’ambassade de France en Argentine. (Journal "La Croix")

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