lundi 30 septembre 2019

Trump destitué ? Tu parles !

Une affaire montée de toutes pièces par Biden ou... Trump ?

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C’est avec bien des hésitations et des recommandations négatives que Nancy Pelosi, 78 ans, présidente de la Chambre des Représentants, a annoncé la procédure d’impeachment de Donald Trump. Celle-ci aboutira-t-elle ? Non, sans doute. Elle se heurte à la majorité républicaine du Sénat. Et aux doutes portant depuis bien longtemps sur l’intégrité de Joe Biden, futur candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis. Bonnet blanc et blanc bonnet ?

On peut affirmer d’ores et déjà que la réalité du coup de téléphone reproché à Trump ne fait aucun doute. Mais qu’en est-il du fond effectif de l’affaire ? Plusieurs éléments brûlants se présentent : le rôle que joue en réalité Hunter Biden, le fils du leader démocrate, et la personnalité à la fois typique et louche du patron de Hunter Biden, Mykolaj Zlotchevski.

Surprise : Hunter Biden faisait partie du conseil d’administration de la Burisma, une puissante compagnie gazière ukrainienne. Et dans la présentation dudit conseil d’administration, on voit aussi apparaître la photo et le personnage d’Aleksander Kwaśniewski, l’ancien président polonais (1995 à 2005) ! L’avocat de Trump, Rudolph Giuliani, affirme que c’est par l’entremise de Joe Biden que Viktor Chokin, procureur général d’Ukraine, a été limogé en 2016. Il faut préciser un fait, euh, étrange, en effet : sous la présidence d’Obama, Joe Biden était en charge des relations avec l’Ukraine, de 2008 à 2016. Curieux, non ? L’Ukraine intéresse décidément beaucoup la famille Biden.

Né en 1970, Hunter Biden, malgré sa carrure athlétique, est un homme fragile : toxicomane et alcoolique, dépressif depuis la mort de son frère en 2015, il n’a sans doute pas pris toutes les précautions qui s’imposent dans de telles activités et dans un tel milieu, hautement criminogène. Et indéniablement, il aime se servir de ses relations familiales : en témoigne son attitude en 2013 à Pékin, où accompagnant Obama durant son voyage, il a fait prévaloir son cher Papa pour booster ses affaires…

Mykola Zlotchevski, en effet, le patron de la Burisma, a émergé dans les années Janoukovitch, ce président hautement corrompu et pro-russe qui a été chassé du pouvoir en 2015, après la « Révolution de Majdan ». Zlotchevski, à cette époque, était devenu… ministre de l’Ecologie ! (rire jaune). Son ascension a été fulgurante : sa compagnie a profité de ce poste – et de la corruptibilité du gouvernement Janoukovitch – pour décrocher de nombreux contrats d’ exploitation, y compris à l’étranger. Le PDG de la Burisma est devenu alors l’un des hommes les plus riches d’Ukraine.

Après la « Révolution de Majdan », en 2014, le pouvoir change de mains à Kiev, et avec ce changement s’exprime la promesse de laver tout blanc l’économie du pays. Les fortunes louches des oligarques, et parmi elles, celle de Zlotchevski, sont sérieusement menacées. Il faut alors montrer auréole et patte blanche : et voilà que dans le conseil d’administration de la Burisma apparaissent Kwaśniewski et Hunter Biden, ce dernier au début de l’été 2015 – il y touche environ 50 000 dollars par mois.

Alors, Joe Biden a-t-il fait limoger le procureur général, Viktor Chokin, parce que ce dernier avait entamé une enquête, voire une procédure contre son fils ? La réponse penche vers le négatif : on n’a pas trouvé trace d’une telle démarche. Les responsables de l’AntAC, une ONG qui effectue un travail assez efficace (à son échelle) contre la corruption, l’affirment : malgré les promesses de Porochenko en 2014, trois procureurs successifs ont évité tout ennui au patron de Hunter Biden, Zlotchevski. Alors même que quatre affaires qui relevaient du pénal eussent mérité plus d’attention… C’est le cas de nombreuses personnalités importantes avant 2014, et qui ont réussi leur reconversion porochenkienne en 2015.

En quoi alors Hunter Biden serait-il impliqué dans le renvoi de Viktor Chokin, et dans la prospérité actuelle de Zlotchevski ? Trump et son avocat, Giuliani, ont la mémoire courte : il y a belle lurette que le limogeage de Chokin était réclamé par les Ukrainiens démocrates eux-mêmes, par les institutions européennes et par beaucoup de dirigeants américains !

Pour ce qui est de la démarche aux Etats-Unis, on sait que Nancy Pelosi a hésité très longtemps, en fine politique, avant de demander la mise en marche de la procédure. Elle sait bien que l’arme peut se retourner contre les membres du Parti démocrate : parce que personne n’est réellement propre, et parce que l’attention du public se fixe aujourd’hui sur Joe Biden. Au détriment d’une candidate potentielle infiniment meilleure que Biden : à savoir Elizabeth Warren, qui a fait ces derniers mois des discours étincelants.

Mais n’est-ce pas précisément ce que recherche Donald Trump ? En cristallisant l’attention des Américains sur un milliardaire douteux, il détourne leur regard d’une personnalité remarquable, appelée à un brillant avenir. Bonnet blanc et blanc bonnet, oui. (selon "Eurojournalists").

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dimanche 29 septembre 2019

Le Japon, jardin secret de Jacques Chirac

Palaces luxueux, banquiers sulfureux, sumos grassouillets et belles japonaises : le Japon aura été pour Jacques Chirac qui s’y sera rendu une cinquantaine de fois, une espèce de paradis perducomme l’avait raconté le livre « l’incroyable histoire du compte japonais de Jacques Chirac » (Editions les Arènes, 2008) Extraits.

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ll faudra dresser un jour le tableau des relations anciennes, et très particulières, nouées après 1995 entre Jacques Chirac et le Japon. Une affinité avec ce pays et sa culture, plus de 50 voyages sur place, des amitiés entretenues avec des hommes d’affaires très controversés. Le principal d’entre eux est le banquier sulfureux Shoishi Osada, croisé pour la première fois au milieu des années 70. La banque d’Osada sera mêlée à de très peu transparentes affaires immobilières et financières. Chirac fera néanmoins décorer Osada, remercié pour son entregent, de la Légion d’honneur en 1994. Le banquier sombrera plus tard dans une faillite retentissante au Japon, provoquant des inquiétudes à l’Elysée.

DES SÉJOURS DANS LE PALACE DU FINANCIER NIPPON

Shoichi Osada jouera un rôle décisif dans la découverte par Jacques Chirac des charmes pimentés du Soleil levant. “Les dirigeants japonais ont toujours coutume de se tourner vers les Etats-Unis, aimait expliquer Osada. La France représente seulement pour eux la culture, la littérature et la mode. Moi, je n’aime pas faire comme les autres”. Et le banquier d’afficher “ses amitiés françaises” : Jacques Chirac bien sûr, mais aussi Bernard Pons, Raymond Barre et même Danielle Mitterrand, qui sera introduite auprès d’Osada par les dirigeants de la secte Soka Gakkai.

Tous ont séjourné, prétend Shoichi Osada, sur l’île d’Awashima, au large de la péninsule d’Izu, où le patron de la Tokyo Sowa Bank a fait construire un des palaces les plus luxueux du Japon. Un yacht vient chercher les invités de marque au port de Numazu. Les soixante chambres de l’hôtel les accueillent dans un luxe sardanapalesque. Les murs sont revêtus de marbre venu exprès de Grèce. L’ancien ambassadeur de France au Japon et proche de Jacques Chirac, Jean-Bernard Ouvrieu, est familier des lieux (…) »

Un article du Shukan Gendai du 23 mars 1999, raconte les séjours du maire de Paris dans ce palace: “Lors d’une visite du président Chirac, M. Osada, qui le considère comme “un ami de longue date”, a fait venir la célèbre actrice S. pour le divertir. S. est une belle femme d’une cinquantaine d’années et une actrice aussi réputée que Sayuri Yoshinagga. Elle est apparue à plusieurs reprises dans des séries-fleuve de la NHK et possède un talent notoire. Très séduisante avec son visage plein et ses lèvres pulpeuses, elle compte de nombreux fans parmi les hommes d’âge mûr” » (…) »

UNE GALERISTE RÉPUTÉE

 Au delà des affaires et de la politique, le Japon est un refuge pour le fondateur du RPR, loin des regards et de la vie parisienne. Jacques Chirac ne rate pas un combat de sumos, se passionne pour les estampes, goûte la compagnie des animatrices de la vie artistique japonaise.

Jacques Chirac retrouve souvent à Tokyo une amie, Chieko Hasegawa, qui apparaît à ses côtés sur plusieurs photos (voir ci-contre). Grande, élégante, cette Japonaise aux yeux de princesse est une figure de la bonne société tokyoïte. Présidente de l’association des marchands d’art du Japon depuis 1994, Chieko Hasegawa anime avec son mari Tokushichi une des principales galeries d’art de la capitale, dans le quartier de Ginza, aussi bien spécialisée dans les Impressionnistes que dans l’art contemporain.

Parfaitement trilingue japonais, anglais et français, Mme Hasegawa a également passé beaucoup de temps à Paris où elle ouvert, dès 1973, une galerie, à deux pas de l’Elysée. L’affaire, dont elle a depuis confié la gérance à sa fille, vivote péniblement aujourd’hui.

Cette rencontre a été importante pour le futur Président : elle l’a ouvert au monde des arts japonais. S’ils sont aujourd’hui moins proches, leurs liens ne seront d’ailleurs jamais rompus. En mars 2005, lors du dernier voyage officiel de Jacques Chirac au japon, une grande réception est donnée à l’ambassade de France. Chieko Hasegawa se présente en compagnie de son mari. Contrairement aux usages nippons, très pudiques et réservés en public, Jacques Chirac embrasse son amie japonaise et serre la main de son époux.

UNE ARTISTE PEINTRE PROTÉGÉE

Au Japon, Jacques Chirac a également fait la connaissance d’une ravissante artiste peintre, qui signe ses toiles pastel à l’huile du nom de Chie. Aujourd’hui âgée de 44 ans, la jeune femme au visage doux et sensible n’est pas à proprement parler une artiste majeure. Mais forte du soutien du président français, elle a réussi à exposer une fois à Paris, en 2001 à la galerie Miromesnil Fine Art, dans le quartier de l’Elysée (voir photo ci-contre). Lors de ce grand événement – il s’agissait de sa première exposition à l’étranger, Jacques Chirac n’a pas ménagé ses efforts pour la faire connaître, envoyant même à la galerie plusieurs messages de soutien à la jeune artiste, dont la carrière internationale avait du mal à décoller.

Cette année-là, Chie profitera également de son étape dans la capitale française pour tenter sa chance au salon des artistes indépendants, un rassemblement modeste, sans jury ni récompense. Les participants doivent même payer 250 euros le droit d’exposer une œuvre.

La protégée de Jacques Chirac peine à se faire de nom à l’étranger malgré des expositions en Suède, en Suisse et même à New York, au Rockfeller Center en 2004 où des fonctionnaires de l’ONU, émus par ses toiles, fondront en larmes devant ses tableaux. C’est du moins ce qu’elle racontait sur son site internet personnel, fermé depuis la fin 2006.

Chie travaille la peinture à l’huile, sans pinceaux mais avec les doigts. La jeune artiste s’est depuis reconvertie dans la thérapie par la peinture. Ainsi, maintenant, elle travaille surtout avec les hôpitaux, les hospices et les orphelinats. Une sollicitude digne des pièces jaunes de Bernadette Chirac.  » ©Les Arènes 2008 - publié par Mondafrique.

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samedi 28 septembre 2019

Cabines téléphoniques, où êtes-vous ?

Victimes du mobile, les cabines téléphoniques sont utilisées moins de 30 secondes par mois

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Elles étaient 300 000, il y a encore une vingtaine d’années, elles sont désormais 1 000 fois moins nombreuses. Il ne restent plus que 300 cabines téléphoniques en France aujourd’hui, dont seulement 100 fonctionnent toujours. Ces chiffres transmis à BFM par Orange, l’opérateur historique en charge de ce dispositif de communication en voie d’extinction, traduisent l’irrésistible ascension de la téléphonie mobile sur l’ensemble du territoire. Enfin presque.

Alors que la 5G est attendue pour 2020, des zones blanches, où l’accès à la 3G et à la 4G est inexistant, demeurent. C’est là que la centaine de cabines téléphoniques toujours actives sont installées. Mais leur utilité reste toute relative. Leur temps d’utilisation n'était que de 28 secondes en 2018 en moyenne. Il est même passé à seulement « quelques secondes par mois », dixit Orange.

Seul, 1% de la population n'a ni fixe, ni mobile !

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vendredi 27 septembre 2019

Histoire des mines de la vallée de Villé

Une présentation faite il y a 60 ans...

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jeudi 26 septembre 2019

Financement du terrorisme

Les USA ont fourni plus de 70 000 « pistes » à l’UE depuis 2016

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Les autorités américaines ont envoyé plus de 70 000 « pistes d’enquête » aux Etats membres de l’Union européenne et à Europol depuis 2016 dans le cadre du programme de surveillance du financement du terrorisme, souligne un rapport publié lundi.

Certaines ont été « déterminantes pour faire avancer les enquêtes liées à des attaques terroristes sur le sol de l’UE, y compris celles de Stockholm (7 avril 2017), Barcelone (17 août 2017) et Turku » (Finlande, 18 août 2017), a précisé la Commission européenne dans un communiqué. L’exécutif bruxellois s’est dit « satisfait » de la coopération de plus en plus grande entre l’UE et les Etats-Unis dans le cinquième rapport sur ce programme lancé en 2010.

Quelque 70 991 « pistes d’enquête » ont été fournies par les autorités américaines entre 2016 et 2018. Elles sont compilées dans les 292 réponses du Trésor américain aux 402 requêtes européennes. Le rapport fait également état de plus de 11 000 pistes envoyées spontanément par les autorités américaines.

Dans un document de travail publié par la Commission accompagnant le rapport, la liste des dossiers où la coopération a joué fait également mention de pistes procurées à l’enquête sur Mohamed Belkaid, tué dans une fusillade le 15 mars 2016 à Bruxelles trois jours avant l’arrestation de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris en novembre 2015. « Le TFTP (acronyme anglais du programme de surveillance du financement du terrorisme, ndlr) est un instrument clé pour fournir des informations dans les temps, précises et fiables, pour identifier et traquer les terroristes et leurs réseaux de soutien dans le monde », souligne encore la Commission.(selon AFP et Le quotidien luxembourgeois)

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mercredi 25 septembre 2019

En Pologne, les comptes de la Seconde Guerre mondiale toujours à solder

Les commémorations du 80e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale ont commencé la semaine dernière. A cette occasion, le président allemand Frank-Walter Steinmeier s’est rendu aux cérémonies organisées en Pologne et a présenté ses excuses aux victimes polonaises.

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Après la visite du président allemand Frank-Walter Steinmeier, le président de la Pologne Andrzej Duda a souligné l’importance de ces déclarations, affirmant l'importance de ces excuses dans l’histoire de l’amitié germano-polonaise - rappelons que la Pologne a perdu 6 millions de citoyens, dont 3 millions de Polonais juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, cette concorde diplomatique n’a duré que le temps d’un claquement de doigt. Le gouvernement polonais a n'a pas tardé à rebondir sur un dossier qui grève les relations entre les deux pays depuis quelques temps : les réparations de guerre dues à la Pologne. 

Des demandes de réparations astronomiques

En effet, juste après la défaite allemande, des réparations avaient en effet été calculées et versées aux victimes du Troisième Reich, à commencer par celles de la Shoah. Mais pour ce qui concerne la Pologne, c’est l’Union soviétique qui a administré ce dossier. Et ce qui importait à l'époque était l’établissement de bons rapports entre les républiques sœurs de l’Union socialiste : Moscou avait alors orchestré des négociations entre la RDA, l’Allemagne de l’Est et la Pologne. Pour mettre en bon ordre de marche le régime communiste, il faut dépasser le bilan de la Grande guerre patriotique, à commencer par la stabilisation de la frontière germano-polonaise.  Au cours des négociations organisées à Moscou, les Polonais renoncent officiellement à ces réparations de guerre en contre partie de la reconnaissance par la RDA du tracée de la ligne Oder-Neisse, la frontière actuelle, qui leur est favorable. Cette ligne de séparation sera d’ailleurs baptisée "Frontière de la paix". Le dossier est donc classé en 1953 mais mal réglé. La chute de l’URSS et de son ordre géopolitique va faire resurgir les zones d’ombres de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mises au placard entre temps. Et l’arrivée au pouvoir en Pologne du parti conservateur PIS Droit et Justice va attiser les braises de cet après-guerre réglé à la va-vite.

La semaine dernière, le gouvernement polonais ne s’est pas contenté de déclarations publiques. Une commission parlementaire a été nommée il y a deux ans pour plancher sur le sujet des réparations, c'est à dire sur une nouvelle facture à présenter à l’Allemagne. En fondant leurs estimations sur un rapport soviétique de 1947, les parlementaires qui la composent, tous membres de la majorité gouvernementale, estiment à un peu moins de 800 milliards d’euros les dommages subis par la Pologne du fait de la guerre et de l’Occupation allemande. Une somme astronomique donc. 

Bientôt un musée de la Seconde Guerre mondiale à Gdansk ?

Selon les spécialistes comme l’historien Robert Traba, les pertes de la Pologne n’ont pas été compensées de manière adéquate. Mais c’est surtout la question du deuil qui est au centre de cette affaire. Si l’on fêtait les 80 ans du début des combats dimanche dernier, le débat autour du bilan et de la mémoire polonaise de cette guerre et de ses atrocités n’a en fait commencé qu’il y a 30 ans, à la disparition de l’Union soviétique. La tutelle de Moscou a longtemps retardé ce travail de deuil psychologique de l’Occupation allemande. 

D’ailleurs, ces demandes de réparations s’inscrivent au programme d’une véritable politique historique du gouvernement polonais. Effectivement, le gouvernement met en place un ensemble législatif pour condamner les historiens ou historiennes dont les travaux vont à l’encontre du patriotisme en vigueur. Jan Gross, attaqué pour ses recherches sur l’antisémitisme polonais, n’est qu’un exemple parmi d’autres. Le clivage intellectuel entre historiens fait rage dans le pays. 

En attendant en Pologne, et plus particulièrement à Gdansk, le gouvernement et la municipalité s’affrontent sur la mise en musée de cette histoire. Un affrontement au long cours qui produit un véritable mille feuilles historique et mémoriel puisqu’un premier musée de la Seconde guerre mondiale désapprouvé par les conservateurs va être corrigé par une annexe pour exposer des thèses plus proches de celles défendues par le gouvernement. (selon Anaïs Kien, "Savoirs, le journal de l'Histoire")

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mardi 24 septembre 2019

Déchets transfrontaliers

L’affaire interpelle. Du côté de Marckolsheim, les habitants sont furieux de voir que des Badois peu scrupuleux balancent leurs déchets dans la nature chez eux, juste de l’autre côté de la frontière.

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Il s’agit bien souvent de déchets provenant d’entreprises du bâtiment qui souillent les sous-bois mais aussi de dépôts ménagers. Ce type de comportement n’est pas nouveau, malheureusement. Et il est certain que la liste des communes touchées par ces indélicats, d’un côté ou de l’autre de la frontière, doit être longue. Il est peut-être temps que les autorités fassent fi de cette frontière pour retrouver ces pollueurs qui salissent «notre» nature.

Dernièrement, sur des enveloppes, une même adresse revenait plusieurs fois, celle d’une maison à Oppenau, une ville du Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l’arrondissement de l’Ortenau, dans le district de Fribourg-en-Brisgau. La commune a déposé une main courante à la gendarmerie. Pas sûr que la démarche soit suffisante. Il va falloir muscler les mesures à prendre.

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lundi 23 septembre 2019

« Oui, mais notre système informatique n’accepte pas… »

Malgré les textes européens, de nombreuses banques ne respectent pas (encore) les droits écoulant du système SEPA. La DGCCRF et le CEC France se mobilisent pour garantir le droit des consommateurs d’utiliser au quotidien un compte bancaire européen.

europeEn bleu, la zone SEPA, en orange, la zone IBAN. Mais les paiements internationaux dans ces zones ne fonctionnent pas toujours comme il faut.

Depuis le 5 août 2014 et la mise en place de l’Espace Unique de Paiement en euros (ou SEPA), les consommateurs français ont la possibilité d’effectuer des virements ou des prélèvements en euros sans que le créancier ne puisse exiger que le compte bancaire utilisé à cet effet soit domicilié en France. En outre, la directive 2014/92/UE du 23 juillet 2014 permet à tout Européen d’ouvrir un compte dans l’établissement bancaire de son choix, même dans un autre pays de l’UE. Le règlement européen 2018/302 sur le géo-blocage interdit enfin toute discrimination fondée sur la domiciliation bancaire.

Pourtant, le Centre Européen des Consommateurs (CEC) France et la « Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes » (DGCCRF) sont régulièrement destinataires de plaintes de consommateurs faisant état du non-respect par certains professionnels de ces obligations. Alerté par le CEC, la DGCCRF a réalisé des contrôles au cours de l’année 2018 afin de vérifier la conformité des pratiques des professionnels. Elle a par ailleurs rappelé les règles applicables.

Saisie par une association de consommateurs autrichienne, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé cette possibilité offerte aux consommateurs dans un jugement publié le 5 septembre 2019.

Des centaines de réclamations reçues par le CEC France dans tous les secteurs – Téléphonie, énergie, assurance, mutuelle, commerce électronique, impôts et taxes, télépéage, services publics… Depuis 4 ans et la mise en place du SEPA, le CEC France reçoit des centaines de réclamations de Français et de consommateurs européens qui se voient refuser leurs coordonnées bancaires étrangères.

Tous les secteurs sont concernés et les raisons invoquées par les professionnels pour refuser un IBAN étranger sont multiples : système informatique ne permettant pas l’enregistrement de coordonnées bancaires étrangères, formulaire de prélèvement automatique pré-rempli avec un IBAN français, conditions générales de vente exigeant une domiciliation bancaire en France etc. « Mais au regard du règlement 260/2012 visant à créer un espace commun de paiement aux pays de la zone euro, toutes ces raisons sont irrecevables », rappelle Bianca Schulz, responsable du CEC France.

Des décisions en Europe confirment l’illégalité de refuser les paiements transfrontaliers – Les consommateurs français ne sont pas les seuls concernés par le problème des paiements transfrontaliers. En Autriche, Belgique, Allemagne, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Suède, Italie ou Espagne, de nombreux consommateurs se sont vu refuser le prélèvement de leurs factures sur des comptes étrangers. En avril 2019, l’autorité de la concurrence italienne a imposé une sanction administrative de 800.000 € à deux opérateurs italiens de téléphonie ne respectant pas le règlement SEPA. Et dans une affaire qui opposait devant la Cour de Justice de l’UE, l’association de protection des consommateurs autrichienne, VKI, à l’entreprise ferroviaire allemande Deutsche Bahn AG, la Cour a confirmé le 5 septembre que « la possibilité de payer par prélèvement SEPA ne peut pas être subordonnée à une condition de domicile sur le territoire national ».

Face à l’ampleur des réclamations reçues, le CEC France s’est tourné vers son partenaire français depuis 2010 dans la défense des intérêts collectifs des consommateurs : la DGCCRF.

Les actions de la DGCCRF – La DGCCRF a récemment réalisé des contrôles afin de s’assurer du respect par les professionnels des obligations issues du règlement 260/2012. Les investigations réalisées ont révélé notamment que les professionnels contrôlés justifiaient le non-respect de leurs obligations par des difficultés d’ordre technique, liées au paramétrage de leur système informatique. A l’issue de l’enquête, plusieurs entreprises avaient déjà pris des mesures afin de se mettre en conformité. D’autres entreprises se sont engagées à procéder aux ajustements nécessaires dans des délais n’excédant pas, sauf exception, quelques mois.

Dans cette perspective, les services de la DGCCRF réaliseront de nouveaux contrôles afin de s’assurer de l’effectivité des mesures de mise en conformité prises. Par ailleurs, la DGCCRF mène des actions de communication afin d’informer et de sensibiliser les consommateurs aux droits dont ils disposent.

L’Europe, ce n’est pas que la « grande politique » entre les gouvernements, c’est aussi et avant tout un travail sur le terrain visant à améliorer le quotidien des 500 millions d’Européennes et Européens. De telles initiatives contribuent à rendre l’Europe plus lisible, plus positive et donc, plus efficace. A suivre et à poursuivre… (selon "Euro-journalists")

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dimanche 22 septembre 2019

Guyane : des milliers d'enfants non scolarisés

En Guyane, des milliers d'enfants ne sont pas scolarisés à cause notamment du manque de classes et de contraintes administratives et socio-économiques, ont indiqué à l'AFP plusieurs membres de la communauté éducative.

antillesCette année, comme les années précédentes, des milliers de jeunes, de la maternelle au lycée, ne seront pas scolarisés en Guyane, déplore la communauté éducative, évoquant le manque de classes et d'internats, de professeurs, les barrières matérielles (coût du transport en pirogue, de la cantine), et accusant aussi des pratiques municipales entravant les inscriptions en maternelle et primaire (comme l'exigence d'un justificatif de domicile dans un territoire qui compte de nombreux habitats spontanés).
"Il y a des enfants de maternelle qui sont inscrits mais qui n'ont pas d'affectation faute de places, et il y a les non-inscrits à cause des mairies qui ne permettent pas l'inscription de tous les enfants", a regretté vendredi le réseau éducation sans frontières (RESF) auprès de l'AFP.
En 2018, le taux de non-scolarisation était de "13,7%" (soit 11.000 élèves), a expliqué à l'AFP le rectorat de Guyane.
Aïssatou Chambaud, présidente de la Fédération autonome des parents d'élèves et étudiants de Guyane, souligne des difficultés de scolarisation "au niveau de la maternelle" et "lors du passage de la 3e à la seconde, avec chaque année 800 élèves qui se retrouveraient sans affectation".
Dans ce territoire classé en zone d’éducation prioritaire renforcé (Rep+), les constructions scolaires ne parviennent pas à suivre la croissance démographique, cinq fois plus élevée que dans l'Hexagone.
Pour le Sgen CFDT-Cdtg, le "dédoublement des classes - même si il y a souvent deux enseignants dans la même classe" et l'obligation de scolariser "d'un coup" les 3-6 ans, avec l'obligation d'instruction dès 3 ans, aggravent les capacités d'accueil de ce territoire de 300.000 habitants et 84.000 élèves.
Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a d'ailleurs reconnu à la rentrée que "pour arriver à ce que tous les enfants de Mayotte et Guyane aillent à la maternelle dès 3 ans", il faudrait "deux ou trois rentrées" pour "y arriver pleinement".
"Les enfants appartenant à des groupes stigmatisés (Amérindiens, Bushinengé) ou étrangers ou perçus comme tels sont les plus exposés" à la non-scolarisation, "la priorité étant donnée aux autres enfants", déplorait déjà en avril 2019 la commission nationale consultative des droits de l'homme.
Après la grande crise sociale de 2017, l'État s'était engagé à augmenter les dotations des collectivités à 350-400 Millions d'euros d'ici 2027 pour les constructions scolaires.(selon AFP/Antilles)

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samedi 21 septembre 2019

Retrouvée grâce à son chien

On la disait disparue, malade, fugueuse, enlevée... Qu'en est-il vraiment ?

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Rien de tout cela ! Pour des raisons privées que je n'évoquerai pas, elle serait allée s'installer à l'autre bout de la France, aux premiers contreforts des Pyrénées ariégeoises. Et c'est là qu'on a pu la situer grâce à son chien pataugeant dans l'Ariège.

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Et ce brave chien, qui se promenait si souvent sur la piste "multiactivités" des bords du Giessen, on a pu le retrouver aussi marchant docilement à la laisse tenue par l'ami de sa maîtresse dans les rues encombrées de la ville de Foix. D'habitude, c'est le chien qui flaire les personnes, mais là ce sont les personnes qui ont flairé le chien.

Il apparaît que la dame a abandonné dans le Bas-Rhin et particulièrement dans la vallée de Villé ses mandats politiques, ses dossiers, et tout bonnement déserté, disant avant son départ aux personnes rencontrées qu'elle "tournait la page".

Tout cela pourrait apparaître normal si certains des élus, tel le président départemental, ne se montraient complices en prétendant qu'elle est convalescente, en ne demandant pas à la suppléante, madame la maire de Muhlbach-sur-Bruche, de pallier ses absences, plutôt que de les camoufler. On peut d'ailleurs se demander si elle n'a pas tout déserté sauf ... ses indemnités liées à ses mandats (conseillère départementale, vice-présidente de la commission permanente du très officiel comité du massif vosgien).  

Les gesticulations du président Bierry ne servent plus à rien !

La complicité de mauvais goût, tant du maire de Villé qui a annoncé en son temps (17 juillet 2018) de façon plus que douteuse la démission de sa première adjointe (qui ne venait plus à la mairie depuis de longs mois), que celle du président Bierry qui court à tous les coins du canton pour faire croire que la conseillère travaille dans le Val de Villé, ne peut plus que les discréditer eux-mêmes. Et surtout dans la vallée, malgré ces courses à gauche et à droite, beaucoup ont retenu que des dossiers sont restés vides, d'autres ont été "oubliés" ou "arrivés trop tard" à Strasbourg, tel celui très important des pistes cyclables. 

Et que penser en voyant ce beau bureau dans les locaux du Département dans la rue de Luttenbach à Villé et ces beaux meubles bien neufs à disposition de la conseillère départementale qui n'ont que très rarement été occupés lors de ses soi-disantes permanences ?

Et toutes ces photos sur votre page facebook, monsieur le président, n'émeuvent plus personne, en font sourire quelques-uns et surtout en fâchent beaucoup, surtout dans les vallées de Villé et de la Bruche !

Vernissage de l'exposition "René Kuder" à la mairie de Villé :

Pas de conseillère départementale !

vill_5Les complices du "camouflage" au marché de Villé :

toujours pas de conseillère départementale !

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vill_1La navette du Champ du Feu s'est arrêtée à Breitenbach :

Toujours pas de conseillère !

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breitenbach1Pendant ce temps, notre conseillère organise-t-elle un marché du terroir dans l'Ariège ?

teilhetEt habite-t-elle dans un beau manoir ?

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Nos élus ont une idée de génie : agrandir l'aérodrome d'Albéville

pour permettre à l' "Air Force One" du président Fredo et de sa conseillère

de faire la navette entre l'Ariège et leur canton !

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